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Reçu hier — 11 avril 2026

Studio MinaLima revisite Le petit prince : “On a espoir d’apporter un nouveau regard”

11 avril 2026 à 06:00

Depuis sa publication en 1943, Le petit prince traverse les générations. Texte fondateur pour certains, livre d’enfance pour d’autres, il est surtout un ouvrage qui se redécouvre sans cesse. Cette année, le Studio MinaLima s’approprie l’histoire d’Antoine de Saint-Exupéry avec une édition illustrée et interactive, qui nous invite à redécouvrir une œuvre que l’on pensait déjà bien connaître. Rencontre.

Revisiter Le petit prince, ça n’est pas rien : comment ce projet est-il arrivé jusqu’à vous ?

Miraphora Mina : Ça faisait des années que l’on parlait aux personnes qui gèrent Le petit prince en leur disant qu’on voulait illustrer le livre. La réponse est venue de la part de Gallimard et de la famille de Saint-Exupéry. Ils nous ont invités à créer une édition spéciale pour célébrer les 80 ans de cet ouvrage.

Est-ce qu’il y a des éléments qui vous ont semblé plus difficiles à adapter visuellement ?

M. M. : L’idée a été de s’éloigner de l’œuvre originale iconique, qui est extrêmement aimée, à la fois en France et dans le monde entier. On s’est donc demandé comment faire quelque chose de nouveau, de différent, mais qui, on l’espère, sera tout aussi apprécié. C’était un grand défi, et notre idée a été de s’éloigner de l’œuvre originale, visuellement. On nous a donné carte blanche, mais… on a choisi de ne pas utiliser une touche de blanc !

Justement, avec quels outils avez-vous travaillé ?

M. M. : On commence toujours avec des crayons, des croquis, sur du papier. Mais ici, dès le départ, il y a eu une réflexion sur la palette de couleurs utilisée. On a fait le choix d’utiliser des couleurs fortes, puissantes, de donner une identité à chacun des mondes que Le Petit Prince va traverser, à chacune des planètes. On voulait que ces mêmes planètes deviennent vivantes.

Eduardo Lima : Ensuite, on a utilisé des outils numériques comme Photoshop.

Pour mieux comprendre les coulisses de la création : travaillez-vous ensemble ou séparément ?

M. M. : Nous travaillons avec une équipe de cinq à six personnes. Généralement, on donne une direction générale ainsi que des éléments-clés. Ici, par exemple : l’écharpe du Petit Prince, la typographie, etc. Ensuite, c’est un travail d’équipe. Il y a des gens spécialisés dans le développement des personnages, d’autres dans les décors.

E. L. : Par ailleurs, on a déjà revisité 11 classiques, dont Harry Potter : désormais, on a une formule solide.

Cette édition est, comme souvent, très interactive, puisque le livre contient notamment huit pop-up. Y avait-il des scènes dont vous saviez qu’elles seraient parfaites pour une telle animation ?

M. M. : C’est une réflexion qui intervient dans les premières étapes. On a d’abord des envies, des scènes qui nous viennent, mais il faut aussi composer avec le fait qu’il doit y avoir un certain rythme dans le livre, une répartition des pages qui contiennent des animations. Ce cadeau de l’interaction doit être bien rythmé pour le lecteur. C’est un peu comme lorsqu’on construit une maison : on ne peut pas mettre toutes les portes au même endroit. Parfois, il faut faire des compromis et choisir d’animer des scènes qu’on n’avait pas forcément pensé à animer au départ. 

Est-ce qu’il y a malgré tout des scènes qui se sont imposées visuellement plus que d’autres ? Certaines qui étaient non négociables ?

M. M. : Oui, par exemple, la scène avec le renard, qui est une scène très théâtrale. C’est vraiment un élément de création d’univers pour l’auteur à cet endroit-là. Et puis, il y a la scène de la rose qui est comme un cadeau, une révélation.

Est-ce que vous avez caché des détails, des “easter eggs” pour les lecteurs attentifs ?

M. M. : Je ne dirais pas forcément qu’on a caché des éléments, mais nous donnons énormément d’importance à tous les détails. Par exemple, les planètes ont toutes des visages, et elles ne regardent pas n’importe où : on voit bien qu’elles sont en train de veiller sur le Petit Prince. Par exemple, la planète où l’on voit tous les éléphants, l’un d’entre eux n’a pas réussi à atteindre la planète. On s’est donc dit que ce serait drôle, dans un prochain livre, qu’on retrouve cet éléphant-là, en se disant qu’il a fini par atterrir quelque part.

E. L. : De la même manière, pour la fin, il y a une illustration où on voit le Petit Prince qui pourrait veiller sur nous depuis sa planète. Pour finir, on a placé au début plusieurs éléments qui suggèrent ce qui pourrait se passer par la suite.

Est-ce qu’il y a des images qui, pour une raison ou pour une autre, n’ont pas été retenues ?

M. M. : Au départ, on avait envie d’en mettre beaucoup plus, mais il a fallu se rendre à l’évidence : le livre ne pouvait pas être trop long. Je pense qu’on a réussi à en mettre beaucoup, mais c’est toujours une décision très difficile pour nous de savoir combien il y aura d’illustrations, parce qu’on a toujours envie de tout illustrer.

Est-ce qu’on peut encore surprendre avec une œuvre que tout le monde croit connaître ?

M. M. : J’espère ! Ce sera aux lecteurs de nous le dire. C’est vrai que, lorsqu’on part d’une histoire qui est déjà si connue et qu’on nous donne la liberté d’apporter quelque chose de nouveau, on a espoir d’apporter un regard inédit.

E. L. : Et puis, nous avons déjà l’expérience des classiques, des histoires très connues, vendues à des milliers et des milliers d’exemplaires à travers le monde. Et pourtant, les lecteurs sont toujours intéressés de les redécouvrir avec une nouvelle perspective.  C’est aussi pour nous l’idée d’apporter un nouvel équilibre avec l’essor du digital. Les gens ont envie de pouvoir toucher le papier. Par exemple, ils ont beau connaître l’histoire de Frankenstein, ils sont ravis de pouvoir la découvrir d’une autre façon.

Ce type de livre nous dit également quelque chose du rapport à la lecture…

E. L. : Je pense que cette manière de présenter les livres est aussi une petite révolution. On l’entend beaucoup de la part des enfants et des professeurs. C’est aussi effrayant d’avoir un énorme bloc de texte. On nous dit que ça aide énormément les enfants à appréhender un ouvrage, le fait qu’il y ait une petite surprise à la page suivante. On nous dit aussi que beaucoup d’adultes sont attirés par ces livres-là, et se remettent à lire grâce à ça.

C’est l’éternelle question : Le petit prince est-il un livre pour enfants ou pour adultes ?

M. M. : Évidemment pour tous les âges, et pour les adultes qui ont un cœur d’enfant !

Pour finir, est-ce qu’il y a une réflexion, une phrase du Petit prince qui vous accompagne encore aujourd’hui ?

M. M. : Les adultes sont si étranges. Le Petit Prince n’arrête pas de le répéter pour expliquer qu’on doit regarder le monde d’une façon différente.

Reçu avant avant-hier

Chantage de Jonah Hill : que vaut le film avec Keanu Reeves ?

10 avril 2026 à 14:30

En quelques années, l’acteur Jonah Hill s’est fait plus discret sur les écrans pour se lancer dans la réalisation. Après 90’s en 2018 (un film très personnel se passant pendant les années 1990), et des projets plus expérimentaux, il est de retour avec Chantage (Outcome), à voir sur Apple TV à partir de ce 10 avril.

Comédie noire et cynique se passant dans le monde impitoyable d’Hollywood, le long-métrage suit un ancien acteur star du cinéma, Reef Hawk, contraint de se plonger dans son passé après avoir été extorqué d’un mystérieux clip vidéo. Que se passe-t-il sur cette vidéo et qui l’a dérobé ? Reef va tenter de le déterminer en reprenant contact avec ses anciennes connaissances.

La bande-annonce de Chantage.

Keanu Reeves incarne le rôle principal, aux côtés d’un casting cinq étoiles : Jonah Hill, Cameron Diaz, Matt Bomer, Drew Barrymore et même un certain Martin Scorsese, qui continue sa carrière d’acteur après son apparition dans la série The Studio.

