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« Hurlevent » : que vaut la nouvelle adaptation avec Margot Robbie et Jacob Elordi ?

Catherine Earnshaw (Margot Robbie) vit à Hurlevent, une demeure hostile perdue au milieu des falaises. Aux côtés de son père alcoolique (Martin Clunes) et de Heathcliff (Jacob Elordi), un rejeton ramassé dans la rue par le patriarche, elle voit la fortune des Earnshaw disparaître. Lorsqu’une nouvelle famille, les Linton, s’installe dans une maison à proximité, la vie de Catherine bascule. Mais la passion qui l’unit au jeune Heathcliff, elle, ne fait que s’intensifier…

Se distinguant directement de l’œuvre originale en utilisant des guillemets autour du titre, Emerald Fennell propose un film qui colle à ce qu’elle s’était imaginé en tant que jeune lectrice des Hauts de Hurlevent. Une raison qui lui permet des anachronismes dans la bande originale, les tenues et les décors.

Une photographie riche

Cette liberté donne tout son style à ce film qui se définit avant tout par des visuels époustouflants, à l’instar de ceux que l’on avait déjà pu apercevoir dans Saltburn (2023), le dernier film d’Emerald Fennell, tourné lui aussi avec Jacob Elordi. 

Des jeux visuels qui ne sont pas sans rappeler les period drama les plus célèbres du cinéma, notamment Orgueil et préjugés de Joe Wright (2006). Ainsi, dans le « Hurlevent » d’Emerald Fennell, Margot Robbie et Jacob Elordi se prêtent au jeu des scènes romantiques spectaculaires sous une pluie battante.

 Hurlevent

Jacob Elordi et Margot Robbie dans Hurlevent

Dans cette nouvelle adaptation, la cinéaste se démarque par une photographie finement réfléchie et visuellement impressionnante. Les ciels violet, rouge et orange donnent une tonalité presque fantastique au récit, faisant de l’histoire de Cathy et Heathcliff un conte s’inscrivant en dehors de la réalité. 

Le rouge est omniprésent, notamment dans les tenues de Margot Robbie, et annonce déjà l’aspect tragique de l’histoire entre les deux protagonistes. Des rubans qu’elle porte dans les cheveux aux jupons de ses robes, toutes les nuances de rouge sont représentées et contrastent avec le regard bleu perçant de l’actrice. 

La cheffe costumière, Jacqueline Durran (qui avait déjà travaillé aux côtés de Margot Robbie sur le tournage de Barbie), a soigneusement réfléchi aux 38 costumes sur-mesure portés par le personnage de Cathy. « Hurlevent » se présente comme un film d’époque, mais une époque floue, unique, imaginée par la réalisatrice.

Tragédie romantique

Tout au long de cette adaptation, l’opposition entre les deux personnages est flagrante, tant dans leur caractère que dans leur représentation. Si le roman de Brontë n’est, au départ, pas une romance, mais bien une histoire sombre de revanche sociale et d’obsession, le film s’écarte des thèmes originaux pour se concentrer sur une histoire d’amour tragique bien plus explicite que dans le texte. 

Elordi incarne un Heathcliff plongé dans une noirceur gothique, aux regards et tenues sombres. Son association à Hurlevent est évidente : cette demeure, au cœur d’un environnement hostile, est toujours filmée sans lumière ou presque. C’est le cas dès la première partie, lorsque les deux personnages enfants, joués par Charlotte Mellington et Owen Cooper (révélé dans Adolescence), semblent déjà séparés par une force invisible. 

Catherine seule apporte sa lumière au film. Par ses yeux clairs et sa chevelure blonde, elle est la seule source d’espoir dans la vie de Heathcliff. Leur différence de classe, qui se confirme lorsque Catherine épouse le riche Edgar Linton, renforce cette séparation. 

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Jacob Elordi et Margot Robbie dans Hurlevent

Le personnage de Catherine est très nuancé. Margot Robbie interprète la pluralité de cette femme tour à tour cruelle, naïve et perfide. L’actrice australienne campe une Cathy habitée par le désir et l’effervescence d’un premier amour qui la hantera toute sa vie. Tout au long du film, elle est observée par sa femme de chambre, Nelly (Hong Chau), juge et témoin secret de cette relation interdite.

La bande originale, signée Anthony Willis et ponctuée de titres conçus par la chanteuse pop britannique Charli XCX, ajoute au tragique de l’histoire. Elle inscrit le mythe dans une époque plus moderne et redonne de l’énergie à des scènes qui manquent parfois de dynamisme. 

Un film haut en symboles

Emerald Fennell se réfugie dans une quantité presque excessive de symboles érotiques à l’écran, les privilégiant à des scènes explicites entre les deux personnages (qui parsèment tout de même le film, raisonnablement). Du jaune d’œuf dégoulinant du doigt à la bouche d’un poisson, les gros plans s’enchaînent et expriment le désir réprimé de Catherine et Heathcliff.

Dans les dialogues, les références aux amants maudits sont nombreuses. Isabella Linton (Alison Oliver) raconte à son frère le synopsis de Roméo et Juliette de William Shakespeare juste avant de rencontrer Catherine. Un présage (poussif) qui ne tardera pas à se confirmer, sans toutefois égaler le tragique de la pièce de Shakespeare. 

Les personnages sont eux aussi (un peu plus habilement) truffés de symboles. Isabella est réduite à une enfant par son frère. Elle fabrique des poupées, porte des rubans à outrance et semble figée dans une candeur superficielle. Mais ce n’est que pour cacher l’émoi de la jeune femme, qui devient rapidement obsédée par Heathcliff.  

La bande-annonce de « Hurlevent »

La réalisatrice fait d’ailleurs de ce personnage iconique de la littérature un objet de désir et de mystère, au centre de son récit. Tout converge vers Heathcliff, du début jusqu’à la fin du film. Cette version du personnage est cependant bien moins sombre que celui du roman, ce qui adoucit considérablement le récit.

Avec « Hurlevent », Emerald Fennell signe une adaptation qui se détache volontairement de l’œuvre initiale, en créant une vision fantasmée de la relation entre Catherine et Heathcliff. Un parti pris de mise en scène convaincant, à l’instar du casting cinq étoiles. Car, sans lui et la claque visuelle pop et gothique assenée par Emerald Fennell, difficile de dire ce que l’on aurait réellement retenu de cette nouvelle réinterprétation d’un classique de la littérature, si ce n’est un fantasme d’adolescent…

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”Hurlevent” : pourquoi le choix de Jacob Elordi fait tant parler ?

À chaque nouvelle adaptation, son lot de polémiques. « Hurlevent », réalisé par Emerald Fennell, ne déroge pas à la règle, d’autant plus que le film avec Margot Robbie et Jacob Elordi s’éloigne volontairement du roman d’Emily Brontë. Nouvelle adaptation modernisée, « Hurlevent » dépeint la relation toxique entre Heathcliff et Catherine dans la région du Yorkshire en Angleterre, entre romance bafouée, thématique sociale et vengeance orchestrée par le protagoniste.

Le personnage de Heathcliff, justement, est au cœur de l’histoire, mais le choix de Jacob Elordi pour l’incarner fait débat. Certains lecteurs et lectrices du classique de la littérature gothique estiment, en effet, que l’acteur ne correspond à la description faite par l’autrice dans son livre.

La bande-annonce de « Hurlevent ».

Quelle est l’origine de Heathcliff ?

Les hauts de Hurlevent indiquent que le jeune garçon aurait le « teint foncé », « aussi sombre presque comme s’il venait du diable ». Si Emily Brontë ne donne pas ses origines exactes, le personnage est dépeint comme un enfant de gitans, qui contraste largement avec les habitants du Yorkshire.

Plus que la couleur de peau, l’élément majeur entourant le personnage de Heathcliff est sa différence de classe. Considéré comme un étranger, il n’appartient pas à la même classe sociale que Catherine, créant un nouveau contraste lorsque le personnage revient dans le Yorkshire après avoir fait fortune. Ainsi, depuis l’annonce de Jacob Elordi dans le rôle de Heathcliff, deux discours s’opposent.

D’un côté, certains estiment que le personnage doit refléter, physiquement, sa différence avec la famille Earnshaw. À l’inverse, dans le cas d’une adaptation volontairement éloignée du roman, l’origine somme toute ambiguë dans le livre de Heathcliff — Emily Brontë ne donne pas de réponse claire et définitive — laisse une marge de manœuvre importante.

