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The Cleaning Lady, nouvelle série phénomène de Netflix ?

10 avril 2026 à 13:00

C’est une nouvelle femme de ménage, mais pas celle à laquelle l’on pense immédiatement. Loin du succès littéraire signé Freida McFadden, Netflix a accueilli une œuvre homonyme dans son catalogue. Diffusée à l’origine en 2022 sur Fox, The Cleaning Lady est développée par Miranda Kwok et produite par Warner Bros. Adaptée de la fiction argentine La chica que limpia, elle s’étend sur quatre saisons, diffusées jusqu’en 2025 et toutes disponibles sur la plateforme.

De quoi parle la série ?

L’histoire suit Thony De La Rosa, une médecin venue aux États-Unis pour soigner son fils atteint d’une maladie rare. Sans statut légal et confrontée à un système de santé inaccessible, elle se retrouve contrainte d’accepter des emplois précaires. Jusqu’au jour où elle assiste à un meurtre.

Élodie Yung dans The Cleaning Lady, saison 2.

Repérée par une organisation criminelle, elle devient nettoyeuse de scènes de crime. Cette double vie, mère et collaboratrice de la mafia, structure l’ensemble de la série. Le rôle principal est porté par Élodie Yung (aussi vue dans Daredevil). Autour d’elle, la distribution réunit Martha Millan, Adan Canto, Oliver Hudson et Eva De Dominici.

La série est-elle fidèle à l’œuvre originale ?

L’adaptation américaine reprend le principe de La chica que limpia : une femme ordinaire contrainte de travailler pour des criminels après avoir été témoin d’un meurtre. Le moteur dramatique – protéger un enfant malade – demeure inchangé.

En revanche, le personnage évolue. Elle devient une médecin immigrée, ce qui déplace le récit vers des enjeux plus larges liés à l’immigration et au système de santé américain. Le format lui-même s’élargit : intrigue plus étendue, multiplication des arcs secondaires et ton plus accessible.

Pourquoi ce type de série séduit-il autant ?

La série s’est hissée parmi les programmes les plus regardés de la semaine en France sur Netflix, confirmant l’efficacité d’un modèle narratif bien identifié : celui d’un individu ordinaire précipité dans un univers criminel.

The Cleaning Lady, saison 2.

Ce schéma s’inscrit dans une tendance forte du catalogue de la plateforme. Des séries comme Maid, qui suit une mère contrainte de faire des ménages pour survivre, explorent déjà la précarité à hauteur de femme. Dans un registre plus criminel, Ozark ou Breaking Bad reposent sur une mécanique similaire.

Bandi : la série de Netflix est-elle surcotée ?

10 avril 2026 à 09:55

Nouvelle fiction française signée Éric Rochant et Capucine Rochant, Bandi a fait son arrivée sur Netflix le 8 avril avec l’ambition de mêler drame familial et thriller criminel. Tournée en Martinique, cette série en huit épisodes est-elle à la hauteur des attentes suscitées par le créateur du Bureau des légendes ?

L’histoire suit la famille Lafleur, une fratrie de 11 enfants meurtris par la mort de leur mère. Les aînés tentent de maintenir l’équilibre du foyer tandis que certains choisissent des raccourcis risqués, basculant vers le trafic de drogue pour subvenir aux besoins de tous.

Que reproche-t-on à la série ?

Globalement, les médias s’accordent sur un point : l’ambition est réelle, mais l’exécution bancale. « Des prestations moyennes, des intrigues (…) éculées et un rythme d’une lenteur exaspérante nuisent considérablement à la qualité de cette première saison », juge le site What’s on Netflix. Même constat du côté de K-wave and Beyond, qui évoque« une impression de spontanéité et de manque de finesse ». Le site ajoute que la série « n’atteint pas toujours son plein potentiel », malgré des intentions solides.

Bandi

C’est surtout la cohérence du récit qui est pointée du doigt. « Ce qui semble être un drame familial au départ est éclipsé par un thriller sur le trafic de drogue », explique What’s on Netflix, tandis que K-wave and Beyond regrette que « la dimension émotionnelle […] soit insuffisamment développée ».

Quid des interprétations ?

Le choix d’acteurs locaux donne à la série une texture particulière, mais expose aussi certaines limites. « L’inexpérience finit par se faire sentir. Un jeu d’acteur peu naturel rend le premier épisode difficile à regarder », pointe What’s on Netflix. Certaines performances émergent néanmoins. K-wave and Beyond salue notamment Djody Grimeau, dont l’interprétation « révèle un personnage complexe et contradictoire ».

Bandi

Sur le plan visuel, les retours sont plus homogènes. Le Monde parle d’une « immersion dans l’envers du décor paradisiaque de l’île », soulignant un réel « souci d’authenticité ». What’s on Netflix note également que la série « dépeint des vies quotidiennes et des territoires rarement montrés à la télévision française ».

Big Mistakes : que vaut vraiment la nouvelle série de Netflix ?

10 avril 2026 à 09:50

Portée par Dan Levy (Schitt’s Creek) et Rachel Sennott (I Love LA), la série Big Mistakes s’incruste dans la liste des comédies hybrides mêlant humour et récit criminel. Disponible sur Netflix depuis le 9 avril, elle se compose de huit épisodes d’environ 30 minutes. Levy y incarne Nicky, aux côtés de Taylor Ortega (Ghosts) et Laurie Metcalf (Lady Bird), dans une fiction centrée sur les liens familiaux et les trajectoires contrariées.

De quoi parle la série ?

L’intrigue prend place dans une petite ville du New Jersey. Nicky et Morgan, frère et sœur, se retrouvent embarqués malgré eux dans une affaire de crime organisé après avoir volé un collier dont ils ignorent la valeur. S’ensuit une succession de menaces et de missions illégales. La série repose sur un contraste marqué entre un quotidien ordinaire et la violence du milieu criminel.

Big Mistakes

Plusieurs critiques saluent la finesse de l’écriture. Télérama évoque« des formidables moments burlesques » et une série « subtilement intime », capable de révéler « les dynamiques complexes entre ces êtres névrosés ». Time insiste également sur cet aspect et décrit « une solide base d’amour et de dysfonctionnements familiaux » et une relation centrale « dont la dimension conflictuelle, mais loyale, donne à la série sa force émotionnelle ».

Que reproche-t-on à la série ?

Le casting fait l’objet de retours élogieux.« Le casting est excellent », synthétise The Guardian tandis que Decider met en avant « l’alchimie indéniable » entre les interprètes principaux. Variety évoque également un « casting exceptionnel » et des personnages « délicieusement excentriques », capables de maintenir l’intérêt même lorsque l’intrigue s’égare.

Big Mistakes

Or, c’est précisément sur cette construction narrative que les critiques se montrent plus réservées. Time évoque de « nombreuses incohérences [dans le] scénario » et une intrigue criminelle « fragilement construite ». « Trop d’éléments maladroits et invraisemblables », juge The Guardian de son côté, et des antagonistes « plus ennuyeux qu’effrayants ».