Avec une ambiance mélancolique, humoristique, portée sur la crise existentielle et le pardon, Chantage a tout du feed-good movie sympathique, bien joué et bien pensé. Le film offre aussi à Keanu Reeves un rôle à contre-emploi, différent de ces dernières apparitions dans des franchises d’action comme John Wick. Mais la presse a-t-elle été convaincue ?

Que disent les critiques de Chantage

Les premières critiques ne sont pas forcément des plus tendres avec le film. Malgré l’envie de se laisse porter par cette histoire et ce casting infiniment sympathique, Première estime que « Jonah Hill se regarde le nombril à travers Keanu Reeves » et « passe surtout son temps à nous dire qu’il est quelqu’un de bien ». Télé-Loisirs contrebalance, et considère que le long-métrage, « dans l’air du temps », explore « avec humour et finesse les mécanismes du star-system à l’ère des réseaux sociaux ».

Cinenews enfin, trouve que Chantage « aborde des thèmes très actuels, tels que la pression des médias, la cancel culture et la quête de sens dans une ère dominée par les réseaux ».

Concernant la presse américaine, Deadline voit dans Chantage une comédie satirique inégale tandis que Variety considère que le film est plus réussi que Jay Kelly (2025) — sur un sujet plus ou moins similaire autour d’une ancienne star d’Hollywood. Pour The Hollywood Reporter, la force du film réside principalement dans l’interprétation de Keanu Reeves, malgré les défauts évidents du long-métrage concernant sa structure.

La presse est ainsi assez mitigée, malgré la curiosité de découvrir un nouveau film signé Jonah Hill, qui ne manque pas de proposer des projets se différenciant de ses anciens rôles. 

The Punisher One Last Kill : la bande-annonce est enfin là avec le retour d’un personnage apprécié

10 avril 2026 à 10:05

Le Punisher est officiellement de retour, et il ne compte pas faire de prisonniers. Disney+ vient de lever le voile sur la bande-annonce de The Punisher: One Last Kill, marquant le retour tant attendu de Jon Bernthal dans le MCU. Un trailer sombre qui promet de ramener la violence brute de Frank Castle sur le devant de la scène.

La Chronique des Bridgerton : date de sortie, casting… Tout savoir sur la saison 5 centrée sur Francesca et Michaela

10 avril 2026 à 08:05

Depuis ses débuts en 2020, la saga Bridgerton captive les foules en adaptant les quêtes amoureuses de la célèbre fratrie londonienne. Mais après l'annonce officielle du 24 mars 2026, la série entre dans une phase inédite. Alors que les lecteurs attendaient Eloise, c’est finalement Francesca qui prendra la tête de la saison 5, avec un changement majeur par rapport aux romans.

Nature prédatrice sur Netflix : de quoi parle ce nouveau film de requin ?

10 avril 2026 à 07:30

Deux ans après Sous la seine (2024), Netflix revient au film de requins avec Nature prédatrice. Dans le long-métrage proposé sur la plateforme le 10 avril 2026, un ouragan de grande ampleur s’abat sur une ville côtière et inonde le lieu, provoquant l’arrivée de plusieurs requins affamés. Les habitants tentent alors de survivre entre les débris et les prédateurs, mais les attaques ne s’arrêtent pas.

Nature prédatrice est à la fois un film catastrophe (avec la destruction totale de la ville) et un film de requin complètement assumé, qui enchaîne les morts sanglantes, les moments de tension et les séquences improbables dans des lieux insolites.

La bande-annonce de Nature prédatrice.

Pour couronner le tout, le film suit comme protagoniste une jeune femme enceinte sur le point d’accoucher, piégée dans sa voiture quand les requins arrivent. Un programme qui devrait particulièrement plaire aux amateurs du genre et qui rappelle le postulat de Crawl (2019), d’Alexandre Aja. Dans celui-ci, un ouragan ravageait la Floride provoquant plusieurs attaques de crocodiles.

Qui joue dans Nature prédatrice ?

Outre la présence de Djimon Hounsou et Whitney Peak, le long-métrage met en scène Phoebe Dynevor, star de La chronique des Bridgerton, également disponible sur Netflix. Derrière la caméra se trouve le cinéaste Tommy Wirkola, connu pour plusieurs films d’actions décomplexés, comme Hansel & Gretel: Witch Hunters (2013), Seven Sisters (2017) ou encore le récent Violent Night (2022) avec David Harbour, qui aura droit à une suite en fin d’année au cinéma.

Avec Nature prédatrice, il s’attaque au genre indémodable du film de requin. Les images le montrent, le réalisateur adopte, visiblement, une certaine radicalité dans le traitement.

Sans (trop) tomber dans le film de série B parodique, le long-métrage est sanglant, intense et s’inscrit dans la volonté assumée du cinéma de repenser le film de requin. Après le chef-d’œuvre de Steven Spielberg Les dents de la mer (1975), quelle place pour l’animal le plus effrayant du cinéma ? Réponse ce 10 avril sur Netflix.

Festival de Cannes 2026 : quels films français sont sélectionnés ?

10 avril 2026 à 06:45

La 79e édition du Festival de Cannes approche et la Sélection Officielle a enfin été dévoilée. L’occasion de s’intéresser aux films français présents, que cela soit en Compétition ou dans les autres catégories cannoises. Quels cinéastes, mais aussi quels acteurs et actrices français monteront les marches du 12 au 23 mai prochain ?

Les films français en Compétition

Parmi les films en Compétition, quatre longs-métrages français sont en lice. L’inconnue d’Arthur Harari (co-scénariste d’Anatomie d’une chute), avec Niels Schneider et Léa Seydoux dans les rôles titres et au postulat très étrange : un matin, un homme de 40 ans se réveille dans le corps d’une parfaite inconnue. Également sélectionné, Garance, de Jeanne Herry avec Adèle Exarchopoulos, trois ans après le succès du précédent film de la cinéaste, Je verrai toujours vos visages (2023).

Léa Mysius (AvaLes cinq diables) présentera son œuvre Histoires de la nuit, adapté du roman de Laurent Mauvignier, avec Bastien Bouillon, Hafsia Herzi, Monica Belluci et Benoît Magimel. Enfin, La vie d’une femme, de Charline Bourgeois-Tacquet, s’intéressera à une femme incarnée par Léa Drucker, confrontée à la maladie d’Alzheimer de sa mère.

Si ces films ne sont pas français, évoquons tout de même la présence des Belges Emmanuel Marre (Notre salut) et de Lukas Dhont (Coward) en Compétition.

Plusieurs acteurs et actrices français seront également à l’affiche de films internationaux. Gilles Lellouche, en Jean Moulin, dans le film Moulin du Hongrois László Nemes, ou encore Isabelle Huppert, Virginie Efira, Vincent Cassel, Pierre Niney et Catherine Deneuve dans Histoires parallèles de l’Iranien Asghar Farhadi. Le Japonais Ryusuke Hamaguchi (Drive My Car), proposera, pour sa part, son tout premier long-métrage en langue française, intitulé Soudain.

Et dans les autres catégories ?

Outre le film d’ouverture, La vénus électrique de Pierre Salvadori, plusieurs films français sont également présents dans les autres catégories. Du côté de Cannes première par exemple, citons La troisième nuit de Daniel Auteuil. En Séances de minuit, Quentin Dupieux fera son retour sur la Croisette avec Full Phil porté par Kristen Stewart et Woody Harrelson tandis que Marco Nguyen et Nicolas Athaneaux présenteront le film d’animation Jim Queen. Citons également Sanguine de Marion Le Corroller et Roma Elastica de Bertrand Mandico.

Enfin, deux films français sont présents dans la catégorie Un certain regard : Quelques mots d’amour de Rudi Rosenberg et le long-métrage d’animation Le corset de Louis Clichy.

Notons, en Séance spéciale, la présence du long-métrage Les matins merveilleux d’Avril Besson et L’affaire Marie-Claire de Lauriane Escaffre et Yvo Muller, ainsi que du documentaire consacré à Éric Cantona.

Enfin, Hors compétition, trois films très attendus seront présentés en avant-première au Festival de Cannes. Tout d’abord La bataille de Gaulle: L’âge de fer d’Antonin Baudry, première partie d’un diptyque ambitieux sur le général De Gaulle et son action pendant la Seconde Guerre mondiale. Cannes accueillera aussi Guillaume Canet et son nouveau film Karma avec Marion Cotillard, ainsi qu’Agnès Jaoui avec le film L’objet du délit.

