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Sofiane Pamart : pourquoi son album s’appelle-t-il Movie ?

Sofiane Pamart ouvre un nouveau chapitre de sa carrière. Pianiste formé au Conservatoire de Lille, longtemps associé à la scène rap avant de s’imposer en solo, il a dévoilé le 17 avril Movie, son quatrième album studio. Un projet qui marque une rupture avec ses précédents opus, tout en prolongeant une même ambition : faire du piano un langage universel.

Après Planet, Letter et Noche, conçus comme un ensemble, l’artiste amorce ici un changement de paradigme. « J’ai l’impression d’avoir vraiment été au bout d’une trilogie de piano-solo […], il manquait des nouvelles couleurs », confie-t-il sur France Inter. Movie offre donc une nouvelle phase, où le piano dialogue avec d’autres voix, d’autres textures et d’autres formats, tout en restant fidèle à l’ADN de l’artiste.

Pourquoi Movie ?

Le titre résume à lui seul l’intention. « Les films m’ont toujours inspiré, même dans ma manière de créer », explique-t-il à l’AFP (cité par Le Figaro). L’album est donc conçu comme un long-métrage sonore. « Je me suis dit : “Et si je ne faisais pas que composer la musique, mais que je réalisais vraiment le film tout entier ?” : ça signifie un casting, une direction artistique », détaille-t-il. L’album devient ainsi un objet hybride.

Cette ambition se traduit par la multiplication des collaborations dans sa discographie. En tout, 14 invités participent aux 20 titres du projet, dont des stars internationales, telles que Sia, J Balvin, Nelly Furtado ou encore Christine and the Queens. Ils incarnent les « acteurs » du film imaginé par Pamart, apportant chacun une couleur et une voix.

L’album enchaîne des pièces aux atmosphères contrastées. Le piano reste central, mais s’entoure de cordes, de cuivres et même de l’Orchestre philharmonique de Prague. L’ensemble vise à produire une expérience immersive. Comme le souligne France Info, « il y a des albums qu’on écoute et d’autres qu’on visualise » : Movie appartient clairement à la seconde catégorie.

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Criminal Record : où et quand voir la saison 2 ?

Thriller policier britannique, Criminal Record est de retour avec un nouveau chapitre. La deuxième saison de la série d’Apple TV sera proposée à partir du 22 avril sur la plateforme. Celle-ci privilégiera une diffusion hebdomadaire, avec un épisode mis en ligne chaque semaine jusqu’au 10 juin. Ce second volet comptera huit épisodes.

Mis en ligne en janvier 2024, le récit s’ouvrait sur un appel anonyme relançant une ancienne affaire de meurtre. Ce point de départ entraînait la réouverture du dossier et mettait en lumière des défaillances structurelles au sein de la police londonienne. L’intrigue reposait sur la confrontation entre June Lenker, une jeune enquêtrice, et Daniel Hegarty, un inspecteur chevronné, dont les méthodes et les motivations divergeaient.

De quoi parle la suite ?

Le second volet s’ouvre sur le meurtre d’un jeune homme, poignardé lors d’un rassemblement politique. L’enquête évolue vers une opération d’infiltration visant à prévenir un attentat d’extrême droite au cœur de Londres.

Cush Jumbo dans la saison 2 de Criminal Record.

La relation entre les deux protagonistes promet d’évoluer sensiblement. « La saison 1 explorait le passé […], cette saison […] suit une affaire en cours […]. Ils sont donc contraints de former une alliance fragile », explique l’acteur Peter Capaldi dans Radio Times.

Qui retrouve-t-on au casting ?

Le duo central est reconduit avec Peter Capaldi et Cush Jumbo. À leurs côtés, plusieurs comédiens déjà présents font leur retour, dont Stephen Campbell Moore (Red Joan). La saison 2 introduit également de nouveaux visages, parmi lesquels Dustin Demri-Burns (Cardinal Burns) dans le rôle d’un influenceur d’extrême droite, Luke Pasqualino (Skins), membre clé de l’équipe de police, Luther Ford (King and Conqueror) ou Lyndsey Marshal (À ceux qui nous ont offensés).

Luther Ford dans la saison 2 de Criminal Record.

Produite par Tod Productions et STV Studios, la série conserve sa ligne éditoriale : une narration resserrée, attentive aux mécanismes institutionnels et aux dilemmes moraux. La réalisation est toujours assurée notamment par Ben A. Williams et Joelle Mae David.

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Michael : décalage, reshoots… Pourquoi le film ne sort-il que maintenant en France ?

Attendu comme l’un des biopics musicaux les plus ambitieux de ces dernières années, Michael, réalisé par Antoine Fuqua (The Equalizer), arrive enfin dans les salles françaises le 22 avril. Porté par Jaafar Jackson – neveu du chanteur – dans le rôle-titre, le film retrace sa trajectoire. Mais, avant même sa sortie, il cristallise déjà critiques et controverses, liées à sa fabrication et à ses choix narratifs.

Que raconte le film ?

Initialement prévue en avril 2025, la sortie a été repoussée à plusieurs reprises, d’abord à l’automne, puis au printemps 2026. Le principal point de blocage concerne les reshoots. Selon plusieurs sources concordantes, une part importante du film a dû être modifiée après le tournage. L’AFP rappelle qu’un « tiers du film, consacré aux ennuis judiciaires de la star, a été supprimé ».

Michael.

Le long-métrage suit l’ascension de la pop-star, de son enfance au sein des Jackson Five jusqu’à la fin des années 1980, au sommet de sa carrière. Le récit se concentre volontairement sur la construction du mythe, « se gardant d’aborder les aspects plus polémiques de la vie du chanteur », résume ainsi déjà Le Devoir à partir des informations de l’AFP.

Pourquoi cette réécriture ?

À l’origine, le scénario abordait les accusations d’abus sexuels visant le chanteur dans les années 1990. Mais une clause juridique liée à l’affaire Jordan Chandler a interdit toute représentation de certains individus. Ces contraintes ont entraîné des retournages massifs et ont obligé « Antoine Fuqua et son équipe à ajouter une vingtaine de jours de tournage supplémentaire afin de filmer de nouvelles séquences, dont une fin entièrement repensée », précise Le Journal de Montréal.

