Vue lecture

Studio MinaLima revisite Le petit prince : “On a espoir d’apporter un nouveau regard”

Depuis sa publication en 1943, Le petit prince traverse les générations. Texte fondateur pour certains, livre d’enfance pour d’autres, il est surtout un ouvrage qui se redécouvre sans cesse. Cette année, le Studio MinaLima s’approprie l’histoire d’Antoine de Saint-Exupéry avec une édition illustrée et interactive, qui nous invite à redécouvrir une œuvre que l’on pensait déjà bien connaître. Rencontre.

Revisiter Le petit prince, ça n’est pas rien : comment ce projet est-il arrivé jusqu’à vous ?

Miraphora Mina : Ça faisait des années que l’on parlait aux personnes qui gèrent Le petit prince en leur disant qu’on voulait illustrer le livre. La réponse est venue de la part de Gallimard et de la famille de Saint-Exupéry. Ils nous ont invités à créer une édition spéciale pour célébrer les 80 ans de cet ouvrage.

Est-ce qu’il y a des éléments qui vous ont semblé plus difficiles à adapter visuellement ?

M. M. : L’idée a été de s’éloigner de l’œuvre originale iconique, qui est extrêmement aimée, à la fois en France et dans le monde entier. On s’est donc demandé comment faire quelque chose de nouveau, de différent, mais qui, on l’espère, sera tout aussi apprécié. C’était un grand défi, et notre idée a été de s’éloigner de l’œuvre originale, visuellement. On nous a donné carte blanche, mais… on a choisi de ne pas utiliser une touche de blanc !

Justement, avec quels outils avez-vous travaillé ?

M. M. : On commence toujours avec des crayons, des croquis, sur du papier. Mais ici, dès le départ, il y a eu une réflexion sur la palette de couleurs utilisée. On a fait le choix d’utiliser des couleurs fortes, puissantes, de donner une identité à chacun des mondes que Le Petit Prince va traverser, à chacune des planètes. On voulait que ces mêmes planètes deviennent vivantes.

Eduardo Lima : Ensuite, on a utilisé des outils numériques comme Photoshop.

Pour mieux comprendre les coulisses de la création : travaillez-vous ensemble ou séparément ?

M. M. : Nous travaillons avec une équipe de cinq à six personnes. Généralement, on donne une direction générale ainsi que des éléments-clés. Ici, par exemple : l’écharpe du Petit Prince, la typographie, etc. Ensuite, c’est un travail d’équipe. Il y a des gens spécialisés dans le développement des personnages, d’autres dans les décors.

E. L. : Par ailleurs, on a déjà revisité 11 classiques, dont Harry Potter : désormais, on a une formule solide.

Cette édition est, comme souvent, très interactive, puisque le livre contient notamment huit pop-up. Y avait-il des scènes dont vous saviez qu’elles seraient parfaites pour une telle animation ?

M. M. : C’est une réflexion qui intervient dans les premières étapes. On a d’abord des envies, des scènes qui nous viennent, mais il faut aussi composer avec le fait qu’il doit y avoir un certain rythme dans le livre, une répartition des pages qui contiennent des animations. Ce cadeau de l’interaction doit être bien rythmé pour le lecteur. C’est un peu comme lorsqu’on construit une maison : on ne peut pas mettre toutes les portes au même endroit. Parfois, il faut faire des compromis et choisir d’animer des scènes qu’on n’avait pas forcément pensé à animer au départ. 

Est-ce qu’il y a malgré tout des scènes qui se sont imposées visuellement plus que d’autres ? Certaines qui étaient non négociables ?

M. M. : Oui, par exemple, la scène avec le renard, qui est une scène très théâtrale. C’est vraiment un élément de création d’univers pour l’auteur à cet endroit-là. Et puis, il y a la scène de la rose qui est comme un cadeau, une révélation.

Est-ce que vous avez caché des détails, des “easter eggs” pour les lecteurs attentifs ?

M. M. : Je ne dirais pas forcément qu’on a caché des éléments, mais nous donnons énormément d’importance à tous les détails. Par exemple, les planètes ont toutes des visages, et elles ne regardent pas n’importe où : on voit bien qu’elles sont en train de veiller sur le Petit Prince. Par exemple, la planète où l’on voit tous les éléphants, l’un d’entre eux n’a pas réussi à atteindre la planète. On s’est donc dit que ce serait drôle, dans un prochain livre, qu’on retrouve cet éléphant-là, en se disant qu’il a fini par atterrir quelque part.

E. L. : De la même manière, pour la fin, il y a une illustration où on voit le Petit Prince qui pourrait veiller sur nous depuis sa planète. Pour finir, on a placé au début plusieurs éléments qui suggèrent ce qui pourrait se passer par la suite.

Est-ce qu’il y a des images qui, pour une raison ou pour une autre, n’ont pas été retenues ?

M. M. : Au départ, on avait envie d’en mettre beaucoup plus, mais il a fallu se rendre à l’évidence : le livre ne pouvait pas être trop long. Je pense qu’on a réussi à en mettre beaucoup, mais c’est toujours une décision très difficile pour nous de savoir combien il y aura d’illustrations, parce qu’on a toujours envie de tout illustrer.

Est-ce qu’on peut encore surprendre avec une œuvre que tout le monde croit connaître ?

M. M. : J’espère ! Ce sera aux lecteurs de nous le dire. C’est vrai que, lorsqu’on part d’une histoire qui est déjà si connue et qu’on nous donne la liberté d’apporter quelque chose de nouveau, on a espoir d’apporter un regard inédit.

E. L. : Et puis, nous avons déjà l’expérience des classiques, des histoires très connues, vendues à des milliers et des milliers d’exemplaires à travers le monde. Et pourtant, les lecteurs sont toujours intéressés de les redécouvrir avec une nouvelle perspective.  C’est aussi pour nous l’idée d’apporter un nouvel équilibre avec l’essor du digital. Les gens ont envie de pouvoir toucher le papier. Par exemple, ils ont beau connaître l’histoire de Frankenstein, ils sont ravis de pouvoir la découvrir d’une autre façon.

Ce type de livre nous dit également quelque chose du rapport à la lecture…

E. L. : Je pense que cette manière de présenter les livres est aussi une petite révolution. On l’entend beaucoup de la part des enfants et des professeurs. C’est aussi effrayant d’avoir un énorme bloc de texte. On nous dit que ça aide énormément les enfants à appréhender un ouvrage, le fait qu’il y ait une petite surprise à la page suivante. On nous dit aussi que beaucoup d’adultes sont attirés par ces livres-là, et se remettent à lire grâce à ça.

C’est l’éternelle question : Le petit prince est-il un livre pour enfants ou pour adultes ?

M. M. : Évidemment pour tous les âges, et pour les adultes qui ont un cœur d’enfant !

Pour finir, est-ce qu’il y a une réflexion, une phrase du Petit prince qui vous accompagne encore aujourd’hui ?

M. M. : Les adultes sont si étranges. Le Petit Prince n’arrête pas de le répéter pour expliquer qu’on doit regarder le monde d’une façon différente.

  •  

Chantage de Jonah Hill : que vaut le film avec Keanu Reeves ?

En quelques années, l’acteur Jonah Hill s’est fait plus discret sur les écrans pour se lancer dans la réalisation. Après 90’s en 2018 (un film très personnel se passant pendant les années 1990), et des projets plus expérimentaux, il est de retour avec Chantage (Outcome), à voir sur Apple TV à partir de ce 10 avril.

Comédie noire et cynique se passant dans le monde impitoyable d’Hollywood, le long-métrage suit un ancien acteur star du cinéma, Reef Hawk, contraint de se plonger dans son passé après avoir été extorqué d’un mystérieux clip vidéo. Que se passe-t-il sur cette vidéo et qui l’a dérobé ? Reef va tenter de le déterminer en reprenant contact avec ses anciennes connaissances.

La bande-annonce de Chantage.

Keanu Reeves incarne le rôle principal, aux côtés d’un casting cinq étoiles : Jonah Hill, Cameron Diaz, Matt Bomer, Drew Barrymore et même un certain Martin Scorsese, qui continue sa carrière d’acteur après son apparition dans la série The Studio.

Avec une ambiance mélancolique, humoristique, portée sur la crise existentielle et le pardon, Chantage a tout du feed-good movie sympathique, bien joué et bien pensé. Le film offre aussi à Keanu Reeves un rôle à contre-emploi, différent de ces dernières apparitions dans des franchises d’action comme John Wick. Mais la presse a-t-elle été convaincue ?

Que disent les critiques de Chantage

Les premières critiques ne sont pas forcément des plus tendres avec le film. Malgré l’envie de se laisse porter par cette histoire et ce casting infiniment sympathique, Première estime que « Jonah Hill se regarde le nombril à travers Keanu Reeves » et « passe surtout son temps à nous dire qu’il est quelqu’un de bien ». Télé-Loisirs contrebalance, et considère que le long-métrage, « dans l’air du temps », explore « avec humour et finesse les mécanismes du star-system à l’ère des réseaux sociaux ».

Cinenews enfin, trouve que Chantage « aborde des thèmes très actuels, tels que la pression des médias, la cancel culture et la quête de sens dans une ère dominée par les réseaux ».

Concernant la presse américaine, Deadline voit dans Chantage une comédie satirique inégale tandis que Variety considère que le film est plus réussi que Jay Kelly (2025) — sur un sujet plus ou moins similaire autour d’une ancienne star d’Hollywood. Pour The Hollywood Reporter, la force du film réside principalement dans l’interprétation de Keanu Reeves, malgré les défauts évidents du long-métrage concernant sa structure.

La presse est ainsi assez mitigée, malgré la curiosité de découvrir un nouveau film signé Jonah Hill, qui ne manque pas de proposer des projets se différenciant de ses anciens rôles. 

  •  

Blues touareg : comment Tinariwen et la nouvelle génération conquièrent le rock mondial

Deux grosses décennies en arrière, si vous cherchiez de la musique touarègue dans les bacs de votre Fnac, il fallait creuser bien profondément pour sortir une poignée de CD sur le sujet.

Des parutions documentant les musiques traditionnelles d’Afrique, collectées par des chercheurs et ethnomusicologues, vendues majoritairement à leurs semblables universitaires : c’était grosso modo ce que le marché du disque proposait à l’aube des années 2000. Si la discutable appellation « world music » existait déjà, un groupe comme le groupe malien Tinariwen — que l’on peut considérer comme pionnier — n’avait pas encore son nom en gras sur les affiches des festivals XXL que sont Glastonbury, Coachella ou Sziget.

