Vue normale

Reçu hier — 11 avril 2026

Studio MinaLima revisite Le petit prince : “On a espoir d’apporter un nouveau regard”

11 avril 2026 à 06:00

Depuis sa publication en 1943, Le petit prince traverse les générations. Texte fondateur pour certains, livre d’enfance pour d’autres, il est surtout un ouvrage qui se redécouvre sans cesse. Cette année, le Studio MinaLima s’approprie l’histoire d’Antoine de Saint-Exupéry avec une édition illustrée et interactive, qui nous invite à redécouvrir une œuvre que l’on pensait déjà bien connaître. Rencontre.

Revisiter Le petit prince, ça n’est pas rien : comment ce projet est-il arrivé jusqu’à vous ?

Miraphora Mina : Ça faisait des années que l’on parlait aux personnes qui gèrent Le petit prince en leur disant qu’on voulait illustrer le livre. La réponse est venue de la part de Gallimard et de la famille de Saint-Exupéry. Ils nous ont invités à créer une édition spéciale pour célébrer les 80 ans de cet ouvrage.

Est-ce qu’il y a des éléments qui vous ont semblé plus difficiles à adapter visuellement ?

M. M. : L’idée a été de s’éloigner de l’œuvre originale iconique, qui est extrêmement aimée, à la fois en France et dans le monde entier. On s’est donc demandé comment faire quelque chose de nouveau, de différent, mais qui, on l’espère, sera tout aussi apprécié. C’était un grand défi, et notre idée a été de s’éloigner de l’œuvre originale, visuellement. On nous a donné carte blanche, mais… on a choisi de ne pas utiliser une touche de blanc !

Justement, avec quels outils avez-vous travaillé ?

M. M. : On commence toujours avec des crayons, des croquis, sur du papier. Mais ici, dès le départ, il y a eu une réflexion sur la palette de couleurs utilisée. On a fait le choix d’utiliser des couleurs fortes, puissantes, de donner une identité à chacun des mondes que Le Petit Prince va traverser, à chacune des planètes. On voulait que ces mêmes planètes deviennent vivantes.

Eduardo Lima : Ensuite, on a utilisé des outils numériques comme Photoshop.

Pour mieux comprendre les coulisses de la création : travaillez-vous ensemble ou séparément ?

M. M. : Nous travaillons avec une équipe de cinq à six personnes. Généralement, on donne une direction générale ainsi que des éléments-clés. Ici, par exemple : l’écharpe du Petit Prince, la typographie, etc. Ensuite, c’est un travail d’équipe. Il y a des gens spécialisés dans le développement des personnages, d’autres dans les décors.

E. L. : Par ailleurs, on a déjà revisité 11 classiques, dont Harry Potter : désormais, on a une formule solide.

Cette édition est, comme souvent, très interactive, puisque le livre contient notamment huit pop-up. Y avait-il des scènes dont vous saviez qu’elles seraient parfaites pour une telle animation ?

M. M. : C’est une réflexion qui intervient dans les premières étapes. On a d’abord des envies, des scènes qui nous viennent, mais il faut aussi composer avec le fait qu’il doit y avoir un certain rythme dans le livre, une répartition des pages qui contiennent des animations. Ce cadeau de l’interaction doit être bien rythmé pour le lecteur. C’est un peu comme lorsqu’on construit une maison : on ne peut pas mettre toutes les portes au même endroit. Parfois, il faut faire des compromis et choisir d’animer des scènes qu’on n’avait pas forcément pensé à animer au départ. 

Est-ce qu’il y a malgré tout des scènes qui se sont imposées visuellement plus que d’autres ? Certaines qui étaient non négociables ?

M. M. : Oui, par exemple, la scène avec le renard, qui est une scène très théâtrale. C’est vraiment un élément de création d’univers pour l’auteur à cet endroit-là. Et puis, il y a la scène de la rose qui est comme un cadeau, une révélation.

Est-ce que vous avez caché des détails, des “easter eggs” pour les lecteurs attentifs ?

M. M. : Je ne dirais pas forcément qu’on a caché des éléments, mais nous donnons énormément d’importance à tous les détails. Par exemple, les planètes ont toutes des visages, et elles ne regardent pas n’importe où : on voit bien qu’elles sont en train de veiller sur le Petit Prince. Par exemple, la planète où l’on voit tous les éléphants, l’un d’entre eux n’a pas réussi à atteindre la planète. On s’est donc dit que ce serait drôle, dans un prochain livre, qu’on retrouve cet éléphant-là, en se disant qu’il a fini par atterrir quelque part.

E. L. : De la même manière, pour la fin, il y a une illustration où on voit le Petit Prince qui pourrait veiller sur nous depuis sa planète. Pour finir, on a placé au début plusieurs éléments qui suggèrent ce qui pourrait se passer par la suite.

Est-ce qu’il y a des images qui, pour une raison ou pour une autre, n’ont pas été retenues ?

M. M. : Au départ, on avait envie d’en mettre beaucoup plus, mais il a fallu se rendre à l’évidence : le livre ne pouvait pas être trop long. Je pense qu’on a réussi à en mettre beaucoup, mais c’est toujours une décision très difficile pour nous de savoir combien il y aura d’illustrations, parce qu’on a toujours envie de tout illustrer.

Est-ce qu’on peut encore surprendre avec une œuvre que tout le monde croit connaître ?

M. M. : J’espère ! Ce sera aux lecteurs de nous le dire. C’est vrai que, lorsqu’on part d’une histoire qui est déjà si connue et qu’on nous donne la liberté d’apporter quelque chose de nouveau, on a espoir d’apporter un regard inédit.

E. L. : Et puis, nous avons déjà l’expérience des classiques, des histoires très connues, vendues à des milliers et des milliers d’exemplaires à travers le monde. Et pourtant, les lecteurs sont toujours intéressés de les redécouvrir avec une nouvelle perspective.  C’est aussi pour nous l’idée d’apporter un nouvel équilibre avec l’essor du digital. Les gens ont envie de pouvoir toucher le papier. Par exemple, ils ont beau connaître l’histoire de Frankenstein, ils sont ravis de pouvoir la découvrir d’une autre façon.

Ce type de livre nous dit également quelque chose du rapport à la lecture…

E. L. : Je pense que cette manière de présenter les livres est aussi une petite révolution. On l’entend beaucoup de la part des enfants et des professeurs. C’est aussi effrayant d’avoir un énorme bloc de texte. On nous dit que ça aide énormément les enfants à appréhender un ouvrage, le fait qu’il y ait une petite surprise à la page suivante. On nous dit aussi que beaucoup d’adultes sont attirés par ces livres-là, et se remettent à lire grâce à ça.

C’est l’éternelle question : Le petit prince est-il un livre pour enfants ou pour adultes ?

M. M. : Évidemment pour tous les âges, et pour les adultes qui ont un cœur d’enfant !

Pour finir, est-ce qu’il y a une réflexion, une phrase du Petit prince qui vous accompagne encore aujourd’hui ?

M. M. : Les adultes sont si étranges. Le Petit Prince n’arrête pas de le répéter pour expliquer qu’on doit regarder le monde d’une façon différente.

Reçu avant avant-hier

Luiza pour son premier album : “Chaque jour, je continue à apprendre”

10 avril 2026 à 06:00

Au printemps 2025, la France se réchauffe au son de Soleil bleu, tube dansant et universel qui impressionne par ses touches de dub et ses influences sud-américaines. Derrière ce carton surprise, de l’aveu même de son autrice, se cache Luiza, une chanteuse que l’on connaissait déjà en filigrane pour ses multiples collaborations avec des artistes de renom. Aux frontières de la musique brésilienne, de la pop française et de l’électro, l’artiste sort le 10 avril 2026 un premier album éponyme dans lequel on découvre de nouvelles facettes de sa personnalité aussi solaire qu’optimiste.

Soleil bleu, de Luiza.

Pouvez-vous nous parler de votre premier souvenir musical, vous qui venez d’une famille où la musique est omniprésente ?

Mon plus vieux souvenir, c’était à 4 ans, je sautais sur tous les canapés de la maison en chantant Ob-La-Di, Ob-La-Da des Beatles, la quatrième piste de l’album. La musique était partout dans la maison, c’était une affinité naturelle. Mon père est musicien et, toute petite, je l’accompagnais à ses concerts, j’écoutais ses disques… La musique est extrêmement présente dans ma vie depuis toujours.

À quel moment, vous êtes-vous dit que vous vouliez également faire de la musique votre métier ? Était-ce au moment du Conservatoire ?

Je dirai que ma formation au Conservatoire m’a avant tout donné tous les outils nécessaires pour faire de la musique. Un ancrage théorique pour m’apporter toute la liberté que j’ai aujourd’hui dans la musique. Grâce à la formation classique, j’improvise maintenant beaucoup plus.

Je me suis dit que je voulais en faire mon métier quand, après le Conservatoire, je suis partie pour l’école d’art, à La Réunion. Il a eu plusieurs années où, avant de chanter professionnellement, je montais sur les scènes des autres tellement j’avais envie de chanter. C’était plus fort que moi, j’attrapais le micro et je commençais à chanter ce que j’avais en tête.

Funambule, de Luiza et Mahom.

Monter sur scène et se mettre à chanter quand on a 20 ans, c’est un peu l’équivalent de sauter sur un canapé quand on a 4 ans…

Oui, tout à fait !

On connaît votre double culture franco-brésilienne, qui se ressent énormément dans votre musique. Quand vous étiez jeune, écoutiez-vous beaucoup de musique brésilienne ?

J’ai grandi en écoutant de la samba, de la MPB, du choro… J’aime profondément cette scène musicale. Le Brésil est un des pays du monde qui écoute le plus sa propre musique ! Ma mère est brésilienne, et c’est quasiment uniquement la musique qu’elle écoute. J’ai eu la chance d’être été bercée par ces mélodies et ces rythmes.

Vos premières apparitions étaient surtout des featurings sur les pistes d’autres artistes : Mahom, Flavia Cohelo, Khoe-Wa… Vous étiez une voix que l’on connaissait sans savoir qui elle était…

C’est grâce à tous les artistes qui m’ont fait confiance, alors que je sortais de nulle part ! Je pense que la plupart des artistes avec lesquels j’ai collaboré sont des artistes dont j’ai squatté la scène. Je suis montée sur scène, j’ai pris un micro, j’ai chanté, et voilà ! La plupart l’ont très bien pris, et ils ont fini par me proposer d’enregistrer avec eux. J’ai eu la chance de faire plusieurs collaborations importantes comme ça.

Sua Pele, de iZem, Flavia Coehlo et Luiza.

Au moment où on a commencé à vous entendre régulièrement, une étiquette est apparue pour décrire votre style : l’électropop tropicale.

Évidemment, je suis de la génération électro ! C’est ce qui cartonnait quand j’étais adolescente. En 2015, à mes débuts, c’était vraiment ce que j’écoutais sans arrêt. Mais, étrangement, maintenant, j’écoute très peu de musique électronique. J’écoute principalement de la musique très organique, qui vient du monde entier.

Ceci étant dit, je n’arrive pas à enlever cet aspect-là de moi et ça se retrouve dans ma musique. J’aime beaucoup pouvoir amener cette énergie sur scène. C’est un aspect de la musique qui me plaît. Je ne peux pas m’en séparer.

La dimension dub et électro est toujours très présente dans votre musique et dans votre premier EP. Vous parliez de 2015, mais votre premier album sort finalement dix ans plus tard. C’est rare, pour une pop star, d’avoir une “première carrière” aussi longue avant de se lancer en solo. C’est quelque chose que l’on voit davantage dans le jazz !

