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Pragmata : pourquoi le développement de ce jeu à gros budget a-t-il été aussi chaotique ?

Attendu de longue date, Pragmata marque le retour de Capcom à une nouvelle licence. Prévu pour ce 17 avril sur PlayStation 5, Xbox Series X/S, PC et Nintendo Switch 2, le titre répond à une volonté de diversification, loin des franchises établies de l’éditeur. Mais, derrière cette sortie, le projet a traversé un développement particulièrement bousculé.

Une genèse sous tension

Présenté en 2020, le projet a immédiatement intrigué par son univers lunaire et son duo constitué d’un astronaute et d’une androïde. À l’origine, la sortie était envisagée pour 2022, mais elle a été rapidement repoussée à 2023, avant d’être reportée à nouveau. Le jeu ne réapparaît qu’en 2025, avec une nouvelle fenêtre fixée à 2026.

Pragmata.

Ce calendrier instable traduit des ajustements significatifs en cours de production. D’autant que Capcom est resté discret sur le contenu réel du jeu, laissant longtemps planer une part d’incertitude autour de son gameplay.

Quelles difficultés derrière ces reports ?

Officiellement, Capcom évoque un besoin de temps supplémentaire. « Il y a eu tellement d’essais et d’erreurs, tellement d’allers-retours, juste pour voir ce qui fonctionnerait et ce qui marcherait le mieux », a expliqué à ce propos le directeur Cho Yonghee dans une interview accordée à TheGamer.

Pragmata.

Le cœur du problème semble résider dans le système de jeu, qui combine des phases de tir à la troisième personne et des séquences de piratage à gérer en parallèle. « Le fait d’avoir ces deux mécaniques, le piratage informatique de Diana et les tirs de Hugh, est l’une des raisons qui nous ont poussés à consacrer plus de temps à ce jeu. Nous avons pris notre temps pour trouver le bon équilibre », a complété le producteur Naoto Oyama.

Un cas loin d’être isolé

L’annonce très en amont constitue une autre piste. Dévoilé six ans avant sa sortie, le jeu illustre une pratique de plus en plus répandue : communiquer tôt, avant même que le projet ne soit stabilisé, pour générer l’intérêt du public. « [Cela] a été une source de motivation pour nous. Si nous n’avions pas sorti cette bande-annonce à l’époque, Pragmata ne serait peut-être pas le même jeu aujourd’hui », a justifié Yonghee.

Ce parcours renvoie à une tendance plus large du jeu vidéo AAA. Les projets les plus ambitieux, en particulier les nouvelles licences, sont fréquemment retardés pour atteindre le niveau d’exigence élevé qui a été annoncé. Cyberpunk 2077 en a donné un exemple, avec des reports successifs avant une sortie controversée. The Legend of Zelda: Tears of the Kingdom ou Starfield ont aussi été décalés pour peaufiner leur contenu.

Même Grand Theft Auto VI, pourtant porté par une franchise solidement installée, a déjà été repoussé à plusieurs reprises, sa sortie étant désormais fixée à novembre 2026 après plusieurs ajustements de calendrier.

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Intraçables : c’est quoi cette nouvelle série avec Sofia Essaïdi ?

Thriller tendu aux accents de drame, Intraçables, nouvelle série proposée par Prime Video, explore une angoisse très contemporaine : celle de ne plus pouvoir disparaître. D’abord diffusée à l’automne dernier en Suisse, la minisérie franco-suisse est disponible depuis le 17 avril sur la plateforme, avant une arrivée prochaine sur TF1 et TF1+.

De quoi parle Intraçables ?

Giulia Conforti vit à Genève avec son fils. Depuis la mort de son mari, elle avance difficilement, trouvant dans son travail de chauffeuse de taxi une forme de stabilité. Une rencontre imprévue ravive un souvenir enfoui et fait renaître le doute : l’accident qui a coûté la vie à son mari pourrait cacher une autre vérité.

Arcadi Radeff dans Intraçables.

Très vite, la situation bascule : un hacker la traque, ses repères s’effondrent et la fuite devient inévitable. Pour survivre, Giulia doit renoncer à tout ce qui la relie au monde connecté, jusqu’à disparaître des radars.

Qui est derrière la série ?

La série est portée par Sofia Essaïdi (Les Combattantes, Aïcha). « J’ai adoré ce rôle qui était hyper complexe, hyper complet, a-t-elle déclaré à Gala. On est sur plusieurs temporalités, dans des états complètement différents de la vie d’une même femme. Et pour moi, en tant qu’actrice, c’était juste merveilleux. »

Alexis Michalik dans Intraçables.

Le mari disparu est interprété par Alexis Michalik (Edmond, Les Liaisons dangereuses). À leurs côtés, on retrouve également Arcadi Radeff dans le rôle du fils Achille, ainsi qu’Irène Jacob, Karim Barras ou encore Antoine Basler.

La création est signée Ami Cohen et Raphaël Meyer, avec Mathilde Arnaud et France Ortelli au scénario. La réalisation est assurée par Louis Farge et Luc Walpoth. Produite par Akka Films et Empreinte Digitale, en collaboration avec la RTS et TF1, la série a d’abord porté le titre Log-Out, en écho à son idée centrale : couper toute connexion. Le format est resserré, avec six épisodes d’environ 45 à 50 minutes.

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Tomodachi Life : quelles sont les nouveautés du jeu ?

Plus de dix ans après son dernier passage sur Nintendo 3DS, la série Tomodachi Life fait son retour avec Une vie de rêve disponible sur Nintendo Switch depuis le 16 avril. Développé et édité par Nintendo, ce troisième épisode prolonge l’héritage de Tomodachi Collection (2009) et Tomodachi Life (2013), tout en renouvelant son approche de la simulation de vie.

Le principe demeure intact : le joueur crée des Mii, avatars personnalisables, puis observe leur quotidien évoluer. Le jeu opère ici une mutation plus ambitieuse, à la fois dans son espace, ses interactions et sa philosophie.

Comment fonctionne cette simulation ?

Le joueur n’incarne pas un personnage, mais intervient en tant que facilitateur en influençant les interactions. « Votre rôle […] est de prendre soin de vos Mii et de veiller sur l’île », explique Ryutaro Takahashi, directeur, dans l’émission Les développeurs ont la parole de Nintendo.

Tomodachi Life.