Michael.

La production du film est en outre étroitement liée à l’Estate de Michael Jackson, l’entité juridique détentrice des droits sur son image et sa musique. « La succession du chanteur aurait déboursé environ 15 millions de dollars pour faire retirer du montage final toute allusion à ces allégations », précise le quotidien canadien. Le contrôle exercé par les ayants droit interroge de fait l’indépendance du projet : selon le même article, certaines versions du scénario auraient été jugées « malhonnêtes » et « remplies d’inexactitudes » par Paris Jackson, la fille de l’artiste.

Ces choix éditoriaux nourrissent une réception déjà clivée, car le film « évite les sujets qui dérangent », résume l’AFP. Il s’arrête en 1988, avant les premières accusations, ce qui permet d’écarter les zones les plus sensibles de la vie de l’artiste. Dans le même temps, l’ampleur du projet reste considérable. Budget élevé, ambitions internationales et attentes commerciales placent le film au cœur de nombreux enjeux.

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From, saison 4 : l’homme en jaune, nouveau pivot du mystère

Diffusée sur Paramount+ à partir du 20 avril, la saison 4 du thriller horrifique From suivra une diffusion hebdomadaire, avec un épisode chaque semaine jusqu’au 22 juin. Après trois saisons marquées par l’accumulation de zones d’ombre, la série est attendue sur sa capacité à apporter des réponses. Une figure attire déjà l’attention : l’homme en jaune, dont l’identité et le rôle alimentent l’essentiel des interrogations.

Que sait-on officiellement de l’homme en jaune ?

Introduit en fin de troisième chapitre, ce personnage apparaît comme une anomalie dans l’univers de la série. Contrairement aux créatures nocturnes, il circule en plein jour et semble doté d’une connaissance étendue des événements passés. Plusieurs éléments confirmés l’inscrivent dans la mythologie profonde de la ville : sa voix, entendue dès la saison 1, et sa présence dans certaines visions ou représentations.

From, saison 3.

Dans le quatrième chapitre, le récit insiste sur des pactes anciens et sur l’existence d’une entité à l’origine du piège de Fromville, suggérant que l’homme en jaune pourrait en être une incarnation ou un intermédiaire direct.

Attention, la suite de l’article contient des spoilers sur l’épisode 1 !

Dans ce premier épisode, l’homme en jaune adopte une identité humaine pour infiltrer la communauté. Il prend l’apparence de Sophia, une nouvelle arrivante. Cette capacité de transformation confirme une hypothèse : celle d’un antagoniste capable de manipuler les habitants de l’intérieur.

Quelles sont les hypothèses concernant cet antagoniste ?

Au-delà de ces éléments, des théories émergent chez les spectateurs. La première voit dans l’homme en jaune une entité consciente, directement liée au pacte à l’origine de Fromville. Sa connaissance des événements, sa capacité à agir en dehors des règles habituelles et son rôle dans la manipulation des habitants alimentent l’idée d’une figure organisatrice, proche d’un « maître du jeu ».

From, saison 2.

Une autre lecture insiste moins sur sa nature que sur sa fonction : celle d’un agent d’infiltration. Sa faculté à prendre une apparence humaine suggère un mécanisme qui consiste à semer le doute et provoquer des tensions internes, plutôt que terroriser frontalement. Dans cette optique, son objectif ne serait pas seulement de contrôler la ville, mais d’en accélérer les dynamiques destructrices.

Enfin, certains spectateurs mobilisent les éléments liés au temps pour proposer une interprétation différente : l’homme en jaune pourrait s’inscrire dans un cycle déjà vécu, avec une forme de mémoire ou de conscience des événements passés. Ce qui expliquerait sa familiarité avec certains personnages et sa capacité à anticiper leurs actions.

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Malcolm : une saison 2 est-elle envisagée après le revival sur Disney+ ?

Mis en ligne le 10 avril sur Disney+, le revival de Malcolm, intitulé Rien n’a changé, marque un retour attendu près de 20 ans après la fin de la série originale. Diffusée sous la forme d’une minisérie, cette suite a immédiatement provoqué des interrogations autour d’une éventuelle saison 2.

Y aura-t-il une suite ?

À l’origine, le projet repose sur une stratégie de diffusion resserrée : les quatre épisodes ont été mis en ligne simultanément, permettant un visionnage immédiat et complet. Pensé comme une parenthèse, ce revival ne s’apparente en outre pas à une saison classique : il capitalise sur le retour du casting historique et sur l’attachement du public, sans engager une relance structurée sur plusieurs années.

Frankie Muniz dans Malcolm : rien n’a changé.

Une suite est donc fort peu probable. « Ce projet n’aurait jamais vu le jour s’il avait été sans date limite [Les acteurs n’auraient pas été disponibles, ndlr]. […] La seule façon de le réaliser a été d’en faire un projet à durée déterminée », avait déclaré le créateur Linwood Boomer à Variety (cité par Allociné).

Peut-on espérer d’autres séries ?

« On pourrait peut-être envisager un autre projet de ce type à l’avenir, mais ce n’est pas à l’ordre du jour », a-t-il en revanche ajouté. Le réalisateur Ken Kwapis a lui aussi évoqué un potentiel narratif encore inexploité : « Quand je regarde la série […], j’ai vraiment envie de développer ces histoires et ces relations », peut-on lire sur Screen Rant.

Frankie Muniz dans la série Malcolm : rien n’a changé.

Du côté de la production, certaines idées émergent, notamment autour du personnage de Leah, la fille de Malcolm. Tracy Katsky Boomer estime qu’elle pourrait « tout à fait porter une série » (Variety, cité par SFR Actus), laissant entrevoir la possibilité d’un spin-off.

De quoi parle ce revival et qui est de retour ?

Vingt ans après, Malcolm est désormais adulte, père d’une adolescente, et il tente de mener une vie éloignée du chaos familial. Mais lorsque Hal et Lois organisent leur 40e anniversaire de mariage, il est contraint de replonger dans cet environnement qu’il avait fui.

