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Phoenix, ou ce que la fiction dit de la radicalité écologique

S’il fallait dégager une clé de lecture pour Phoenix, elle pourrait tenir dans l’apocryphe attribué à Margaret Mead : « Ne doutez jamais qu’un petit groupe d’individus conscients et engagés puisse changer le monde. » Ajoutée le 12 février sur la plateforme, la nouvelle minisérie de France Télévisions livre un écothriller porté par Natacha Lindinger et François Berléand. Le récit s’articule autour d’un kidnapping d’enfants de dirigeants de multinationales orchestré par de jeunes activistes décidés à forcer une prise de responsabilité face à la crise climatique. Une œuvre radicale, rare, puissante, qui s’attaque frontalement au greenwashing et à l’inaction des élites.

Quelle est l’intrigue de Phoenix ?

Face à l’impasse des mobilisations écologistes pacifiques, le groupe Phoenix choisit la clandestinité. Dans les Alpes, quatre multinationales – chimie, fast-fashion, banque et pétrole – annoncent un projet de « sauvetage » d’un glacier, présenté comme un investissement majeur pour la planète, financé à hauteur de 12 milliards d’euros. C’est ce dispositif que les militants prennent pour cible, en enlevant les enfants de leurs dirigeants afin de contraindre ces PDG à reverser cette même somme à une association environnementale.

Phoenix.

Dès l’ouverture, la série pose son regard là où il dérange. Le monologue de Mathias, major d’une école d’ingénieurs parisienne, ouvre une charge contre un modèle économique persistant, fondé sur la croissance et l’extraction. Et annonce une fiction qui dénonce l’impunité des puissants et l’incapacité de ce système à se transformer autrement qu’à la marge.

La série s’inspire-t-elle d’une histoire vraie ?

Si les entreprises et leurs dirigeants sont fictifs, Phoenix laisse planer peu de doute. Entreprises à l’empreinte carbone colossale, fausses promesses, mécanismes de compensation, foi dans la géo-ingénierie… La série s’appuie sur des réalités observables par chacun et autrement documentées. En bref, l’imaginaire convoqué correspond point par point aux termes actuels du débat climatique.

François Berléand dans Phoenix.

Ce refus de la fable lui donne une densité politique remarquable. Le show ne cherche pas l’allégorie, mais la friction, en installant une tension crédible. La confrontation entre technosolutionnisme et sobriété n’est pas un simple arrière-plan idéologique : elle structure l’ensemble du récit.

Radicalité, engagement et lignes de fracture

Le terrain moral exploré gagne en profondeur au fil des épisodes. Phoenix ne se contente pas d’évoquer la radicalité : elle en fait un point de tension central. Le recours à la violence peut-il, à un moment donné, devenir un moyen légitime de se faire entendre ? Cette interrogation fait écho à l’excellent roman de science-fiction de Kim Stanley Robinson, Le ministère du Futur, qui explore, lui aussi, la tentation d’une radicalité, y compris politique, face à l’inaction.

Marie Colomb dans Phoenix.

Ce dilemme irrigue l’ensemble du récit et entre en résonance avec une crise climatique qui cristallise aujourd’hui des tensions à l’échelle du globe, jusqu’à voir émerger – souvent à des fins disqualifiantes – la notion d' »écoterrorisme ». Phoenix se garde bien d’imposer une réponse univoque, laisse coexister les positions et renvoie le téléspectateur à son propre jugement.

Une mise en scène tenue

Sur le plan narratif, la série adopte un rythme maîtrisé, progressif, qui installe un suspense suffisant pour maintenir l’attention jusqu’au bout. Elle s’offre en outre un cadre exceptionnel – les paysages alpins et le lac d’Annecy – filmé comme des espaces directement concernés par ce qui se joue. Côté interprétations, Léo Legrand incarne un Mathias habité, dont les excès se dessinent petit à petit.

François Berléand et Léo Legrand dans Phoenix.

Marie Colomb apporte une nuance, plus fragile, mais tout aussi déterminée. François Berléand, enfin, compose avec justesse la figure du scientifique lucide et inquiet, coincé entre rigueur, compromis et pressions politiques.

Fondamentalement, Phoenix n’est pas un polar pensé pour la résolution de son intrigue. Sa force tient plutôt à la cohérence entre propos et mise en scène, et à son refus des réponses simples. En traitant la crise climatique comme un enjeu éminemment politique, conflictuel et inconfortable, la série dépasse le simple thriller pour interroger, sans détour, les rapports de pouvoir qui la traversent. Éclairant.

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Rupture amoureuse et reconstruction : cinq livres pour penser l’après

(1) Après l’amour, de Line Papin

La fin d’une relation ne produit pas un récit continu mais des morceaux éclatés : souvenirs disjoints, phrases interrompues, sensations de nostalgie ou de regret… C’est à partir de cette matière instable que se construit Après l’amour, le texte hybride signé Line Papin. Paru en avril 2023 aux éditions Stock, l’ouvrage tient autant du récit autobiographique que de la méditation.

La fragmentation épouse l’état intérieur de la narratrice, confrontée au manque. Loin d’être un simple témoignage, elle avance et analyse, tentant de saisir ce qui se défait quand le lien amoureux disparaît. L’écriture agit ici comme un outil de clarification : elle ne répare pas mais rend l’épreuve intelligible.

(2) Tressaillir, de Maria Pourchet

Quitter, tenter de s’émanciper, puis vaciller. Dans Tressaillir, publié le 20 août dernier chez Stock, Maria Pourchet met en scène une femme qui choisit la séparation, persuadée d’y trouver un espace de liberté. Le roman suit la trajectoire de cette décision et les conséquences imprévues.

Ce qui devait ouvrir un champ nouveau devient le révélateur d’une fragilité plus profonde. L’autrice interroge les discours sur la libération individuelle et montre combien la rupture ne se laisse pas réduire à un acte de volonté.

(3) Comment guérir du mal d’amour, de Patricia Delahaie

Face à la désorientation qui suit une rupture, certains lecteurs recherchent moins une représentation littéraire qu’un cadre méthodique. C’est la voie choisie par Patricia Delahaie dans Comment guérir du mal d’amour, publié en août 2023. Spécialiste des relations de couple, l’autrice adopte une perspective issue de la psychologie appliquée.

