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Almodóvar, Farhadi, Kore-Eda : le Festival de Cannes 2026 dévoile sa sélection

9 avril 2026 à 15:40

C’est enfin l’heure de la Sélection officielle pour le prochain Festival de Cannes. Après des semaines de spéculations, la liste est désormais connue et, entre les habitués, les retours inattendus et les nouveaux talents du cinéma, la sélection met à l’honneur toute la diversité du 7e art.

En compétition, plusieurs grands cinéastes seront présents sur la Croisette, avec le retour de Pedro Almodóvar – un artiste récurrent du Festival – et son nouveau film intitulé Autofiction. Cinq ans après avoir obtenu le Grand Prix pour Un héros, Asghar Farhadi est également de retour avec Histoires parallèles, notamment porté par Isabelle Huppert, Catherine Deneuve et Virginie Efira.

Toujours en compétition, impossible de ne pas citer Sheep in the Box de Hirokazu Kore-eda, Moulin de László Menes (avec Gilles Gilles Lellouche dans le rôle de Jean Moulin), Coward de Lukas Dhont (après le saisissant Close en 2022) avec Paul Mescal, ou encore El Ser Querido de Rodrigo Sorogoyen, qui revient au cinéma après le succès d’As Bestas en 2022.

Jeanne Herry (Je verrai toujours vos visages) est en compétition avec Garance, tout comme Arthur Harari et le surprenant L’inconnue, avec Léa Seydoux dans le rôle-titre.

Du beau monde sur la Croisette

Si l’absence de blockbusters américains se fait remarquer (pas de Steven Spielberg ni de Christopher Nolan), il y aura des personnalités emblématiques du 7e art pendant les deux semaines de festival : John Travolta présentera son premier film (Vol de nuit pour Los Angeles), Ron Howard, un documentaire consacré au photographe Richard Avedon, Steven Soderbergh un documentaire sur John Lenon, ou encore Kristen Stewart et Woody Harrelson dans le nouveau film de Quentin Dupieux, Full Phil.

La catégorie Un certain regard, d’après les mots de Thierry Frémaux, mettra en avant les nouvelles voix du cinéma, les nouvelles formes d’expressions, avec une approche très contemporaine.

Les rendez-vous hors compétition

Enfin, La bataille de Gaulle : l’âge de fer aura droit à son avant-première exceptionnelle lors du Festival de Cannes. Première partie d’un ambitieux diptyque, le film s’annonce comme le blockbuster de la sélection en l’absence de gros films américains.

Toujours hors compétition, notons le retour de Nicolas Winding Refn (réalisateur de Drive) avec le trip psychédélique Her Private Hell, et Karma, réalisé par Guillaume Cannet, avec Marion Cotillard.

La bande-annonce de La bataille de Gaulle : l’âge de fer.

Comme chaque année, Thierry Frémaux a indiqué que la Sélection officielle sera complétée ultérieurement par quelques films, le temps de valider l’ensemble des longs-métrages présents lors du 79e Festival de Cannes. Peut-être le James Gray ou, plus improbable, le Terrence Malick ? Réponse dans quelques jours.

Quels mangas lire en 2026 ? Notre sélection de pépites incontournables

2 avril 2026 à 11:15

Shiba Inu Rooms, d’Esu Oomori, chez Doki Doki

Peut-on guérir de la solitude grâce à l’esprit d’un chien ? C’est le point de départ de Shiba Inu Rooms, une comédie rafraîchissante qui cache une profondeur inattendue. Momose Kori, lycéenne au flegme imperturbable, emménage dans un appartement au loyer dérisoire pour une raison singulière : le logement est hanté par Muu, un esprit de Shiba Inu au caractère bien trempé.

Loin de l’horreur, le récit explore une cohabitation chaotique où les silences de Kori se heurtent à la présence envahissante de ce gardien spectral. Derrière les situations loufoques, l’œuvre interroge avec délicatesse notre rapport aux autres et la difficulté de briser l’isolement social. Véritable phénomène éditorial au Japon – classé septième des recommandations des libraires en 2025 –, ce manga s’impose par sa capacité à transformer un pitch absurde en une fable touchante sur la reconstruction de soi. Une lecture dont on ressort avec un sentiment de réconfort immédiat.