Côté casting, la quasi-totalité des acteurs emblématiques reprennent leur rôle : Frankie Muniz (Malcolm), Bryan Cranston (Hal), Jane Kaczmarek (Lois), Justin Berfield (Reese) et Christopher Masterson (Francis). Seul Dewey change d’interprète, remplacé par Caleb Ellsworth-Clark. De nouveaux personnages apparaissent également, dont Leah, la fille de Malcolm.

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Coachella : pourquoi Sabrina Carpenter a-t-elle invité Madonna sur scène ?

L’image s’est propagée à grande vitesse sur les réseaux sociaux : deux silhouettes blondes, corsetées, réunies sous les projecteurs de Coachella. Les 17, 18 et 19 avril, à l’occasion du second week-end du festival californien, Sabrina Carpenter a invité, pendant son show, la star américaine Madonna, dans une apparition devenue l’un des moments les plus commentés du week-end.

Sabrina Carpenter et Madonna sur la scène de Coachella.

Que s’est-il passé sur scène ?

La séquence est intervenue au cœur du set du vendredi soir. Alors que Sabrina Carpenter interprète Juno, la transition s’opère vers Vogue, sur lequel Madonna fait son entrée. Les deux artistes chantent ensuite Like A Prayer, avant de présenter un titre inédit, associé au prochain album Confessions II, annoncé pour juillet.

Le moment a ainsi pris la forme d’un hommage rendu à la reine de la pop américaine. « Il y a 20 ans jour pour jour, je me produisais à Coachella. J’étais sous le chapiteau dance et c’était la première fois que j’interprétais Confessions on a Dance Floor aux États-Unis. C’était un moment tellement exaltant pour moi ! Alors imaginez mon émotion d’être de retour 20 ans plus tard […] C’est comme boucler la boucle. C’est très important pour moi », a-t-elle déclaré (citée par Numéro).

« Sabrina, merci beaucoup de m’avoir invitée sur scène », a-t-elle ajouté ensuite (citée par The Hollywood Reporter), ce à quoi l’autre chanteuse a répondu : « Pas besoin de me remercier. Tu peux avoir tout ce que tu veux. »

Quel lien entre les deux artistes ?

Depuis plusieurs années, Sabrina Carpenter revendique l’influence de Madonna dans sa manière d’occuper la scène. Corsets, esthétique inspirée du vieil Hollywood, chorégraphies, usage de symboles religieux… : leurs performances reposent sur des codes semblables.

La chanteuse américaine a également multiplié les clins d’œil à son aînée, en reprenant certaines pièces emblématiques de sa garde-robe ou des références visuelles directement associées à son univers. Cette proximité donne un éclairage à leur apparition commune à Coachella.

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180 sur Netflix : que vaut ce thriller sud-africain ?

En tête des contenus les plus visionnés sur la plateforme, 180, mis en ligne le 17 avril 2026, figure parmi les sorties les plus populaires du moment sur Netflix. Réalisé par Alex Yazbek, ce thriller contemporain adopte une approche psychologique centrée sur les mécanismes de la violence et de la culpabilité en Afrique du Sud.

La bande-annonce VO de 180 sur Netflix.

De quoi parle le film et qu’en pensent les médias ?

Le récit suit Zak, ancien gangster qui tente de reconstruire sa vie avec sa famille. Une altercation sur la route dégénère et son fils est grièvement blessé par balle. Face à l’inaction des autorités, Zak laisse la colère et la culpabilité prendre le dessus. Déterminé à retrouver les responsables, il s’engage dans une quête de vengeance qui le rapproche dangereusement de son passé. Porté par Prince Grootboom, 180 suit la dérive d’un homme confronté à ses propres limites.

Les premiers retours critiques pointent une structure narrative sans surprise. « Le résultat est un film qui souffle le chaud et le froid, avec des moments vraiment prenants et d’autres qui nous laissent un peu sur notre faim », note Critique cinéma séries. Le même média ajoute : « Une fois que la machine est lancée, le scénario devient beaucoup trop prévisible. »

Leisure Byte va dans le même sens et estime que le film « est prévisible et n’apporte rien de vraiment original ». La faiblesse des personnages secondaires est également relevée. Midgard Times abonde : « Dans la seconde moitié, l’intrigue est devenue très prévisible. On savait d’avance ce que Zak allait faire. »

Ce qui sauve le film

Malgré ces réserves, plusieurs aspects font consensus. La performance de Prince Grootboom est largement saluée, décrite comme « d’une intensité émotionnelle bouleversante ». Critique cinéma séries souligne qu’il « porte littéralement le film sur ses épaules ». « Son interprétation est bouleversante […] il retranscrit si bien le conflit intérieur d’un père », juge également Midgard Times. L’atmosphère constitue un autre point fort. « Les cadrages serrés et les jeux d’ombres reflètent parfaitement les tourments psychologiques de Zak », observe Leisure Byte.

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Derrière les arbres, le récit de Frédéric Pommier qui affronte l’indicible

Avec Derrière les arbres publié le 15 avril aux éditions Flammarion, Frédéric Pommier signe un texte à part dans son parcours. Journaliste à France Inter où il anime aujourd’hui la chronique C’est une chanson, il s’écarte de sa casquette de chroniqueur pour livrer un récit autobiographique consacré aux violences sexuelles subies durant son enfance.

Que raconte Derrière les arbres ?

Le livre revient sur des viols commis entre ses 4 et 7 ans par plusieurs agresseurs, parmi lesquels un proche de la famille et un ancien responsable politique. Il en explore les effets dans la durée : l’amnésie traumatique, d’abord, puis la réapparition progressive des souvenirs à l’âge adulte. Le texte s’attache moins à la reconstitution factuelle qu’à la manière dont ces événements ont traversé le corps et la mémoire.

« Pendant longtemps, il n’y a pas eu un seul jour où je n’ai pas été hanté plusieurs fois dans la journée par certaines images (…) parce que le corps, il n’oublie pas », explique l’auteur au micro de France Inter.

Qu’est-ce qui a motivé l’écriture de ce livre ?