La thématique autour du garçon étranger recueilli par une bonne famille peut être explorée autrement que par sa simple apparence, en utilisant son langage, son comportement, ses réactions ou son caractère. Pour Emerald Fennell, Jacob Elordi représente le héros byronien par excellence, à la fois méprisable et attachant, allant avec sa vision très personnelle de cette histoire.

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Urchin : un coup d’essai réussi pour Harris Dickinson ?

Dévoilé grâce à la Palme d’or Sans filtre (2022) de Ruben Östlund, Harris Dickinson était de retour en 2025 au Festival de Cannes afin de présenter son premier film en tant que réalisateur. Cette fois-ci, l’acteur britannique était en compétition dans la catégorie Un certain regard afin de présenter Urchin.

On y suit Mike (Frank Dillane), un SDF qui tente de joindre les deux bouts. Violences, vols et drogues rythment son quotidien, mais le jeune homme est bien décidé à reprendre sa vie en main grâce à l’aide des services sociaux britanniques. Nouveau foyer, petit boulot, justice restauratrice… Mike est prêt à tout pour s’en sortir, mais ses vieux démons risquent de rapidement le ramener en enfer.

Urchin.

Entre ombre et lumière

Pour son premier long-métrage, Harris Dickinson offre une œuvre profondément personnelle. En effet, l’artiste londonien s’est inspiré de son propre parcours alors qu’il évoluait en tant que bénévole au sein d’une communauté locale en soutenant des personnes sans domicile fixe et des toxicomanes. Des rencontres qui ont forgé le point de vue humaniste et nuancé du film. À travers les pérégrinations de Mike, Harris Dickinson donne à voir le parcours semé d’embûches d’un homme perdu, tourmenté et addict. Une démonstration cinématographique sans jugement sur son personnage et bourré d’empathie.

Entre ombre et lumière, Harris Dickinson filme ainsi le chemin vers la sobriété de Mike, mais aussi son envie de s’en sortir malgré une santé mentale fragile et des traumatismes latents. Car la mise en scène de Dickinson passe avant tout par un fort pouvoir de suggestion. Jamais le cinéaste ne fait le choix de la facilité. Il offre une mise en scène aussi puissante que réflexive.

Urchin.

Malgré des passages trop expérimentaux et dénués de lien avec le scénario, Harris Dickinson parvient avec intensité et émotion à retranscrire la dualité de son personnage. En témoigne une poignante scène de karaoké, belle, drôle et déchirante. En effet, le cinéaste mélange les genres dans un film d’auteur qui préfère, par moments, la légèreté à la gravité.

Un film personnel et bouleversant

Pour délivrer une palette aussi vive d’émotions, Harris Dickinson a fait appel à Frank Dillane, connu pour avoir incarné Nick Clark dans la série spin-off de The Walking Dead, The Fear of The Walking Dead (2014). Également remarqué dans les séries The Girlfriend Experience (2016), The Essex Serpent (2022) ou encore Joan (2024), l’acteur n’hésite pas à se mettre à nu et porte en lui une authenticité troublante qui fait toute la force d’Urchin. Face à lui, Megan Northam, révélée par la série française de Cédric Klapisch Salade grecque (2023), incarne Andrea, une jeune femme rêveuse et douce.

La bande-annonce d’Urchin par Harris Dicksinson.

Urchin filme également la prise en charge des personnes invisibilisées par la brutalité de la rue. Comprendre comment des gens peuvent en arriver jusque-là, la bataille contre l’addiction ou les aides mises en place par l’administration est aussi au cœur du long-métrage.

Avec son premier film, Harris Dickinson offre ainsi un film personnel aussi bouleversant qu’humain. Un coup d’essai prometteur pour l’acteur et réalisateur que l’on retrouvera prochainement devant la caméra de Sam Mendes, dans la peau de John Lennon, pour la série de biopics sur les Beatles face à d’autres talents du nouvel Hollywood : Paul Mescal, Barry Keoghan et Joseph Quinn.

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LOL 2.0 : la suite du film culte est-elle réussie ?

En 2008, le film LOL de Lisa Azuelos a marqué toute une époque, s’intéressant à la relation conflictuelle entre une mère et sa fille, ainsi qu’aux histoires de cœur des différentes protagonistes. Sophie Marceau incarnait Anne et Christa Théret interprétait Lola (qui donne en partie son nom au film) dans une comédie tendre et caustique marquée par son époque.

Près de 18 ans après, LOL 2.0 retrouve le personnage d’Anne, plus âgée, et suit la petite sœur de Lola, Louise, incarnée par Thaïs Alessandrin. En presque 20 ans, l’époque a changé, les relations ne sont plus les mêmes et les modes de communication sont différents. Le film joue avec ces particularités et s’inscrit, à nouveau, dans son époque. Très attendu, LOL 2.0 sera-t-il le même événement générationnel que son aîné (et ses 3,5 millions d’entrées) ? Les premières critiques commencent à tomber et permettent de se faire une idée.

Que pense la presse de LOL 2.0 ?

Si LOL 2.0 cherche à ne pas tomber dans la redite et dans la nostalgie, c’est pourtant l’un des reproches principaux faits au film. Ainsi, pour France Info, le nouveau long-métrage de Lisa Azuelos ne parvient pas à éviter « l’air de déjà-vu », avec une même « adulte paumée, une relation mère-fille fusionnelle, une bande de potes soudée et une histoire d’amour empêchée ».

La critique reconnaît à la cinéaste son envie d’aborder les préoccupations de la jeunesse d’aujourd’hui (avec des questions sociales et politiques), mais, « à force de vouloir comprendre à tout prix la jeunesse, Lisa Azuelos l’enferme dans des étiquettes cliché ».

Première, pour sa part, estime que la réalisatrice est toujours aussi « connectée à la jeunesse de 2026 qu’à celle de 2009 ». Si cette suite « ne se hisse pas à la hauteur du premier LOL« , le site rappelle que « Sophie Marceau prouve une fois encore que, depuis La Boum, elle n’est jamais aussi irrésistible que dans les comédies générationnelles ». Le site Grazia évoque néanmoins une déception et estime que le film « peine à retrouver l’étincelle originelle » et « tente de décrypter la génération TikTok avec un regard qui se veut complice, mais qui finit par paraître extérieur ».

En s’attaquant à son propre film culte, Lisa Azuelos se heurte naturellement à la comparaison et ce LOL 2.0 a tout du projet aussi intrigant qu’inquiétant, qui ne manquera pas de faire débat. Reste à voir si le public (et la nouvelle génération) se déplacera en salle pour le découvrir, dès ce 11 février 2026.

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Harris Dickinson : l’anti-golden boy britannique à la conquête d’Hollywood

Mannequin désabusé ou encore prince de conte de fées, Harris Dickinson aurait pu rester captif de sa propre image. Pourtant, son premier long-métrage Urchin – présenté au Festival de Cannes 2025 dans la catégorie Un Certain regard – révèle une autre facette : celui d’un acteur au physique de premier de la classe devenu cinéaste, porteur d’un engagement social assumé. En quoi ce jeune natif de Londres se distingue-t-il réellement ? Zoom sur une trajectoire singulière, où l’exigence artistique l’emporte résolument sur le confort des blockbusters trop lisses.

De l’ombre des Beach Rats à la lumière de la Palme d’Or

Beach Rats, 2017. Le premier grand frisson d’Harris Dickinson. L’acteur, alors tout jeune, crève l’écran en incarnant Frankie, un ado de Brooklyn en pleine quête identitaire. Pris dans une tourmente familiale, entre une mère aimante et un père mourant, le jeune homme noie son mal-être dans la drogue et les rencontres clandestines.

Dans ce film, réalisé par Eliza Hittman, l’intensité silencieuse de Harris Dickinson frappe déjà et ce rôle, viscéral, marque les prémices de son obsession pour les marginaux.

Avec son allure de golden boy britannique – qu’il met à profit en incarnant le Prince Philippe dans Maléfique : Le Pouvoir du mal en 2019 –, il ne se contente pas de jouer les beautés figées, mais préfère malmener son image en privilégiant des partitions sombres et fragiles. 

Et la véritable bascule s’opère sous la direction de Ruben Östlund. Le cinéaste suédois, passé maître dans l’art de la provocation, lui offre l’un des rôles principaux dans le grinçant Sans Filtre. Il y campe Carl, un mannequin niais, compagnon de l’influenceuse Yaya (la regrettée Charlbi Dean Kriek), propulsé malgré lui dans un luxe qu’il ne fait qu’entrevoir, devenant le miroir d’une époque obsédée par l’apparence et le statut.