Ces Mii évoluent selon leurs propres dynamiques : ils nouent des relations, développent des affinités ou des tensions et génèrent des situations imprévisibles. Ce « sont des êtres vivants qui habitent ce monde, et sont dotés d’une volonté et d’une personnalité », précise-t-il.

Quelles évolutions ?

La transformation la plus visible concerne le cadre. Exit l’immeuble du précédent opus : Une vie de rêve se déploie sur une île entièrement personnalisable. « Maintenant, les Mii peuvent se déplacer librement dans un espace plus grand », souligne Takaomi Ueno, directeur de la programmation.

Le système relationnel gagne aussi en complexité. Les Mii peuvent désormais vivre en colocation – jusqu’à huit personnages dans un même logement. Les relations évoluent également, avec davantage de nuances : amitiés, rivalités, couples, mariages, séparations ou encore naissance d’enfants. Le jeu introduit une approche inclusive, permettant de définir librement genre et préférences amoureuses.

Tomodachi Life.

L’autre évolution majeure réside dans l’importance accordée aux contenus générés par les joueurs : ils peuvent concevoir et personnaliser des environnements, des objets ou même des créatures, intégrés directement dans la vie des Mii.

Peut-on vraiment contrôler les Mii ?

Malgré ces nouvelles possibilités, le jeu conserve une limite essentielle : l’autonomie des personnages. Le joueur peut déplacer les Mii pour provoquer des rencontres, mais sans jamais dicter leurs actions. « On ne voulait pas pouvoir dicter aux Mii ce qu’ils doivent faire », rappelle Ueno. Ce choix préserve l’imprévisibilité qui fait l’identité de la série. Les situations émergent sans script, laissant place à une forme de narration spontanée, souvent décalée.

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Dandelion : Netflix dévoile son nouvel anime par le créateur de Gintama

Plus de 20 ans après sa publication, le premier manga de Hideaki Sorachi (Gintama) sort de l’ombre. Ce one-shot, paru en 2002 dans le Weekly Shōnen Jump, bénéficie aujourd’hui d’une adaptation animée diffusée sur Netflix le 16 avril. Composée de sept épisodes, la série ne se limite pas à une simple transposition : elle déploie le récit en enrichissant personnages et univers.

De quoi ça parle ?

Tetsuo Tanba et Misaki Kurogane sont deux agents de la Japan Angel Federation : ils accompagnent les âmes restées sur Terre vers l’Au-delà. Leur unité, surnommée Dandelion, adopte une méthode singulière : comprendre les regrets des défunts plutôt que de traiter les dossiers à la chaîne.

Dandelion.

Chaque mission donne lieu à un récit autonome, centré sur une trajectoire inachevée. L’adaptation conserve ce principe issu du manga tout en l’étendant, en multipliant les cas traités. Le passage d’un format très court à une série constitue l’un des principaux défis du projet, reposant sur un équilibre : développer l’univers sans l’altérer.

Quelle production et quel casting ?

La série est produite par le studio NAZ – à l’origine de productions comme Hamatora, l’original ID: Invaded ou l’adaptation historique Angolmois: Record of Mongol Invasion –, sous la direction de Daisuke Mataga. Le scénario est confié à Yōsuke Suzuki, avec un character design signé Ai Asari.

Dandelion.

Côté doublage, Chikahiro Kobayashi incarne Tanba (Saichi Sugimoto dans Golden Kamuy, Legoshi dans Beastars) et Megumi Han prête sa voix à Kurogane (Gon dans Hunter x Hunter, Akko dans Little Witch Academia).

Quels liens avec Gintama ?

Publiée entre 2003 et 2019, Gintama constitue l’une des œuvres majeures du shōnen. Le manga de Hideaki Sorachi met en scène un Japon féodal détourné, occupé par des extraterrestres, où un trio de freelances – mené par le samouraï désabusé Gintoki – enchaîne des missions absurdes. Adaptée en anime à partir de 2006, la série compte plus de 350 épisodes et plusieurs films.

L’écart avec Dandelion est, en apparence, marqué. Certaines constantes d’écriture demeurent toutefois perceptibles : un mélange de registres, des ruptures de ton et une attention portée aux personnages. Là où Gintama développe une satire foisonnante, Dandelion semble privilégier une approche plus resserrée et introspective.

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Acharnés : de quoi parle la saison 2 ?

Deux ans après une première saison saluée pour la précision de son écriture, Acharnés revient avec une nouvelle salve d’épisodes, conservant son regard acide sur les dérives des relations humaines.

Disponible depuis le 16 avril, ce chapitre reprend un format resserré – huit épisodes d’environ 30 minutes – et confirme l’évolution du projet, pensé comme une anthologie par son créateur, Lee Sung Jin (au scénario de Thunderbolts*).

De quoi parlait le premier volet ?

La première saison partait d’un banal accrochage entre deux automobilistes. Au cœur du récit, Danny Cho, entrepreneur en difficulté, et Amy Lau, cheffe d’entreprise, se livraient une guerre d’usure obsessionnelle. Leur affrontement, à la fois absurde et tragique, révélait les failles d’individus en perte de repères, prisonniers de leurs propres contradictions.

Acharnés, saison 1.

Le duo formé par Steven Yeun (The Walking Dead) et Ali Wong (Always Be My Maybe) constituait l’un des piliers du programme. À leurs côtés, Joseph Lee et Young Mazino complétaient une distribution saluée pour sa justesse.

Sur quoi porte la saison 2 ?

Ce nouveau volet opère un virage : il ne s’agit pas d’une suite directe, mais d’un récit indépendant. L’histoire débute lorsqu’un jeune couple est témoin d’une violente dispute entre leur employeur et son épouse. Le récit prend place dans l’univers fermé d’un country club californien. À mesure que les protagonistes s’enfoncent dans un système de manipulations et de chantage, la série explore les dynamiques du couple, du pouvoir et de la domination.

Acharnés, saison 2.

La distribution est entièrement renouvelée. Oscar Isaac (Dune, Frankenstein) et Carey Mulligan (Drive) incarnent un couple en crise, fragilisé par les non-dits. Face à eux, Cailee Spaeny (Alien: Romulus) et Charles Melton (Warfare) composent un duo plus jeune. L’ensemble est complété par Youn Yuh-jung (Minari).