L’ouvrage revient sur les étapes post-séparation : reconnaître la douleur, comprendre les mécanismes à l’œuvre, restaurer l’estime de soi… Témoignages et conseils soutiennent cette progression et proposent un accompagnement pour placer l’événement dans une dynamique de reconstruction.

(4) Celle qui fugue, de Cécile Tlili

Une séparation peut être un choc, mais aussi un moment de réajustement. Dans Celle qui fugue, publié en 2023 aux éditions Calmann-Lévy, Cécile Tlili raconte ce temps où tout vacille. Alice, quittée par son mari, traverse la confusion et la perte de repères qui suivent la rupture.

La rencontre avec une adolescente en fuite ouvre une nouvelle perspective. Peu à peu, la rupture n’apparaît plus seulement comme une fin mais comme le début d’un déplacement intérieur. Dans une langue simple et précise, Tlili décrit la manière dont l’absence oblige à se redéfinir et à envisager autrement la suite.

(5) Roman de plages, de Arnaud Cathrine

Ici, l’auteur aborde la rupture par un autre biais : celui du retrait. Le narrateur, quitté brutalement, se réfugie sur une île de l’Atlantique pour traverser le choc. Là, face à la mer et à l’immobilité du paysage, il entreprend de mettre en récit ce qui lui arrive.

D’un côté, le roman observe l’état de sidération, la répétition des pensées, la tentation de se raconter autrement pour rendre l’événement supportable. De l’autre, il introduit une dimension quasi métafictionnelle : écrire sur la rupture devient une manière de reprendre la main sur le réel. La séparation n’est ni héroïsée ni « psychologisée » : elle est envisagée comme un temps suspendu, où l’identité vacille puis se recompose.

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Romeo Is a Dead Man, le nouveau pari radical de Grasshopper Manufacture

Romeo Is a Dead Man fait son arrivée ce 11 février dans la catégorie des jeux d’action-aventure, orienté hack and slash. Développé et auto-édité par Grasshopper Manufacture, le studio fondé par Goichi Suda, il est disponible sur PlayStation 5, Xbox Series X|S et PC via Steam. Ces dernières années, le studio s’est forgé une réputation avec des titres comme No More Heroes ou Killer7, où la violence graphique côtoie l’absurde et la déconstruction du récit. Suda51 poursuit ici cette logique d’auteur, dans une œuvre marquée par un ton outrancier et une esthétique fragmentée.

De quoi parle le jeu ?

Selon le site officiel, il s’agit d’une « action ultra-sanglante, [aux] rebondissements à couper le souffle et [avec] une bonne dose de gadgets un peu clichés ». Le joueur incarne Romeo Stargazer, « un homme coincé entre la vie et la mort », sauvé in extremis par un paradoxe temporel. Devenu agent spécial spatio-temporel du FBI, il traque des fugitifs à travers de multiples univers, tout en recherchant des indices sur la disparition de sa compagne, Juliet.

Romeo Is a Dead Man

L’expérience est structurée en chapitres, alternant séquences de combat et missions secondaires. Romeo manie épées et pistolets, absorbe le sang de ses ennemis pour déclencher une attaque spéciale et peut améliorer son arsenal au fil de la progression. Côté gameplay, le titre privilégie la vitesse et l’impact. Les affrontements reposent sur des enchaînements rapides, une gestion agressive des ressources et une mise en scène spectaculaire.

Que disent les premiers avis et tests ?

Côté esthétique, la presse insiste sur l’instabilité visuelle revendiquée du jeu. The Guardian observe qu’il propose « plus de styles visuels disparates que le catalogue entier de la plupart des éditeurs », passant d’animations stylisées à des séquences rétro ou à des environnements 3D bruts. Cette hétérogénéité nourrit l’impression d’un monde fragmenté, cohérente avec le récit. Du côté francophone, New Game Plus évoque « un véritable best-of des obsessions du studio », où méchas, culture tokusatsu et cinéma de genre se télescopent.

Romeo Is a Dead Man

De soncôté, The Verge décrit une œuvre « bizarre, sanglante, et exactement ce qui fait la spécificité de Grasshopper », soulignant son goût pour l’excès et la singularité. Cette combinaison produit un univers dense et déroutant, fidèle à la signature de Grasshopper Manufacture.

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Cross : que nous réserve la saison 2 ?

La traque reprend pour Alex Cross. Après le succès d’une première saison lancée en 2024, Prime Video dévoile ce 11 février les trois premiers épisodes du deuxième volet de la série. Les cinq suivants seront diffusés à un rythme hebdomadaire jusqu’au 18 mars. Huit chapitres composent au total cette nouvelle salve du thriller adapté de l’univers imaginé par James Patterson.

De quoi parle la série ?

Développée par Ben Watkins et produite par Amazon MGM Studios, Cross met en scène un détective et psychologue judiciaire basé à Washington D.C. Le récit mêle enquête policière, tension et drame familial, avec une narration feuilletonnante qui s’attarde sur les dilemmes du protagoniste.

Saison 1 de Cross.

La première saison a introduit ce personnage incarné par Aldis Hodge, qui traque un tueur en série mettant en scène ses crimes, en référence à des affaires célèbres. Les comédiens Isaiah Mustafa, Alona Tal et Samantha Walkes constituaient l’entourage professionnel et personnel du héros.

Quelle est l’intrigue de la saison 2 ?

La nouvelle saison poursuit les événements du volet précédent. Alex se retrouve confronté à une justicière qui cible des milliardaires soupçonnés de corruption. L’enquête le conduit notamment vers Lance Durand, puissant homme d’affaires interprété par Matthew Lillard. Le personnage de Luz, incarné par Jeanine Mason, interroge cette frontière entre justice et vengeance. Wes Chatham rejoint également la distribution.

Aldis Hodge et Isaiah Mustafa dans la saison 2 de Cross.

Quels liens avec les romans de James Patterson ?

La série puise dans l’œuvre prolifique de Patterson, qui a introduit le personnage d’Alex Cross en 1993 avec Le masque de l’araignée – qui a par ailleurs fait l’objet d’un film de Lee Tamahori en 2001, avec Morgan Freeman. Depuis, plus de 30 thrillers ont décliné les enquêtes de ce détective confronté à des criminels aux profils retors.

