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Reçu aujourd’hui — 23 avril 2026

Stranger Things : chroniques de 1985 : Hawkins relance la machine sans changer la partition

23 avril 2026 à 07:01

On croyait le portail scellé ; il trouve encore le moyen de s’entrouvrir. Le 23 avril, Netflix étire la brèche Stranger Things avec Chroniques de 1985, version animée d’un univers qui refuse obstinément de se refermer.

L’objectif : prolonger les aventures à Hawkins, capitaliser sur les codes de la série et tester un nouveau terrain de jeu visuel – sans prendre le risque de tout bousculer. La promesse a de quoi intriguer, mais le changement de forme suffit-il à masquer une logique (trop ?) familière ?

Une intrigue rodée, en terrain connu

Cap sur 1985, dans l’angle mort laissé entre les saisons 2 et 3. La bande replonge dans l’étrange, cette fois face à une créature végétale décidée à s’acclimater au monde réel. La série animée suggère un déplacement du bestiaire… avant de revenir à son déroulement habituel.

Stranger Things : chroniques de 1985.

La menace grandit, les ados s’activent, bricolent un plan et foncent – sur leurs vélos, talkies-walkies en main – jusqu’à l’affrontement. Les décors familiers s’enchaînent – bois, collège, champ de citrouilles… – comme des checkpoints déjà validés. Reste que les épisodes se suivent comme une partie d’arcade bien rythmée, portée par un format plus court. Pas révolutionnaire, mais suffisamment efficace pour donner envie de relancer la partie.

Le plaisir – assumé – du déjà-vu

La série reprend, sans surprise, ses dynamiques les plus efficaces : Max et Lucas, Eleven et Mike, Steve et Dustin… Ce dernier tandem, révélé dans la saison 2 lors de la chasse aux « Demodogs », reste un moteur qui devrait séduire les fans de l’œuvre originale – notamment grâce à une séquence d’action réussie dans l’épisode 4, portée par une complicité intacte.

Stranger Things : chroniques de 1985.

Quelques variations viennent aussi apporter un peu de fraîcheur, notamment avec l’arrivée de Nikki, adolescente punk et marginale, et son atelier d’inventions – véritable terrain de jeu visuel et narratif –, qui introduisent une touche d’imprévu bienvenue.

Hawkins en pilotage automatique

Difficile de nier le soin apporté à l’ambiance. Synthés, générique inchangé, décors fidèles au millimètre : la série recompose Hawkins avec précision. Les références abondent – salle d’arcade, maison des Wheeler, Starcourt en construction –, tandis que la bande-son convoque à nouveau les classiques, de Black Sabbath à The Cure, en passant par Billy Idol.

Stranger Things : chroniques de 1985.

Les personnages conservent leurs traits familiers. Côté voix, le casting change en revanche, mais sans rompre l’illusion : le mimétisme est suffisamment précis pour que l’on s’y habitue rapidement.

Une animation qui tient la route

Sur le terrain visuel, la série gagne aussi en relief. Le style cartoon, inspiré des années 1980, privilégie un dessin coloré qui échappe à la froideur numérique. Le travail de Flying Bark Productions combine 2D et touches de 3D, offrant des scènes de combat fluides. À certains moments, cette énergie rappelle des productions plus ambitieuses, comme Arcane, sans en atteindre toutefois la même ampleur.

Stranger Things : chroniques de 1985.

Une série très Netflix

Au fond, Chroniques de 1985 ne cherche pas à aller plus loin que ce qu’elle annonce : elle prolonge l’univers sans tenter de le déplacer. Difficile de ne pas voir, derrière ce pas de côté, la volonté de faire durer une franchise commerciale tentaculaire, centrale dans le catalogue de la plateforme. Si un manque d’audace se fait sentir, la série n’en reste pas moins agréable et remplit son rôle.

Reçu hier — 22 avril 2026

Stranger Things : chroniques de 1985 : quand se situe la série et quel est son lien avec l’œuvre originale ?

22 avril 2026 à 10:35

Hawkins n’a pas dit son dernier mot. À peine quelques mois après son final très discuté, Netflix prolonge l’univers de Stranger Things avec Chroniques de 1985, attendue le 23 avril. Cette fois, le retour se fait en animation sous la direction d’Eric Robles, avec les frères Duffer à la production exécutive. Loin d’une suite, la série adopte la forme d’un récit intermédiaire, inspiré des cartoons des années 1980.

Où se situe la série dans la chronologie ?

L’intrigue prend place entre les saisons 2 et 3, durant l’hiver 1985. À la fin du deuxième volet, Eleven referme le portail vers le Monde à l’envers et Will est libéré de l’emprise du Flagelleur mental. Le bal d’hiver scelle une illusion de normalité et donne un point de départ à la relation amoureuse entre Elfe et Mike.

Stranger Things, saison 2.

Le troisième chapitre commence quant à lui à l’été 1985. Hawkins s’ouvre au consumérisme du centre commercial Starcourt. Très vite, des anomalies réapparaissent : perturbations électromagnétiques, visions de Will, retour indirect du Flagelleur mental via Billy…

Entre ces deux temporalités, plusieurs mois restent hors champ ; c’est précisément cet interstice que la série animée explore.

De quoi parle Chroniques de 1985 ?

La série retrouve Eleven, Mike, Dustin, Lucas, Will et Max, qui tentent de reprendre une vie normale après les événements de la saison 2. Hopper autorise Eleven à passer du temps avec ses amis, mais elle reste cachée et ne peut toujours pas aller à l’école. Le groupe se retrouve, sort, reprend ses habitudes.

Stranger Things : chroniques de 1985.

Cette accalmie est de courte durée. De nouvelles créatures apparaissent et s’attaquent directement aux habitants, tout en se propageant dans la ville. L’origine de cette menace et la manière dont elle se diffuse restent inexpliquées, obligeant le groupe à enquêter à nouveau. La série introduit également de nouveaux personnages, dont Nikki Baxter, une adolescente marginale, bricoleuse et indépendante.

Les événements s’intègrent à la chronologie officielle et participent à la construction des personnages. La série conserve donc ses figures centrales, les dynamiques du groupe, les tensions et les équilibres, tout en les adaptant au format animé et à de nouvelles voix. L’animation ouvre en outre un champ d’expérimentation plus large. Elle permet d’introduire des menaces différentes et d’explorer des situations moins contraintes par le réalisme.

Le cœur aux affaires (Sold Out on You) sur Netflix : c’est quoi cette série coréenne ?