Dans ses premières pages, l’enfant est désigné à distance, à la troisième personne. Ce n’est que plus tard que le « je » apparaît, au moment où les souvenirs se précisent et où la parole se construit. « Sur le papier, les faits sont prescrits, mais les faits ne seront jamais prescrits dans mon livre », affirme l’auteur.

Depuis plus de 20 ans, Frédéric Pommier évolue au sein de Radio France, entre reportages et chroniques. Il s’est imposé par une attention particulière aux récits personnels. « Ce livre, c’est pour rendre justice au petit garçon que j’étais. Et au petit garçon qu’on a bousillé », confie-t-il à l’AFP.

Qu’en pensent les médias ?

Les premiers retours critiques insistent sur la force du texte sans en gommer la dureté. Télérama évoque « un récit précis et déchirant » et « une grande clarté d’écriture », saluant une construction qui relève « moins du témoignage que du récit littéraire ». Dans Libération, l’auteur résume lui-même la persistance du traumatisme : « Le viol, c’est un poison qu’on vous plante dans les veines et qui n’en part jamais. » Le quotidien souligne également la fonction réparatrice de l’écriture, qui permet de « reprendre le pouvoir ».

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Avec Dansons, Céline Dion retrouve Jean-Jacques Goldman

Longtemps suspendue au silence, Céline Dion réapparaît dans le paysage musical. Fragilisée par la maladie, rare ces dernières années, la chanteuse n’avait laissé filtrer que quelques signes — dont une apparition saisissante lors des Jeux olympiques de Paris. L’annonce de sa résidence à Paris La Défense Arena a depuis ravivé l’attente : 16 dates entre septembre et octobre prochains, prises d’assaut.

La chanson Dansons de Céline Dion.

À cette reprise de la scène s’ajoute la sortie de Dansons, nouveau single écrit et composé par Jean-Jacques Goldman. Dix ans après Encore un soir, le tandem reforme un duo qui appartient déjà à l’histoire de la chanson francophone. Une ballade lente, dépouillée, sans refrain. Mais ce retour est-il à la hauteur de l’attente ?

Que dit la presse ?

Écrit en 2020, en pleine pandémie, le morceau porte la trace de cette parenthèse mondiale. « Le monde s’arrêtait et des gens dansaient, confinés chez eux », explique Jean-Jacques Goldman dans un communiqué de Sony Music. Le titre n’a pas l’ambition de réinventer Céline Dion : il s’inscrit dans une continuité esthétique, où sa voix demeure le centre de gravité.

Une partie de la presse y voit un retour fidèle. « Dès les premières secondes , on retrouve la Céline Dion que l’on aime, sensible, délicate, sur cette ballade à la production sobre, sans refrain », juge Le Parisien, estimant que « Dansons est du pur Céline Dion et du pur Jean-Jacques Goldman. »

« Dansons est du Céline Dion, purement et simplement, sans plus ni moins », répète et valide Le Devoir. Plusieurs médias insistent également sur la dimension émotionnelle du morceau, perçu comme un geste de retour plus que comme une tentative de renouvellement.

Des critiques plus sévères

À l’inverse, d’autres pointent une proposition jugée trop prudente. Le Monde décrit une chanson « d’un autre temps » et une esthétique « si hors d’âge qu’il en est fascinant », allant jusqu’à évoquer « ce maigre lot qu’est Dansons » pour un public frustré de ne pas assister aux concerts.

Comme souvent face à une pop jugée trop consensuelle, Libération adopte une distance critique, et ici moqueuse. Le titre est qualifié de « slow cotonneux redoutable », décrit comme une « machine à tendresse ». « On s’en roule par terre d’émotion », écrit le quotidien, dans une surenchère ironique.

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Pragmata : pourquoi le développement de ce jeu à gros budget a-t-il été aussi chaotique ?

Attendu de longue date, Pragmata marque le retour de Capcom à une nouvelle licence. Prévu pour ce 17 avril sur PlayStation 5, Xbox Series X/S, PC et Nintendo Switch 2, le titre répond à une volonté de diversification, loin des franchises établies de l’éditeur. Mais, derrière cette sortie, le projet a traversé un développement particulièrement bousculé.

Une genèse sous tension

Présenté en 2020, le projet a immédiatement intrigué par son univers lunaire et son duo constitué d’un astronaute et d’une androïde. À l’origine, la sortie était envisagée pour 2022, mais elle a été rapidement repoussée à 2023, avant d’être reportée à nouveau. Le jeu ne réapparaît qu’en 2025, avec une nouvelle fenêtre fixée à 2026.

Pragmata.

Ce calendrier instable traduit des ajustements significatifs en cours de production. D’autant que Capcom est resté discret sur le contenu réel du jeu, laissant longtemps planer une part d’incertitude autour de son gameplay.

Quelles difficultés derrière ces reports ?

Officiellement, Capcom évoque un besoin de temps supplémentaire. « Il y a eu tellement d’essais et d’erreurs, tellement d’allers-retours, juste pour voir ce qui fonctionnerait et ce qui marcherait le mieux », a expliqué à ce propos le directeur Cho Yonghee dans une interview accordée à TheGamer.

Pragmata.

Le cœur du problème semble résider dans le système de jeu, qui combine des phases de tir à la troisième personne et des séquences de piratage à gérer en parallèle. « Le fait d’avoir ces deux mécaniques, le piratage informatique de Diana et les tirs de Hugh, est l’une des raisons qui nous ont poussés à consacrer plus de temps à ce jeu. Nous avons pris notre temps pour trouver le bon équilibre », a complété le producteur Naoto Oyama.

Un cas loin d’être isolé

L’annonce très en amont constitue une autre piste. Dévoilé six ans avant sa sortie, le jeu illustre une pratique de plus en plus répandue : communiquer tôt, avant même que le projet ne soit stabilisé, pour générer l’intérêt du public. « [Cela] a été une source de motivation pour nous. Si nous n’avions pas sorti cette bande-annonce à l’époque, Pragmata ne serait peut-être pas le même jeu aujourd’hui », a justifié Yonghee.