Time regrette également que certains arcs narratifs plus prometteurs soient relégués au second plan, estimant que « toutes les histoires n’ont pas besoin d’une bonne dose de sang ». The Guardian résume cette tension en suggérant que la série fonctionne davantage lorsqu’elle se concentre sur ses personnages.

Malcolm : rien n’a changé, une claque nostalgique ?

10 avril 2026 à 07:00

C’est le retour qu’on n’attendait plus, et pourtant, il est là. Vingt ans après avoir quitté nos écrans dans un fracas de cris, de punitions injustes et de plans machiavéliques, la famille la plus dysfonctionnelle de l’histoire de la télévision américaine fait son grand come-back. Mais oubliez les reboots fades et les suites sans âme qui pullulent sur les plateformes. Avec Malcolm : rien n’a changé (ou Life’s Still Unfair pour les puristes), Disney+ nous livre un objet télévisuel émouvant, fascinant et surtout nouveau.

Alors, faut-il craquer pour ces quatre nouveaux épisodes de 30 minutes, (bien loin des 151 épisodes en 7 saisons de la série d’origine) ? Est-ce que Malcolm (Frankie Muniz) a encore le don de nous faire rire (malgré le peu de souvenirs qu’il possède encore du show après ses neuf commotions cérébrales) ? Comment cette nouvelle production gère-t-elle l’absence du légendaire Erik Per Sullivan sous les traits de Dewey ? Bref : top ou flop ?

Le retour d’un monument : pourquoi Malcolm nous manquait tant ?

Pour comprendre l’impact de ce revival, il faut se souvenir de ce qu’était Malcolm au début des années 2000. Bien loin de son rôle d’Adam Kendall, époux de Mary Ingalls, dans la série télévisée un poil gnan-gnan mais au souffle plus dramatique La petite maison dans la prairie, Linwood Boomer (créateur de Malcolm) nous a jeté à la figure le chaos d’une classe moyenne qui ne s’en sort pas. C’était la série du re (-jet, -nouveau, -el) : ici pas de rires enregistrés, pas de morale mielleuse en fin d’épisode, mais un protagoniste qui nous regarde face-caméra pour nous dire que « Life is unfair ».

Bryan Cranston, Justin Berfield, Frankie Muniz, Christopher Masterson et Erik Per Sullivan dans la série Malcolm.

Le génie du show original réside d’ailleurs dans le parfait dosage entre situations absurdes et critique sociale acerbe des institutions centrales de nos vies (famille, travail, école). Si les colères de Lois nous faisaient rire, elles se faisaient aussi illustrations de la fatigue d’une mère qui cumule les heures au Lucky Aide (à supporter Craig) pour payer les factures, en plus de devoir s’occuper d’une fratrie insupportable. Si les lubies de Hal astiquaient nos zygomatiques, elles révélaient en toile de fond la tristesse d’un homme écrasé par ses propres peurs et par le système. Sous cet angle, notre époque semble encore plus encline à être détournée pour en critiquer l’essence : c’est précisément là que le revival puise sa force.

40 ans toujours ado

Toujours créée par Linwood Boomer, Malcolm : rien n’a changé se déroule près de 20 ans après le final de la saison 7. L’intrigue, qui s’étale sur quatre épisodes, prend comme prétexte le quarantième anniversaire de mariage de Hal et Lois pour que la tribu se réunisse – et c’est précisément là que les problèmes commencent. Malcolm, qui a passé les dix dernières années à essayer de d’éviter le plus possible de sa famille pour trouver un semblant d’équilibre psychologique, est contraint de revenir au bercail avec sa fille, Leah, interprétée par Keeley Karsten.

Bryan Cranston, Justin Berfield, Frankie Muniz, Christopher Masterson et Caleb Ellsworth-Clark dans la série Malcolm : rien n’a changé.

Et pour couronner le tout et nous mettre bien à l’aise d’emblée, le final de 2006 et la prophétie de Lois selon laquelle Malcolm devait devenir Président des États-Unis est omniprésente et l’obnubile. Lui qui a réussi à trouver un équilibre loin de sa famille, devra, dès lors tout faire pour ne pas retomber dans les tréfonds de son adolescence… même avec un QI de 165.

Fidèle aux origines, la série est l’occasion de surfer sur une franchise déjà bien établie et de faire un peu de fan service – oui de nombreux personnages cultes seront de retour, Malcolm brisera toujours le quatrième mur, et la scène culte du rasage de Hal déjà teasée dans la bande-annonce sera bien présente.

Frankie Muniz dans Malcolm : rien n’a changé

Cependant, ces références ne sont pas gratuites pour autant : il y est alors question de la difficulté à s’extraire de son milieu social et des attentes parentales, du mépris de classe d’un transfuge (en l’occurrence Malcolm qui, en étudiant à Harvard, s’est extrait de sa condition, façon Édouard Louis) vis-à-vis de ses origines, de la transmission à sa progéniture d’une bonne éducation en tâchant de tout faire différemment de sa famille (la fille de Malcolm, Leah, parle aussi face-cam)…

Bref, de faire famille malgré nos différences et nos incompréhensions. Et en 2026 plus que jamais, la famille Wilkerson représente toujours cette Amérique qui se sent oubliée par les élites, tout en nous proposant toujours une bonne dose de comédie, pas mal de rebondissements encore assez poignants et quelques guest stars plutôt attrayantes.

Jongler entre familier et nouveau souffle

Pour satisfaire les anciens et nouveaux spectateurs de la série, l’équipe joue la carte d’un équilibre entre ce qu’on connaît et ce qu’on ne connaît pas (encore). Côté distribution, on en aura pour notre argent. Frankie Muniz reprend (évidemment) son rôle dans la droite lignée de l’adolescent qu’il fut : un homme qui analyse tout et qui stresse pour tout. Le désormais très bankable Bryan Cranston prouve que son génie comique est resté intact. Jane Kaczmarek, sans doute le personnage le plus attendu, campe une Lois qui n’a rien perdu de sa férocité.

Frankie Muniz dans la série Malcolm : rien n’a changé.

Quant aux frères, Reese est toujours aussi peu porté sur l’intelligence pure, mais semble avoir trouvé sa voie dans des domaines improbables, tandis que Francis est devenu l’arroseur arrosé, un père « pote » totalement dépassé par ses propres enfants. Seul grand absent : Erik Per Sullivan dans le rôle de Dewey. C’est finalement Caleb Ellsworth-Clark qui reprend le flambeau, et démontre une réelle capacité à reproduire l’étrangeté poétique caractéristique du jeune frère.

De l’autre côté, en plus de Leah, on découvre aussi de nouveaux visages comme Kiana Madeira dans le rôle de Tristan (la petite-amie de Malcolm), ou Vaughan Murrae dans celui de Kelly, la petite dernière (et seule fille) de la famille. Côté décors aussi les choses changent. À commencer par la maison, lieu iconique de la saga s’il en est, qui a du être reproduite.

Frankie Muniz dans la série Malcolm : rien n’a changé.

