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Malcolm : rien n’a changé, une claque nostalgique ?

10 avril 2026 à 07:00

C’est le retour qu’on n’attendait plus, et pourtant, il est là. Vingt ans après avoir quitté nos écrans dans un fracas de cris, de punitions injustes et de plans machiavéliques, la famille la plus dysfonctionnelle de l’histoire de la télévision américaine fait son grand come-back. Mais oubliez les reboots fades et les suites sans âme qui pullulent sur les plateformes. Avec Malcolm : rien n’a changé (ou Life’s Still Unfair pour les puristes), Disney+ nous livre un objet télévisuel émouvant, fascinant et surtout nouveau.

Alors, faut-il craquer pour ces quatre nouveaux épisodes de 30 minutes, (bien loin des 151 épisodes en 7 saisons de la série d’origine) ? Est-ce que Malcolm (Frankie Muniz) a encore le don de nous faire rire (malgré le peu de souvenirs qu’il possède encore du show après ses neuf commotions cérébrales) ? Comment cette nouvelle production gère-t-elle l’absence du légendaire Erik Per Sullivan sous les traits de Dewey ? Bref : top ou flop ?

Le retour d’un monument : pourquoi Malcolm nous manquait tant ?

Pour comprendre l’impact de ce revival, il faut se souvenir de ce qu’était Malcolm au début des années 2000. Bien loin de son rôle d’Adam Kendall, époux de Mary Ingalls, dans la série télévisée un poil gnan-gnan mais au souffle plus dramatique La petite maison dans la prairie, Linwood Boomer (créateur de Malcolm) nous a jeté à la figure le chaos d’une classe moyenne qui ne s’en sort pas. C’était la série du re (-jet, -nouveau, -el) : ici pas de rires enregistrés, pas de morale mielleuse en fin d’épisode, mais un protagoniste qui nous regarde face-caméra pour nous dire que « Life is unfair ».

Bryan Cranston, Justin Berfield, Frankie Muniz, Christopher Masterson et Erik Per Sullivan dans la série Malcolm.

Le génie du show original réside d’ailleurs dans le parfait dosage entre situations absurdes et critique sociale acerbe des institutions centrales de nos vies (famille, travail, école). Si les colères de Lois nous faisaient rire, elles se faisaient aussi illustrations de la fatigue d’une mère qui cumule les heures au Lucky Aide (à supporter Craig) pour payer les factures, en plus de devoir s’occuper d’une fratrie insupportable. Si les lubies de Hal astiquaient nos zygomatiques, elles révélaient en toile de fond la tristesse d’un homme écrasé par ses propres peurs et par le système. Sous cet angle, notre époque semble encore plus encline à être détournée pour en critiquer l’essence : c’est précisément là que le revival puise sa force.

40 ans toujours ado

Toujours créée par Linwood Boomer, Malcolm : rien n’a changé se déroule près de 20 ans après le final de la saison 7. L’intrigue, qui s’étale sur quatre épisodes, prend comme prétexte le quarantième anniversaire de mariage de Hal et Lois pour que la tribu se réunisse – et c’est précisément là que les problèmes commencent. Malcolm, qui a passé les dix dernières années à essayer de d’éviter le plus possible de sa famille pour trouver un semblant d’équilibre psychologique, est contraint de revenir au bercail avec sa fille, Leah, interprétée par Keeley Karsten.

Bryan Cranston, Justin Berfield, Frankie Muniz, Christopher Masterson et Caleb Ellsworth-Clark dans la série Malcolm : rien n’a changé.

Et pour couronner le tout et nous mettre bien à l’aise d’emblée, le final de 2006 et la prophétie de Lois selon laquelle Malcolm devait devenir Président des États-Unis est omniprésente et l’obnubile. Lui qui a réussi à trouver un équilibre loin de sa famille, devra, dès lors tout faire pour ne pas retomber dans les tréfonds de son adolescence… même avec un QI de 165.

Fidèle aux origines, la série est l’occasion de surfer sur une franchise déjà bien établie et de faire un peu de fan service – oui de nombreux personnages cultes seront de retour, Malcolm brisera toujours le quatrième mur, et la scène culte du rasage de Hal déjà teasée dans la bande-annonce sera bien présente.