Ce parcours renvoie à une tendance plus large du jeu vidéo AAA. Les projets les plus ambitieux, en particulier les nouvelles licences, sont fréquemment retardés pour atteindre le niveau d’exigence élevé qui a été annoncé. Cyberpunk 2077 en a donné un exemple, avec des reports successifs avant une sortie controversée. The Legend of Zelda: Tears of the Kingdom ou Starfield ont aussi été décalés pour peaufiner leur contenu.

Même Grand Theft Auto VI, pourtant porté par une franchise solidement installée, a déjà été repoussé à plusieurs reprises, sa sortie étant désormais fixée à novembre 2026 après plusieurs ajustements de calendrier.

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Intraçables : c’est quoi cette nouvelle série avec Sofia Essaïdi ?

Thriller tendu aux accents de drame, Intraçables, nouvelle série proposée par Prime Video, explore une angoisse très contemporaine : celle de ne plus pouvoir disparaître. D’abord diffusée à l’automne dernier en Suisse, la minisérie franco-suisse est disponible depuis le 17 avril sur la plateforme, avant une arrivée prochaine sur TF1 et TF1+.

De quoi parle Intraçables ?

Giulia Conforti vit à Genève avec son fils. Depuis la mort de son mari, elle avance difficilement, trouvant dans son travail de chauffeuse de taxi une forme de stabilité. Une rencontre imprévue ravive un souvenir enfoui et fait renaître le doute : l’accident qui a coûté la vie à son mari pourrait cacher une autre vérité.

Arcadi Radeff dans Intraçables.

Très vite, la situation bascule : un hacker la traque, ses repères s’effondrent et la fuite devient inévitable. Pour survivre, Giulia doit renoncer à tout ce qui la relie au monde connecté, jusqu’à disparaître des radars.

Qui est derrière la série ?

La série est portée par Sofia Essaïdi (Les Combattantes, Aïcha). « J’ai adoré ce rôle qui était hyper complexe, hyper complet, a-t-elle déclaré à Gala. On est sur plusieurs temporalités, dans des états complètement différents de la vie d’une même femme. Et pour moi, en tant qu’actrice, c’était juste merveilleux. »

Alexis Michalik dans Intraçables.

Le mari disparu est interprété par Alexis Michalik (Edmond, Les Liaisons dangereuses). À leurs côtés, on retrouve également Arcadi Radeff dans le rôle du fils Achille, ainsi qu’Irène Jacob, Karim Barras ou encore Antoine Basler.

La création est signée Ami Cohen et Raphaël Meyer, avec Mathilde Arnaud et France Ortelli au scénario. La réalisation est assurée par Louis Farge et Luc Walpoth. Produite par Akka Films et Empreinte Digitale, en collaboration avec la RTS et TF1, la série a d’abord porté le titre Log-Out, en écho à son idée centrale : couper toute connexion. Le format est resserré, avec six épisodes d’environ 45 à 50 minutes.

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Tomodachi Life : quelles sont les nouveautés du jeu ?

Plus de dix ans après son dernier passage sur Nintendo 3DS, la série Tomodachi Life fait son retour avec Une vie de rêve disponible sur Nintendo Switch depuis le 16 avril. Développé et édité par Nintendo, ce troisième épisode prolonge l’héritage de Tomodachi Collection (2009) et Tomodachi Life (2013), tout en renouvelant son approche de la simulation de vie.

Le principe demeure intact : le joueur crée des Mii, avatars personnalisables, puis observe leur quotidien évoluer. Le jeu opère ici une mutation plus ambitieuse, à la fois dans son espace, ses interactions et sa philosophie.

Comment fonctionne cette simulation ?

Le joueur n’incarne pas un personnage, mais intervient en tant que facilitateur en influençant les interactions. « Votre rôle […] est de prendre soin de vos Mii et de veiller sur l’île », explique Ryutaro Takahashi, directeur, dans l’émission Les développeurs ont la parole de Nintendo.

Tomodachi Life.

Ces Mii évoluent selon leurs propres dynamiques : ils nouent des relations, développent des affinités ou des tensions et génèrent des situations imprévisibles. Ce « sont des êtres vivants qui habitent ce monde, et sont dotés d’une volonté et d’une personnalité », précise-t-il.

Quelles évolutions ?

La transformation la plus visible concerne le cadre. Exit l’immeuble du précédent opus : Une vie de rêve se déploie sur une île entièrement personnalisable. « Maintenant, les Mii peuvent se déplacer librement dans un espace plus grand », souligne Takaomi Ueno, directeur de la programmation.

Le système relationnel gagne aussi en complexité. Les Mii peuvent désormais vivre en colocation – jusqu’à huit personnages dans un même logement. Les relations évoluent également, avec davantage de nuances : amitiés, rivalités, couples, mariages, séparations ou encore naissance d’enfants. Le jeu introduit une approche inclusive, permettant de définir librement genre et préférences amoureuses.

Tomodachi Life.

L’autre évolution majeure réside dans l’importance accordée aux contenus générés par les joueurs : ils peuvent concevoir et personnaliser des environnements, des objets ou même des créatures, intégrés directement dans la vie des Mii.

Peut-on vraiment contrôler les Mii ?

Malgré ces nouvelles possibilités, le jeu conserve une limite essentielle : l’autonomie des personnages. Le joueur peut déplacer les Mii pour provoquer des rencontres, mais sans jamais dicter leurs actions. « On ne voulait pas pouvoir dicter aux Mii ce qu’ils doivent faire », rappelle Ueno. Ce choix préserve l’imprévisibilité qui fait l’identité de la série. Les situations émergent sans script, laissant place à une forme de narration spontanée, souvent décalée.

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Dandelion : Netflix dévoile son nouvel anime par le créateur de Gintama

Plus de 20 ans après sa publication, le premier manga de Hideaki Sorachi (Gintama) sort de l’ombre. Ce one-shot, paru en 2002 dans le Weekly Shōnen Jump, bénéficie aujourd’hui d’une adaptation animée diffusée sur Netflix le 16 avril. Composée de sept épisodes, la série ne se limite pas à une simple transposition : elle déploie le récit en enrichissant personnages et univers.

De quoi ça parle ?