Pour la version télévisée, les scénaristes ne transposent pas de livres précis mais s’appuient sur l’univers et les personnages. Les intrigues des saisons 1 et 2 sont nouvelles, mais conservent les particularités des romans. Une manière de prolonger l’héritage littéraire sans s’y enfermer.

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Les enfants de plomb : l’histoire vraie derrière la série

Région minière et métallurgique au cœur de la Pologne communiste, la Haute-Silésie a longtemps incarné la réussite industrielle d’un régime fondé sur la production et l’acier. C’est dans cet environnement de poussières et de fumées que s’ouvre Les enfants de plomb, mini-série mise en ligne le 11 février sur Netflix. Réalisée par Maciej Pieprzyca, remarqué en 2013 avec La vie est belle, l’œuvre s’appuie sur un scandale sanitaire avéré.

Que raconte la série ?

Dans son cabinet, les consultations de la pédiatre Jolanta Wadowska-Król se succèdent et les symptômes se ressemblent : retards de développement, troubles neurologiques, fatigue persistante… L’enquête médicale révèle des concentrations anormalement élevées de plomb dans le sang des enfants vivant à proximité d’une fonderie. Le diagnostic est sans ambiguïté : l’industrie locale empoisonne lentement une génération.

Les enfants de plomb

La fiction suit la détermination de la médecin à documenter les cas, organiser des dépistages et alerter les autorités. Mais dans une Pologne où l’appareil d’État contrôle l’information et protège son image industrielle, la reconnaissance du problème devient une affaire politique.

Que dit l’histoire ?

Les faits sont établis. Dans la région de Katowice, des milliers d’enfants ont été exposés à des niveaux toxiques de plomb dans les années 1970. La docteure a effectivement joué un rôle central dans la prise en charge des patients et dans la mise en lumière du scandale. La série dramatise certains échanges, condense des figures administratives et resserre la chronologie. Elle demeure toutefois fidèle à la trame principale.

À l’époque, reconnaître l’ampleur de l’intoxication revenait à admettre une faille du modèle, or l’industrie lourde était un symbole national. Cette tension entre vérité scientifique et raison d’État structure le récit. Les enfants de plomb ne se contente pas de reconstituer le drame : elle éclaire aussi des trajectoires individuelles.

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Feu! Chatterton en concert : qu’attendre de leur concert à Paris ?

Dans la trajectoire de Feu! Chatterton, il y aura un avant et un après Accor Arena. Ce mardi 10 février à 20 heures, puis le lendemain, le groupe parisien investira pour la première fois la plus grande salle de sa carrière. Une étape symbolique, quelques mois après la sortie de Labyrinthe, paru en septembre, et au terme d’une montée en puissance patiemment construite.

Pourquoi ces dates marquent-elles un tournant ?

Après avoir conquis les clubs, les Zénith et les festivals, le groupe s’attaque donc à une salle de plus de 20 000 places, un défi qu’il décrit lui-même comme « un moment important de nos vies » dans Le Parisien.

Avec leur dernier opus, Arthur Téboul et ses acolytes ont prolongé leur rock lettré vers de nouvelles formes, plus ouvertes, mêlant musiques électroniques, plages instrumentales et refrains. Pensé comme un récit, le disque a trouvé son public et est immédiatement devenu un nouveau pilier de leur répertoire. Sur scène, ces morceaux ne peuvent que gagner en amplitude, s’étirant, se transformant et dialoguant avec leurs titres désormais cultes, comme Monde nouveau ou Boeing.

Que disent les premiers retours sur les concerts de la tournée ?

Le coup d’envoi donné à Poitiers, fin janvier, a levé le voile sur l’ambition du spectacle. La presse évoque un show « haut en couleur » (Télérama), porté par une scénographie architecturale faite de cubes mobiles, inspirée de l’univers graphique de l’album.

Musicalement, la formule reste fidèle à l’ADN du groupe : claviers et guitares, section rythmique, et cette voix, à la fois déclamée et chantée, capable de faire danser une Arena sur de la poésie. À Bercy, l’enjeu sera de conserver cette intensité dans un format XXL. Labyrinthe devrait constituer l’ossature de la setlist, sans occulter les morceaux devenus emblématiques.

La demande a d’ailleurs été telle qu’une nouvelle date parisienne est déjà annoncée : le groupe reviendra à l’Accor Arena le 9 février 2027, jour pour jour un an plus tard.

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World of Warcraft : où et quand acheter des billets pour le concert orchestral ?

Vingt ans après sa création et après avoir redéfini le jeu de rôle en ligne multijoueur, World of Warcraft continue d’étendre son univers au-delà de l’écran. Blizzard Entertainment propose 20 Years of Music, une célébration musicale d’ampleur pensée comme un hommage à l’un des patrimoines sonores les plus reconnaissables du jeu vidéo.

Quelles dates et quelles salles pour les concerts en France ?

Le concert symphonique fera étape en France au printemps. Deux dates sont annoncées : le 8 mai au Zénith Paris La Villette et le 9 mai à la Halle Tony Garnier de Lyon. Le spectacle, interprété par un orchestre symphonique accompagné d’un chœur, proposera près de deux heures et demie de musique. La billetterie est déjà ouverte et les tarifs débutent à 44 euros.

Quel lien avec la bande originale ?

Le projet articule une tournée orchestrale et une bande originale officielle publiée en 2024. Sur scène, les thèmes les plus connus de WoW quittent leur cadre interactif pour être interprétés dans un format concert, conçu comme un parcours à travers l’histoire d’Azeroth. Structurée en suites symphoniques, la BO s’appuie donc sur les grandes extensions de la saga, de The Burning Crusade à The War Within.

Depuis 2004, WoW a fait de sa musique un élément constitutif de son identité. Les partitions signées par Jason Hayes, Russell Brower, Glenn Stafford et Neal Acree ont accompagné l’évolution du jeu, donnant une couleur sonore spécifique à chaque région, chaque peuple et chaque période du récit.

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Motorvalley : la réalité derrière la série Netflix

Netflix enrichit de nouveau son catalogue de séries italiennes avec Motorvalley, surnom historique de l’Émilie-Romagne, berceau italien de la course automobile. Mise en ligne sur la plateforme le 10 février, cette production se déploie en six épisodes diffusés simultanément.

Une histoire vraie derrière les moteurs ?

Malgré son ancrage, Motorvalley n’adapte pas le parcours d’un pilote ou d’une écurie ayant réellement existé. Les personnages, leurs trajectoires et les conflits du récit sont des créations originales.