Oui, je fais de la scène depuis 2018 de manière professionnelle et ça fait dix ans que j’enregistre des chansons avec d’autres artistes. Mais, entre mes premiers enregistrements et les tournées que je fais maintenant, il a fallu absolument tout apprendre.

Enregistrer une chanson dans un studio et faire de la scène sont deux choses complètement différentes. Quand j’ai fait mes premières scènes, il y a des années, j’ai découvert qu’il ne fallait pas juste chanter. Chanter devant 20 000 personnes, pour moi, ce n’est pas un problème. Mais il faut aussi faire de l’animation, interagir avec la foule, savoir occuper l’espace… Tout ça me terrifiait !

Luiza.

Alors j’ai eu la chance de pouvoir apprendre ça petit à petit et de progresser. Toutes ces années de travail m’ont bien forgée. Je suis ravie d’avoir pris le temps, aussi, de savoir ce que je voulais. Chaque jour, je continue à apprendre.

Vous chantez en français, en anglais et en portugais, en passant de manière fluide de l’un à l’autre. Avez-vous les mêmes facilités à écrire et à chanter dans les trois langues ?

Quand je change de langue, je deviens immédiatement une autre Luiza. C’est vraiment, physiquement, quelque chose que je ressens dans mon cœur, mon énergie. Quand je chante en portugais, c’est toute la culture du pays que je ressens, c’est fou. C’est aussi parce qu’au-delà de la langue, il y a aussi la musicalité qui est différente. Ça donne un autre rapport à l’écriture. D’ailleurs, c’est beaucoup plus simple pour moi d’écrire en portugais, parce que je m’amuse beaucoup plus avec la percussion des mots et la mélodie de chaque son. C’est une langue très mélodieuse, avec laquelle je peux beaucoup m’amuser.

Manha de Carnavale, de Luiza.

L’écriture de votre premier album a-t-elle été une étape difficile pour vous ?

Il y a des morceaux qui sont venus très naturellement. Certains ont même été enregistrés en une prise ! En revanche, il y en a d’autres qui ne sont même pas sortis quand on a terminé de faire l’album, sur lesquels je galère depuis des années. Donc, je dirais que ça dépend vraiment du morceau et du moment. C’est très spécial d’enregistrer en studio avec un agenda très précis. On te dit : “Voilà, on a deux jours de studio, le 14 et le 15, et il faut que, dans ces deux jours, tu aies impérativement de l’inspiration !”

Mais je trouve que l’inspiration ne se commande pas vraiment, donc c’est un apprentissage aussi de se mettre dans ce processus-là. D’arriver à se dire “Tel jour, on enregistre, il faut que j’aie un éclair d’inspiration.” Il y a une samba célèbre qu’on pourrait traduire par “le pouvoir de la création” qui décrit comment la samba est quelque chose qui te traverse de part en part. C’est quelque chose qui arrive comme ça, comme une lumière qui nous inspire les airs et les mots. Ça nous amène une mélodie, ça nous amène à penser qu’il y a une force plus grande qui nous habite, et qui nous dépasse.

Et même en français, on parle bien d’éclair de génie !

Quelque chose qui vient du ciel, qui traverse tout et qui nous éclaire très fort. Une sorte d’inspiration céleste, tout à fait !

Revenons sur le tube Soleil bleu. On vous a beaucoup accolé une image de “chanteuse estivale”, mais, quand on écoute vos autres morceaux, on découvre des choses très différentes.

Ce côté solaire fait entièrement partie de moi ! Mais j’ai aussi un côté très lune, très cosmique, tourné vers la nuit. Dans l’album, il y a donc des morceaux beaucoup plus planants et beaucoup plus nocturnes. Ça fait entièrement partie de moi, ce sont même les morceaux que j’aime le plus. Donc oui, j’ai ces deux personnalités qui résonnent de manière très vive.

« Le monde est plus beau quand on s’aime. Aujourd’hui, c’est politique de l’affirmer ! »

Luiza

Et ce sont des personnalités qui parlent à un public extrêmement large. Quand on regarde un peu les commentaires sur vos réseaux sociaux, on trouve autant des adolescents que des gens qui disent : “J’ai 80 ans et j’ai retrouvé ma jeunesse.”

Ce qui est fou dans cette histoire, c’est que ça touche les enfants, les grands-parents, les gens de milieux plus aisés, mais aussi ceux qui vivent dans la nature. C’était un immense honneur de découvrir que mes chansons touchent autant de générations et de classes sociales.

À ce propos, vous avez dit dans une interview que votre musique avait un caractère politique, parce qu’elle portait notamment des valeurs d’amour et de bienveillance. Pourtant, on ne vous rattacherait pas spontanément au courant de la protest song. Pouvez-vous nous expliquer ce que vous entendez par là ?

L’amour, la bienveillance, mais aussi le rapport à la nature sont très présents dans mon album et dans tous mes textes. C’est important pour moi d’affirmer cette conscience de notre condition naturelle. Il y a quelque chose que l’on a tendance à oublier. Nous ne sommes pas dans la nature : nous sommes la nature. Une nature qui a sa propre conscience, située sur une planète qui flotte dans le cosmos. C’est important pour moi de reposer ma conscience là-dessus. Quelque part, c’est politique.

L’écologie ne devrait pas être un parti politique, mais une chose partagée par tout le monde. Tout comme les valeurs de bienveillance, d’amour, de solidarité. C’est important de tous se soutenir. Le monde est plus beau quand on s’aime. Aujourd’hui, c’est politique de l’affirmer !

Luiza en tournée.

Quelle est la suite pour vous après ce premier album?

Une TRÈS grosse tournée, déjà. [Rires] Pour la suite, on verra : je suis quelqu’un qui a du mal à regarder en arrière, mais aussi à me projeter vers le futur. Évidemment, je réfléchis déjà à la suite. J’ai déjà recommencé à composer, à retravailler des chansons. Le prochain album, on aimerait l’enregistrer au Brésil, ou même, pourquoi pas, à La Réunion.

Quelle œuvre culturelle vous a récemment marquée ?

La dernière fois que je me suis dit : “Il faut que les gens découvrent ça”, c’est en regardant Sans filtre (2022), le film de Ruben Östlund qui a eu la Palme d’or en 2022. Il a aussi fait The Square (2017), qui était vraiment incroyable.

Enfin, si vous deviez nous recommander un seul artiste brésilien ? Celui que vous emporteriez sur une île déserte ?

C’est dur ! J’ai grandi avec des parents qui écoutaient du jazz et de la musique brésilienne tout le temps, alors c’est dur, j’ai envie d’en citer des dizaines. Déjà, je voudrais inviter tout le monde à écouter de la musique brésilienne, parce que c’est un patrimoine à la fois vivant et monumental. Mais si je devais citer quelqu’un, ça serait tout de même Gilberto Gil.

Almodóvar, Farhadi, Kore-Eda : le Festival de Cannes 2026 dévoile sa sélection

9 avril 2026 à 15:40

C’est enfin l’heure de la Sélection officielle pour le prochain Festival de Cannes. Après des semaines de spéculations, la liste est désormais connue et, entre les habitués, les retours inattendus et les nouveaux talents du cinéma, la sélection met à l’honneur toute la diversité du 7e art.

En compétition, plusieurs grands cinéastes seront présents sur la Croisette, avec le retour de Pedro Almodóvar – un artiste récurrent du Festival – et son nouveau film intitulé Autofiction. Cinq ans après avoir obtenu le Grand Prix pour Un héros, Asghar Farhadi est également de retour avec Histoires parallèles, notamment porté par Isabelle Huppert, Catherine Deneuve et Virginie Efira.

Toujours en compétition, impossible de ne pas citer Sheep in the Box de Hirokazu Kore-eda, Moulin de László Menes (avec Gilles Gilles Lellouche dans le rôle de Jean Moulin), Coward de Lukas Dhont (après le saisissant Close en 2022) avec Paul Mescal, ou encore El Ser Querido de Rodrigo Sorogoyen, qui revient au cinéma après le succès d’As Bestas en 2022.

Jeanne Herry (Je verrai toujours vos visages) est en compétition avec Garance, tout comme Arthur Harari et le surprenant L’inconnue, avec Léa Seydoux dans le rôle-titre.

Du beau monde sur la Croisette

Si l’absence de blockbusters américains se fait remarquer (pas de Steven Spielberg ni de Christopher Nolan), il y aura des personnalités emblématiques du 7e art pendant les deux semaines de festival : John Travolta présentera son premier film (Vol de nuit pour Los Angeles), Ron Howard, un documentaire consacré au photographe Richard Avedon, Steven Soderbergh un documentaire sur John Lenon, ou encore Kristen Stewart et Woody Harrelson dans le nouveau film de Quentin Dupieux, Full Phil.

La catégorie Un certain regard, d’après les mots de Thierry Frémaux, mettra en avant les nouvelles voix du cinéma, les nouvelles formes d’expressions, avec une approche très contemporaine.

Les rendez-vous hors compétition

Enfin, La bataille de Gaulle : l’âge de fer aura droit à son avant-première exceptionnelle lors du Festival de Cannes. Première partie d’un ambitieux diptyque, le film s’annonce comme le blockbuster de la sélection en l’absence de gros films américains.

Toujours hors compétition, notons le retour de Nicolas Winding Refn (réalisateur de Drive) avec le trip psychédélique Her Private Hell, et Karma, réalisé par Guillaume Cannet, avec Marion Cotillard.

La bande-annonce de La bataille de Gaulle : l’âge de fer.

Comme chaque année, Thierry Frémaux a indiqué que la Sélection officielle sera complétée ultérieurement par quelques films, le temps de valider l’ensemble des longs-métrages présents lors du 79e Festival de Cannes. Peut-être le James Gray ou, plus improbable, le Terrence Malick ? Réponse dans quelques jours.

Sylvain Tesson de retour avec un nouvel essai, Le grimpeur et le grognard

9 avril 2026 à 14:35

Sylvain Tesson et Régis Debray, deux monuments de la littérature et de la pensée, échangent dans Le grimpeur et le grognard, à venir aux éditions Gallimard le 16 avril 2026. Une correspondance entre l’écrivain et le philosophe autour de la vie, de leurs parcours respectifs, de leurs considérations différentes ou communes des choses. Le « grognard », c’est Régis Debray. Le « grimpeur », c’est Sylvain Tesson.

Depuis leur rencontre en 2018, les deux hommes s’écrivent, et le fruit de cet échange est à découvrir dans ce livre singulier. Sont-ils en opposition ou en accord ? Se parlent-ils l’un à l’autre ou à eux-mêmes ? Le grimpeur et le grognard est un échange vif, spontané, drôle et sérieux. Entre les piques envoyées et la complicité tout de même évidente des deux hommes, le livre est avant tout présenté comme une réflexion personnelle et authentique de deux penseurs et de deux rêveurs qui ont à leur façon fait avancer les choses. Sans jamais être moralisateurs ou condescendants envers le lecteur, Sylvain Tesson et Régis Debray s’essaient à l’exercice subtil de la correspondance, mais aussi à l’auto-ironie, sans se prendre au sérieux plus qu’il ne le faut. Pour Paris Match, le livre est une correspondance « vive » entre deux artistes au « passé aux antipodes, mais à l’avenir en miroir ».