Alors qui aurait parié sur l’essor du blues touareg ? Aujourd’hui, ce « rock du désert », comme il a été qualifié par la presse musicale, remplit les salles, attire un public varié et s’impose dans les festivals internationaux.

Rendons à César ce qui appartient à César. À l’origine de ce phénomène, c’est bien le nom de Tinariwen qui résonne de bouche à oreille, de platines K7 en chroniques de journalistes et de concerts devant quelques curieux jusqu’aux salles archi-pleines.

Ce collectif d’activistes touaregs à cheval — voire à chameau plutôt — sur plusieurs pays (Mali, Algérie, Niger, Libye) a façonné « l’assouf », ce blues saharien né de l’exil, de la solitude, du déracinement et des luttes d’un peuple nomade. C’est à la charnière des années 1970–1980 que le groupe invente ce langage musical fait de guitares lancinantes et de chants en tamasheq, héritage qui deviendra le style de base d’une étonnante aventure musicale internationale, que la rébellion touarègue des années 90 aura aussi portée comme un étendard en en faisant sa bande-son.

La chronologie des faits a son importance tant le marketing de l’industrie musicale aime s’emparer des récits et d’une narration qui n’est pas toujours la plus fidèle. Guitares et kalachnikovs en bandoulière : l’image est de fait vendeuse et séduisante pour le monde du rock.

Devenue naturellement la locomotive de cette caravane musicale et politique au succès planétaire inattendu, Tinariwen a gagné une reconnaissance mondiale depuis ses véritables débuts dans les années 80, remportant notamment des disques d’or en France et en Angleterre, sillonnant les scènes les plus prestigieuses et jouant régulièrement à guichets fermés.

C’est pourquoi, en 2026, contrairement aux lignes écrites un peu plus haut, vous ne devriez pas avoir trop de mal à mettre la main sur l’excellent Hoggar. Un nouvel album empreint de soif de justice, de liberté et de paix, qui, à sa manière, tend naturellement la main aux générations futures de ce peuple que la géopolitique mondiale bouscule depuis des années.

La nouvelle gérénation de la musique touarègue

Dans leur sillage, c’est donc une nouvelle génération de groupes et de musiciens qui est apparue dans cette grande famille de la musique touarègue. Des groupes qui font d’ailleurs l’actualité de ces musiques avec leurs nouveaux albums ou la réédition de leurs premiers faits d’armes, notamment pour Mdou Moctar.

Si Imarhan, Tamikrest, Bombino ou Mdou Moctar restent les plus courus par les programmateurs de concerts et donc du public, des dizaines d’autres noms ont réussi à se faire connaître au-delà du Sahara ces dernières années. On dénombrerait une centaine de groupes en activité issus de cette région d’Afrique.

Évidemment, le phénomène n’échappe pas à une certaine forme de « mode ». L’histoire est connue : quelques années en arrière — lorsque la situation du Sahel était à peu près stable — les producteurs occidentaux branchés rock voulaient tous trouver leur poule aux œufs d’or et allaient faire leur shopping entre Nouakchott, Kidal ou Agadez dans l’espoir de signer le prochain « Hendrix ou Jimmy Page touareg ».

Aujourd’hui, entre des trajectoires cosmopolites et la circulation de la musique en quelques clics, on peut penser que ce blues-rock du désert, plus accessible que jamais et désormais enregistré et produit avec le même perfectionnisme que n’importe quel groupe d’indie rock occidental, a de beaux jours devant lui. Un genre musical qui a su trouver un public friand de nouvelles vibrations, mais dans le même temps rassuré par d’autres, plus familières.

Coup de sirocco sur la planète rock

Mais comment expliquer cet engouement d’un public souvent habitué au rock classique ? D’abord par une filiation presque naturelle : le blues touareg repose sur des motifs répétitifs, tournoyants, presque psychédéliques parfois. Des textures de guitare électrique brutes et un groove hypnotique qui rappellent les racines du rock, d’où la comparaison avec le blues, évidemment.

Tinariwen, pour ne citer qu’eux, ont su séduire les oreilles curieuses de Radiohead, Robert Plant, Jack White et autres personnalités influentes du rock, confirmant la passerelle esthétique entre les deux univers.

L’authenticité et ce qu’elle représente dans son propos ont fait le reste. L’assouf raconte des récits d’exil, de résistance et de quête identitaire. Assistez à un concert des groupes précités et vous ressentirez implacablement cette densité émotionnelle, amplifiée par la présence scénique de ces musiciens enturbannés et le caractère organique des instruments. Une expérience à part, parole de converti.

C’est sûrement cette équation gagnante qui a fait de ce « rock du désert » ce qu’il est aujourd’hui : un genre musical à part entière qui s’ancre avec brio dans le large champ lexical de la musique. Vous n’avez plus qu’à vous laisser porter.

  •  

Attendue en mai, la nouvelle gamme de téléviseurs LG OLED dévoile ses prix

Aussi sûr qu’Apple lance ses nouveaux iPhone en septembre, LG profite toujours du printemps pour lancer officiellement sa nouvelle gamme de téléviseurs OLED. Une gamme toujours représentée par les modèles B, C, G et W, qui mise une fois encore sur une amélioration sensible de la luminosité et la réduction des reflets. Rapide tour du propriétaire avant de nous intéresser aux prix !

Ce qu’il faut retenir des LG B6, C6, G6 et W6

La grosse nouveauté de cette année, c’est la démocratisation de la technologie OLED Tandem sur les modèles les plus onéreux. À partir du LG C6 (en 77 et 83 pouces uniquement), on récupère en effet une dalle utilisant la technologie Brightness Booster Pro, promettant des pics de luminosité 3,9 fois supérieurs à un écran OLED classique. Naturellement, toute la famille des G6 en profite également. La marque annonce une luminosité de 2 300 nits, un record pour ce type d’écrans. La gamme G6 accueille également un nouveau revêtement Reflection Free deux fois plus efficace que la génération précédente.

Le nec plus ultra de LG cette année s’appelle W6. D’une épaisseur de 9 mm seulement, il se destine à une installation murale (le W, c’est pour « Wall ») et se décline en deux modèles géants de 77” et 83”. Sans fil, le W6 déporte toute l’électronique, ou presque, dans un boîtier « Zero Connect » à installer ailleurs dans le salon, dans une limite de dix mètres pour ne pas dégrader le flux vidéo.

Est commun aux C6, G6 et W6 le nouveau processeur α11 AI 4K Gen3, démultipliant la puissance de calcul et la fluidité de l’interface. LG promet des performances graphiques en hausse de 70 % – parfait pour supporter la nouvelle fréquence d’affichage de 165 Hz de ces modèles.

Enfin, la gamme B6 vise le rapport qualité-prix. Ici, on recycle une dalle OLED classique, de 120 Hz, ainsi qu’un processeur α8 AI Gen3 d’ancienne génération. Tous ces nouveaux modèles seront lancés avec webOS 26 et profiteront de cinq ans de mises à jour.

LG OLED 2026 lineup

Des tarifs stables, voire en baisse !

On pouvait avoir des craintes au vu du contexte entourant les composants informatiques, mais LG lancera finalement ses nouveaux produits en mai prochain à des tarifs très attractifs, notamment pour le B6 en 77” dont le prix fond, par rapport à l’an dernier.

Série LG OLED B6

  • OLED83B6 : 3 499 € (Nouveau modèle)
  • OLED77B6 : 2 199 € (-1 100 €)
  • OLED65B6 : 1 799 € (-500 €)
  • OLED55B6 : 1 499 € (-200 €)
  • OLED48B6 : 1 099 € (-200 €)

Série LG OLED C6

  • OLED83C6 : 4 999 € (0 €)
  • OLED77C6 : 3 499 € (-200 €)
  • OLED65C6 : 2 499 € (-200 €)
  • OLED55C6 : 1 899 € (-100 €)
  • OLED48C6 : 1 499 € (-100 €)
  • OLED42C6 : 1 299 € (-100 €)

Série LG OLED G6

  • OLED97G6 : 25 099 € (+100 €)
  • OLED83G6 : 6 499 € (0 €)
  • OLED77G6 : 4 599 € (+100 €)
  • OLED65G6 : 3 299 € (-200 €)
  • OLED55G6 : 2 299 € (0 €)
  • OLED48G6 : 1 699 € (-100 €)

Série LG OLED W6

  • OLED83W6 : 5 999 € (Nouveau modèle)
  • OLED77W6 : 4 999 € (Nouveau modèle)
  •  

Énorme carton, le MacBook Neo pose de gros défis de production à Apple

La sortie du MacBook Neo a beau pousser la concurrence à faire son introspection, elle pose aussi un énorme défi logistique à son concepteur. Basé sur la puce A18 Pro des iPhone de l’année dernière, le nouvel ordinateur portable vendu 699 € s’écoule peut-être un peu trop vite pour qu’Apple puisse suivre la cadence.

Un succès inattendu ?

Avec son MacBook Neo, Apple fait un pari audacieux : utiliser des puces de smartphones pour abaisser considérablement le prix d’entrée dans son catalogue d’ordinateurs portables (le MacBook Neo s’affiche 500 € moins cher que le MacBook Air dernier cri). Mais il ne s’agit pas de n’importe quelle puce : Apple recycle en réalité un lot « défectueux » de puces A18 Pro, amputé d’un cœur graphique (cinq cœurs GPU contre six normalement). Bien vu, pour ne pas gaspiller d’importants stocks de silicium. Mais le problème est que les stocks s’épuisent à un rythme très, très soutenu.

D’après les sources du journaliste Tim Culpan, Apple pourrait rapidement assécher son stock, et doit déjà envisager de relancer la production de sa puce de l’an dernier. Une gageure, même pour l’une des entreprises les plus riches du monde : TSMC, l’entreprise taïwanaise qui grave ces puces, tourne déjà à plein régime. Réallouer une ligne de production à ces puces « datées » et effectuer l’opération de soustraire un cœur GPU entraînerait des coûts faramineux.