Motorvalley

En revanche, le décor, lui, est bien réel. Motorvalley prend part dans l’authentique environnement du championnat italien Gran Turismo et des circuits emblématiques d’Imola, Monza, Mugello ou Vallelunga, utilisés comme lieux de tournage. La série cherche à restituer les codes, la pression et la technicité de ce milieu.

De quoi parle la série ?

Le récit suit trois personnages que tout oppose mais que la course rassemble. Arturo, ancien champion retiré après un accident ; Elena, héritière de la famille Dionisi, qui lutte pour exister dans une écurie sous le contrôle de son frère ; et Blu, jeune pilote impulsive, symbole d’une génération prête à tout risquer pour la vitesse.

Motorvalley

Le casting réunit Luca Argentero, Giulia Michelini et Caterina Forza, au cœur d’un projet créé par Francesca Manieri, Gianluca Bernardini et Matteo Rovere. La réalisation est partagée avec Pippo Mezzapesa et Lyda Patitucci.

Le sport automobile, nouveau terrain de jeu des fictions

Ces dernières années, le sport automobile connaît un regain d’intérêt dans l’audiovisuel. Le Mans 66, d’abord, a mis en scène la rivalité industrielle entre Ford et Ferrari. Dans un registre différent, Gran Turismo a brouillé les frontières entre jeu vidéo et compétition réelle en racontant l’ascension d’un joueur devenu pilote professionnel. La tendance s’est confirmée en 2025 avec F1, porté par Brad Pitt dans le rôle d’un ancien pilote qui reprend le volant pour encadrer un jeune prodige.

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La défense Lincoln : la série Netflix aura-t-elle une saison 5 ?

Après trois saisons solidement installées dans le catalogue de Netflix, La défense Lincoln a fait son retour le 5 février avec une quatrième et nouvelle saison, relançant l’intérêt autour de la série judiciaire. Les regards se tournent désormais vers la suite, mais la plateforme a déjà levé le voile sur son avenir.

Cette nouvelle salve a adapté le roman L’innocence et la loi de Michael Connelly et opéré un renversement de perspective pour la série. Mickey Haller, avocat pénaliste habitué à défendre ses clients depuis l’arrière de sa Lincoln, se retrouve cette fois au centre de l’accusation. La découverte d’un cadavre dans son coffre le place dans la position d’un homme contraint de mettre à l’épreuve le système judiciaire qu’il maîtrise, mais depuis le banc des accusés.

La série aura-t-elle une suite ?

L’annonce est intervenue fin janvier avant même la sortie du quatrième chapitre : Netflix renouvelle la série pour un cinquième volet. Ce dernier est d’ailleurs déjà en préparation : les showrunners travaillent actuellement sur l’écriture des épisodes et la plateforme a confirmé un format identique aux saisons précédentes, avec dix épisodes.

Krista Warner, Neve Campbell et Angus Sampson dans la saison 4 de La défense Lincoln.

« La saison 4 est le parcours le plus intense et le plus personnel que nous ayons fait vivre à Mickey Haller jusqu’à présent, et nous sommes ravis et reconnaissants de pouvoir poursuivre l’aventure dans la saison 5 ! » ont déclaré Ted Humphrey et Dailyn Rodriguez à Tudum.

Quelle sera l’intrigue de la saison 5 ?

Sur le plan narratif, la saison 5 s’inspirera du roman sorti en 2023 – et publié en France en septembre 2024 aux éditions Calmann-Lévy – Sans l’ombre d’un doute. L’intrigue devrait suivre Mickey Haller dans une nouvelle affaire judiciaire, centrée sur une femme condamnée à tort pour le meurtre de son ex-mari.

Neve Campbell, Jason OMara, Manuel Garcia-Rulfo et Becki Newton dans la saison 4 de La Défense Lincoln.

Côté casting, aucune révolution n’est attendue à ce stade. Manuel Garcia-Rulfo reprendra sans doute le rôle du protagoniste, avec à ses côtés Neve Campbell, Becki Newton, Jazz Raycole et Angus Sampson. Introduite en fin de saison 4, Cobie Smulders devrait également occuper une place plus importante dans la suite. Aucun nouveau nom n’a encore été officialisé par Netflix.

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Les Lionnes : la série Netflix aura-t-elle une saison 2 ?

Créée par Olivier Rosemberg (Family Business) et Carine Prévot, également à l’écriture aux côtés de Mahault Mollaret, Les Lionnes se déploie en huit épisodes. Le final de la série, volontairement ouvert, lance la question d’une éventuelle suite.

Y aura-t-il une suite ?

Pour l’heure, Netflix n’a communiqué aucune information à ce sujet. La plateforme n’a ni confirmé, ni infirmé l’existence d’un nouveau volet. Cette absence de prise de position ne constitue pas pour autant un signal négatif : elle correspond plutôt à une phase d’observation, durant laquelle audiences et retours critiques sont analysés afin d’évaluer l’opportunité d’une suite.

Les Lionnes

Sur le plan narratif, la première saison se termine en outre sur une fin ouverte : elle laisse plusieurs situations de protagonistes sans réponse et un groupe transformé et disloqué après l’ultime course-poursuite de l’épisode 8.

De quoi ça parle ?

Diffusée depuis le 5 février sur la plateforme de streaming, Les Lionnes suit cinq femmes – incarnées par Rebecca Marder (L’Étranger), Zoé Marchal (Nouveaux riches), Naidra Ayadi (Les Gazelles), Tya Deslauriers (L’amour égaré) et Pascale Arbillot (Haute couture) – confrontées à des difficultés financières et personnelles. Pour tenter de reprendre le contrôle de leur situation, elles décident de s’unir et d’organiser un braquage de banque en se déguisant en hommes afin de brouiller les pistes. Ce premier coup, imaginé comme une réponse ponctuelle à l’urgence, se révèle plus efficace que prévu.

Les Lionnes

Mais loin de régler leurs problèmes, le crime les entraîne dans une mécanique vicieuse, dont il devient difficile de sortir. L’argent, l’adrénaline et le sentiment de reprendre la main sur leur destin les poussent à aller plus loin, tandis que la police, le monde politique et le milieu criminel commencent à s’intéresser à ce nouveau groupe de braqueurs. La série suit alors leur bascule progressive, entre solidarité, tensions et conséquences de plus en plus lourdes à assumer.