Deux plumes emblématiques

Si la rencontre entre les deux auteurs est inédite, Régis Debray et Sylvain tesson reviennent régulièrement en librairie. Le philosophe a sorti dernièrement Riens (Gallimard) en 2025 et Bref (Gallimard) en 2024, évoquant son passé et revenant aussi sur son activisme. Sylvain Tesson, pour sa part, est l’un des écrivains les plus prolifiques du moment et une figure incontournable, largement médiatisée (ce que Régis Debray ne manque pas de soulever dans la correspondance).

Dernièrement, l’auteur connu pour Dans les forêts de Sibérie (Gallimard) et Sur les chemins noirs (Gallimard) a sorti deux livres plébiscités. Avec les fées (Équateurs) en 2024 et Les piliers de la mer (Albin Michel) en 2025. Dans toute son œuvre, la place de la nature et de l’esprit sauvage est prédominante.

Honor 600 Lite : le milieu de gamme endurant qui se pare de métal

C’est le lot de tout fabricant de smartphones (et pas que) en cette année faite de pénuries de composants. Le Honor 600 Lite s’avance en effet à 399 €, soit 100 € de plus que son redoutable prédécesseur. Honor parvient-il malgré tout à conserver un rapport qualité-prix à l’avantage du consommateur ? Étudions la question.

Une autonomie stellaire et du métal pour le look

Heureusement, Honor a le bon goût de maquiller cette hausse de prix avec un design plus soigné, utilisant des matériaux plus nobles que l’habituel plastique destiné à sa gamme « numérotée ». Le Honor 600 Lite adopte donc un design « unibody » en métal forgé qui améliore non seulement l’esthétique et les finitions globales, mais également la résistance du produit – capable de supporter des chutes de 1,8 m de haut. Il est également certifié IP66.

Le Honor 600 Lite présente un écran OLED de 6,6 pouces aux bordures fines, au sommet duquel trône une encoche rappelant la Dynamic Island des iPhone. Le fabricant annonce une luminosité de pointe de 6 500 nits. La fréquence d’affichage plafonne naturellement à 120 Hz pour une fluidité impeccable.

Autre atout de ce nouveau domaine : sa batterie. On passe de 5 230 mAh l’an dernier à 6 520 mAh sur ce nouveau modèle. Autant dire que l’autonomie s’améliore dans les grandes largeurs, et devrait permettre de ne recharger son smartphone que tous les deux, voire trois jours. La recharge filaire passe également de 35 W à 45 W.

Honor 600 Lite

La partie photo stagne

Du côté des performances, les apports de la nouvelle puce MediaTek Dimensity 7100 Elite devraient être assez maigres, par rapport à la Dimensity 7025 Ultra de l’an dernier – d’autant qu’on ne compte toujours que 8 Go de RAM et 256 Go de stockage. La partition photo, elle, est exactement la même que sur le 400 Lite.

On retrouve donc un capteur principal de 108 mégapixels, un grand-angle, ainsi qu’un ultra grand-angle de 5 mégapixels. À l’avant, c’est un autre capteur de 16 Mpx qui s’occupera de vos autoportraits.

Toujours aussi sérieux sur son suivi logiciel, Honor garantit six ans de mises à jour Android à son 600 Lite. Pour 399 €, cela reste extrêmement rare. Seul Samsung fait aussi bien sur ses nouveaux Galaxy A57 – mais pour plus cher. Un produit qui reste donc très compétitif, et une nouvelle option à considérer si vous lorgniez du côté du Nothing Phone (4a), par exemple.

Honor 600 Lite : le milieu de gamme endurant qui se pare de métal

8 avril 2026 à 10:25

C’est le lot de tout fabricant de smartphones (et pas que) en cette année faite de pénuries de composants. Le Honor 600 Lite s’avance en effet à 399 €, soit 100 € de plus que son redoutable prédécesseur. Honor parvient-il malgré tout à conserver un rapport qualité-prix à l’avantage du consommateur ? Étudions la question.

Une autonomie stellaire et du métal pour le look

Heureusement, Honor a le bon goût de maquiller cette hausse de prix avec un design plus soigné, utilisant des matériaux plus nobles que l’habituel plastique destiné à sa gamme « numérotée ». Le Honor 600 Lite adopte donc un design « unibody » en métal forgé qui améliore non seulement l’esthétique et les finitions globales, mais également la résistance du produit – capable de supporter des chutes de 1,8 m de haut. Il est également certifié IP66.

Le Honor 600 Lite présente un écran OLED de 6,6 pouces aux bordures fines, au sommet duquel trône une encoche rappelant la Dynamic Island des iPhone. Le fabricant annonce une luminosité de pointe de 6 500 nits. La fréquence d’affichage plafonne naturellement à 120 Hz pour une fluidité impeccable.

Autre atout de ce nouveau domaine : sa batterie. On passe de 5 230 mAh l’an dernier à 6 520 mAh sur ce nouveau modèle. Autant dire que l’autonomie s’améliore dans les grandes largeurs, et devrait permettre de ne recharger son smartphone que tous les deux, voire trois jours. La recharge filaire passe également de 35 W à 45 W.

Honor 600 Lite

La partie photo stagne

Du côté des performances, les apports de la nouvelle puce MediaTek Dimensity 7100 Elite devraient être assez maigres, par rapport à la Dimensity 7025 Ultra de l’an dernier – d’autant qu’on ne compte toujours que 8 Go de RAM et 256 Go de stockage. La partition photo, elle, est exactement la même que sur le 400 Lite.

On retrouve donc un capteur principal de 108 mégapixels, un grand-angle, ainsi qu’un ultra grand-angle de 5 mégapixels. À l’avant, c’est un autre capteur de 16 Mpx qui s’occupera de vos autoportraits.

Toujours aussi sérieux sur son suivi logiciel, Honor garantit six ans de mises à jour Android à son 600 Lite. Pour 399 €, cela reste extrêmement rare. Seul Samsung fait aussi bien sur ses nouveaux Galaxy A57 – mais pour plus cher. Un produit qui reste donc très compétitif, et une nouvelle option à considérer si vous lorgniez du côté du Nothing Phone (4a), par exemple.

La femme de : Mélanie Thierry en plein dilemme dans ce nouveau drame sensible

8 avril 2026 à 09:30

Neuf ans après L’ordre des médecins (2017), David Roux est de retour au cinéma avec La femme de. Porté par Mélanie Thierry, le film suit l’histoire de Marianne, épouse d’un riche industriel. Mais à presque 40 ans elle est sur le point de tout envoyer valser : elle s’aperçoit, complice de sa propre condition, que le confort de la vaste maison familiale ne lui convient plus. Quand une figure de son passé ressurgit, notre héroïne comprend qu’une autre vie est possible, loin des obligatoires conjugales. Mais à quel prix ?

La bande-annonce de La femme de.

Un histoire de femme

Imaginé comme un récit d’apprentissage, La femme de filme la libération d’une mère et d’une épouse fatiguée de répondre aux exigences de sa belle-famille. Avec ce nouveau long-métrage, David Roux offre ainsi une œuvre féministe tout en soulignant la difficulté morale et parfois même physique de s’extirper de cette condition. Pour cela, le réalisateur a fait appel à la magnétique Mélanie Thierry dont le personnage est contraint d’évoluer dans un monde d’hommes : son mari attend d’elle de l’exemplarité, son beau-père la désigne d’office comme sa nouvelle infirmière tandis que le beau-frère y voit, avant tout, sa maîtresse.

Un brassage patriarcal dont notre héroïne va tenter de se défaire quand revient dans sa vie le personnage de Jérémie Renier. L’acteur qui tenait le rôle principal dans L’ordre des médecins réapparaît ici devant la caméra de David Roux dans un rôle sensible et doux face à une Mélanie Thierry impeccable.

Avec délicatesse, cette dernière porte le film sur ses épaules — à l’image de sa belle famille — et représente la dualité d’un personnage féminin en proie à un questionnement moral. Une interrogation que l’on retrouvait déjà chez l’actrice dans Connemara (2025) aux côtés de Bastien Bouillon.

La femme de.

Fidèle au registre qu’on lui connaît, Mélanie Thierry incarne une nouvelle fois une femme prête à renoncer au confort pour vivre une vie à laquelle elle aspire véritablement. Un symbole féministe et puissant mais qui lasse rapidement par la démonstration formelle du film. En effet, La femme de ne parvient pas à convaincre tant pour son scénario stagnant qu’un rythme beaucoup trop lent.

Le long-métrage semble, par ailleurs, s’enfermer dans une mise en scène rigide et terne. Il en ressort un drame sans réelle incandescence malgré le dilemme qui s’impose à son personnage. En définitif, La femme de manque d’épaisseur pour vraiment nous happer par la force de ses sentiments. Son ADN, emprunté au cinéma d’auteur français, semble nous maintenir toujours à l’écart afin d’être pleinement investis dans la trajectoire de Marianne. Restera au moins l’interprétation de son actrice, Mélanie Thierry.

Wedding Nightmare : deuxième partie : que vaut la suite du film d’horreur ?

7 avril 2026 à 15:00

En 2019, quand Wedding Nightmare sort sur les écrans, le public découvre une comédie horrifique déjantée et décomplexée basée sur un postulat simple : celle d’un huis clos sanglant. Sept ans plus tard, Wedding Nightmare : deuxième partie s’inscrit dans la continuité du premier film, tout en élargissant sa mythologie grâce à l’ajout bénéfique de nombreux personnages et de concepts.

Wedding Nightmare : deuxième partie.

Wedding Nightmare : deuxième partie reprend exactement là où le premier film s’est arrêté. Grace, après une nuit d’horreur, parvient à sortir vivante de la demeure des Le Domas et s’écroule, inconsciente, sur le parvis du manoir. Transportée à l’hôpital, la jeune mariée réalise qu’elle n’est pas hors de danger et que la partie est loin d’être terminée.

Le long-métrage ne cherche pas à s’éloigner de la formule qui a fait le succès de son prédécesseur. S’inscrivant dans la tradition des comédies horrifiques des années 1990 – dont les suites recréaient les mêmes situations pour le plus grand bonheur du public –, ce second opus se base sur une idée précise : la partie de cache-cache entre Grace et ses assaillants doit reprendre, encore plus grande, encore plus sanglante et encore plus imprévisible. Pour parvenir à cela, le film a la bonne idée d’enrichir la mythologie brièvement évoquée dans le précédent volet et d’introduire de nouveaux personnages. Sans perdre en efficacité (ou en surprises), Wedding Nightmare : deuxième partie déroule son récit avec une belle maîtrise d’écriture.

Wedding Nightmare : deuxième partie.

Sympathy for the Devil

C’est le twist du premier film : dans Wedding Nightmare, les Le Domas confient à Grace qu’ils ont conclu un pacte avec un certain M. Le Bail, des siècles auparavant, et doivent respecter certaines traditions. L’une d’entre elles oblige les nouveaux membres de la famille à jouer à un jeu, la nuit de leur mariage, en piochant une carte. Quand Grace pioche la seule carte qu’il ne fallait pas tirer (un cache-cache mortel), elle pense que les Le Domas sont pétris de superstitions et de croyances infondées.

À la fin du film, n’ayant pas réussi à assassiner la jeune femme, les derniers membres de la famille explosent (littéralement) et Grace aperçoit rapidement une silhouette fantasmagorique : M. Le Bail lui-même.

Wedding Nightmare : deuxième partie commence avec cette idée : le diable existe et a bien conclu un pacte avec la famille Le Domas. Le film peut ainsi développer la mythologie entourant ce mystérieux Le Bail et introduire d’autres familles, toutes membres d’une organisation secrète qui contrôle le monde.

