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Marsupilami : à quel âge voir le film de Philippe Lacheau ?

6 février 2026 à 13:30

Après un passage remarqué au Festival du film de comédie de l’Alpe d’Huez, Marsupilami de Philippe Lacheau est désormais disponible dans les salles obscures françaises. En seulement quelques jours d’exploitation, le long-métrage sur la créature jaune et noire a déjà séduit 308 329 spectateurs (en comptant les avants-première). Un chiffre record qui le place dans le sillon d’une autre comédie française à succès : Un p’tit truc en plus d’Artus (2024).

À la fois drôle et familial, Marsupilami offre à Philippe Lacheau l’opportunité de se « réinventer ». Le réalisateur, tout en conservant sa fibre humoristique parfois graveleuse propre à la Bande à Fifi, offre, selon plusieurs critiques, un film avant tout fédérateur. En racontant à hauteur d’enfant cette nouvelle aventure, le cinéaste à qui l’on doit Babysitting (2013) et Alibi.com (2017) devrait toucher un plus large public et permettre ainsi aux plus jeunes de découvrir le long-métrage adapté de l’œuvre d’André Franquin.

Marsupilami.

Un film accessible aux enfants ?

C’est en tout cas ce que rapporte Parents. Selon le média, le long-métrage « peut être vu à partir de six ans, c’est d’ailleurs l’âge de Léo, le fils de David (Philippe Lacheau) dans le film ». Toutefois, un exploitant de cinéma interrogé dans ces mêmes colonnes tempère et précise : « le film est plutôt pour les enfants à partir de 10 ans. L’humour de Philippe Lacheau colle moins avec un public familial. Les blagues ne sont pas 100 % à destination des enfants. »

Magicmaman de son côté note que « le réalisateur et sa bande ont une vraie expertise dans les comédies accessibles à tous » en faisant référence aux précédents projets de la troupe comme Nicky Larson et le parfum de Cupidon (2018). Le média illustre notamment son propos en pointant les nombreuses références à la pop culture des années 1980 et 1990 : « Le Marsupilami regorge de clins d’œil à E.T., Gremlins ou encore Jurassic Park. »

Bien que l’histoire soit « compréhensible pour les plus jeunes », Magicmaman précise que le film n’est vraiment accessible qu’aux enfants d’au moins six ans. Bien que ceux de quatre ans puissent apprécier les gags liés à la créature du Bébé Marsupilami, les subtilités humoristiques ainsi que l’action ne pourront être comprises que par un public plus âgé.

Un constat qui n’est pas de l’avis d’un journaliste belge de la RTBF, Hugues Dayez, qui via HuffPost questionne à quel public est destiné le film familial, compte tenu de « blagues sur le viagra et les cuvettes de WC ». « Je me demande vraiment si c’est un film à montrer aux enfants » a notamment ajouté le journaliste avant de dresser un portrait au vitriol du film de Philippe Lacheau.

Marsupilami : comment a été créée la créature dans le film de Philippe Lacheau ?

3 février 2026 à 11:45

La Bande à Fifi est de retour au cinéma, accompagnée par Jamel Debbouze et par le Marsupilami. Dans ce nouveau film mettant en scène l’animal exotique créé par Franquin, plusieurs personnages sont confrontés à un bébé Marsupilami lors d’une croisière, alors que la créature est convoitée par des braconniers.

Philippe Lacheau réalise cette nouvelle comédie et s’attaque au projet le plus ambitieux de sa carrière.

La bande-annonce de Marsupilami.

Outre le poids évident de l’héritage, il a fallu concevoir et réaliser un Marsupilami suffisamment réaliste pour convaincre (quel espacement entre les yeux ? Quel nombre de points noirs sur quel jaune ?), tout en ayant une marge de manœuvre suffisamment large pour pouvoir raconter l’histoire voulue.

Dans Marsupilami, l’action tourne ainsi autour d’un bébé (et non pas d’un adulte comme dans le film d’Alain Chabat), et l’animal a représenté un véritable challenge pour les équipes, de la conception sur le papier à la réalisation technique et au rendu fini à l’écran.

Comment le Marsu a-t-il été fait ?

Dans le podcast Séance tenante, Philippe Lacheau est ainsi revenu sur la création du Marsupilami. Il confie plusieurs choses. Premièrement, il voulait se démarquer et s’éloigner du film Sur la piste du Marsupilami d’Alain Chabat (même si les deux films sont liés par le personnage de Jamel Debbouze), sans pour autant perdre l’essence du Marsupilami. En un seul regard, le spectateur doit reconnaître l’animal, Philippe Lacheau ayant à cœur à respecter l’œuvre de Franquin.