22 avril 2026 à 10:20

Une nouvelle romance coréenne s’invite dans le catalogue Netflix. Intitulée Le cœur aux affaires, ou Sold Out on You, la série est diffusée à partir du 22 avril, à raison de deux épisodes hebdomadaires. Produite pour la chaîne SBS, elle adopte un format d’une douzaine d’épisodes, avec une diffusion simultanée entre télévision coréenne et streaming mondial.

De quoi ça parle ?

L’intrigue se déploie entre Séoul et un village rural fictif. Dam Ye-jin, animatrice star de téléachat, incarne une réussite professionnelle fragile, minée par le surmenage et des troubles du sommeil. Son histoire croise celle de Matthew Lee, cultivateur et dirigeant d’une entreprise spécialisée dans les cosmétiques naturels.

Leur rencontre, d’abord conflictuelle, naît d’un enjeu commercial autour d’un produit agricole. Les affrontements laissent place à une forme d’écoute, à mesure que chacun découvre les failles de l’autre. La narration repose sur une dynamique classique d’ennemis devenant alliés, puis partenaires. Autour d’eux gravitent Seo Eric, dirigeant d’une marque cosmétique internationale, et Song Hak-daek, figure d’influence locale.

Qui porte la série à l’écran ?

Le rôle de Matthew Lee est interprété par Ahn Hyo-seop, déjà remarqué dans Business Proposal, Dr. Romantic ou encore A Time Called You. Face à lui, Chae Won-bin prête ses traits à Dam Ye-jin, après des rôles dans Quand mon amour fleurit ou Delayed Justice. Kim Bum, connu pour Boys Over Flowers ou Tale of the Nine Tailed, incarne Seo Eric, tandis que la vétérane Go Doo-shim complète la distribution.

Le coeur aux affaires.

La série est écrite par Jin Seung-hee et réalisée par Ahn Jong-yeon, connu notamment pour Seoul Busters. La production est assurée par Beyond J, Studio S et Slingshot Studios, trois structures régulièrement associées à des fictions romantiques.

À quels spectateurs la série s’adresse-t-elle ?

La série devrait séduire un public amateur de romances contemporaines. Dans le sillage des succès récents de Netflix, Le cœur aux affaires s’inscrit dans une lignée de k-dramas qui ont largement contribué à l’essor international du genre. On pense notamment à Business Proposal, qui mêlait déjà romance et univers professionnel, ou encore à Nevertheless, produite aussi par Beyond J.

Plus récemment, des séries comme A Time Called You ou La traque dans le sang ont aussi témoigné de la diversité des productions proposées par la plateforme, entre romance, thriller et drame.

Michael avec Jaafar Jackson : que vaut le biopic sur le chanteur ?

22 avril 2026 à 08:25

Le Roi de la pop se voit consacrer un film sur son histoire. Ce 22 avril, les cinémas français accueilleront Michael, un long-métrage centré sur la carrière de Michael Jackson, figure majeure de la pop culture décédée en 2009 à 50 ans. Très attendu, le long-métrage suscite déjà des controverses, tant sur le plan artistique que sur le plan éthique.

La bande-annonce de Michael.

Que raconte (et évite) le film ?

Réalisé par Antoine Fuqua et écrit par John Logan, l’œuvre retrace l’ascension de l’artiste, de ses débuts au sein des Jackson Five jusqu’à son apogée dans les années 1980. Il adopte une forme de biopic musical, alternant scènes familiales et reconstitutions de performances.

Michael.

Mais le récit s’interrompt avant les années 1990, laissant de côté les affaires judiciaires liées à des accusations d’abus sexuels sur mineurs qui ont marqué la fin de sa carrière.

Qu’en pensent la presse anglo-saxonne ?

Les premières critiques britanniques et américaines pointent globalement un film jugé trop lisse. The Guardian évoque « une superficialité exaspérante » et un long-métrage « bourré de tous les clichés du film musical », dénonçant une œuvre « incapable d’interroger » son sujet. Le quotidien insiste aussi sur l’évitement des polémiques, parlant d’un récit qui montre « le chimpanzé, le lama, la girafe… mais pas l’éléphant dans le salon ».

Michael.

Même retour du côté de la BBC, qui tranche nettement : « C’est mauvais. C’est vraiment mauvais. » Le média décrit « un téléfilm de jour fade et à peine correct », accusé de supprimer « tout ce qui pourrait être considéré comme dramatique », réduisant le film à une succession de scènes admiratives.

Certains titres adoptent une position plus mesurée. Le film ne « dévoile pas non plus de révélations fracassantes », estime The Hollywood Reporter, mais y voit quand même « une mélancolie […] étonnamment touchante », tout en soulignant l’absence des accusations. La performance de Jaafar Jackson constitue l’un des rares points de consensus : il « recrée le style de danse et de chant […] avec un talent intuitif et remarquable », souligne The Guardian tandis que The Hollywood Reporter évoque une « reconstitution saisissante » de la présence scénique du chanteur.

Quid des critiques françaises ?

La presse hexagonale converge elle aussi vers un constat sévère. Télérama dénonce un portrait « propre et lisse, au bord de l’hagiographie », dominé par un « juke-box nostalgique » qui privilégie l’illustration musicale à l’analyse.

La critique se durcit encore dans Libération, qui parle d’un « biopic really really bad » et d’une « hagiographie ridicule […] expurgée de toutes les accusations de pédocriminalité ». Le quotidien y voit un projet « savamment profilé pour lustrer le blason » de l’artiste, révélateur d’une logique simplement commerciale.

Même lecture du côté de Écran Large, qui dénonce une « opération de séduction » poussée « dans des retranchements frôlant l’absurde », un récit qui « coche les cases dans l’ordre » et « ne raconte absolument rien ». Plus nuancé, Première évoque « une sorte de fac-similé », soulignant une reproduction fidèle du performer, efficace sur le plan mimétique mais qui tend à lisser la complexité du personnage.

Les Flammes 2026 : où et quand voir la cérémonie dédiée aux musiques urbaines ?

22 avril 2026 à 06:30

La cérémonie dédiée au rap et aux cultures urbaines fera son retour ce 23 avril à La Seine Musicale, pour une quatrième édition. Le coup d’envoi sera donné à 21h avec une diffusion en direct sur France 4, sur france.tv, sur TV5 Monde ainsi que sur la chaîne YouTube de Booska-P.

Que faut-il savoir sur cette cérémonie ?

Créées en 2023 par Yard et Booska-P avec le soutien de Spotify, Les Flammes récompensent les artistes issus du rap, du R’n’B et des scènes populaires contemporaines. Le projet est né d’un constat partagé dans l’industrie : ces genres restaient peu représentés dans les grandes cérémonies traditionnelles, notamment Les Victoires de la Musique.