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Heated Rivalry : la série est-elle inspirée d’une histoire vraie ?

Après des mois de teasing sur les réseaux sociaux et une diffusion remarquée outre-Atlantique, Heated Rivalry a enfin fait son arrivée en France sur HBO Max, le vendredi 6 février. Le récit suit deux hockeyeurs professionnels rivaux, dont l’affrontement sur la glace se double d’une relation intime tenue secrète. Crédible, l’histoire n’est pour autant pas inspirée d’une histoire vraie. La série adapte la saga Game Changers, un cycle de romans de romance sportive imaginé par Rachel Reid. Publié en 2019, Heated Rivalry constitue le deuxième tome.

D’où est né Game Changers ?

Dans plusieurs entretiens accordés à des médias anglo-saxons ainsi que dans une FAQ publiée sur son site, Rachel Reid explique que la saga est née de sa passion pour le sport.« Je suis fan de hockey depuis les années 1980, assez longtemps pour bien connaître les différents types de joueurs », écrit-elle. Elle révèle également avoir été marquée par la persistance d’une culture très conservatrice à l’égard des questions d’orientation sexuelle, une tension qui a nourri son envie d’écrire.

Heated Rivalry

« Je ne m’inspire jamais directement de personnes réelles pour créer mes personnages », poursuit-elle, tout en reconnaissant qu’elle s’est appuyée sur des rivalités sportives emblématiques pour en capter la dramaturgie. Elle cite notamment le duel médiatique entre Sidney Crosby et Alexander Ovechkin.

Pourquoi cette impression de réalisme ?

Si Heated Rivalry donne parfois le sentiment de raconter une histoire possible, c’est aussi parce qu’elle s’inscrit dans le contexte d’un sport où le coming-out reste rare, tardif et perçu comme risqué. En 2021, Luke Prokop est devenu le premier joueur sous contrat NHL à faire son coming-out publiquement, soulignant la solitude et la peur qui accompagnent encore cette démarche.

Ce constat dépasse d’ailleurs le cadre du hockey. Aux États-Unis et au Canada, plusieurs sportifs de premier plan ont raconté les pressions psychologiques liées au silence imposé. Jason Collins, premier joueur de la NBA à révéler son homosexualité, avait expliqué en 2013 avoir longtemps dissimulé son orientation sexuelle par crainte de réactions dans les vestiaires. Son homologue de la NFL, Carl Nassib, a lui aussi rappelé lors de son coming-out en 2021 à quel point l’environnement masculin et compétitif du sport professionnel pouvait freiner toute visibilité.

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La belle et le boulanger : qui est Ludmilla von Claer ?

La rencontre improbable entre un boulanger et une top-model a visiblement séduit les téléspectateurs. Diffusée sur TF1 sur deux lundis consécutifs, les 2 et 9 février, La belle et le boulanger a signé un démarrage solide. Les deux premiers épisodes ont rassemblé en moyenne 3,01 millions de personnes, soit 19,8 % de part d’audience, selon Ouest-France. Un succès largement nourri par la curiosité suscitée par son duo principal : Amir Haddad et une actrice alors méconnue du grand public, Ludmilla von Claer.

Quel est le parcours de Ludmilla von Claer ?

La mini-série signe la première expérience sur le petit écran pour Amir, mais il s’agit aussi du tout premier rôle télévisé pour Ludmilla von Claer. Âgée de 26 ans, la Franco-Britannique a construit un parcours à la croisée de la mode et du cinéma.

Avant le jeu, elle s’est fait connaître très jeune dans le mannequinat. « J’ai commencé à 16 ans, c’est un milieu que je connais bien », confie-t-elle à TF1 Info. « Je n’avais aucune attirance pour le monde de la mode, ça ne me faisait pas rêver », révèle-t-elle en revanche auprès d’Ouest-France. En parallèle, elle suit un parcours académique et intègre, en 2017, le King’s College à Londres pour une licence de cinéma, avant de rentrer à Paris et d’étudier le théâtre à l’école Blanche Salant & Paul Weaver. En 2024, elle franchit une nouvelle étape en intégrant l’école de cinéma parisienne La Fémis, section scénario.

Une révélation médiatique

Dans la série, elle incarne Louise Meyer, une top-model confrontée aux clichés de son milieu et à un amour inattendu. Sur le tournage, la collaboration avec Amir a été déterminante. Le chanteur confie à la RTBF s’être« très bien entendu » avec elle, ajoutant :« C’est avec elle que je pense avoir vécu la palette la plus large d’émotions […] C’est une partenaire géniale. » Déjà passée par plusieurs courts-métrages, Ludmilla von Claer aurait tourné dans deux longs-métrages attendus, selon Ouest-France, dont un intitulé Un bon patron, attendu pour novembre 2026.

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Sortie de LOL 2.0 : que sont devenus les acteurs et actrices du film culte de 2009 ?

Dix-sept ans après LOL (Laughing Out Loud), comédie générationnelle devenue emblématique de la fin des années 2000, Lisa Azuelos ressuscite son univers avec LOL 2.0, en salles le 11 février.

La bande-annonce de LOL 2.0.

Sorti en 2009, le long-métrage original suivait le quotidien de Lola (Christa Theret), adolescente parisienne prise entre amitiés, amours et premières désillusions, tandis que sa mère Anne (Sophie Marceau), fraîchement séparée, tentait de renouer le dialogue. Cette suite promet de prolonger ce regard générationnel tout en reconfigurant son casting.

Qui fait son retour dans LOL 2.0 ?

Figure centrale du premier film, Sophie Marceau reprend le rôle d’Anne. Depuis LOL, l’actrice a poursuivi sa carrière au cinéma, retrouvant à plusieurs reprises Lisa Azuelos notamment pour Une rencontre (2014) et I Love America (2022). Alexandre Astier est également de retour dans le rôle du père, après avoir consolidé son statut d’auteur avec Kaamelott, décliné de la télévision au cinéma.

LOL 2.0.

Françoise Fabian est elle aussi de retour. Actrice incontournable depuis les années 1960, elle n’a jamais cessé d’alterner théâtre, cinéma et télévision. Révélé par LOL, Jérémy Kapone reprend son personnage de Maël après avoir développé, loin des projecteurs, une carrière musicale et artistique. Enfin, Thaïs Alessandrin, aperçue enfant dans le premier film et dans d’autres œuvres de la réalisatrice, occupe désormais la place centrale.