En effet, la maison originale au 12334 Cantura Street a été détruite il y a 15 ans, et pour recréer l’illusion, la production a donc dû utiliser la maison voisine en la modifiant numériquement : façade repeinte en bleu, cheminée déplacée et ajout du célèbre numéro au-dessus du porche. Côté rythme, si ce n’est un début un peu mou (difficile de ne pas prendre un peu de temps pour revenir sur les 20 dernières années sans nous) la série retrouve un bon équilibre entre des épisodes bouclés, et une intrigue feuilletonnante qui nous tient en haleine durant les quatre chapitres.

Enfin, le générique a aussi eu droit à son petit lifting. Si la chanson emblématique Boss of me est toujours là, elle a été réorchestrée avec une nouvelle voix. C’est déstabilisant au début, un peu comme revoir un vieil ami qui a changé de coiffure, mais ça colle parfaitement au thème de la série : rien n’a changé, et pourtant, tout est différent.

Que vaut vraiment la série ?

Si vous avez grandi avec Malcolm, ce revival est une véritable thérapie. Il nous permet de faire le deuil de notre propre enfance tout en nous montrant que nos galères d’adultes sont universelles et normales. Et dans le cas où vous n’auriez pas eu l’immense chance de déguster la série originale, c’est l’occasion parfaite de découvrir une œuvre qui a redéfini la sitcom moderne. C’est bruyant, c’est injuste, c’est épuisant, mais la série conserve et renouvelle l’exploit de nous faire rire de nos propres échecs. Loin d’une saison 8 déguisée, ce retour est un événement spécial qui clôture une page de l’histoire de la télé. Alors, dès le 10 avril, direction Disney+ pour retrouver nos pires amis préférés – et d’ici là, n’oubliez pas : « the future is now, old man! ».

The Testaments : June (Elisabeth Moss) fait-elle une apparition surprise ?

9 avril 2026 à 12:25

Prolonger Gilead sans en répéter le point de vue : telle est l’ambition de The Testaments, nouvelle adaptation de Margaret Atwood, pensée comme un spin-off de La servante écarlate. Mise en ligne sur Disney+ le 8 avril, la série adopte une narration chorale et déplace son regard vers une génération née sous le régime. Mais qu’en est-il de June, protagoniste de l’oeuvre principale ?

Que raconte cette nouvelle série ?

L’intrigue se situe quelques années après les événements de l’oeuvre originale et suit principalement Agnes (Hannah), la fille de June, élevée dans les hautes sphères de Gilead, ainsi que Daisy, une adolescente vivant au Canada. À la différence de la série originale, centrée sur le seul point de vue de June, The Testaments adopte une narration chorale et multiplie les regards.

Elisabeth Moss dans The Testaments.

La protagoniste originelle n’est toutefois pas totalement absente. « June Osborne (…) fait une brève apparition dans les dernières minutes » du premier épisode, note Variety, lors d’un flashback situé au Canada. La série confirme ensuite ce retour dans l’épisode 3, où elle interagit directement avec Daisy et participe à son intégration dans la résistance.

Pourquoi ce retour, absent du roman ?

Dans le livre, June demeure pourtant une figure lointaine. L’adaptation opère donc ici un changement assumé : « Une des différences avec le livre, c’est la chronologie (…) nous, on a quatre ans. Du coup, c’était plus logique que June soit là », explique Elisabeth Moss dans Variety. « June est une telle ancre pour le personnage d’Agnes (…) que je ne pense pas qu’on puisse avoir cette histoire sans [elle] », précise de son côté Bruce Miller dans Deadline.

Elisabeth Moss dans la saison 7 de La servante écarlate.

Qui est June Osborne ?

Contrainte de devenir Servante sous le nom d’Offred, June Osborne est le personnage principal de l’oeuvre de Margaret Atwood. Arrachée à sa famille et soumise au système patriarcal fondé sur la domination des femmes, elle évolue d’abord dans une logique de survie.

Mais au fil du récit, elle devient une figure de résistance, impliquée dans des réseaux clandestins qui contestent l’ordre établi. Son parcours se construit autour d’une tension constante entre adaptation et révolte, avec un objectif qui traverse toute la série : retrouver sa fille, Hannah, enlevée et élevée au sein du régime.

Bandi : la série est-elle inspirée d’une histoire vraie ?

9 avril 2026 à 12:10

C’est LA nouvelle production française de Netflix. Mise en ligne le 9 avril, Bandi est une série en huit épisodes portée par Éric Rochant (le créateur du Bureau des légendes) et tournée en Martinique. Elle mêle drame familial et intrigue criminelle, en s’appuyant sur un récit ancré dans son territoire. Mais s’inspire-t-elle d’une histoire vraie ?

De quoi ça parle ?

Le récit s’intéresse à la famille Lafleur. Après la mort brutale de leur mère, 11 frères et sœurs se retrouvent seuls face à des difficultés financières. Pour s’en sortir, certains choisissent de se tourner vers le trafic de drogue. Ce choix divise la fratrie et met à l’épreuve les liens familiaux.

Bandi

Bandi n’est pas adaptée d’une histoire vraie. La série ne repose sur aucun fait divers, ni sur un récit existant et relève d’une fiction originale, imaginée par ses créateurs. Toutefois, elle puise dans des réalités sociales tangibles : précarité, économie informelle, poids des structures familiales…

Le casting est, en outre, composé d’acteurs martiniquais. La langue, mêlant français et créole, renforce l’ancrage local. La mise en scène privilégie également une approche sobre, attentive aux détails du quotidien, évitant les effets spectaculaires.

Quels acteurs composent le casting ?

Djody Grimeau et Rodney Dijon occupent les rôles centraux. Tous deux restent encore peu connus du grand public, tout comme Ambre Bozza, qui fait également partie des figures de la fratrie Lafleur. À leurs côtés, Jonathan Zaccaï (Le bureau des légendes, Kaboul) complète la distribution.

Bandi

Quelles sont les œuvres similaires à Bandi ?

La série s’attache à montrer les Antilles sans les fantasmer, en s’éloignant des représentations touristiques ou idéalisées. Cette approche se retrouve dans certaines œuvres comme Nèg Maron de Jean-Claude Barny, qui suit deux jeunes en Guadeloupe confrontés à la précarité, ou plus récemment Zion de Nelson Foix, centré sur des trajectoires liées au trafic. Dans les années 1980, Rue Cases-Nègres d’Euzhan Palcy proposait déjà un regard réaliste sur les conditions de vie en Martinique.

Panne de créativité ou génie marketing ? Le business juteux des reboots et remakes

9 avril 2026 à 10:00

« Quand on en a vu un, on les a tous vus », soupire Debbie Reynolds dans Chantons sous la pluie. C’est un secret de polichinelle : la tambouille hollywoodienne suit à la lettre des recettes éprouvées, rodées, usées jusqu’à la corde. Une interminable série de dîners où l’on sert invariablement la même soupe. Seule change (parfois) la couleur du brouet.

