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Reçu hier — 11 avril 2026

On écoute quoi dans l’espace ? Découvrez la playlist de la mission Artémis II

11 avril 2026 à 16:31

Christina Koch pendant la mission Artémis II

Quelle chanson voudriez-vous écouter en vous réveillant pendant une mission spatiale ? Les astronautes d'Artémis II, eux, ont eu droit à une petite liste de lecture qui a accompagné leur voyage autour de la Lune.

Reçu avant avant-hier

Blues touareg : comment Tinariwen et la nouvelle génération conquièrent le rock mondial

Par :import
10 avril 2026 à 14:20

Deux grosses décennies en arrière, si vous cherchiez de la musique touarègue dans les bacs de votre Fnac, il fallait creuser bien profondément pour sortir une poignée de CD sur le sujet.

Des parutions documentant les musiques traditionnelles d’Afrique, collectées par des chercheurs et ethnomusicologues, vendues majoritairement à leurs semblables universitaires : c’était grosso modo ce que le marché du disque proposait à l’aube des années 2000. Si la discutable appellation « world music » existait déjà, un groupe comme le groupe malien Tinariwen — que l’on peut considérer comme pionnier — n’avait pas encore son nom en gras sur les affiches des festivals XXL que sont Glastonbury, Coachella ou Sziget.

Alors qui aurait parié sur l’essor du blues touareg ? Aujourd’hui, ce « rock du désert », comme il a été qualifié par la presse musicale, remplit les salles, attire un public varié et s’impose dans les festivals internationaux.

Rendons à César ce qui appartient à César. À l’origine de ce phénomène, c’est bien le nom de Tinariwen qui résonne de bouche à oreille, de platines K7 en chroniques de journalistes et de concerts devant quelques curieux jusqu’aux salles archi-pleines.

Ce collectif d’activistes touaregs à cheval — voire à chameau plutôt — sur plusieurs pays (Mali, Algérie, Niger, Libye) a façonné « l’assouf », ce blues saharien né de l’exil, de la solitude, du déracinement et des luttes d’un peuple nomade. C’est à la charnière des années 1970–1980 que le groupe invente ce langage musical fait de guitares lancinantes et de chants en tamasheq, héritage qui deviendra le style de base d’une étonnante aventure musicale internationale, que la rébellion touarègue des années 90 aura aussi portée comme un étendard en en faisant sa bande-son.

La chronologie des faits a son importance tant le marketing de l’industrie musicale aime s’emparer des récits et d’une narration qui n’est pas toujours la plus fidèle. Guitares et kalachnikovs en bandoulière : l’image est de fait vendeuse et séduisante pour le monde du rock.

Devenue naturellement la locomotive de cette caravane musicale et politique au succès planétaire inattendu, Tinariwen a gagné une reconnaissance mondiale depuis ses véritables débuts dans les années 80, remportant notamment des disques d’or en France et en Angleterre, sillonnant les scènes les plus prestigieuses et jouant régulièrement à guichets fermés.

C’est pourquoi, en 2026, contrairement aux lignes écrites un peu plus haut, vous ne devriez pas avoir trop de mal à mettre la main sur l’excellent Hoggar. Un nouvel album empreint de soif de justice, de liberté et de paix, qui, à sa manière, tend naturellement la main aux générations futures de ce peuple que la géopolitique mondiale bouscule depuis des années.

La nouvelle gérénation de la musique touarègue

Dans leur sillage, c’est donc une nouvelle génération de groupes et de musiciens qui est apparue dans cette grande famille de la musique touarègue. Des groupes qui font d’ailleurs l’actualité de ces musiques avec leurs nouveaux albums ou la réédition de leurs premiers faits d’armes, notamment pour Mdou Moctar.

Si Imarhan, Tamikrest, Bombino ou Mdou Moctar restent les plus courus par les programmateurs de concerts et donc du public, des dizaines d’autres noms ont réussi à se faire connaître au-delà du Sahara ces dernières années. On dénombrerait une centaine de groupes en activité issus de cette région d’Afrique.

Évidemment, le phénomène n’échappe pas à une certaine forme de « mode ». L’histoire est connue : quelques années en arrière — lorsque la situation du Sahel était à peu près stable — les producteurs occidentaux branchés rock voulaient tous trouver leur poule aux œufs d’or et allaient faire leur shopping entre Nouakchott, Kidal ou Agadez dans l’espoir de signer le prochain « Hendrix ou Jimmy Page touareg ».

Aujourd’hui, entre des trajectoires cosmopolites et la circulation de la musique en quelques clics, on peut penser que ce blues-rock du désert, plus accessible que jamais et désormais enregistré et produit avec le même perfectionnisme que n’importe quel groupe d’indie rock occidental, a de beaux jours devant lui. Un genre musical qui a su trouver un public friand de nouvelles vibrations, mais dans le même temps rassuré par d’autres, plus familières.

Coup de sirocco sur la planète rock

Mais comment expliquer cet engouement d’un public souvent habitué au rock classique ? D’abord par une filiation presque naturelle : le blues touareg repose sur des motifs répétitifs, tournoyants, presque psychédéliques parfois. Des textures de guitare électrique brutes et un groove hypnotique qui rappellent les racines du rock, d’où la comparaison avec le blues, évidemment.

Tinariwen, pour ne citer qu’eux, ont su séduire les oreilles curieuses de Radiohead, Robert Plant, Jack White et autres personnalités influentes du rock, confirmant la passerelle esthétique entre les deux univers.

L’authenticité et ce qu’elle représente dans son propos ont fait le reste. L’assouf raconte des récits d’exil, de résistance et de quête identitaire. Assistez à un concert des groupes précités et vous ressentirez implacablement cette densité émotionnelle, amplifiée par la présence scénique de ces musiciens enturbannés et le caractère organique des instruments. Une expérience à part, parole de converti.

C’est sûrement cette équation gagnante qui a fait de ce « rock du désert » ce qu’il est aujourd’hui : un genre musical à part entière qui s’ancre avec brio dans le large champ lexical de la musique. Vous n’avez plus qu’à vous laisser porter.

Mort d’Afrika Bambaataa : comment l’architecte du hip-hop a redessiné la musique

Par :import
10 avril 2026 à 11:55

Le monde de la musique vient de perdre l’un de ses fondateurs les plus déterminants. Afrika Bambaataa, né Kevin Donovan, est mort ce jeudi 9 avril d’un cancer de la prostate à l’âge de 68 ans. Si le hip-hop est aujourd’hui la culture la plus influente et la plus écoutée à travers le monde, il le doit en grande partie à la vision de cet enfant du Bronx des années 1970.

DJ légendaire, créateur de mouvements et infatigable chercheur de sons, Bambaataa laisse derrière lui une empreinte musicale indélébile, bien que son aura ait été lourdement entachée à la fin de sa vie.

Du chef de gang au guide pacificateur

L’histoire d’Afrika Bambaataa est avant tout celle d’une transformation sociale. Dans les années 1970, le sud du Bronx est ravagé par la pauvreté, la drogue et la guerre des gangs. Lui-même leader de la division locale des redoutables Black Spades, Bambaataa décide, à la suite d’un voyage en Afrique et de la perte d’amis proches, de réorienter l’énergie destructrice des rues vers la créativité.

Il fonde alors la Universal Zulu Nation, une organisation qui rassemble de jeunes Afro-Américains et Portoricains autour de quatre piliers fondamentaux : le DJing, le MCing (rap), le B-boying (breakdance) et le graffiti. Le mot d’ordre est clair : « Peace, Unity, Love, and Having Fun » (« Paix, Unité, Amour et S’amuser »). Bambaataa offre une alternative aux armes : désormais, les conflits de territoire se règlent par des batailles de danse ou des joutes de platines.