Vingt-cinq prix seront remis cette année. Les lauréats seront désignés selon un système de vote partagé entre le public et un jury de professionnels. Plus de 810 000 votants ont déjà participé à cette édition, un niveau record.

Qui animera et rythmera la soirée ?

La cérémonie 2026 sera présentée par Newin Bokhari, Driver, Darryl et Le Boug Arknow. Sur scène, près de 23 performances sont annoncées. Plusieurs artistes ont déjà été confirmés, parmi lesquels Youssoupha, Gradur, Ronisia, Soolking ou encore Bigflo & Oli.

Deux formats viendront structurer la soirée : les shows « PHÉNOMÈNES », consacrés à des artistes émergents, et le « Spotify Supershow », inauguré par L2B, conçu comme une performance à part entière, avec scénographie, narration et mise en scène, pensée pour produire un moment télévisuel particulièrement fort.

Quels artistes sont nominés ?

Theodora et Hamza figurent parmi les artistes les plus nommés, avec sept nominations chacun, notamment dans les catégories phares comme « artiste de l’année », « album de l’année » ou « morceau de l’année. » Autour d’eux, plusieurs figures majeures seront en lice, dont Aya Nakamura, Ninho, Gims ou Jul. La nouvelle génération sera également représentée avec Timar, Nono La Grinta et La Mano 1.9.

Reçu avant avant-hier

Unchosen sur Netflix : c’est quoi ce nouveau thriller psychologique ?

21 avril 2026 à 11:15

Disponible sur Netflix depuis le 21 avril, la minisérie britannique Unchosen vient enrichir l’offre de thrillers psychologiques de la plateforme. Portée par Asa Butterfield, révélé dans Sex Education, et imaginée par Julie Gearey, cette fiction en six épisodes explore le terrain des communautés sectaires et de l’emprise.

Que raconte Unchosen ?

Le récit suit Rosie, une jeune mère vivant avec son mari Adam et leur fille Grace au sein d’une communauté chrétienne isolée. Installé à l’écart du monde, le groupe fonctionne selon des règles strictes : les femmes élèvent les enfants et obéissent à leur époux, tandis que les hommes assurent subsistance et autorité. Toute interaction avec l’extérieur est proscrite, jusqu’à l’usage des technologies.

Unchosen.

Lors d’un pique-nique, un orage éclate et la petite Grace disparaît. Rosie désobéit aux consignes pour partir seule à sa recherche et la retrouve en train de se noyer. L’enfant est sauvée in extremis par Sam, un homme en fuite. Son irruption dans cet univers clos déclenche une série de tensions : Rosie cache sa présence, soigne ses blessures et commence à douter du système dans lequel elle a toujours vécu.

Qui porte la série à l’écran ?

La distribution repose sur un quatuor : Molly Windsor (Make up, Traces) incarne l’héroïne et Asa Butterfield le mari. Fra Fee (Lost Boys & Fairies) prête ses traits à l’intrus et Christopher Eccleston campe le leader spirituel de la communauté.

Unchosen.

La série est créée et écrite par Julie Gearey, qui en assure également la production exécutive. La mise en scène est confiée à Jim Loach et Philippa Langdale.

Que disent les premières critiques ?

Dans Télé-Loisirs, le constat est nuancé : « Quand on arrive à cette seconde partie, on se rend alors compte qu’Unchosen est finalement un thriller plutôt banal, où manipulations et mensonges sont omniprésents. » Du côté du Parisien, l’accent est mis sur l’efficacité du dispositif et le jeu des acteurs : « Même si certains rebondissements sont assez prévisibles, la mécanique est habilement menée. »

La critique se montre plus sévère outre-Manche : « Unchosen n’a rien d’original », juge The Guardian, qui poursuit : « C’est un drame convenu qui a inexplicablement attiré des acteurs talentueux, comme Siobhan Finneran et Christopher Eccleston. »

Sofiane Pamart : pourquoi son album s’appelle-t-il Movie ?

21 avril 2026 à 10:45

Sofiane Pamart ouvre un nouveau chapitre de sa carrière. Pianiste formé au Conservatoire de Lille, longtemps associé à la scène rap avant de s’imposer en solo, il a dévoilé le 17 avril Movie, son quatrième album studio. Un projet qui marque une rupture avec ses précédents opus, tout en prolongeant une même ambition : faire du piano un langage universel.

Après Planet, Letter et Noche, conçus comme un ensemble, l’artiste amorce ici un changement de paradigme. « J’ai l’impression d’avoir vraiment été au bout d’une trilogie de piano-solo […], il manquait des nouvelles couleurs », confie-t-il sur France Inter. Movie offre donc une nouvelle phase, où le piano dialogue avec d’autres voix, d’autres textures et d’autres formats, tout en restant fidèle à l’ADN de l’artiste.

Pourquoi Movie ?

Le titre résume à lui seul l’intention. « Les films m’ont toujours inspiré, même dans ma manière de créer », explique-t-il à l’AFP (cité par Le Figaro). L’album est donc conçu comme un long-métrage sonore. « Je me suis dit : “Et si je ne faisais pas que composer la musique, mais que je réalisais vraiment le film tout entier ?” : ça signifie un casting, une direction artistique », détaille-t-il. L’album devient ainsi un objet hybride.

Cette ambition se traduit par la multiplication des collaborations dans sa discographie. En tout, 14 invités participent aux 20 titres du projet, dont des stars internationales, telles que Sia, J Balvin, Nelly Furtado ou encore Christine and the Queens. Ils incarnent les « acteurs » du film imaginé par Pamart, apportant chacun une couleur et une voix.

L’album enchaîne des pièces aux atmosphères contrastées. Le piano reste central, mais s’entoure de cordes, de cuivres et même de l’Orchestre philharmonique de Prague. L’ensemble vise à produire une expérience immersive. Comme le souligne France Info, « il y a des albums qu’on écoute et d’autres qu’on visualise » : Movie appartient clairement à la seconde catégorie.

Criminal Record : où et quand voir la saison 2 ?

21 avril 2026 à 10:25

Thriller policier britannique, Criminal Record est de retour avec un nouveau chapitre. La deuxième saison de la série d’Apple TV sera proposée à partir du 22 avril sur la plateforme. Celle-ci privilégiera une diffusion hebdomadaire, avec un épisode mis en ligne chaque semaine jusqu’au 10 juin. Ce second volet comptera huit épisodes.