Quels acteurs et actrices manquent à l’appel ?

Héroïne du film original, Christa Theret, qui incarnait Lola, ne reprend pas son rôle. Nommée au César du meilleur espoir féminin en 2010, elle a ensuite poursuivi une carrière au cinéma et à la télévision, apparaissant notamment dans Renoir (2012) de Gilles Bourdos ou Le bruit des glaçons (2010) de Bertrand Blier.

Sophie Marceau et Christa Theret dans LOL.

Autre absence notable : Félix Moati, alias Arthur dans le film de 2009. Depuis, il a enchainé les rôles au cinéma comme dans Hippocrate (2014), Le grand bain (2018) ou The French Dispatch (2021) de Wes Anderson. Il a également franchi le pas de la réalisation avec Après Suzanne (2016) puis Deux fils (2018).

Quels sont les nouveaux visages ?

LOL 2.0 introduit de nouveaux profils. Vincent Elbaz (La vérité si je mens) rejoint l’univers aux côtés de Victor Belmondo (vu dans Vivre, mourir, renaître). Le casting accueille également Sylvie Testud (Cocorico) et Paola Locatelli (Les liaisons dangereuses).

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Nioh 3 face à Elden Ring : un rival crédible ?

Porté par une série de succès critiques et commerciaux, le souls-like n’a probablement jamais été aussi populaire. Dans un marché largement marqué par la référence qu’est devenue Elden Ring, Team Ninja et Koei Tecmo livrent ce 6 février Nioh 3 sur PlayStation 5 et PC. Mais la comparaison est-elle méritée ?

Troisième épisode d’une série lancée en 2017, ce nouveau volet poursuit l’exploration d’un Japon féodal où figures historiques et créatures se côtoient sur fond de dark fantasy. Le récit sert surtout de toile de fond à une action centrée sur la progression du joueur et la maîtrise de ses systèmes. Particularité de cet opus : l’abandon de la structure segmentée au profit de vastes zones interconnectées, sans pour autant adopter un monde ouvert continu à la manière d’Elden Ring.

Quels sont les retours critiques ?

Dans l’ensemble, les tests saluent un jeu ambitieux et généreux. Jeux Vidéo (18/20) parle d’un « action-RPG super complet » et estime que« le système de combat absolument génial » constitue le véritable socle de l’expérience. De même,Gamekult (9/10) souligne la réussite du virage : « Nioh 3 est devenu un jeu d’exploration, et il le fait si bien qu’on a l’impression que c’était sa vocation depuis le début ».

Nioh 3

IGN (8/10) évoque de son côté un épisode qui « pousse chaque curseur un peu plus loin », qualifié d’ « incontournable pour les amateurs de souls-like ». Enfin, Gameblog (8/10) insiste sur la richesse du gameplay, évoquant « le système de combat le plus dynamique jamais vu dans un souls-like ».

Que reproche-t-on à Nioh 3 ?

Les nuances apparaissent surtout sur les aspects narratifs. Gamekult pointe« une histoire soporifique » et un recyclage partiel du bestiaire, tandis que certains tests évoquent une surcharge de systèmes et de menus. Moins convaincu, Le Figaro (6/10) estime que le jeu « dilue ce qui faisait sa singularité » en cherchant à s’inspirer des standards contemporains du monde ouvert, au détriment de la lisibilité et de l’immersion.

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Salvador : la série Netflix est-elle inspirée d’une histoire vraie ?

Révélée ce 6 février sur Netflix, Salvador démontre un peu plus l’engouement de la plateforme pour les thrillers espagnols. Portée par Luis Tosar (Cellule 211), réalisée par Daniel Calparsoro et créée par Aitor Gabilondo (Permis de vivre), la série s’attache à décrire les mécanismes de la radicalisation néonazie. Le récit suit Salvador Aguirre, un ambulancier de Madrid, qui identifie un jour sa fille Milena parmi les victimes d’une rixe entre groupes ultras. La découverte de son implication au sein d’un mouvement extrémiste le pousse à approcher cet univers idéologique pour tenter de comprendre ce qui a conduit sa fille à s’y perdre et, peut-être, la ramener.

La série s’inspire-t-elle d’une histoire bien réelle ?

L’histoire relève de la fiction. Ni la presse espagnole, ni la communication de Netflix ne présentent Salvador comme l’adaptation d’un fait divers. Cependant, si elle ne relate pas une véritable histoire, la série s’inspire de réalités contemporaines : essor de groupuscules ultranationalistes et néonazis, passerelles avec certains milieux ultras du football, climat de défiance institutionnelle… En toile de fond, Salvador évoque également d’autres sujets, comme la corruption policière, les violences masculines et figures de domination, pour nourrir une fiction sociale.

Salvador

Quelles sont les influences de Salvador ?

La série peut être rapprochée de fictions qui abordent la violence politique et l’extrémisme à hauteur d’individus. La parenté avec Patria, également créée par Aitor Gabilondo, est évidente dans ce choix d’un récit familial traversé par une fracture politique. Elle rappelle aussi La línea invisible pour sa manière d’observer la radicalisation comme un processus progressif.

Au cinéma, Salvador n’est pas sans rappeler American History X et This Is England, deux œuvres qui traitent l’embrigadement néonazi à partir d’histoires individuelles et sociales marquées par la violence et le sentiment de déclassement.

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Fallout : la série phénomène aura-t-elle une saison 3 ?

Fallout a été officiellement renouvelée pour une troisième saison dès le printemps dernier, soit plusieurs mois avant la diffusion de son second chapitre, débuté mi-décembre. Cette décision confirme la place centrale de la série dans le catalogue de Prime Video : selon Forbes, le premier volet avait réuni plus de 100 millions de spectateurs, la propulsant parmi les trois programmes les plus visionnés de la plateforme.

Où et quand voir la saison 3 ?

Aucune date de sortie n’a été pour l’heure annoncée. « Nous espérons reprendre le tournage l’été prochain. On verra bien si tout se déroule comme prévu », a déclaré le producteur exécutif Jonathan Nolan au média IGN, avant de préciser : « Je pense que l’allongement constant des délais entre les saisons à la télévision est une tendance regrettable ».