Pensée au départ comme une minisérie, Acharnés a ensuite évolué vers un format anthologique après le succès critique de sa première saison, récompensée par plusieurs Emmy Awards. Ce choix permet de renouveler l’intrigue à chaque saison, tout en conservant une ligne thématique.

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Roomates : Netflix dévoile sa nouvelle comédie américaine

Netflix poursuit sa collaboration avec Happy Madison Productions, la structure fondée par Adam Sandler (Happy Gilmore). Réalisé par Chandler Levack, Roommates, ajouté le 17 avril sur la plateforme, poursuit la tradition des comédies de campus.

De quoi ça parle ?

Le récit suit Devon, étudiante fraîchement arrivée à l’université, qui partage sa chambre avec Celeste. Très vite, derrière une complicité apparente, s’installent rivalités, jeux d’influence et tensions. Le film observe la manière dont une amitié peut progressivement basculer en rapport de force.

Roommates.

Le scénario, signé Jimmy Fowlie et Ceara O’Sullivan, s’appuie sur une progression classique, de l’idéalisation à la confrontation. L’ensemble privilégie une approche d’observation, parfois teintée de noirceur, centrée sur les mécanismes de domination et les dynamiques de construction.

Qui retrouve-t-on au casting ?

Le duo principal repose sur Sadie Sandler (fille d’Adam, déjà vue dans Happy Gilmore 2) et Chloe East (Heretic), qui incarne Celeste. Autour d’elles gravite Natasha Lyonne, Nick Kroll, Storm Reid, Janeane Garofalo ou encore Carol Kane.

Tourné dans le New Jersey, le film a été développé en 2025 dans le cadre du partenariat entre Netflix et Happy Madison. La réalisatrice Chandler Levack, déjà remarquée pour son regard sur la jeunesse, notamment dans Maniaque de films, prolonge ici ses thématiques de prédilection : passage à l’âge adulte, redéfinition des rapports sociaux et fragilité des identités.

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Grey’s Anatomy, saison 22 : les dessous du retour d’Addison Montgomery

Après une diffusion aux États-Unis à l’automne dernier, la saison 22 de Grey’s Anatomy fait enfin son arrivée sur TF1 ce 15 avril. Après l’annonce du départ de certaines figures phares, la série réactive aussi certains de ses personnages historiques. C’est notamment le cas d’Addison Montgomery, personnage emblématique qui multiplie les allers-retours depuis plusieurs années et dont la réapparition figure parmi les temps forts de cette saison. Voici ce que l’on sait.

Qui est Addison Montgomery ?

Chirurgienne spécialisée en obstétrique et néonatologie, elle est introduite dès la première saison comme l’ex-épouse de Derek Shepherd, antagoniste de Meredith. Elle gagne en complexité jusqu’à devenir un personnage central, porté plus tard par une trajectoire autonome dans le spin-off Private Practice. Depuis la fin de cette série dérivée en 2013, elle apparaît ponctuellement dans Grey’s Anatomy.

Kate Walsh dans Grey’s Anatomy.

Son retour dans la saison 22 s’effectue dans l’épisode 10, diffusé pour la première fois le 29 janvier dernier aux États-Unis. La médecin intervient auprès d’une patiente enceinte souffrant de troubles neurologiques liés à une tumeur cérébrale, nécessitant l’expertise conjointe d’Addison et d’Amelia Shepherd. En parallèle, son arc personnel se tend : elle révèle que son mari Jake est en train de la quitter.

Plus qu’un simple retour nostalgique, Addison agit comme un pivot narratif. Elle réactive des dynamiques anciennes, notamment avec Amelia, sœur cadette de Derek. « On ne l’avait pas vue si vulnérable depuis longtemps, elle panique. Je me suis dit que c’était intéressant, de la voir sous un autre jour », a commenté sa comédienne, Kate Walsh, à Variety.

Quand sera-t-elle visible sur TF1 ?

Avec une diffusion de deux épisodes par semaine sur TF1, l’apparition d’Addison devrait intervenir aux alentours de la mi-mai. Comme les précédentes saisons sont déjà disponibles sur Disney+, la saison 22 devrait également y être proposée dans un second temps.

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Lee Miller : 3 raisons d’aller voir la rétrospective sur la célèbre photographe

(1) Une rétrospective qui corrige la lecture réductrice de son œuvre

L’exposition opère un déplacement net : elle délaisse le récit d’une vie romanesque pour se concentrer sur les images. Longtemps associée au peintre et photographe américain Man Ray — dont elle fut la compagne, le modèle et la collaboratrice des années 1930 —, Lee Miller apparaît ici comme une autrice à part entière.

La présentation de l’exposition dédiée à Lee Miller.

Ce repositionnement s’appuie sur un ensemble dominé par des tirages dits « vintage ». Comme le souligne France Inter, ces pièces constituent « une vraie porte d’entrée dans son œuvre, dans la sensibilité de son travail ». Une approche saluée également par Le Monde, qui insiste sur cette volonté de faire émerger « l’une des grandes photographes du XXe siècle ».

En filigrane, c’est toute une lecture critique qui se trouve révisée. L’exposition ne se limite pas à redonner de la visibilité : elle met en lumière les mécanismes qui ont contribué à reléguer son œuvre au second plan et propose une relecture centrée sur ses qualités et sa singularité artistiques.

(2) Un univers où mode, surréalisme et guerre dialoguent

La richesse de l’exposition tient aussi à la continuité qu’elle met en lumière. Photographie de mode, expérimentations surréalistes, paysages égyptiens… : le regard de Miller demeure remarquablement stable. L’exposition ne juxtapose pas des périodes : elle révèle une écriture visuelle qui se déploie sans rupture.

Cette cohérence repose sur une attention constante aux formes, aux matières et aux détails. Les cadrages introduisent un léger décalage qui transforme le réel. France Info salue ainsi « un œil rare, mélancolique, en colère et acéré », dans l’ensemble de sa production.

(3) Un regard unique sur la guerre

Les sections consacrées à la Seconde Guerre mondiale constituent un point majeur du parcours. Envoyée spéciale pour Vogue, Lee Miller couvre le conflit, la Libération et les camps avec une approche à rebours des codes dominants du reportage de guerre.

Loin des images spectaculaires, elle privilégie les fragments : objets, corps, traces, ce qui confère à ses photographies une puissance singulière. « En s’attachant aux détails, elle fait surgir toute la violence, toute la cruauté », commente France Inter à ce sujet.