Luiza pour son premier album : “Chaque jour, je continue à apprendre”

10 avril 2026 à 06:00

Au printemps 2025, la France se réchauffe au son de Soleil bleu, tube dansant et universel qui impressionne par ses touches de dub et ses influences sud-américaines. Derrière ce carton surprise, de l’aveu même de son autrice, se cache Luiza, une chanteuse que l’on connaissait déjà en filigrane pour ses multiples collaborations avec des artistes de renom. Aux frontières de la musique brésilienne, de la pop française et de l’électro, l’artiste sort le 10 avril 2026 un premier album éponyme dans lequel on découvre de nouvelles facettes de sa personnalité aussi solaire qu’optimiste.

Soleil bleu, de Luiza.

Pouvez-vous nous parler de votre premier souvenir musical, vous qui venez d’une famille où la musique est omniprésente ?

Mon plus vieux souvenir, c’était à 4 ans, je sautais sur tous les canapés de la maison en chantant Ob-La-Di, Ob-La-Da des Beatles, la quatrième piste de l’album. La musique était partout dans la maison, c’était une affinité naturelle. Mon père est musicien et, toute petite, je l’accompagnais à ses concerts, j’écoutais ses disques… La musique est extrêmement présente dans ma vie depuis toujours.

À quel moment, vous êtes-vous dit que vous vouliez également faire de la musique votre métier ? Était-ce au moment du Conservatoire ?

Je dirai que ma formation au Conservatoire m’a avant tout donné tous les outils nécessaires pour faire de la musique. Un ancrage théorique pour m’apporter toute la liberté que j’ai aujourd’hui dans la musique. Grâce à la formation classique, j’improvise maintenant beaucoup plus.

Je me suis dit que je voulais en faire mon métier quand, après le Conservatoire, je suis partie pour l’école d’art, à La Réunion. Il a eu plusieurs années où, avant de chanter professionnellement, je montais sur les scènes des autres tellement j’avais envie de chanter. C’était plus fort que moi, j’attrapais le micro et je commençais à chanter ce que j’avais en tête.

Funambule, de Luiza et Mahom.

Monter sur scène et se mettre à chanter quand on a 20 ans, c’est un peu l’équivalent de sauter sur un canapé quand on a 4 ans…

Oui, tout à fait !

On connaît votre double culture franco-brésilienne, qui se ressent énormément dans votre musique. Quand vous étiez jeune, écoutiez-vous beaucoup de musique brésilienne ?

J’ai grandi en écoutant de la samba, de la MPB, du choro… J’aime profondément cette scène musicale. Le Brésil est un des pays du monde qui écoute le plus sa propre musique ! Ma mère est brésilienne, et c’est quasiment uniquement la musique qu’elle écoute. J’ai eu la chance d’être été bercée par ces mélodies et ces rythmes.

Vos premières apparitions étaient surtout des featurings sur les pistes d’autres artistes : Mahom, Flavia Cohelo, Khoe-Wa… Vous étiez une voix que l’on connaissait sans savoir qui elle était…

C’est grâce à tous les artistes qui m’ont fait confiance, alors que je sortais de nulle part ! Je pense que la plupart des artistes avec lesquels j’ai collaboré sont des artistes dont j’ai squatté la scène. Je suis montée sur scène, j’ai pris un micro, j’ai chanté, et voilà ! La plupart l’ont très bien pris, et ils ont fini par me proposer d’enregistrer avec eux. J’ai eu la chance de faire plusieurs collaborations importantes comme ça.

Sua Pele, de iZem, Flavia Coehlo et Luiza.

Au moment où on a commencé à vous entendre régulièrement, une étiquette est apparue pour décrire votre style : l’électropop tropicale.

Évidemment, je suis de la génération électro ! C’est ce qui cartonnait quand j’étais adolescente. En 2015, à mes débuts, c’était vraiment ce que j’écoutais sans arrêt. Mais, étrangement, maintenant, j’écoute très peu de musique électronique. J’écoute principalement de la musique très organique, qui vient du monde entier.

Ceci étant dit, je n’arrive pas à enlever cet aspect-là de moi et ça se retrouve dans ma musique. J’aime beaucoup pouvoir amener cette énergie sur scène. C’est un aspect de la musique qui me plaît. Je ne peux pas m’en séparer.

La dimension dub et électro est toujours très présente dans votre musique et dans votre premier EP. Vous parliez de 2015, mais votre premier album sort finalement dix ans plus tard. C’est rare, pour une pop star, d’avoir une “première carrière” aussi longue avant de se lancer en solo. C’est quelque chose que l’on voit davantage dans le jazz !

Oui, je fais de la scène depuis 2018 de manière professionnelle et ça fait dix ans que j’enregistre des chansons avec d’autres artistes. Mais, entre mes premiers enregistrements et les tournées que je fais maintenant, il a fallu absolument tout apprendre.

Enregistrer une chanson dans un studio et faire de la scène sont deux choses complètement différentes. Quand j’ai fait mes premières scènes, il y a des années, j’ai découvert qu’il ne fallait pas juste chanter. Chanter devant 20 000 personnes, pour moi, ce n’est pas un problème. Mais il faut aussi faire de l’animation, interagir avec la foule, savoir occuper l’espace… Tout ça me terrifiait !

Luiza.

Alors j’ai eu la chance de pouvoir apprendre ça petit à petit et de progresser. Toutes ces années de travail m’ont bien forgée. Je suis ravie d’avoir pris le temps, aussi, de savoir ce que je voulais. Chaque jour, je continue à apprendre.

Vous chantez en français, en anglais et en portugais, en passant de manière fluide de l’un à l’autre. Avez-vous les mêmes facilités à écrire et à chanter dans les trois langues ?

Quand je change de langue, je deviens immédiatement une autre Luiza. C’est vraiment, physiquement, quelque chose que je ressens dans mon cœur, mon énergie. Quand je chante en portugais, c’est toute la culture du pays que je ressens, c’est fou. C’est aussi parce qu’au-delà de la langue, il y a aussi la musicalité qui est différente. Ça donne un autre rapport à l’écriture. D’ailleurs, c’est beaucoup plus simple pour moi d’écrire en portugais, parce que je m’amuse beaucoup plus avec la percussion des mots et la mélodie de chaque son. C’est une langue très mélodieuse, avec laquelle je peux beaucoup m’amuser.

Manha de Carnavale, de Luiza.

L’écriture de votre premier album a-t-elle été une étape difficile pour vous ?

Il y a des morceaux qui sont venus très naturellement. Certains ont même été enregistrés en une prise ! En revanche, il y en a d’autres qui ne sont même pas sortis quand on a terminé de faire l’album, sur lesquels je galère depuis des années. Donc, je dirais que ça dépend vraiment du morceau et du moment. C’est très spécial d’enregistrer en studio avec un agenda très précis. On te dit : “Voilà, on a deux jours de studio, le 14 et le 15, et il faut que, dans ces deux jours, tu aies impérativement de l’inspiration !”

Mais je trouve que l’inspiration ne se commande pas vraiment, donc c’est un apprentissage aussi de se mettre dans ce processus-là. D’arriver à se dire “Tel jour, on enregistre, il faut que j’aie un éclair d’inspiration.” Il y a une samba célèbre qu’on pourrait traduire par “le pouvoir de la création” qui décrit comment la samba est quelque chose qui te traverse de part en part. C’est quelque chose qui arrive comme ça, comme une lumière qui nous inspire les airs et les mots. Ça nous amène une mélodie, ça nous amène à penser qu’il y a une force plus grande qui nous habite, et qui nous dépasse.

Et même en français, on parle bien d’éclair de génie !

Quelque chose qui vient du ciel, qui traverse tout et qui nous éclaire très fort. Une sorte d’inspiration céleste, tout à fait !

Revenons sur le tube Soleil bleu. On vous a beaucoup accolé une image de “chanteuse estivale”, mais, quand on écoute vos autres morceaux, on découvre des choses très différentes.

Ce côté solaire fait entièrement partie de moi ! Mais j’ai aussi un côté très lune, très cosmique, tourné vers la nuit. Dans l’album, il y a donc des morceaux beaucoup plus planants et beaucoup plus nocturnes. Ça fait entièrement partie de moi, ce sont même les morceaux que j’aime le plus. Donc oui, j’ai ces deux personnalités qui résonnent de manière très vive.