Une satire sociale folle – prouvant chez l’acteur un sens de l’autodérision rare – qui se verra récompensée par la Palme d’Or lors du Festival de Cannes en 2022. Une consécration qui propulse Dickinson, l’installant définitivement comme l’un des nouveaux visages audacieux du septième art.

L’acteur devient cinéaste

Car il y a une forme de dualité fascinante chez Dickinson. Alors qu’il aurait pu se contenter d’enchaîner les rôles de jeunes premiers, on le retrouve derrière la caméra à seulement 29 ans avec Urchin, son premier film qui suit Mike (Frank Dillane), un jeune sans-abri luttant pour sa survie dans la capitale anglaise.

Formé à la RAW Academy de Londres, l’acteur a toujours baigné dans une culture de création. Comme il le confiait à Numéro en mai 2025 « Je ne dirais pas qu’être acteur n’était plus assez pour moi, mais l’envie de réaliser est présente depuis ma jeunesse. Si je suis honnête, c’était mon premier amour. Réaliser des courts-métrages, des vidéos de skate à l’âge de dix ans, j’adorais cela.« 

La genèse d’Urchin est alors irriguée par une quête de vérité prenant source dans des maraudes menées régulièrement par l’acteur, accompagné d’Under One Sky, une association londonienne. « Je suis toujours engagé. Quand je suis chez moi et que j’ai le temps, j’essaie toujours de donner un coup de main », confiait-il à Vanity Fair. Et c’est précisément ce regard authentique qui fait de son long-métrage un fascinant et puissant coup d’essai.

En choisissant la précarité urbaine comme sujet de son premier film, Dickinson s’inscrit dans la lignée du réalisme social britannique, héritage brut de Ken Loach. Sa caméra devient alors un outil d’engagement total, mue par la nécessité de raconter ceux que la société ne regarde plus. Plus qu’un exercice de style, Urchin est une leçon d’humanité, une preuve d’empathie qui ne s’apprend sur aucun banc d’école de théâtre.

Le nouveau « working class hero » d’Hollywood ?

Impossible de ne pas tracer un parallèle avec l’Irlandais Paul Mescal. Les deux jeunes acteurs, nous venant tout droit du Royaume-Uni, incarnent cette nouvelle génération qui refuse la facilité des franchises de super-héros pour privilégier des projets plus indépendants.

Une trajectoire exigeante qui porte ses fruits puisqu’on l’a vu franchir un nouveau cap majeur en 2025 avec Babygirl. Long-métrage dans lequel il joue le jeune amant de la légendaire Nicole Kidman. Une prestation aussi toxique qu’électrique qui l’aura définitivement installé dans la cour des grands, prouvant qu’il possède le charisme nécessaire pour conquérir l’impitoyable Hollywood.

Et la suite s’annonce historique. L’acteur britannique a été choisi par Sam Mendes pour incarner John Lennon dans le projet pharaonique des quatre films sur les Beatles prévu pour 2027. Un choix qui sonne comme une évidence tant il possède cette fibre Working Class Hero – titre du morceau culte de Lennon (1970) dénonçant les structures sociales et la déshumanisation des classes populaires.

Untitled Beatles Movie: John Lennon : Photo Harris Dickinson

Harris Dickinson en John Lennon © Sony Pictures

En digne héritier de la tradition britannique, Harris Dickinson ne se contente pas d’être l’acteur du moment : il façonne une carrière cohérente et engagée. Entre le bitume londonien et les projecteurs hollywoodiens, il sera indiscutablement l’un des artistes les plus passionnants à suivre ces prochaines années.

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Closer 2, l’un contre l’autre : un troisième film est-il prévu ?

Après à la saga À contre-sens, Amazon Prime Vidéo tiendrait-il sa nouvelle franchise à succès avec Closer ? Le premier volet présenté en janvier 2025 sur la plateforme de streaming racontait, en effet, la relation sulfureuse de Drayton Lahey (Noah Beck) et de Dallas Bryan (Siena Agudong).

Pom pom girl dans son lycéen, cette dernière espèrait obtenir une bourse d’études pour intégrer une prestigieuse école de danse. Rien ne devait se mettre alors en travers de son chemin, mais c’était avant que le quaterback vedette de son école ne fasse éruption dans sa vie et chamboule tous ses projets.

La bande-annonce de Closer sur Prime Vidéo.

Fort d’un beau succès sur Prime Video — le film est resté sept semaines consécutives dans le Top 10 de la plateforme — il n’a pas fallu très longtemps avant que le géant du streaming ne commande la suite de Closer.

Mis en ligne le 5 février dernier, ce nouveau chapitre met de nouveau en scène les personnages de Drayton et de Dallas désormais en couple. Alors qu’ils doivent naviguer à travers leur amour naissant, les deux étudiants vont devoir affronter la distance, faire des compromis pour leur carrière mais aussi résister aux tentations extérieures.

Closer 3 en préparation ?

Closer 2 : l’un contre l’autre a donc permis aux fans et abonnés Prime Video de se replonger dans l’histoire d’amour Young Adult imaginée par Tay Marley dans le web-roman Wattpad, The QB Bad Boy and Me. Toutefois, les abonnés de la plateforme pourront-ils espérer un troisième volet des aventures de Drayton et Dallas ?

Si pour le moment Amazon Prime Video ne s’est pas prononcé — à l’instar de Tubi, plateforme américaine ayant diffusé outre-Atlantique la saga — le succès international de Closer pourrait rapidement justifier un nouveau long-métrage.

En tout cas, les acteurs de la saga, notamment Noah Beck, se sont dits enthousiastes à l’idée d’un troisième volet. « Si cette publication obtient 3 millions de likes, je me mettrai personnellement à genoux et supplierai Tubi de faire un troisième film #Sidelined. Aidez-nous à réaliser #Sidelined 3 ! Rejoignez-nous pour suivre le parcours de Noah Beck et bien plus encore ! » pouvait-on lire en légende de la vidéo postée par l’influenceur américain.

@noahbeck

if this gets 3 million likes i will personally get on my hands and knees and beg tubi to make a third #sidelined

♬ Zombie – YUNGBLUD

De son côté, Charlie Gillespie qui vient de rejoindre la franchise dans le rôle de Skyler espère également un troisième opus de Closer. Il confiait notamment à Entertainment Weekly son envie de travailler conjointement avec Noah Beck et de partager un duo avec Siena Agudong.

D’ici là, les abonnés de Prime Video pourront retrouver de nombreuses romances dédiées aux fictions Jeunes Adultes.

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Sexualité, jeunesse dorée et parentalité  : « LOL » est-il toujours aussi culte 17 ans après ?

De la jeunesse des années 2000 que j’ai vécue émerge une constellation de marqueurs : les Converse en lambeaux, les agressions auditives des wizz de MSN, l’iPod nano tant convoité (sur lequel Linkin Park aurait rimé avec replay), ce sentiment si adolescent d’être incompris… Et le souvenir un peu flou d’un film de 2009 qui agrégeait tout ça : LOL (Laughing Out Loud). Alors, quand, 17 ans plus tard, la réalisatrice Lisa Azuelos a annoncé lui donner une suite (LOL 2.0), un pic de nostalgie a été détecté chez un pan de la génération Y, ainsi qu’une crise de doutes : c’était vraiment bien, LOL ?

« Une parfaite comédie romantique subtilement superficielle », selon Télérama. « Une comédie bourge à haute teneur sarkozyste », selon Libération. Dans les critiques à sa sortie, la chronique de l’adolescence divise. Dans la cour du collège, ses punchlines et le miroir qu’il nous offre fédèrent une partie de mes camarades, notamment les filles.

Quelques 3 600 000 spectateurs le découvrent au cinéma, et nombre d’autres, moi compris, le rattraperont sur la télévision ou le PC parental. Mais, excepté quelques bribes musicales, Little Sister en tête, et la trace d’un bon moment, peu de souvenirs de mon côté. Et surtout une peur en le revoyant une fois adulte : que le film « culte » pour toute une génération ait vieilli comme les Skyblogs de l’époque. 

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Le teen movie à la française des années 2010

Trigger warning aux esthètes et puristes du 7e art : si vous n’avez pas d’adolescent à la maison, et que vous n’avez pas disséqué un cœur de porc en SVT dans les derniers mois (ce qui est mon cas), LOL n’a peut-être pas sa place dans votre watchlist Letterboxd. Le jeu d’acteur peut paraître maladroit, les dialogues clichés, la playlist Rolling Stones-Marie Laforêt un poil anachronique pour des millenials… Mais sont-ce vraiment là les critères de jugement d’un jeune spectateur quand il lance un teen movie ?