Tetsuo Tanba et Misaki Kurogane sont deux agents de la Japan Angel Federation : ils accompagnent les âmes restées sur Terre vers l’Au-delà. Leur unité, surnommée Dandelion, adopte une méthode singulière : comprendre les regrets des défunts plutôt que de traiter les dossiers à la chaîne.

Dandelion.

Chaque mission donne lieu à un récit autonome, centré sur une trajectoire inachevée. L’adaptation conserve ce principe issu du manga tout en l’étendant, en multipliant les cas traités. Le passage d’un format très court à une série constitue l’un des principaux défis du projet, reposant sur un équilibre : développer l’univers sans l’altérer.

Quelle production et quel casting ?

La série est produite par le studio NAZ – à l’origine de productions comme Hamatora, l’original ID: Invaded ou l’adaptation historique Angolmois: Record of Mongol Invasion –, sous la direction de Daisuke Mataga. Le scénario est confié à Yōsuke Suzuki, avec un character design signé Ai Asari.

Dandelion.

Côté doublage, Chikahiro Kobayashi incarne Tanba (Saichi Sugimoto dans Golden Kamuy, Legoshi dans Beastars) et Megumi Han prête sa voix à Kurogane (Gon dans Hunter x Hunter, Akko dans Little Witch Academia).

Quels liens avec Gintama ?

Publiée entre 2003 et 2019, Gintama constitue l’une des œuvres majeures du shōnen. Le manga de Hideaki Sorachi met en scène un Japon féodal détourné, occupé par des extraterrestres, où un trio de freelances – mené par le samouraï désabusé Gintoki – enchaîne des missions absurdes. Adaptée en anime à partir de 2006, la série compte plus de 350 épisodes et plusieurs films.

L’écart avec Dandelion est, en apparence, marqué. Certaines constantes d’écriture demeurent toutefois perceptibles : un mélange de registres, des ruptures de ton et une attention portée aux personnages. Là où Gintama développe une satire foisonnante, Dandelion semble privilégier une approche plus resserrée et introspective.

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Acharnés : de quoi parle la saison 2 ?

Deux ans après une première saison saluée pour la précision de son écriture, Acharnés revient avec une nouvelle salve d’épisodes, conservant son regard acide sur les dérives des relations humaines.

Disponible depuis le 16 avril, ce chapitre reprend un format resserré – huit épisodes d’environ 30 minutes – et confirme l’évolution du projet, pensé comme une anthologie par son créateur, Lee Sung Jin (au scénario de Thunderbolts*).

De quoi parlait le premier volet ?

La première saison partait d’un banal accrochage entre deux automobilistes. Au cœur du récit, Danny Cho, entrepreneur en difficulté, et Amy Lau, cheffe d’entreprise, se livraient une guerre d’usure obsessionnelle. Leur affrontement, à la fois absurde et tragique, révélait les failles d’individus en perte de repères, prisonniers de leurs propres contradictions.

Acharnés, saison 1.

Le duo formé par Steven Yeun (The Walking Dead) et Ali Wong (Always Be My Maybe) constituait l’un des piliers du programme. À leurs côtés, Joseph Lee et Young Mazino complétaient une distribution saluée pour sa justesse.

Sur quoi porte la saison 2 ?

Ce nouveau volet opère un virage : il ne s’agit pas d’une suite directe, mais d’un récit indépendant. L’histoire débute lorsqu’un jeune couple est témoin d’une violente dispute entre leur employeur et son épouse. Le récit prend place dans l’univers fermé d’un country club californien. À mesure que les protagonistes s’enfoncent dans un système de manipulations et de chantage, la série explore les dynamiques du couple, du pouvoir et de la domination.

Acharnés, saison 2.

La distribution est entièrement renouvelée. Oscar Isaac (Dune, Frankenstein) et Carey Mulligan (Drive) incarnent un couple en crise, fragilisé par les non-dits. Face à eux, Cailee Spaeny (Alien: Romulus) et Charles Melton (Warfare) composent un duo plus jeune. L’ensemble est complété par Youn Yuh-jung (Minari).

Pensée au départ comme une minisérie, Acharnés a ensuite évolué vers un format anthologique après le succès critique de sa première saison, récompensée par plusieurs Emmy Awards. Ce choix permet de renouveler l’intrigue à chaque saison, tout en conservant une ligne thématique.

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Roomates : Netflix dévoile sa nouvelle comédie américaine

Netflix poursuit sa collaboration avec Happy Madison Productions, la structure fondée par Adam Sandler (Happy Gilmore). Réalisé par Chandler Levack, Roommates, ajouté le 17 avril sur la plateforme, poursuit la tradition des comédies de campus.

De quoi ça parle ?

Le récit suit Devon, étudiante fraîchement arrivée à l’université, qui partage sa chambre avec Celeste. Très vite, derrière une complicité apparente, s’installent rivalités, jeux d’influence et tensions. Le film observe la manière dont une amitié peut progressivement basculer en rapport de force.

Roommates.

Le scénario, signé Jimmy Fowlie et Ceara O’Sullivan, s’appuie sur une progression classique, de l’idéalisation à la confrontation. L’ensemble privilégie une approche d’observation, parfois teintée de noirceur, centrée sur les mécanismes de domination et les dynamiques de construction.

Qui retrouve-t-on au casting ?

Le duo principal repose sur Sadie Sandler (fille d’Adam, déjà vue dans Happy Gilmore 2) et Chloe East (Heretic), qui incarne Celeste. Autour d’elles gravite Natasha Lyonne, Nick Kroll, Storm Reid, Janeane Garofalo ou encore Carol Kane.

Tourné dans le New Jersey, le film a été développé en 2025 dans le cadre du partenariat entre Netflix et Happy Madison. La réalisatrice Chandler Levack, déjà remarquée pour son regard sur la jeunesse, notamment dans Maniaque de films, prolonge ici ses thématiques de prédilection : passage à l’âge adulte, redéfinition des rapports sociaux et fragilité des identités.