Finalement, Apple pourrait se retrouver confronté au même problème que l’ensemble des constructeurs de la tech en 2026 : soit augmenter ses prix pour répercuter le surcoût de la production de nouvelles puces, soit absorber ce coût pour que le MacBook Neo reste le plus attractif possible, faisant ainsi entrer quantité de nouveaux venus dans l’écosystème Apple.

Un nouveau modèle déjà assuré

Dans l’attente de connaître à quelle sauce les consommateurs vont être mangés (ou brossés dans le sens du poil), Apple planche déjà naturellement sur un successeur à Neo. De l’aveu de Tim Cook, aucun autre MacBook ne s’est vendu aussi vite la semaine de son lancement. Preuve que le fabricant a fait le bon choix avec son entrée de gamme. D’autant que tous les sites spécialisés s’accordent à dire qu’il n’existe tout simplement pas de meilleur ordinateur portable à 699 € actuellement. Pour The Verge, le MacBook Neo est même ce qui pouvait arriver de mieux au marché de l’informatique, en cela que sa sortie va obliger les fabricants de PC Windows à considérablement améliorer leur copie pour lui tenir tête à un prix aussi attractif.

Pour l’encore hypothétique MacBook Neo 2, Apple réutiliserait probablement les puces A19 Pro logées aujourd’hui au sein des iPhone 17 Pro et iPhone Air. D’après des rumeurs très préliminaires, ce futur modèle embarquerait toutefois 12 Go de RAM, contre 8 Go seulement aujourd’hui. Mais, quand on sait combien coûte la mémoire vive cette année, Apple arrivera-t-il à résister à une hausse des prix ?

  •  

Mouse P.I For Hire : date de sortie, précommande et toutes les infos sur le FPS

Présenté pour la toute première fois en 2023, Mouse P.I For Hire avait tout de suite retenu l’attention grâce à son esthétique semblant sortir tout droit d’un dessin animé des années 30, un style qui avait déjà parfaitement fonctionné dans le jeu Cuphead. Après un léger report, le jeu développé par le studio indépendant polonais Fumi Games sortira le 16 avril 2026 sur PC, PS5, Xbox Series et Nintendo Switch 2.

Au-delà de son style, Mouse P.I For Hire s’inspire des films noirs pour proposer une intrigue classique du genre et l’ambiance qui va avec. Vous y incarnerez donc un ancien héros de guerre reconverti en détective privé, Jack Pepper, doublé par Troy Baker (The Last of Us, Uncharted). Alors que vous serez d’abord embarqué dans une simple enquête sur une disparition mystérieuse, vous découvrirez rapidement une vaste conspiration politique et son lot de meurtres, de chantages et de corruption en tout genre.

Toute l’action se déroulera à Mouseburg, une ville dans laquelle la police corrompue jusqu’à la moelle participe à tous les crimes locaux, notamment contre les populations les plus pauvres. Chaque niveau sera une occasion de découvrir un nouveau quartier de la ville, qui proposera donc des décors variés, des docks brumeux aux égouts en passant par de vieux studios de cinéma.

Mouse-1

Concernant le gameplay, Mouse P.I For Hire se présente comme un « boomer-shooter », c’est-à-dire un FPS linéaire à l’action frénétique, à l’image des jeux Doom. En plus de ses poings et de son revolver, Jack Pepper profite d’un large arsenal d’armes loufoques à découvrir tout au long du jeu, comme le « Devarnisher » qui fait fondre l’encre des ennemis ou des boîtes d’épinards façon Popeye pour devenir invincible, et d’une palette de mouvements et d’esquives pour éviter les dangers.

Entre chaque niveau, vous repasserez par votre bureau pour faire le point sur l’avancée de l’enquête en analysant les différents indices récupérés dans les niveaux. À mesure que vous progresserez dans l’aventure, vous découvrirez de nouvelles techniques, qui vous permettront d’accéder à des lieux auparavant inaccessibles dans les premiers niveaux. Il faudra donc y retourner pour y trouver de nouveaux indices indispensables pour faire avancer l’enquête, ce qui vient ajouter une petite dose de Metroidvania à la progression.

Mouse-2

En plus des combats traditionnels, les niveaux ouverts demanderont à être explorés, et il faudra régulièrement y résoudre des énigmes pour continuer la progression. Des combats de boss en plusieurs phases seront également au menu de cette aventure qui sera rythmée par une bande-son rétro-jazz composée par Patryk Scelina.

Mouse P.I For Hire sera disponible le 16 avril 2026 sur PC, PS5, Xbox Series et Nintendo Switch 2.

  •  

Professeur Layton et le Nouveau Monde à Vapeur : date de sortie, trailer, toutes les infos

Enfin des nouvelles et une sortie confirmée en 2026

Après de longs mois sans nouvelles et plus de trois ans après sa première annonce, on a enfin eu du nouveau sur le prochain jeu de la série Professeur Layton. A l’occasion d’une conférence de son éditeur Level 5, un nouveau trailer a été dévoilé. L’occasion d’en savoir un peu plus sur les personnages du jeu, et de confirmer qu’il s’agira du jeu Professeur Layton proposant le plus d’énigmes de l’histoire de la série. En fin de trailer, on découvre que le jeu sortira bien en 2026, sans plus de précision pour l’instant. Professeur Layton et le Nouveau Monde à Vapeur sortira donc en 2026 sur PC, PS5, Nintendo Switch et Nintendo Switch 2.

Le Nintendo Direct de février 2023 nous réservait quelques surprises. Et parmi elles, le retour d’un professeur bien-aimé est probablement l’une des plus réjouissantes. Hershel Layton reprend du service, dans un jeu intitulé Professeur Layton et le Nouveau Monde à Vapeur, qui sortira sur PC, PS5Nintendo Switch et Nintendo Switch 2 dans le courant de l’année 2026.

S’il est difficile de se faire une idée exacte du contenu du jeu après avoir vu ce très court premier trailer, on peut en revanche affirmer que le Professeur Layton se retrouve de nouveau sur le devant de la scène, après avoir été remplacé par sa fille Katrielle pendant quelque temps. En revanche, aucune information n’a été donnée concernant son jeune assistant de toujours, Luke Triton.

Si vous n’avez jamais touché à la licence, qui a connu un grand succès sur Nintendo DS, les jeux Professeur Layton sont des jeux d’énigmes et de puzzles, dans lesquels notre héros, un archéologue accompli, résout différentes affaires dans un lieu donné. Le tout dans un gameplay en point’n’click.

Pour ce nouvel opus, on croit distinguer un Londres rétrofuturiste, dans lequel la vapeur semble jouer un rôle important, en étant capable de dissimuler de notre vue certains éléments, ou en étant mise en action dans des puzzles. Ce qui est certain, c’est que la direction artistique s’annonce particulièrement soignée et jolie.

professeur-layton-and-the-63e4b47a13100

Professeur Layton et le Nouveau Monde à Vapeur sortira sur PC, PS5, Nintendo Switch et Nintendo Switch 2 dans le courant de l’année 2026.

Tous nos conseils jeux vidéo

  •  

The Cleaning Lady, nouvelle série phénomène de Netflix ?

C’est une nouvelle femme de ménage, mais pas celle à laquelle l’on pense immédiatement. Loin du succès littéraire signé Freida McFadden, Netflix a accueilli une œuvre homonyme dans son catalogue. Diffusée à l’origine en 2022 sur Fox, The Cleaning Lady est développée par Miranda Kwok et produite par Warner Bros. Adaptée de la fiction argentine La chica que limpia, elle s’étend sur quatre saisons, diffusées jusqu’en 2025 et toutes disponibles sur la plateforme.

De quoi parle la série ?

L’histoire suit Thony De La Rosa, une médecin venue aux États-Unis pour soigner son fils atteint d’une maladie rare. Sans statut légal et confrontée à un système de santé inaccessible, elle se retrouve contrainte d’accepter des emplois précaires. Jusqu’au jour où elle assiste à un meurtre.

Élodie Yung dans The Cleaning Lady, saison 2.

Repérée par une organisation criminelle, elle devient nettoyeuse de scènes de crime. Cette double vie, mère et collaboratrice de la mafia, structure l’ensemble de la série. Le rôle principal est porté par Élodie Yung (aussi vue dans Daredevil). Autour d’elle, la distribution réunit Martha Millan, Adan Canto, Oliver Hudson et Eva De Dominici.

La série est-elle fidèle à l’œuvre originale ?

L’adaptation américaine reprend le principe de La chica que limpia : une femme ordinaire contrainte de travailler pour des criminels après avoir été témoin d’un meurtre. Le moteur dramatique – protéger un enfant malade – demeure inchangé.

En revanche, le personnage évolue. Elle devient une médecin immigrée, ce qui déplace le récit vers des enjeux plus larges liés à l’immigration et au système de santé américain. Le format lui-même s’élargit : intrigue plus étendue, multiplication des arcs secondaires et ton plus accessible.

Pourquoi ce type de série séduit-il autant ?

La série s’est hissée parmi les programmes les plus regardés de la semaine en France sur Netflix, confirmant l’efficacité d’un modèle narratif bien identifié : celui d’un individu ordinaire précipité dans un univers criminel.

The Cleaning Lady, saison 2.

Ce schéma s’inscrit dans une tendance forte du catalogue de la plateforme. Des séries comme Maid, qui suit une mère contrainte de faire des ménages pour survivre, explorent déjà la précarité à hauteur de femme. Dans un registre plus criminel, Ozark ou Breaking Bad reposent sur une mécanique similaire.

  •  

Mort d’Afrika Bambaataa : comment l’architecte du hip-hop a redessiné la musique

Le monde de la musique vient de perdre l’un de ses fondateurs les plus déterminants. Afrika Bambaataa, né Kevin Donovan, est mort ce jeudi 9 avril d’un cancer de la prostate à l’âge de 68 ans. Si le hip-hop est aujourd’hui la culture la plus influente et la plus écoutée à travers le monde, il le doit en grande partie à la vision de cet enfant du Bronx des années 1970.

DJ légendaire, créateur de mouvements et infatigable chercheur de sons, Bambaataa laisse derrière lui une empreinte musicale indélébile, bien que son aura ait été lourdement entachée à la fin de sa vie.

Du chef de gang au guide pacificateur

L’histoire d’Afrika Bambaataa est avant tout celle d’une transformation sociale. Dans les années 1970, le sud du Bronx est ravagé par la pauvreté, la drogue et la guerre des gangs. Lui-même leader de la division locale des redoutables Black Spades, Bambaataa décide, à la suite d’un voyage en Afrique et de la perte d’amis proches, de réorienter l’énergie destructrice des rues vers la créativité.