Si les amourettes de Lola (incarné par Christa Théret) et ses amies du lycée ont constitué un « choc culturel » pour Lena Haque, en classe de 4e à la sortie du film, c’est parce que c’était la première fois que la jeune fille se reconnaissait autant à l’écran dans une production française. « J’ai revu le film adulte et il n’est pas très bon, avoue celle devenue journaliste cinéma depuis. Mais quand tu le regardais jeune, il y avait un truc de miroir très fort. Dans la façon de parler, dans les vêtements, dans le rapport aux parents… Et émotionnellement, c’était une représentation très fidèle des ados de l’époque ».

Il faut avouer qu’entre les salles de classe décrépies, le voyage scolaire en Angleterre, les messages MSN pour ne rien dire et les coiffures défiant les lois de la gravité, l’attachement générationnel reste fort pour un certain nombre de lycéens des années 2000. Et puis, pourquoi revoir un film d’ado une fois adulte, si ce n’est pour la nostalgie ? Malgré quelques dérapages à la American Pie (droguer sa grand-mère pour que la soirée puisse battre son plein), la capsule temporelle de toute une jeunesse demeure assez juste. Mais pas n’importe quelle jeunesse. 

La liberté « sexe, drogue et rock and roll » d’une jeunesse dorée

Quand Lola peut organiser une beuverie sans parents pour son anniversaire, je comprends que j’aie pu l’envier. Même chose pour Maël (joué par le stylé Jérémy Kapone), qui remplit des salles avec son groupe de rock. Jusqu’à leur style vestimentaire (lunettes wayfarer vissées au nez), ils avaient l’air de cool kids. Et surtout d’ados si libres dans un Paris si attrayant pour le petit jeune du Grand Est que j’étais. « Ça correspondait exactement à la vie que j’aurais voulu avoir ado, se rappelle Kenza, qui avait regardé le DVD à ses 12 ans jusqu’à le rayer. Ils font un peu ce qu’ils veulent, moi j’avais des parents beaucoup plus stricts. Ils ont quand même une vie “sexe, drogue et rock and roll”. »

Mais maintenant que la Bretonne devenue Parisienne en a 29, le revisionnage a été assez « cringe ». Cette liberté tant enviée semble surtout l’apanage de la jeunesse dorée du XVIe arrondissement représentée dans le film… Sans être vraiment explicitée. « On ne te fait pas comprendre dans le film qu’ils sont super riches, alors que c’est une classe sociale qui n’est pas du tout la nôtre », ajoute Kenza. Car quel lycéen lambda peut s’acheter une guitare en voyage scolaire, jouer au poker jusqu’à 5 heures du matin en semaine et porter autant de fringues de marque ?

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« Le film ne passerait pas le test de la diversité, affirme Célia Sauvage, coautrice pour Les teen movies (Virin, 2011). Au sein de cet univers très blanc, bourgeois, hétéronormé, il faudrait repenser toute la représentation du couple gay, de l’unique personnage racisé (Mehdi) et de l’unique personnage handi totalement infantilisé et cliché lors du voyage en Angleterre. » Malgré la nuée de stéréotypes et la réalité socio-économique très marquée du film, la docteure en études audiovisuelles tient à en souligner un élément novateur : « La centralité de l’expérience féminine ». 

Enfin une héroïne féminine… mais dans un monde sexiste

Quand j’ai lancé un appel à témoignages pour cet article, un motif récurrent s’est dégagé de la vague de réponse : 90 % d’entre elles venaient de femmes. Ou plutôt d’anciennes adolescentes nées dans les années 1990. À la sortie de LOL, nombre d’entre elles s’étaient réjouies de pouvoir enfin s’identifier aux relations familiales, amicales, amoureuses… mais aussi sexuelles du personnage principal d’une comédie française. Avec, par exemple, une libido digne de Sex Education chez Charlotte, une amie de Lola : « Le film rend visible la sexualité et le désir féminin au point de s’attacher lourdement à démontrer qu’il ne s’agit pas d’une obsession masculine, contrairement aux clichés du genre », analyse Célia Sauvage. 

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Ce cocktail sentimental a abreuvé l’éducation affective de toute une génération de jeunes filles. Comme Mara, 26 ans, qui fait un « transfert total » sur Lola. « Je me suis forgé mon idée de l’adolescence, de l’entrée dans la sexualité, de la relation mère-fille avec Twillight, Le Dico des filles, et ce film-là », se remémore-t-elle. Mais, quand elle le revoit une dizaine d’années plus tard, c’est une « petite trahison ». Au-delà de sa qualité cinématographique inégale, le fond lui paraît « catastrophique : il n’y a pas un dialogue qui ne parle pas de mec ou de sexualité entre les copines, même avec sa mère, se désole-t-elle. Tout passe par le regard masculin. Et les garçons insultent les filles tout le temps. »

Il est vrai que je ne m’étais pas préparé à ce que le compteur du mot « pute » – ou sa variante « pouffe » pour les adultes – s’emballe autant (première occurrence dès 1:31). Un trope toxique parmi tant d’autres, comme le discours anti-sexe de la maman, le slutshaming de la camarade De Peyrefitte (qui n’a même pas de prénom), le harcèlement de l’ex de Lola… Mais malheureusement assez justes sur l’époque. « Ça montre la violence de l’adolescence des années 2010, avant que des sujets comme le consentement ou le harcèlement se démocratisent plus chez les jeunes, avance Lena Haque. Et le film n’a pas essayé d’édulcorer ça. » Même si certains passages, tel le fantasme élève-prof, peinent à passer le filtre post-#MeToo.

“C’était un peu la première fois qu’on se voyait dans un film avec ma mère”

Dernière surprise, et non des moindres, lors de ma projection de 2026 : une bonne moitié des personnages s’étaient évaporée de ma mémoire – les parents. Pourtant, parmi les scènes qui restent parfois justes, parfois touchantes, celles réunissant adultes et ados s’en tirent étonnamment bien. La périlleuse ouverture des bulletins, les déchirantes punitions de sortie… Et une mention spéciale au père de Maël, dont la violence s’apaise enfin lorsqu’il voit son fils sur scène. « Le film est bien plus axé sur le lien intergénérationnel, presque invisible dans les teen movies américains », confirme Célia Sauvage en rappelant le casting judicieux de l’ex-jeune première de La Boum (1980), Sophie Marceau, pour devenir la mère de Lola.

Grâce à ce coup de projecteur sur les relations mère-fille, LOL a pu attirer de nouveaux spectateurs avec le temps. Comme Anouk, 33 ans, qui le redécouvre un vendredi soir des années 2020 en compagnie de sa mère. La Parisienne de naissance avait fait un « rejet » de ce film à sa sortie.

« Tout le monde pensait un peu que c’était ça notre vie à Paris, je devais débunker que non, nous n’avons pas tous des lofts sur deux étages », se souvient-elle. Mais quand elle le revoit avec sa maman, l’émotion les submerge : « C’était un peu la première fois qu’on se voyait dans un film, le fait qu’elles se disputent, qu’elles se réconcilient… On était vraiment complices et ce n’était pas forcément des choses représentées à la télévision. »

La trentenaire prendra-t-elle donc sa place pour la suite de « leur film doudou » ? « Si c’est avec sa mère, c’est sûr », sourit-elle. Du côté des fans de la première heure, la déception du revisionnage les fait encore douter. « Ça m’aurait peut-être intéressée de retrouver Lola dans sa trentaine », reconnaît Lena Haque, mais les ami·es, les amours, les emmerdes de sa petite sœur teasées dans la bande-annonce l’intéressent moins. « Et puis, je ne sais pas si la réalisatrice va réussir à garder ce point de vue de non-jugement qu’elle avait dans le premier, qui était très chouette », ajoute la journaliste. Verdict le 11 février. 

Bande-annonce de LOL 2.0

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Marsupilami : à quel âge voir le film de Philippe Lacheau ?

Après un passage remarqué au Festival du film de comédie de l’Alpe d’Huez, Marsupilami de Philippe Lacheau est désormais disponible dans les salles obscures françaises. En seulement quelques jours d’exploitation, le long-métrage sur la créature jaune et noire a déjà séduit 308 329 spectateurs (en comptant les avants-première). Un chiffre record qui le place dans le sillon d’une autre comédie française à succès : Un p’tit truc en plus d’Artus (2024).