Planet Rock : le big bang de l’electro-funk

Sur le plan purement musical, Bambaataa, souvent surnommé le « Master of Records » pour sa collection éclectique et sa connaissance encyclopédique de la musique, a repoussé les limites du genre. En 1982, il sort un titre qui va révolutionner l’industrie : Planet Rock.

En samplant habilement les morceaux Trans-Europe Express et Numbers du groupe allemand de musique électronique Kraftwerk, et en y associant des boîtes à rythmes comme la mythique Roland TR-808, il invente l’electro-funk. Ce titre ne s’est pas contenté de propulser le hip-hop dans une nouvelle dimension futuriste, il a redéfini le son des années 80.

Des albums fondateurs et une influence sans frontières

Au-delà de ce single historique, la discographie d’Afrika Bambaataa (souvent accompagné de son groupe Soulsonic Force ou sous le nom de Time Zone) regorge de projets cruciaux. Planet Rock: The Album (1986), bien qu’assemblant ses premiers succès, sert de véritable manuel d’instruction pour la musique électronique urbaine. La même année, Beware (The Funk Is Everywhere) confirme sa volonté de fusionner le hip-hop naissant avec le P-Funk de George Clinton et le rock (notamment avec le titre Kick Out the Jams).

En 1988, avec The Light, il s’ouvre encore davantage sur le monde en collaborant avec des figures inattendues comme Boy George ou UB40, prouvant que le hip-hop n’a pas de frontières.

Les graines plantées par Bambaataa ont donné naissance à des forêts entières dans le paysage musical. Du côté de la scène électronique, la techno de Détroit ne serait pas la même sans lui ; des pionniers comme Juan Atkins, Kevin Saunderson et Derrick May citent Planet Rock comme l’élément déclencheur de leur vocation. Des stars mondiales comme Daft Punk ou les Chemical Brothers sont les héritiers directs de cette fusion homme-machine.

Concernant le rap et le R’n’B, son influence se fait ressentir de l’approche collective du Wu-Tang Clan (inspirée par la structure de la Zulu Nation) aux productions de la Miami Bass. Des figures du hip-hop comme Missy Elliott (qui a abondamment samplé la culture electro-funk dans ses hits) ou les Beastie Boys ont tous puisé dans l’esthétique façonnée par Bambaataa.

De graves accusations de violences sexuelles

Toutefois, l’histoire d’Afrika Bambaataa comporte une part d’ombre. À partir de 2016, plusieurs hommes, menés par le témoignage initial de l’activiste politique Ronald Savage, sont sortis du silence pour l’accuser de violences sexuelles et de pédocriminalité. Les faits dénoncés remonteraient aux années 1970 et 1980, ciblant de jeunes garçons vulnérables qui gravitaient autour de lui et de la Zulu Nation dans le Bronx.

Ces graves accusations, bien que Bambaataa les ait toujours niées, ont provoqué une onde de choc immense. Sous la pression, il a été contraint de quitter ses fonctions à la tête de son organisation la même année, laissant une marque indélébile sur son image de figure paternelle et protectrice. En 2025, une action civile engagée contre lui avait été jugée en sa défaveur après son absence à l’audience.

Une œuvre fondatrice

Il est impossible de raconter l’histoire du hip-hop, de la musique électronique et de la culture urbaine sans placer Afrika Bambaataa à son épicentre. Il a été l’étincelle qui a permis à une génération marginalisée de trouver une voix et de l’exporter à l’international. Si la fin de sa vie et les révélations de ses accusateurs auront définitivement fracturé le mythe du « parrain », les fondations culturelles qu’il a posées et l’onde de choc de ses expérimentations musicales continueront d’imprégner la création contemporaine.

Duran Duran : pourquoi la réédition de The Wedding Album est un événement ?

10 avril 2026 à 08:45

Le vernis New Wave a vieilli, mais la signature de Duran Duran reste intacte. Le groupe réédite ce 10 avril The Wedding Album, son album culte, plus de 30 ans après sa sortie. Une ressortie qui dépasse la simple nostalgie et consacre un opus désormais central dans l’histoire du groupe comme de la pop.

La réédition se décline en formats physiques pensés pour les collectionneurs comme pour les amateurs : l’album est proposé en double vinyle remasterisé ainsi qu’en CD. Le vinyle s’accompagne d’une pochette gaufrée et d’une carte artistique grand format.

Pourquoi cet album est-il devenu central ?

Sorti en 1993, The Wedding Album intervient après un passage à vide du groupe. Ce dernier retrouve alors une visibilité internationale grâce à deux titres majeurs : Ordinary World et Come Undone. Le disque atteint alors les sommets des classements, notamment la septième place du Billboard. L’album marque également une inflexion esthétique. Le groupe délaisse en partie la synth-pop des années 1980 pour une écriture intégrant rock, funk ou encore influences brésiliennes.

Ordinary World, de Duran Duran.

« C’est l’album qui nous a offert deux énormes tubes, en dehors des années 1980 !… Le succès de cet album nous a donné une confiance incroyable et la conviction que nous avions encore de la vitalité et quelque chose à offrir au monde », avait d’ailleurs déclaré le bassiste John Taylor, rappelle Forbes.

Qui est Duran Duran aujourd’hui ?

Formé à Birmingham à la fin des années 1970, Duran Duran compte parmi les groupes structurants de la pop britannique. Son ascension repose autant sur ses compositions que sur une esthétique visuelle originale, amplifiée par l’essor de MTV. Des titres comme Rio, Hungry Like The Wolf ou The Reflex participent à installer cette notoriété internationale.

Hungry Like The Wolf, de Duran Duran.

Le groupe a poursuivi une trajectoire faite de mutations successives. Après les années 1990, il enchaîne les projets, explore de nouvelles collaborations. Des albums comme Astronaut ou Future Past témoignent de cette capacité à évoluer.

Luiza pour son premier album : “Chaque jour, je continue à apprendre”

10 avril 2026 à 06:00

Au printemps 2025, la France se réchauffe au son de Soleil bleu, tube dansant et universel qui impressionne par ses touches de dub et ses influences sud-américaines. Derrière ce carton surprise, de l’aveu même de son autrice, se cache Luiza, une chanteuse que l’on connaissait déjà en filigrane pour ses multiples collaborations avec des artistes de renom. Aux frontières de la musique brésilienne, de la pop française et de l’électro, l’artiste sort le 10 avril 2026 un premier album éponyme dans lequel on découvre de nouvelles facettes de sa personnalité aussi solaire qu’optimiste.

Soleil bleu, de Luiza.

Pouvez-vous nous parler de votre premier souvenir musical, vous qui venez d’une famille où la musique est omniprésente ?

Mon plus vieux souvenir, c’était à 4 ans, je sautais sur tous les canapés de la maison en chantant Ob-La-Di, Ob-La-Da des Beatles, la quatrième piste de l’album. La musique était partout dans la maison, c’était une affinité naturelle. Mon père est musicien et, toute petite, je l’accompagnais à ses concerts, j’écoutais ses disques… La musique est extrêmement présente dans ma vie depuis toujours.

À quel moment, vous êtes-vous dit que vous vouliez également faire de la musique votre métier ? Était-ce au moment du Conservatoire ?

Je dirai que ma formation au Conservatoire m’a avant tout donné tous les outils nécessaires pour faire de la musique. Un ancrage théorique pour m’apporter toute la liberté que j’ai aujourd’hui dans la musique. Grâce à la formation classique, j’improvise maintenant beaucoup plus.