« Le monde est plus beau quand on s’aime. Aujourd’hui, c’est politique de l’affirmer ! »

Luiza

Et ce sont des personnalités qui parlent à un public extrêmement large. Quand on regarde un peu les commentaires sur vos réseaux sociaux, on trouve autant des adolescents que des gens qui disent : “J’ai 80 ans et j’ai retrouvé ma jeunesse.”

Ce qui est fou dans cette histoire, c’est que ça touche les enfants, les grands-parents, les gens de milieux plus aisés, mais aussi ceux qui vivent dans la nature. C’était un immense honneur de découvrir que mes chansons touchent autant de générations et de classes sociales.

À ce propos, vous avez dit dans une interview que votre musique avait un caractère politique, parce qu’elle portait notamment des valeurs d’amour et de bienveillance. Pourtant, on ne vous rattacherait pas spontanément au courant de la protest song. Pouvez-vous nous expliquer ce que vous entendez par là ?

L’amour, la bienveillance, mais aussi le rapport à la nature sont très présents dans mon album et dans tous mes textes. C’est important pour moi d’affirmer cette conscience de notre condition naturelle. Il y a quelque chose que l’on a tendance à oublier. Nous ne sommes pas dans la nature : nous sommes la nature. Une nature qui a sa propre conscience, située sur une planète qui flotte dans le cosmos. C’est important pour moi de reposer ma conscience là-dessus. Quelque part, c’est politique.

L’écologie ne devrait pas être un parti politique, mais une chose partagée par tout le monde. Tout comme les valeurs de bienveillance, d’amour, de solidarité. C’est important de tous se soutenir. Le monde est plus beau quand on s’aime. Aujourd’hui, c’est politique de l’affirmer !

Luiza en tournée.

Quelle est la suite pour vous après ce premier album?

Une TRÈS grosse tournée, déjà. [Rires] Pour la suite, on verra : je suis quelqu’un qui a du mal à regarder en arrière, mais aussi à me projeter vers le futur. Évidemment, je réfléchis déjà à la suite. J’ai déjà recommencé à composer, à retravailler des chansons. Le prochain album, on aimerait l’enregistrer au Brésil, ou même, pourquoi pas, à La Réunion.

Quelle œuvre culturelle vous a récemment marquée ?

La dernière fois que je me suis dit : “Il faut que les gens découvrent ça”, c’est en regardant Sans filtre (2022), le film de Ruben Östlund qui a eu la Palme d’or en 2022. Il a aussi fait The Square (2017), qui était vraiment incroyable.

Enfin, si vous deviez nous recommander un seul artiste brésilien ? Celui que vous emporteriez sur une île déserte ?

C’est dur ! J’ai grandi avec des parents qui écoutaient du jazz et de la musique brésilienne tout le temps, alors c’est dur, j’ai envie d’en citer des dizaines. Déjà, je voudrais inviter tout le monde à écouter de la musique brésilienne, parce que c’est un patrimoine à la fois vivant et monumental. Mais si je devais citer quelqu’un, ça serait tout de même Gilberto Gil.

Sylvain Tesson de retour avec un nouvel essai, Le grimpeur et le grognard

9 avril 2026 à 14:35

Sylvain Tesson et Régis Debray, deux monuments de la littérature et de la pensée, échangent dans Le grimpeur et le grognard, à venir aux éditions Gallimard le 16 avril 2026. Une correspondance entre l’écrivain et le philosophe autour de la vie, de leurs parcours respectifs, de leurs considérations différentes ou communes des choses. Le « grognard », c’est Régis Debray. Le « grimpeur », c’est Sylvain Tesson.

Depuis leur rencontre en 2018, les deux hommes s’écrivent, et le fruit de cet échange est à découvrir dans ce livre singulier. Sont-ils en opposition ou en accord ? Se parlent-ils l’un à l’autre ou à eux-mêmes ? Le grimpeur et le grognard est un échange vif, spontané, drôle et sérieux. Entre les piques envoyées et la complicité tout de même évidente des deux hommes, le livre est avant tout présenté comme une réflexion personnelle et authentique de deux penseurs et de deux rêveurs qui ont à leur façon fait avancer les choses. Sans jamais être moralisateurs ou condescendants envers le lecteur, Sylvain Tesson et Régis Debray s’essaient à l’exercice subtil de la correspondance, mais aussi à l’auto-ironie, sans se prendre au sérieux plus qu’il ne le faut. Pour Paris Match, le livre est une correspondance « vive » entre deux artistes au « passé aux antipodes, mais à l’avenir en miroir ».

Deux plumes emblématiques

Si la rencontre entre les deux auteurs est inédite, Régis Debray et Sylvain tesson reviennent régulièrement en librairie. Le philosophe a sorti dernièrement Riens (Gallimard) en 2025 et Bref (Gallimard) en 2024, évoquant son passé et revenant aussi sur son activisme. Sylvain Tesson, pour sa part, est l’un des écrivains les plus prolifiques du moment et une figure incontournable, largement médiatisée (ce que Régis Debray ne manque pas de soulever dans la correspondance).

Dernièrement, l’auteur connu pour Dans les forêts de Sibérie (Gallimard) et Sur les chemins noirs (Gallimard) a sorti deux livres plébiscités. Avec les fées (Équateurs) en 2024 et Les piliers de la mer (Albin Michel) en 2025. Dans toute son œuvre, la place de la nature et de l’esprit sauvage est prédominante.

Les contes du pommier : trois bonnes raisons de voir le film d’animation

9 avril 2026 à 10:10

(1) Trois histoires en une

L’histoire des Contes du pommier suit trois enfants en visite chez leur grand-père. La grand-mère, disparue il y a peu, avait pour habitude de leur raconter des histoires magiques « tirées de son chapeau ». Pour passer le temps et se lier avec ses frères, Suzanne perpétue la tradition et raconte trois histoires différentes.

Les contes du pommier est un film d’anthologie, composé de trois segments autonomes, invitant le spectateur à découvrir des univers distincts et plusieurs personnages. Le format donne envie de suivre ces enfants dans leur imagination et de découvrir, avec eux, le prochain segment.

La bande-annonce des Contes du pommier.

(2) L’animation et l’ambiance

Animé avec brio en stop-motion, Les contes du pommier est une œuvre à la fois féérique et un brin effrayante, rappelant le style d’animation de Tim Burton, Adam Elliot ou encore Guillermo Del Toro. Simple dans la construction, mais très efficace, le long-métrage ajuste son ton en fonction de l’histoire racontée, allant du fantastique à l’inquiétant, en passant par l’aventure et la poésie.

Le film est inventif, joli et touche parfois au macabre, avec des ambiances folkloriques et féériques qui laissent libre cours au fantastique.

(3) Le discours sur le deuil et la perte

Les trois histoires racontées dans Les contes du pommier abordent une thématique similaire : le deuil ou la perte. Deuil rencontré par des enfants ou des personnes âgées, souvenir de la personne disparue, regrets des moments perdus, nouvelle vie qui commence… Le film s’empare d’un sujet difficile et arrive à le traiter à hauteur d’enfants.

Sans ignorer la complexité du discours ou la tristesse inhérente à la perte des êtres aimés, le long-métrage a une certaine gravité dans le fond et une belle justesse. Après une présentation au Festival d’animation d’Annecy 2025, Les contes du pommier est à découvrir au cinéma depuis le 8 avril 2026.

Le pain des anges de Patti Smith : que vaut sa nouvelle autobiographie ?

Par :import
9 avril 2026 à 06:00

Il a fallu un peu de temps, mais Gallimard s’est enfin décidé à inaugurer une collection de non-fiction, offrant ses lettres de noblesse en France à une littérature du réel née aux États-Unis. Et c’est d’ailleurs une icône américaine qui ouvre le bal d’une première salve de trois livres très attendus, publiés coup sur coup par la maison d’édition historique.

Avant de découvrir le premier récit traduit en France d’Olivia Laing, Lonely City, déambulation à New York d’une Anglaise expérimentant la solitude au contact des artistes qui l’ont représentée, comme Edward Hopper ou Andy Warhol ; avant de plonger dans le livre-confession de la romancière Siri Hustvedt qui, avec Ghost Stories, se confie pour la première fois sur le grand amour de sa vie, le géant des lettres américaines, mort il y a deux ans, Paul Auster ; l’heure est d’abord à la découverte d’un petit livre au titre énigmatique, dont l’ésotérisme symbolise à merveille l’œuvre de son autrice. Une parution qui sera l’un des événements littéraires du printemps, Le pain des anges de Patti Smith.