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Grey’s Anatomy, saison 22 : les dessous du retour d’Addison Montgomery

Après une diffusion aux États-Unis à l’automne dernier, la saison 22 de Grey’s Anatomy fait enfin son arrivée sur TF1 ce 15 avril. Après l’annonce du départ de certaines figures phares, la série réactive aussi certains de ses personnages historiques. C’est notamment le cas d’Addison Montgomery, personnage emblématique qui multiplie les allers-retours depuis plusieurs années et dont la réapparition figure parmi les temps forts de cette saison. Voici ce que l’on sait.

Qui est Addison Montgomery ?

Chirurgienne spécialisée en obstétrique et néonatologie, elle est introduite dès la première saison comme l’ex-épouse de Derek Shepherd, antagoniste de Meredith. Elle gagne en complexité jusqu’à devenir un personnage central, porté plus tard par une trajectoire autonome dans le spin-off Private Practice. Depuis la fin de cette série dérivée en 2013, elle apparaît ponctuellement dans Grey’s Anatomy.

Kate Walsh dans Grey’s Anatomy.

Son retour dans la saison 22 s’effectue dans l’épisode 10, diffusé pour la première fois le 29 janvier dernier aux États-Unis. La médecin intervient auprès d’une patiente enceinte souffrant de troubles neurologiques liés à une tumeur cérébrale, nécessitant l’expertise conjointe d’Addison et d’Amelia Shepherd. En parallèle, son arc personnel se tend : elle révèle que son mari Jake est en train de la quitter.

Plus qu’un simple retour nostalgique, Addison agit comme un pivot narratif. Elle réactive des dynamiques anciennes, notamment avec Amelia, sœur cadette de Derek. « On ne l’avait pas vue si vulnérable depuis longtemps, elle panique. Je me suis dit que c’était intéressant, de la voir sous un autre jour », a commenté sa comédienne, Kate Walsh, à Variety.

Quand sera-t-elle visible sur TF1 ?

Avec une diffusion de deux épisodes par semaine sur TF1, l’apparition d’Addison devrait intervenir aux alentours de la mi-mai. Comme les précédentes saisons sont déjà disponibles sur Disney+, la saison 22 devrait également y être proposée dans un second temps.

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Lee Miller : 3 raisons d’aller voir la rétrospective sur la célèbre photographe

(1) Une rétrospective qui corrige la lecture réductrice de son œuvre

L’exposition opère un déplacement net : elle délaisse le récit d’une vie romanesque pour se concentrer sur les images. Longtemps associée au peintre et photographe américain Man Ray — dont elle fut la compagne, le modèle et la collaboratrice des années 1930 —, Lee Miller apparaît ici comme une autrice à part entière.

La présentation de l’exposition dédiée à Lee Miller.

Ce repositionnement s’appuie sur un ensemble dominé par des tirages dits « vintage ». Comme le souligne France Inter, ces pièces constituent « une vraie porte d’entrée dans son œuvre, dans la sensibilité de son travail ». Une approche saluée également par Le Monde, qui insiste sur cette volonté de faire émerger « l’une des grandes photographes du XXe siècle ».

En filigrane, c’est toute une lecture critique qui se trouve révisée. L’exposition ne se limite pas à redonner de la visibilité : elle met en lumière les mécanismes qui ont contribué à reléguer son œuvre au second plan et propose une relecture centrée sur ses qualités et sa singularité artistiques.

(2) Un univers où mode, surréalisme et guerre dialoguent

La richesse de l’exposition tient aussi à la continuité qu’elle met en lumière. Photographie de mode, expérimentations surréalistes, paysages égyptiens… : le regard de Miller demeure remarquablement stable. L’exposition ne juxtapose pas des périodes : elle révèle une écriture visuelle qui se déploie sans rupture.

Cette cohérence repose sur une attention constante aux formes, aux matières et aux détails. Les cadrages introduisent un léger décalage qui transforme le réel. France Info salue ainsi « un œil rare, mélancolique, en colère et acéré », dans l’ensemble de sa production.

(3) Un regard unique sur la guerre

Les sections consacrées à la Seconde Guerre mondiale constituent un point majeur du parcours. Envoyée spéciale pour Vogue, Lee Miller couvre le conflit, la Libération et les camps avec une approche à rebours des codes dominants du reportage de guerre.

Loin des images spectaculaires, elle privilégie les fragments : objets, corps, traces, ce qui confère à ses photographies une puissance singulière. « En s’attachant aux détails, elle fait surgir toute la violence, toute la cruauté », commente France Inter à ce sujet.

Cette écriture atteint une forme de condensation dans certaines images devenues emblématiques, comme celle prise dans la baignoire d’Hitler, après la découverte des camps. Elle illustre ainsi une manière de documenter l’Histoire sans céder à l’emphase, en privilégiant une approche à la fois sobre et incarnée.

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One Piece : que révèle le podcast Into the Grand Line sur Netflix ?

Avec sa deuxième saison mise en ligne début mars, la série live-action a poursuivi l’adaptation de l’œuvre tentaculaire d’Eiichirō Oda. Entre le manga, l’anime et les productions dérivées, l’univers ne cesse de se déployer, nourrissant analyses et interprétation. Dans ce contexte, Netflix prolonge à nouveau l’expérience avec un podcast vidéo consacré à cette nouvelle salve d’épisodes.

Mis en ligne le 13 mars, Into the Grand Line se compose de six épisodes centrés sur les arcs narratifs de Loguetown, Drum Island et Baroque Works. Présenté comme un « compagnon de voyage », il propose « des informations exclusives passionnantes, directement de notre équipage » (selon Tudum), alternant entretiens, analyses et coulisses.

Qui prend la parole ?

Chaque épisode s’appuie sur un binôme ou un intervenant clé. Le premier réunit Iñaki Godoy et Oda autour de Loguetown, avant l’entrée dans Grand Line. Emily Rudd revient ensuite sur Reverse Mountain, Mackenyu sur Whisky Peak, Jacob Romero sur Little Garden, Taz Skylar sur la suite de cet arc, tandis que Charithra Chandran et Mikaela Hoover concluent avec Drum Island.