Mis en ligne en janvier 2024, le récit s’ouvrait sur un appel anonyme relançant une ancienne affaire de meurtre. Ce point de départ entraînait la réouverture du dossier et mettait en lumière des défaillances structurelles au sein de la police londonienne. L’intrigue reposait sur la confrontation entre June Lenker, une jeune enquêtrice, et Daniel Hegarty, un inspecteur chevronné, dont les méthodes et les motivations divergeaient.

De quoi parle la suite ?

Le second volet s’ouvre sur le meurtre d’un jeune homme, poignardé lors d’un rassemblement politique. L’enquête évolue vers une opération d’infiltration visant à prévenir un attentat d’extrême droite au cœur de Londres.

Cush Jumbo dans la saison 2 de Criminal Record.

La relation entre les deux protagonistes promet d’évoluer sensiblement. « La saison 1 explorait le passé […], cette saison […] suit une affaire en cours […]. Ils sont donc contraints de former une alliance fragile », explique l’acteur Peter Capaldi dans Radio Times.

Qui retrouve-t-on au casting ?

Le duo central est reconduit avec Peter Capaldi et Cush Jumbo. À leurs côtés, plusieurs comédiens déjà présents font leur retour, dont Stephen Campbell Moore (Red Joan). La saison 2 introduit également de nouveaux visages, parmi lesquels Dustin Demri-Burns (Cardinal Burns) dans le rôle d’un influenceur d’extrême droite, Luke Pasqualino (Skins), membre clé de l’équipe de police, Luther Ford (King and Conqueror) ou Lyndsey Marshal (À ceux qui nous ont offensés).

Luther Ford dans la saison 2 de Criminal Record.

Produite par Tod Productions et STV Studios, la série conserve sa ligne éditoriale : une narration resserrée, attentive aux mécanismes institutionnels et aux dilemmes moraux. La réalisation est toujours assurée notamment par Ben A. Williams et Joelle Mae David.

Michael : décalage, reshoots… Pourquoi le film ne sort-il que maintenant en France ?

21 avril 2026 à 10:15

Attendu comme l’un des biopics musicaux les plus ambitieux de ces dernières années, Michael, réalisé par Antoine Fuqua (The Equalizer), arrive enfin dans les salles françaises le 22 avril. Porté par Jaafar Jackson – neveu du chanteur – dans le rôle-titre, le film retrace sa trajectoire. Mais, avant même sa sortie, il cristallise déjà critiques et controverses, liées à sa fabrication et à ses choix narratifs.

Que raconte le film ?

Initialement prévue en avril 2025, la sortie a été repoussée à plusieurs reprises, d’abord à l’automne, puis au printemps 2026. Le principal point de blocage concerne les reshoots. Selon plusieurs sources concordantes, une part importante du film a dû être modifiée après le tournage. L’AFP rappelle qu’un « tiers du film, consacré aux ennuis judiciaires de la star, a été supprimé ».

Michael.

Le long-métrage suit l’ascension de la pop-star, de son enfance au sein des Jackson Five jusqu’à la fin des années 1980, au sommet de sa carrière. Le récit se concentre volontairement sur la construction du mythe, « se gardant d’aborder les aspects plus polémiques de la vie du chanteur », résume ainsi déjà Le Devoir à partir des informations de l’AFP.

Pourquoi cette réécriture ?

À l’origine, le scénario abordait les accusations d’abus sexuels visant le chanteur dans les années 1990. Mais une clause juridique liée à l’affaire Jordan Chandler a interdit toute représentation de certains individus. Ces contraintes ont entraîné des retournages massifs et ont obligé « Antoine Fuqua et son équipe à ajouter une vingtaine de jours de tournage supplémentaire afin de filmer de nouvelles séquences, dont une fin entièrement repensée », précise Le Journal de Montréal.

Michael.

La production du film est en outre étroitement liée à l’Estate de Michael Jackson, l’entité juridique détentrice des droits sur son image et sa musique. « La succession du chanteur aurait déboursé environ 15 millions de dollars pour faire retirer du montage final toute allusion à ces allégations », précise le quotidien canadien. Le contrôle exercé par les ayants droit interroge de fait l’indépendance du projet : selon le même article, certaines versions du scénario auraient été jugées « malhonnêtes » et « remplies d’inexactitudes » par Paris Jackson, la fille de l’artiste.

Ces choix éditoriaux nourrissent une réception déjà clivée, car le film « évite les sujets qui dérangent », résume l’AFP. Il s’arrête en 1988, avant les premières accusations, ce qui permet d’écarter les zones les plus sensibles de la vie de l’artiste. Dans le même temps, l’ampleur du projet reste considérable. Budget élevé, ambitions internationales et attentes commerciales placent le film au cœur de nombreux enjeux.

From, saison 4 : l’homme en jaune, nouveau pivot du mystère

20 avril 2026 à 13:45

Diffusée sur Paramount+ à partir du 20 avril, la saison 4 du thriller horrifique From suivra une diffusion hebdomadaire, avec un épisode chaque semaine jusqu’au 22 juin. Après trois saisons marquées par l’accumulation de zones d’ombre, la série est attendue sur sa capacité à apporter des réponses. Une figure attire déjà l’attention : l’homme en jaune, dont l’identité et le rôle alimentent l’essentiel des interrogations.

Que sait-on officiellement de l’homme en jaune ?

Introduit en fin de troisième chapitre, ce personnage apparaît comme une anomalie dans l’univers de la série. Contrairement aux créatures nocturnes, il circule en plein jour et semble doté d’une connaissance étendue des événements passés. Plusieurs éléments confirmés l’inscrivent dans la mythologie profonde de la ville : sa voix, entendue dès la saison 1, et sa présence dans certaines visions ou représentations.

From, saison 3.

Dans le quatrième chapitre, le récit insiste sur des pactes anciens et sur l’existence d’une entité à l’origine du piège de Fromville, suggérant que l’homme en jaune pourrait en être une incarnation ou un intermédiaire direct.

Attention, la suite de l’article contient des spoilers sur l’épisode 1 !

Dans ce premier épisode, l’homme en jaune adopte une identité humaine pour infiltrer la communauté. Il prend l’apparence de Sophia, une nouvelle arrivante. Cette capacité de transformation confirme une hypothèse : celle d’un antagoniste capable de manipuler les habitants de l’intérieur.

Quelles sont les hypothèses concernant cet antagoniste ?