Grace est de nouveau chassée par les autres familles qui veulent terminer le jeu, accompagnée de sa sœur, Faith, entraînée malgré elle dans cette situation cauchemardesque. 

Wedding Nightmare : deuxième partie.

Chasse à l’homme et explosion

Samara Weawing reprend le rôle de Grace et forme avec Kathryn Newton un duo de choc. Si l’histoire autour de ces deux sœurs perdues de vue est somme toute assez superficielle (leurs échanges apportent néanmoins quelques respirations), leur association face à des tueurs plus ou moins déterminés représente la force du film.

La traque reprend, la zone de chasse est plus grande et le film enchaîne les séquences d’action assez inspirées, à coups d’explosions humaines, de combats rapprochés dans des endroits insolites, avec une surenchère permanente dans le sanglant à mesure que le récit avance. Si on peut regretter le « plot-amure » [effet scénaristique qui consiste à ne jamais faire mourir des personnages pour faire avancer l’histoire, ndlr], Wedding Nightmare : deuxième partie est jouissif, sanglant, décomplexé et gore, dans la continuité du précédent volet.

Wedding Nightmare : deuxième partie.

S’ajoutent à cela Sarah Michelle Gellar dans le rôle d’une tueuse impitoyable (confirmant la vibe inspirée des années 1990, façon slasher comme Scream ou Souviens-toi… l’été dernier) et Elijah Wood dans celui de l’avocat surprenant de M. Le Bail. Tel un témoin intouchable et impartial qui assiste aux événements sans jamais perdre son sourire et son approche contractuelle, il pose le cadre et les règles de l’histoire.

Puisque la mythologie est au cœur de cette suite, le film a la judicieuse idée d’aller dans une direction surprenante dans sa seconde partie, rebattant les cartes et ne se contentant pas d’être une simple redite du premier (ce que ce long-métrage est, volontairement, pendant un bon moment).

Le développement du monde entourant M. Le Bail et les familles permettent à Wedding Nightmare : deuxième partie de dépasser le cadre du simple slasher horrifique et de plonger dans une direction artistique plus effrayante, morbide et folklorique.

Wedding Nightmare : deuxième partie.

Suffisamment inventif dans ses mises à mort et dans la surenchère façon série B, Wedding Nightmare : deuxième partie est une comédie horrifique d’action très efficace, fun et surprenante. Le casting s’amuse, la mythologie surnaturelle (et morbide) s’enrichit et le film tient sa promesse du début à la fin.

Tout donne envie de voir une troisième partie et de suivre, une nouvelle fois, le personnage de Samara Weawing dans des jeux de plus en plus mortels et sanglants. 

La bande-annonce de Wedding Nightmare : deuxième partie.

Elijah Wood, Sarah Michelle Gellar… Qui sont les nouveaux personnages de Wedding Nightmare 2 ?

7 avril 2026 à 14:55

En 2019, quand Wedding Nightmare sort sur les écrans, le public découvre une comédie horrifique sanglante et gore au postulat intrigant : une jeune mariée doit piocher une carte et jouer à un jeu avec sa belle-famille le soir de ses noces. Seulement, elle tombe sur un jeu mortel de cache-cache l’obligeant à se défendre et à survivre toute une nuit.

Utilisant le principe du jeu de cache-cache et des superstitions pour dérouler son récit, le premier film était notamment porté par l’interprétation mémorable de Samara Weaving et par la part de mystère entourant la justification de ce jeu mortel. Six ans après, Wedding Nightmare : deuxième partie reprend exactement à la fin du premier film et développe la part plus surnaturelle de l’univers, en introduisant notamment d’autres familles et de nouveaux personnages.

La bande-annonce de Wedding Nightmare : deuxième partie.

Entre le huis clos sanglant et l’ambiance inspirée des slashers horrifiques des années 1990, Wedding Nightmare : deuxième partie voit plus grand que son prédécesseur, avec plus d’ambition, plus de meurtres et plus de secrets révélés. Samara Wearing reprend son rôle de Grace, accompagnée d’un casting inédit.

Le jeu reprend

Le spoiler est nécessaire, mais il justifie l’existence même de la suite. À la fin de Wedding Nightmare, le personnage incarné par Samara Weaving survit à ce cache-cache mortel et arrive, plus ou moins, à se débarrasser de ses assaillants. Elle comprenait également que le pacte surnaturel passé par sa belle-famille avec le Diable était véridique et source de leur fortune et de leur rang social.

Dans Wedding Nightmare : deuxième partie, toute cette mythologie est encore plus développée, avec l’arrivée de personnages essentiels. Le casting de la suite est ainsi flamboyant : aux côtés de Samara Weaving, on retrouve Elijah Wood (Le seigneur des anneaux), Sarah Michelle Gellar (Buffy contre les vampires), Kathryn Newton, Shawn Hatosy, Néstor Carbonell et même le réalisateur mythique David Cronenberg dans un petit rôle !

Le film part d’un postulat très simple : Grace ayant survécu et sa belle-famille ayant été éliminée, la place que cette dernière occupait dans une organisation secrète (et satanique) est vacante. Les autres familles de cette société, également liées contractuellement au Diable, doivent continuer le jeu de cache-cache avec Grace. À la clé, la possibilité pour le chef de l’une des familles de gagner la place suprême et de contrôler, littéralement, le monde entier, dans l’ombre.

Elijah Wood incarne ainsi l’avocat du Diable (qui veille à ce que les règles soient respectées par tous), alors que Sarah Michelle Gellar interprète l’une des enfants de David Cronenberg, patriarche de l’une des familles, qui compte bien voir sa progéniture sur le trône. La partie reprend au sein d’une résidence luxueuse, mais Samara Weawing n’est pas seule. Sa sœur, incarnée par Kathryn Newton, l’accompagne bien malgré elle dans ce nouveau cache-cache impitoyable. Wedding Nightmare : deuxième partie sort dans les salles ce 8 avril 2026.

Olivia Rodrigo de retour : tout savoir sur son nouvel album

7 avril 2026 à 11:15

OR3, nom de code du troisième album d’Olivia Rodrigo, faisait l’objet de nombreuses rumeurs depuis plusieurs mois ! Prédominance de la couleur rouge (après le violet des deux premiers disques), ambiance différente et expérimentation dans le style, nouvelles thématiques abordées, nouveau nom de quatre lettres seulement ?

La chanteuse évoquait régulièrement son travail en studio autour de son nouveau disque, sans donner pour autant d’autres informations officielles. Le mystère est enfin résolu : Olivia Rodrigo a révélé sur les réseaux sociaux le nom, la pochette et la date de sortie de son troisième opus musical. You Seem Pretty Sad for a Girl So in Love (bien loin des titres à  quatre lettres) est ainsi prévu pour le 12 juin 2026.

Treize morceaux sont actuellement annoncés et la couverture du disque montre l’artiste sur une balançoire, la tête en bas, avec une couleur qui tend vers le bleu-gris, et non pas le rouge prédit par les fans.

Avec ce titre doux-amer, Olivia Rodrigo pourrait encore parler d’amour… avec peut-être une certaine mélancolie ?

Comme elle le confie pourtant à British Vogue, la mélancolie est loin d’être son état d’esprit actuel. Heureuse et en couple, l’artiste de 23 ans enchaîne les succès, entre sa vie aux États-Unis et à Londres. La tournée de Guts a en effet permis à Olivia Rodrigo de confirmer son appétence pour la scène et pour le rock rétro. On se souvient de son concert à Glastonbury et du moment partagé avec Robert Smith, le chanteur de The Cure.

You Seem Pretty Sad for a Girl So in Love, toujours d’après British Vogue, sera donc un album rempli de « chansons d’amour tristes », écrites par une jeune femme qui connaît l’amour et qui a simplement peur de le perdre. Après la tristesse et le chagrin de Sour, puis la rage et l’émancipation de Guts, You Seem Pretty Sad for a Girl So in Love est décrit comme l’album le plus expérimental d’Olivia Rodrigo.

Bientôt un concert à Paris ?

La promotion de You Seem Pretty Sad for a Girl So in Love a commencé et Olivia Rodrigo pourrait dévoiler, au compte goutte, tout ce qui entoure son prochain album. C’est en tout cas ce que laissent présager ses récentes vidéos Instagram. À Los Angeles, Londres, Paris et dans le New Jersey, l’artiste s’est filmée en train d’accrocher un cadenas à l’effigie de son disque sur des ponts.

Simple façon de communiquer autour de la sortie imminente de sa nouvelle œuvre ou message caché concernant des événements à venir dans les endroits montrés ? Olivia Rodrigo va-t-elle annoncer quelques concerts pour accompagner la sortie de You Seem Pretty Sad for a Girl So in Love dans une poignée de villes, avant, probablement, une tournée plus conséquente ? Réponse dans les semaines et mois qui viennent.

T’aimer à l’infini, de Sophie Jomain : romance, personnages… Tout savoir sur le livre événement

7 avril 2026 à 10:55

Cœur, amour et sentiments : Sophie Jomain fait son retour en librairie avec une nouvelle histoire conçue pour faire naître les palpitations. Dans T’aimer à l’infini, publié le 1er avril chez Albin Michel Jeunesse dans la collection Teen Romance, l’autrice poursuit sa voie avec un récit à la croisée de la romance et d’un fantastique discret.

De quoi parle le roman ?

L’histoire suit une adolescente contrainte de quitter son cadre de vie pour s’installer à Lille avec ses parents. En perte de repères, elle voit son quotidien bouleversé par sa rencontre avec Hadrien, un garçon à la fois attirant et troublant. Parallèlement, un phénomène étrange apparaît : des murmures semblent provenir des murs de sa chambre, introduisant une dimension surnaturelle.

Le roman s’inscrit dans le registre du young adult. Il aborde le passage à l’âge adulte à travers une romance marquée par l’intensité des premiers sentiments et des zones de secret. Le fantastique reste discret, intégré au quotidien plutôt que central à l’intrigue.

La réception reste encore limitée en raison de la sortie récente du roman. Les premiers retours évoquent une écriture fluide et sensible, avec quelques réserves sur une entrée dans le récit parfois jugée déroutante. Sur les réseaux sociaux, l’engagement provient surtout du lectorat déjà fidèle de l’autrice.

Qui est Sophie Jomain ?

Née en 1975, Sophie Jomain compte parmi les figures actuelles de la littérature young adult et new adult en France. Elle s’est fait connaître avec la saga Les étoiles de Noss Head, qui mêlait déjà romance et fantastique. Depuis, elle a développé une œuvre prolifique, allant de l’urban fantasy, avec la série Felicity Atcock, à la romance contemporaine, en passant par des romans à tonalité plus légère.

Son dernier roman devrait intéresser le lectorat déjà familier de ses récits, ainsi que les amateurs d’histoires sentimentales traversées par une part d’étrangeté, dans la lignée de titres récents, comme Powerless de Lauren Roberts ou la saga Le sang et la cendre de Jennifer L. Armentrout.