Si nous pouvions rester ensemble pour toujours, d’Erika Kogiku, chez Moonlight

Avec Si nous pouvions rester ensemble pour toujours, la collection Moonlight de Delcourt s’éloigne de ses récits adolescents pour proposer une histoire d’amour à un âge plus rare en manga. Seiichi et Mitsuko forment un couple uni depuis plus de 50 ans, dont le quotidien paisible est soudain traversé par une question simple et vertigineuse : comment vivre l’un sans l’autre ? À partir d’un quiproquo et d’événements du quotidien, le récit déroule souvenirs, doutes et instants de complicité avec une grande simplicité. Sans pathos, l’œuvre évoque la fin de vie, la mémoire et l’attachement, en montrant que les interrogations sentimentales ne disparaissent jamais. Une lecture douce et accessible, portée par une vraie justesse émotionnelle.

The Hitman’s Fave, de Rintaro Oshima, chez Kurokawa

Dans la lignée directe de Sakamoto Days ou Spy x Family, The Hitman’s Fave joue sur un décalage savoureux : celui d’un assassin de légende, Owaru Endô, qui prend sa retraite pour se consacrer pleinement à sa passion pour les idoles japonaises. Désormais, son quotidien oscille entre les meet-and-greet et la menace constante de ses anciens employeurs de la pègre, bien décidés à le faire reprendre du service.

Cette comédie d’action propose une immersion rythmée dans la culture des fans, tout en offrant des séquences de combat d’une grande maîtrise graphique. Sous l’absurdité apparente des situations, le récit dessine le portrait d’un homme en quête de rédemption, cherchant simplement à protéger sa nouvelle vie et sa communauté.

The Merman Trapped in My Lake, de R. Ppobi et Mitchu, chez Kotoon

Adaptation papier d’un webtoon à succès, The Merman Trapped in My Lake propose une plongée singulière dans la dark romance gothique. Le récit s’articule autour de Servaine Noxirel, une jeune femme dont le quotidien bascule le jour où son père lui offre Mel, un homme-sirène captif. Ce qui commence comme une curiosité cruelle se transforme en un lien obsessionnel, marqué par une dévotion profonde mais bientôt assombri par la tragédie.

Visuellement, le titre se distingue par des planches aux dominantes bleues et roses qui soulignent l’atmosphère à la fois onirique et pesante du récit. Dépassant les 1,3 million de vues en France, ce dernier explore avec une certaine mélancolie les thèmes de la trahison et du sacrifice. Entre passion et vengeance, l’œuvre s’adresse à un public amateur de récits fantastiques intenses, où les émotions des protagonistes luttent constamment contre la rigueur de leur destin.

Les cent vues d’Utagawa, d’Akimi Yoshida, chez Panini

Connue pour Banana Fish, Akimi Yoshida revient avec une chronique de vie délicate située dans le même univers que Kamakura Diary. L’intrigue des Cent vues d’Utagawa se déroule à Kajikazawa, un village thermal où Kazuki Iida travaille aux côtés de la charismatique Tae Ogawa. Bien qu’indépendant de ses œuvres précédentes, ce récit déploie la même maestria narrative pour dépeindre les liens humains et le passage du temps dans un cadre bucolique. À travers un rapport presque mystique à la nature, Yoshida explore les drames familiaux et la solitude des orphelins, tout en conservant une légèreté bienvenue grâce à un humour singulier. Un manga contemplatif et juste, où la mélancolie côtoie la beauté des choses simples.

Eagle (Perfect Édition), de Kaiji Kawaguchi chez Panini

Eagle (Perfect Édition) suit Takashi Jô, un jeune journaliste originaire d’Okinawa qui perd sa mère et se retrouve seul au monde, ignorant tout de son père. Muté à Washington, il doit couvrir la campagne du premier candidat américain d’origine japonaise, sans comprendre pourquoi il a été choisi. Kaiji Kawaguchi mêle dans ce récit politique intrigue familiale, stratégies électorales et manipulations médiatiques, offrant une plongée fascinante dans les coulisses d’une élection présidentielle. Avec sa rigueur documentaire et sa capacité à mêler fiction et réalité, l’auteur, connu pour Zipang et Seizon Life, signe ici une fresque immersive et captivante, à la fois instructive et pleine de suspense, idéale pour (re)découvrir un classique du manga.