À la fois drôle et familial, Marsupilami offre à Philippe Lacheau l’opportunité de se « réinventer ». Le réalisateur, tout en conservant sa fibre humoristique parfois graveleuse propre à la Bande à Fifi, offre, selon plusieurs critiques, un film avant tout fédérateur. En racontant à hauteur d’enfant cette nouvelle aventure, le cinéaste à qui l’on doit Babysitting (2013) et Alibi.com (2017) devrait toucher un plus large public et permettre ainsi aux plus jeunes de découvrir le long-métrage adapté de l’œuvre d’André Franquin.

Marsupilami.

Un film accessible aux enfants ?

C’est en tout cas ce que rapporte Parents. Selon le média, le long-métrage « peut être vu à partir de six ans, c’est d’ailleurs l’âge de Léo, le fils de David (Philippe Lacheau) dans le film ». Toutefois, un exploitant de cinéma interrogé dans ces mêmes colonnes tempère et précise : « le film est plutôt pour les enfants à partir de 10 ans. L’humour de Philippe Lacheau colle moins avec un public familial. Les blagues ne sont pas 100 % à destination des enfants. »

Magicmaman de son côté note que « le réalisateur et sa bande ont une vraie expertise dans les comédies accessibles à tous » en faisant référence aux précédents projets de la troupe comme Nicky Larson et le parfum de Cupidon (2018). Le média illustre notamment son propos en pointant les nombreuses références à la pop culture des années 1980 et 1990 : « Le Marsupilami regorge de clins d’œil à E.T., Gremlins ou encore Jurassic Park. »

Bien que l’histoire soit « compréhensible pour les plus jeunes », Magicmaman précise que le film n’est vraiment accessible qu’aux enfants d’au moins six ans. Bien que ceux de quatre ans puissent apprécier les gags liés à la créature du Bébé Marsupilami, les subtilités humoristiques ainsi que l’action ne pourront être comprises que par un public plus âgé.

Un constat qui n’est pas de l’avis d’un journaliste belge de la RTBF, Hugues Dayez, qui via HuffPost questionne à quel public est destiné le film familial, compte tenu de « blagues sur le viagra et les cuvettes de WC ». « Je me demande vraiment si c’est un film à montrer aux enfants » a notamment ajouté le journaliste avant de dresser un portrait au vitriol du film de Philippe Lacheau.

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Sortie du film F1 sur CANAL+ : immersion totale et simulateurs de haut vol dans vos magasins Fnac

Une expérience inédite au cœur de la vitesse

Pour célébrer l’arrivée sur nos écrans du long-métrage tant attendu consacré à la discipline reine du sport automobile, F1 Le Film, le groupe Fnac Darty et CANAL+ ont frappé fort. Durant quatre jours, les magasins de Fnac Carré Sénart, Fnac Ternes, Fnac Lille, Fnac Noisy Le Grand, Darty Saint Malo et Darty La Défense ont accueilli des simulateurs de F1 professionnels aux couleurs de la Scuderia Ferrari et de Mercedes-AMG.

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L’objectif ? Proposer une véritable « événementialisation » de l’offre CANAL+. Bien plus qu’une simple démonstration, ce dispositif permettait aux passionnés comme aux curieux de s’installer dans une véritable monoplace. Accompagnés par des animateurs experts, les pilotes d’un jour ont pu tester leurs réflexes et ressentir l’adrénaline d’un départ de Grand Prix, créant une immersion totale qui préfigure l’intensité du film disponible sur la plateforme.

Le film F1 : le nouveau virage de CANAL+

Ce dispositif en magasin s’inscrit dans un contexte fort : la reprise de la saison des sports mécaniques et le lancement du film F1 sur CANAL+. Porté par une réalisation ultra-réaliste, le film plonge les spectateurs dans les coulisses techniques et humaines des écuries.

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En magasin, cette synergie a permis de transformer le parcours d’achat en un moment de divertissement pur. Le public, venu en nombre, a pu découvrir la richesse des contenus sports de CANAL+ tout en vivant une expérience physique marquante. C’est là toute l’ambition de l’Eclaireur : vous accompagner dans vos choix culturels et technologiques en vous faisant vivre les tendances de l’intérieur. Retrouvez d’ailleurs tous nos événements à venir sur notre Agenda.

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Notre sélection pour piloter comme un pro chez vous

Si vous n’avez pas pu monter dans le baquet d’une Ferrari lors de l’événement, la Fnac vous permet de recréer votre propre paddock à domicile. Voici les meilleurs équipements pour transformer votre salon en circuit de Grand Prix :

Le set ultra-premium pour une immersion totale : Pour les pilotes les plus exigeants, le Pack Moza Racing F1 est le summum de la simulation. Avec sa base Direct Drive R9 V3, son volant FSR2 et son cockpit Playseat F1, vous ressentirez chaque vibration de la piste sur PC.

La référence polyvalente : Incontournable et fiable, le Logitech G29 Driving Force reste le choix idéal pour débuter sérieusement sur PS5, PS4 ou PC. C’est le compagnon parfait pour s’essayer à des titres comme F1 2025.

L’expérience Ferrari officielle : Les fans de la firme au cheval cabré se tourneront vers le Thrustmaster TX Servo Base avec Volant Add-On Ferrari F1 (compatible Xbox/PC) ou le Thrustmaster F1 Racekit, offrant une ergonomie fidèle aux véritables volants de compétition.

Le confort d’un véritable baquet : Pour une stabilité parfaite lors de vos freinages, l’installation d’un châssis dédié est indispensable. Le Cockpit Oplite GTR S8 Infinity offre une assise de course rigide et réglable, compatible avec la plupart des volants du marché.

Prolongez l’expérience F1

Pour accompagner votre nouvelle installation, n’oubliez pas d’optimiser votre installation visuelle et sonore :

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Test de l’Instax Mini LiPlay+ : Fujifilm modernise l’instantané sans le dénaturer

Fujifilm Instax Mini LiPlay+

Mi-appareil photo, mi-imprimante : le Mini LiPlay+ est un produit étonnant. On peut l’utiliser comme une caméra instantanée traditionnelle, ou pour imprimer les photos prises avec un smartphone. La version « + » reprend donc le concept du modèle initial et améliore certains points faibles. Est-il toujours aussi intéressant pour les amateurs de produits néo-vintage ? C’est une excellente question et on vous remercie de l’avoir posée. Mieux encore : on va essayer d’y répondre !

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À pied d’œuvre de Valérie Donzelli : de quel livre la réalisatrice s’inspire-t-elle ?

Le nouveau film de Valérie Donzelli (L’amour et les forêts), À pied d’œuvre, en salle depuis ce 4 février, trouve son origine dans un texte littéraire. Le long-métrage est adapté du récit autobiographique éponyme de Franck Courtès, publié en 2023 chez Gallimard. Un livre bref et dense, qui raconte ce que coûte le choix de créer.

De quoi parle le livre ?

Dans son récit, Courtès, photographe reconnu, choisit d’abandonner une carrière stable pour se consacrer entièrement à l’écriture. Rapidement, la réalité économique s’impose. Faute de revenus suffisants, l’auteur enchaîne les petits boulots manuels – déménagements, bricolage, manutention… Le livre décrit un quotidien fait de fatigue physique, d’invisibilisation sociale et de déclassement.

Il s’est tourné vers la littérature à partir de 2013 avec Autorisation de pratiquer la course à pied. Son écriture s’attache aux corps, au travail et aux trajectoires individuelles. Avec À pied d’œuvre, il livre un texte concret sur la condition matérielle de l’écrivain aujourd’hui, loin des représentations idéalisées.

Pourquoi Valérie Donzelli a-t-elle voulu l’adapter ?

La frontalité du récit a séduit Valérie Donzelli. « Quand j’ai lu le livre de Franck, j’ai aimé ce qu’il racontait, mais j’aimais son écriture, je trouve qu’il raconte quelque chose de complexe avec simplicité. Je tenais à ce que son texte soit dans le film, qu’il soit entendu », a-t-elle déclaré au micro de France Culture. Coécrit avec Gilles Marchand, le scénario s’appuie directement sur le livre, dont plusieurs passages sont repris en voix off.

À pied d’œuvre.

À l’écran, le photographe-écrivain devient Paul Marquet, interprété par Bastien Bouillon. Le film suit son quotidien fait de missions précaires et de temps volé à l’écriture. La mise en scène reste volontairement simple. Autour de Bouillon, Virginie Ledoyen, André Marcon et Marie Rivière incarnent l’entourage familial et professionnel.

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“Hurlevent” : quelle est la signification du titre du film avec Margot Robbie et Jacob Elordi ?

Après une avant-première remarquée à Paris, en présence d’Emerald Fennell, Margot Robbie et Jacob Elordi, la sortie du film « Hurlevent »“Wuthering Heights” en version originale –  se rapproche.