Ainsi, lorsque le choix de mettre en scène un bébé Marsupilami a été fait, l’équipe technique a conçu un animatronique aux bonnes proportions – bien que la présence de nombreux moteurs dans le visage ait nécessité de le faire un peu plus gros qu’initialement prévu –, Philippe Lacheau désirant le plus possible interagir avec quelque chose de concret et d’authentique. Dans toutes les scènes qui le permettent, le Marsupilami que l’on voit à l’écran est donc un animatronique, commandé à distance, tangible et réel.

Mais le film contient aussi son lot de scènes d’actions impossibles à réaliser avec un animatronique ! Pour toutes ces séquences, le Marsupilami est donc créé par des effets visuels, des VFX, représentés (sur le plateau) par un laser, afin que les acteurs sachent où regarder. Le Marsu a ensuite été finalisé lors de la postproduction.

Marsupilami utilise donc les deux techniques que sont l’animatronique et les effets spéciaux pour donner vie à sa créature exotique selon les besoins. À découvrir directement en salle, sur grand écran, à partir du 4 février 2026.

Marsupilami : le (vrai) retour de la comédie populaire et familiale

31 janvier 2026 à 07:00

Dans le genre des adaptations de bande dessinée culte au cinéma, il n’existe généralement qu’un seul credo : ça passe ou ça casse. Avec Marsupilami, Philippe Lacheau s’attaque à son projet le plus ambitieux et parvient à mêler son univers potache à celui, plus familial, de Franquin et du Marsupilami.

Le résultat, plus accessible que ses précédents films, devrait plaire aux fans de la Bande à Fifi et laisser sur le côté ceux qui n’ont jamais accroché à son humour.

Marsupilami.

Quelle est l’histoire du film ?

David (Philippe Lacheau), père d’un petit garçon et tout juste séparé de sa compagne, Tess (Élodie Fontan), est sur le point de perdre son travail. Pour contenter son patron, il accepte de transporter un colis étrange depuis l’Amérique du Sud lors d’une croisière familiale, en embarquant toute la famille pour faire plaisir à son fils. Quand le colis se révèle être un œuf de Marsupilami (la créature la plus convoitée au monde), le voyage prend une tout autre tournure.

Après les succès populaires que sont Babysitting (2014), Alibi.com (2017) ou encore le long-métrage Super-héros malgré lui (2021), Philippe Lacheau s’essaie de nouveau à l’adaptation d’une franchise culte, comme il avait pu le faire avec Nicky Larson et le parfum de Cupidon (2018). Dans Marsupilami, il offre sa propre version de la créature de Franquin, dans un film bien conscient des limites de l’exercice, qui ne prétend jamais être plus qu’une comédie familiale. En résulte alors un film maîtrisé et réussi.

Marsupilami.

La bande à Fifi ajuste le tir

C’était la grande question : Philippe Lacheau et sa troupe (surnommée la Bande à Fifi) allaient-ils être capables d’écrire un film Marsupilami suffisamment grand public pour toucher autant les adultes que les enfants ? Jusqu’à présent, les films de Lacheau reposaient sur un humour assez bas de plafond, potache et gras, avec son lot de nudité pour le bien de la blague ou de la situation rocambolesque.

Un humour efficace et immédiat qui ne pouvait pas correspondre à l’ambiance voulue sur ce Marsupilami, beaucoup plus orienté vers les familles. Premier constat : Philippe Lacheau réussit l’exercice. Sans perdre son amour pour la comédie de situation ou le gag physique, et tout en s’autorisant quelques touches d’humour graveleux (une scène de Viagra est du pur Lacheau), le réalisateur arrive, avec son équipe, à déplacer le curseur de la blague potache pour offrir une comédie familiale et fédératrice.

Marsupilami est ainsi à hauteur d’enfant. C’est bien le petit garçon de David et de Tess, Léo (joué par le touchant Corentin Guillot), qui est au cœur du récit. Sa relation naissante avec un bébé Marsupilami est à l’origine des nombreuses péripéties. Philippe Lacheau ne perd jamais de vue cette idée. Ainsi, l’humour du film repose sur l’enfance et l’innocence.

Le long-métrage est une succession de blagues pour enfants, agrémentée de références constantes aux films et séries des années 1980 et 1990, qui ont nourri Philippe Lacheau et ses comédiens. Le film ne cherche pas à être subtil. Son but ? La drôlerie pure ; avec, en prime, plusieurs francs éclats de rire.

Marsupilami.

Plus d’émotion que prévu ?

C’est bien le point le plus surprenant de ce Marsupilami. Outre les blagues et l’humour, le film de Philippe Lacheau installe une pointe d’émotion autour de la petite créature jaune, avec notamment l’incarnation de Jamel Debbouze.