Frankie Muniz dans Malcolm : rien n’a changé

Cependant, ces références ne sont pas gratuites pour autant : il y est alors question de la difficulté à s’extraire de son milieu social et des attentes parentales, du mépris de classe d’un transfuge (en l’occurrence Malcolm qui, en étudiant à Harvard, s’est extrait de sa condition, façon Édouard Louis) vis-à-vis de ses origines, de la transmission à sa progéniture d’une bonne éducation en tâchant de tout faire différemment de sa famille (la fille de Malcolm, Leah, parle aussi face-cam)…

Bref, de faire famille malgré nos différences et nos incompréhensions. Et en 2026 plus que jamais, la famille Wilkerson représente toujours cette Amérique qui se sent oubliée par les élites, tout en nous proposant toujours une bonne dose de comédie, pas mal de rebondissements encore assez poignants et quelques guest stars plutôt attrayantes.

Jongler entre familier et nouveau souffle

Pour satisfaire les anciens et nouveaux spectateurs de la série, l’équipe joue la carte d’un équilibre entre ce qu’on connaît et ce qu’on ne connaît pas (encore). Côté distribution, on en aura pour notre argent. Frankie Muniz reprend (évidemment) son rôle dans la droite lignée de l’adolescent qu’il fut : un homme qui analyse tout et qui stresse pour tout. Le désormais très bankable Bryan Cranston prouve que son génie comique est resté intact. Jane Kaczmarek, sans doute le personnage le plus attendu, campe une Lois qui n’a rien perdu de sa férocité.

Frankie Muniz dans la série Malcolm : rien n’a changé.

Quant aux frères, Reese est toujours aussi peu porté sur l’intelligence pure, mais semble avoir trouvé sa voie dans des domaines improbables, tandis que Francis est devenu l’arroseur arrosé, un père « pote » totalement dépassé par ses propres enfants. Seul grand absent : Erik Per Sullivan dans le rôle de Dewey. C’est finalement Caleb Ellsworth-Clark qui reprend le flambeau, et démontre une réelle capacité à reproduire l’étrangeté poétique caractéristique du jeune frère.

De l’autre côté, en plus de Leah, on découvre aussi de nouveaux visages comme Kiana Madeira dans le rôle de Tristan (la petite-amie de Malcolm), ou Vaughan Murrae dans celui de Kelly, la petite dernière (et seule fille) de la famille. Côté décors aussi les choses changent. À commencer par la maison, lieu iconique de la saga s’il en est, qui a du être reproduite.

Frankie Muniz dans la série Malcolm : rien n’a changé.

En effet, la maison originale au 12334 Cantura Street a été détruite il y a 15 ans, et pour recréer l’illusion, la production a donc dû utiliser la maison voisine en la modifiant numériquement : façade repeinte en bleu, cheminée déplacée et ajout du célèbre numéro au-dessus du porche. Côté rythme, si ce n’est un début un peu mou (difficile de ne pas prendre un peu de temps pour revenir sur les 20 dernières années sans nous) la série retrouve un bon équilibre entre des épisodes bouclés, et une intrigue feuilletonnante qui nous tient en haleine durant les quatre chapitres.

Enfin, le générique a aussi eu droit à son petit lifting. Si la chanson emblématique Boss of me est toujours là, elle a été réorchestrée avec une nouvelle voix. C’est déstabilisant au début, un peu comme revoir un vieil ami qui a changé de coiffure, mais ça colle parfaitement au thème de la série : rien n’a changé, et pourtant, tout est différent.

Que vaut vraiment la série ?

Si vous avez grandi avec Malcolm, ce revival est une véritable thérapie. Il nous permet de faire le deuil de notre propre enfance tout en nous montrant que nos galères d’adultes sont universelles et normales. Et dans le cas où vous n’auriez pas eu l’immense chance de déguster la série originale, c’est l’occasion parfaite de découvrir une œuvre qui a redéfini la sitcom moderne. C’est bruyant, c’est injuste, c’est épuisant, mais la série conserve et renouvelle l’exploit de nous faire rire de nos propres échecs. Loin d’une saison 8 déguisée, ce retour est un événement spécial qui clôture une page de l’histoire de la télé. Alors, dès le 10 avril, direction Disney+ pour retrouver nos pires amis préférés – et d’ici là, n’oubliez pas : « the future is now, old man! ».

Panne de créativité ou génie marketing ? Le business juteux des reboots et remakes

9 avril 2026 à 10:00

« Quand on en a vu un, on les a tous vus », soupire Debbie Reynolds dans Chantons sous la pluie. C’est un secret de polichinelle : la tambouille hollywoodienne suit à la lettre des recettes éprouvées, rodées, usées jusqu’à la corde. Une interminable série de dîners où l’on sert invariablement la même soupe. Seule change (parfois) la couleur du brouet.