Cette écriture atteint une forme de condensation dans certaines images devenues emblématiques, comme celle prise dans la baignoire d’Hitler, après la découverte des camps. Elle illustre ainsi une manière de documenter l’Histoire sans céder à l’emphase, en privilégiant une approche à la fois sobre et incarnée.

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One Piece : que révèle le podcast Into the Grand Line sur Netflix ?

Avec sa deuxième saison mise en ligne début mars, la série live-action a poursuivi l’adaptation de l’œuvre tentaculaire d’Eiichirō Oda. Entre le manga, l’anime et les productions dérivées, l’univers ne cesse de se déployer, nourrissant analyses et interprétation. Dans ce contexte, Netflix prolonge à nouveau l’expérience avec un podcast vidéo consacré à cette nouvelle salve d’épisodes.

Mis en ligne le 13 mars, Into the Grand Line se compose de six épisodes centrés sur les arcs narratifs de Loguetown, Drum Island et Baroque Works. Présenté comme un « compagnon de voyage », il propose « des informations exclusives passionnantes, directement de notre équipage » (selon Tudum), alternant entretiens, analyses et coulisses.

Qui prend la parole ?

Chaque épisode s’appuie sur un binôme ou un intervenant clé. Le premier réunit Iñaki Godoy et Oda autour de Loguetown, avant l’entrée dans Grand Line. Emily Rudd revient ensuite sur Reverse Mountain, Mackenyu sur Whisky Peak, Jacob Romero sur Little Garden, Taz Skylar sur la suite de cet arc, tandis que Charithra Chandran et Mikaela Hoover concluent avec Drum Island.

Laboon dans la saison 2 de One Piece

La présence d’Oda constitue un point d’attraction majeur. Fidèle à sa discrétion – son visage demeure caché –, le créateur intervient directement et livre son regard sur l’adaptation. « Parmi les différences avec le manga, j’adore la scène où tu chantes pour Laboon. C’est un moment mémorable, c’est certain », confie-t-il à Godoy (Tudum).

Que dit le podcast de l’adaptation ?

Au fil des échanges, les équipes évoquent les ajustements nécessaires – rythme, structure, simplification – pour rendre l’œuvre lisible dans un format sériel condensé. Le podcast insiste également sur la lecture des personnages. Luffy, notamment, est envisagé comme un vecteur d’idées, dont les motivations sont rendues plus explicites.

Luffy dans la saison 2 de One Piece.

Chaque épisode revient également sur une escale de Grand Line pour en détailler les enjeux narratifs. Loguetown prépare la bascule, Reverse Mountain introduit l’imprévisibilité, Whisky Peak joue sur la duplicité et Little Garden et Drum Island approfondissent les dynamiques de groupe.

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Malcolm : rien n’a changé : pourquoi Dewey a-t-il été recasté dans le revival ?

Impossible d’évoquer Malcolm sans penser à son énergie et à son générique signé They Might Be Giants, devenu iconique. Vingt ans après la fin de la sitcom, la série renaît avec Rien n’a changé, quatre épisodes mis en ligne sur Hulu et Disney+, pensée comme une prolongation tardive de l’œuvre originale.

Sous l’impulsion de Linwood Boomer, le programme retrouve son casting principal : Frankie Muniz, Bryan Cranston, Jane Kaczmarek, Justin Berfield et Christopher Masterson. Mais un nom manque à l’appel : Erik Per Sullivan, dans le rôle de Dewey, est absent de ce retour très attendu. En voici les raisons.

Pourquoi Dewey a-t-il été remplacé ?

Personnage à part dans la fratrie, Dewey est l’un des ressorts comiques majeurs, souvent au centre de situations absurdes liées à sa position de cadet, régulièrement oublié ou malmené par sa famille. D’abord perçu comme le plus vulnérable, il développe au fil des saisons une personnalité marquée par une certaine ruse.

Justin Berfield, Bryan Cranston et Erik Per Sullivan dans la saison 7 de Malcolm.

Dans ce nouveau volet, le personnage est bien présent, mais n’est plus interprété par son acteur d’origine. Le comédien a en effet refusé de reprendre le rôle. Malgré plusieurs tentatives pour le convaincre, la production a dû se résoudre à poursuivre sans lui.

Les témoignages concordent : Erik Per Sullivan a tourné la page. Après la fin de la série, le comédien s’est en effet progressivement retiré de l’industrie. Son dernier rôle remonte à 2010. Depuis, il a choisi une trajectoire radicalement différente, tournée vers les études et la recherche, notamment en littérature. « Il étudie Dickens et c’est un étudiant incroyable – ils lui ont offert des sommes considérables pour qu’il revienne, et il a simplement dit : “Non merci” », a expliqué Jane Kaczmarek au Guardian. Même Bryan Cranston aurait tenté de le convaincre, sans succès.

Qui est le nouveau Dewey ?

La production a fait le choix de maintenir le personnage en le confiant à Caleb Ellsworth-Clark. Acteur canadien, il s’est principalement illustré dans des rôles secondaires à la télévision, notamment dans The Expanse ou Wynonna Earp. Linwood Boomer le considère d’ailleurs comme un choix « parfait ». « Je sais que Dewey était un personnage très apprécié […] Je ne voulais pas gâcher ça », a-t-il déclaré à People.

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Last Flag : c’est quoi ce jeu vidéo sur PC créé par le chanteur d’Imagine Dragons ?

Sous ses couleurs vives et son apparente familiarité, Last Flag avance une proposition qui cherche à se démarquer dans le paysage vidéoludique. Développé par le studio Night Street Games, fondé par Dan Reynolds et son frère Mac, ce jeu multijoueur constitue une première incursion dans l’industrie pour le leader d’Imagine Dragons. Disponible sur PC depuis le 14 avril, il propose de revisiter les codes du shooter compétitif en y intégrant une dimension tactique et ludique.

À quoi joue-t-on exactement ?

À première vue, le jeu repose sur un principe connu : la capture de drapeau. Deux équipes de cinq joueurs s’affrontent dans des parties en ligne où l’objectif consiste à dérober l’étendard adverse tout en protégeant le sien. Avec une variante : chaque équipe doit, en début de partie, dissimuler son drapeau sur la carte. Il ne s’agit donc pas seulement d’attaquer un point, mais d’explorer, d’anticiper et de coordonner ses déplacements.

Last Flag.