Je me suis dit que je voulais en faire mon métier quand, après le Conservatoire, je suis partie pour l’école d’art, à La Réunion. Il a eu plusieurs années où, avant de chanter professionnellement, je montais sur les scènes des autres tellement j’avais envie de chanter. C’était plus fort que moi, j’attrapais le micro et je commençais à chanter ce que j’avais en tête.

Funambule, de Luiza et Mahom.

Monter sur scène et se mettre à chanter quand on a 20 ans, c’est un peu l’équivalent de sauter sur un canapé quand on a 4 ans…

Oui, tout à fait !

On connaît votre double culture franco-brésilienne, qui se ressent énormément dans votre musique. Quand vous étiez jeune, écoutiez-vous beaucoup de musique brésilienne ?

J’ai grandi en écoutant de la samba, de la MPB, du choro… J’aime profondément cette scène musicale. Le Brésil est un des pays du monde qui écoute le plus sa propre musique ! Ma mère est brésilienne, et c’est quasiment uniquement la musique qu’elle écoute. J’ai eu la chance d’être été bercée par ces mélodies et ces rythmes.

Vos premières apparitions étaient surtout des featurings sur les pistes d’autres artistes : Mahom, Flavia Cohelo, Khoe-Wa… Vous étiez une voix que l’on connaissait sans savoir qui elle était…

C’est grâce à tous les artistes qui m’ont fait confiance, alors que je sortais de nulle part ! Je pense que la plupart des artistes avec lesquels j’ai collaboré sont des artistes dont j’ai squatté la scène. Je suis montée sur scène, j’ai pris un micro, j’ai chanté, et voilà ! La plupart l’ont très bien pris, et ils ont fini par me proposer d’enregistrer avec eux. J’ai eu la chance de faire plusieurs collaborations importantes comme ça.

Sua Pele, de iZem, Flavia Coehlo et Luiza.

Au moment où on a commencé à vous entendre régulièrement, une étiquette est apparue pour décrire votre style : l’électropop tropicale.

Évidemment, je suis de la génération électro ! C’est ce qui cartonnait quand j’étais adolescente. En 2015, à mes débuts, c’était vraiment ce que j’écoutais sans arrêt. Mais, étrangement, maintenant, j’écoute très peu de musique électronique. J’écoute principalement de la musique très organique, qui vient du monde entier.

Ceci étant dit, je n’arrive pas à enlever cet aspect-là de moi et ça se retrouve dans ma musique. J’aime beaucoup pouvoir amener cette énergie sur scène. C’est un aspect de la musique qui me plaît. Je ne peux pas m’en séparer.

La dimension dub et électro est toujours très présente dans votre musique et dans votre premier EP. Vous parliez de 2015, mais votre premier album sort finalement dix ans plus tard. C’est rare, pour une pop star, d’avoir une “première carrière” aussi longue avant de se lancer en solo. C’est quelque chose que l’on voit davantage dans le jazz !

Oui, je fais de la scène depuis 2018 de manière professionnelle et ça fait dix ans que j’enregistre des chansons avec d’autres artistes. Mais, entre mes premiers enregistrements et les tournées que je fais maintenant, il a fallu absolument tout apprendre.

Enregistrer une chanson dans un studio et faire de la scène sont deux choses complètement différentes. Quand j’ai fait mes premières scènes, il y a des années, j’ai découvert qu’il ne fallait pas juste chanter. Chanter devant 20 000 personnes, pour moi, ce n’est pas un problème. Mais il faut aussi faire de l’animation, interagir avec la foule, savoir occuper l’espace… Tout ça me terrifiait !

Luiza.

Alors j’ai eu la chance de pouvoir apprendre ça petit à petit et de progresser. Toutes ces années de travail m’ont bien forgée. Je suis ravie d’avoir pris le temps, aussi, de savoir ce que je voulais. Chaque jour, je continue à apprendre.

Vous chantez en français, en anglais et en portugais, en passant de manière fluide de l’un à l’autre. Avez-vous les mêmes facilités à écrire et à chanter dans les trois langues ?

Quand je change de langue, je deviens immédiatement une autre Luiza. C’est vraiment, physiquement, quelque chose que je ressens dans mon cœur, mon énergie. Quand je chante en portugais, c’est toute la culture du pays que je ressens, c’est fou. C’est aussi parce qu’au-delà de la langue, il y a aussi la musicalité qui est différente. Ça donne un autre rapport à l’écriture. D’ailleurs, c’est beaucoup plus simple pour moi d’écrire en portugais, parce que je m’amuse beaucoup plus avec la percussion des mots et la mélodie de chaque son. C’est une langue très mélodieuse, avec laquelle je peux beaucoup m’amuser.

Manha de Carnavale, de Luiza.

L’écriture de votre premier album a-t-elle été une étape difficile pour vous ?

Il y a des morceaux qui sont venus très naturellement. Certains ont même été enregistrés en une prise ! En revanche, il y en a d’autres qui ne sont même pas sortis quand on a terminé de faire l’album, sur lesquels je galère depuis des années. Donc, je dirais que ça dépend vraiment du morceau et du moment. C’est très spécial d’enregistrer en studio avec un agenda très précis. On te dit : “Voilà, on a deux jours de studio, le 14 et le 15, et il faut que, dans ces deux jours, tu aies impérativement de l’inspiration !”

Mais je trouve que l’inspiration ne se commande pas vraiment, donc c’est un apprentissage aussi de se mettre dans ce processus-là. D’arriver à se dire “Tel jour, on enregistre, il faut que j’aie un éclair d’inspiration.” Il y a une samba célèbre qu’on pourrait traduire par “le pouvoir de la création” qui décrit comment la samba est quelque chose qui te traverse de part en part. C’est quelque chose qui arrive comme ça, comme une lumière qui nous inspire les airs et les mots. Ça nous amène une mélodie, ça nous amène à penser qu’il y a une force plus grande qui nous habite, et qui nous dépasse.

Et même en français, on parle bien d’éclair de génie !

Quelque chose qui vient du ciel, qui traverse tout et qui nous éclaire très fort. Une sorte d’inspiration céleste, tout à fait !

Revenons sur le tube Soleil bleu. On vous a beaucoup accolé une image de “chanteuse estivale”, mais, quand on écoute vos autres morceaux, on découvre des choses très différentes.

Ce côté solaire fait entièrement partie de moi ! Mais j’ai aussi un côté très lune, très cosmique, tourné vers la nuit. Dans l’album, il y a donc des morceaux beaucoup plus planants et beaucoup plus nocturnes. Ça fait entièrement partie de moi, ce sont même les morceaux que j’aime le plus. Donc oui, j’ai ces deux personnalités qui résonnent de manière très vive.

« Le monde est plus beau quand on s’aime. Aujourd’hui, c’est politique de l’affirmer ! »

Luiza

Et ce sont des personnalités qui parlent à un public extrêmement large. Quand on regarde un peu les commentaires sur vos réseaux sociaux, on trouve autant des adolescents que des gens qui disent : “J’ai 80 ans et j’ai retrouvé ma jeunesse.”

Ce qui est fou dans cette histoire, c’est que ça touche les enfants, les grands-parents, les gens de milieux plus aisés, mais aussi ceux qui vivent dans la nature. C’était un immense honneur de découvrir que mes chansons touchent autant de générations et de classes sociales.