Attention, la suite de l’article révèle des informations de l’intrigue.

Où se situe l’intrigue de la saison 3 ?

À l’image du final de la première saison, qui annonçait l’arrivée à New Vegas, l’épisode 8 de la saison 2 sème plusieurs indices pour la suite. Télé-Loisirs souligne notamment que le parcours de Cooper Howard pourrait désormais le mener vers le Colorado, après la découverte des capsules vides censées abriter sa femme et sa fille, et la carte postale laissée par Barb. Un territoire déjà exploré dans les jeux Fallout, souvent associé à l’influence des Légions.

Fallout

Le média français évoque également plusieurs intrigues appelées à se développer, dont le rôle du personnage incarné par Macaulay Culkin, apparu dans le final, ainsi que le mystère entourant la « phase 2 » déclenchée par Steph, explicitement présentée comme un axe majeur à venir.

Un univers culte, du jeu à la série

Née à la fin des années 1990, Fallout s’articule autour d’une uchronie marquée par l’apocalypse nucléaire et une esthétique rétro-futuriste héritée des années 1950. La franchise dépeint un monde ravagé où les sociétés tentent de se réorganiser. Derrière le décor post-apocalyptique, la saga explore la violence des rapports de pouvoir, l’illusion du progrès et les fractures morales du reste de l’humanité. La série télévisée prolonge cet imaginaire en développant un récit original. En suivant des personnages issus des abris et projetés dans les terres désolées, elle combine satire sociale, brutalité assumée et humour noir.

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Heated Rivalry : dans quel ordre lire les romans à l’origine de la série phénomène ?

Depuis sa diffusion en novembre dernier au Canada, Heated Rivalry a, pour le moins, fait couler beaucoup d’encre. La série créée par Jacob Tierney a rencontré un succès immédiat, portée par une romance sportive queer située dans un univers rarement exploré à l’écran. Elle s’inspire de la saga littéraire intitulée Game Changers de Rachel Reid, publiée à partir de 2018, qui compte désormais sept tomes.

La bande-annonce de Heated Rivalry.

Diffusée en France à partir de ce 6 février sur HBO, Heated Rivalry adapte le deuxième roman, éponyme, tout en intégrant des éléments issus d’autres chapitres. Elle suit Shane Hollander et Ilya Rozanov, deux joueurs stars de hockey professionnel, ennemis déclarés sur la glace mais liés par une relation secrète.

Quel ordre de lecture privilégier ?

La particularité de la sage tient à sa structure : les romans se déroulent tous dans le même univers et partagent des personnages secondaires communs. En revanche, chaque tome raconte une histoire d’amour différente, avec son propre couple. Il ne s’agit donc pas d’une saga chronologique classique, mais d’un ensemble de récits autonomes.

Heated Rivalry.

La presse spécialisée et les lecteurs de longue date recommandent globalement de suivre l’ordre de publication. Celui-ci permet de repérer les clins d’œil, les croisements de personnages et l’évolution progressive de l’univers, sans risque de spoiler involontaire. Cet ordre n’est toutefois pas obligatoire : la plupart des romans peuvent être lus indépendamment, selon l’intérêt porté à tel ou tel couple.

Heated Rivalry.

Mais deux livres font exception à cette logique d’indépendance : le deuxième, Heated Rivalry, et le sixième, The Long Game, qui forment un diptyque centré sur Shane et Ilya. Le premier retrace leur relation clandestine tandis que le second les retrouve plusieurs années plus tard. Cette singularité explique sans doute pourquoi les créateurs de la série ont choisi de s’emparer de leur histoire plutôt que de commencer par celle du premier tome, Sortie de zone.

De quoi parle les autres tomes ?

Ce volume de départ s’intéresse à la relation entre un capitaine d’équipe et un étudiant barista. Tough Guy, le troisième volet, explore les fragilités psychologiques d’un joueur perçu comme une figure de force, tandis que Common Goal, le quatrième, aborde la fin de carrière et la reconstruction personnelle. Role Model, le cinquième, enfin, se penche sur la possibilité de se réinventer après un scandale médiatique.

La saga s’est récemment enrichie d’un septième tome, Unrivaled, paraîtra à l’automne aux États-Unis. Ce nouveau roman revient une fois encore sur Shane Hollander et Ilya Rozanov. Une prolongation de leur arc narratif, qui pourrait, à terme, nourrir la suite de l’adaptation télévisée.

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À pied d’œuvre de Valérie Donzelli : de quel livre la réalisatrice s’inspire-t-elle ?

Le nouveau film de Valérie Donzelli (L’amour et les forêts), À pied d’œuvre, en salle depuis ce 4 février, trouve son origine dans un texte littéraire. Le long-métrage est adapté du récit autobiographique éponyme de Franck Courtès, publié en 2023 chez Gallimard. Un livre bref et dense, qui raconte ce que coûte le choix de créer.

De quoi parle le livre ?

Dans son récit, Courtès, photographe reconnu, choisit d’abandonner une carrière stable pour se consacrer entièrement à l’écriture. Rapidement, la réalité économique s’impose. Faute de revenus suffisants, l’auteur enchaîne les petits boulots manuels – déménagements, bricolage, manutention… Le livre décrit un quotidien fait de fatigue physique, d’invisibilisation sociale et de déclassement.

Il s’est tourné vers la littérature à partir de 2013 avec Autorisation de pratiquer la course à pied. Son écriture s’attache aux corps, au travail et aux trajectoires individuelles. Avec À pied d’œuvre, il livre un texte concret sur la condition matérielle de l’écrivain aujourd’hui, loin des représentations idéalisées.

Pourquoi Valérie Donzelli a-t-elle voulu l’adapter ?

La frontalité du récit a séduit Valérie Donzelli. « Quand j’ai lu le livre de Franck, j’ai aimé ce qu’il racontait, mais j’aimais son écriture, je trouve qu’il raconte quelque chose de complexe avec simplicité. Je tenais à ce que son texte soit dans le film, qu’il soit entendu », a-t-elle déclaré au micro de France Culture. Coécrit avec Gilles Marchand, le scénario s’appuie directement sur le livre, dont plusieurs passages sont repris en voix off.

À pied d’œuvre.