Classé parmi les hero shooters à la troisième personne, Last Flag repose sur des personnages dotés de capacités spécifiques, dans une logique proche des jeux d’équipe tactiques. Le gameplay articule tir, contrôle de zone et infiltration. L’ensemble s’inscrit dans un univers visuel inspiré des jeux télévisés américains des années 1970, avec une direction artistique vive et une ambiance rétro.

Pourquoi ce projet a-t-il vu le jour ?

Inspiré par les souvenirs d’enfance des deux frères, le jeu reprend l’esprit des parties de « capture de drapeau » organisées dans les bois. « Ça n’est pas qu’un projet passion, cela fait maintenant plus de cinq ans qu’on y travaille », a déclaré Dan Reynolds lors d’un échange avec des journalistes (rapporté par l’AFP).

Last Flag.

« J’ai grandi dans une famille de huit garçons et une fille, et nous étions tous des enfants un peu geeks », a-t-il ajouté, évoquant un « rêve de gosse » longtemps mis de côté au profit de sa carrière musicale.

Night Street Games ne cherche pas à rivaliser frontalement avec les grandes licences du tir compétitif, comme Fortnite ou Valorant. Mac Reynolds revendique d’ailleurs cette approche, estimant que Last Flag « se démarque en privilégiant la capture d’objectif à la simple élimination de ses adversaires ». Reste que le défi est de taille, le marché des jeux multijoueurs en ligne demeurant particulièrement concurrentiel.

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Grey’s Anatomy : où et quand voir la saison 22 en France ?

Le rendez-vous des fidèles du Grey Sloan Memorial est fixé. Grey’s Anatomy reprend ses consultations et ses drames le 15 avril à la télévision française. Toujours diffusée sur TF1, la série lance sa 22e saison avec deux épisodes, plusieurs mois après une diffusion américaine amorcée à l’automne dernier sur ABC. La nouvelle salve devrait également arriver sur Disney+ dans les semaines à venir.

Que raconte cette saison 22 ?

La fiction reprend à la suite du volet précédent, marqué par une explosion au sein de l’hôpital. L’événement plonge les équipes dans une situation d’urgence et plusieurs personnages se retrouvent directement menacés. Miranda et Richard reprennent la coordination des opérations, tandis qu’Amelia et Atticus Lincoln sont en première ligne au bloc. Jo Wilson doit composer avec une situation médicale délicate qui rejaillit sur sa pratique. Meredith Grey, plus en retrait, reste néanmoins impliquée dans les décisions majeures.

Grey’s anatomy, saison 22.

Qui retrouve-t-on au Grey Sloan ?

Le casting reste donc fidèle à ses piliers, avec Ellen Pompeo, Chandra Wilson, James Pickens Jr., Kevin McKidd, Kim Raver, Camilla Luddington ou encore Caterina Scorsone. La nouvelle génération s’affirme aussi, portée par Alexis Floyd, Harry Shum Jr., Adelaide Kane ou Niko Terho.

Grey’s anatomy, saison 22.

Plusieurs retours viendront ponctuer la saison, à commencer par celui d’Addison Montgomery, incarnée par Kate Walsh. Des croisements avec l’univers de Station 19 sont également confirmés, avec la présence de Maya Bishop.

À quels bouleversements faut-il s’attendre ?

Cette nouvelle saison amorce surtout le départ de deux figures majeures du Grey Sloan Memorial : Owen Hunt et Teddy Altman. Interprétés par Kevin McKidd et Kim Raver, ces personnages s’apprêtent à quitter la série, actant la fin d’un arc narratif entamé il y a plus d’une décennie.

Grey’s anatomy, saison 22.

Créée par Shonda Rhimes et désormais pilotée par Meg Marinis, Grey’s Anatomy poursuit sa mutation. Après plus de 20 ans d’antenne, elle organise le passage de relais entre générations, tout en conservant quelques repères historiques. Une saison 23 a d’ores et déjà été commandée, confirmant sa longévité exceptionnelle.



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Étude, chiffres : que nous apprend le CNL sur les jeunes Français et la lecture ?

« L’écran est en train de cannibaliser la lecture. » La formule résume le constat dressé par la nouvelle étude du Centre national du livre (étude menée avec Ipsos BVA auprès de 1 500 jeunes âgés de 7 à 19 ans). À l’approche du Festival du livre de Paris, qui commence le 17 avril, l’établissement public du ministère de la Culture alerte à nouveau sur une tendance à l’œuvre depuis 2016 : la lecture continue de perdre du terrain chez les jeunes, concurrencée par l’omniprésence des écrans.

Le temps de lecture est-il en chute libre ?

Dans le cadre des loisirs, la diminution du temps consacré aux livres confirme cette évolution. Les jeunes lisent en moyenne 2h04 par semaine, soit 18 minutes par jour. En quatre ans, ce volume a reculé de 40 minutes hebdomadaires. La lecture quotidienne recule également : moins d’un tiers des jeunes lisent tous les jours, soit un recul de sept points depuis 2022.

La pratique reste majoritaire dans le cadre scolaire : 84 % des jeunes déclarent lire pour l’école ou les études, un niveau stable par rapport à 2024, mais en recul de six points sur dix ans. « On observe un paradoxe, ajoute Étienne Mercier, directeur du pôle santé et affaires publiques chez Ipsos BVA. On pourrait penser qu’avec l’âge, la lecture devient plus aisée, mais c’est l’inverse qui se produit. » Le décrochage est net : 93 % des 13-15 ans lisent pour leur apprentissage, contre 65 % des 16-19 ans.

L’étude met également en évidence un écart net entre filles et garçons. Dans les loisirs, 86 % des filles lisent, contre 76 % des garçons. L’écart se creuse à l’adolescence : à partir de 16 ans, 78 % des filles continuent de lire, contre seulement 56 % des garçons.

Quel est le rôle des écrans dans ce recul ?

De fait, les écrans occupent une place croissante dans la vie des jeunes. Ils y consacrent en moyenne 3h01 par jour pour leurs loisirs, avec une hausse marquée jusqu’à plus de 5 heures quotidiennes chez les 16-19 ans.

Au-delà du volume, c’est la manière de lire qui évolue. 41 % des jeunes déclarent faire autre chose en même temps qu’ils lisent. Cette proportion atteint 67 % chez les 16-19 ans, signe d’une lecture morcelée, mise en concurrence avec les messages, les vidéos ou les réseaux sociaux. « La fragmentation abîme une activité qui devrait relever du plaisir », souligne Régine Hatchondo, présidente du CNL.