S’ils ne datent pas d’hier, reboots et remakes font les beaux jours d’une industrie qui fait son beurre de licences sérielles ou cinématographiques, et capitalise ainsi sur la pantouflardise. Qu’on pense au reboot avorté de Buffy contre les vampires, au remake sériel de Harry Potter prévu en fin d’année ou à la résurrection de Dark Maul sur Disney+ (Maul : seigneur de l’ombre), la nostalgie n’a jamais eu autant le vent en poupe à Hollywood.

Pour certains, panne de créativité flagrante. Pour d’autres, génie marketing de haute volée. « Aujourd’hui, on vit dans un monde où tout repose sur des franchises établies, le plus sûr pour les studios, c’est de relancer quelque chose qui a déjà un public, déplorait Vince Gilligan dans une interview accordée à Variety au moment de la sortie de Pluribus. Il est plus difficile que jamais de faire produire un projet qui ne se base pas sur un film, un comics ou un jeu vidéo existant. Chaque génération mérite ses propres histoires, pas seulement celles de leurs grands-parents. »

Retour vers le futur

Mais de quoi parle-t-on exactement ? Selon la définition qu’en donne le dictionnaire de l’Académie française, un remake « reprend le scénario d’une œuvre cinématographique [ou sérielle, ndlr] antérieure, généralement célèbre ». Vrai de l’inégalable version américaine de The Office, de Westworld, prodigieuse adaptation du premier film écrit et réalisé par Michael Crichton, mais aussi d’En thérapie, relecture de la série israélienne intitulée BeTipul. Dans son livre Comment penser les remakes américains ?, Jacqueline Nacache fait le procès d’un « puissant générateur d’oubli », qui « estompe sa ressemblance en se voulant le plus différent possible de l’original ».

The Office a connu de nombreux remakes, dont une version australienne.

Plus roublard, le reboot fait table rase du passé et revitalise une franchise dans les limites de son univers, à l’instar des Nouvelles aventures de Sabrina sur Netflix ou de l’inénarrable Battlestar Galactica. On voit combien la frontière entre les deux méthodes de ripolinage peut être poreuse. Et lessive souvent un public acquis de longue date. « La série LA PLUS INUTILE jamais vue. C’est quoi ce bordel ?! », bougonne déjà un twittos en réaction à la première bande-annonce de la série Harry Potter. Sur X toujours, ils sont en revanche nombreux à admettre s’être délectés de Mercredi, à la fois reboot et spin-off de La famille Addams.

La mémoire dans la peau

Les chiffres sont à l’avenant. D’après les données de Tudum by Netflix, les deux premières saisons du reboot de La famille Addams trustent le classement des séries les plus populaires du géant du streaming, avec près de 3 milliards d’heures de visionnages cumulées au compteur. Matrice d’une franchise arborescente, Game of Thrones se taille encore et toujours la part du lion sur HBO Max, tandis que The Acolyte, énième embranchement de Star Wars, se hisse sur la deuxième marche du podium des productions originales les plus regardées sur Disney+ en 2025, selon Luminate.

Les nouvelles aventures de Sabrina a rencontré un large succès sur Netflix.

Un filon plus que rentable : à titre d’exemple, Parrot Analytics avance que Mercredi aurait généré 360 millions de dollars en revenus publicitaires et abonnements pour Netflix entre sa mise en ligne initiale et mars 2025. « Si tout le monde a tout vu, à quoi bon refaire du même ? », s’interroge à juste titre la critique de cinéma Sandra Onana dans un billet d’humeur publié par Libération, en 2021.

La réponse vient peut-être de la résistance d’une infime partie de ces franchises indéboulonnables à l’obsolescence programmée du tout-venant des fictions déversées jusqu’à plus soif sur les plateformes de streaming. Des mythes pop incessamment remis au goût du jour – mutations socioculturelles obligent – sans en perdre leur quintessence. De grands récits populaires transmis d’une génération à l’autre, comme on lègue des photos de famille pour ne pas faire sombrer dans l’oubli ces images qui furent un jour mouvantes.

The Boys : la saison 5 tient-elle ses promesses ?

8 avril 2026 à 12:50

The Boys s’achève ce 8 avril avec une cinquième et ultime saison diffusée sur Prime Video. Adaptée des comics de Garth Ennis et Darick Robertson et développée par Eric Kripke (Supernatural), la série conclut une fresque entamée en 2019, à la croise de la satire politique, de la violence et des dérives des figures héroïques.

Quelle est l’intrigue de la saison 5 ?

L’intrigue reprend dans une Amérique sous contrôle de Homelander, devenu quasi dictateur. Les Boys sont fragmentés, certains capturés, d’autres en résistance. Butcher mise sur un virus capable d’éliminer les super-héros.

The Boys, saison 5.

Globalement, la réception critique apparaît favorable malgré des réserves. « Les sept épisodes […] sont une réussite… malgré quelques petits couacs », estime Screen Rant. Variety évoque une série qui « se termine en beauté avec une saison 5 intense et sanglante », tandis que The Guardian parle toujours d’une « extraordinaire satire » et d’un « plaisir horrifiant ».

Le récit est-il à la hauteur des attentes ?

Plusieurs médias saluent la cohérence du final. « Le dernier chapitre […] reste admirablement fidèle aux personnages », note Screen Rant. Empire insiste sur un propos politique « particulièrement pertinent et incisif », prolongé par une lecture du présent jugée troublante.

The Boys, saison 5.

L’interprétation demeure l’un des piliers. « Starr mérite des éloges », poursuit le magazine américain tandis qu’IGN salue la « performance envoûtante » du comédien, « pilier de toute la série ». Radio Times met également en avant Karen Fukuhara (Kimiko) et Tomer Capone (Frenchie), qui « brillent […] grâce à leur alchimie tendre et sincère ».

Que reproche-t-on à la saison 5 de The Boys ?

Les critiques convergent sur un problème de rythme. IGN évoque une intrigue qui « donne l’impression de tourner en rond » ; Empire juge l’histoire « un peu trop convenue » ; The Guardian parle d’un début « un peu répétitif » et regrette l’absence « des éclairs de génie » qui faisaient la force passée.

Le consensus est également nuancé sur la fin. Radio Times parle d’un« adieu plus sombre que satisfaisant », marqué par « un sentiment troublant d’inéluctabilité ». Screen Rant reconnaît que la série « n’atteint pas le niveau […] des saisons 2 et 3 » ; Variety alerte quant à lui sur un récit qui gagnerait à être « simplifié ».

The Testaments : qui sont les Perles et les Prunes ?

8 avril 2026 à 12:40

C’est la nouvelle génération de Gilead. Avec The Testaments, diffusée depuis le 8 avril sur Disney+, l’univers de La servante écarlate s’étend à travers un spin-off directement adapté du roman de Margaret Atwood, publié en 2019 et porté par le même showrunner, Bruce Miller. Située une quinzaine d’années plus tard, la fiction s’intéresse à une génération née dans Gilead. Ce régime théocratique, né de l’effondrement des États-Unis sur fond de crise de fertilité et de radicalisation religieuse, organise la société selon une hiérarchie stricte. Épouses, Servantes, Tantes ou Marthas : chacune incarne une fonction assignée au service d’un ordre fondé sur le contrôle des corps.