De reine du punk à reine des lettres

2026 signe, en effet, le grand retour de la reine du punk avec un nouvel opus autobiographique particulièrement attendu au vu de l’accueil élogieux reçu il y a quelques mois de l’autre côté de l’Atlantique. Il faut dire que Patti Smith a érigé un modèle de reconversion littéraire. Après avoir conquis le monde entier avec des tubes planétaires comme Gloria (1975), piqué à Van Morrison, Because The Night (1978), coécrit avec Bruce Springsteen ou encore l’hymne militant People Have The Power (1988), elle s’est progressivement tournée vers l’autre grande obsession de sa vie : l’écriture. Pour retracer, à sa manière, poétique et jamais linéaire, les grandes étapes qui ont marqué sa destinée hors du commun.

Il y a 16 ans, elle publiait Just Kids (2010) et entrait un peu plus dans la légende. Un livre générationnel au succès retentissant, dans lequel elle racontait son ascension au sein de la bohème new-yorkaise et sa relation, belle et chaotique, avec le photographe Robert Mapplethorpe. Avec à la clé des millions de lecteurs et surtout un adoubement de la part de la critique, puisqu’elle est récompensée la même année du très prestigieux National Book Award.

Ont suivi d’autres récits, au carrefour de l’art et de la vie. Notamment M Train (2015), référence au métro new-yorkais, « carte de son existence » dévoilée au fil des stations, ou Dévotion (2017), une plongée dans son processus d’écriture. Des livres fascinants, parce qu’intimement liés à la figure géniale de Patti Smith, mais qui manquaient du souffle originel, de cette transe ressentie dans Just Kids, une expérience quasi sensorielle qui avait largement contribué à rendre tout le monde accro. Alors, la publication de cette nouvelle autobiographie s’accompagnait d’un espoir. Le pain des anges signe-t-il le retour à la magie ?

Enfance, rébellion et amour

N’imaginez surtout pas Le pain des anges comme une suite. Signe d’une autrice qui refuse la linéarité et qui se plaît à saisir sa vie comme une photographe, collectionnant les instantanés, le livre est à la fois un prequel et un sequel de Just Kids. Une œuvre comme un reflet déformant, ou plutôt un contrepoint qui s’immisce dans d’autres strates de la vie de l’artiste et s’étend de son enfance à aujourd’hui, alors qu’elle s’apprête à souffler ses 80 bougies.

Autre préambule, autre avertissement. Pour ceux qui n’auraient jamais lu la plume de Patti Smith, il y a un pli à prendre. C’est foutraque, parfois un peu répétitif, les images convoquées peuvent dérouter, mais tout est une question de laisser-aller. Finalement, l’écriture est à l’image de celle qui est en train de la composer. Avec son côté évanescent et ésotérique, cette poésie singulière, lumineuse, mais tourmentée, elle en dit presque autant que toutes les histoires qui nous sont racontées.

Le pain des anges Patti Smith

Dans Le pain des anges, il est beaucoup question de l’enfance. Celle de Patti Smith se déroule entre Philadelphie et le New Jersey, à la suite d’un père, vétéran traumatisé de la Seconde Guerre mondiale, qui se démène pour faire vivre sa petite famille, et aux côtés d’une fratrie soudée, de précieux alliés dans les années de dèche familiale. Dans cette fresque romantisée de ses jeunes années, l’autrice raconte la tuberculose qui a gâché quelques années et remonte aux sources de la rébellion, entre insubordination à l’école et découverte d’Arthur Rimbaud. Elle revient surtout sur un épisode douloureux de l’adolescence – sa grossesse à 19 ans et ce bébé confié à l’adoption juste avant de rejoindre le New York bohème qu’elle raconte dans Just Kids.

Sa relation avec Sam Shepard, le triangle amoureux qu’elle laisse deviner entre elle, l’actrice Maria Schneider et le milliardaire Paul Getty, le coup bas que lui aurait fait Bob Dylan un soir juste avant un concert : il y a aussi de quoi rassasier les lecteurs curieux qui viennent d’abord chercher dans ces mémoires des petites histoires avec les grandes gloires de l’époque. Mais s’il y a une figure qui brille plus que les autres au cœur du Pain des anges, comme une étoile qui veille là-haut, c’est le guitariste Fred Smith, « l’homme de [sa] vie, le meilleur sauvage », décédé subitement des suites d’une crise cardiaque en 1994. Rencontré en 1979, lors d’un des pires moments de sa carrière, alors qu’elle s’est repliée sur elle-même, il lui donne une force nouvelle. Elle devient mère, elle se réinvente.

Chez Patti Smith, l’art et la vie se répondent en écho. Et si ce récit semble plus intime encore que les autres parce qu’il laisse deviner une femme qu’on avait peu vue jusque-là, il n’en délaisse pas pour autant la fibre artistique unique de celle qui demeure l’une des figures les plus inspirantes de ces 50 dernières années. L’autopsie de son rapport contrarié à la scène fascine. Cet espace où elle se libère, mais où les démons l’assaillent. Surtout, la déclaration d’amour à l’écriture touche en plein cœur. Fidèle alliée dans les tumultes de la vie, Patti Smith vit parce qu’elle écrit et, comme pour lui rendre la pareille, elle écrit ce qu’elle vit. Finalement, elle est peut-être là, la magie.

Cocorico 2 : que vaut la suite de la comédie avec Christian Clavier et Didier Bourdon ? 

8 avril 2026 à 10:15

En réunissant près de 2 millions de spectateurs en 2024, Cocorico de Julien Hervé, est devenu l’un des succès surprises de l’année. La suite, rapidement officialisée, sort sur les écrans français ce 8 avril 2026 et s’inscrit dans la continuité du précédent film.

Cocorico partait d’un postulat propice à la comédie : deux familles fières d’être des français de souche depuis plusieurs générations se prêtent au jeu du test ADN et réalisent qu’ils n’ont pas les origines escomptées, au grand dam des personnages incarnés par Christian Clavier et Didier Bourdon.

La bande-annonce de Cocorico 2.

Dans Cocorico 2, les Bouvier-Sauvage et les Martin ont accepté les résultats surprenants des test ADN et organisent le mariage de leurs enfants. Quand un cousin éloigné fait irruption, les deux familles réalisent que les tests sont erronés. La recherche des ancêtres reprend, avec son lot de surprises et de déconvenues pour les protagonistes.

Faut-il voir Cocorico 2 ?

Lors de la sortie de Cocorico, deux écoles de critiques s’affrontaient : les convaincus et les plus sceptiques. Si le postulat semblait plaire, le scénario — trop léger — manquait de rythme malgré quelques blagues bien senties et un casting impeccable.

Cocorico 2 (qui n’a pas vraiment été montré avant sa sortie), prend le même chemin. Pour Ouest France, en collaboration avec Première, la comédie est « plus réussie que l’originale », malgré les « lourdeurs » et le « manque de finesse de l’écriture ». Comme pour le premier, tout repose sur le duo de choc formé par Christian Clavier et Didier Bourdon alors que le film dose « mieux ses effets », avec un « rythme plus fluide et des situations moins étirées ».

Pour AlloCiné, la suite puise dans plusieurs références de la comédie, et s’inspire parfois des Tuche (2011), des Visiteurs (1993), ou bien de Qu’est ce qu’on a fait au bon Dieu ? (2014). Qui dit suite dit forcément comparaison avec l’original. Le réalisateur Julien Hervé en a bien conscience et revient sur le challenge d’un second film pour Le Parisien. Sans réinventer le genre, Cocorico 2 s’inscrit visiblement dans le même ADN que le premier : une comédie cynique à prendre au second-degré, pas forcément toujours bien subtile.

Une unique lueur de Fred Vargas : que vaut son nouveau polar ?