Attendue dans les salles le 11 février 2026, cette nouvelle adaptation du classique de la littérature promet de revisiter à sa façon l’histoire écrite par Emily Brontë au XIXe siècle, tout en conservant certains de ses thèmes les plus importants.

La bande-annonce de « Hurlevent ».

Si plusieurs aspects dans la bande-annonce permettent de constater une approche plus anachronique de l’histoire, avec des costumes assez modernes et une bande originale pop et électro signée Charli XCX, le nom du film a aussi sa signification précise.

En choisissant d’entourer son titre de guillemets, que cela soit « Hurlevent » en France ou “Wuthering Heights” ailleurs, Emerald Fennell assume son envie de s’éloigner un peu de l’œuvre originale pour avoir une certaine marge de liberté et raconter ce qu’elle souhaite dans son film. Comme pour affirmer le côté approximatif, détourné ou emprunté, la présence de guillemets n’est pas anodine et s’inscrit dans le ton choisi et le style du film. Reste à voir à quel point « Hurlevent » s’éloigne du roman initial pour lier ses thèmes originaux à des sujets plus contemporains.

Les Hauts de Hurlevent, ça signifie quoi, à la base ?

Si « Hurlevent » est donc un choix de sémantique précis, le titre fait naturellement référence aux Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights), également orthographié en France Les Hauts de Hurle-Vent, selon les éditions. En version originale, wuthering fait allusion aux vents violents et aux tempêtes et heights évoque un lieu en hauteur.

Les Hauts de Hurlevent traduit cette idée et fait référence à ce vent déchaîné qui hurle sur les hauteurs, dans les régions exposées du Yorkshire, en Angleterre. Si le titre évoque donc la rudesse d’un lieu, il a également une signification thématique, et fait allusion aux sentiments tumultueux et tourbillonnants des protagonistes, plongés dans une histoire d’amour, de haine et de vengeance.

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Marty Supreme : de qui est inspiré le personnage joué par Timothée Chalamet ?

Entre le faux biopic, la fiction, le film sportif et la comédie, Marty Supreme puise dans différents genres. Suivant la vie d’un prodige du tennis de table qui essaie de démocratiser le sport aux États-Unis dans les années 1950, le long-métrage réalisé par Josh Safdie met en scène Timothée Chalamet dans l’un de ses meilleurs rôles. Sa performance largement plébiscitée, le place d’ailleurs favori dans la course aux Oscars.

Mais si Marty Supreme est en partie inventé (avec ses propres thèmes et sa narration libre), le personnage de Marty Mauser se base sur un véritable champion de ping-pong, du nom de Marty Reisman.

La bande-annonce de Marty Supreme.

C’est en réalité la femme de Josh Safdie qui est à l’origine du projet. Elle découvre un jour une autobiographie au nom alambiqué, The Money Player: The Confessions of America’s Greatest Table Tennis Champion and Hustler, qui revient sur la vie passionnante de Marty Reisman aux États-Unis dans les années 1950 et 1960.

Josh Safdie découvre le livre et trouve dans ce personnage une base solide pour son prochain film, co-écrit avec Ronald Bronstein et produit par Timothée Chalamet. La base du long-métrage part donc de cette biographie exaltante et de la vie surprenante de Marty Reisman.

Qui est Marty Reisman ?

Né à Manhattan en 1930, Marty Reisman se passionne très jeune pour le tennis de table et débute une carrière dans le sport alors qu’il n’a que 14 ans. S’entraînant des heures et des heures chaque jour, il fréquente les salles de sport new-yorkaises et se perfectionne dans le ping-pong, à une époque où la discipline n’a pas encore la même popularité qu’aujourd’hui. Il développe son style de jeu, basé sur le « fast hit » consistant à frapper la balle le plus tôt possible pour épuiser et faire courir ses adversaires.

À 18 ans, il participe à l’Open d’Angleterre et fait face aux plus grands, puis remporte l’US Open 1958 et 1960. Marty Reisman découvre également l’apparition de la raquette en mousse (contre celle en bois), offrant au joueur un contrôle de la balle accru et une plus grande vitesse. Il a néanmoins du mal à l’adopter, trouvant le jeu dénaturé et le bruit atténué, alors que le tennis de table est, selon lui, un « dialogue » entre deux joueurs. Pendant plusieurs décennies, Marty Reisman continue de jouer et d’entraîner la nouvelle génération avant de décéder en 2012 à l’âge de 82 ans.

Si son talent indéniable pour le sport a suffi pour qu’il fasse sensation, Marty Reisman était également un grand showman, qui prenait plaisir à faire du tennis de table un spectacle. Parieur invétéré, n’hésitant jamais à s’auto-congratuler et à railler ses adversaires, Marty Reisman était une personnalité forte et complexe qui ne passait pas inaperçu.

Arrogant et charismatique, il pratiquait le sport pour exceller, mais aussi pour divertir, se livrant régulièrement à des matchs d’exhibition avec plusieurs balles en jeu qu’il ne renvoyait pas seulement avec sa raquette, mais avec ses lunettes, ses jambes, son dos ou même des ustensiles de cuisine. Josh Safdie s’inspire de cette vie exceptionnelle pour Marty Supreme, mais assure ne pas avoir fait de biopic dans le sens traditionnel du terme. Le long-métrage avec Timothée Chalamet — malgré la ressemblance physique évidente entre les deux Marty — est avant tout une histoire originale.

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Retour à Silent Hill : renaissance artistique ou écho d’un passé fantomatique ?

Vingt ans après avoir posé sa caméra dans les méandres brumeux de la Virginie-Occidentale, Christophe Gans revient à la franchise qui a durablement marqué sa filmographie avec Retour à Silent Hill. Prévu pour une sortie française le 4 février 2026, ce troisième opus – on oublie toujours Silent Hill: Revelation 3D (2012) réalisé par M. J. Bassett – ne se veut ni une suite directe de son film Silent Hill sorti en 2006, ni une opération opportuniste visant à relancer la carrière de son réalisateur (12 ans après son dernier film, La belle et la bête), mais une adaptation revendiquée comme « fidèle » du mythique jeu vidéo Silent Hill 2.

La bande-annonce du film Retour à Silent Hill de Christophe Gans.

Dans un paysage cinématographique déjà gorgé de recyclages, une question centrale se pose : une suite tardive, 20 ans après Silent Hill, peut-elle encore capter l’essence d’un mythe sans n’être que la simple réminiscence d’une saga à l’agonie ?

Une renaissance sous contrôle : la stratégie industrielle de Konami

Impossible de manquer la présence insistante du logo Konami en ouverture du film. Pas de doute, le retour de Christophe Gans dans les ruelles sales de Silent Hill n’est pas solitaire : ce nouvel opus de la saga ne se conçoit pas comme une œuvre isolée, mais comme une pièce d’un vaste plan industriel orchestré par la société japonaise de jeux vidéo. Dans le sillon de la sortie d’un nouveau jeu, Silent Hill f, en 2025, et de celle du remake du culte Silent Hill 2 sorti en 2024, la volonté de relancer la licence est claire : saturer le marché, réactiver une communauté en demande, pour réveiller une licence sur le déclin depuis la sortie en 2012 de Silent Hill: Downpour et l’échec de la sortie de Silent Hills, qui devait pourtant impliquer Guillermo del Toro.

Retour à Silent Hill.

Dans ce schéma, Retour à Silent Hill prend une dimension différente. Ce n’est pas uniquement la renaissance d’un réalisateur, mais aussi un outil de marketing puissant : en s’appuyant sur l’aura du jeu le plus iconique et sur la musique originale d’Akira Yamaoka, il cherche à fédérer toutes les strates du fandom et à réanimer un lore en latence depuis 2006. Sacrée ambition ! 

Silent Hill, le poids d’un film culte

Côté grand écran, le Silent Hill de 2006 occupe une place singulière dans l’histoire des adaptations de jeux vidéo. Lacéré par les critiques à sa sortie, il a, comme de nombreux films cultes, trouvé son audience et construit son mythe avec le temps. Alors que les premiers bruits et critiques outre-Atlantique reprennent leur lancinante ritournelle en dézinguant d’ores et déjà ce nouvel opus, Christophe Gans, du côté de chez Variety, garde en tête la trajectoire de son premier film : « J’étais très content de voir à quel point la réputation du film a grandi. […] C’est un sentiment très agréable, parce qu’on sait très bien qu’il y a de super films qui disparaissent des mémoires en six mois. Le test ultime, c’est l’épreuve du temps, quand on se retrouve d’un coup face à des gens qui parlent de votre travail avec beaucoup d’enthousiasme. »

Si cette communauté a su s’approprier le film, malgré des décisions narratives déjà discutables à l’époque – la transformation de personnages clés et l’inclusion de monstres iconiques hors de leur contexte d’origine –, c’est notamment grâce à une forme de fidélité à l’univers. Musicale, d’abord avec une bande-son composée par Akira Yamaoka, déjà derrière celle des jeux vidéo. Visuelle, ensuite, en construisant une direction artistique, une esthétique viscérale, en accord avec ce que la Team Silent avait pu produire dans les premiers jeux vidéo. En résulte une atmosphère profondément organique.  