Qui sont les Perles et les Prunes ?

Parmi les figures introduites dans le spin-off, il y a les « Perles ». Envoyées à l’étranger, notamment au Canada, elles agissent comme des missionnaires du régime. Leur rôle consiste à séduire et convaincre de jeunes femmes de rejoindre Gilead, en leur promettant protection et stabilité. Une fois sur place, ces recrues sont soumises à un processus de rééducation.

The Testaments

Les « Prunes » désignent des adolescentes issues des élites de Gilead, encore prépubères ou en transition vers le mariage, identifiables par leur tenue violette. Elles constituent une catégorie du système éducatif du régime, marquant une étape intermédiaire avant leur assignation définitive, le plus souvent vers le statut d’Épouse.

Comment Gilead recrute-t-il ses Servantes ?

Le recrutement des Servantes demeure l’un des mécanismes les plus violents. Ces femmes sont sélectionnées pour leur fertilité, souvent issues de l’ancien monde et jugées « coupables » selon les normes de Gilead.

Les Servantes dans The Handmaid’s Tale.

Elles sont ensuite formées dans des centres dirigés par les Tantes, où s’opère un conditionnement mêlant endoctrinement religieux et violence psychologique. Dépossédées de leur identité, elles deviennent des instruments reproductifs, assignées à un Commandant et soumises à la « Cérémonie ».

Dans The Testaments, ce système s’inscrit dans une dynamique plus large. D’un côté, une reproduction interne assurée par les Servantes. De l’autre, un recrutement externe orchestré par les Perles. Entre les deux, une hiérarchie intermédiaire de jeunes filles – des « Pinks » aux « Prunes », puis aux futures Épouses – qui illustre un conditionnement progressif dès l’enfance. À l’image d’Agnes, et des figures ambivalentes comme Tante Lydia, qui œuvrent en coulisses.

Daredevil: Born Again – Les Defenders de retour dès la saison 3

7 avril 2026 à 08:55

À peine quelques épisodes de la deuxième saison de Daredevil: Born Again diffusés que l’avenir de la série se dessine déjà. Des photos tournées sur le plateau ont fuité ce vendredi, confirmant les spéculations les plus enthousiastes des fans. Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist rejoindront Matt Murdock l’an prochain. Cette réunion tant attendue ... Lire plus

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The Boys, saison 5 : faut-il craindre la fin de la série ?

7 avril 2026 à 09:40

La série d’Eric Kripke s’apprête à tirer sa révérence. La cinquième saison de The Boys débute ce 8 avril sur Prime Video et entame ainsi officiellement le dernier chapitre de cette satire super-héroïque, devenue incontournable en quelques années. Une conclusion attendue, mais qui suscite autant l’enthousiasme que les craintes des spectateurs.

Est-ce vraiment la fin ?

En 2024, à l’occasion de l’annonce officielle du renouvellement de la série pour une cinquième saison, le showrunner avait précisé que « cela avait toujours été [son] plan », partageant être « ravi d’amener l’histoire à un point culminant sanglant », sur son compte X.

The Boys, saison 5.

À noter que si l’œuvre principale s’achève, son univers, lui, devrait perdurer. « Nous ne traitons pas la saison 5 de The Boys comme la fin de Gen V. Nous laissons les choses ouvertes », a-t-il expliqué dans une interview accordée à The Hollywood Reporter.

Quelles sont les craintes évoquées ?

Un point a été clairement établi : la saison 5 ne proposera pas de final spectaculaire. « Il n’y a pas de grosses scènes de bataille, car nous n’avons toujours pas le budget de Game of Thrones », a affirmé le créateur selon AlloCiné, qui relaie un entretien accordé au magazine SFX.

The Boys, saison 5.

Il ajoute :« Mais il y aura beaucoup de confrontations entre personnes que l’on veut voir s’en mettre plein la face. J’espère que cela sera cathartique et émotionnellement satisfaisant, mais je suis également un peu terrifié. »

Du côté des acteurs, la prudence domine. Erin Moriarty évoque un final qui pourrait « diviser », rapporte AlloCiné. Une inquiétude qui rejoint les premières analyses critiques : « La mort de personnages importants est une possibilité bien réelle », souligne Variety dans sa critique de la saison, insistant sur une montée en tension extrême.

Quelle est l’intrigue de la saison 5 ?

Le cinquième chapitre prolonge directement les événements de la saison 4 où Homelander a consolidé son emprise sur les États-Unis, plongeant le pays dans une forme de dérive autoritaire. Face à lui, les Boys apparaissent affaiblis, certains capturés, tandis que Starlight tente d’organiser une résistance. De son côté, Butcher poursuit une stratégie de plus en plus radicale, prêt à utiliser un virus capable d’éradiquer les Supes.

The Testaments : quel est le lien de la série avec La servante écarlate ?

7 avril 2026 à 08:30

Portée par l’héritage d’une œuvre devenue culte, The Testaments prolonge l’univers de La servante écarlate. Adaptée du roman publié en 2019 par Margaret Atwood et diffusée à partir du 8 avril sur Disney+, cette nouvelle série développée par Bruce Miller poursuit le récit original, quelques mois après la conclusion de l’adaptation télévisée.

Quand se situe l’histoire ?

The Testaments constitue une suite et se situe environ 15 ans après les événements initiaux. Ce saut permet d’intégrer les conséquences de la fin de la série originale, sans en reprendre tous les personnages.

Malgré les avancées obtenues à la fin de La servante écarlate – notamment l’affaiblissement du pouvoir central et la libération de certaines zones –, Gilead n’a pas disparu et continue d’exister, tout en révélant désormais ses tensions et ses fragilités. Cette continuité s’inscrit dans une logique déjà amorcée par le show précédent, qui avait dépassé le cadre du roman de 1985.

The Testaments

Cette nouvelle oeuvre abandonne June, protagoniste du premier récit, et déplace le centre de gravité vers une nouvelle génération. Le récit s’articule autour de jeunes femmes ayant grandi dans, ou à l’extérieur de Gilead, notamment Agnes, élevée au sein du régime et Daisy, qui vit au Canada. Leurs trajectoires, en apparence opposées, finissent par se rejoindre et dessinent un récit d’apprentissage.

Ce qui reste, ce qui change

Le lien le plus direct entre les deux séries repose sur le retour de Tante Lydia, déjà présente dans l’œuvre originale en tant que figure d’autorité chargée d’endoctriner et de surveiller les Servantes. Plus stratégique et plus ambivalente, elle agit au cœur du pouvoir tout en laissant entrevoir une forme de repositionnement.

The Testaments

En revanche, la narration évolue avec le passage d’un point de vue unique – celui de June dans La servante écarlate – à une structure chorale. The Testaments croise plusieurs trajectoires et offre ainsi une vision élargie du fonctionnement de Gilead, prolongeant les conséquences politiques et sociales laissées en suspens par la fin de la première série.

Star Wars : Seigneur de l’ombre : c’est quoi cette série sur Dark Maul ?