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8 avril 2026 à 09:30

Le commissaire Adamsberg arpente les pavés parisiens pour une nouvelle enquête, à la recherche d’un assassin méticuleux inspiré par un poète du XIXe siècle et une étoile du cinéma. Une unique lueur sort chez Flammarion ce 8 avril et, pas de doute, nous sommes bien dans un roman de Fred Vargas, avec une intrigue parsemée de références historiques et des meurtriers amateurs de littérature et de grands symboles. Ici, un passionné de l’auteur Gérard de Nerval (qui s’en souvient ?) et son poème El desdichado (Le malheureux). Car l’histoire avec un grand H n’est jamais loin dans les intrigues de la reine du polar français : Frédérique Audoin-Rouzeau, de son vrai nom, fut d’abord archéologue au CNRS et spécialiste du Moyen-Âge.

Sans (trop) dévoiler l’intrigue, Une unique lueur part à la chasse d’un tueur en série fanatique, dont les meurtres se ressemblent tous comme deux gouttes d’eau – même avec plusieurs années d’écart. Un assassin méthodique qui ne laisse presque aucun indice, juste des bribes de poèmes à décoder. « – De buvard ? Il a pris l’empreinte de ses lèvres ? – Tout juste. Empreinte de baiser virtuel. Je vous souhaite bonne chance avec ce mec, commissaire. » Pas de quoi décourager l’équipe du commissaire Adamsberg, qui partira même en excursion aux États-Unis à la recherche d’une réponse.

Retrouvailles

Dix-septième polar de l’autrice et onzième de la série sur le commissaire Adamsberg, Une unique lueur est un roman maîtrisé – l’autrice a popularisé le « rompol » (contraction de « roman » et « polar », mélange d’une intrigue policière à une dimension plus littéraire). Ce nouveau roman reprend une formule qui a fait ses preuves : un (ou plusieurs) meurtre(s), mais toujours de l’humour, celui de sa galerie de personnages à la verve et aux manies attachantes. 

Car c’est bien là le premier plaisir de la série Adamsberg : retrouver une équipe familière, avec, pour commencer, le commissaire lui-même. Personnage nonchalant et bienveillant dont l’esprit flotte souvent dans le brouillard, ce qui ne l’empêche pas d’avoir de régulières illuminations intempestives qui font avancer l’enquête. « – Qu’est-ce que tu fous ? – Je balance des brouettes d’inepties vintage dans l’ordi, répondit Adamsberg tout en poursuivant sa quête sur l’ordinateur. Que dalle, ça donne que dalle. »

Même sensation avec le reste de l’équipe, qu’on retrouve comme de vieux compagnons. Il faut dire qu’ils accompagnent le lecteur depuis plus de 30 ans, la première enquête du commissaire Adamsberg étant parue en 1991 ! Le capitaine Danglard, amoureux des mots et du vin blanc (précisément du château Montier 13,5°), la lieutenante Retancourt, toujours droit au but, le fidèle Veyrenc, ou encore l’empressée et anxieuse Froissy… Chacun avec ses habitudes : « Les coussins pour le repos de Mercadet, l’armoire à bouffe de Froissy, les poissons, le ventilateur de Gardon », énumère Adamsberg.

Une équipe étoffée tout de même de quelques nouveaux protagonistes : le voisin qui ne peut parler qu’en langage soutenu, le nouveau flic apeuré venu du Nord, l’ex-camarade sauvé des flots et fidèle au commissaire Adamsberg…

Plaisir, aussi, de retourner s’installer avec eux dans la « salle du concile » pour leurs réunions. Car, au commissariat du 13e, chacun a bien le droit d’exister comme il veut. Une unique lueur, c’est un retour du commissaire Adamsberg et de son équipe en pleine forme, avec une recette si maîtrisée qu’on ne sent pas passer les 523 pages.

La femme de : Mélanie Thierry en plein dilemme dans ce nouveau drame sensible

8 avril 2026 à 09:30

Neuf ans après L’ordre des médecins (2017), David Roux est de retour au cinéma avec La femme de. Porté par Mélanie Thierry, le film suit l’histoire de Marianne, épouse d’un riche industriel. Mais à presque 40 ans elle est sur le point de tout envoyer valser : elle s’aperçoit, complice de sa propre condition, que le confort de la vaste maison familiale ne lui convient plus. Quand une figure de son passé ressurgit, notre héroïne comprend qu’une autre vie est possible, loin des obligatoires conjugales. Mais à quel prix ?

La bande-annonce de La femme de.

Un histoire de femme

Imaginé comme un récit d’apprentissage, La femme de filme la libération d’une mère et d’une épouse fatiguée de répondre aux exigences de sa belle-famille. Avec ce nouveau long-métrage, David Roux offre ainsi une œuvre féministe tout en soulignant la difficulté morale et parfois même physique de s’extirper de cette condition. Pour cela, le réalisateur a fait appel à la magnétique Mélanie Thierry dont le personnage est contraint d’évoluer dans un monde d’hommes : son mari attend d’elle de l’exemplarité, son beau-père la désigne d’office comme sa nouvelle infirmière tandis que le beau-frère y voit, avant tout, sa maîtresse.

Un brassage patriarcal dont notre héroïne va tenter de se défaire quand revient dans sa vie le personnage de Jérémie Renier. L’acteur qui tenait le rôle principal dans L’ordre des médecins réapparaît ici devant la caméra de David Roux dans un rôle sensible et doux face à une Mélanie Thierry impeccable.

Avec délicatesse, cette dernière porte le film sur ses épaules — à l’image de sa belle famille — et représente la dualité d’un personnage féminin en proie à un questionnement moral. Une interrogation que l’on retrouvait déjà chez l’actrice dans Connemara (2025) aux côtés de Bastien Bouillon.

La femme de.

Fidèle au registre qu’on lui connaît, Mélanie Thierry incarne une nouvelle fois une femme prête à renoncer au confort pour vivre une vie à laquelle elle aspire véritablement. Un symbole féministe et puissant mais qui lasse rapidement par la démonstration formelle du film. En effet, La femme de ne parvient pas à convaincre tant pour son scénario stagnant qu’un rythme beaucoup trop lent.

Le long-métrage semble, par ailleurs, s’enfermer dans une mise en scène rigide et terne. Il en ressort un drame sans réelle incandescence malgré le dilemme qui s’impose à son personnage. En définitif, La femme de manque d’épaisseur pour vraiment nous happer par la force de ses sentiments. Son ADN, emprunté au cinéma d’auteur français, semble nous maintenir toujours à l’écart afin d’être pleinement investis dans la trajectoire de Marianne. Restera au moins l’interprétation de son actrice, Mélanie Thierry.

Wedding Nightmare : deuxième partie : que vaut la suite du film d’horreur ?

7 avril 2026 à 15:00

En 2019, quand Wedding Nightmare sort sur les écrans, le public découvre une comédie horrifique déjantée et décomplexée basée sur un postulat simple : celle d’un huis clos sanglant. Sept ans plus tard, Wedding Nightmare : deuxième partie s’inscrit dans la continuité du premier film, tout en élargissant sa mythologie grâce à l’ajout bénéfique de nombreux personnages et de concepts.

Wedding Nightmare : deuxième partie.

Wedding Nightmare : deuxième partie reprend exactement là où le premier film s’est arrêté. Grace, après une nuit d’horreur, parvient à sortir vivante de la demeure des Le Domas et s’écroule, inconsciente, sur le parvis du manoir. Transportée à l’hôpital, la jeune mariée réalise qu’elle n’est pas hors de danger et que la partie est loin d’être terminée.

Le long-métrage ne cherche pas à s’éloigner de la formule qui a fait le succès de son prédécesseur. S’inscrivant dans la tradition des comédies horrifiques des années 1990 – dont les suites recréaient les mêmes situations pour le plus grand bonheur du public –, ce second opus se base sur une idée précise : la partie de cache-cache entre Grace et ses assaillants doit reprendre, encore plus grande, encore plus sanglante et encore plus imprévisible. Pour parvenir à cela, le film a la bonne idée d’enrichir la mythologie brièvement évoquée dans le précédent volet et d’introduire de nouveaux personnages. Sans perdre en efficacité (ou en surprises), Wedding Nightmare : deuxième partie déroule son récit avec une belle maîtrise d’écriture.

Wedding Nightmare : deuxième partie.

Sympathy for the Devil

C’est le twist du premier film : dans Wedding Nightmare, les Le Domas confient à Grace qu’ils ont conclu un pacte avec un certain M. Le Bail, des siècles auparavant, et doivent respecter certaines traditions. L’une d’entre elles oblige les nouveaux membres de la famille à jouer à un jeu, la nuit de leur mariage, en piochant une carte. Quand Grace pioche la seule carte qu’il ne fallait pas tirer (un cache-cache mortel), elle pense que les Le Domas sont pétris de superstitions et de croyances infondées.