L’organique contre le numérique : un geste de résistance ambigu

À contre-courant d’une industrie cinématographique qui inonde ses productions de VFX, Gans opte pour des choix techniques audacieux, qui revendiquent l’organique : chaque monstre est interprété par un danseur sous prothèses, renouant ainsi avec une vision corporelle de l’horreur. Cela évoque explicitement la philosophie du designer de la Team Silent, Masahiro Ito, et sa culture de la « bizarrerie » physique comme source d’effroi, rappelant sans équivoque le concept de « l’inquiétante étrangeté » – quand ce qui est familier flirte avec le dérangeant – du psychanalyste Sigmund Freud. 

Mais ce geste, aussi séduisant soit-il, pose une question : peut-il à lui seul redonner une étincelle de vie à des icônes qui ont été répétées ad nauseam dans les jeux, les produits dérivés et les discours de fans ?

Retour à Silent Hill : la fidélité comme enfermement

En revenant à Silent Hill après le film de 2006, Christophe Gans ne se contente pas de prolonger une adaptation, il tente de réanimer un héritage. Pourtant, le constat s’impose avec une certaine brutalité : le film échoue dans les grandes largeurs à nous toucher. Ce constat d’échec ne repose d’ailleurs en rien sur un manque de respect envers la licence, mais plutôt sur un excès de précautions vis-à-vis d’un univers trop lourd à porter, d’un fandom attentif à toute nouvelle adaptation. Tout, dans sa construction, démontre une peur constante de mal faire, de trahir, de déplacer le mythe. Et cette peur finit par neutraliser ce que le film prétend raviver.

Le premier long-métrage, malgré une puissance plastique indéniable, privilégiait déjà la cohérence visuelle, au détriment parfois d’une narration fluide et surtout cinématographique – la structure du film reposant en grande partie sur celle d’un jeu vidéo. Retour à Silent Hill reproduit ce déséquilibre. Le film ne cesse de regarder son modèle – Silent Hill 2 –, comme s’il cherchait en permanence à prouver sa fidélité plutôt qu’à imposer un regard de cinéaste. À l’écran, cette conformité devient rapidement un carcan. Les grandes figures sont là, les thèmes aussi, mais ils apparaissent moins comme des expériences à traverser que comme des éléments à aligner : en bref, un bingo Silent Hill

Retour à Silent Hill.

Paradoxalement, le film se fait à la fois trop flou (les violences sexuelles n’étant qu’à peine suggérées) et trop évident (la culpabilité de James Sunderland, moteur central du jeu, étant martelée à longueur de film). Cette approche rend le récit trop prévisible, surtout pour qui connaît déjà Silent Hill 2, et psychologiquement trop illisible, nous laissant extérieurs à des personnages que l’on ne comprend pas toujours et pour lesquels on ne ressent pas d’empathie. Il ne propose pas une traversée de Silent Hill, mais une reconstitution figée, presque muséale, renforcée par des prestations d’acteurs très faibles. 

Le point fort du film de 2006, le travail de l’atmosphère, fonctionne toujours, mais surtout comme un rappel pour les initiés. Le brouillard, les textures, les corps déformés convoquent une mémoire commune, mais peinent à générer un véritable effroi – celui de notre première rencontre avec ces immondices, il y a dix ans – et sont susceptibles de laisser en dehors un spectateur étranger à la licence.

Mais le cas de Retour à Silent Hill est loin d’être unique. Au-delà de ses qualités artisanales, ce que révèle le rendu raté de ce film, c’est une impasse plus large du cinéma de franchise contemporain. À force de vouloir préserver ses mythes pour ne pas froisser ses fans – à l’image de la série Alien: Earth, dont l’approche innovante du xénomorphe a eu tendance à énerver sa communauté –, il les fige. Le film devient alors le symptôme d’un univers saturé de lui-même. En confondant fidélité et création, il prolonge une logique déjà perceptible en 2006 : celle d’un cinéma qui préfère la reconnaissance à la rupture et qui, ce faisant, manque l’occasion de faire bouger les lignes et de véritablement redonner vie à une saga sclérosée.

En conclusion, Retour à Silent Hill se trouve à une croisée complexe : d’un côté, la vision d’un réalisateur passionné, attaché à l’artisanat et à l’ambiguïté psychologique ; de l’autre, une logique alourdie par ses propres codes et attentes. La véritable question n’est pas de savoir si le film est fidèle à Silent Hill 2, mais s’il a quelque chose à dire au-delà de la reproduction d’un univers déjà disséqué par des communautés de fans au travers de centaines d’analyses et de discussions.

Le brouillard, les monstres, la musique sont toujours là, mais ils ne produisent plus de trouble. Ils fonctionnent comme des repères, non comme des menaces. Silent Hill n’est plus un espace mental instable, mais un décor patrimonial, immédiatement reconnaissable, parfaitement balisé, nous laissant avec un goût amer : à force de vouloir retourner à Silent Hill, Konami et Gans semblent surtout avoir oublié comment s’y perdre.

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N121 – Bus de nuit : c’est quoi ce thriller avec Riadh Belaïche ?

Fort de ses 4,6 millions d’abonnés sur Instagram, l’influenceur et vidéaste Riadh Belaïche est à l’affiche de son tout premier thriller au cinéma, intitulé N121 – Bus de nuit.

Après la comédie (30 jours max), l’action sur Netflix (GTMax) et plusieurs émissions ou séries (LOL : qui rit, sort !, Validé, Celebrity Hunted – Chasse à l’homme), le comédien change de registre et s’affiche dans un film de genre à la tension permanente, qui part d’une situation banale pour aller progressivement dans différentes extrémités.

La bande-annonce de N121 – Bus de nuit.

Dans le film, trois amis rentrent de Paris après une soirée festive et prennent un bus de nuit. Quand une altercation entre une jeune femme et un passager prend de l’ampleur, ils décident d’intervenir et constatent peu à peu que la situation vire au cauchemar.

En utilisant le bus comme un moyen de créer un huis clos anxiogène, le long-métrage de Morade Aïssaoui joue avec la tension et l’imprévisibilité, tout en développant un fond social. En plus d’offrir à Riadh Belaïche l’un des rôles principaux, le film met en scène une autre influenceuse célèbre des réseaux sociaux, Paola Locatelli, vue l’an dernier dans le film Rapide, sur la Formule 1. N121 – Bus de nuit sort dans les salles de cinéma ce 4 février 2026.

Le premier long-métrage de Morade Aïssaoui

Si le réalisateur Morade Aïssaoui propose avec N121 – Bus de nuit son premier long-métrage, il a notamment écrit plusieurs épisodes de la série Pax Masilia et le film Carjackers de Kamel Guemra. Ce dernier est coscénariste de N121 et a construit la trame du film à la suite d’un trajet nocturne en bus qui a mal tourné, en imaginant comment la situation pourrait dégénérer encore plus loin.

En suivant le quotidien de trois amis de cité, N121 – Bus de nuit fait référence à des films comme La haine (1995) de Mathieu Kassovitz ou Fruitvale Station (2013) de Ryan Coogler, qui mêlent les enjeux sociaux à des décors urbains marqués.

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Marsupilami : comment a été créée la créature dans le film de Philippe Lacheau ?

La Bande à Fifi est de retour au cinéma, accompagnée par Jamel Debbouze et par le Marsupilami. Dans ce nouveau film mettant en scène l’animal exotique créé par Franquin, plusieurs personnages sont confrontés à un bébé Marsupilami lors d’une croisière, alors que la créature est convoitée par des braconniers.

Philippe Lacheau réalise cette nouvelle comédie et s’attaque au projet le plus ambitieux de sa carrière.

La bande-annonce de Marsupilami.

Outre le poids évident de l’héritage, il a fallu concevoir et réaliser un Marsupilami suffisamment réaliste pour convaincre (quel espacement entre les yeux ? Quel nombre de points noirs sur quel jaune ?), tout en ayant une marge de manœuvre suffisamment large pour pouvoir raconter l’histoire voulue.