Au-delà de ces éléments, des théories émergent chez les spectateurs. La première voit dans l’homme en jaune une entité consciente, directement liée au pacte à l’origine de Fromville. Sa connaissance des événements, sa capacité à agir en dehors des règles habituelles et son rôle dans la manipulation des habitants alimentent l’idée d’une figure organisatrice, proche d’un « maître du jeu ».

From, saison 2.

Une autre lecture insiste moins sur sa nature que sur sa fonction : celle d’un agent d’infiltration. Sa faculté à prendre une apparence humaine suggère un mécanisme qui consiste à semer le doute et provoquer des tensions internes, plutôt que terroriser frontalement. Dans cette optique, son objectif ne serait pas seulement de contrôler la ville, mais d’en accélérer les dynamiques destructrices.

Enfin, certains spectateurs mobilisent les éléments liés au temps pour proposer une interprétation différente : l’homme en jaune pourrait s’inscrire dans un cycle déjà vécu, avec une forme de mémoire ou de conscience des événements passés. Ce qui expliquerait sa familiarité avec certains personnages et sa capacité à anticiper leurs actions.

Malcolm : une saison 2 est-elle envisagée après le revival sur Disney+ ?

20 avril 2026 à 13:35

Mis en ligne le 10 avril sur Disney+, le revival de Malcolm, intitulé Rien n’a changé, marque un retour attendu près de 20 ans après la fin de la série originale. Diffusée sous la forme d’une minisérie, cette suite a immédiatement provoqué des interrogations autour d’une éventuelle saison 2.

Y aura-t-il une suite ?

À l’origine, le projet repose sur une stratégie de diffusion resserrée : les quatre épisodes ont été mis en ligne simultanément, permettant un visionnage immédiat et complet. Pensé comme une parenthèse, ce revival ne s’apparente en outre pas à une saison classique : il capitalise sur le retour du casting historique et sur l’attachement du public, sans engager une relance structurée sur plusieurs années.

Frankie Muniz dans Malcolm : rien n’a changé.

Une suite est donc fort peu probable. « Ce projet n’aurait jamais vu le jour s’il avait été sans date limite [Les acteurs n’auraient pas été disponibles, ndlr]. […] La seule façon de le réaliser a été d’en faire un projet à durée déterminée », avait déclaré le créateur Linwood Boomer à Variety (cité par Allociné).

Peut-on espérer d’autres séries ?

« On pourrait peut-être envisager un autre projet de ce type à l’avenir, mais ce n’est pas à l’ordre du jour », a-t-il en revanche ajouté. Le réalisateur Ken Kwapis a lui aussi évoqué un potentiel narratif encore inexploité : « Quand je regarde la série […], j’ai vraiment envie de développer ces histoires et ces relations », peut-on lire sur Screen Rant.

Frankie Muniz dans la série Malcolm : rien n’a changé.

Du côté de la production, certaines idées émergent, notamment autour du personnage de Leah, la fille de Malcolm. Tracy Katsky Boomer estime qu’elle pourrait « tout à fait porter une série » (Variety, cité par SFR Actus), laissant entrevoir la possibilité d’un spin-off.

De quoi parle ce revival et qui est de retour ?

Vingt ans après, Malcolm est désormais adulte, père d’une adolescente, et il tente de mener une vie éloignée du chaos familial. Mais lorsque Hal et Lois organisent leur 40e anniversaire de mariage, il est contraint de replonger dans cet environnement qu’il avait fui.

Côté casting, la quasi-totalité des acteurs emblématiques reprennent leur rôle : Frankie Muniz (Malcolm), Bryan Cranston (Hal), Jane Kaczmarek (Lois), Justin Berfield (Reese) et Christopher Masterson (Francis). Seul Dewey change d’interprète, remplacé par Caleb Ellsworth-Clark. De nouveaux personnages apparaissent également, dont Leah, la fille de Malcolm.

Coachella : pourquoi Sabrina Carpenter a-t-elle invité Madonna sur scène ?

20 avril 2026 à 11:15

L’image s’est propagée à grande vitesse sur les réseaux sociaux : deux silhouettes blondes, corsetées, réunies sous les projecteurs de Coachella. Les 17, 18 et 19 avril, à l’occasion du second week-end du festival californien, Sabrina Carpenter a invité, pendant son show, la star américaine Madonna, dans une apparition devenue l’un des moments les plus commentés du week-end.

Sabrina Carpenter et Madonna sur la scène de Coachella.

Que s’est-il passé sur scène ?

La séquence est intervenue au cœur du set du vendredi soir. Alors que Sabrina Carpenter interprète Juno, la transition s’opère vers Vogue, sur lequel Madonna fait son entrée. Les deux artistes chantent ensuite Like A Prayer, avant de présenter un titre inédit, associé au prochain album Confessions II, annoncé pour juillet.

Le moment a ainsi pris la forme d’un hommage rendu à la reine de la pop américaine. « Il y a 20 ans jour pour jour, je me produisais à Coachella. J’étais sous le chapiteau dance et c’était la première fois que j’interprétais Confessions on a Dance Floor aux États-Unis. C’était un moment tellement exaltant pour moi ! Alors imaginez mon émotion d’être de retour 20 ans plus tard […] C’est comme boucler la boucle. C’est très important pour moi », a-t-elle déclaré (citée par Numéro).

« Sabrina, merci beaucoup de m’avoir invitée sur scène », a-t-elle ajouté ensuite (citée par The Hollywood Reporter), ce à quoi l’autre chanteuse a répondu : « Pas besoin de me remercier. Tu peux avoir tout ce que tu veux. »

Quel lien entre les deux artistes ?

Depuis plusieurs années, Sabrina Carpenter revendique l’influence de Madonna dans sa manière d’occuper la scène. Corsets, esthétique inspirée du vieil Hollywood, chorégraphies, usage de symboles religieux… : leurs performances reposent sur des codes semblables.

La chanteuse américaine a également multiplié les clins d’œil à son aînée, en reprenant certaines pièces emblématiques de sa garde-robe ou des références visuelles directement associées à son univers. Cette proximité donne un éclairage à leur apparition commune à Coachella.

180 sur Netflix : que vaut ce thriller sud-africain ?

20 avril 2026 à 11:00

En tête des contenus les plus visionnés sur la plateforme, 180, mis en ligne le 17 avril 2026, figure parmi les sorties les plus populaires du moment sur Netflix. Réalisé par Alex Yazbek, ce thriller contemporain adopte une approche psychologique centrée sur les mécanismes de la violence et de la culpabilité en Afrique du Sud.

La bande-annonce VO de 180 sur Netflix.

De quoi parle le film et qu’en pensent les médias ?