À ce propos, vous avez dit dans une interview que votre musique avait un caractère politique, parce qu’elle portait notamment des valeurs d’amour et de bienveillance. Pourtant, on ne vous rattacherait pas spontanément au courant de la protest song. Pouvez-vous nous expliquer ce que vous entendez par là ?

L’amour, la bienveillance, mais aussi le rapport à la nature sont très présents dans mon album et dans tous mes textes. C’est important pour moi d’affirmer cette conscience de notre condition naturelle. Il y a quelque chose que l’on a tendance à oublier. Nous ne sommes pas dans la nature : nous sommes la nature. Une nature qui a sa propre conscience, située sur une planète qui flotte dans le cosmos. C’est important pour moi de reposer ma conscience là-dessus. Quelque part, c’est politique.

L’écologie ne devrait pas être un parti politique, mais une chose partagée par tout le monde. Tout comme les valeurs de bienveillance, d’amour, de solidarité. C’est important de tous se soutenir. Le monde est plus beau quand on s’aime. Aujourd’hui, c’est politique de l’affirmer !

Luiza en tournée.

Quelle est la suite pour vous après ce premier album?

Une TRÈS grosse tournée, déjà. [Rires] Pour la suite, on verra : je suis quelqu’un qui a du mal à regarder en arrière, mais aussi à me projeter vers le futur. Évidemment, je réfléchis déjà à la suite. J’ai déjà recommencé à composer, à retravailler des chansons. Le prochain album, on aimerait l’enregistrer au Brésil, ou même, pourquoi pas, à La Réunion.

Quelle œuvre culturelle vous a récemment marquée ?

La dernière fois que je me suis dit : “Il faut que les gens découvrent ça”, c’est en regardant Sans filtre (2022), le film de Ruben Östlund qui a eu la Palme d’or en 2022. Il a aussi fait The Square (2017), qui était vraiment incroyable.

Enfin, si vous deviez nous recommander un seul artiste brésilien ? Celui que vous emporteriez sur une île déserte ?

C’est dur ! J’ai grandi avec des parents qui écoutaient du jazz et de la musique brésilienne tout le temps, alors c’est dur, j’ai envie d’en citer des dizaines. Déjà, je voudrais inviter tout le monde à écouter de la musique brésilienne, parce que c’est un patrimoine à la fois vivant et monumental. Mais si je devais citer quelqu’un, ça serait tout de même Gilberto Gil.

Coachella 2026 : quels sont les artistes français à l’affiche ?

9 avril 2026 à 10:30

Le désert californien s’apprête une nouvelle fois à devenir l’épicentre de l’industrie musicale mondiale. Le Coachella Valley Music and Arts Festival lance sa nouvelle édition ce week-end à Indio, avec deux sessions programmées du 10 au 12 avril puis du 17 au 19 avril. Un rendez-vous incontournable auquel prennent part, cette année encore, plusieurs artistes francophones.

Quels Français feront le déplacement cette année ?

Quatre noms composent cette délégation : Oklou, Chloé Caillet, Dabeull et HUGEL. Oklou, de son vrai nom Marylou Mayniel, signe ici une première apparition remarquée. L’artiste, dont l’album Choke Enough a rencontré un succès remarquable aux États-Unis, s’affirme progressivement comme une figure de l’hyperpop. Sa notoriété s’est accrue grâce au soutien public de Billie Eilish, qui a récemment salué son univers.

Chloé Caillet, de son côté, est DJ et productrice. Elle participe pour la troisième fois au festival, confirmant sa place dans le circuit mondial de la house. HUGEL, autre habitué des scènes internationales, prolonge sa présence avec un registre plus orienté latin house. Enfin, Dabeull incarne une proposition plus singulière, qui s’est s’exportée grâce à son identité sonore funk et rétro, à contre-courant des tendances dominantes.

La France à Coachella

À cette délégation s’ajoutent David Guetta et DJ Snake, également programmés cette année. Ils se produiront sur la scène Quasar, consacrée aux sets électroniques longue durée, respectivement les 11 et 18 avril, en marge du line-up principal.

Coachella a régulièrement accueilli des artistes français qui ont marqué le festival, de Daft Punk à Justice, en passant par Christine and the Queens, L’Impératrice ou encore Polo & Pan, seul représentant de la scène hexagonale l’an dernier.

Quid des têtes d’affiche ?

Face à cette présence française ciblée, l’affiche reste dominée par des figures majeures de la pop mondiale : Sabrina Carpenter, Justin Bieber ou encore Karol G occupent le sommet du line-up. On note aussi le retour de groupes comme The Strokes ou The xx, ainsi que la présence d’artistes tels que FKA twigs ou Iggy Pop.

Artemis II : la playlist Spotify qui accompagne le réveil des astronautes

8 avril 2026 à 18:02
Casque Audio

Si Ziggy Stardust avait pu entendre les morceaux diffusés dans la capsule Orion, il aurait peut-être demandé à monter à bord. Durant tout le périple d'Artemis II, l'équipage se réveillera au rythme de la playlist matinale soigneusement sélectionnée par la NASA.

Comment voir en direct le festival Coachella en France ?

8 avril 2026 à 12:00

Le festival Coachella donnera son coup d’envoi, ce vendredi 10 avril. Dès la fin de la semaine, et durant deux week-ends, les plus grandes stars internationales se produiront dans le désert californien. Considéré comme l’un des rendez-vous musical majeurs du printemps aux États-Unis, Coachella accueillera pour son édition 2026 Sabrina Carpenter, Justin Bieber, mais aussi Karol G.

The xx, The Strokes ou encore Iggy Pop ainsi que le phénomène Katseye seront également les têtes d’affiches du festival. Côté français, Oklou se produira, les dimanches 12 et 19 avril tandis que Chloé Caillet performera les 10 et 17 avril prochains. Un événement marquant pour tous ces artistes qu’il sera possible de voir en direct en France.

Comment assister au festival Coachella 2026 ?

Pour celles et ceux qui ne voudraient pas manquer leur prestation, ainsi que celles des autres artistes, il sera possible d’assister à Coachella… depuis chez soi. En effet, le festival mettra en ligne via sa chaîne Youtube, ou bien via l’application Coachella Livestream, disponible sur Android et iOS, ses nombreux concerts prévus tout au long du week-end.

Une innovation, toutefois : la Coachella TV. Youtube, diffuseur exclusif du festival lancera, en effet, une chaîne 24h/24 qui diffusera en continu des extraits du festival, des coulisses et des archives.

Les concerts, débuteront ce vendredi 10 avril à 16h15 heure locale, soit aux alentours d’une heure du matin en France. Par ailleurs, ce dispositif sera reconduit pour le second week-end de festival, prévu à partir du 17 avril. En 2024, et comme l’explique 20 minutes, le dispositif avait permis aux festivaliers virtuels de profiter d’une fonction Chat sur Youtube, mais aussi de gagner via un QR code plusieurs goodies estampillés Coachella Festival. De quoi rendre l’expérience particulièrement immersive.

Céline Dion : la star ajoute de nouvelles dates de concert, comment avoir un billet ?

8 avril 2026 à 09:00

Il n’y en aura pas pour tout le monde et les premières vagues de billets disponibles confirment bien la tendance. Le retour prévu de Céline Dion à Paris dépasse toutes les estimations. Le système de préventes sur tirage au sort a eu lieu le 7 avril 2026, après un record d’inscriptions.

Plus de neuf millions de personnes se sont, en effet, inscrites au préalable, pour seulement 330 000 places disponibles sur les dix concerts prévus en septembre et octobre 2026.

SIX CONCERTS SUPPLEMENTAIRES !