Dans Marsupilami, l’action tourne ainsi autour d’un bébé (et non pas d’un adulte comme dans le film d’Alain Chabat), et l’animal a représenté un véritable challenge pour les équipes, de la conception sur le papier à la réalisation technique et au rendu fini à l’écran.

Comment le Marsu a-t-il été fait ?

Dans le podcast Séance tenante, Philippe Lacheau est ainsi revenu sur la création du Marsupilami. Il confie plusieurs choses. Premièrement, il voulait se démarquer et s’éloigner du film Sur la piste du Marsupilami d’Alain Chabat (même si les deux films sont liés par le personnage de Jamel Debbouze), sans pour autant perdre l’essence du Marsupilami. En un seul regard, le spectateur doit reconnaître l’animal, Philippe Lacheau ayant à cœur à respecter l’œuvre de Franquin.

Ainsi, lorsque le choix de mettre en scène un bébé Marsupilami a été fait, l’équipe technique a conçu un animatronique aux bonnes proportions – bien que la présence de nombreux moteurs dans le visage ait nécessité de le faire un peu plus gros qu’initialement prévu –, Philippe Lacheau désirant le plus possible interagir avec quelque chose de concret et d’authentique. Dans toutes les scènes qui le permettent, le Marsupilami que l’on voit à l’écran est donc un animatronique, commandé à distance, tangible et réel.

Mais le film contient aussi son lot de scènes d’actions impossibles à réaliser avec un animatronique ! Pour toutes ces séquences, le Marsupilami est donc créé par des effets visuels, des VFX, représentés (sur le plateau) par un laser, afin que les acteurs sachent où regarder. Le Marsu a ensuite été finalisé lors de la postproduction.

Marsupilami utilise donc les deux techniques que sont l’animatronique et les effets spéciaux pour donner vie à sa créature exotique selon les besoins. À découvrir directement en salle, sur grand écran, à partir du 4 février 2026.

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“Hurlevent”, avec Margot Robbie et Jacob Elordi, une nouvelle showmance ?

La tournée promotionnelle du film « Hurlevent » a débuté et elle ne passe pas inaperçue ! Nouvelle adaptation du classique Les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë, le film met en scène Margot Robbie et Jacob Elordi dans les rôles iconiques de Catherine et Heathcliff, et dépeint leur relation passionnelle et toxique dans l’Angleterre codifiée du XVIIIe siècle.

Entre romance et vengeance, « Hurlevent » d’Emerald Fennell promet d’être une vision modernisée de l’histoire, avec notamment une bande originale moderne signée Charli XCX et une direction artistique jouant avec un brin d’anachronisme. La promo presse a commencé à travers le monde, et les deux stars Margot Robbie et Jacob Elordi font sensation sur les tapis rouges. Ce qui fait le plus parler ? Leur proximité constante et leurs déclarations d’amour mutuelles.

Shooting photo en commun pour Vogue, éloges lors des talk-shows et interviews américains (Jacob Elordi s’est dit « obsédé » par Margot Robbie, et cette dernière a avoué être « tombée amoureuse » amicalement de l’acteur au point d’en devenir « codépendante »), proximité évidente pendant la promotion : Margot Robbie et Jacob Elordi forment le nouveau couple star de showmance, où l’amitié fusionnelle entre deux personnes est utilisée comme un puissant outil de promotion.

En mettant en avant la complicité et l’admiration réciproque des deux comédiens, « Hurlevent » fait en sorte que la réalité dépasse la fiction et joue la carte du couple amical tendance, à découvrir sur grand écran dans une romance explosive.

Dernier épisode en date ? Margot Robbie a offert à Jacob Elordi une bague massive portant l’inscription d’une réplique d’Emily Brontë : « De quoi que soient faites nos âmes, la sienne et la mienne sont pareilles. »

Margot Robbie gifted Jacob Elordi a set of matching rings to celebrate their film together, ‘Wuthering Heights’

The rings are engraved with a line from Emily Brontë’s novel: “Whatever our souls are made of, his and mine are the same.” pic.twitter.com/4UytBKt6ZC

— Complex Pop Culture (@ComplexPop) January 29, 2026

On adore ou on déteste : c’est quoi la showmance, ce nouvel outil marketing ?

Dans le genre de la showmance, on se souvient encore de la promotion des deux films Wicked. Pendant plus d’un an, les deux actrices Cynthia Erivo et Ariana Grande n’ont pas hésité à clamer leur amour sorore et leur lien indestructible après avoir incarné Elphaba et Glinda. Une promotion marquée par les larmes et les déclarations d’amour.

Sur le premier film Wicked, cette débauche d’amour a fait son effet : le public s’est rué en salles, au point de faire de Wicked le plus gros succès pour une adaptation de comédie musicale au cinéma. Sur le deuxième film, cette attitude a visiblement un peu lassé, au point que Wicked : partie 2 soit entièrement snobé aux Oscars, les votants s’étant détournés en masse du second opus.

Le showmance, la proximité évidente entre deux partenaires de jeu, serait un nouvel outil promotionnel à utiliser avec parcimonie (au-delà du fait qu’il se base probablement sur une réelle affection entre les concernés). Dans le cas de « Hurlevent », la pratique a du sens tant l’histoire d’amour entre Catherine et Heathcliff est faite d’obsession et de passion, mais les réactions sont mitigées sur les réseaux sociaux.

Quand certains soulignent le sex-appeal du couple à l’écran, d’autres évoquent une promotion légèrement malsaine, qui brouille la frontière entre la fiction et la vie réelle, alors même que Margot Robbie est mariée au producteur Tom Ackerley. En attendant, la promotion de « Hurlevent » est loin d‘être terminée et les deux acteurs devraient encore s’afficher ensemble dans les prochains jours.

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Tom Cruise, Leonardo DiCaprio : de qui Pierre Niney s’est-il inspiré pour Gourou ?

Avec Gourou, Pierre Niney ajoute à sa filmographie un nouveau personnage ambigu et complexe, qui tombe dans une spirale infernale à mesure qu’il se fait dépasser par la situation. Si les thématiques du film rappellent les précédentes collaborations entre l’acteur et le réalisateur Yann Gozlan (Un homme idéal, Boîte noire), le propos autour du développement personnel, des coachs et des influenceurs a poussé Pierre Niney à s’inspirer de plusieurs personnages, entre fiction et réalité.

Parmi les films et les acteurs cités, trois rôles reviennent souvent dans les différentes interviews de l’acteur. Tout d’abord, Tom Cruise dans Magnolia (1999) de Paul Thomas Anderson (Une bataille après l’autre). L’acteur y incarne Frank T. J. Mackey, un homme charismatique qui donne des conférences de développement personnel et arrive à convaincre les foules grâce à son énergie électrisante. Une idée similaire que l’on retrouve aussi dans le film avec Pierre Niney.

Tom Cruise dans Magnolia.

Également cité par le comédien, Leonardo DiCaprio dans Le loup de Wall Street (2013), pour le contact humain exubérant et la capacité à séduire les autres. Dernière inspiration citée par Pierre Niney : Jake Gyllenhaal dans Night Call (2014), pour le côté prédateur et manipulateur insidieux.

Même s’il ne le mentionne pas directement, difficile enfin de ne pas penser à Christian Bale pour son rôle dans American Psycho (2000) et sa routine physique méticuleuse, plus ou moins répétée par Pierre Niney dans Gourou, bien que les deux personnages ne s’inscrivent pas dans la même idée.

Les véritables coachs américains

Si le cinéma joue un rôle important dans le travail de composition offert par Pierre Niney, le comédien s’est aussi inspiré de véritables coachs de développement personnel, notamment ceux qui explosent aux États-Unis.

Il cite régulièrement Anthony Robbins, le coach et influenceur américain phare, qui s’est spécialisé dans les séminaires coûteux au milieu des années 1990, autour de la perfection de soi, la confiance et le dépassement des limites.

La bande-annonce de Gourou.

Si, en France, les coachs en développement personnel commencent à se faire de plus en plus connaître, la tendance s’est largement démocratisée aux États-Unis, bien avant l’apparition des réseaux sociaux.

Ces nouvelles figures d’influence ont régulièrement été critiquées pour leur discours et leurs pratiques, avec notamment la question des coûts exorbitants des conférences ou des séminaires. Des thèmes qui servent également l’histoire de Gourou et, si Pierre Niney ne cache pas les références qu’il a utilisées pour son coach Matt, son personnage est un vrai rôle de composition, unique en son genre et avec ses propres particularités.

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