Il fonde alors la Universal Zulu Nation, une organisation qui rassemble de jeunes Afro-Américains et Portoricains autour de quatre piliers fondamentaux : le DJing, le MCing (rap), le B-boying (breakdance) et le graffiti. Le mot d’ordre est clair : « Peace, Unity, Love, and Having Fun » (« Paix, Unité, Amour et S’amuser »). Bambaataa offre une alternative aux armes : désormais, les conflits de territoire se règlent par des batailles de danse ou des joutes de platines.

Planet Rock : le big bang de l’electro-funk

Sur le plan purement musical, Bambaataa, souvent surnommé le « Master of Records » pour sa collection éclectique et sa connaissance encyclopédique de la musique, a repoussé les limites du genre. En 1982, il sort un titre qui va révolutionner l’industrie : Planet Rock.

En samplant habilement les morceaux Trans-Europe Express et Numbers du groupe allemand de musique électronique Kraftwerk, et en y associant des boîtes à rythmes comme la mythique Roland TR-808, il invente l’electro-funk. Ce titre ne s’est pas contenté de propulser le hip-hop dans une nouvelle dimension futuriste, il a redéfini le son des années 80.

Des albums fondateurs et une influence sans frontières

Au-delà de ce single historique, la discographie d’Afrika Bambaataa (souvent accompagné de son groupe Soulsonic Force ou sous le nom de Time Zone) regorge de projets cruciaux. Planet Rock: The Album (1986), bien qu’assemblant ses premiers succès, sert de véritable manuel d’instruction pour la musique électronique urbaine. La même année, Beware (The Funk Is Everywhere) confirme sa volonté de fusionner le hip-hop naissant avec le P-Funk de George Clinton et le rock (notamment avec le titre Kick Out the Jams).

En 1988, avec The Light, il s’ouvre encore davantage sur le monde en collaborant avec des figures inattendues comme Boy George ou UB40, prouvant que le hip-hop n’a pas de frontières.

Les graines plantées par Bambaataa ont donné naissance à des forêts entières dans le paysage musical. Du côté de la scène électronique, la techno de Détroit ne serait pas la même sans lui ; des pionniers comme Juan Atkins, Kevin Saunderson et Derrick May citent Planet Rock comme l’élément déclencheur de leur vocation. Des stars mondiales comme Daft Punk ou les Chemical Brothers sont les héritiers directs de cette fusion homme-machine.

Concernant le rap et le R’n’B, son influence se fait ressentir de l’approche collective du Wu-Tang Clan (inspirée par la structure de la Zulu Nation) aux productions de la Miami Bass. Des figures du hip-hop comme Missy Elliott (qui a abondamment samplé la culture electro-funk dans ses hits) ou les Beastie Boys ont tous puisé dans l’esthétique façonnée par Bambaataa.

De graves accusations de violences sexuelles

Toutefois, l’histoire d’Afrika Bambaataa comporte une part d’ombre. À partir de 2016, plusieurs hommes, menés par le témoignage initial de l’activiste politique Ronald Savage, sont sortis du silence pour l’accuser de violences sexuelles et de pédocriminalité. Les faits dénoncés remonteraient aux années 1970 et 1980, ciblant de jeunes garçons vulnérables qui gravitaient autour de lui et de la Zulu Nation dans le Bronx.

Ces graves accusations, bien que Bambaataa les ait toujours niées, ont provoqué une onde de choc immense. Sous la pression, il a été contraint de quitter ses fonctions à la tête de son organisation la même année, laissant une marque indélébile sur son image de figure paternelle et protectrice. En 2025, une action civile engagée contre lui avait été jugée en sa défaveur après son absence à l’audience.

Une œuvre fondatrice

Il est impossible de raconter l’histoire du hip-hop, de la musique électronique et de la culture urbaine sans placer Afrika Bambaataa à son épicentre. Il a été l’étincelle qui a permis à une génération marginalisée de trouver une voix et de l’exporter à l’international. Si la fin de sa vie et les révélations de ses accusateurs auront définitivement fracturé le mythe du « parrain », les fondations culturelles qu’il a posées et l’onde de choc de ses expérimentations musicales continueront d’imprégner la création contemporaine.

  •  

L’État français va drastiquement réduire sa dépendance à Windows

Un énorme chantier, dont l’objet est de « réduire la dépendance numérique extra-européenne », explique la DINUM, et qui concernera d’ici la fin d’année l’ensemble des ministères. Dans un contexte géopolitique tendu, et après un sursaut de lucidité sur l’énorme retard accumulé par l’Europe dans le développement de ses propres outils numériques, cette annonce est aussi prometteuse que tardive.

Linux a le vent en poupe

Concrètement, la Direction interministérielle du numérique annonce ni plus ni moins que « sa sortie de Windows au profit de postes sous système d’exploitation Linux ». En clair, les ordinateurs de la DINUM n’utiliseront plus le système d’exploitation phare de Microsoft, mais une distribution Linux non précisée. Une bascule qui a pour but de réduire la dépendance du ministère aux outils américains, mais qui devrait également renforcer la sécurité des infrastructures – Linux ayant meilleure réputation sur ce point.

Si l’annonce est inédite pour un ministère, elle ne l’est pas réellement à l’échelle française. La gendarmerie nationale utilise en effet Linux depuis 2008 et, à l’échelle locale, plusieurs municipalités (notamment lyonnaises) ont annoncé l’an dernier tourner le dos à Windows au profit du système représenté par un manchot.

Si le système d’exploitation est l’arbre qui cache la forêt, c’est en réalité l’ensemble des outils numériques utilisés par les ministères qui vont évoluer. Pour l’instant non contraignantes, les recommandations de la DINUM encouragent notamment les administrations à utiliser les outils de la Suite numérique, comprenant notamment des alternatives à Google Meet (Visio) et d’autres plateformes américaines.

Un gros chantier

D’ici l’automne prochain, indique la DINUM, « chaque ministère (opérateurs inclus) sera tenu de formaliser son propre plan […], portant sur les axes suivants : poste de travail, outils collaboratifs, anti-virus, intelligence artificielle, bases de données, virtualisation, équipements réseau ». Autant dire que les responsables de parcs informatiques ne vont pas chômer, et que les agents vont devoir passer par la case formation à plus d’une reprise. Linux a beau être un système ouvert, son fonctionnement est très différent de celui de Windows et nécessite une adaptation.

« Nous devons nous désensibiliser des outils américains et reprendre le contrôle de notre destin numérique. Nous ne pouvons plus accepter que nos données, nos infrastructures et nos décisions stratégiques dépendent de solutions dont nous ne maîtrisons ni les règles, ni les tarifs, ni les évolutions, ni les risques », a réagi le ministre David Amiel.

On peut espérer que, dans le sillage de ces changements majeurs, la cybersécurité des administrations sera renforcée comme il se doit. Inutile de le rappeler : ces derniers mois ont été marqués par d’innombrables piratages et fuites de données. Au point que la France se trouve aujourd’hui en deuxième position des pays les plus sensibles aux cyberattaques à l’échelle mondiale.

  •  

Vous aurez bientôt le temps de vous faire un café pendant les pubs YouTube

Pour forcer les abonnements à son service YouTube Premium, Google ne semble reculer devant aucune friction. Sur Reddit, plusieurs internautes anglo-saxons se plaignent en effet que la plateforme de vidéos en ligne les oblige dorénavant à regarder des publicités pouvant durer 90 secondes avant de pouvoir accéder au contenu désiré.

Des pubs de 90 secondes pour encourager les abonnements

« Alors, ça commence », soupire un internaute postant sur Reddit une photo de son téléviseur, affichant une publicité, impossible à passer, de 90 secondes avant de pouvoir accéder à la vidéo désirée. Si Google ne se prive déjà pas de passer plusieurs publicités à la suite, elles sont généralement courtes ou, si elles ne le sont pas, peuvent être passées. Cette image prouve qu’une nouvelle stratégie est peut-être à l’étude dans les locaux de YouTube.

À l’étude, oui, car, pour l’heure, Google n’a fait aucune annonce officielle. Par ailleurs, tous les internautes ne semblent pas rencontrer ces nouvelles publicités très intrusives, ce qui laisse penser à une expérimentation comme les Gafam en mènent à longueur d’année sur un panel serré d’utilisateurs et d’utilisatrices. Google essaie probablement de jauger à quel point des publicités aussi longues, et impossibles à passer, permettent de « convertir » des internautes vers son abonnement YouTube Premium, qui ne contient aucune publicité.

YouTube pub 90 secondes
Photo d’un internaute montrant une publicité impossible à passer, de 90 secondes.

La lente “enshittification” de YouTube

Si elle venait à être déployée mondialement, cette nouveauté marquerait probablement le pinacle d’années de durcissement de YouTube à l’encontre des utilisateurs et utilisatrices gratuits de la plateforme. Une « enshittification », pour utiliser un terme très à la mode ces derniers mois, qui désigne la politique de dégradation des services en ligne afin « d’encourager » les internautes à souscrire un abonnement.

Cela s’est notamment illustré ces dernières années par la croisade menée par Google contre les bloqueurs de publicités. Les éditeurs de ces extensions pour navigateurs jouent au jeu du chat et de la souris : Google corrige les failles permettant de contourner les pubs, les extensions trouvent d’autres portes dérobées, et ainsi de suite. Toujours est-il qu’utiliser YouTube dans sa version gratuite, en 2026, et sans bloqueur de pub fonctionnel, est devenu extrêmement pénible.

C’est précisément ce que semble viser Google avec ce genre de méthode : parier sur l’épuisement des utilisateurs et utilisatrices, qui n’auront d’autre choix que de céder pour YouTube Premium afin de redécouvrir, enfin, une version assainie de YouTube. Mais, alors que l’abonnement coûte aujourd’hui 12,99 € par mois, pas certain que tout le monde puisse se le permettre. Surtout quand d’autres plateformes continuent d’augmenter leurs prix.

  •  

Bandi : la série de Netflix est-elle surcotée ?

Nouvelle fiction française signée Éric Rochant et Capucine Rochant, Bandi a fait son arrivée sur Netflix le 8 avril avec l’ambition de mêler drame familial et thriller criminel. Tournée en Martinique, cette série en huit épisodes est-elle à la hauteur des attentes suscitées par le créateur du Bureau des légendes ?