Suite à la forte demande, Celine Dion ajoute six nouvelles dates à sa résidence à Paris La Défense Arena en septembre et octobre 2026.
La prévente est en cours jusqu’au 9 avril. Si vous vous êtes préinscrit pour la prévente, surveillez votre boîte… pic.twitter.com/vt75QjeXk9

— Fnac Spectacles 🎟 (@fnacspectacles) April 7, 2026

Face à l’engouement, l’organisation a décidé d’ajouter six concerts de Céline Dion à Paris La Défense Arena, les 18 et 25 septembre, puis les 2, 9, 16 et 17 octobre 2026, représentant environ 180 000 places supplémentaires. Forcément, la demande est telle que tous les fans ne pourront pas assister au retour de Céline Dion sur scène.

Les premiers billets se sont donc vendus via ce système de prévente sur tirage au sort, mais d’autres places vont être mises à disposition lors de la vente générale à venir, le 10 avril. Sur les réseaux sociaux, les heureux détenteurs de billets ne manquent pas de partager leur joie, contrebalançant avec les nombreux déçus qui n’ont pas été sélectionnés lors de la prévente.

Comment avoir des places ?

Après la prévente et le tirage au sort pour les plus chanceux, il ne reste plus qu’une seule solution pour espérer avoir une place de concert. Être parmi les plus rapides ce vendredi 10 avril à 10h, directement sur le site officiel de la Fnac. La billetterie est disponible ici

Entre les rumeurs entourant un nouveau disque (et des chansons composées par Jean-Jacques Goldman) et les désormais 16 concerts prévus par l’artiste à Paris La Défense Arena, le retour de Céline Dion est l’événement musical de 2026. Tous les regards sont tournés vers la capitale française, en attendant, peut-être, d’autres concerts à venir.

🤘 Je pars en tournée !

Ce sera l’occasion de se voir IRL. 🙂 Avec mon groupe Kickban, on fait de la musique spécialement pour nous les geeks, et voilà : on part en tournée ces prochains jours ! On sera accompagnés du groupe Pixel Syndrome (de bons geeks aussi) et on appelle ça le MEUPORG tour :

Sur cette dernière date à Nantes, nous aurons le plaisir de jouer avec le chanteur officiel des génériques de Pokémon, Yu-Gi-Oh GX, TMNT… L’incroyable Jean-Marc Anthony Kabeya !

Si l’envie vous dit et que vous êtes proches d’une de ces villes, on pourra se (re?) rencontrer. J’amènerai quelques goodies DTC pour vous. 🙂

Universal Music de retour sous pavillon américain ? Tout savoir sur le deal qui va chambouler l’industrie musicale

7 avril 2026 à 16:00
Universal Music Group

Si cette transaction aboutit, Universal Music Group quittera la Bourse d'Amsterdam pour s'installer à Wall Street. Un changement de cap monumental pour le plus grand label du monde, qui pourrait redistribuer les cartes de toute l'industrie musicale.

Olivia Rodrigo de retour : tout savoir sur son nouvel album

7 avril 2026 à 11:15

OR3, nom de code du troisième album d’Olivia Rodrigo, faisait l’objet de nombreuses rumeurs depuis plusieurs mois ! Prédominance de la couleur rouge (après le violet des deux premiers disques), ambiance différente et expérimentation dans le style, nouvelles thématiques abordées, nouveau nom de quatre lettres seulement ?

La chanteuse évoquait régulièrement son travail en studio autour de son nouveau disque, sans donner pour autant d’autres informations officielles. Le mystère est enfin résolu : Olivia Rodrigo a révélé sur les réseaux sociaux le nom, la pochette et la date de sortie de son troisième opus musical. You Seem Pretty Sad for a Girl So in Love (bien loin des titres à  quatre lettres) est ainsi prévu pour le 12 juin 2026.

Treize morceaux sont actuellement annoncés et la couverture du disque montre l’artiste sur une balançoire, la tête en bas, avec une couleur qui tend vers le bleu-gris, et non pas le rouge prédit par les fans.

Avec ce titre doux-amer, Olivia Rodrigo pourrait encore parler d’amour… avec peut-être une certaine mélancolie ?

Comme elle le confie pourtant à British Vogue, la mélancolie est loin d’être son état d’esprit actuel. Heureuse et en couple, l’artiste de 23 ans enchaîne les succès, entre sa vie aux États-Unis et à Londres. La tournée de Guts a en effet permis à Olivia Rodrigo de confirmer son appétence pour la scène et pour le rock rétro. On se souvient de son concert à Glastonbury et du moment partagé avec Robert Smith, le chanteur de The Cure.

You Seem Pretty Sad for a Girl So in Love, toujours d’après British Vogue, sera donc un album rempli de « chansons d’amour tristes », écrites par une jeune femme qui connaît l’amour et qui a simplement peur de le perdre. Après la tristesse et le chagrin de Sour, puis la rage et l’émancipation de Guts, You Seem Pretty Sad for a Girl So in Love est décrit comme l’album le plus expérimental d’Olivia Rodrigo.

Bientôt un concert à Paris ?

La promotion de You Seem Pretty Sad for a Girl So in Love a commencé et Olivia Rodrigo pourrait dévoiler, au compte goutte, tout ce qui entoure son prochain album. C’est en tout cas ce que laissent présager ses récentes vidéos Instagram. À Los Angeles, Londres, Paris et dans le New Jersey, l’artiste s’est filmée en train d’accrocher un cadenas à l’effigie de son disque sur des ponts.

Simple façon de communiquer autour de la sortie imminente de sa nouvelle œuvre ou message caché concernant des événements à venir dans les endroits montrés ? Olivia Rodrigo va-t-elle annoncer quelques concerts pour accompagner la sortie de You Seem Pretty Sad for a Girl So in Love dans une poignée de villes, avant, probablement, une tournée plus conséquente ? Réponse dans les semaines et mois qui viennent.

Pourquoi « Véronique » est bien plus qu’un simple documentaire musical

Par :import
7 avril 2026 à 09:25

Construit à partir d’images d’archives de l’INA, d’interviews, d’extraits de concerts et surtout d’images privées, Véronique, est, après Maria by Callas, le nouveau chef-d’oeuvre du réalisateur Tom Volf. On ne ressort pas indemne de ce documentaire et surtout on a envie de plonger dans cette drôle de vie qu’est celle de Véronique Sanson. Pourquoi ? Parce ce documentaire, diffusé sur France 3 et accessible en replay sur France TV, n’a absolument rien d’un documentaire conventionnel.

Tom Volf, plus qu’un simple réalisateur

Véronique Sanson n’aurait pas pu trouver meilleur conteur pour se raconter. Tom Volf n’est pas un simple réalisateur, documentariste. Non. Outre la réalisation, Tom Volf est aussi metteur en scène et passionné d’arts visuels. Que ce soit dans ses mises en scène ou son documentaire sur Maria Callas, son talent est de faire émerger l’oeuvre ou le sujet.

Cet homme n’est pas un explorateur comme les autres. A chacun de ses projets, il est dans une quête que certains diraient obsessionelle. Tom Volf est surtout un passionné avec une grand P. C’est ce qui s’est passé lorsqu’il découvre, La Callas. Il ne l’a jamais rencontrée, ni vue sur scène et pourtant son film tend à faire croire le contraire. Maria by Callas, où s’entrechoquent photographies, interviews, extraits d’opéra, fait parler Maria pour comprendre.

Comprendre comment Maria Anna Cecilia Sofia Kalogeropoulos est devenue cette icône de l’opéra dite La Callas ou La Divina et comment sa réussite profesionnelle n’a d’égale que sa vie personnelle tourmentée. C’est un peu la même chose qui s’est passé avec Véronique, diffusé sur France 3.