Le comédien reprend son rôle tenu dans Sur la piste du Marsupilami (2012) d’Alain Chabat, investi d’une mission sacrée : protéger et préserver l’espèce en danger des Marsus. S’ajoute à cela le regard triste du jeune Léo face à des parents en pleine séparation. Le film crée ainsi un parallèle entre les plus jeunes personnages du film, séparés malgré eux d’une famille qu’ils pensaient éternelle.

Marsupilami.

Une croisière, un bébé Marsupilami – façon Grogu dans The Mandalorian –, Tarek Boudali en roue libre, Julien Aruti en idiot de service (comme souvent dans les films de Lacheau), quelques nouvelles recrues (Jamel Debbouze ou Alban Ivanov)… La nouvelle comédie de Philippe Lacheau est précisément ce qu’on attendait d’elle pendant une bonne partie du film.

Les gags s’enchaînent continuellement, chaque situation posée est faite pour répondre à une blague, tandis que la créature jaune devient un nouvel accessoire à utiliser pour faire rire.

Un long-métrage sincère

Finalement, Philippe Lacheau rappelle, à sa mesure, ce qu’avait fait Alain Chabat sur son Astérix et Obélix : mission Cléôpatre (2002). Une rencontre improbable entre un monument de la bande dessinée et un humour très particulier (qui plaît ou déplaît, sans demi-mesure).

Même si l’ensemble reste inoffensif (dans la veine du cinéma de Philippe Lacheau), on ne peut qu’apprécier la volonté évidente de la Bande à Fifi de s’attaquer au patrimoine de la BD franco-belge, avec toute sa sincérité et son envie de faire rire.

Marsupilami.

Il serait facile de reprocher à Marsupilami tout ce que la Bande à Fifi tente de faire. Une bande de potes fait des films à plusieurs millions d’euros, sans s’écarter de ce qui les a toujours fait rire : la déconne, le second-degré, la moquerie commune et le rire communicatif. Plutôt que de tomber dans le « hate-watching » gratuit (la comédie aura ses fervents détracteurs, cela ne fait aucun doute), on avoue sans mal avoir rigolé avec plaisir devant les frasques de cette troupe, et être ressorti de la projection avec une certaine naïveté.

Film innocent, simplement fait, Marsupilami confirme que Philippe Lacheau et les siens sont uniques dans le paysage audiovisuel français. Personne ne fait ce qu’ils font, à leur façon.

La bande-annonce de Marsupilami.

Marsupilami de Philippe Lacheau, avec Philippe Lacheau, Jamel Debbouze, Élodie Fontan, Tarek Boudali et Julien Arruti, 1h39, au cinéma le 4 février 2026.

Marsupilami est-il la suite du film d’Alain Chabat ?

28 janvier 2026 à 09:15

En 2012, dix ans après le succès inégalable d’Astérix et Obélix : mission Cléopâtre, Alain Chabat s’attaque à une autre figure emblématique de la bande dessinée franco-belge : le Marsupilami. Dans Sur la piste du Marsupilami, il collabore de nouveau avec Jamel Debbouze, qui y tient le rôle de Pablito Camaron, un ancien escroc qui sauve l’animal exotique et se prend d’affection pour lui.

14 ans après, Philippe Lacheau propose une nouvelle adaptation du personnage de Franquin au cinéma, avec le retour de l’acteur Jamel Debbouze dans le film, interrogeant le lien entre les deux longs-métrages.

La bande-annonce de Marsupilami.

Car dans cette version de 2026, l’humoriste tient effectivement une nouvelle fois le rôle de Pablito Camaron. Marsupilami est donc bien la suite de Sur la piste du Marsupilami, avec une mention faite à Alain Chabat dans le générique, crédité comme le créateur du personnage de Pablito.

Néanmoins, si les deux films partagent un protagoniste commun, il faut plus y voir une nouvelle aventure indépendante, qu’une suite narrative directe.

Un simple clin d’œil ?

Dans Marsupilami, Pablito Camaron tente de sauver un œuf de Marsu, dérobé par sa faute par des braconniers et qui tombe entre les mains de David (Philippe Lacheau), contraint de le ramener en France sous la menace.

L’histoire de ce nouveau film va donc dans une direction inédite et ne se repose pas sur les intrigues ou les pistes abordées par Alain Chabat dans son long-métrage. Jamel Debbouze sert simplement de passage de relais. Il reprend ainsi son rôle, sans que le visionnage de Sur la piste du Marsupilami ne soit nécessaire pour comprendre ce nouveau film.

Philippe Lacheau propose sa propre histoire avec un humour différent de celui de Chabat. Le lien entre les deux films s’inscrit plus dans un hommage et un clin d’œil, les deux aventures pouvant s’apprécier indépendamment l’une de l’autre.

Marsupilami est à découvrir dans les salles de cinéma dès le 4 février 2026 et s’annonce déjà comme l’une des comédies à succès de l’année.

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