Le récit suit Zak, ancien gangster qui tente de reconstruire sa vie avec sa famille. Une altercation sur la route dégénère et son fils est grièvement blessé par balle. Face à l’inaction des autorités, Zak laisse la colère et la culpabilité prendre le dessus. Déterminé à retrouver les responsables, il s’engage dans une quête de vengeance qui le rapproche dangereusement de son passé. Porté par Prince Grootboom, 180 suit la dérive d’un homme confronté à ses propres limites.

Les premiers retours critiques pointent une structure narrative sans surprise. « Le résultat est un film qui souffle le chaud et le froid, avec des moments vraiment prenants et d’autres qui nous laissent un peu sur notre faim », note Critique cinéma séries. Le même média ajoute : « Une fois que la machine est lancée, le scénario devient beaucoup trop prévisible. »

Leisure Byte va dans le même sens et estime que le film « est prévisible et n’apporte rien de vraiment original ». La faiblesse des personnages secondaires est également relevée. Midgard Times abonde : « Dans la seconde moitié, l’intrigue est devenue très prévisible. On savait d’avance ce que Zak allait faire. »

Ce qui sauve le film

Malgré ces réserves, plusieurs aspects font consensus. La performance de Prince Grootboom est largement saluée, décrite comme « d’une intensité émotionnelle bouleversante ». Critique cinéma séries souligne qu’il « porte littéralement le film sur ses épaules ». « Son interprétation est bouleversante […] il retranscrit si bien le conflit intérieur d’un père », juge également Midgard Times. L’atmosphère constitue un autre point fort. « Les cadrages serrés et les jeux d’ombres reflètent parfaitement les tourments psychologiques de Zak », observe Leisure Byte.

Derrière les arbres, le récit de Frédéric Pommier qui affronte l’indicible

17 avril 2026 à 11:30

Avec Derrière les arbres publié le 15 avril aux éditions Flammarion, Frédéric Pommier signe un texte à part dans son parcours. Journaliste à France Inter où il anime aujourd’hui la chronique C’est une chanson, il s’écarte de sa casquette de chroniqueur pour livrer un récit autobiographique consacré aux violences sexuelles subies durant son enfance.

Que raconte Derrière les arbres ?

Le livre revient sur des viols commis entre ses 4 et 7 ans par plusieurs agresseurs, parmi lesquels un proche de la famille et un ancien responsable politique. Il en explore les effets dans la durée : l’amnésie traumatique, d’abord, puis la réapparition progressive des souvenirs à l’âge adulte. Le texte s’attache moins à la reconstitution factuelle qu’à la manière dont ces événements ont traversé le corps et la mémoire.

« Pendant longtemps, il n’y a pas eu un seul jour où je n’ai pas été hanté plusieurs fois dans la journée par certaines images (…) parce que le corps, il n’oublie pas », explique l’auteur au micro de France Inter.

Qu’est-ce qui a motivé l’écriture de ce livre ?

Dans ses premières pages, l’enfant est désigné à distance, à la troisième personne. Ce n’est que plus tard que le « je » apparaît, au moment où les souvenirs se précisent et où la parole se construit. « Sur le papier, les faits sont prescrits, mais les faits ne seront jamais prescrits dans mon livre », affirme l’auteur.

Depuis plus de 20 ans, Frédéric Pommier évolue au sein de Radio France, entre reportages et chroniques. Il s’est imposé par une attention particulière aux récits personnels. « Ce livre, c’est pour rendre justice au petit garçon que j’étais. Et au petit garçon qu’on a bousillé », confie-t-il à l’AFP.

Qu’en pensent les médias ?

Les premiers retours critiques insistent sur la force du texte sans en gommer la dureté. Télérama évoque « un récit précis et déchirant » et « une grande clarté d’écriture », saluant une construction qui relève « moins du témoignage que du récit littéraire ». Dans Libération, l’auteur résume lui-même la persistance du traumatisme : « Le viol, c’est un poison qu’on vous plante dans les veines et qui n’en part jamais. » Le quotidien souligne également la fonction réparatrice de l’écriture, qui permet de « reprendre le pouvoir ».

Avec Dansons, Céline Dion retrouve Jean-Jacques Goldman

17 avril 2026 à 11:15

Longtemps suspendue au silence, Céline Dion réapparaît dans le paysage musical. Fragilisée par la maladie, rare ces dernières années, la chanteuse n’avait laissé filtrer que quelques signes — dont une apparition saisissante lors des Jeux olympiques de Paris. L’annonce de sa résidence à Paris La Défense Arena a depuis ravivé l’attente : 16 dates entre septembre et octobre prochains, prises d’assaut.

La chanson Dansons de Céline Dion.

À cette reprise de la scène s’ajoute la sortie de Dansons, nouveau single écrit et composé par Jean-Jacques Goldman. Dix ans après Encore un soir, le tandem reforme un duo qui appartient déjà à l’histoire de la chanson francophone. Une ballade lente, dépouillée, sans refrain. Mais ce retour est-il à la hauteur de l’attente ?

Que dit la presse ?

Écrit en 2020, en pleine pandémie, le morceau porte la trace de cette parenthèse mondiale. « Le monde s’arrêtait et des gens dansaient, confinés chez eux », explique Jean-Jacques Goldman dans un communiqué de Sony Music. Le titre n’a pas l’ambition de réinventer Céline Dion : il s’inscrit dans une continuité esthétique, où sa voix demeure le centre de gravité.

Une partie de la presse y voit un retour fidèle. « Dès les premières secondes , on retrouve la Céline Dion que l’on aime, sensible, délicate, sur cette ballade à la production sobre, sans refrain », juge Le Parisien, estimant que « Dansons est du pur Céline Dion et du pur Jean-Jacques Goldman. »

« Dansons est du Céline Dion, purement et simplement, sans plus ni moins », répète et valide Le Devoir. Plusieurs médias insistent également sur la dimension émotionnelle du morceau, perçu comme un geste de retour plus que comme une tentative de renouvellement.

Des critiques plus sévères

À l’inverse, d’autres pointent une proposition jugée trop prudente. Le Monde décrit une chanson « d’un autre temps » et une esthétique « si hors d’âge qu’il en est fascinant », allant jusqu’à évoquer « ce maigre lot qu’est Dansons » pour un public frustré de ne pas assister aux concerts.

Comme souvent face à une pop jugée trop consensuelle, Libération adopte une distance critique, et ici moqueuse. Le titre est qualifié de « slow cotonneux redoutable », décrit comme une « machine à tendresse ». « On s’en roule par terre d’émotion », écrit le quotidien, dans une surenchère ironique.

