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Steeltown Murders : que vaut la série d’Arte ?

2 avril 2026 à 08:45

Mini-série britannique inspirée d’un fait divers bien réel, Steeltown Murders prolonge la tradition des polars ancrés dans la réalité. Réalisée par Marc Evans et écrite par Ed Whitmore, elle a d’abord été diffusée sur la BBC en mai 2023. Elle est désormais disponible sur la plateforme Arte et sera rediffusée à l’antenne ce 2 avril. En quatre épisodes, elle retrace une affaire criminelle qui a marqué le sud du pays de Galles dans les années 1970.

De quoi parle la série ?

L’intrigue repose sur une double temporalité. En 1973, trois adolescentes sont violées et assassinées près de Port Talbot. L’enquête, mal menée, n’aboutit pas. Près de 30 ans plus tard, en 2002, le dossier est rouvert grâce aux avancées de l’ADN, permettant d’établir qu’un tueur en série est à l’origine des crimes. Inspirée de l’affaire Joseph Kappen, l’œuvre s’attache moins au criminel qu’aux défaillances initiales de l’enquête et à leurs conséquences.

Steeltown Murders

Qu’en pensent les médias ?

La critique a d’abord souligné la solidité de l’ensemble. À sa sortie, The Guardian désignait « un drame poignant » et mettait en avant « son exploration des rouages de la corruption policière, particulièrement troublante ».

« Ce drame montre à quel point il est crucial pour les victimes et leurs familles de connaître la vérité », soulignait de son côté Den of Geek. Le site saluait le choix narratif de se concentrer sur les victimes et leurs proches, tout comme Télérama, qui parlait alors d’une oeuvre qui « s’attarde avec pudeur sur le deuil difficile des familles ».

Steeltown Murders

Le dispositif fondé sur l’alternance entre deux temps est bien reçu. « Il est fascinant de voir un thriller à suspense alterner entre deux époques du passé », estimait Decider, tandis que The Killing Times évoquait « une idée astucieuse, parfaite pour la mise en miroir ». Enfin, The Guardian soulignait que « la dualité des deux récits est nécessaire et éclairante », notamment pour mettre en évidence les progrès scientifiques.

Que reproche-t-on à la série ?

Le casting est également salué. Philip Glenister livre « sa prestation habituelle, d’un naturel désarmant », jugeait The Guardian, tandis que The Killing Times insistait de son côté sur « une liste de quelques-uns des meilleurs acteurs gallois ».

Certaines critiques pointaient néanmoins des limites. « La série […] demande un peu d’attention pour comprendre le déroulement exact des événements », pointait Decider. Le média estimait que « Whitmore ne fait pas de distinction particulièrement nette entre 1973 et 2002 », ce qui peut rendre l’intrigue « quelque peu obscure » par moments. The Killing Times soulignait aussi qu’il « faut un certain temps pour s’habituer aux changements de chronologie », malgré un ensemble jugé solide.

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