À la fin du film, n’ayant pas réussi à assassiner la jeune femme, les derniers membres de la famille explosent (littéralement) et Grace aperçoit rapidement une silhouette fantasmagorique : M. Le Bail lui-même.

Wedding Nightmare : deuxième partie commence avec cette idée : le diable existe et a bien conclu un pacte avec la famille Le Domas. Le film peut ainsi développer la mythologie entourant ce mystérieux Le Bail et introduire d’autres familles, toutes membres d’une organisation secrète qui contrôle le monde.

Grace est de nouveau chassée par les autres familles qui veulent terminer le jeu, accompagnée de sa sœur, Faith, entraînée malgré elle dans cette situation cauchemardesque. 

Wedding Nightmare : deuxième partie.

Chasse à l’homme et explosion

Samara Weawing reprend le rôle de Grace et forme avec Kathryn Newton un duo de choc. Si l’histoire autour de ces deux sœurs perdues de vue est somme toute assez superficielle (leurs échanges apportent néanmoins quelques respirations), leur association face à des tueurs plus ou moins déterminés représente la force du film.

La traque reprend, la zone de chasse est plus grande et le film enchaîne les séquences d’action assez inspirées, à coups d’explosions humaines, de combats rapprochés dans des endroits insolites, avec une surenchère permanente dans le sanglant à mesure que le récit avance. Si on peut regretter le « plot-amure » [effet scénaristique qui consiste à ne jamais faire mourir des personnages pour faire avancer l’histoire, ndlr], Wedding Nightmare : deuxième partie est jouissif, sanglant, décomplexé et gore, dans la continuité du précédent volet.

Wedding Nightmare : deuxième partie.

S’ajoutent à cela Sarah Michelle Gellar dans le rôle d’une tueuse impitoyable (confirmant la vibe inspirée des années 1990, façon slasher comme Scream ou Souviens-toi… l’été dernier) et Elijah Wood dans celui de l’avocat surprenant de M. Le Bail. Tel un témoin intouchable et impartial qui assiste aux événements sans jamais perdre son sourire et son approche contractuelle, il pose le cadre et les règles de l’histoire.

Puisque la mythologie est au cœur de cette suite, le film a la judicieuse idée d’aller dans une direction surprenante dans sa seconde partie, rebattant les cartes et ne se contentant pas d’être une simple redite du premier (ce que ce long-métrage est, volontairement, pendant un bon moment).

Le développement du monde entourant M. Le Bail et les familles permettent à Wedding Nightmare : deuxième partie de dépasser le cadre du simple slasher horrifique et de plonger dans une direction artistique plus effrayante, morbide et folklorique.

Wedding Nightmare : deuxième partie.

Suffisamment inventif dans ses mises à mort et dans la surenchère façon série B, Wedding Nightmare : deuxième partie est une comédie horrifique d’action très efficace, fun et surprenante. Le casting s’amuse, la mythologie surnaturelle (et morbide) s’enrichit et le film tient sa promesse du début à la fin.

Tout donne envie de voir une troisième partie et de suivre, une nouvelle fois, le personnage de Samara Weawing dans des jeux de plus en plus mortels et sanglants. 

La bande-annonce de Wedding Nightmare : deuxième partie.

Elijah Wood, Sarah Michelle Gellar… Qui sont les nouveaux personnages de Wedding Nightmare 2 ?

7 avril 2026 à 14:55

En 2019, quand Wedding Nightmare sort sur les écrans, le public découvre une comédie horrifique sanglante et gore au postulat intrigant : une jeune mariée doit piocher une carte et jouer à un jeu avec sa belle-famille le soir de ses noces. Seulement, elle tombe sur un jeu mortel de cache-cache l’obligeant à se défendre et à survivre toute une nuit.

Utilisant le principe du jeu de cache-cache et des superstitions pour dérouler son récit, le premier film était notamment porté par l’interprétation mémorable de Samara Weaving et par la part de mystère entourant la justification de ce jeu mortel. Six ans après, Wedding Nightmare : deuxième partie reprend exactement à la fin du premier film et développe la part plus surnaturelle de l’univers, en introduisant notamment d’autres familles et de nouveaux personnages.

La bande-annonce de Wedding Nightmare : deuxième partie.

Entre le huis clos sanglant et l’ambiance inspirée des slashers horrifiques des années 1990, Wedding Nightmare : deuxième partie voit plus grand que son prédécesseur, avec plus d’ambition, plus de meurtres et plus de secrets révélés. Samara Wearing reprend son rôle de Grace, accompagnée d’un casting inédit.

Le jeu reprend

Le spoiler est nécessaire, mais il justifie l’existence même de la suite. À la fin de Wedding Nightmare, le personnage incarné par Samara Weaving survit à ce cache-cache mortel et arrive, plus ou moins, à se débarrasser de ses assaillants. Elle comprenait également que le pacte surnaturel passé par sa belle-famille avec le Diable était véridique et source de leur fortune et de leur rang social.

Dans Wedding Nightmare : deuxième partie, toute cette mythologie est encore plus développée, avec l’arrivée de personnages essentiels. Le casting de la suite est ainsi flamboyant : aux côtés de Samara Weaving, on retrouve Elijah Wood (Le seigneur des anneaux), Sarah Michelle Gellar (Buffy contre les vampires), Kathryn Newton, Shawn Hatosy, Néstor Carbonell et même le réalisateur mythique David Cronenberg dans un petit rôle !

Le film part d’un postulat très simple : Grace ayant survécu et sa belle-famille ayant été éliminée, la place que cette dernière occupait dans une organisation secrète (et satanique) est vacante. Les autres familles de cette société, également liées contractuellement au Diable, doivent continuer le jeu de cache-cache avec Grace. À la clé, la possibilité pour le chef de l’une des familles de gagner la place suprême et de contrôler, littéralement, le monde entier, dans l’ombre.

Elijah Wood incarne ainsi l’avocat du Diable (qui veille à ce que les règles soient respectées par tous), alors que Sarah Michelle Gellar interprète l’une des enfants de David Cronenberg, patriarche de l’une des familles, qui compte bien voir sa progéniture sur le trône. La partie reprend au sein d’une résidence luxueuse, mais Samara Weawing n’est pas seule. Sa sœur, incarnée par Kathryn Newton, l’accompagne bien malgré elle dans ce nouveau cache-cache impitoyable. Wedding Nightmare : deuxième partie sort dans les salles ce 8 avril 2026.

Olivia Rodrigo de retour : tout savoir sur son nouvel album

7 avril 2026 à 11:15

OR3, nom de code du troisième album d’Olivia Rodrigo, faisait l’objet de nombreuses rumeurs depuis plusieurs mois ! Prédominance de la couleur rouge (après le violet des deux premiers disques), ambiance différente et expérimentation dans le style, nouvelles thématiques abordées, nouveau nom de quatre lettres seulement ?

La chanteuse évoquait régulièrement son travail en studio autour de son nouveau disque, sans donner pour autant d’autres informations officielles. Le mystère est enfin résolu : Olivia Rodrigo a révélé sur les réseaux sociaux le nom, la pochette et la date de sortie de son troisième opus musical. You Seem Pretty Sad for a Girl So in Love (bien loin des titres à  quatre lettres) est ainsi prévu pour le 12 juin 2026.

Treize morceaux sont actuellement annoncés et la couverture du disque montre l’artiste sur une balançoire, la tête en bas, avec une couleur qui tend vers le bleu-gris, et non pas le rouge prédit par les fans.

Avec ce titre doux-amer, Olivia Rodrigo pourrait encore parler d’amour… avec peut-être une certaine mélancolie ?

Comme elle le confie pourtant à British Vogue, la mélancolie est loin d’être son état d’esprit actuel. Heureuse et en couple, l’artiste de 23 ans enchaîne les succès, entre sa vie aux États-Unis et à Londres. La tournée de Guts a en effet permis à Olivia Rodrigo de confirmer son appétence pour la scène et pour le rock rétro. On se souvient de son concert à Glastonbury et du moment partagé avec Robert Smith, le chanteur de The Cure.