Tsugai – Daemons of the Shadow Realm, premier souffle animé d’une saga incontournable

4 avril 2026 à 07:00

D’emblée, l’image de grands yeux rouges agit comme une signature. Celle de Hiromu Arakawa, pour qui ce motif dépasse la simple esthétique : il suggère une mémoire, une violence latente, quelque chose qui déborde du personnage pour toucher à l’histoire elle-même. Celles et ceux qui connaissent son travail y verront un écho évident à Fullmetal Alchemist, œuvre maîtresse de sa carrière, dans laquelle ce regard rouge – celui du peuple Ishval – concentrait des enjeux politiques et humains. Daemons of the Shadow Realm, adaptation de Yomi no Tsugai lancée ce 4 avril, reprend ce langage dans un autre registre, posant un cadre graphique familier pour ouvrir un récit encore largement à explorer, mais déjà riche en promesses.

Dans le sillage d’une œuvre majeure

Vous l’aurez compris : difficile d’aborder cette adaptation sans penser à ce qui a précédé, tant Arakawa a laissé une empreinte immense sur le shōnen contemporain. Lancé en 2021 dans le Monthly Shōnen Gangan, Tsugai a d’ailleurs rapidement trouvé son public.

Sa réception critique, très positive, tient autant à la richesse de ce nouvel univers qu’à la manière dont il prolonge les thématiques chères à la mangaka : filiation, dualité, responsabilité… L’anime arrive ainsi avec un matériau solide, une base de fans déjà établie et de quoi séduire un public plus large, amateur de récits d’action originaux et d’animes de dark fantasy.

L’histoire suit Yuru, un jeune garçon vivant dans le village isolé d’Higashi ; un environnement coupé du monde, sans trace de modernité, dans lequel sa sœur jumelle, Asa, est enfermée à l’écart pour des raisons obscures. Son monde se fissure avec l’apparition d’un avion traversant le ciel, immédiatement suivie d’une attaque militaire. Les soldats massacrent les habitants sans distinction, Asa est abattue et Yuru se retrouve brutalement confronté à une réalité qui dépasse tout ce qu’il croyait connaître.

Une logique de dualité

En japonais, tsugai désigne deux éléments indissociables dont l’existence ne prend sens qu’une fois réunis. Le terme s’emploie notamment pour un couple d’animaux, pensé comme un duo fonctionnel. Dans l’œuvre, Arakawa façonne cette idée en l’ancrant au cœur de son système narratif. Les tsugai sont des entités surnaturelles liées à un humain, à la frontière entre esprits et créatures. Elles se manifestent toujours par deux, formant un binôme aux fonctions distinctes – l’une attaque, l’autre protège –, attachées intrinsèquement à leur utilisateur.

Daemons of the Shadow Realm.

Dans le premier épisode, Yuru active ce lien dans l’urgence, sans en comprendre encore les règles qui façonneront la suite du récit. On y apprendra notamment que ses deux entités portent les noms de Hidari et Migi – littéralement « gauche » et « droite ». Plus que de simples protecteurs, les tsugai joueront un rôle déterminant dans les rapports de force entre les personnages, détermineront le statut du protagoniste et conditionneront sa place dans ce monde traversé par de profondes tensions.

Une adaptation maîtrisée

Si ce premier épisode ouvre les portes d’un nouvel univers, son esthétique, elle, ne laisse guère de doute. La production, confiée à Bones (My Hero Academia, Mob Psycho 100), prolonge le trait d’Arakawa dans une veine irrémédiablement proche de Fullmetal Alchemist: Brotherhood – que le studio avait déjà porté à l’écran entre 2009 et 2010 –, au point de donner la sensation d’un monde voisin d’Amestris.

Fullmetal Alchemist : Brotherhood.

Cette proximité n’empêche pas une évolution : la mise en scène gagne en ampleur, l’image en finesse. Les déplacements sont plus fluides, les compositions plus dynamiques et l’ensemble bénéficie d’un rendu particulièrement soigné.

Lors des affrontements, le dessin peut se faire plus brut, presque abrasif, avec des impacts qui tranchent dans la continuité graphique. Une approche qui rappelle par moments Fire Force – dans un registre visuel bien différent, certes –, où la violence s’exprime aussi par des variations de style.

Une entrée en matière solide

Vingt minutes ne suffisent guère à saisir pleinement le potentiel d’une œuvre. Mais, sur le papier, Daemons of the Shadow Realm possède déjà les atouts pour s’imposer parmi les récits à suivre dans les semaines et les mois – voire les années – à venir. Le matériau d’origine, riche d’une douzaine de volumes et toujours en cours, laisse entrevoir un récit appelé à se déployer sur la durée et, à terme, à peser sur la nouvelle génération d’anime.

Shinra dans la saison 1 de Fire Force.

Prise en main du Motorola Signature : un haut de gamme pour une nouvelle aventure

Notre prise en main détaillée

Si Motorola s’aventure régulièrement dans le haut de gamme avec ses smartphones pliants, la marque avait délaissé depuis des années les mobiles classiques premium. Il faut dire qu’il semble difficile de trouver sa place entre les deux mastodontes que sont Apple et Samsung sans oublier des constructeurs comme Xiaomi ou Honor en embuscade. Pour autant, avec le Signature – un nom qui veut tout dire –, Moto surprend son monde en présentant un smartphone haut de gamme qui débarque au prix officiel de 1 299 € (un peu moins au gré des offres de lancement).

Ce tarif élevé s’accompagne d’une configuration musclée comprenant 16 Go de RAM et 512 Go de stockage. Du côté des couleurs, nous retrouvons le partenariat avec le spécialiste Pantone qui offre deux coloris exclusifs : un très original Pantone Martini Olive, une sorte de kaki, et le plus classique Pantone Carbon. Il s’agit d’un noir profond arboré par notre exemplaire de test prêté par la marque.

Motorola Signature

Évidemment, ce tarif élevé positionne directement le Signature face à ce qui se fait de mieux aujourd’hui. Le Samsung Galaxy S26 Ultra demeure plus cher, 1 669 € en 512 Go, mais le plus raisonnable S26+ coûte 1 469 €. Le Xiaomi 17 Ultra est affiché aujourd’hui au prix de 1 400 €, toujours en 512 Go. L’iPhone Air démarre à 1 229 € en 256 Go, mais fait payer cher le doublement de sa capacité de stockage avec une version 512 Go vendue 1 479 €. Le Motorola Signature est donc un peu moins cher que ces prestigieux concurrents. Est-ce au prix de certaines concessions ? C’est ce que nous allons tenter de déterminer dans notre prise en main.

Design et prise en main

Le Motorola Signature se distingue assez facilement des autres smartphones par son design original et sa finesse. En effet, il affiche une épaisseur de seulement 7 mm, contre 7,3 mm, par exemple, pour le S26+ de Samsung. Pour autant, il n’entre pas dans la catégorie des smartphones ultrafins, comme l’iPhone Air et ses 5,6 mm d’épaisseur. À l’avant, nous retrouvons sans surprise un grand écran de 6,8 pouces qui occupe 92 % de la surface. Ce chiffre est impressionnant et procure une impression d’immersion totale. Sa protection est assurée par du verre Gorilla Glass Victus 2. La caméra frontale se loge dans un poinçon particulièrement discret. Plus bas, le lecteur d’empreinte digitale est parfaitement placé et permet de déverrouiller le smartphone très rapidement.

Motorola Signature

À l’arrière, Motorola a opté pour un matériau synthétique offrant un effet tissé qui rappelle le lin. C’est pour le moins original et, surtout, c’est très agréable au toucher. Les traces de doigts sont parfaitement repoussées. Le bloc photo adopte un format carré. Malgré la finesse du Motorola Signature, il ne dépasse pas beaucoup. Ce bloc accueille trois caméras et un flash, le tout formant un ensemble équilibré, chaque élément affichant le même diamètre et prenant place sur une plaque en métal brossé.

Motorola Signature

Le Motorola Signature présente des flancs en aluminium fins. Le côté gauche accueille un bouton nommé Touche IA qui, par défaut, lance Moto AI par un appui long. Un double appui peut lancer la prise de notes ou encore la fonction Débriefe-moi. Malheureusement, les possibilités de personnalisation sont peu nombreuses.

Motorola Signature
Le Motorola Signature se pare d’un bouton consacré à l’IA.

Dommage. De l’autre côté, c’est du classique, avec le bouton de mise sous tension et les touches pour ajuster le volume. Ces dernières semblent un peu hautes pour les petites mains. La tranche inférieure accueille la prise USB-C et la trappe pour la nanoSIM. En observant le connecteur USB-C, la finesse du smartphone saute alors aux yeux. Le Motorola Signature est conforme aux normes MIL-STD-810H, IP68 et IP69K. Le constructeur annonce une résistance à une immersion de 30 minutes sous 1,20 m d’eau.

Écran

Le Motorola Signature dispose d’un écran basé sur une dalle AMOLED de 6,8 pouces affichant une définition de 1 264×2 780 pixels. Une belle finesse d’affichage, donc, avec une densité de 446 ppp. Moto ne propose pas de réglage abaissant la définition pour réduire la consommation énergétique de l’écran. Celui-ci embarque la technologie LTPO pour faire varier dynamiquement la fréquence de rafraîchissement entre 1 et 120 Hz. Le smartphone peut même atteindre les 165 Hz pour les jeux vidéo, la gestion étant alors confiée à la fonction Gametime. La luminosité en pointe impressionne avec 6 200 nits annoncés, mais, comme toujours, ce chiffre ne sera que très rarement, voire jamais atteint. L’écran du Motorola Signature sera soumis aux sondes du Labo Fnac afin de déterminer si toutes les promesses sont tenues.

Motorola Signature

Nous avons utilisé ce smartphone plusieurs semaines et nous avons apprécié son très bel écran. Sa surface est parfaite pour profiter des contenus multimédias, d’autant plus que la dalle est certifiée HDR10+ et Dolby Vision. La luminosité est très bonne et nous avons pu utiliser le Motorola Signature confortablement sur une terrasse ensoleillée. Les couleurs sont un peu froides avec les réglages par défaut, mais, en jouant sur quelques paramètres, il est possible de s’approcher d’un rendu plus naturel et précis.

Motorola Signature

Les smartphones fins sacrifient souvent la partie son, car les haut-parleurs ont peu de volume à leur disposition pour s’exprimer. Le Motorola Signature parvient à montrer un tout autre visage avec deux haut-parleurs puissants offrant une belle musicalité. Pour cela, Bose et Dolby sont intervenus pour optimiser le comportement des deux transducteurs.

Motorola Signature

Communication

Les composants radio sont fournis par Qualcomm et offrent au Motorola Signature toutes les dernières technologies en date. Du côté du réseau mobile, pas de souci à se faire avec un modem 5G ultravéloce supportant la technologie eSIM. Le smartphone propose par ailleurs le wifi 7 et le Bluetooth 6.0 avec en prime l’UWB, un protocole qui sera notamment utilisé par les TAG de la marque. Un équipement complet et up-to-date qui s’est parfaitement comporté au cours de nos deux semaines d’utilisation intensive. Bien entendu, les experts du Labo mettront à profit leur chambre anéchoïque pour mesurer précisément comment le smartphone se comporte pour conserver une liaison radio stable.

Motorola Signature
Oui, le Motorola Signature est fin.

Performances et interface

Pour son nouveau porte-étendard, Motorola a opté pour une mécanique que nous n’avons jamais croisée. Il s’agit d’un Qualcomm Snapdragon 8 Gen 5 que l’on peut qualifier, pour simplifier, de version « dégonflée » du Snapdragon Elite Gen 5 qui équipe les ténors du marché. L’architecture demeure en grande partie identique, avec deux cœurs Oryon Phenix L et six Oryon Phenix M, mais les fréquences passent respectivement de 4,74 à 3,8 GHz et de 3,62 à 3,32 GHz par rapport à la version Elite. La gravure demeure en 3 nm.