Un angle de vue original

« Après Maria by Callas, je m’étais juré de ne pas faire d’autre film sur une chanteuse. Et pourtant, la musique de Véronique, que j’écoutais depuis mon adolescence, m’a rattrapé. Comme par magie. Une dimension nouvelle s’est dessinée : j’ai soudain réalisé que ses chansons constituent une autobiographie musicale, un récit à la première personne de sa propre vie. Un film s’est imposé comme une évidence« , explique le réalisateur.

C’est cette évidence que Tom Volf a subliment transcrit dans le documentaire, Véronique. Il aurait s’appeler Sanson par Véronique tant, comme dans Maria by Callas, Tom Volf se concentre beaucoup sur la voix, celle de Véronique qui commente pas à pas les étapes de sa vie d’artiste et de femme. Deux êtres intimement liés.

Ce choix et cet angle de vue permettent au spectateur de plonger intimement dans la vie de la chanteuse française. Ce documentaire est un biopic non conventionnel, un récit à la première personne rendant cette immersion encore plus forte et plus étonnante. Sanson y apparaît sans filtres, ne laisse pas de côté ses démons, ses fêlures. Véronique n’est pas un documentaire laudatif, mais un film à l’émotion brute où toute la beauté et toute la fureur des orages, des tempêtes de la femme et l’artiste ne sont pas éclipsés. Au contraire. 

La mémoire d’une trajectoire

Ce documentaire est un travail de mémoire, celle d’une femme, d’une artiste et d’une oeuvre. Et ce travail n’aurait pas eu tout son sens et sa véracité sans l’implication de Véronique Sanson elle-même.

« Rren n’était possible sans sa bénédiction », explique Tom Volf. « Après avoir retourné ciel et terre, et attendu de nombreux mois, grâce à l’aide de certains anges gardiens, la rencontre s’est faite. Le projet lui a plu et à partir de ce moment il pouvait devenir réalité. Ce fut le point de départ de cinq années de travail pour faire exister ce film avec l’authenticité, l’émotion et l’aspect cinématographique qu’il me semblait exiger depuis le premier jour ».

Ce documentaire ne serait pas aussi fort s’il n’était pas composé d’images, de vidéos d’archives personnelles de la chanteuse. Tom Volf peut ainsi se permettre de n’esquiver aucun sujet, aussi intime et privé soit-il. La confiance est totale entre les deux artistes. C’est tout un travail de mémoire qui est palpable ici.

L’autre point fort de ce documentaire, c’est que les images intimes de l’artiste sont traversées par les chansons, particulièrement choisies pour ce qu’elles évoquent. Les chansons, à chaque fois sous-titrées, sont le deuxième fil rouge de cette drôle de vie. En braquant la caméra, presque simultanément, sur le récit d’une vie et l’analyse des chansons de Véronique Sanson, Tom Volf montre l’imbrication de la femme et de l’artiste et combien sa vie peut déjà se lire à travers sa musique. 

Une authenticité touchante

Dans ce documentaire, vous n’entendrez pas de voix off, ni d’experts. Il n’y a que des images et la voix de Sanson quand elle commente sa vie, quand elle chante ou répond à des entrevues et même parfois celle de Michel Berger avant et après leur rupture.

C’est ce qui lui donne toute sa puissance émotionelle, sa sincérité, son authenticité, sa sagacité aussi. Sanson y confesse ses failles, sa soif de liberté, quitte à faire souffir et quitte à en souffrir tout autant. A chaque étape, on s’aperçoit que sa vie est une quête éternelle, celle de se trouver (sa voix par exemple), de suivre son instinct, de suivre sa musique où elle va, comme le chantait son grand amour, Michel Berger.

Elle aurait pu mourir mille fois au sens propre comme figuré et pourtant Véronique Sanson est là, toujours debout, sur scène plus qu’ailleurs, là où la vie l’emporte, là où le public la porte. 

« J’ai été bouleversée par ce film. Pour moi, c’est une espèce de miroir de ma vie avec son meilleur et son pire. Je ne m’étais jamais retournée pour la voir en vrai. Avec en fil rouge la musique, qui m’a portée, libérée et finalement réparée. Et pour moi, lire en sous-titres les paroles de mes chansons a été un choc, je les ai découvertes autrement, et c’était une étrange et belle sensation. Juste celle d’être vivante et reconnaissante de tout ce que vous m’avez apporté. Je vous aime de tout mon cœur, plus fort que tout », a d’ailleurs confié Véronique Sanson à propos de ce documentaire. 

Une belle histoire d’amour entre une artiste et un public s’est écrite et continue de s’écrire. Véronique Sanson a écrit la chanson J’ai eu envie de vous revoir. Et nous aussi, on ne se lasse pas de la voir et de la revoir. 

Véronique, un film de Tom Volf, à voir en replay sur France TV

Véronique : c’est quoi ce documentaire sur Véronique Sanson ?

3 avril 2026 à 11:30

À presque 75 ans, Véronique Sanson continue son chemin incroyable dans la musique. Après une nomination remarquée aux Victoires de la musique en 2024, elle est au cœur, ce 3 avril 2026, d’un documentaire inédit sobrement intitulé Véronique, diffusé sur France 3 à 21h10. Dans ce film réalisé par Tom Volf (Maria by Callas), la vie de cette icône de la chanson française est retracée dans son ensemble.

Entre ses souvenirs personnels, son envie de liberté, ses histoires d’amour — avec une place importante laissée à Michel Berger — et ses plus grands succès, l’œuvre de Véronique Sanon apparait indissociable de sa vie.

La bande-annonce de Véronique.

Tout en gardant le texte et la musique comme fil conducteur, Véronique propose des images d’archives inédites et des documents exclusifs, permettant de mieux comprendre comment la chanteuse est devenue l’une des plus grandes ambassadrices de la culture française.

Un récit à la première personne ?

Après Bardot, sorti en décembre dernier, Véronique semble utiliser le même procédé narratif que le documentaire consacré à Brigitte Bardot : un film raconté plus ou moins à la première personne, qui permet à l’artiste de s’exprimer, tout en utilisant les images d’archives pour illustrer les pensées et les souvenirs évoqués. Les symboles de la chanson française se prêtent de plus en plus au jeu des témoignages subjectifs revenant sur leur carrière et leur vie, d’autant plus quand elles sont sources de fascination, d’année en année. 

Véronique a déjà conquis une partie de la critique. Télérama estime notamment que le documentaire est un « portait aussi touchant que vibrant », qui souligne l’importance de l’amour perdu entre Véronique Sanson et Michel Berger dans la carrière et la vie de la chanteuse. Radio France y voit « un portrait sublime » alors que Véronique devrait autant convaincre les néophytes que les fans de l’artiste.

Arlo Parks : « Ambiguous Desire », son retour planant et introspectif

Par :import
3 avril 2026 à 08:35

Depuis Collapsed In Subeams, son premier album paru en 2021, la chanteuse britannique Arlo Parks a attiré l’attention des médias et du public par son attitude subversive, ses paroles fortes et son éclectisme artistique – aussi à l’aise en reprenant Radiohead au piano qu’en collaborant avec la Belgo-Congolaise Lous and The Yakuza.

2026 est l’année de son retour avec un nouvel et ambitieux album, Ambiguous Desire, qui sort ce 3 avril.