La 13e piste, de Kei Sanbe, chez Ki-Oon

La 13e piste, signé Kei Sanbe, nous plonge dans un thriller où le quotidien d’une famille banale bascule brusquement. Toya, jeune père d’un garçon souvent hospitalisé, partage avec lui une passion pour les jeux de piste, jusqu’au jour où de mystérieuses cartes postales apparaissent, prédisant des tragédies à venir. Impliqué malgré lui, Toya doit déchiffrer ces prophéties et tenter de les empêcher, tout en s’interrogeant sur leur auteur et sur son propre rôle dans cette histoire. Avec sa maîtrise des intrigues à tiroirs, l’auteur d’Erased transforme une famille ordinaire en protagonistes d’une course contre le temps, où passé, présent et futur s’entrelacent jusqu’à un dénouement inattendu.

COSMOS, de Ryuhei Tamura, chez Ki-Oon

Dans COSMOS, Ryuhei Tamura délaisse l’humour volcanique de Beelzebub pour une science-fiction plus sobre, ancrée dans le quotidien. Le récit suit Kaede, un lycéen capable de littéralement flairer le mensonge, recruté par Rin, une agente d’une compagnie d’assurance intergalactique. On y découvre que les aliens vivent parmi nous, gérant leurs tracas administratifs et leurs cotisations comme n’importe quel citoyen.

Tamura propose ici une œuvre hybride, alternant entre comédie de situation et réflexions plus mélancoliques sur la solitude, et qui se distingue par sa capacité à transformer l’imaginaire spatial en une chronique sociale délicate. C’est une lecture qui, sous couvert d’absurde, interroge avec justesse notre rapport à la vérité et notre difficulté à créer des liens sincères.

Cats and dragons, d’Izumi Sasaki, Amara et Mai Okuma, chez Doki Doki

Au cœur d’une forêt mystique, un dragon cracheur de feu mène une existence loin des clichés de la fantasy guerrière. Recueilli à sa naissance par une chatte, il a grandi convaincu d’appartenir à la gent féline. Désormais adulte, celui que tous surnomment le « tonton ailé » veille sur des portées successives de chatons aventureux. Cats and Dragon s’inscrit dans la lignée des récits feel good, misant sur la bienveillance et un humour léger.

Derrière la stature imposante du protecteur se cache une méfiance profonde envers l’humanité, héritée d’un passé douloureux. Pourtant, au fil des rencontres provoquées par ses protégés, le dragon réapprend la confiance. Le récit explore avec une certaine mélancolie le décalage entre les apparences et la réalité, tout en mettant en avant la sagesse simple des chats.

K-Pop Demon Hunters – Pour les fans et Le livre officiel de posters, chez Les livres du dragon d’or

Difficile d’avoir échappé au raz-de-marée K-Pop Demon Hunters. Après avoir conquis des millions de spectateurs sur Netflix, l’univers de Rumi, Mira et Zoey se décline désormais en librairie avec les premiers ouvrages officiels de la franchise. Pop-stars le jour et chasseuses de démons la nuit, les héroïnes s’exposent dans un album aux illustrations très mignonnes qui reprennent les codes et les personnages du film à succès.

En complément, un livre de posters rassemble 35 visuels iconiques, dont la célèbre couverture du Time de décembre 2025. Ces publications inaugurent une collection destinée à s’étoffer, permettant de prolonger l’immersion dans cette esthétique vibrante qui mêle chorégraphies et action surnaturelle.

Là où les étoiles filantes tombent, de Manmulsang, chez Kotoon

Sous le pinceau de Manmulsang (Lee Seul Gi), le monde de Tabel s’anime d’une poésie rappelant les productions du studio Ghibli. Dans ce royaume où chaque pluie d’étoiles filantes célèbre la naissance d’une sorcière, la jeune Effie fait figure d’exception : son familier n’est jamais apparu. Sa rencontre fortuite avec Monsieur Bibi, un chat ayant égaré sa propre compagne magique, lance un récit de quête identitaire empreint de merveilleux.

L’autrice de l’acclamé Les chaussettes du gobelin puise ses influences aussi bien dans les contes classiques que dans la littérature française, citant volontiers Jean-Claude Mourlevat comme source d’inspiration pour son pseudonyme (signifiant « le magasin où l’on trouve de tout », ce dernier est inspiré des échoppes présentes dans le roman La rivière à l’envers). Ce webtoon se parcourt comme une fable onirique, une exploration libre où la douceur du trait sublime la solitude des protagonistes en quête de leur moitié. Une lecture à la fois tendre et profonde, qui confirme le talent de Manmulsang pour bâtir des univers d’une grande richesse visuelle.