L’histoire suit la famille Lafleur, une fratrie de 11 enfants meurtris par la mort de leur mère. Les aînés tentent de maintenir l’équilibre du foyer tandis que certains choisissent des raccourcis risqués, basculant vers le trafic de drogue pour subvenir aux besoins de tous.

Que reproche-t-on à la série ?

Globalement, les médias s’accordent sur un point : l’ambition est réelle, mais l’exécution bancale. « Des prestations moyennes, des intrigues (…) éculées et un rythme d’une lenteur exaspérante nuisent considérablement à la qualité de cette première saison », juge le site What’s on Netflix. Même constat du côté de K-wave and Beyond, qui évoque« une impression de spontanéité et de manque de finesse ». Le site ajoute que la série « n’atteint pas toujours son plein potentiel », malgré des intentions solides.

Bandi

C’est surtout la cohérence du récit qui est pointée du doigt. « Ce qui semble être un drame familial au départ est éclipsé par un thriller sur le trafic de drogue », explique What’s on Netflix, tandis que K-wave and Beyond regrette que « la dimension émotionnelle […] soit insuffisamment développée ».

Quid des interprétations ?

Le choix d’acteurs locaux donne à la série une texture particulière, mais expose aussi certaines limites. « L’inexpérience finit par se faire sentir. Un jeu d’acteur peu naturel rend le premier épisode difficile à regarder », pointe What’s on Netflix. Certaines performances émergent néanmoins. K-wave and Beyond salue notamment Djody Grimeau, dont l’interprétation « révèle un personnage complexe et contradictoire ».

Bandi

Sur le plan visuel, les retours sont plus homogènes. Le Monde parle d’une « immersion dans l’envers du décor paradisiaque de l’île », soulignant un réel « souci d’authenticité ». What’s on Netflix note également que la série « dépeint des vies quotidiennes et des territoires rarement montrés à la télévision française ».

  •  

Big Mistakes : que vaut vraiment la nouvelle série de Netflix ?

Portée par Dan Levy (Schitt’s Creek) et Rachel Sennott (I Love LA), la série Big Mistakes s’incruste dans la liste des comédies hybrides mêlant humour et récit criminel. Disponible sur Netflix depuis le 9 avril, elle se compose de huit épisodes d’environ 30 minutes. Levy y incarne Nicky, aux côtés de Taylor Ortega (Ghosts) et Laurie Metcalf (Lady Bird), dans une fiction centrée sur les liens familiaux et les trajectoires contrariées.

De quoi parle la série ?

L’intrigue prend place dans une petite ville du New Jersey. Nicky et Morgan, frère et sœur, se retrouvent embarqués malgré eux dans une affaire de crime organisé après avoir volé un collier dont ils ignorent la valeur. S’ensuit une succession de menaces et de missions illégales. La série repose sur un contraste marqué entre un quotidien ordinaire et la violence du milieu criminel.

Big Mistakes

Plusieurs critiques saluent la finesse de l’écriture. Télérama évoque« des formidables moments burlesques » et une série « subtilement intime », capable de révéler « les dynamiques complexes entre ces êtres névrosés ». Time insiste également sur cet aspect et décrit « une solide base d’amour et de dysfonctionnements familiaux » et une relation centrale « dont la dimension conflictuelle, mais loyale, donne à la série sa force émotionnelle ».

Que reproche-t-on à la série ?

Le casting fait l’objet de retours élogieux.« Le casting est excellent », synthétise The Guardian tandis que Decider met en avant « l’alchimie indéniable » entre les interprètes principaux. Variety évoque également un « casting exceptionnel » et des personnages « délicieusement excentriques », capables de maintenir l’intérêt même lorsque l’intrigue s’égare.

Big Mistakes

Or, c’est précisément sur cette construction narrative que les critiques se montrent plus réservées. Time évoque de « nombreuses incohérences [dans le] scénario » et une intrigue criminelle « fragilement construite ». « Trop d’éléments maladroits et invraisemblables », juge The Guardian de son côté, et des antagonistes « plus ennuyeux qu’effrayants ».

Time regrette également que certains arcs narratifs plus prometteurs soient relégués au second plan, estimant que « toutes les histoires n’ont pas besoin d’une bonne dose de sang ». The Guardian résume cette tension en suggérant que la série fonctionne davantage lorsqu’elle se concentre sur ses personnages.

  •  

Duran Duran : pourquoi la réédition de The Wedding Album est un événement ?

Le vernis New Wave a vieilli, mais la signature de Duran Duran reste intacte. Le groupe réédite ce 10 avril The Wedding Album, son album culte, plus de 30 ans après sa sortie. Une ressortie qui dépasse la simple nostalgie et consacre un opus désormais central dans l’histoire du groupe comme de la pop.

La réédition se décline en formats physiques pensés pour les collectionneurs comme pour les amateurs : l’album est proposé en double vinyle remasterisé ainsi qu’en CD. Le vinyle s’accompagne d’une pochette gaufrée et d’une carte artistique grand format.

Pourquoi cet album est-il devenu central ?

Sorti en 1993, The Wedding Album intervient après un passage à vide du groupe. Ce dernier retrouve alors une visibilité internationale grâce à deux titres majeurs : Ordinary World et Come Undone. Le disque atteint alors les sommets des classements, notamment la septième place du Billboard. L’album marque également une inflexion esthétique. Le groupe délaisse en partie la synth-pop des années 1980 pour une écriture intégrant rock, funk ou encore influences brésiliennes.

Ordinary World, de Duran Duran.

« C’est l’album qui nous a offert deux énormes tubes, en dehors des années 1980 !… Le succès de cet album nous a donné une confiance incroyable et la conviction que nous avions encore de la vitalité et quelque chose à offrir au monde », avait d’ailleurs déclaré le bassiste John Taylor, rappelle Forbes.

Qui est Duran Duran aujourd’hui ?

Formé à Birmingham à la fin des années 1970, Duran Duran compte parmi les groupes structurants de la pop britannique. Son ascension repose autant sur ses compositions que sur une esthétique visuelle originale, amplifiée par l’essor de MTV. Des titres comme Rio, Hungry Like The Wolf ou The Reflex participent à installer cette notoriété internationale.

Hungry Like The Wolf, de Duran Duran.

Le groupe a poursuivi une trajectoire faite de mutations successives. Après les années 1990, il enchaîne les projets, explore de nouvelles collaborations. Des albums comme Astronaut ou Future Past témoignent de cette capacité à évoluer.

  •  

Nature prédatrice sur Netflix : de quoi parle ce nouveau film de requin ?

Deux ans après Sous la seine (2024), Netflix revient au film de requins avec Nature prédatrice. Dans le long-métrage proposé sur la plateforme le 10 avril 2026, un ouragan de grande ampleur s’abat sur une ville côtière et inonde le lieu, provoquant l’arrivée de plusieurs requins affamés. Les habitants tentent alors de survivre entre les débris et les prédateurs, mais les attaques ne s’arrêtent pas.

Nature prédatrice est à la fois un film catastrophe (avec la destruction totale de la ville) et un film de requin complètement assumé, qui enchaîne les morts sanglantes, les moments de tension et les séquences improbables dans des lieux insolites.

La bande-annonce de Nature prédatrice.

Pour couronner le tout, le film suit comme protagoniste une jeune femme enceinte sur le point d’accoucher, piégée dans sa voiture quand les requins arrivent. Un programme qui devrait particulièrement plaire aux amateurs du genre et qui rappelle le postulat de Crawl (2019), d’Alexandre Aja. Dans celui-ci, un ouragan ravageait la Floride provoquant plusieurs attaques de crocodiles.

Qui joue dans Nature prédatrice ?

Outre la présence de Djimon Hounsou et Whitney Peak, le long-métrage met en scène Phoebe Dynevor, star de La chronique des Bridgerton, également disponible sur Netflix. Derrière la caméra se trouve le cinéaste Tommy Wirkola, connu pour plusieurs films d’actions décomplexés, comme Hansel & Gretel: Witch Hunters (2013), Seven Sisters (2017) ou encore le récent Violent Night (2022) avec David Harbour, qui aura droit à une suite en fin d’année au cinéma.

Avec Nature prédatrice, il s’attaque au genre indémodable du film de requin. Les images le montrent, le réalisateur adopte, visiblement, une certaine radicalité dans le traitement.

Sans (trop) tomber dans le film de série B parodique, le long-métrage est sanglant, intense et s’inscrit dans la volonté assumée du cinéma de repenser le film de requin. Après le chef-d’œuvre de Steven Spielberg Les dents de la mer (1975), quelle place pour l’animal le plus effrayant du cinéma ? Réponse ce 10 avril sur Netflix.

  •  

Les stand-up et spectacles d’humour à voir au printemps

(1) Thomas Marty : nouveau spectacle, de Thomas Marty

Thomas Marty confirme sa singularité dans le paysage de la comédie française avec son seul-en-scène détonnant, sobrement nommé Nouveau spectacle faisant suite à un premier show couronné de succès. Star des réseaux sociaux aux millions de vues, l’humoriste parle de sa vie, de son évolution, de son humeur et de son état d’esprit changeant avec les années, gagnant en maturité mais aussi en perspicacité.

Un spectacle authentique et drôle, à voir à Paris au Théâtre de la Gaîté Montparnasse et en tournée dans toute la France.

Thomas Marty : nouveau spectacle de Thomas Marty, au Théâtre de la Gaîté Montparnasse à Paris, du 8 janvier au 26 juin 2026 puis en tournée à travers la France.

(2) Sexe, Grog et Rocking Chair, d’Alex Lutz

Troisième spectacle d’Alex Lutz, Sexe, Grog et Rocking Chair est de retour de janvier à avril 2026 au Cirque d’Hiver à Paris. Entre son travail de comédien et de réalisateur, Alex Lutz retrouve la scène et aborde avec humour et authenticité les thèmes phares de l’époque, le passage du temps, les évolutions techniques et technologiques ainsi que les différentes tendances du moment.

Un seul-en-scène cathartique qui ne cache pas son ambition et sa richesse, jouant avec les styles, les tons et les genres, du drame intense à la comédie sincère.

Sexe, Grog et Rocking Chair d’Alex Lutz, au Cirque d’Hiver de Paris, du 5 janvier au 26 avril 2026 puis en tournée en France en 2026.