3 avril 2026 à 08:50

Personnage culte de la prélogie, longtemps relégué au rang d’exécutant silencieux, Dark Maul s’offre enfin une œuvre à son nom. Star Wars – Seigneur de l’ombre, nouvelle série animée développée pour Disney+, est attendue à partir du 6 avril sur la plateforme. Elle s’inscrit dans la stratégie de Lucasfilm d’explorer des figures secondaires de l’univers Star Wars. La série adopte un format de dix épisodes et la diffusion s’organisera à raison de deux épisodes par semaine, jusqu’à un final programmé le 4 mai, date du « Star Wars Day ».

Où se situe Maul dans la saga ?

Introduit dans La menace fantôme, Maul apparaît comme l’apprenti de Dark Sidious. Son affrontement avec Obi-Wan Kenobi en fait une figure marquante. Dans The Clone Wars, il réapparaît après avoir survécu à sa chute, sombre dans la folie avant de se reconstruire et de prendre la tête d’un syndicat criminel, le Shadow Collective. Dans Rebels, son rôle évolue encore : isolé, plus calculateur, il poursuit sa quête de pouvoir tout en nourrissant une obsession persistante pour Obi-Wan.

Star Wars – Seigneur de l’ombre

La nouvelle série poursuit ce développement à une période charnière, entre la fin des Guerres des Clones et l’essor de l’Empire. Elle explore l’ascension de Maul comme chef criminel, à la tête d’un réseau, le Crimson Dawn, déjà aperçu dans Solo. En se concentrant sur ces dynamiques de pouvoir, la série aborde un versant plus politique et souterrain de la galaxie, éloigné des affrontements traditionnels entre Jedi et Sith.

Produite par Lucasfilm Animation, le projet mobilise les équipes déjà à l’œuvre sur The Clone Wars et The Bad Batch. Côté casting vocal, Sam Witwer reprend le rôle de Maul, qu’il incarne depuis plusieurs années dans les séries animées.

L’animation, un pilier structurant de la saga

L’animation constitue aujourd’hui un pilier du développement de l’univers étendu, avec neuf séries diffusées à ce jour : The Clone Wars (2008), Rebels (2014), Resistance (2018), The Bad Batch (2021), Visions (2021), Tales of the Jedi (2022), Young Jedi Adventures (2023), Tales of the Empire (2024) et Tales of the Underworld (2025). Chacune explore des temporalités et des registres différents, en complément des films.

Vrais voisins, faux amis saison 2 avec Jon Hamm : braquage réussi ?

3 avril 2026 à 07:00

Seulement un an après son premier coup, Andrew Cooper est de retour sur Apple TV dans la saison 2 de Vrais voisins, faux amis. Attendue ce 3 avril sur la plateforme de streaming, cette nouvelle salve d’épisodes reprend directement après les événements de la précédente saison : Coop (Jon Hamm) a été lavé de tout soupçon après que sa maîtresse l’a accusé du meurtre de son ex-mari ; ses enfants lui adressent enfin la parole, tout comme son ex-femme (Amanda Peet). Surtout, il a pu réintégrer son précieux country-club.

James Marsden dans la saison 2 de Vrais voisins, faux amis.

Rien ne semble pouvoir désormais se mettre en travers du « bonheur » de Coop et des braquages qu’il organise de temps à autre dans son voisinage pour braver l’ennui. Car, si les nécessités financières dictaient ses premiers actes dans la saison 1, c’est désormais l’adrénaline qui guide les actions de notre héros. Alors, quand Owen Ashe (James Marsden), un nouveau voisin, débarque dans le quartier, difficile pour Coop de ne pas y voir une nouvelle cible qui pourrait arrondir ses fins de mois.

Une nouvelle recrue

Sauf que l’iconique Cyclope des X-Men est loin des rôles de jeunes premiers qu’il campait dans N’oublie jamais (2004) ou Il était une fois (2007). Ici, il campe un homme d’affaires ayant fait fortune dans l’import-export, aussi mystérieux que redoutable, capable de mettre en danger la vie de Cooper ainsi que celle de sa famille quand il découvre les manigances de son voisin. De super-héros, le voilà donc propulsé dans un rôle de « super-vilain des beaux quartiers ». Une interprétation mordante, parfois drôle et dangereuse, qui rappelle ce que l’acteur américain offrait dans la série Dead to me (2019), alors qu’il campait tour à tour les frères Wood, des jumeaux que tout opposait.

Dans Vrais voisins, faux amis, James Marsden trouve son alter ego en la personne de Coop. Deux hommes « compliqués » comme se plaît à le rappeler Owen, et dont la rivalité au sein du quartier apporte une touche de fraîcheur et de suspense à cette nouvelle saison. Car, si les nouveaux épisodes ne semblent pas réinventer la recette des précédents, les dynamiques de groupe évoluent et complètent la farce qui se jouait dans la première saison.

Une satire sociale toujours convaincante

En effet, Vrais voisins, faux amis continue de dresser un portrait au vitriol de ses personnages. C’est d’ailleurs ce qui fait principalement la force de la série depuis son lancement, et plus particulièrement de cette seconde saison. Avec ces nouveaux épisodes, Vrais voisins, faux amis continue de tendre un miroir à la société américaine capitaliste.

Symbole des excès et des contradictions d’une classe, le programme séduit par son aspect satirique et social. Ainsi, si certains y voient un Desperate Housewives version grand casse, d’autres pourraient aussi la voir comme la petite sœur de The White Lotus.

De Don Draper à Andrew Cooper

Moins trash ou frontale que l’œuvre de Mike White, Vrais voisins, faux amis saison 2 continue de gratter le vernis pour notre plus grand plaisir. Si l’intrigue piétine parfois – elle semble tourner en rond dans l’écriture des personnages, voire vis-à-vis de son suspense –, la série peut compter sur le talent de son acteur principal, Jon Hamm, pour être notre guide à travers cette mascarade banlieusarde.

Le vétéran de Mad Men trouve ici l’un de ses meilleurs rôles, en père de famille prêt à flirter avec la criminalité pour maintenir son train de vie. Loin d’être le voleur parfait, l’acteur surprend à la fois par sa sensibilité, son magnétisme et sa franchise. Sans aucun doute l’un des points forts de cette deuxième saison.

James Marsden et Jon Hamm dans Vrais voisins, faux amis, saison 2.

En fin de compte, Vrais voisins, faux amis, en épousant son aspect grinçant, parvient à nous captiver et c’est quand elle filme des personnages au bord de la crise de nerfs que la série séduit. Toutefois, là où la saison 1 faisait des éclats – notamment durant ses premiers épisodes –, force est de constater qu’avec cette seconde salve, la démonstration est moins brillante. Le rythme ralentit, le suspense a du mal à prendre, tandis que, visuellement, le show n’a pas grand-chose à offrir.