You Seem Pretty Sad for a Girl So in Love, toujours d’après British Vogue, sera donc un album rempli de « chansons d’amour tristes », écrites par une jeune femme qui connaît l’amour et qui a simplement peur de le perdre. Après la tristesse et le chagrin de Sour, puis la rage et l’émancipation de Guts, You Seem Pretty Sad for a Girl So in Love est décrit comme l’album le plus expérimental d’Olivia Rodrigo.

Bientôt un concert à Paris ?

La promotion de You Seem Pretty Sad for a Girl So in Love a commencé et Olivia Rodrigo pourrait dévoiler, au compte goutte, tout ce qui entoure son prochain album. C’est en tout cas ce que laissent présager ses récentes vidéos Instagram. À Los Angeles, Londres, Paris et dans le New Jersey, l’artiste s’est filmée en train d’accrocher un cadenas à l’effigie de son disque sur des ponts.

Simple façon de communiquer autour de la sortie imminente de sa nouvelle œuvre ou message caché concernant des événements à venir dans les endroits montrés ? Olivia Rodrigo va-t-elle annoncer quelques concerts pour accompagner la sortie de You Seem Pretty Sad for a Girl So in Love dans une poignée de villes, avant, probablement, une tournée plus conséquente ? Réponse dans les semaines et mois qui viennent.

T’aimer à l’infini, de Sophie Jomain : romance, personnages… Tout savoir sur le livre événement

7 avril 2026 à 10:55

Cœur, amour et sentiments : Sophie Jomain fait son retour en librairie avec une nouvelle histoire conçue pour faire naître les palpitations. Dans T’aimer à l’infini, publié le 1er avril chez Albin Michel Jeunesse dans la collection Teen Romance, l’autrice poursuit sa voie avec un récit à la croisée de la romance et d’un fantastique discret.

De quoi parle le roman ?

L’histoire suit une adolescente contrainte de quitter son cadre de vie pour s’installer à Lille avec ses parents. En perte de repères, elle voit son quotidien bouleversé par sa rencontre avec Hadrien, un garçon à la fois attirant et troublant. Parallèlement, un phénomène étrange apparaît : des murmures semblent provenir des murs de sa chambre, introduisant une dimension surnaturelle.

Le roman s’inscrit dans le registre du young adult. Il aborde le passage à l’âge adulte à travers une romance marquée par l’intensité des premiers sentiments et des zones de secret. Le fantastique reste discret, intégré au quotidien plutôt que central à l’intrigue.

La réception reste encore limitée en raison de la sortie récente du roman. Les premiers retours évoquent une écriture fluide et sensible, avec quelques réserves sur une entrée dans le récit parfois jugée déroutante. Sur les réseaux sociaux, l’engagement provient surtout du lectorat déjà fidèle de l’autrice.

Qui est Sophie Jomain ?

Née en 1975, Sophie Jomain compte parmi les figures actuelles de la littérature young adult et new adult en France. Elle s’est fait connaître avec la saga Les étoiles de Noss Head, qui mêlait déjà romance et fantastique. Depuis, elle a développé une œuvre prolifique, allant de l’urban fantasy, avec la série Felicity Atcock, à la romance contemporaine, en passant par des romans à tonalité plus légère.

Son dernier roman devrait intéresser le lectorat déjà familier de ses récits, ainsi que les amateurs d’histoires sentimentales traversées par une part d’étrangeté, dans la lignée de titres récents, comme Powerless de Lauren Roberts ou la saga Le sang et la cendre de Jennifer L. Armentrout.

Une unique lueur : Fred Vargas est de retour avec une nouvelle enquête du commissaire Adamsberg

7 avril 2026 à 10:35

En 2023, après six ans d’absence, l’autrice Fred Vargas est revenue au personnage le plus important de sa carrière, le commissaire Adamsberg, dans le polar Sur la dalle (Flammarion).

Trois ans plus tard, la romancière poursuit sur sa lancée avec Une unique lueur (Flammarion), une nouvelle enquête de Jean-Baptiste Adamsberg à découvrir en librairie dès le 8 avril 2026.

Fred Vargas ne quitte plus Adamsberg. Depuis 1991 et le roman L’homme aux cercles bleus (Hermé), le commissaire Adamsberg est le protagoniste régulier des récits de l’écrivaine. Dix romans au total avant la sortie d’Une unique lueur, deux bandes dessinées, plusieurs adaptations sur le petit et le grand écran… Le personnage a évolué avec les lecteurs, devenant une référence incontournable du polar.

Dans le nouveau livre de Fred Vargas, le commissaire Adamsberg se lance dans une nouvelle enquête, à Paris, autour du meurtre d’une jeune femme ressemblant comme deux gouttes d’eau à une célèbre actrice américaine. Un corps est retrouvé, sans trace de lutte ou de brutalité apparente, laissant les enquêteurs perplexes. Le commissaire Adamsberg doit alors user de toute son imagination et de son pouvoir de déduction pour avancer dans cette affaire très étrange.

La presse déjà conquise ?

Chaque nouveau roman de Fred Vargas est attendu par les lecteurs et la presse. En 40 ans de carrière, l’écrivaine a défini son propre style, le « rompol » (pour « roman policier »), et le Ccommissaire Adamsberg en est la meilleure démonstration. Derrière l’enquête et le mystère, l’autrice ajoute une part de poésie, d’humour et d’absurde à son récit. La façon de penser et d’enquêter de son personnage principal est toujours surprenante, entre ses réflexions alambiquées et la place de l’inexpliqué ou du ressenti personnel. Si Sur la dalle n’avait pas forcément convaincu les critiques – à cause d’une intrigue trop légère –, Une unique lueur est déjà plébiscité.

Le Figaro, notamment, évoque « une réussite absolue » qui marque enfin le « grand retour de Fred Vargas » grâce à une « intrigue subtile ». Ce nouveau roman semble ainsi célébrer deux choses : les 40 ans d’écriture de Fred Vargas d’un côté, et la longévité du commissaire Adamsberg de l’autre. Le personnage est plus vivant et authentique que jamais, aussi désarçonnant qu’attachant, et au service d’une enquête imprévisible qui mêle crime et cinéma. 

The Batman 2 : c’est bon, on a enfin de bonnes nouvelles pour le film

7 avril 2026 à 08:25

Après des mois de silence radio et des rumeurs d'annulations ou de reports incessants, l'horizon s'éclaircit enfin pour le Bruce Wayne de Robert Pattinson. Entre date de tournage confirmée, retours de visages familiers et casting XXL, la suite du chef-d'œuvre de Matt Reeves est désormais sur les rails.

Véronique : c’est quoi ce documentaire sur Véronique Sanson ?

3 avril 2026 à 11:30

À presque 75 ans, Véronique Sanson continue son chemin incroyable dans la musique. Après une nomination remarquée aux Victoires de la musique en 2024, elle est au cœur, ce 3 avril 2026, d’un documentaire inédit sobrement intitulé Véronique, diffusé sur France 3 à 21h10. Dans ce film réalisé par Tom Volf (Maria by Callas), la vie de cette icône de la chanson française est retracée dans son ensemble.

Entre ses souvenirs personnels, son envie de liberté, ses histoires d’amour — avec une place importante laissée à Michel Berger — et ses plus grands succès, l’œuvre de Véronique Sanon apparait indissociable de sa vie.

La bande-annonce de Véronique.

Tout en gardant le texte et la musique comme fil conducteur, Véronique propose des images d’archives inédites et des documents exclusifs, permettant de mieux comprendre comment la chanteuse est devenue l’une des plus grandes ambassadrices de la culture française.

Un récit à la première personne ?

Après Bardot, sorti en décembre dernier, Véronique semble utiliser le même procédé narratif que le documentaire consacré à Brigitte Bardot : un film raconté plus ou moins à la première personne, qui permet à l’artiste de s’exprimer, tout en utilisant les images d’archives pour illustrer les pensées et les souvenirs évoqués. Les symboles de la chanson française se prêtent de plus en plus au jeu des témoignages subjectifs revenant sur leur carrière et leur vie, d’autant plus quand elles sont sources de fascination, d’année en année. 

Véronique a déjà conquis une partie de la critique. Télérama estime notamment que le documentaire est un « portait aussi touchant que vibrant », qui souligne l’importance de l’amour perdu entre Véronique Sanson et Michel Berger dans la carrière et la vie de la chanteuse. Radio France y voit « un portrait sublime » alors que Véronique devrait autant convaincre les néophytes que les fans de l’artiste.

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