(3) Tom Boudet vous dit quoi, de Tom Boudet

Stand-up personnel et parlant à toute une génération, Tom Boudet vous dit quoi est un spectacle dans lequel l’humoriste incarne plusieurs personnages afin de traiter de la vingtaine, d’évoquer son enfance, ses doutes, ses craintes et ses vérités. En s’adonnant à ce récit introspectif, il crée un lien avec le public et touche les autres grâce à son humour et sa spontanéité.

Tom Boudet vous dit quoi est à découvrir de janvier à juin 2026 au Point Virgule à Paris puis en tournée dans toute la France.

Tom Boudet vous dit quoi, de Tom Boudet, au Point-Virgule, à Paris, du 5 janvier au 29 juin 2026, et en tournée en France du 21 janvier au 29 mai 2026.

(4) Mahé s’installe, de Mahé

Entre sketchs, improvisations et stand-up, Mahé propose un spectacle inventif et drôle dans Mahé s’installe et raconte son parcours semé d’embuches et les obstacles rencontrés dans sa vie, avec une dose importante d’auto-dérision et d’humour. Nouvelle voix importante de la comédie et de l’humour, Mahé est à voir de janvier à avril au Point Virgule, à Paris, puis à L’Européen en juin, mais aussi en tournée dans toute la France de janvier à mai 2026.

Son spectacle promet une dose importante de bonne humeur et de rire, en parlant de situations connues ou rencontrées par tous et toutes.

Mahé s’installe de Mahé, au Point Virgule, à Paris, du 18 janvier au 26 avril 2026, à L’Européen les 3 et 4 juin 2026, et en tournée en France du 17 janvier au 29 mai 2026.

(5) Chantal Ladesou : le retour, de Chantal Ladesou

L’actrice et humoriste Chantal Ladesou revient déjà avec un spectacle inédit intitulé Chantal Ladesou : le retour, en tournée pour quelques dates à travers la France à partir de janvier 2026. Mélange de stand-up, de seule-en-scène et de pièce de théâtre, elle offre une expérience marquée par son caractère, par son tempérament, son franc parlé et sa liberté artistique. À son image, Chantal Ladesou : le retour est un show aussi drôle qu’incisif.

Chantal Ladesou : le retour de Chantal Ladesou, en tournée à travers la France, du 17 janvier au 22 mai 2026.

(6) Heureuse, de Camille Tissot

Camille Tissot présente son spectacle Heureuse. Un stand-up aussi absurde que tendre, dans lequel l’humoriste et maman partage ses angoisses, sa vision du couple et de la maternité avec une énergie étonnante. L’humoriste, connue sur les réseaux sociaux, est actuellement en tournée dans toute la France. À la rentrée de septembre 2026, elle investira le Théâtre de Dix Heures à Paris.

Heureuse, de Camille Tissot, en tournée à travers la France du 10 avril 2026 au 27 mai 2027, et du 23 septembre au 22 octobre 2026, au Théâtre de Dix Heures, à Paris.

(7) Grandira plus tard, d’Édouard Deloignon

Dans son seul-en-scène, l’ancien basketteur Édouard Deloignon se confie sur ses pérégrinations hilarantes de la Normandie à Netflix. Dans Grandira plus tard, l’humoriste évoque son intimité avec imprévisibilité et humour, nourrissant son spectacle du quotidien et de son expérience. Un spectacle immanquable entre improvisation et écriture pointue.

Grandira plus tard, d’Édouard Deloignon, en tournée à travers la France du 10 avril 2026 au 28 janvier 2028, et du 17 avril au 20 juin 2026, au Théâtre Fontaine, à Paris.

(8) Le spectacle de Léandre

Dans son premier spectacle, Léandre raconte son parcours à travers l’alopécie. Dans ce seul-en-scène, l’humoriste raconte, en effet, le jour où il a tout perdu : ses cheveux, ses sourcils et tous ses poils. Entre humour et émotion, l’artiste narre une trajectoire atypique, évoque sa famille mais aussi ses amis. Avec autodérision, il offre un spectacle plein de résilience.

Léandre, du 17 avril au 20 juin 2026, au Palais des Glaces, à Paris puis en tournée à travers la France du 15 janvier au 10 avril 2027.

(9) Full contact, de Guigui Pop

Dans son premier spectacle, Guigui raconte avec absurdité le quotidien et les méandres de la trentaine. Couple, vie de famille, rupture… L’humoriste explore plusieurs thèmes très personnels avec une authenticité brute. Entre improvisation et observation, l’artiste offre un spectacle riche et drôle, à découvrir ce printemps.

Full contact, de Guigui Pop, du 23 avril au 9 juillet 2026 au Petit Palais des Glaces, à Paris et en tournée à travers la France du 16 avril 2026 au 22 avril 2027.

(10) C’est compliqué, je t’expliquerai, de Lisa Perrio

Ente humour et introspection, Lisa Perrio propose de découvrir une galerie de personnages hauts-en-couleurs. Sur scène, elle incarne une série d’individus qu’elle croise dans son quotidien ou qu’elle imagine. Ces personnages sont souvent un peu « borderline » ou caricaturaux, mais toujours portés par une précision de jeu héritée de sa formation classique (Cours Florent, Conservatoire). Mais derrière l’humour se cache une vérité plus intime : celle de l’absence d’un père et une difficulté à communiquer.

Avec son sourire et une énergie communicative, l’humoriste s’amuse de nos absurdités, de nos contradictions et de nos maladresses. Brillamment écrit et sensible, ce spectacle met en lumière une artiste singulière.

C’est compliqué, je t’expliquerai, de Lisa Perrio, du 15 avril au 27 mai 2026, à la Nouvelle Seine, à Paris, puis en tournée à travers la France du 2 juin au 25 septembre 2026.

  •  

Malcolm : rien n’a changé, une claque nostalgique ?

C’est le retour qu’on n’attendait plus, et pourtant, il est là. Vingt ans après avoir quitté nos écrans dans un fracas de cris, de punitions injustes et de plans machiavéliques, la famille la plus dysfonctionnelle de l’histoire de la télévision américaine fait son grand come-back. Mais oubliez les reboots fades et les suites sans âme qui pullulent sur les plateformes. Avec Malcolm : rien n’a changé (ou Life’s Still Unfair pour les puristes), Disney+ nous livre un objet télévisuel émouvant, fascinant et surtout nouveau.

Alors, faut-il craquer pour ces quatre nouveaux épisodes de 30 minutes, (bien loin des 151 épisodes en 7 saisons de la série d’origine) ? Est-ce que Malcolm (Frankie Muniz) a encore le don de nous faire rire (malgré le peu de souvenirs qu’il possède encore du show après ses neuf commotions cérébrales) ? Comment cette nouvelle production gère-t-elle l’absence du légendaire Erik Per Sullivan sous les traits de Dewey ? Bref : top ou flop ?

Le retour d’un monument : pourquoi Malcolm nous manquait tant ?

Pour comprendre l’impact de ce revival, il faut se souvenir de ce qu’était Malcolm au début des années 2000. Bien loin de son rôle d’Adam Kendall, époux de Mary Ingalls, dans la série télévisée un poil gnan-gnan mais au souffle plus dramatique La petite maison dans la prairie, Linwood Boomer (créateur de Malcolm) nous a jeté à la figure le chaos d’une classe moyenne qui ne s’en sort pas. C’était la série du re (-jet, -nouveau, -el) : ici pas de rires enregistrés, pas de morale mielleuse en fin d’épisode, mais un protagoniste qui nous regarde face-caméra pour nous dire que « Life is unfair ».

Bryan Cranston, Justin Berfield, Frankie Muniz, Christopher Masterson et Erik Per Sullivan dans la série Malcolm.

Le génie du show original réside d’ailleurs dans le parfait dosage entre situations absurdes et critique sociale acerbe des institutions centrales de nos vies (famille, travail, école). Si les colères de Lois nous faisaient rire, elles se faisaient aussi illustrations de la fatigue d’une mère qui cumule les heures au Lucky Aide (à supporter Craig) pour payer les factures, en plus de devoir s’occuper d’une fratrie insupportable. Si les lubies de Hal astiquaient nos zygomatiques, elles révélaient en toile de fond la tristesse d’un homme écrasé par ses propres peurs et par le système. Sous cet angle, notre époque semble encore plus encline à être détournée pour en critiquer l’essence : c’est précisément là que le revival puise sa force.

40 ans toujours ado

Toujours créée par Linwood Boomer, Malcolm : rien n’a changé se déroule près de 20 ans après le final de la saison 7. L’intrigue, qui s’étale sur quatre épisodes, prend comme prétexte le quarantième anniversaire de mariage de Hal et Lois pour que la tribu se réunisse – et c’est précisément là que les problèmes commencent. Malcolm, qui a passé les dix dernières années à essayer de d’éviter le plus possible de sa famille pour trouver un semblant d’équilibre psychologique, est contraint de revenir au bercail avec sa fille, Leah, interprétée par Keeley Karsten.

Bryan Cranston, Justin Berfield, Frankie Muniz, Christopher Masterson et Caleb Ellsworth-Clark dans la série Malcolm : rien n’a changé.

Et pour couronner le tout et nous mettre bien à l’aise d’emblée, le final de 2006 et la prophétie de Lois selon laquelle Malcolm devait devenir Président des États-Unis est omniprésente et l’obnubile. Lui qui a réussi à trouver un équilibre loin de sa famille, devra, dès lors tout faire pour ne pas retomber dans les tréfonds de son adolescence… même avec un QI de 165.

Fidèle aux origines, la série est l’occasion de surfer sur une franchise déjà bien établie et de faire un peu de fan service – oui de nombreux personnages cultes seront de retour, Malcolm brisera toujours le quatrième mur, et la scène culte du rasage de Hal déjà teasée dans la bande-annonce sera bien présente.

Frankie Muniz dans Malcolm : rien n’a changé

Cependant, ces références ne sont pas gratuites pour autant : il y est alors question de la difficulté à s’extraire de son milieu social et des attentes parentales, du mépris de classe d’un transfuge (en l’occurrence Malcolm qui, en étudiant à Harvard, s’est extrait de sa condition, façon Édouard Louis) vis-à-vis de ses origines, de la transmission à sa progéniture d’une bonne éducation en tâchant de tout faire différemment de sa famille (la fille de Malcolm, Leah, parle aussi face-cam)…

Bref, de faire famille malgré nos différences et nos incompréhensions. Et en 2026 plus que jamais, la famille Wilkerson représente toujours cette Amérique qui se sent oubliée par les élites, tout en nous proposant toujours une bonne dose de comédie, pas mal de rebondissements encore assez poignants et quelques guest stars plutôt attrayantes.