Laboon dans la saison 2 de One Piece

La présence d’Oda constitue un point d’attraction majeur. Fidèle à sa discrétion – son visage demeure caché –, le créateur intervient directement et livre son regard sur l’adaptation. « Parmi les différences avec le manga, j’adore la scène où tu chantes pour Laboon. C’est un moment mémorable, c’est certain », confie-t-il à Godoy (Tudum).

Que dit le podcast de l’adaptation ?

Au fil des échanges, les équipes évoquent les ajustements nécessaires – rythme, structure, simplification – pour rendre l’œuvre lisible dans un format sériel condensé. Le podcast insiste également sur la lecture des personnages. Luffy, notamment, est envisagé comme un vecteur d’idées, dont les motivations sont rendues plus explicites.

Luffy dans la saison 2 de One Piece.

Chaque épisode revient également sur une escale de Grand Line pour en détailler les enjeux narratifs. Loguetown prépare la bascule, Reverse Mountain introduit l’imprévisibilité, Whisky Peak joue sur la duplicité et Little Garden et Drum Island approfondissent les dynamiques de groupe.

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Malcolm : rien n’a changé : pourquoi Dewey a-t-il été recasté dans le revival ?

Impossible d’évoquer Malcolm sans penser à son énergie et à son générique signé They Might Be Giants, devenu iconique. Vingt ans après la fin de la sitcom, la série renaît avec Rien n’a changé, quatre épisodes mis en ligne sur Hulu et Disney+, pensée comme une prolongation tardive de l’œuvre originale.

Sous l’impulsion de Linwood Boomer, le programme retrouve son casting principal : Frankie Muniz, Bryan Cranston, Jane Kaczmarek, Justin Berfield et Christopher Masterson. Mais un nom manque à l’appel : Erik Per Sullivan, dans le rôle de Dewey, est absent de ce retour très attendu. En voici les raisons.

Pourquoi Dewey a-t-il été remplacé ?

Personnage à part dans la fratrie, Dewey est l’un des ressorts comiques majeurs, souvent au centre de situations absurdes liées à sa position de cadet, régulièrement oublié ou malmené par sa famille. D’abord perçu comme le plus vulnérable, il développe au fil des saisons une personnalité marquée par une certaine ruse.

Justin Berfield, Bryan Cranston et Erik Per Sullivan dans la saison 7 de Malcolm.

Dans ce nouveau volet, le personnage est bien présent, mais n’est plus interprété par son acteur d’origine. Le comédien a en effet refusé de reprendre le rôle. Malgré plusieurs tentatives pour le convaincre, la production a dû se résoudre à poursuivre sans lui.

Les témoignages concordent : Erik Per Sullivan a tourné la page. Après la fin de la série, le comédien s’est en effet progressivement retiré de l’industrie. Son dernier rôle remonte à 2010. Depuis, il a choisi une trajectoire radicalement différente, tournée vers les études et la recherche, notamment en littérature. « Il étudie Dickens et c’est un étudiant incroyable – ils lui ont offert des sommes considérables pour qu’il revienne, et il a simplement dit : “Non merci” », a expliqué Jane Kaczmarek au Guardian. Même Bryan Cranston aurait tenté de le convaincre, sans succès.

Qui est le nouveau Dewey ?

La production a fait le choix de maintenir le personnage en le confiant à Caleb Ellsworth-Clark. Acteur canadien, il s’est principalement illustré dans des rôles secondaires à la télévision, notamment dans The Expanse ou Wynonna Earp. Linwood Boomer le considère d’ailleurs comme un choix « parfait ». « Je sais que Dewey était un personnage très apprécié […] Je ne voulais pas gâcher ça », a-t-il déclaré à People.

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Last Flag : c’est quoi ce jeu vidéo sur PC créé par le chanteur d’Imagine Dragons ?

Sous ses couleurs vives et son apparente familiarité, Last Flag avance une proposition qui cherche à se démarquer dans le paysage vidéoludique. Développé par le studio Night Street Games, fondé par Dan Reynolds et son frère Mac, ce jeu multijoueur constitue une première incursion dans l’industrie pour le leader d’Imagine Dragons. Disponible sur PC depuis le 14 avril, il propose de revisiter les codes du shooter compétitif en y intégrant une dimension tactique et ludique.

À quoi joue-t-on exactement ?

À première vue, le jeu repose sur un principe connu : la capture de drapeau. Deux équipes de cinq joueurs s’affrontent dans des parties en ligne où l’objectif consiste à dérober l’étendard adverse tout en protégeant le sien. Avec une variante : chaque équipe doit, en début de partie, dissimuler son drapeau sur la carte. Il ne s’agit donc pas seulement d’attaquer un point, mais d’explorer, d’anticiper et de coordonner ses déplacements.

Last Flag.

Classé parmi les hero shooters à la troisième personne, Last Flag repose sur des personnages dotés de capacités spécifiques, dans une logique proche des jeux d’équipe tactiques. Le gameplay articule tir, contrôle de zone et infiltration. L’ensemble s’inscrit dans un univers visuel inspiré des jeux télévisés américains des années 1970, avec une direction artistique vive et une ambiance rétro.

Pourquoi ce projet a-t-il vu le jour ?

Inspiré par les souvenirs d’enfance des deux frères, le jeu reprend l’esprit des parties de « capture de drapeau » organisées dans les bois. « Ça n’est pas qu’un projet passion, cela fait maintenant plus de cinq ans qu’on y travaille », a déclaré Dan Reynolds lors d’un échange avec des journalistes (rapporté par l’AFP).

Last Flag.

« J’ai grandi dans une famille de huit garçons et une fille, et nous étions tous des enfants un peu geeks », a-t-il ajouté, évoquant un « rêve de gosse » longtemps mis de côté au profit de sa carrière musicale.

Night Street Games ne cherche pas à rivaliser frontalement avec les grandes licences du tir compétitif, comme Fortnite ou Valorant. Mac Reynolds revendique d’ailleurs cette approche, estimant que Last Flag « se démarque en privilégiant la capture d’objectif à la simple élimination de ses adversaires ». Reste que le défi est de taille, le marché des jeux multijoueurs en ligne demeurant particulièrement concurrentiel.

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