S’ils ne datent pas d’hier, reboots et remakes font les beaux jours d’une industrie qui fait son beurre de licences sérielles ou cinématographiques, et capitalise ainsi sur la pantouflardise. Qu’on pense au reboot avorté de Buffy contre les vampires, au remake sériel de Harry Potter prévu en fin d’année ou à la résurrection de Dark Maul sur Disney+ (Maul : seigneur de l’ombre), la nostalgie n’a jamais eu autant le vent en poupe à Hollywood.

Pour certains, panne de créativité flagrante. Pour d’autres, génie marketing de haute volée. « Aujourd’hui, on vit dans un monde où tout repose sur des franchises établies, le plus sûr pour les studios, c’est de relancer quelque chose qui a déjà un public, déplorait Vince Gilligan dans une interview accordée à Variety au moment de la sortie de Pluribus. Il est plus difficile que jamais de faire produire un projet qui ne se base pas sur un film, un comics ou un jeu vidéo existant. Chaque génération mérite ses propres histoires, pas seulement celles de leurs grands-parents. »

Retour vers le futur

Mais de quoi parle-t-on exactement ? Selon la définition qu’en donne le dictionnaire de l’Académie française, un remake « reprend le scénario d’une œuvre cinématographique [ou sérielle, ndlr] antérieure, généralement célèbre ». Vrai de l’inégalable version américaine de The Office, de Westworld, prodigieuse adaptation du premier film écrit et réalisé par Michael Crichton, mais aussi d’En thérapie, relecture de la série israélienne intitulée BeTipul. Dans son livre Comment penser les remakes américains ?, Jacqueline Nacache fait le procès d’un « puissant générateur d’oubli », qui « estompe sa ressemblance en se voulant le plus différent possible de l’original ».

The Office a connu de nombreux remakes, dont une version australienne.

Plus roublard, le reboot fait table rase du passé et revitalise une franchise dans les limites de son univers, à l’instar des Nouvelles aventures de Sabrina sur Netflix ou de l’inénarrable Battlestar Galactica. On voit combien la frontière entre les deux méthodes de ripolinage peut être poreuse. Et lessive souvent un public acquis de longue date. « La série LA PLUS INUTILE jamais vue. C’est quoi ce bordel ?! », bougonne déjà un twittos en réaction à la première bande-annonce de la série Harry Potter. Sur X toujours, ils sont en revanche nombreux à admettre s’être délectés de Mercredi, à la fois reboot et spin-off de La famille Addams.

La mémoire dans la peau

Les chiffres sont à l’avenant. D’après les données de Tudum by Netflix, les deux premières saisons du reboot de La famille Addams trustent le classement des séries les plus populaires du géant du streaming, avec près de 3 milliards d’heures de visionnages cumulées au compteur. Matrice d’une franchise arborescente, Game of Thrones se taille encore et toujours la part du lion sur HBO Max, tandis que The Acolyte, énième embranchement de Star Wars, se hisse sur la deuxième marche du podium des productions originales les plus regardées sur Disney+ en 2025, selon Luminate.

Les nouvelles aventures de Sabrina a rencontré un large succès sur Netflix.

Un filon plus que rentable : à titre d’exemple, Parrot Analytics avance que Mercredi aurait généré 360 millions de dollars en revenus publicitaires et abonnements pour Netflix entre sa mise en ligne initiale et mars 2025. « Si tout le monde a tout vu, à quoi bon refaire du même ? », s’interroge à juste titre la critique de cinéma Sandra Onana dans un billet d’humeur publié par Libération, en 2021.

La réponse vient peut-être de la résistance d’une infime partie de ces franchises indéboulonnables à l’obsolescence programmée du tout-venant des fictions déversées jusqu’à plus soif sur les plateformes de streaming. Des mythes pop incessamment remis au goût du jour – mutations socioculturelles obligent – sans en perdre leur quintessence. De grands récits populaires transmis d’une génération à l’autre, comme on lègue des photos de famille pour ne pas faire sombrer dans l’oubli ces images qui furent un jour mouvantes.

Le diable s’habille en Prada 2 : quelle est l’histoire de la suite événement ?

8 avril 2026 à 11:30

Le bruit des stilettos se rapproche. Près de 20 ans après avoir marqué le cinéma, Le diable s’habille en Prada (2006) revient sur grand écran avec une suite portée par une immense attente, relancée ces derniers jours par une nouvelle bande-annonce et une promotion déjà bien engagée. Le film, attendu le 29 avril en France, précise ses contours narratifs.