La partie graphique diffère avec la présence d’un Adreno 829 au lieu d’un Adreno 840. En matière de confort d’utilisation, rien à redire. Le Motorola Signature affiche une fluidité exemplaire et il permet de tout faire, y compris de jouer confortablement avec des jeux récents. Il faudra sans doute attendre les mesures du Labo pour tenter de quantifier la différence avec les smartphones les plus premium. Nous avons cependant constaté une tendance à chauffer assez marquée. Peut-être faut-il y voir l’impact de la faible épaisseur du smartphone, qui laisse peu de place pour le dispositif de refroidissement ?

Motorola Signature

Le Motorola Signature s’appuie sur Android 16 et sur une interface maison aboutie. Il y a peu de bloatwares et l’ensemble se montre fiable et réactif. Moto a opté pour une amélioration par petites touches de l’ergonomie générale d’Android avec, par exemple, une barre latérale de raccourcis vers les applications les plus courantes, des options supplémentaires pour personnaliser l’interface et son comportement, etc.

Motorola Signature
Moto développe depuis des années des commandes gestuelles spécifiques et des raccourcis utiles.

Pour les mises à jour, le Motorola Signature pousse à sept années, que ce soit pour la version d’Android ou les correctifs de sécurité. Un excellent suivi, donc. Sans surprise, l’intelligence artificielle est largement présente, avec Google Gemini, bien entendu, mais également avec Perplexity préinstallée et Moto AI, sans oublier Copilot Vision. Une vision agnostique plutôt rassurante. L’IA est utilisée pour gérer intelligemment les notifications, la retranscription d’enregistrements vocaux ou encore améliorer les photos.

Motorola Signature
L’IA est partout.

Photo

Aujourd’hui, un smartphone haut de gamme ne peut plus se passer d’une partie photo ultraperformante. Pour le Signature, Moto a opté pour un équipement plutôt complet. La caméra principale s’appuie sur un capteur Sony de 50 mégapixels associé à une optique grand-angle (24 mm en équivalent argentique) affichant une ouverture à ƒ/1,6.

Motorola Signature

Le second module est un téléobjectif également armé d’un capteur Sony de 50 mégapixels. Son optique périscopique offre un grossissement x3 (soit l’équivalent d’un 71 mm) se montrant plutôt lumineux pour ce type d’architecture, puisqu’il ouvre à ƒ/2,4. L’ultra grand-angle, qui correspond à un 12 mm argentique, dispose lui aussi d’un capteur de 50 mégapixels, mais aussi d’un autofocus. La caméra frontale ne sera pas jalouse avec une fois encore un capteur de 50 mégapixels signé Sony.

Motorola Signature

Le Labo a donc du pain sur la planche pour disséquer tout ce petit monde, sous l’œil avisé des experts photo. Évidemment, nous n’avons pu résister à l’envie d’essayer les différentes caméras du Motorola Signature. La caméra principale est vraiment convaincante, en journée comme de nuit. Le piqué est très bon, tout comme la dynamique générale et la netteté. Quelques traitements numériques pourraient être un peu plus légers, mais ce module est maîtrisé, avec en prime de belles couleurs.

Motorola Signature

Le téléobjectif est convaincant. Les photos présentent une balance des blancs précise et un bon niveau de détails. La dynamique est un peu moins élevée qu’avec le grand-angle, mais elle demeure tout à fait acceptable. La nuit, les clichés perdent un peu en netteté, notamment sur les bordures, mais, dans l’ensemble, le Motorola Signature se montre très à son avantage. Enfin, l’ultra grand-angle s’en sort avec les honneurs, même s’il nous semble un peu en retrait par rapport aux deux autres caméras précédemment évoquées. En journée, les photos sont détaillées et nettes dans l’ensemble, mais, en basse luminosité, patatras ! Le bruit se fait plus prégnant et les couleurs manquent de peps.

Enfin, nous avons apprécié les selfies réalisés par la caméra frontale.

Motorola Signature

Le Motorola Signature est capable de filmer en 8K à 30 images par seconde avec sa caméra principale. Nous avons préféré utiliser le smartphone en 4K à 60 fps pour un résultat correct, mais un ton en dessous de la concurrence.

Autonomie

S’il est plutôt fin, le Motorola Signature embarque néanmoins une grosse batterie de 5 200 mAh contre, par exemple 4 900 mAh pour le S26+ de Samsung ou 3 149 mAh pour l’iPhone Air. L’exigeant protocole du Labo Fnac nous permettra d’obtenir une durée de fonctionnement précise. En attendant, nous avons pu nous passer de recharge une grosse journée, soit une performance plutôt correcte, même si nous espérions un peu plus.

Motorola Signature

Pour la recharge, le smartphone peut accepter une puissance de 90 W, à condition de lui trouver un bloc secteur compatible, car, bien entendu, le Motorola Signature n’en propose pas dans sa boîte. Dans ces conditions, nous avons pu atteindre 50 % de charge en 15 minutes et 100 % en un peu moins de 45 minutes. Une fois encore, attendons les mesures du Labo Fnac pour nous faire une idée véritablement précise.

The Testaments : la suite de The Handmaid’s Tale est-elle réussie ?

2 avril 2026 à 16:00

Si vous pensiez que The Handmaid’s Tale s’achevait par la chute du régime patriarcal brutal de Gilead, The Testaments est là pour rappeler que ce n’est absolument pas le cas. La saison 6 de la série culte proposait une note d’espoir, avec la libération de Boston par les rebelles, mais le pays n’était pas pour autant délivré. The Testaments se présente comme une suite qui s’intéresse aux adolescentes ayant grandi à Gilead. Ce n’était pas le cas des servantes de The Handmaid’s Tale, qui étaient des femmes libres et fertiles réduites à l’esclavage sexuel par un gouvernement misogyne et obsédé par son taux de fertilité.

Retour à Gilead

La gestation de The Testaments témoigne de la circulation créative entre les romans et les séries de cet univers dystopique : la première saison de The Handmaid’s Tale, créée par Bruce Miller en 2017, était adaptée du roman initial éponyme de Margaret Atwood, publié en 1985.

The Testaments.

Puis, la série a vogué de ses propres ailes pour les saisons suivantes, devenant un véritable phénomène culturel et accompagnant les mouvements #MeToo et les deux mandats présidentiels de Donald Trump aux États-Unis. Toute cette effervescence culturelle et politique a inspiré en retour Margaret Atwood, qui a écrit en 2019 The Testaments, alors que The Handmaid’s Tale était en cours de diffusion.

Dans le roman, qui prend en compte les développements de la série, l’histoire prend place 15 ans après la fin de cette dernière. Dans la série, cet écart est réduit à cinq ans. Bienvenue dans la prestigieuse et très stricte école de Tante Lydia (Ann Dowd), destinée à former les futures épouses des Commanders.

The Testaments.

Cette production chorale, chapeautée par Bruce Miller, suit en particulier les destins croisés d’Agnes MacKenzie (Chase Infiniti), une adolescente pieuse qui n’a connu que Gilead, et Daisy (Lucy Halliday), une « Pearl Girl », surnom donné aux jeunes étrangères qui subissent une « rééducation » au sein du régime théocratique.

De prime abord, on ne peut s’empêcher de se demander : a-t-on vraiment envie de retourner à Gilead ? Est-ce que tout n’a pas déjà été dit sur ce terrifiant régime durant les six saisons, inégales et éprouvantes, de The Handmaid’s Tale ?

Un changement de point de vue

Le principal intérêt de cette nouvelle œuvre, composée de dix épisodes pour sa première saison (trois épisodes initiaux diffusés le 8 avril sur Disney+, puis un rythme d’un épisode par semaine), réside dans son changement de point de vue.

The Testaments.

En effet, The Testaments adopte trois perspectives différentes, incarnées par des voix off : Agnes, une adolescente de Gilead (ses origines plus complexes sont révélées au cours de la saison) ; Daisy, une jeune femme ayant grandi à Toronto avant qu’un drame ne la laisse sans ressources ; et Tante Lydia, qui gère désormais l’école préparatoire des futures épouses de Gilead, surnommées les « Green », en référence à la couleur verte de leurs robes.

D’un côté, cette perspective inédite permet de s’intéresser à la première génération féminine endoctrinée à Gilead depuis l’enfance. De l’autre, contrairement aux servantes, la série se concentre sur le destin de jeunes filles de bonne famille, plus ou moins comparable à celui des jeunes femmes bourgeoises du XIXe siècle en Occident.

The Testaments.

La présence de Daisy, personnage considéré comme d’un rang inférieur, car étranger, et d’un casting de personnages aux origines diverses (comme Agnes ou Tante Vidala, le bras droit de Lydia, incarnée par Mabel Li) viennent contrebalancer ce focus sur les élites de Gilead. Mais, comme pour la série mère, cela implique de digérer une forte dissonance. Cet univers centré sur les violences patriarcales reste aveugle à l’un de ses corollaires terriblement d’actualité : le suprémacisme blanc.

Or, ces jeunes femmes sont élevées pour devenir l’équivalent des femmes blanches des maris esclavagistes du XVIIIe siècle. On leur apprend à (mal)traiter leur personnel : les Martha (des domestiques chargées du ménage et de la cuisine dans les familles des Commanders) et sans doute bientôt les Handmaids (elles existent encore et sont mentionnées dans la série).

Virgin Suicides à Gilead

Ceci étant dit, The Testaments possède des atouts, à commencer par son excellent casting de nouveaux visages : les actrices Lucy Halliday et Chase Infiniti portent solidement une grande partie de cette production sur leurs épaules, aux côtés de Rowan Blanchard et Mattea Conforti, qui sortent du lot des « Prunes » dans les rôles de Shunammite et Becka, respectivement la mean girl version Gilead et la BFF d’Agnes, qui nourrit des sentiments romantiques à son égard.

The Testaments.

Le casting de jeunes femmes est secondé par ceui des adultes, dont la toujours parfaite Ann Dowd dans le rôle de la crispante Tante Lydia. Le personnage, déjà bien exploré dans The Handmaid’s Tale, gagne en capital sympathie dans The Testaments. Elle apparaît moins illuminée que dans la série mère, moins sadique et de plus en plus consciente des failles du système auquel elle croit encore, ou peut-être déjà plus… De nouveaux flashbacks reviennent sur la fondation de Gilead et sur comment elle en est venue, par désir de survie, à devenir une figure éducative proéminente du régime autoritaire.

The Testaments.

La réalisation soignée et l’esthétique symétrique de The Testaments s’inscrivent dans la continuité de celles de The Handmaid’s Tale. Ses tons doux et sa photographie ouatée créent une ambiance vaporeuse et adolescente façon Virgin Suicides, mais aussi volontairement surannée. Comme dans le film iconique de Sofia Coppola, The Testaments a opté pour des choix musicaux décalés sur certaines scènes de transition clippesques (l’un des ADN de la série mère). Des sons rock alternatifs de groupes comme les Cranberries ou Alt-J viennent souligner la rébellion interne de ces jeunes femmes empêchées d’être des adolescentes et éduquées comme dans les années 1950.

The Testaments.

L’établissement de Lydia, où les futures épouses apprennent la broderie ou comment servir le thé, fait écho aux écoles d’arts ménagers, qui ont existé de la fin du XIXe siècle jusqu’aux années 1980. On y apprenait aux femmes à devenir de parfaites épouses et fées du logis, aux ordres de leur mari. Le régime dystopique de Gilead n’a rien inventé.