Quels genres résistent encore ?

Malgré ce recul général, certains formats continuent de séduire. Les bandes dessinées, mangas et comics dominent largement, avec 75 % de lecteurs. Les albums de BD progressent encore (+2 points) tandis que les romans gagnent du terrain (+4 points), passant devant les mangas.

Les réseaux sociaux jouent, à la marge, un rôle de prescripteur : 10 % des jeunes déclarent avoir déjà eu envie de lire un livre après l’avoir vu mis en avant en ligne, une proportion qui atteint 17 % chez les 16-19 ans. Près d’un jeune sur deux (48 %) utilise d’ailleurs les plateformes pour s’informer sur les livres, principalement sur YouTube (33 %) et TikTok (26 %).

Comment maintenir le lien avec le livre ?

Face à cette érosion, les institutions publiques cherchent à réinsérer concrètement la lecture dans le quotidien. Le Centre national du livre porte notamment le Quart d’heure de lecture, un dispositif qui consiste à consacrer 15 minutes à la lecture, pour recréer une habitude simple et régulière.

Dans cette continuité, les acteurs culturels prennent aussi le relais. La Fnac participe à cet effort à travers plusieurs initiatives, dont le prix Goncourt des lycéens, qui invite chaque année des milliers d’élèves à lire une sélection de romans, à en discuter et à élire leur lauréat. L’enseigne organise également le Prix du roman Fnac et propose régulièrement des rencontres avec des auteurs en magasin, sous forme de dédicaces ou d’échanges.

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Euphoria, saison 3 : où est donc passée Kat (Barbie Ferreira) ?

L’attente a duré près de quatre ans. Avec sa troisième saison, Euphoria est de retour, portée par un public fidèle et de fortes attentes. Diffusée à partir du 13 avril sur HBO Max à raison d’un épisode hebdomadaire, cette nouvelle salve de huit épisodes pourrait constituer le dernier chapitre de la série. Parmi les personnages connus, Kat, incarnée par Barbie Ferreira, n’apparaît pas dans cette nouvelle saison. Voici ce que l’on sait.

Qui était Kat dans Euphoria ?

Présentée dans le premier chapitre, Kat Hernandez est une lycéenne en quête de reconnaissance. Son parcours évolue lorsqu’elle développe une activité de cam girl.

Barbie Ferreira dans Euphoria.

Dans le deuxième volet, son rôle devient plus secondaire. Toujours en couple avec Ethan, elle apparaît en proie à un malaise qu’elle peine à formuler. Elle met fin à leur relation en prétextant une maladie grave, révélant une difficulté à exprimer ses émotions, mais son intrigue reste moins développée.

Pourquoi Kat a-t-elle disparu de la saison 3 ?

Son absence dans la troisième saison résulte d’une décision conjointe de l’actrice Barbie Ferreira et de la production. Plusieurs prises de parole concordent sur ce point : le personnage était arrivé au terme de son arc narratif et aucun développement cohérent n’était envisagé pour la suite.

« Avec la saison 2, j’avais simplement l’impression que le personnage n’était plus Kat. Je pense que tout le monde savait que l’histoire arrivait à son terme parce qu’on n’avait rien d’autre à y mettre », a déclaré la comédienne à Collider. Si des rumeurs de tensions avec Sam Levinson ont circulé, elles n’ont jamais été confirmées officiellement.

Au-delà des enjeux narratifs, Barbie Ferreira évoque également une démarche plus personnelle et insiste sur son besoin de diversifier ses rôles et d’éviter d’être enfermée dans une typologie de personnage. « J’avais envie de faire plus de choses. Peu m’importait que ce soit la plus grosse série télé sur HBO. Et je me suis lancée directement dans des films indépendants à un million de dollars, vous voyez ? C’était surtout une question d’expression. J’avais l’impression de ne pas exploiter pleinement mon potentiel d’actrice. »

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Alter Ego : que vaut la nouvelle fiction avec Éric Cantona sur TF1 ?

La première chaîne de la télévision française mise sur un nouveau polar made in France. Alter Ego, série en six épisodes portée par Éric Cantona et Bruno Sanches, sera diffusée en première partie de soirée à partir de ce 13 avril, à raison de deux épisodes chaque lundi. La fiction est également disponible sur TF1+.

De quoi parle la série ?

L’intrigue commence avec le retour à Marseille de Joseph Batista, policier ayant passé 30 ans à Paris. Il revient après avoir découvert l’existence de sa fille, aujourd’hui juge d’instruction, ainsi que celle de son petit-fils. Dans le cadre de ses enquêtes, il croise Samy Kaddourian, un avocat pénaliste.

Éric Cantona et Bruno Sanches dans Alter Ego.

Le premier épisode s’articule autour du meurtre d’une étudiante. L’enquête oppose alors deux lectures des faits : celle de la police et celle de la défense. La série repose sur cette confrontation, interrogeant la manière dont se construit la vérité judiciaire.

Qui compose le casting et l’équipe ?

Face à Éric Cantona, Bruno Sanches incarne un avocat expansif. À leurs côtés, Adèle Galloy (La crème de la crème) joue la juge, et Juliet Lemonnier et Maxence Danet-Fauvel complètent la distribution. La série est créée par Anne Viau, Thomas Saignes et Nicolas Robert, avec la collaboration de Karine Elghozi, et réalisée par Philippe Dajoux. Produite pour TF1, elle a été tournée à Marseille.

Dans Télé 7 Jours, Bruno Sanches décrit son personnage comme « débordant d’humanité », tandis qu’il évoque chez Éric Cantona une présence qui « dégage quelque chose de très poétique ». Alter Ego privilégie donc une approche centrée sur les personnages : les enquêtes servent de cadre, mais la série s’attarde surtout sur leurs failles, leurs relations et leurs dilemmes moraux.

Que disent les premiers retours ?

De manière générale, les premières critiques saluent l’originalité et l’efficacité de ce nouveau feuilleton TF1. « La complémentarité fonctionne à plein », juge Télé-Loisirs, qui souligne l’efficacité du tandem. « Le point fort réside indéniablement dans l’opposition de ses deux héros », confirme Screen+, qui conclut : « On adore les voir se disputer pour finalement constater qu’ils sont, malgré eux, de véritables alter ego. »

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Euphoria, saison 3 : comment la série compose-t-elle avec l’absence d’Eric Dane et d’Angus Cloud ?