La bande-annonce du film Le diable s’habille en Prada 2.

Que raconte cette suite très attendue ?

L’histoire se déroule à nouveau dans les coulisses du magazine Runway. Confronté au déclin de la presse papier et à la transformation du secteur, le titre n’occupe plus sa position dominante. À sa tête, Miranda Priestly doit composer avec ce nouvel environnement instable et tente de préserver son influence.

Le diable s’habille en Prada 2.

Mais la rédactrice en cheffe est frappée par un scandale, qui accélère sa chute. Pour restaurer sa crédibilité, elle fait appel à Andy, devenue journaliste expérimentée. En parallèle, Emily est devenue une figure influente du luxe, contrôlant des budgets publicitaires devenus essentiels à la survie du journal.

Miranda vs. Andy

La bande-annonce précise l’évolution des dynamiques entre les personnages, sans rompre avec les codes du premier film. Miranda conserve sa posture, mais Andy s’impose désormais comme une collaboratrice à part entière. Intégrée aux cercles de décision et présente lors des grands rendez-vous de la mode, elle n’est plus en position d’exécution mais d’influence.

De son côté, Emily, devenue une figure clé, agit en dehors de la sphère d’autorité de Miranda. La bande-annonce suggère toutefois une convergence d’intérêts, laissant entrevoir une coopération avec Andy autour d’un objectif commun : préserver l’image de Runway et de sa rédactrice en chef.

Le récit ouvre également sur d’autres enjeux. L’hypothèse d’un projet éditorial porté par Andy, centré sur les coulisses du magazine et la personnalité de Miranda, introduit un potentiel conflit. Par ailleurs, l’intrigue s’inscrit dans un cadre élargi, avec des séquences situées en Europe, notamment en France et en Italie.

Qui retrouve-t-on au casting ?

Le film marque le retour des figures emblématiques du premier opus : Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt et Stanley Tucci. Tracie Thoms reprend également son rôle. Plusieurs nouveaux visages rejoignent la distribution, dont Kenneth Branagh, Lucy Liu, Justin Theroux, Pauline Chalamet et B. J. Novak.

À quelques semaines de la sortie, la promotion s’intensifie. Vogue a dévoilé, le 7 avril, la couverture de son numéro de mai 2026, mettant en scène Meryl Streep aux côtés d’Anna Wintour, accompagnées d’une interview menée par Greta Gerwig. À cela s’est ajoutée la révélation d’un titre inédit, Runway, interprété par Lady Gaga et la rappeuse Doechii, dévoilé dans la dernière bande-annonce.

Saint Seiya : est-on sur le point d’assister à un nouveau revival ?

Tel le phénix renaissant inlassablement de ses cendres, le mangaka Masami Kurumada semble déterminé à ne jamais vouloir tourner la page de son œuvre phare. Rien que dans son format papier, la série compte d’innombrables dérivés qui gravitent autour du canon de la licence Saint Seiya. Loin de se limiter à la bataille du Sanctuaire ou aux arcs de Poséidon et Hadès, le mythe des Chevaliers du zodiaque s’est perpétué entre les mains d’autres mangakas, toujours sous la supervision du maître. Mais de nouvelles étoiles viennent d’apparaître au firmament de la galaxie Saint Seiya, confirmant un élan très positif pour la franchise.

La série aux mille et une constellations

Grâce à sa production ininterrompue de spin-offs, les lecteurs français n’ont jamais cessé de garder un lien avec la saga grâce à des dérivés tels que Saint Seiya: Episode G, The Lost Canvas, Saintia Shô ou Dark Wing. Souvent clivants, mais toujours audacieux, ces projets se sont accompagnés d’autres initiatives venues du monde entier, comme la bande dessinée Saint Seiya: Time Odyssey qui compte déjà quatre tomes signés par les Français Arnaud Dollen et Jérôme Alquié.

L’histoire de Saint Seiya: Next Dimension s’est-elle vraiment conclue avec la sortie du tome 16 ?

Entre-temps, l’auteur original s’était plongé dans le développement de Saint Seiya: Next Dimension – Le mythe d’Hadès, une suite officielle entièrement colorisée, dont la publication française s’est achevée l’année dernière avec la parution du tome 16. Mais Masami Kurumada n’en a toujours pas fini avec les chevaliers d’Athéna, préparant doucement la transition vers une nouvelle renaissance.