Pragmata : pourquoi le développement de ce jeu à gros budget a-t-il été aussi chaotique ?

17 avril 2026 à 10:00

Attendu de longue date, Pragmata marque le retour de Capcom à une nouvelle licence. Prévu pour ce 17 avril sur PlayStation 5, Xbox Series X/S, PC et Nintendo Switch 2, le titre répond à une volonté de diversification, loin des franchises établies de l’éditeur. Mais, derrière cette sortie, le projet a traversé un développement particulièrement bousculé.

Une genèse sous tension

Présenté en 2020, le projet a immédiatement intrigué par son univers lunaire et son duo constitué d’un astronaute et d’une androïde. À l’origine, la sortie était envisagée pour 2022, mais elle a été rapidement repoussée à 2023, avant d’être reportée à nouveau. Le jeu ne réapparaît qu’en 2025, avec une nouvelle fenêtre fixée à 2026.

Pragmata.

Ce calendrier instable traduit des ajustements significatifs en cours de production. D’autant que Capcom est resté discret sur le contenu réel du jeu, laissant longtemps planer une part d’incertitude autour de son gameplay.

Quelles difficultés derrière ces reports ?

Officiellement, Capcom évoque un besoin de temps supplémentaire. « Il y a eu tellement d’essais et d’erreurs, tellement d’allers-retours, juste pour voir ce qui fonctionnerait et ce qui marcherait le mieux », a expliqué à ce propos le directeur Cho Yonghee dans une interview accordée à TheGamer.

Pragmata.

Le cœur du problème semble résider dans le système de jeu, qui combine des phases de tir à la troisième personne et des séquences de piratage à gérer en parallèle. « Le fait d’avoir ces deux mécaniques, le piratage informatique de Diana et les tirs de Hugh, est l’une des raisons qui nous ont poussés à consacrer plus de temps à ce jeu. Nous avons pris notre temps pour trouver le bon équilibre », a complété le producteur Naoto Oyama.

Un cas loin d’être isolé

L’annonce très en amont constitue une autre piste. Dévoilé six ans avant sa sortie, le jeu illustre une pratique de plus en plus répandue : communiquer tôt, avant même que le projet ne soit stabilisé, pour générer l’intérêt du public. « [Cela] a été une source de motivation pour nous. Si nous n’avions pas sorti cette bande-annonce à l’époque, Pragmata ne serait peut-être pas le même jeu aujourd’hui », a justifié Yonghee.

Ce parcours renvoie à une tendance plus large du jeu vidéo AAA. Les projets les plus ambitieux, en particulier les nouvelles licences, sont fréquemment retardés pour atteindre le niveau d’exigence élevé qui a été annoncé. Cyberpunk 2077 en a donné un exemple, avec des reports successifs avant une sortie controversée. The Legend of Zelda: Tears of the Kingdom ou Starfield ont aussi été décalés pour peaufiner leur contenu.

Même Grand Theft Auto VI, pourtant porté par une franchise solidement installée, a déjà été repoussé à plusieurs reprises, sa sortie étant désormais fixée à novembre 2026 après plusieurs ajustements de calendrier.

Intraçables : c’est quoi cette nouvelle série avec Sofia Essaïdi ?

17 avril 2026 à 09:20

Thriller tendu aux accents de drame, Intraçables, nouvelle série proposée par Prime Video, explore une angoisse très contemporaine : celle de ne plus pouvoir disparaître. D’abord diffusée à l’automne dernier en Suisse, la minisérie franco-suisse est disponible depuis le 17 avril sur la plateforme, avant une arrivée prochaine sur TF1 et TF1+.

De quoi parle Intraçables ?

Giulia Conforti vit à Genève avec son fils. Depuis la mort de son mari, elle avance difficilement, trouvant dans son travail de chauffeuse de taxi une forme de stabilité. Une rencontre imprévue ravive un souvenir enfoui et fait renaître le doute : l’accident qui a coûté la vie à son mari pourrait cacher une autre vérité.

Arcadi Radeff dans Intraçables.

Très vite, la situation bascule : un hacker la traque, ses repères s’effondrent et la fuite devient inévitable. Pour survivre, Giulia doit renoncer à tout ce qui la relie au monde connecté, jusqu’à disparaître des radars.

Qui est derrière la série ?

La série est portée par Sofia Essaïdi (Les Combattantes, Aïcha). « J’ai adoré ce rôle qui était hyper complexe, hyper complet, a-t-elle déclaré à Gala. On est sur plusieurs temporalités, dans des états complètement différents de la vie d’une même femme. Et pour moi, en tant qu’actrice, c’était juste merveilleux. »

Alexis Michalik dans Intraçables.

Le mari disparu est interprété par Alexis Michalik (Edmond, Les Liaisons dangereuses). À leurs côtés, on retrouve également Arcadi Radeff dans le rôle du fils Achille, ainsi qu’Irène Jacob, Karim Barras ou encore Antoine Basler.

La création est signée Ami Cohen et Raphaël Meyer, avec Mathilde Arnaud et France Ortelli au scénario. La réalisation est assurée par Louis Farge et Luc Walpoth. Produite par Akka Films et Empreinte Digitale, en collaboration avec la RTS et TF1, la série a d’abord porté le titre Log-Out, en écho à son idée centrale : couper toute connexion. Le format est resserré, avec six épisodes d’environ 45 à 50 minutes.

Tomodachi Life : quelles sont les nouveautés du jeu ?

16 avril 2026 à 15:20

Plus de dix ans après son dernier passage sur Nintendo 3DS, la série Tomodachi Life fait son retour avec Une vie de rêve disponible sur Nintendo Switch depuis le 16 avril. Développé et édité par Nintendo, ce troisième épisode prolonge l’héritage de Tomodachi Collection (2009) et Tomodachi Life (2013), tout en renouvelant son approche de la simulation de vie.

Le principe demeure intact : le joueur crée des Mii, avatars personnalisables, puis observe leur quotidien évoluer. Le jeu opère ici une mutation plus ambitieuse, à la fois dans son espace, ses interactions et sa philosophie.

Comment fonctionne cette simulation ?

Le joueur n’incarne pas un personnage, mais intervient en tant que facilitateur en influençant les interactions. « Votre rôle […] est de prendre soin de vos Mii et de veiller sur l’île », explique Ryutaro Takahashi, directeur, dans l’émission Les développeurs ont la parole de Nintendo.

Tomodachi Life.