La religiosité et le tabou sur leur sexualité – quelle contradiction, alors qu’on attend d’elles qu’elles fassent des enfants ! – dans lesquels ces jeunes femmes sont éduquées résonnent aussi fortement avec le puritanisme américain qui effectue un come-back terrifiant depuis l’arrivée au pouvoir de Trump.

Un passage à l’âge adulte contrarié

Dans un régime qui essentialise les femmes, leur apprentissage apparaît comme une diversion en attendant le plus important : l’arrivée de leurs premières règles. Une serviette hygiénique blanche, du sang rouge. Des discussions à la fois inquiètes et excitées. De mémoire de sériephile, jamais un teen drama, genre pourtant centré sur l’adolescence, n’a filmé les règles féminines de façon aussi simple et réaliste.

The Testaments.

À Gilead, la première ménorrhée est accueillie par des cris de joie et un rituel bien précis. C’est le moment où les « Prunes », référence à la couleur de leurs tenues (que l’on peut aussi interpréter comme un clin d’œil au mouvement féministe et sa couleur violette) deviennent « éligibles » et peuvent revêtir une tenue verte dans l’optique de trouver un mari.

Nous voilà alors plongés dans un Bridgerton version dark : Agnes et les autres vont vivre leur premier bal, avec des partenaires de danse qui ont l’âge d’être leur père. Mais on leur dit que tout est normal et qu’elles doivent sourire.

The Testaments.

Malgré toutes les contraintes et humiliations que subissent ces jeunes femmes, leur infantilisation et leur éducation à l’effacement et au sacrifice, Daisy, Becka, Huldah et les autres restent des adolescentes, en proie à leurs premiers émois – Agnes en pince pour un garde, tandis que Becka a du mal à cacher son attirance pour Agnes –, à des accès de rage, à des amitiés intenses et à des désirs de rébellion plus fort encore que si elles avaient été élevées dans une démocratie.

À Gilead, elles apprennent à arborer un double visage. Mais, derrière les sourires et la bienséance, elles parviennent à se créer un langage adolescent et des codes qui n’appartiennent qu’à elle. C’est là que se niche toute la beauté de cette série, plus solaire que son aînée. Malgré l’environnement hostile, elle réserve en effet quelques séquences teintées d’humour.

The Testaments.

Faire preuve de sororité à Gilead, c’est déjà se révolter au cœur d’un régime qui divise les femmes pour mieux les dominer. Et s’il y a bien une chose que toutes les femmes ont en commun, c’est les violences sexistes et sexuelles qu’elles subissent au cours de leur vie. Dans une intrigue qui prend une place de plus en plus importante au fil de la saison, la série aborde les violences sexuelles subies par les adolescentes et la façon dont Gilead y fait face.

Le syndrome The Handmaid’s Tale

Si l’univers tient la route et que l’on s’attache au fil de la saison au groupe d’adolescentes, on sent tout de même poindre certaines limites à The Testaments. Le personnage de Daisy semble une version rajeunie de June et le jeune garde Garth (Brad Alexander), dont s’éprend Agnes, fait quant à lui écho à Nick dans l’écriture de son personnage.

The Testaments.

Le risque de redite avec The Handmaid’s Tale réside aussi dans le fait que les personnages des deux séries possèdent le même but : faire tomber le régime de Gilead. Dès lors, on retrouve dans The Testaments des dilemmes (se sauver de Gilead sans ses proches ou rester se battre de l’intérieur ?) déjà explorés dans la série mère et des rebondissements potentiellement prévisibles, qui en deviennent agaçants.

Il aurait été plus intéressant de commencer cette nouvelle production juste après la chute de Gilead, pour explorer les inévitables résidus que laisse un régime comme celui-ci dans les esprits et les difficultés à recréer une démocratie, à abandonner tout un endoctrinement.

Le show nous réserve peut-être des surprises dans sa très probable deuxième saison : Disney+ n’a pas encore confirmé officiellement son renouvellement, mais l’équipe de production y travaille déjà. En tout cas, The Testaments devra prendre des risques pour ne pas tomber dans les mêmes impasses et incohérences que sa grande sœur. Mais l’espoir est permis, car, comme nous le dit Agnes en voix off : « Il n’existe rien de plus puissant qu’une adolescente. »

Nocturnos : que vaut cette nouvelle BD fantastique ?

2 avril 2026 à 15:15

En quelques semaines seulement, la maison d’édition Morgen a fait sensation dans le monde de la bande dessinée. Après les albums plébiscités Train de nuit dans la Voie lactée, Terre ou Lune et Le procès (autour de l’affaire Pélicot), la maison d‘édition propose la BD Nocturnos, disponible en librairie depuis le 1er avril 2026.

Dans cette œuvre écrite et dessinée par Laura Pérez, la nuit est à l’honneur, au cœur d’un récit subtil et profond qui laisse libre cours à la flânerie, à l’expérimentation, à la contemplation et à la rêverie.

Que représente la nuit ? Cet instant où tout ralentit et où le sommeil devient la norme. Que représente la nuit pour ceux qui ne trouvent pas le sommeil, mais qui aiment l’instant, la solitude et l’émerveillement d’un ciel étoilé ? Avec Nocturnos, Laura Pérez s’immerge dans les rêves et les cauchemars, et suit plusieurs personnages dans leur quotidien, entre le passé et le présent, pour tisser une grande toile aussi fantasmagorique qu’onirique.

Nocturnos ne raconter pas une seule histoire, mais présente des tranches de vies variées, avec plus ou moins de sens, consacrées aux rêveurs et aux amateurs de café nocturne, aux insomniaques et aux créateurs. À travers ce roman graphique avare en mots et principalement guidé par les images, l’autrice pose un double sens à la nuit : l’émerveillement et l’horreur. La nuit, dans l’album, devient à la fois le symbole de tous les possibles, mais aussi de l’isolement et de la peur.

Mythes et symboles

Avec Nocturnos, Laura Pérez évoque aussi les croyances ancestrales autour de la nuit, symbole des peurs primaires et des anciennes superstitions. Montrant comment l’humanité a tenté de dompter la nuit et ses règles, elle confère à son histoire une portée mythologique et folklorique. Tout l’album est une succession de tableaux splendides, l’autrice alternant entre les pleines planches symboliques et le découpage rapide (ou répétitif), pour insister sur une idée précise ou une émotion.

Avec la nuit comme protagoniste, la construction graphique est au cœur même de l’album, toutes les couleurs utilisées par Laura Pérez évoquant les différents stades ou ambiances des nuits, entre le noir absolu et les nuances kaléidoscopiques.

Nocturnos est une ode à la nuit, au silence, à l’attente et à la contemplation. C’est le récit interne, fantastique et imagé de plusieurs personnages, affranchi des codes habituels de la bande dessinée, qui plonge le lecteur dans une exploration expérimentale autour du symbole de la nuit noire, des étoiles et de la Lune.

Sans chercher à donner du sens à toutes les images, guidée par les pensées et les impulsions de l’autrice, Nocturnos est, comme un rêve libre qui irait de moment en moment pour former un tout.

On connaît la date de sortie de l’Oppo Find X9 Ultra en France

On connaît la date… Et vous aussi, du coup, puisqu’elle est écrite en gros sur le visuel placé juste au-dessus de cet article. Conformément aux annonces d’Oppo lors du Mobile World Congress début mars, le Find X9 Ultra sera bien commercialisé dans l’Hexagone dès le 21 avril prochain. Voici tout ce que l’on sait sur l’événement et sur ce futur smartphone premium.

Rendez-vous le 21 avril à 19 h

Le rendez-vous est donc pris dans une publication sur le réseau social chinois Weibo. Le fabricant annonce qu’il organisera une conférence le 21 avril prochain, visible chez nous à partir de 19 heures, afin de présenter le Find X9 Ultra. Mais, contrairement à ses habitudes, ce lancement ne concernera donc pas uniquement l’Empire du Milieu.

En effet, Oppo bombe le torse cette année et ambitionne un lancement international pour son nouveau fleuron. Comme la marque l’expliquait au MWC début mars, elle veut regagner ses lettres de noblesse sur un segment de marché dans lequel elle avait beaucoup investi au début des années 2020. Depuis, Oppo a largement laissé le champ libre à des concurrents comme Xiaomi – dont le Xiaomi 17 Ultra représente logiquement la cible la plus évidente pour le Find X9 Ultra. Autant vous prévenir : ce ne sera pas un smartphone particulièrement abordable.

À quoi faut-il s’attendre avec l’Oppo Find X9 Ultra ?

Comme chez d’autres constructeurs, la gamme Ultra d’Oppo n’est pas là pour plaisanter. Encore plus ambitieux que le Find X9 Pro lancé plus tôt cette année, il vise tout simplement le meilleur.

D’après quelques fuites disponibles en ligne, l’Oppo Find X9 Ultra profiterait d’un écran OLED 2K de 6,88 pouces cadencé à 144 Hz. Très naturellement, on retrouverait à l’intérieur une puce Snapdragon 8 Elite Gen 5, ainsi qu’une généreuse batterie de 7 000 mAh. Là où le fabricant veut tirer son épingle du jeu, c’est sur la photographie. Son épais bloc trônant au dos accueillerait un capteur principal de 200 mégapixels, un grand angle de 50 mégapixels, mais aussi deux téléobjectifs périscopiques. Un premier de 200 mégapixels consacré à un zoom optique x3 et un second de 50 mégapixels qui proposerait un grossissement optique x10.

Une configuration particulièrement généreuse qui devrait aussi se traduire par une épaisseur qui détonne en cette année où les smartphones tentent de s’affiner.

Parallèlement à son Find X9 Ultra, Oppo profitera également de sa conférence pour lancer une myriade d’autres produits, comme une tablette, une nouvelle montre ou encore des écouteurs. Pour le moment, impossible de dire si ces produits seront également disponibles en France.

Video Games & Music : la Philharmonie de Paris dévoile sa nouvelle exposition

2 avril 2026 à 10:30

Du 2 avril au 1er novembre, Video Games & Music : la musique dont vous êtes le héros, à la Philharmonie de Paris, explore la place de la musique dans l’expérience vidéoludique. Cocommissariée par la musicologue Fanny Rebillard et le journaliste Jean Zeid, avec une scénographie de l’agence La Sagna & Racine, l’exposition retrace près de 50 ans d’histoire sonore du jeu vidéo.

Des premiers signaux électroniques aux compositions orchestrales, le parcours met en évidence l’évolution des techniques et des usages. La musique y apparaît progressivement comme un élément structurant, capable d’influencer la narration, le rythme et l’interaction.

À quoi ressemble ce parcours ?

Le dispositif adopte une forme non linéaire, inspirée des jeux en monde ouvert. Le visiteur circule librement entre plusieurs espaces immersifs. L’exposition articule objets, archives et expériences interactives : anciennes consoles, partitions, documents de création et œuvres visuelles côtoient près d’une trentaine de jeux accessibles, de Pong à Just Dance, en passant par Tetris ou Rez.

Exposition Video Games & Music, Philharmonie de Paris.

Le parcours met en lumière les interactions entre création musicale et développement vidéoludique. Les premières sections reviennent sur les contraintes techniques des machines, tandis que d’autres espaces montrent l’élargissement des palettes sonores. Certaines installations proposent des analyses, comme celle des bruitages de Super Mario Bros., d’autres explorent des formes plus expérimentales, à l’image de Wipeout 2097 ou Electroplankton.