Un voyage sonore immersif

Sur ces 12 titres, l’ambiance globale se revèle plutôt planante et en mid-tempo. Arlo Parks est capable de coups de génie comme sur Beams, titre aux harmonies et à la mélodie imparables, où les cordes tiennent une place importante. Une rythmique hip-hop avec des claviers aériens qui n’est pas sans rappeler une certaine Dido.

Sur South Seconds, la chanteuse opte pour l’acoustique dépouillée qui met en valeur voix et textes. Amour, désir, amitié, découverte de soi : tels sont les thèmes abordés ici. Une guitare électrique, le temps d’un interlude, ouvre sur Nightswimming. Là encore, l’atmosphère éthérique se déploie, apaisante, avec des incrustations éeectro. Un morceau lumineux, redoutable dans sa construction.

Son ami Sam Alpha apporte une vraie valeur ajoutée au titre Senses. Le Londonien, connu pour ses ambiances romantiques et sa musique émotive, habille à merveille les inspirations de la poétesse. Floette, quant à lui, est une merveille de douceur tout en retenue, avec sa rythmique drum & bass et un travail de sons et de samples particulièrement original.

Dans l’ensemble, Ambiguous Desire repose sur de terribles breakbeats, porté par de belles mélodies et des sonorités intimistes.

Des collaborations prestigieuses pour un son ciselé

Pour atteindre ce résultat, Arlo Parks s’est entourée de références en matière de production et de qualité de son, à commencer par Paul Epworth. Le génial producteur britannique de 50 ans, à l’origine de nombreux hits d’Adele, de Rihanna ou de Florence And The Machine, se surpasse ici pour trouver l’équilibre entre pop et tendances spécialisées pour un public branché. Blue Disco illustre bien le propos.

La présence de Buddy vise le même objectif. Le musicien a œuvré aux côtés de Franck Ocean et Vampire Weekend – maîtrisant aussi bien le R’n’B que la pop alternative indé. Tout cela aboutit à un album plus intuitif, vibrant et intimiste. La chanteuse de 25 ans le reconnaît d’ailleurs volontiers : « Il est difficile de se livrer, mais quand j’y parviens, cela donne des titres essentiels et forts. »

Ambiguous Desire est le disque parfait pour les fins de soirée ou pour une écoute méditative à la maison. Se perdre dans la nuit ou dans les clubs, puis refaire surface la tête pleine d’émotions et de désirs ambigus : c’est ainsi que ces 12 titres ont été pensés. L’exploration des genres, de la sexualité et de la santé mentale sont des sujets sérieux et profonds qui requièrent une atmosphère calme et sereine. 

Dans la bulle… avec Arlo Parks

Par :import
2 avril 2026 à 15:10

En 2021, dès la sortie de son premier album Collapsed in Sunbeams, Arlo Parks a été étiquetée « La voix d’une génération ». Avec ses textes introspectifs profonds ne ressemblant à aucun autres, la jeune Anglaise sortait clairement du lot, orchestrant avec beaucoup de dextérité un R’n’B aérien, une pop légère et un fascinant trip hop.

Cinq ans plus tard, Arlo Parks – qui vit désormais à Los Angeles – signe Ambiguous Desire, un troisième opus aux effluves fortement electro et aux influences on ne peut plus éclectiques.

Dans le cadre intimiste de la Bulle Acoustique de la Fnac Forum des Halles à Paris, espace destiné aux amoureux du son pour tester les meilleures solutions d’écoute musicale, casques premium et enceintes connectées, en partenariat avec Qobuz, le service de streaming et de téléchargement haute qualité, Arlo Parks raconte l’histoire de ce disque qui fait du bien.

Elle évoque une multitude d’influences, plus éclectiques les unes que les autres, ainsi que sa vie dans la Cité des Anges californiennes. Un moment intime et plein de vie saisi par Qobuz dans la Bulle Acoustique de la Fnac.

BTS : qu’est-ce qui fait autant vibrer les fans du plus grand groupe de K-pop ?

Par :import
2 avril 2026 à 13:40

Une chanson découverte par hasard, une vidéo recommandée avec insistance, une recherche lancée par curiosité : l’entrée dans l’univers foisonnant de BTS, le plus célèbre des groupes de K-pop, se fait rarement avec préméditation. « J’ai fini par les chercher sur Wikipédia, et à ce moment-là, plus possible de faire marche arrière », confie Héloïse, 27 ans.

Comme elle, nombreux·ses sont celles et ceux qui, dès la première écoute, s’y plongent sans retenue : un morceau en appelle un autre, puis un album entier, avant de s’attarder sur chaque membre du boys band. Très vite, presque naturellement, ils et elles rejoignent la communauté des ARMYs – un collectif qui redéfinit le statut de fandom.

BTS, un refuge au quotidien

Chez les ARMYs, le lien avec BTS se tisse d’abord dans l’intime. La musique s’invite à chaque instant de la journée, épouse les émotions, devient comme un repère. Déborah, 31 ans, le résume ainsi : « Chaque chanson a son moment spécifique. J’en écoute certaines quand j’ai besoin de réconfort ou de calme, et d’autres pour célébrer quelque chose. »

Telle une playlist sur mesure, chaque son semble coïncider avec un état d’âme. Lorsqu’Emma, 22 ans, se sent seule, elle se laisse porter par Magic Shop (Love Yourself : Tear), dont la douceur agit comme un cocon. Pour se motiver et garder espoir, elle opte plutôt pour Life Goes On (BE), véritable hymne à la résilience.

Pour certain·es, le répertoire des BTS constitue un soutien essentiel, capable d’accompagner des épisodes éprouvants. « D’autres titres, comme Blue & Grey ou Butterfly, me rappellent des périodes plus difficiles de ma vie. Mais aujourd’hui, je les écoute surtout comme une façon de mesurer le chemin parcouru et de célébrer le fait que j’ai réussi à m’en sortir », explique Déborah.

Véritable « bouée de sauvetage » pour Emma, la discographie du groupe suit chaque ARMY personnellement. Mais de l’intime au collectif, il n’y a souvent qu’un pas.

De fan à ARMY : une expérience qui se transforme

Si l’initiation se fait souvent en solitaire – en scrollant sur son téléphone ou en regardant la télévision , l’aventure BTS s’inscrit rapidement dans une dynamique collective, bien au-delà de la simple écoute.

Myriam, 51 ans, se considère comme fan dès lors qu’elle pense aux sept artistes « comme des membres de sa famille ». Pour Ryzlene, 27 ans, ce basculement s’opère lorsqu’elle commence à s’inquiéter à chaque nouvelle annonce concernant le boys band.

Autant de signes d’un attachement qui dépasse le goût musical pour devenir plus personnel – voire affectif. L’appartenance aux ARMYs prend alors tout son sens, éclipsant les codes traditionnels de la fanbase. « C’est important de se rendre compte du poids et de la représentation de ce terme, qui va bien au-delà du simple mot « fan » », déclare Emma.

« C’est important de se rendre compte du poids et de la représentation de ce terme, qui va bien au-delà du simple mot « fan ». »

Car oui, être ARMY ne signifie pas seulement admirer le septuor sud-coréen. Concrètement, cela se traduit par un engagement quotidien : voter pour des récompenses, streamer leurs morceaux, les suivre sur les réseaux sociaux… Mais au-delà de ces actions, ce sont surtout des principes qui dominent, comme la bienveillance, le respect et la solidarité. « Être ARMY, pour moi, c’est soutenir BTS […] et faire partie d’une communauté qui apporte vraiment quelque chose de positif », résume-t-elle.