Ces Mii évoluent selon leurs propres dynamiques : ils nouent des relations, développent des affinités ou des tensions et génèrent des situations imprévisibles. Ce « sont des êtres vivants qui habitent ce monde, et sont dotés d’une volonté et d’une personnalité », précise-t-il.

Quelles évolutions ?

La transformation la plus visible concerne le cadre. Exit l’immeuble du précédent opus : Une vie de rêve se déploie sur une île entièrement personnalisable. « Maintenant, les Mii peuvent se déplacer librement dans un espace plus grand », souligne Takaomi Ueno, directeur de la programmation.

Le système relationnel gagne aussi en complexité. Les Mii peuvent désormais vivre en colocation – jusqu’à huit personnages dans un même logement. Les relations évoluent également, avec davantage de nuances : amitiés, rivalités, couples, mariages, séparations ou encore naissance d’enfants. Le jeu introduit une approche inclusive, permettant de définir librement genre et préférences amoureuses.

Tomodachi Life.

L’autre évolution majeure réside dans l’importance accordée aux contenus générés par les joueurs : ils peuvent concevoir et personnaliser des environnements, des objets ou même des créatures, intégrés directement dans la vie des Mii.

Peut-on vraiment contrôler les Mii ?

Malgré ces nouvelles possibilités, le jeu conserve une limite essentielle : l’autonomie des personnages. Le joueur peut déplacer les Mii pour provoquer des rencontres, mais sans jamais dicter leurs actions. « On ne voulait pas pouvoir dicter aux Mii ce qu’ils doivent faire », rappelle Ueno. Ce choix préserve l’imprévisibilité qui fait l’identité de la série. Les situations émergent sans script, laissant place à une forme de narration spontanée, souvent décalée.

Dandelion : Netflix dévoile son nouvel anime par le créateur de Gintama

16 avril 2026 à 15:00

Plus de 20 ans après sa publication, le premier manga de Hideaki Sorachi (Gintama) sort de l’ombre. Ce one-shot, paru en 2002 dans le Weekly Shōnen Jump, bénéficie aujourd’hui d’une adaptation animée diffusée sur Netflix le 16 avril. Composée de sept épisodes, la série ne se limite pas à une simple transposition : elle déploie le récit en enrichissant personnages et univers.

De quoi ça parle ?

Tetsuo Tanba et Misaki Kurogane sont deux agents de la Japan Angel Federation : ils accompagnent les âmes restées sur Terre vers l’Au-delà. Leur unité, surnommée Dandelion, adopte une méthode singulière : comprendre les regrets des défunts plutôt que de traiter les dossiers à la chaîne.

Dandelion.

Chaque mission donne lieu à un récit autonome, centré sur une trajectoire inachevée. L’adaptation conserve ce principe issu du manga tout en l’étendant, en multipliant les cas traités. Le passage d’un format très court à une série constitue l’un des principaux défis du projet, reposant sur un équilibre : développer l’univers sans l’altérer.

Quelle production et quel casting ?

La série est produite par le studio NAZ – à l’origine de productions comme Hamatora, l’original ID: Invaded ou l’adaptation historique Angolmois: Record of Mongol Invasion –, sous la direction de Daisuke Mataga. Le scénario est confié à Yōsuke Suzuki, avec un character design signé Ai Asari.

Dandelion.

Côté doublage, Chikahiro Kobayashi incarne Tanba (Saichi Sugimoto dans Golden Kamuy, Legoshi dans Beastars) et Megumi Han prête sa voix à Kurogane (Gon dans Hunter x Hunter, Akko dans Little Witch Academia).

Quels liens avec Gintama ?

Publiée entre 2003 et 2019, Gintama constitue l’une des œuvres majeures du shōnen. Le manga de Hideaki Sorachi met en scène un Japon féodal détourné, occupé par des extraterrestres, où un trio de freelances – mené par le samouraï désabusé Gintoki – enchaîne des missions absurdes. Adaptée en anime à partir de 2006, la série compte plus de 350 épisodes et plusieurs films.

L’écart avec Dandelion est, en apparence, marqué. Certaines constantes d’écriture demeurent toutefois perceptibles : un mélange de registres, des ruptures de ton et une attention portée aux personnages. Là où Gintama développe une satire foisonnante, Dandelion semble privilégier une approche plus resserrée et introspective.

Acharnés : de quoi parle la saison 2 ?

16 avril 2026 à 14:40

Deux ans après une première saison saluée pour la précision de son écriture, Acharnés revient avec une nouvelle salve d’épisodes, conservant son regard acide sur les dérives des relations humaines.

Disponible depuis le 16 avril, ce chapitre reprend un format resserré – huit épisodes d’environ 30 minutes – et confirme l’évolution du projet, pensé comme une anthologie par son créateur, Lee Sung Jin (au scénario de Thunderbolts*).

De quoi parlait le premier volet ?

La première saison partait d’un banal accrochage entre deux automobilistes. Au cœur du récit, Danny Cho, entrepreneur en difficulté, et Amy Lau, cheffe d’entreprise, se livraient une guerre d’usure obsessionnelle. Leur affrontement, à la fois absurde et tragique, révélait les failles d’individus en perte de repères, prisonniers de leurs propres contradictions.

Acharnés, saison 1.

Le duo formé par Steven Yeun (The Walking Dead) et Ali Wong (Always Be My Maybe) constituait l’un des piliers du programme. À leurs côtés, Joseph Lee et Young Mazino complétaient une distribution saluée pour sa justesse.

Sur quoi porte la saison 2 ?

Ce nouveau volet opère un virage : il ne s’agit pas d’une suite directe, mais d’un récit indépendant. L’histoire débute lorsqu’un jeune couple est témoin d’une violente dispute entre leur employeur et son épouse. Le récit prend place dans l’univers fermé d’un country club californien. À mesure que les protagonistes s’enfoncent dans un système de manipulations et de chantage, la série explore les dynamiques du couple, du pouvoir et de la domination.

Acharnés, saison 2.

La distribution est entièrement renouvelée. Oscar Isaac (Dune, Frankenstein) et Carey Mulligan (Drive) incarnent un couple en crise, fragilisé par les non-dits. Face à eux, Cailee Spaeny (Alien: Romulus) et Charles Melton (Warfare) composent un duo plus jeune. L’ensemble est complété par Youn Yuh-jung (Minari).

Pensée au départ comme une minisérie, Acharnés a ensuite évolué vers un format anthologique après le succès critique de sa première saison, récompensée par plusieurs Emmy Awards. Ce choix permet de renouveler l’intrigue à chaque saison, tout en conservant une ligne thématique.

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