Phénomène de la télévision, Euphoria est de retour après plus de quatre ans d’interruption avec une troisième saison, diffusée sur HBO Max à partir du 13 avril. Toujours orchestrée par Sam Levinson, la série retrouve ses figures centrales – interprétées par Zendaya, Sydney Sweeney et Jacob Elordi –, tout en s’ouvrant à de nouveaux visages.

Mais cette nouvelle salve est aussi marquée par l’absence d’Eric Dane et d’Angus Cloud, disparus entre les saisons. La production leur dédie ce chapitre, ainsi qu’au producteur Kevin Turen. Reste à comprendre comment la série a absorbé ces pertes.

Que devient Cal Jacobs après Eric Dane ?

Figure des deux premières saisons, Cal Jacobs est le père autoritaire de Nate, dont la double vie, marquée par le secret et la culpabilité, conduit à son arrestation.

Eric Dane dans Euphoria.

Atteint de la maladie de Charcot, Eric Dane est décédé le 19 février dernier à l’âge de 53 ans, après avoir participé au tournage. Le personnage apparaît donc dans ce nouveau volet, dans ce qui constitue la dernière performance de l’acteur à l’écran. Sa trajectoire poursuit celle de la saison précédente, avec une présence plus limitée.

Comment la série gère-t-elle l’absence d’Angus Cloud ?

À l’inverse, la disparition d’Angus Cloud a nécessité une adaptation. Interprète de Fezco, dealer, il occupait une place importante dans la série, notamment à travers ses liens avec Rue et Lexi.

Décédé en juillet 2023 d’une overdose, l’acteur laisse un vide que la série choisit de ne pas combler directement. Plutôt que de faire disparaître le personnage, le récit le maintient hors champ, en actant son incarcération à la suite des événements de la saison 2. Ce choix permet de préserver sa présence dans l’histoire, sans modification majeure ni remplacement.

Quid du reste du casting et de l’histoire ?

La série s’appuie sur son noyau d’acteurs principaux, toujours emmené par Zendaya, Sydney Sweeney et Jacob Elordi. Autour d’eux, Hunter Schafer, Alexa Demie et Maude Apatow sont également de retour.

Euphoria, saison 3.

L’histoire se déroule cinq ans plus tard. Les personnages ont quitté le lycée et évoluent désormais dans la vie adulte. Rue reste au centre du récit : toujours confrontée à l’addiction, elle est impliquée dans un trafic de drogue pour rembourser une dette. De leur côté, Cassie et Nate poursuivent leur relation tandis que Jules, Maddy et Lexi suivent des trajectoires distinctes. Le récit adopte une structure plus éclatée, qui n’est pas du goût de la presse internationale.

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Coachella 2026 : les trois prestations qu’il ne fallait pas manquer

(1) Justin Bieber, le retour qui divise

Après plus de quatre ans sans grande tournée, Justin Bieber a fait son retour sur scène avec un concert d’environ une 1h30, très attendu par ses fans. Le chanteur canadien a opté pour une approche volontairement dépouillée : peu d’artifices, pas de danseurs ni de musiciens. Le début du set s’est appuyé sur ses récents projets avant de basculer vers une relecture de ses débuts.

Le moment le plus marquant réside sans doute lorsqu’il s’est installé derrière un ordinateur pour revisiter ses premières vidéos diffusées sur YouTube, celles qui ont lancé sa carrière. Il a alors chanté en direct par-dessus ces images. Mais le dispositif a suscité des réactions contrastées : certains y ont vu une performance originale, d’autres regrettent un manque d’ampleur pour la tête d’affiche. Plusieurs invités, dont The Kid Laroi, Wizkid ou Tems, ont également ponctué ce retour.

(2) Sabrina Carpenter, un spectacle aux moyens exceptionnels

Coachella 2026 a proposé l’une de ses performances les plus ambitieuses. Programmée en ouverture sur la scène principale, Sabrina Carpenter a conçu son show comme une immersion dans un univers hollywoodien baptisé « Sabrinawood », avec une arrivée au volant d’une voiture vintage dans un décor drive-in.

La prestation s’est distinguée par une débauche de moyens rarement observée, même pour le festival. Décors, projections, tenues et chorégraphies ont accompagné chaque morceau. Une réplique du panneau Hollywood a même dominé la scène tandis que des séquences inspirées du cinéma — auditions, studios, numéros scénarisés — ont rythmé le spectacle. Des figures du cinéma, dont Will Ferrell, sont mêmes intervenues.

(3) Moby, une proposition plus sobre

Dans une édition largement dominée par la pop, la présence de Moby a offert un contrepoint aux festivaliers. Figure de la scène électronique, il a proposé un set fidèle à son registre, construit sur des enchaînements progressifs et une continuité sonore, loin des performances très scénarisées du week-end.

Entouré de ses musiciens ainsi que de plusieurs chanteurs et chanteuses, l’artiste a donné à son live une dimension plus organique. Parmi les moments marquants, Jacob Lusk est monté sur scène pour interpréter en live Natural Blues, titre emblématique de l’artiste.

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Euphoria, saison 3 : un retour tardif qui ne convainc pas la critique

Quatre ans après sa deuxième saison, Euphoria est enfin de retour avec une troisième salve attendue au tournant. La série créée par Sam Levinson ouvre un nouveau chapitre le 13 avril sur HBO Max, avec un épisode inaugural suivi d’une diffusion hebdomadaire. Huit épisodes composent cette saison, portée par des attentes élevées après un long silence.

Que raconte cette nouvelle saison ?

Le récit opère un saut de cinq ans. Les personnages quittent le lycée pour entrer dans la vie adulte. Rue (incarnée par Zendaya) demeure au cœur de l’histoire : toujours en lutte contre l’addiction, elle s’enfonce dans un trafic de drogue pour rembourser une dette, entre le Mexique et les États-Unis. Cassie et Nate tentent une vie de couple instable ; Jules s’éloigne dans une voie artistique ; et Maddy et Lexi évoluent dans l’industrie du divertissement.

Euphoria, saison 3.

Qu’en pensent les médias ?

À l’occasion de cette sortie, la presse a pu découvrir le premier épisode, et les retours se révèlent largement négatifs. « Cette troisième (et probablement dernière) saison n’a absolument pas valu la peine d’attendre », écrit The Guardian, qui décrit « une œuvre sordide et dénuée d’humour ».