Rai Rai Rai, de Yoshiaki, chez Ki-Oon

Mélange détonnant entre la comédie de mœurs à la Ranma 1/2 et l’action brute de Kaiju n°8, Rai Rai Rai s’impose par son rythme frénétique. Dans un monde post-invasion où les humains gèrent les restes de la faune extraterrestre, Sumire occupe un emploi ingrat de dératisation alien. Son quotidien bascule lorsqu’elle se retrouve fusionnée malgré elle avec un guerrier parasite assoiffé de sang.

Le récit décolle vraiment lorsque, après une décapitation spectaculaire du parasite par une unité d’élite, Sumire doit apprendre à cohabiter avec ce colocataire corporel encombrant. Entre gags absurdes et combats dantesques, ce titre parvient à renouveler le genre de la science-fiction d’action avec une fraîcheur bienvenue. Salué au Japon pour son inventivité, le manga séduit par son équilibre entre humour noir et adrénaline, porté par une héroïne qui tente désespérément de préserver son humanité.

Par-delà les neiges éternelles, de Haruka Chizu, chez Moonlight

À la lisière du shōjo et du josei, la mangaka Haruka Chizu s’attache au quotidien de Muku, jeune femme vivant avec sa famille et aidante auprès de son grand-père. Responsabilités familiales, difficultés financières, abandon de ses rêves… La protagoniste porte un fardeau qui s’allège soudain à la faveur d’une rencontre fortuite avec Yuto, un passionné de littérature comme elle.

Ce premier tome évite d’utiliser la romance comme simple moteur narratif et s’en sert plutôt pour illustrer un mal-être profond. L’histoire repose en revanche sur un schéma familier – des amis d’enfance séparés depuis dix ans. Le dessin traduit avec justesse l’isolement et la saturation émotionnelle. La métaphore de la noyade traverse l’ensemble de l’œuvre et structure une mise en scène quasi asphyxiante. Fragile dans sa construction, parfois déroutante, cette entrée en matière n’en demeure pas moins singulière.

Tani & Suzuki, de Kocha Agasawa, chez Nobi Nobi

À contre-courant des shōjo fondés sur la tension romantique, Tani & Suzuki s’intéresse moins à la naissance d’un amour qu’à sa construction. Kocha Agasawa reprend les codes du genre pour mieux en déplacer l’enjeu : ici, la question n’est pas tant « Comment se rencontrer ? » que « Comment apprendre à être ensemble ? ». Le manga observe les premières étapes d’une relation amoureuse entre deux adolescents aux tempéraments radicalement opposés. Les micro-émotions prennent le pas sur les grands rebondissements : hésitations, malaises, maladresses, peur de ne pas être à la hauteur…

Sans chercher la rupture formelle,le titre trouve sa force dans une forme de légèreté sincère. Le dessin est simple et chaleureux, et accompagne un récit qui avance à hauteur de lycéens. Rien de révolutionnaire, mais une douceur communicative, qui aborde des thématiques familières avec un regard renouvelé. La série bénéficie par ailleurs d’une adaptation animée, disponible sur Crunchyroll depuis janvier.

Divines, de Kamome Shirahama, chez Pika

Quelques planches suffisent pour reconnaître la signature graphique de Kamome Shirahama. Les visages ciselés, les décors foisonnants, la composition élégante : Divines s’inscrit pleinement dans l’univers esthétique de l’autrice de L’atelier des sorciers. Cette nouvelle édition, parue le 14 janvier aux éditions Pika, offre à ce diptyque un écrin particulièrement soigné.

Le récit met en scène une ange et une démone, liées par une relation d’amitié teintée de rivalité, plongées dans le monde des humains où leurs interventions produisent des effets inattendus. Le ton oscille constamment entre humour et mélancolie, et les situations cocasses dissimulent une forme de gravité. Somptueux, Divines déploie un merveilleux réflexif où le fantastique devient un miroir des contradictions humaines.