Qu’en pensent les médias ?

Plusieurs médias soulignent la richesse de l’exposition tout en pointant quelques limites. Libération évoque une « frénésie parfois étourdissante », liée à la densité des installations et à la liberté de circulation.

France Inter souligne, pour sa part, l’intérêt de la mise en perspective historique. « Écouter, regarder… mais surtout toucher » : Le Monde insiste sur la dimension sensorielle de l’expérience. « Quelques notes pixelisées, et tout un pan de mémoire resurgit », conclut Voltage, mettant en avant la portée nostalgique du parcours.

On connaît la date de sortie de l’Oppo Find X9 Ultra en France

2 avril 2026 à 10:10

On connaît la date… Et vous aussi, du coup, puisqu’elle est écrite en gros sur le visuel placé juste au-dessus de cet article. Conformément aux annonces d’Oppo lors du Mobile World Congress début mars, le Find X9 Ultra sera bien commercialisé dans l’Hexagone dès le 21 avril prochain. Voici tout ce que l’on sait sur l’événement et sur ce futur smartphone premium.

Rendez-vous le 21 avril à 19 h

Le rendez-vous est donc pris dans une publication sur le réseau social chinois Weibo. Le fabricant annonce qu’il organisera une conférence le 21 avril prochain, visible chez nous à partir de 19 heures, afin de présenter le Find X9 Ultra. Mais, contrairement à ses habitudes, ce lancement ne concernera donc pas uniquement l’Empire du Milieu.

En effet, Oppo bombe le torse cette année et ambitionne un lancement international pour son nouveau fleuron. Comme la marque l’expliquait au MWC début mars, elle veut regagner ses lettres de noblesse sur un segment de marché dans lequel elle avait beaucoup investi au début des années 2020. Depuis, Oppo a largement laissé le champ libre à des concurrents comme Xiaomi – dont le Xiaomi 17 Ultra représente logiquement la cible la plus évidente pour le Find X9 Ultra. Autant vous prévenir : ce ne sera pas un smartphone particulièrement abordable.

À quoi faut-il s’attendre avec l’Oppo Find X9 Ultra ?

Comme chez d’autres constructeurs, la gamme Ultra d’Oppo n’est pas là pour plaisanter. Encore plus ambitieux que le Find X9 Pro lancé plus tôt cette année, il vise tout simplement le meilleur.

D’après quelques fuites disponibles en ligne, l’Oppo Find X9 Ultra profiterait d’un écran OLED 2K de 6,88 pouces cadencé à 144 Hz. Très naturellement, on retrouverait à l’intérieur une puce Snapdragon 8 Elite Gen 5, ainsi qu’une généreuse batterie de 7 000 mAh. Là où le fabricant veut tirer son épingle du jeu, c’est sur la photographie. Son épais bloc trônant au dos accueillerait un capteur principal de 200 mégapixels, un grand angle de 50 mégapixels, mais aussi deux téléobjectifs périscopiques. Un premier de 200 mégapixels consacré à un zoom optique x3 et un second de 50 mégapixels qui proposerait un grossissement optique x10.

Une configuration particulièrement généreuse qui devrait aussi se traduire par une épaisseur qui détonne en cette année où les smartphones tentent de s’affiner.

Parallèlement à son Find X9 Ultra, Oppo profitera également de sa conférence pour lancer une myriade d’autres produits, comme une tablette, une nouvelle montre ou encore des écouteurs. Pour le moment, impossible de dire si ces produits seront également disponibles en France.

The Drama avec Zendaya et Robert Pattinson : jusqu’où peut-on aimer quelqu’un ?

31 mars 2026 à 11:00

À l’occasion de la sortie en salle de The Drama, le réalisateur Kristoffer Borgli et ses deux costars, Zendaya et Robert Pattinson, ont répondu à nos questions, ainsi qu’à celles de journalistes du monde entier. Un échange inévitablement traversé par la question centrale du film : jusqu’où peut-on aimer quelqu’un ? Quelques semaines après la sortie de son plus gros succès, Marty Supreme, A24 remet une troisième fois le couvert avec le cinéaste norvégien.

The Drama suit un couple bienheureux, sur le point de se marier. Une idylle de jeunes trentenaires, racontée par fragments au fil d’allers-retours temporels, où tout semble d’abord parfaitement en place. Zendaya, loin de ses débuts sur Disney Channel et après ses rôles dans le Dune de Villeneuve ou la série Euphoria, séduit par son impertinence, sa vivacité camouflant une forme de fragilité. Face à elle, Robert Pattinson déploie une douceur trouble, faite de maladresse et d’introspection, dans la lignée de ses rôles récents dans High Life (2018) ou Mickey 17 (2025). Deux trajectoires, deux énergies s’imbriquant avec une évidence presque suspecte. Car Borgli ne filme cette harmonie que pour mieux la fissurer.

L’amour et la morale

Au cours d’un dîner avec les témoins de leur mariage, Emma, la future épouse, lâche une révélation qui sidère l’assemblée. La bande-annonce l’annonçait sans jamais la dévoiler : qu’est-ce qui se cache derrière ce drame ? Quelle confession peut suffire à faire vaciller un couple en apparence si solide ? Et surtout, cette révélation peut-elle être à la hauteur des attentes qu’elle suscite chez le spectateur, au point de porter tout un film ?

Difficile d’en dire plus sans trahir ce qui constitue le tournant du film. Ce fameux « drama » pourra en laisser certains sur leur faim, mais il agit comme un prétexte, un déclencheur pour le véritable propos du film. « On va évidemment beaucoup s’intéresser à la révélation d’Emma, mais il s’agit de bien plus que ça, explique Zendaya. Ce que traversent Charlie et Emma met à l’épreuve l’amour qu’il y a entre eux, ce que chacun est prêt à accepter chez l’autre, et ce qu’on est prêt à faire au nom de l’amour. »

Zendaya dans The Drama.

« Aimer quelqu’un, c’est le connaître, estime Kristoffer Borgli. Avec les gens dont on est le plus proche, on devrait pouvoir tout partager. Le film parle de la puissance du sentiment amoureux, un état qu’on ne contrôle pas, et qui se complique lorsque les sentiments se heurtent à la raison. » Habitué des comédies sociales acides, à l’image de son homologue scandinave Ruben Östlund, le cinéaste norvégien poursuit ici son observation des comportements humains.

Analyse sociale

Dans Sick of Myself (2022), son premier long-métrage, une jeune femme cherchait l’attention des réseaux sociaux en se défigurant. Dream Scenario (2023) contait, quant à lui, l’histoire d’un père de famille, incarné par Nicolas Cage, qui devenait une obsession collective en infiltrant malgré lui les rêves de millions de personnes. Deux fables sociales grinçantes interrogeant la quête de reconnaissance, la morale et les dérives d’une époque.

Comme dans ses précédents films, Borgli installe une tension à partir de situations banales, fait émerger le malaise, observe plus qu’il ne juge. Fils d’anthropologue, il ne laisse entrevoir ses personnages que par bribes, au travers de leurs réactions plus que par leur passé. Une forme d’extériorité qui pourrait désengager, mais que viennent compenser Zendaya et Pattinson, dont le duo maintient en permanence le spectateur à hauteur d’émotion.

Avec The Drama, Kristoffer Borgli pointe les incohérences de discours et de comportements, les idéaux qui vacillent et la place mouvante de la morale dans une relation. Ses personnages, ancrés dans un cadre petit-bourgeois de Boston, habitués à échanger autour d’un verre de vin ou d’un simili-Starbucks, naviguent entre le besoin de comprendre et le réflexe de juger. La révélation agit comme un révélateur : elle sidère, fracture, oblige chacun à se positionner.

Robert Pattinson et Zendaya dans The Drama.

En filigrane, Borgli épingle ceux qui jouent un rôle, sourire figé pour la photo, ceux persuadés que leurs fautes comptent moins que celles des autres ou que leurs ressentis prévalent. Un nouveau conte social, dans lequel le cinéaste observe, sans malveillance, des individus pris dans leurs contradictions, dépeignant l’humanité dans ce qu’elle a de parfois absurde ou pathétique.

Le film, lui, refuse de trancher. Il distille juste assez d’éléments pour laisser le spectateur combler les vides. « L’histoire est intéressante, car elle montre que la moralité est subjective et dépend du milieu dans lequel on est. Votre morale personnelle dépend aussi de celle et ceux qui vous entourent », souligne Robert Pattinson. Le couple devient alors un prisme : à travers lui se dessinent les obsessions, les incohérences et les angles morts d’une société entière.

La bande-annonce de The Drama avec Zendaya et Robert Pattinson.

En un sens, Borgli y interroge, sans jamais rien asséner, la banalité du mal, la psychose collective, les logiques de groupe comme les dérives individuelles, la façon dont les humains peuvent s’aimer, se faire du mal et évoluer, ainsi que les raisons qui les poussent à agir ainsi. Une comédie romantique déviée vers le drame, traversée d’angoisses et de tensions morales, dont ressort une grande liberté d’interprétation : « Le film incite le spectateur à débattre sur l’opposition entre le cœur et l’esprit, explique le réalisateur. Il n’y a pas de conclusion morale clairement définie. Chaque spectateur peut s’emparer de ces questions et décider par lui-même de sa propre position. »

Céline Dion : après ses concerts, une nouvelle chanson avec Jean-Jacques Goldman annoncée

31 mars 2026 à 10:35

Entre BTS et Céline Dion, il devient difficile de dire quel retour sur scène est le plus attendu de l’année 2026. La star canadienne a en effet officialisé ses prochains concerts, attendus à La Défense Arena en septembre et octobre 2026 (la billetterie Fnac est accessible ici). Ce retour sur scène va être suivi de près par des millions de fans dans le monde et la bonne nouvelle en cache une autre.

D’après des informations exclusives partagées par Le Parisien, Céline Dion va sortir une nouvelle chanson inédite le 17 avril 2026, composée par Jean-Jacques Goldman !

Le duo incontournable se retrouverait donc pour accompagner ce grand retour, comme le disait la rumeur depuis plusieurs mois. La confirmation officielle devrait venir assez vite, mais Le Parisien indique déjà que deux chansons ont été écrites par Jean-Jacques Goldman en 2021 pour Céline Dion, mais qu’une seule a été retenue et qu’elle sera bientôt révélée au grand public.

La dernière collaboration entre les deux artistes date de 2016, sur le titre Encore un soir, mais Céline Dion et Jean-Jacques Goldman continuent de former un tandem incontournable de la chanson française, depuis le succès D’eux, l’album qui a fait de Céline Dion une star internationale, écoulé à plus de 10 millions d’exemplaires et toujours le disque francophone le plus vendu de l’histoire.

D’autres chansons à venir ?

Le Parisien, outre l’annonce de la collaboration entre Céline Dion et Jean-Jacques Goldman, indique également que d’autres chansons inédites pourraient sortir dans le courant de l’année, avant les concerts prévus à Paris. Deux autres titres (en plus de celui avec Goldman) seraient pour l’instant au programme, dont un composé et écrit avec Ycare, attendu dans le courant de l’été. La troisième chanson serait dévoilée lors du premier concert à Paris la Défense Arena, faisant de ce retour sur scène un moment incontournable pour tous les fans présents.

Le Parisien termine en précisant que la sortie de ces trois premiers singles annonce le tout nouvel album à venir de l’artiste, dans quelques mois. L’année 2026 est indubitablement l’année de Céline Dion !

❌