Euphoria, saison 3.

Même constat du côté de la BBC, qui estime que la série « a perdu de son mordant », et du Time, qui évoque « une représentation surréaliste du monde adulte […] qui pourrait bien dépasser les capacités de maturité de Levinson ». En France, Le Parisien se montre plus nuancé, jugeant qu’il « faut attendre de voir ce que va donner la suite ».

Quid de la narration ?

Plusieurs critiques soulignent une perte de cohésion narrative. « La série peine à renouveler l’histoire de Rue, tandis que celle de Cassie et Nate reste trop similaire », note la BBC ; « chaque intrigue est imprégnée des clichés de son propre genre », pointe le Time de son côté. Pour Le Parisien, le traitement des personnages « chacun de son côté limite les interactions entre eux, ce qui faisait tout le charme de la série ».

Euphoria, saison 3.

Le virage esthétique et thématique ne convainc pas davantage. Le magazine GQ décrit une saison « violente et décevante », évoquant une accumulation d’images extrêmes tandis que The Guardian parle d’un univers « obsédé par le travail du sexe et le révulsant ».

Quels sont les retours positifs ?

Certains éléments échappent toutefois à ce rejet global, à commencer par les interprétations, régulièrement saluées. « Les performances sont globalement bonnes, voire excellentes », juge The Guardian, désignant notamment celles de Zendaya et Sydney Sweeney. « Zendaya est tellement brillante qu’on ne peut s’empêcher de compatir avec Rue », précise QG.

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The Cleaning Lady, nouvelle série phénomène de Netflix ?

C’est une nouvelle femme de ménage, mais pas celle à laquelle l’on pense immédiatement. Loin du succès littéraire signé Freida McFadden, Netflix a accueilli une œuvre homonyme dans son catalogue. Diffusée à l’origine en 2022 sur Fox, The Cleaning Lady est développée par Miranda Kwok et produite par Warner Bros. Adaptée de la fiction argentine La chica que limpia, elle s’étend sur quatre saisons, diffusées jusqu’en 2025 et toutes disponibles sur la plateforme.

De quoi parle la série ?

L’histoire suit Thony De La Rosa, une médecin venue aux États-Unis pour soigner son fils atteint d’une maladie rare. Sans statut légal et confrontée à un système de santé inaccessible, elle se retrouve contrainte d’accepter des emplois précaires. Jusqu’au jour où elle assiste à un meurtre.

Élodie Yung dans The Cleaning Lady, saison 2.

Repérée par une organisation criminelle, elle devient nettoyeuse de scènes de crime. Cette double vie, mère et collaboratrice de la mafia, structure l’ensemble de la série. Le rôle principal est porté par Élodie Yung (aussi vue dans Daredevil). Autour d’elle, la distribution réunit Martha Millan, Adan Canto, Oliver Hudson et Eva De Dominici.

La série est-elle fidèle à l’œuvre originale ?

L’adaptation américaine reprend le principe de La chica que limpia : une femme ordinaire contrainte de travailler pour des criminels après avoir été témoin d’un meurtre. Le moteur dramatique – protéger un enfant malade – demeure inchangé.

En revanche, le personnage évolue. Elle devient une médecin immigrée, ce qui déplace le récit vers des enjeux plus larges liés à l’immigration et au système de santé américain. Le format lui-même s’élargit : intrigue plus étendue, multiplication des arcs secondaires et ton plus accessible.

Pourquoi ce type de série séduit-il autant ?

La série s’est hissée parmi les programmes les plus regardés de la semaine en France sur Netflix, confirmant l’efficacité d’un modèle narratif bien identifié : celui d’un individu ordinaire précipité dans un univers criminel.

The Cleaning Lady, saison 2.

Ce schéma s’inscrit dans une tendance forte du catalogue de la plateforme. Des séries comme Maid, qui suit une mère contrainte de faire des ménages pour survivre, explorent déjà la précarité à hauteur de femme. Dans un registre plus criminel, Ozark ou Breaking Bad reposent sur une mécanique similaire.

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Bandi : la série de Netflix est-elle surcotée ?

Nouvelle fiction française signée Éric Rochant et Capucine Rochant, Bandi a fait son arrivée sur Netflix le 8 avril avec l’ambition de mêler drame familial et thriller criminel. Tournée en Martinique, cette série en huit épisodes est-elle à la hauteur des attentes suscitées par le créateur du Bureau des légendes ?

L’histoire suit la famille Lafleur, une fratrie de 11 enfants meurtris par la mort de leur mère. Les aînés tentent de maintenir l’équilibre du foyer tandis que certains choisissent des raccourcis risqués, basculant vers le trafic de drogue pour subvenir aux besoins de tous.

Que reproche-t-on à la série ?

Globalement, les médias s’accordent sur un point : l’ambition est réelle, mais l’exécution bancale. « Des prestations moyennes, des intrigues (…) éculées et un rythme d’une lenteur exaspérante nuisent considérablement à la qualité de cette première saison », juge le site What’s on Netflix. Même constat du côté de K-wave and Beyond, qui évoque« une impression de spontanéité et de manque de finesse ». Le site ajoute que la série « n’atteint pas toujours son plein potentiel », malgré des intentions solides.

Bandi

C’est surtout la cohérence du récit qui est pointée du doigt. « Ce qui semble être un drame familial au départ est éclipsé par un thriller sur le trafic de drogue », explique What’s on Netflix, tandis que K-wave and Beyond regrette que « la dimension émotionnelle […] soit insuffisamment développée ».

Quid des interprétations ?

Le choix d’acteurs locaux donne à la série une texture particulière, mais expose aussi certaines limites. « L’inexpérience finit par se faire sentir. Un jeu d’acteur peu naturel rend le premier épisode difficile à regarder », pointe What’s on Netflix. Certaines performances émergent néanmoins. K-wave and Beyond salue notamment Djody Grimeau, dont l’interprétation « révèle un personnage complexe et contradictoire ».

Bandi

Sur le plan visuel, les retours sont plus homogènes. Le Monde parle d’une « immersion dans l’envers du décor paradisiaque de l’île », soulignant un réel « souci d’authenticité ». What’s on Netflix note également que la série « dépeint des vies quotidiennes et des territoires rarement montrés à la télévision française ».

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