Jon Hamm et James Marsden composent un duo intéressant, parfois irrésistible. Ensemble, ils fondent le réel intérêt de cette nouvelle saison, là où les personnages secondaires manquent parfois de finesse ou de profondeur. Avec Vrais voisins, faux amis saison 2, la plateforme Apple TV aurait-elle été trop gourmande ? À l’image de son personnage principal, il faut croire que oui. Le braquage n’est en tout cas pas vraiment réussi.

Après avoir perdu Warner Bros, Netflix cherche désespérément un moyen de créer de nouvelles franchises

3 avril 2026 à 06:30
Netflix Dates Cles

Netflix cherche à rebondir après l’échec de l’acquisition de Warner Bros et de ses nombreuses franchises. Le service de streaming continue sa quête pour créer des licences durables.

The Testaments : la suite de The Handmaid’s Tale est-elle réussie ?

2 avril 2026 à 16:00

Si vous pensiez que The Handmaid’s Tale s’achevait par la chute du régime patriarcal brutal de Gilead, The Testaments est là pour rappeler que ce n’est absolument pas le cas. La saison 6 de la série culte proposait une note d’espoir, avec la libération de Boston par les rebelles, mais le pays n’était pas pour autant délivré. The Testaments se présente comme une suite qui s’intéresse aux adolescentes ayant grandi à Gilead. Ce n’était pas le cas des servantes de The Handmaid’s Tale, qui étaient des femmes libres et fertiles réduites à l’esclavage sexuel par un gouvernement misogyne et obsédé par son taux de fertilité.

Retour à Gilead

La gestation de The Testaments témoigne de la circulation créative entre les romans et les séries de cet univers dystopique : la première saison de The Handmaid’s Tale, créée par Bruce Miller en 2017, était adaptée du roman initial éponyme de Margaret Atwood, publié en 1985.

The Testaments.

Puis, la série a vogué de ses propres ailes pour les saisons suivantes, devenant un véritable phénomène culturel et accompagnant les mouvements #MeToo et les deux mandats présidentiels de Donald Trump aux États-Unis. Toute cette effervescence culturelle et politique a inspiré en retour Margaret Atwood, qui a écrit en 2019 The Testaments, alors que The Handmaid’s Tale était en cours de diffusion.

Dans le roman, qui prend en compte les développements de la série, l’histoire prend place 15 ans après la fin de cette dernière. Dans la série, cet écart est réduit à cinq ans. Bienvenue dans la prestigieuse et très stricte école de Tante Lydia (Ann Dowd), destinée à former les futures épouses des Commanders.

The Testaments.

Cette production chorale, chapeautée par Bruce Miller, suit en particulier les destins croisés d’Agnes MacKenzie (Chase Infiniti), une adolescente pieuse qui n’a connu que Gilead, et Daisy (Lucy Halliday), une « Pearl Girl », surnom donné aux jeunes étrangères qui subissent une « rééducation » au sein du régime théocratique.

De prime abord, on ne peut s’empêcher de se demander : a-t-on vraiment envie de retourner à Gilead ? Est-ce que tout n’a pas déjà été dit sur ce terrifiant régime durant les six saisons, inégales et éprouvantes, de The Handmaid’s Tale ?

Un changement de point de vue

Le principal intérêt de cette nouvelle œuvre, composée de dix épisodes pour sa première saison (trois épisodes initiaux diffusés le 8 avril sur Disney+, puis un rythme d’un épisode par semaine), réside dans son changement de point de vue.

The Testaments.

En effet, The Testaments adopte trois perspectives différentes, incarnées par des voix off : Agnes, une adolescente de Gilead (ses origines plus complexes sont révélées au cours de la saison) ; Daisy, une jeune femme ayant grandi à Toronto avant qu’un drame ne la laisse sans ressources ; et Tante Lydia, qui gère désormais l’école préparatoire des futures épouses de Gilead, surnommées les « Green », en référence à la couleur verte de leurs robes.

D’un côté, cette perspective inédite permet de s’intéresser à la première génération féminine endoctrinée à Gilead depuis l’enfance. De l’autre, contrairement aux servantes, la série se concentre sur le destin de jeunes filles de bonne famille, plus ou moins comparable à celui des jeunes femmes bourgeoises du XIXe siècle en Occident.

The Testaments.

La présence de Daisy, personnage considéré comme d’un rang inférieur, car étranger, et d’un casting de personnages aux origines diverses (comme Agnes ou Tante Vidala, le bras droit de Lydia, incarnée par Mabel Li) viennent contrebalancer ce focus sur les élites de Gilead. Mais, comme pour la série mère, cela implique de digérer une forte dissonance. Cet univers centré sur les violences patriarcales reste aveugle à l’un de ses corollaires terriblement d’actualité : le suprémacisme blanc.

Or, ces jeunes femmes sont élevées pour devenir l’équivalent des femmes blanches des maris esclavagistes du XVIIIe siècle. On leur apprend à (mal)traiter leur personnel : les Martha (des domestiques chargées du ménage et de la cuisine dans les familles des Commanders) et sans doute bientôt les Handmaids (elles existent encore et sont mentionnées dans la série).

Virgin Suicides à Gilead

Ceci étant dit, The Testaments possède des atouts, à commencer par son excellent casting de nouveaux visages : les actrices Lucy Halliday et Chase Infiniti portent solidement une grande partie de cette production sur leurs épaules, aux côtés de Rowan Blanchard et Mattea Conforti, qui sortent du lot des « Prunes » dans les rôles de Shunammite et Becka, respectivement la mean girl version Gilead et la BFF d’Agnes, qui nourrit des sentiments romantiques à son égard.

The Testaments.

Le casting de jeunes femmes est secondé par ceui des adultes, dont la toujours parfaite Ann Dowd dans le rôle de la crispante Tante Lydia. Le personnage, déjà bien exploré dans The Handmaid’s Tale, gagne en capital sympathie dans The Testaments. Elle apparaît moins illuminée que dans la série mère, moins sadique et de plus en plus consciente des failles du système auquel elle croit encore, ou peut-être déjà plus… De nouveaux flashbacks reviennent sur la fondation de Gilead et sur comment elle en est venue, par désir de survie, à devenir une figure éducative proéminente du régime autoritaire.

The Testaments.

La réalisation soignée et l’esthétique symétrique de The Testaments s’inscrivent dans la continuité de celles de The Handmaid’s Tale. Ses tons doux et sa photographie ouatée créent une ambiance vaporeuse et adolescente façon Virgin Suicides, mais aussi volontairement surannée. Comme dans le film iconique de Sofia Coppola, The Testaments a opté pour des choix musicaux décalés sur certaines scènes de transition clippesques (l’un des ADN de la série mère). Des sons rock alternatifs de groupes comme les Cranberries ou Alt-J viennent souligner la rébellion interne de ces jeunes femmes empêchées d’être des adolescentes et éduquées comme dans les années 1950.

The Testaments.

L’établissement de Lydia, où les futures épouses apprennent la broderie ou comment servir le thé, fait écho aux écoles d’arts ménagers, qui ont existé de la fin du XIXe siècle jusqu’aux années 1980. On y apprenait aux femmes à devenir de parfaites épouses et fées du logis, aux ordres de leur mari. Le régime dystopique de Gilead n’a rien inventé.