Le fandom comme créateur de lien social

De cette appartenance naissent des rencontres. BTS devient alors un point de connexion entre des individus qui, autrement, ne se seraient peut-être jamais croisés. « La moitié de mes amies sont des personnes que j’ai connues grâce à BTS », rapporte Déborah.

« La moitié de mes amies sont des personnes que j’ai connues grâce à BTS. »

Parfois, ces relations se tissent au détour de situations anodines. Emma se souvient : « Lors d’une soirée, je portais un t-shirt avec « Jungkook » écrit en gros dans le dos. Un homme m’a tapée sur l’épaule pour me dire : « Ma copine aime beaucoup votre t-shirt mais n’ose pas venir vous parler. »

Jungkook, membre de BTS

Les ARMYs rassemblent des profils très variés, issus de cultures, d’âges et de milieux sociaux très différents. Une diversité qui a permis à Myriam « de nouer des liens forts » avec des personnes éloignées de son environnement habituel.

Elle offre également aux plus réservé·es une porte d’ouverture. « Tu vois juste un accessoire BTS sur le sac de quelqu’un et tu te dis direct : « OK, elle est sympa » », raconte Ryzlene. Car oui, l’impact de BTS ne se cantonne pas aux interactions sociales : il participe activement à la construction de soi et à l’épanouissement individuel.

« Ils m’ont sauvée »

Des témoignages émerge une complicité singulière entre BTS et sa communauté : un attachement viscéral durable qui s’affranchit du cadre artistique. Bien plus qu’une appétence pour leur style ou leurs performances, il s’agit d’une osmose puissante. « Je les considère comme des amis qui habitent loin », confie Déborah. Pour d’autres, les mots sont encore plus forts. « Ils m’ont ‘sauvée’ », affirme Héloïse, 27 ans.

Toutes et tous partagent un point commun : l’influence évidente du boys band sud-coréen sur leur vie. Confiance en soi, ouverture aux autres, motivation, créativité… BTS joue indéniablement un rôle clé. « La trilogie Love Yourself a été un pilier pour ma confiance en moi, et par extension, pour mon ouverture aux autres. Ils m’ont aussi appris le partage, l’amour, l’écoute, la persévérance et le courage », résume Emma.

« Ils m’ont aussi appris le partage, l’amour, l’écoute, la persévérance et le courage. »

Le groupe se distinguerait notamment par son authenticité et sa sensibilité, dans lesquelles les ARMYs se reconnaissent pleinement. « Ils n’ont pas peur d’aborder la santé mentale, la pression de la société ou leurs propres failles », souligne la jeune femme. Une sincérité qui renforce davantage le lien entre les fans et leurs idoles.

Au-delà des performances, des records et du succès mondial, BTS semble avoir construit quelque chose de plus rare : une connexion véritablement réciproque. « Ils me motivent à me dépasser chaque jour, me réconfortent dans les moments difficiles et me donnent de l’énergie lorsque je n’en ai plus. J’essaie de leur rendre ça en suivant ce qu’ils font et en les soutenant à mon échelle », explique Emma, 27 ans.

Une relation faite d’échanges, de soutien et d’émotions partagées – qui, pour beaucoup, a transformé bien plus que leurs playlists.

Video Games & Music : la Philharmonie de Paris dévoile sa nouvelle exposition

2 avril 2026 à 10:30

Du 2 avril au 1er novembre, Video Games & Music : la musique dont vous êtes le héros, à la Philharmonie de Paris, explore la place de la musique dans l’expérience vidéoludique. Cocommissariée par la musicologue Fanny Rebillard et le journaliste Jean Zeid, avec une scénographie de l’agence La Sagna & Racine, l’exposition retrace près de 50 ans d’histoire sonore du jeu vidéo.

Des premiers signaux électroniques aux compositions orchestrales, le parcours met en évidence l’évolution des techniques et des usages. La musique y apparaît progressivement comme un élément structurant, capable d’influencer la narration, le rythme et l’interaction.

À quoi ressemble ce parcours ?

Le dispositif adopte une forme non linéaire, inspirée des jeux en monde ouvert. Le visiteur circule librement entre plusieurs espaces immersifs. L’exposition articule objets, archives et expériences interactives : anciennes consoles, partitions, documents de création et œuvres visuelles côtoient près d’une trentaine de jeux accessibles, de Pong à Just Dance, en passant par Tetris ou Rez.

Exposition Video Games & Music, Philharmonie de Paris.

Le parcours met en lumière les interactions entre création musicale et développement vidéoludique. Les premières sections reviennent sur les contraintes techniques des machines, tandis que d’autres espaces montrent l’élargissement des palettes sonores. Certaines installations proposent des analyses, comme celle des bruitages de Super Mario Bros., d’autres explorent des formes plus expérimentales, à l’image de Wipeout 2097 ou Electroplankton.

Qu’en pensent les médias ?

Plusieurs médias soulignent la richesse de l’exposition tout en pointant quelques limites. Libération évoque une « frénésie parfois étourdissante », liée à la densité des installations et à la liberté de circulation.

France Inter souligne, pour sa part, l’intérêt de la mise en perspective historique. « Écouter, regarder… mais surtout toucher » : Le Monde insiste sur la dimension sensorielle de l’expérience. « Quelques notes pixelisées, et tout un pan de mémoire resurgit », conclut Voltage, mettant en avant la portée nostalgique du parcours.

La NES-SY2.0 est un synthétiseur qui lit aussi les cartouches Nintendo

Par :Korben
2 avril 2026 à 08:22

Le designer suédois Love Hultén vient de dévoiler la NES-SY2.0, un synthétiseur fait main qui rend hommage à la NES tout en servant de véritable console de jeu. L'objet accepte les cartouches originales et produit de la musique chiptune.

Un objet entre console et instrument

La NES-SY2.0 reprend les codes visuels de la NES originale, avec son slot de cartouche et ses ports manette en façade, le tout habillé dans un boîtier en bois qui lui donne un côté objet d'art.

Le format s'inspire des ordinateurs portables des années 80 : l'appareil s'ouvre comme une valise et révèle un écran, un clavier MIDI Keystep et toute une rangée de boutons et molettes rouges pour manipuler le son en temps réel.

C'est la deuxième version de ce concept. La première, la NES SY37, datait de 2022. Love Hultén est connu pour ses créations artisanales qui mélangent technologie et design rétro, et la NES-SY2.0 est visiblement son projet le plus abouti.

Ce qu'il y a sous le capot

Le moteur sonore est un NES Poly, un synthétiseur polyphonique à 4 voix développé par Arcano Systems. Il émule les sons caractéristiques de la puce audio de la NES avec deux oscillateurs par voix, du vibrato, et la possibilité de basculer entre les formes d'onde en temps réel. Seize paramètres sont contrôlables via des messages MIDI CC.

L'ensemble intègre aussi un module d'effets FS22 avec delay et réverbération, et un visualiseur MIDI créé par l'artiste numérique p1xelfool. Et oui, on peut brancher une manette NES et lancer une cartouche pour jouer à ses classiques 8-bit directement dessus.

Pas de prix, mais beaucoup d'envie

Comme souvent avec les créations de Love Hultén, la NES-SY2.0 est une pièce artisanale en série très limitée. Aucun prix n'a été communiqué, ce qui laisse penser que c'est le genre d'objet qu'on ne trouve pas en rayon chez Fnac. Les précédentes créations du designer suédois se négociaient à plusieurs milliers d'euros.

C'est le genre d'objet qui fait rêver les fans de retrogaming et de musique électronique en même temps. Un synthé polyphonique qui crache du chiptune et qui en plus lit les cartouches NES originales, c'est quand même un sacré programme.

Source : Tom's Hardware

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