Jongler entre familier et nouveau souffle

Pour satisfaire les anciens et nouveaux spectateurs de la série, l’équipe joue la carte d’un équilibre entre ce qu’on connaît et ce qu’on ne connaît pas (encore). Côté distribution, on en aura pour notre argent. Frankie Muniz reprend (évidemment) son rôle dans la droite lignée de l’adolescent qu’il fut : un homme qui analyse tout et qui stresse pour tout. Le désormais très bankable Bryan Cranston prouve que son génie comique est resté intact. Jane Kaczmarek, sans doute le personnage le plus attendu, campe une Lois qui n’a rien perdu de sa férocité.

Frankie Muniz dans la série Malcolm : rien n’a changé.

Quant aux frères, Reese est toujours aussi peu porté sur l’intelligence pure, mais semble avoir trouvé sa voie dans des domaines improbables, tandis que Francis est devenu l’arroseur arrosé, un père « pote » totalement dépassé par ses propres enfants. Seul grand absent : Erik Per Sullivan dans le rôle de Dewey. C’est finalement Caleb Ellsworth-Clark qui reprend le flambeau, et démontre une réelle capacité à reproduire l’étrangeté poétique caractéristique du jeune frère.

De l’autre côté, en plus de Leah, on découvre aussi de nouveaux visages comme Kiana Madeira dans le rôle de Tristan (la petite-amie de Malcolm), ou Vaughan Murrae dans celui de Kelly, la petite dernière (et seule fille) de la famille. Côté décors aussi les choses changent. À commencer par la maison, lieu iconique de la saga s’il en est, qui a du être reproduite.

Frankie Muniz dans la série Malcolm : rien n’a changé.

En effet, la maison originale au 12334 Cantura Street a été détruite il y a 15 ans, et pour recréer l’illusion, la production a donc dû utiliser la maison voisine en la modifiant numériquement : façade repeinte en bleu, cheminée déplacée et ajout du célèbre numéro au-dessus du porche. Côté rythme, si ce n’est un début un peu mou (difficile de ne pas prendre un peu de temps pour revenir sur les 20 dernières années sans nous) la série retrouve un bon équilibre entre des épisodes bouclés, et une intrigue feuilletonnante qui nous tient en haleine durant les quatre chapitres.

Enfin, le générique a aussi eu droit à son petit lifting. Si la chanson emblématique Boss of me est toujours là, elle a été réorchestrée avec une nouvelle voix. C’est déstabilisant au début, un peu comme revoir un vieil ami qui a changé de coiffure, mais ça colle parfaitement au thème de la série : rien n’a changé, et pourtant, tout est différent.

Que vaut vraiment la série ?

Si vous avez grandi avec Malcolm, ce revival est une véritable thérapie. Il nous permet de faire le deuil de notre propre enfance tout en nous montrant que nos galères d’adultes sont universelles et normales. Et dans le cas où vous n’auriez pas eu l’immense chance de déguster la série originale, c’est l’occasion parfaite de découvrir une œuvre qui a redéfini la sitcom moderne. C’est bruyant, c’est injuste, c’est épuisant, mais la série conserve et renouvelle l’exploit de nous faire rire de nos propres échecs. Loin d’une saison 8 déguisée, ce retour est un événement spécial qui clôture une page de l’histoire de la télé. Alors, dès le 10 avril, direction Disney+ pour retrouver nos pires amis préférés – et d’ici là, n’oubliez pas : « the future is now, old man! ».

  •  

Festival de Cannes 2026 : quels films français sont sélectionnés ?

La 79e édition du Festival de Cannes approche et la Sélection Officielle a enfin été dévoilée. L’occasion de s’intéresser aux films français présents, que cela soit en Compétition ou dans les autres catégories cannoises. Quels cinéastes, mais aussi quels acteurs et actrices français monteront les marches du 12 au 23 mai prochain ?

Les films français en Compétition

Parmi les films en Compétition, quatre longs-métrages français sont en lice. L’inconnue d’Arthur Harari (co-scénariste d’Anatomie d’une chute), avec Niels Schneider et Léa Seydoux dans les rôles titres et au postulat très étrange : un matin, un homme de 40 ans se réveille dans le corps d’une parfaite inconnue. Également sélectionné, Garance, de Jeanne Herry avec Adèle Exarchopoulos, trois ans après le succès du précédent film de la cinéaste, Je verrai toujours vos visages (2023).

Léa Mysius (AvaLes cinq diables) présentera son œuvre Histoires de la nuit, adapté du roman de Laurent Mauvignier, avec Bastien Bouillon, Hafsia Herzi, Monica Belluci et Benoît Magimel. Enfin, La vie d’une femme, de Charline Bourgeois-Tacquet, s’intéressera à une femme incarnée par Léa Drucker, confrontée à la maladie d’Alzheimer de sa mère.

Si ces films ne sont pas français, évoquons tout de même la présence des Belges Emmanuel Marre (Notre salut) et de Lukas Dhont (Coward) en Compétition.

Plusieurs acteurs et actrices français seront également à l’affiche de films internationaux. Gilles Lellouche, en Jean Moulin, dans le film Moulin du Hongrois László Nemes, ou encore Isabelle Huppert, Virginie Efira, Vincent Cassel, Pierre Niney et Catherine Deneuve dans Histoires parallèles de l’Iranien Asghar Farhadi. Le Japonais Ryusuke Hamaguchi (Drive My Car), proposera, pour sa part, son tout premier long-métrage en langue française, intitulé Soudain.

Et dans les autres catégories ?

Outre le film d’ouverture, La vénus électrique de Pierre Salvadori, plusieurs films français sont également présents dans les autres catégories. Du côté de Cannes première par exemple, citons La troisième nuit de Daniel Auteuil. En Séances de minuit, Quentin Dupieux fera son retour sur la Croisette avec Full Phil porté par Kristen Stewart et Woody Harrelson tandis que Marco Nguyen et Nicolas Athaneaux présenteront le film d’animation Jim Queen. Citons également Sanguine de Marion Le Corroller et Roma Elastica de Bertrand Mandico.

Enfin, deux films français sont présents dans la catégorie Un certain regard : Quelques mots d’amour de Rudi Rosenberg et le long-métrage d’animation Le corset de Louis Clichy.

Notons, en Séance spéciale, la présence du long-métrage Les matins merveilleux d’Avril Besson et L’affaire Marie-Claire de Lauriane Escaffre et Yvo Muller, ainsi que du documentaire consacré à Éric Cantona.

Enfin, Hors compétition, trois films très attendus seront présentés en avant-première au Festival de Cannes. Tout d’abord La bataille de Gaulle: L’âge de fer d’Antonin Baudry, première partie d’un diptyque ambitieux sur le général De Gaulle et son action pendant la Seconde Guerre mondiale. Cannes accueillera aussi Guillaume Canet et son nouveau film Karma avec Marion Cotillard, ainsi qu’Agnès Jaoui avec le film L’objet du délit.

  •  

Luiza pour son premier album : “Chaque jour, je continue à apprendre”

Au printemps 2025, la France se réchauffe au son de Soleil bleu, tube dansant et universel qui impressionne par ses touches de dub et ses influences sud-américaines. Derrière ce carton surprise, de l’aveu même de son autrice, se cache Luiza, une chanteuse que l’on connaissait déjà en filigrane pour ses multiples collaborations avec des artistes de renom. Aux frontières de la musique brésilienne, de la pop française et de l’électro, l’artiste sort le 10 avril 2026 un premier album éponyme dans lequel on découvre de nouvelles facettes de sa personnalité aussi solaire qu’optimiste.

Soleil bleu, de Luiza.

Pouvez-vous nous parler de votre premier souvenir musical, vous qui venez d’une famille où la musique est omniprésente ?

Mon plus vieux souvenir, c’était à 4 ans, je sautais sur tous les canapés de la maison en chantant Ob-La-Di, Ob-La-Da des Beatles, la quatrième piste de l’album. La musique était partout dans la maison, c’était une affinité naturelle. Mon père est musicien et, toute petite, je l’accompagnais à ses concerts, j’écoutais ses disques… La musique est extrêmement présente dans ma vie depuis toujours.

À quel moment, vous êtes-vous dit que vous vouliez également faire de la musique votre métier ? Était-ce au moment du Conservatoire ?

Je dirai que ma formation au Conservatoire m’a avant tout donné tous les outils nécessaires pour faire de la musique. Un ancrage théorique pour m’apporter toute la liberté que j’ai aujourd’hui dans la musique. Grâce à la formation classique, j’improvise maintenant beaucoup plus.

Je me suis dit que je voulais en faire mon métier quand, après le Conservatoire, je suis partie pour l’école d’art, à La Réunion. Il a eu plusieurs années où, avant de chanter professionnellement, je montais sur les scènes des autres tellement j’avais envie de chanter. C’était plus fort que moi, j’attrapais le micro et je commençais à chanter ce que j’avais en tête.

Funambule, de Luiza et Mahom.

Monter sur scène et se mettre à chanter quand on a 20 ans, c’est un peu l’équivalent de sauter sur un canapé quand on a 4 ans…

Oui, tout à fait !

On connaît votre double culture franco-brésilienne, qui se ressent énormément dans votre musique. Quand vous étiez jeune, écoutiez-vous beaucoup de musique brésilienne ?

J’ai grandi en écoutant de la samba, de la MPB, du choro… J’aime profondément cette scène musicale. Le Brésil est un des pays du monde qui écoute le plus sa propre musique ! Ma mère est brésilienne, et c’est quasiment uniquement la musique qu’elle écoute. J’ai eu la chance d’être été bercée par ces mélodies et ces rythmes.