La religiosité et le tabou sur leur sexualité – quelle contradiction, alors qu’on attend d’elles qu’elles fassent des enfants ! – dans lesquels ces jeunes femmes sont éduquées résonnent aussi fortement avec le puritanisme américain qui effectue un come-back terrifiant depuis l’arrivée au pouvoir de Trump.

Un passage à l’âge adulte contrarié

Dans un régime qui essentialise les femmes, leur apprentissage apparaît comme une diversion en attendant le plus important : l’arrivée de leurs premières règles. Une serviette hygiénique blanche, du sang rouge. Des discussions à la fois inquiètes et excitées. De mémoire de sériephile, jamais un teen drama, genre pourtant centré sur l’adolescence, n’a filmé les règles féminines de façon aussi simple et réaliste.

The Testaments.

À Gilead, la première ménorrhée est accueillie par des cris de joie et un rituel bien précis. C’est le moment où les « Prunes », référence à la couleur de leurs tenues (que l’on peut aussi interpréter comme un clin d’œil au mouvement féministe et sa couleur violette) deviennent « éligibles » et peuvent revêtir une tenue verte dans l’optique de trouver un mari.

Nous voilà alors plongés dans un Bridgerton version dark : Agnes et les autres vont vivre leur premier bal, avec des partenaires de danse qui ont l’âge d’être leur père. Mais on leur dit que tout est normal et qu’elles doivent sourire.

The Testaments.

Malgré toutes les contraintes et humiliations que subissent ces jeunes femmes, leur infantilisation et leur éducation à l’effacement et au sacrifice, Daisy, Becka, Huldah et les autres restent des adolescentes, en proie à leurs premiers émois – Agnes en pince pour un garde, tandis que Becka a du mal à cacher son attirance pour Agnes –, à des accès de rage, à des amitiés intenses et à des désirs de rébellion plus fort encore que si elles avaient été élevées dans une démocratie.

À Gilead, elles apprennent à arborer un double visage. Mais, derrière les sourires et la bienséance, elles parviennent à se créer un langage adolescent et des codes qui n’appartiennent qu’à elle. C’est là que se niche toute la beauté de cette série, plus solaire que son aînée. Malgré l’environnement hostile, elle réserve en effet quelques séquences teintées d’humour.

The Testaments.

Faire preuve de sororité à Gilead, c’est déjà se révolter au cœur d’un régime qui divise les femmes pour mieux les dominer. Et s’il y a bien une chose que toutes les femmes ont en commun, c’est les violences sexistes et sexuelles qu’elles subissent au cours de leur vie. Dans une intrigue qui prend une place de plus en plus importante au fil de la saison, la série aborde les violences sexuelles subies par les adolescentes et la façon dont Gilead y fait face.

Le syndrome The Handmaid’s Tale

Si l’univers tient la route et que l’on s’attache au fil de la saison au groupe d’adolescentes, on sent tout de même poindre certaines limites à The Testaments. Le personnage de Daisy semble une version rajeunie de June et le jeune garde Garth (Brad Alexander), dont s’éprend Agnes, fait quant à lui écho à Nick dans l’écriture de son personnage.

The Testaments.

Le risque de redite avec The Handmaid’s Tale réside aussi dans le fait que les personnages des deux séries possèdent le même but : faire tomber le régime de Gilead. Dès lors, on retrouve dans The Testaments des dilemmes (se sauver de Gilead sans ses proches ou rester se battre de l’intérieur ?) déjà explorés dans la série mère et des rebondissements potentiellement prévisibles, qui en deviennent agaçants.

Il aurait été plus intéressant de commencer cette nouvelle production juste après la chute de Gilead, pour explorer les inévitables résidus que laisse un régime comme celui-ci dans les esprits et les difficultés à recréer une démocratie, à abandonner tout un endoctrinement.

Le show nous réserve peut-être des surprises dans sa très probable deuxième saison : Disney+ n’a pas encore confirmé officiellement son renouvellement, mais l’équipe de production y travaille déjà. En tout cas, The Testaments devra prendre des risques pour ne pas tomber dans les mêmes impasses et incohérences que sa grande sœur. Mais l’espoir est permis, car, comme nous le dit Agnes en voix off : « Il n’existe rien de plus puissant qu’une adolescente. »

XO, Kitty : Kitty et Min Ho finissent-ils ensemble ?

2 avril 2026 à 09:30

Spin-off de l’univers de Jenny Han, la série XO, Kitty suit la plus spontanée des sœurs Covey, bien décidée à écrire sa propre histoire à Séoul sur les traces de sa défunte mère. Ajoutée sur Netflix le 2 avril, la troisième saison prolonge les prémices d’une relation esquissée lors du précédent chapitre : Kitty et Min Ho parviennent-ils à se choisir et à donner une véritable conclusion à leur histoire ?

Attention, cet article révèle des informations de l’intrigue.

Quelle est l’intrigue de la saison 3 de XO, Kitty ?

Ce nouveau volet s’ouvre sur la dernière année de Kitty à la KISS. Après avoir reconnu ses sentiments pour Min Ho, elle cherche à concrétiser leur relation. Mais Kitty, issue d’une famille américaine somme toute « ordinaire », doute de trouver sa place dans l’univers de Min Ho, qui débute comme agent dans l’industrie du divertissement coréen aux côtés de son père.

XO, Kitty

Leur relation repose sur des bases encore fragiles. Après plusieurs tensions, un malentendu lié à Eunice vient rompre la confiance : Kitty pense que Min Ho lui a menti et qu’il a eu une relation avec la chanteuse, allant jusqu’à croire qu’il pourrait être à l’origine d’une grossesse. Cette incompréhension provoque leur séparation au milieu de la saison. Min Ho, blessé par ce manque de confiance, prend ses distances. Kitty réalise son erreur, mais ne parvient pas à renouer le dialogue.

En parallèle, son avenir se précise : elle obtient une admission anticipée à l’université de New York et se projette progressivement au-delà de Séoul. Le retour de Lara Jean lui apporte un regard plus mesuré sur les relations amoureuses, loin de la vision idéalisée qu’elle entretenait jusque-là.

Quel avenir pour Min Ho et Kitty ?

Min Ho prend l’initiative de rejoindre Kitty avant son départ pour les États-Unis. Il lui exprime clairement ses sentiments, notamment à travers une chanson qu’il a écrite pour elle. Les deux personnages se retrouvent, s’embrassent et décident de donner une seconde chance à leur relation. La scène finale les montre côte à côte dans l’avion pour Portland, main dans la main.

XO, Kitty

Les trajectoires des autres personnages évoluent également. Dae se rapproche d’Eunice et la soutient dans son changement de cap. Yuri, fragilisée par les difficultés de sa famille, entame une reconstruction, s’illustre lors d’un défilé de mode organisé avec l’aide de ses amis et se rapproche à nouveau de Juliana. Q choisit finalement Jin, mettant fin à ses hésitations avec Marius. Jiwon et Alex, enfin, s’apprêtent à devenir parents.

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