À l’écran, le photographe-écrivain devient Paul Marquet, interprété par Bastien Bouillon. Le film suit son quotidien fait de missions précaires et de temps volé à l’écriture. La mise en scène reste volontairement simple. Autour de Bouillon, Virginie Ledoyen, André Marcon et Marie Rivière incarnent l’entourage familial et professionnel.

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Les Lionnes : comment se termine la série Netflix ?

Olivier Rosemberg (Family Business) et Carine Prévot livrent ce 5 février Les Lionnes, une fiction française hybride diffusée sur Netflix, qui emprunte au polar, à la comédie noire et au drame social. En huit épisodes, la série suit la trajectoire de cinq femmes issues des quartiers populaires du sud de la France, entraînées dans une fuite en avant criminelle née de la précarité.

De quoi ça parle ?

Les Lionnes s’ouvre sur le quotidien des cinq amies. Fins de mois difficiles, emplois précaires, dettes qui s’accumulent : leurs situations diffèrent mais toutes partagent le même sentiment d’impasse. Elles s’entraident comme elles peuvent, sans que cette solidarité ne suffise à desserrer l’étau.

Les Lionnes

C’est dans ce contexte que Rosalie, employée dans une banque locale, évoque l’idée d’un braquage et entraîne les autres avec elle. Le premier passage à l’acte est improvisé, mené avec des déguisements masculins pour brouiller les pistes. Le casse rapporte un peu plus de 36 000 euros. Et ce qui devait être un coup isolé devient un point de bascule.

Un engrenage qui se referme

Au fil des épisodes, la pression se resserre. La police traque les braqueuses tandis qu’Ézéchiel, figure locale du trafic, voit ses affaires mises à mal par une présence policière constante dans la cité. L’un des policiers se révèle sous son influence, quand le maire, soucieux de préserver l’ordre et son image, exige des résultats rapides.

Les Lionnes

Les cinq femmes décident alors de voir plus grand. Leur nouvelle cible est la banque Castel. Pour préparer ce coup, Rosalie se rapproche de son directeur général, interprété par Jonathan Cohen, et entame une relation sentimentale qui fait naître des doutes. Mais la dynamique du groupe l’emporte. Le braquage a lieu, chaotique mais réussi. Les Lionnes s’enfuient avec plusieurs millions d’euros, parviennent à repousser Ézéchiel et sa bande, puis se heurtent à une difficulté nouvelle : comment disparaître avec un tel butin sans attirer l’attention.

Les Lionnes

Sofia trouve une cache improbable : dissimuler l’argent dans des boules de piscine, stockées chez Chloé, au domicile du maire. En parallèle, les tensions personnelles s’accumulent. La famille Castel doute de Rosalie, son mari sort de prison et elle découvre être enceinte.

Que se passe-t-il dans les derniers épisodes ?

Dans l’avant-dernier épisode, les cinq femmes tentent de fuir. Avec l’argent et leurs enfants, elles projettent de quitter la France à bord d’un cargo pour le Panama. Mais le plan échoue : sous la torture, le mari de Rosalie révèle leur projet à Ézéchiel. Rattrapées, elles sont contraintes d’organiser un coup pour lui. Le mari de Rosalie est exécuté.

Dans le dernier épisode, les Lionnes montent finalement une diversion. Tandis qu’un coup est organisé au port pour Ézéchiel, elles mobilisent les femmes de la cité, toutes déguisées comme les braqueuses. La police se lance dans une course-poursuite confuse, incapable d’identifier les coupables. Chloé piège son mari en reliant l’argent volé à lui et à Ézéchiel. La série s’achève lorsque Rosalie se rend à la police pour permettre aux autres de s’échapper.

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La voisine danoise : faut-il voir la nouvelle série d’Arte ?

Créée par Benedikt Erlingsson (Woman at War), La voisine danoise a été dévoilée en avant-première à Series Mania, avant d’être mise en ligne sur Arte.tv le 29 janvier, puis programmée ce jeudi 5 février en première partie de soirée. Cette mini-série nordique en six épisodes s’inscrit dans le sillage des fictions scandinaves qui interrogent tensions sociales et rapports de pouvoir.

De quoi parle vraiment la série ?

L’intrigue suit Ditte Jensen, ancienne agent des services secrets danois, qui s’installe dans un immeuble résidentiel de Reykjavik avec l’intention de mener une retraite discrète. Très vite, elle se heurte aux frictions ordinaires de la vie en copropriété : voisinage bruyant, conflits familiaux, maltraitance animale ou dérives adolescentes. Autant de situations qu’elle traite à l’aide de procédés hérités de sa carrière dans le renseignement, souvent excessifs et difficilement justifiables.

La voisine danoise

Ce décalage constant entre la trivialité des problèmes et la violence des réponses constitue le ressort principal de la série. Comme le résume Le Monde, « l’asymétrie entre la banalité de la vie quotidienne […] et la radicalité des interventions de la nouvelle arrivante produit un effet comique irrésistible ».

Qu’en pensent les critiques ?

La presse s’accorde sur la portée politique du projet au-delà de son dispositif comique. La Croix voit dans la série « une fable fantaisiste et dérangeante », où Ditte « impose ses vues à ses voisins comme autrefois l’empire danois à ses sujets islandais ». Le Nouvel Obs souligne également « la violence ancestrale des colons scandinaves en Islande ainsi que les effets du passage de l’héroïne dans l’armée danoise sur sa personnalité ».

La voisine danoise

Le Monde insiste pour sa part sur le mécanisme central de la série, qui « moque férocement la propension de son héroïne à faire de chaque contrariété une grande cause », pointant une critique directe des logiques d’ingérence et de surinvestissement moral.

Trine Dyrholm, pilier du dispositif

L’interprétation de Trine Dyrholm est unanimement saluée. « Un superbe personnage de femme tout à la fois tordant et flippant », juge Télérama, confié à « une actrice fantastique ». Le Monde décrit Ditte comme une « Walkyrie maternelle » incarnée avec une « vigueur physique » et une « subtilité comique ». Le Nouvel Obs parle, lui, d’une « actrice exceptionnelle, capable de changer de registre d’une seconde à l’autre ».

Le Nouvel Obs met également en avant « une identité visuelle forte portée par les paysages et les lumières d’Islande ». Le Monde souligne de son côté l’apport des « séquences chantées et dansées […] élégantes, déconcertantes et drôles », qui viennent ponctuer les épisodes et accentuer le décalage du récit.

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