Vos premières apparitions étaient surtout des featurings sur les pistes d’autres artistes : Mahom, Flavia Cohelo, Khoe-Wa… Vous étiez une voix que l’on connaissait sans savoir qui elle était…

C’est grâce à tous les artistes qui m’ont fait confiance, alors que je sortais de nulle part ! Je pense que la plupart des artistes avec lesquels j’ai collaboré sont des artistes dont j’ai squatté la scène. Je suis montée sur scène, j’ai pris un micro, j’ai chanté, et voilà ! La plupart l’ont très bien pris, et ils ont fini par me proposer d’enregistrer avec eux. J’ai eu la chance de faire plusieurs collaborations importantes comme ça.

Sua Pele, de iZem, Flavia Coehlo et Luiza.

Au moment où on a commencé à vous entendre régulièrement, une étiquette est apparue pour décrire votre style : l’électropop tropicale.

Évidemment, je suis de la génération électro ! C’est ce qui cartonnait quand j’étais adolescente. En 2015, à mes débuts, c’était vraiment ce que j’écoutais sans arrêt. Mais, étrangement, maintenant, j’écoute très peu de musique électronique. J’écoute principalement de la musique très organique, qui vient du monde entier.

Ceci étant dit, je n’arrive pas à enlever cet aspect-là de moi et ça se retrouve dans ma musique. J’aime beaucoup pouvoir amener cette énergie sur scène. C’est un aspect de la musique qui me plaît. Je ne peux pas m’en séparer.

La dimension dub et électro est toujours très présente dans votre musique et dans votre premier EP. Vous parliez de 2015, mais votre premier album sort finalement dix ans plus tard. C’est rare, pour une pop star, d’avoir une “première carrière” aussi longue avant de se lancer en solo. C’est quelque chose que l’on voit davantage dans le jazz !

Oui, je fais de la scène depuis 2018 de manière professionnelle et ça fait dix ans que j’enregistre des chansons avec d’autres artistes. Mais, entre mes premiers enregistrements et les tournées que je fais maintenant, il a fallu absolument tout apprendre.

Enregistrer une chanson dans un studio et faire de la scène sont deux choses complètement différentes. Quand j’ai fait mes premières scènes, il y a des années, j’ai découvert qu’il ne fallait pas juste chanter. Chanter devant 20 000 personnes, pour moi, ce n’est pas un problème. Mais il faut aussi faire de l’animation, interagir avec la foule, savoir occuper l’espace… Tout ça me terrifiait !

Luiza.

Alors j’ai eu la chance de pouvoir apprendre ça petit à petit et de progresser. Toutes ces années de travail m’ont bien forgée. Je suis ravie d’avoir pris le temps, aussi, de savoir ce que je voulais. Chaque jour, je continue à apprendre.

Vous chantez en français, en anglais et en portugais, en passant de manière fluide de l’un à l’autre. Avez-vous les mêmes facilités à écrire et à chanter dans les trois langues ?

Quand je change de langue, je deviens immédiatement une autre Luiza. C’est vraiment, physiquement, quelque chose que je ressens dans mon cœur, mon énergie. Quand je chante en portugais, c’est toute la culture du pays que je ressens, c’est fou. C’est aussi parce qu’au-delà de la langue, il y a aussi la musicalité qui est différente. Ça donne un autre rapport à l’écriture. D’ailleurs, c’est beaucoup plus simple pour moi d’écrire en portugais, parce que je m’amuse beaucoup plus avec la percussion des mots et la mélodie de chaque son. C’est une langue très mélodieuse, avec laquelle je peux beaucoup m’amuser.

Manha de Carnavale, de Luiza.

L’écriture de votre premier album a-t-elle été une étape difficile pour vous ?

Il y a des morceaux qui sont venus très naturellement. Certains ont même été enregistrés en une prise ! En revanche, il y en a d’autres qui ne sont même pas sortis quand on a terminé de faire l’album, sur lesquels je galère depuis des années. Donc, je dirais que ça dépend vraiment du morceau et du moment. C’est très spécial d’enregistrer en studio avec un agenda très précis. On te dit : “Voilà, on a deux jours de studio, le 14 et le 15, et il faut que, dans ces deux jours, tu aies impérativement de l’inspiration !”

Mais je trouve que l’inspiration ne se commande pas vraiment, donc c’est un apprentissage aussi de se mettre dans ce processus-là. D’arriver à se dire “Tel jour, on enregistre, il faut que j’aie un éclair d’inspiration.” Il y a une samba célèbre qu’on pourrait traduire par “le pouvoir de la création” qui décrit comment la samba est quelque chose qui te traverse de part en part. C’est quelque chose qui arrive comme ça, comme une lumière qui nous inspire les airs et les mots. Ça nous amène une mélodie, ça nous amène à penser qu’il y a une force plus grande qui nous habite, et qui nous dépasse.

Et même en français, on parle bien d’éclair de génie !

Quelque chose qui vient du ciel, qui traverse tout et qui nous éclaire très fort. Une sorte d’inspiration céleste, tout à fait !

Revenons sur le tube Soleil bleu. On vous a beaucoup accolé une image de “chanteuse estivale”, mais, quand on écoute vos autres morceaux, on découvre des choses très différentes.

Ce côté solaire fait entièrement partie de moi ! Mais j’ai aussi un côté très lune, très cosmique, tourné vers la nuit. Dans l’album, il y a donc des morceaux beaucoup plus planants et beaucoup plus nocturnes. Ça fait entièrement partie de moi, ce sont même les morceaux que j’aime le plus. Donc oui, j’ai ces deux personnalités qui résonnent de manière très vive.

« Le monde est plus beau quand on s’aime. Aujourd’hui, c’est politique de l’affirmer ! »

Luiza

Et ce sont des personnalités qui parlent à un public extrêmement large. Quand on regarde un peu les commentaires sur vos réseaux sociaux, on trouve autant des adolescents que des gens qui disent : “J’ai 80 ans et j’ai retrouvé ma jeunesse.”

Ce qui est fou dans cette histoire, c’est que ça touche les enfants, les grands-parents, les gens de milieux plus aisés, mais aussi ceux qui vivent dans la nature. C’était un immense honneur de découvrir que mes chansons touchent autant de générations et de classes sociales.

À ce propos, vous avez dit dans une interview que votre musique avait un caractère politique, parce qu’elle portait notamment des valeurs d’amour et de bienveillance. Pourtant, on ne vous rattacherait pas spontanément au courant de la protest song. Pouvez-vous nous expliquer ce que vous entendez par là ?

L’amour, la bienveillance, mais aussi le rapport à la nature sont très présents dans mon album et dans tous mes textes. C’est important pour moi d’affirmer cette conscience de notre condition naturelle. Il y a quelque chose que l’on a tendance à oublier. Nous ne sommes pas dans la nature : nous sommes la nature. Une nature qui a sa propre conscience, située sur une planète qui flotte dans le cosmos. C’est important pour moi de reposer ma conscience là-dessus. Quelque part, c’est politique.

L’écologie ne devrait pas être un parti politique, mais une chose partagée par tout le monde. Tout comme les valeurs de bienveillance, d’amour, de solidarité. C’est important de tous se soutenir. Le monde est plus beau quand on s’aime. Aujourd’hui, c’est politique de l’affirmer !

Luiza en tournée.

Quelle est la suite pour vous après ce premier album?

Une TRÈS grosse tournée, déjà. [Rires] Pour la suite, on verra : je suis quelqu’un qui a du mal à regarder en arrière, mais aussi à me projeter vers le futur. Évidemment, je réfléchis déjà à la suite. J’ai déjà recommencé à composer, à retravailler des chansons. Le prochain album, on aimerait l’enregistrer au Brésil, ou même, pourquoi pas, à La Réunion.

Quelle œuvre culturelle vous a récemment marquée ?

La dernière fois que je me suis dit : “Il faut que les gens découvrent ça”, c’est en regardant Sans filtre (2022), le film de Ruben Östlund qui a eu la Palme d’or en 2022. Il a aussi fait The Square (2017), qui était vraiment incroyable.

Enfin, si vous deviez nous recommander un seul artiste brésilien ? Celui que vous emporteriez sur une île déserte ?

C’est dur ! J’ai grandi avec des parents qui écoutaient du jazz et de la musique brésilienne tout le temps, alors c’est dur, j’ai envie d’en citer des dizaines. Déjà, je voudrais inviter tout le monde à écouter de la musique brésilienne, parce que c’est un patrimoine à la fois vivant et monumental. Mais si je devais citer quelqu’un, ça serait tout de même Gilberto Gil.

  •  

Pokémon Champions : quelles sont les méga-évolutions du jeu ?

Sorti le 8 avril sur Nintendo Switch de première et seconde génération, Pokémon Champions délaisse l’exploration et la progression narrative pour se concentrer exclusivement sur l’affrontement. Conçu comme un hub compétitif, il adopte un modèle free-to-start et poursuit les mécaniques emblématiques de la saga, dont les méga-évolutions.

Que sont les méga-évolutions dans Pokémon ?

Introduites avec Pokémon X et Y en 2013, les méga-évolutions correspondent à des transformations temporaires accessibles à certaines espèces. Elles reposent sur l’utilisation d’une Méga-Gemme spécifique, en lien avec le Pokémon concerné. Une fois activée en combat, cette transformation modifie ses caractéristiques : augmentation des statistiques, changement de type et attribution d’un nouveau talent.

Dans Pokémon Champions, ce dispositif est aussi intégré au système de combat. Pour l’activer, plusieurs conditions doivent être réunies : le Pokémon doit être compatible, tenir sa Méga-Gemme – obtenue via les systèmes internes du jeu – et le joueur doit déclencher la transformation pendant un tour d’action.

Quelles sont les principales méga-évolutions du jeu ?

Aucune liste officielle exhaustive des méga-évolutions disponibles dans Champions n’a été publiée par la licence. Néanmoins, parmi les formes les plus susceptibles d’être intégrées, figurent notamment Méga-Florizarre, Méga-Dracaufeu X et Y, Méga-Tortank, Méga-Alakazam, Méga-Ectoplasma, Méga-Kangourex, Méga-Léviator ou encore Méga-Ptéra pour la première génération. D’autres figures emblématiques complètent cet ensemble, telles que Méga-Pharamp, Méga-Cizayox, Méga-Tyranocif, Méga-Gardevoir, Méga-Carchacrok, Méga-Lucario ou Méga-Blizzaroi. Selon plusieurs sites spécialisés, certaines nouvelles méga-évolutions issues de Pokémon Legends : Z-A – comme Méga-Dracolosse, Méga-Raichu ou encore Méga-Excadrill – seront bien présentes.

  •