Requiem comme vraie conclusion à Saint Seiya: Episode G ?

En parallèle de la publication de l’édition définitive du manga original (Saint Seiya: Final Edition chez Kana) et en attendant la suite de Saint Seiya: Dark Wing aux éditions Kurokawa, la franchise refait parler d’elle dès le 1er avril avec le retour du spin-off le plus déconcertant de toute la saga.

Saint Seiya: Episode G Requiem lance le troisième et dernier arc de la saga, après le segment Assassins.

Reprenant la direction artistique audacieuse des deux premiers arcs, Saint Seiya: Episode G Requiem permet à Megumu Okada de clore son manga avec une troisième partie qui fait suite à Episode G: Assassins. Le style si particulier du dessinateur illustre l’affrontement épique entre le chevalier Seiya et les dieux primordiaux, bien résolus à exterminer l’humanité.

Les enjeux de Saint Seiya: Episode G Requiem gravitent autour des divinités primordiales.

Saint Seiya: Episode G Requiem compte déjà neuf volumes reliés au Japon. Le premier tome arrive enfin le 1er avril en français chez Panini, précédant de quelques mois la sortie du tome 2 le 24 juin. Crépusculaire, ce manga isole le chevalier Pégase de ses compagnons, convoquant Pontos et ses cyclopes comme ultime menace à terrasser. Il est intégralement colorisé.

Un mystérieux interlude baptisé Saint Seiya: THEN

Encore inédit en dehors du Japon, le récit de Saint Seiya: THEN fait directement suite à Next Dimension. Le créateur original de la franchise est lui-même à l’origine de ce court manga édité depuis 2024 dans le magazine Weekly Shônen Champion RED. Et si le nom de Saint Seiya: THEN revient sur le devant de l’actualité, c’est à cause de la publication du tout dernier chapitre en version japonaise.

Le dernier chapitre de Saint Seiya: THEN vient d’être publié dans le Weekly Shônen Champion.

Il apparaît désormais que ces trois chapitres de huit pages chacun ne constituaient en réalité qu’un interlude avant le lancement d’un projet inédit de bien plus grande envergure. Et ceux qui avaient cru deviner derrière le sous-titre THEN la contraction de Tenkai-HEN (qui signifie « chapitre du Monde Céleste » en japonais) semblent avoir eu raison, au vu de la prochaine étape annoncée par l’auteur dans le cadre de la saga.

Le manga Saint Seiya: Tenkai-hen officiellement annoncé

Le troisième et dernier chapitre de Saint Seiya: THEN étant accompagné du message « tenkai e no michi » (soit « le chemin vers le Monde Céleste »), il établit un lien direct avec le nouveau projet de Masami Kurumada. Le créateur de la série semble enfin prêt à s’attaquer à la bataille des chevaliers d’Athéna contre les dieux de l’Olympe dans une nouvelle saga baptisée Saint Seiya: Tenkai-hen (Saint Seiya : le chapitre du Monde céleste).

Une volonté qui s’explique par son insatisfaction vis-à-vis du cinquième film d’animation Tenkai-hen Josô (Overture), réalisé en 2004 par Shigeyasu Yamauchi au sein du studio Toei. Comme une revanche, Masami Kurumada s’apprête à proposer sa vision véritable du chapitre du Monde céleste, avec un début de publication prévu dès le 14 mai au Japon.

La fin de Saint Seiya: THEN marque la transition vers le chapitre du Monde céleste.

Cette histoire prolongera encore le segment relaté dans Next Dimension en devenant officiellement la troisième série principale signée de la main de Kurumada. Et le maître n’a pas manqué de partager son enthousiasme en ces termes dans le Weekly Shônen Champion : « Plus de 40 ans se sont écoulés depuis la naissance de Saint Seiya et j’écris enfin le chapitre du Monde céleste. En tant que mangaka originaire du pays du Soleil levant, je continuerai à faire de mon mieux, alors, s’il vous plaît, continuez de m’accorder votre soutien indéfectible ! »

Croquis issus du site officiel KurumadaPro.

Il faut espérer que cette nouvelle série connaisse une publication rapide en langue française et que l’éditeur n’omettra pas de proposer aussi les trois chapitres complets de Saint Seiya: THEN. De cette manière, la transition à partir du volume 16 de Next Dimension pourra s’effectuer naturellement. Même si, comme toujours dans la galaxie Saint Seiya, mieux vaut être à jour sur l’ensemble de la saga pour espérer retrouver rapidement ses repères.

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