Graaal !, de Luciano Damiano, chez Vega Dupuis

Graaal ! assume sans détour son projet : réinvestir la légende arthurienne à travers les codes du shōnen d’action. Luciano Damiano, mangaka italien, convoque chevaliers, pouvoirs surnaturels et batailles titanesques dans un récit qui privilégie le mouvement, la confrontation et l’escalade spectaculaire.

Le rythme est soutenu, voire frénétique. Les scènes de combat s’enchaînent avec efficacité, portées par un dessin énergique. Le manga remplit parfaitement sa promesse de divertissement, enchaînant affrontements, rivalités et révélations. Derrière l’efficacité formelle, l’univers peine toutefois à imposer une véritable singularité. L’hybridation entre mythologie occidentale et manga donne une impression de collage d’influences, sans véritable réinvention.

No Name, de Jaki Rafal et Machine Gamu, chez Kurokawa

Et si l’identité n’était plus un droit, mais un dispositif ? Dans No Name, les noms sont attribués à la naissance et déterminent les pouvoirs surnaturels de chaque individu, dans un monde où l’État administre littéralement les existences. Le manga de Rafal Jaki, scénariste polonais connu pour son travail sur The Witcher 3: Wild Hunt et Cyberpunk 2077 chez CD Projekt Red, suit deux enquêteurs chargés de retrouver un enfant disparu.

Plus qu’un simple polar, le récit glisse vers une critique systémique : bureaucratie tentaculaire, normalisation des identités, contrôle politique des corps… L’univers nordique, froid, presque clinique, installe une atmosphère oppressante. Parus le 25 janvier aux éditions Kurokawa, les deux tomes composent une dystopie dense et efficace, aux accents de Psycho-Pass par sa portée politique.

Idol Escape, de Kira Ito, chez Glénat

L’histoire s’ouvre sur une rencontre : celle d’Ainosuke, jeune homosexuel marginalisé, et de Karen Asahina, célèbre idol. Lui rêve d’être quelqu’un d’autre, elle rêve de ne plus être regardée. Le récit explore un territoire sombre, celui de la fuite, de la solitude et de l’identité empêchée. Le manga glisse progressivement vers le thriller psychologique, abordant frontalement des thèmes lourds. Le rythme est parfois instable, notamment dans la rapidité avec laquelle le lien entre les deux personnages se noue, mais l’ensemble intrigue par son audace thématique, laissant toutefois une impression trouble.

Le Vinyliste d’avril : la sélection des 4 pépites vinyles du mois

Par :import
1 avril 2026 à 15:55

Le Vinyliste est un club d’abonnement lancé par la Fnac pour les amateurs de vinyles. Chaque mois, les abonnés reçoivent chez eux un disque sélectionné par des disquaires Fnac, souvent en édition limitée ou exclusive, selon leurs goûts musicaux. Ils peuvent aussi échanger le vinyle s’il ne leur plaît pas et bénéficient d’avantages comme des réductions ou la livraison offerte.

Avril est le mois idéal pour explorer des textures sonores variées, du blanc immaculé à l’orange vitaminé. Que vous cherchiez à planer avec Air ou à monter le volume avec Booba, laissez-vous guider par les prescriptions de nos experts. 

Robbie Williams – BRITPOP (Exclusivité Fnac Vinyle Blanc)

Icône de la pop britannique, Robbie Williams revient avec BRITPOP, un projet qui célèbre l’énergie et l’insolence d’une époque dorée. Entre mélodies entêtantes et charisme débordant, cet album nous rappelle pourquoi l’ancien membre du boys band Take That reste le showman ultime. C’est un condensé d’efficacité pop qui s’écoute comme une déclaration d’amour à la culture UK, porté par une production qui réveille la nostalgie des années 90.

Pourquoi c’est une pépite ? Ce pressage en vinyle blanc exclusif est d’une élégance rare. Un indispensable pour tout amateur de pop qui se respecte, cherchant à enrichir sa collection d’un objet aussi classe à regarder qu’à écouter.

Booba – Ad vitam æternam (Vinyle Rouge Transparent)

Le « Duc » ne prend pas de retraite, il grave sa légende dans le marbre. Avec Ad vitam æternam, Booba livre un opus sombre et percutant de 10 titres, fidèle à son flow millimétré et à ses punchlines acérées. Le rappeur de Boulogne prouve une fois de plus sa capacité à dominer la scène urbaine française avec une production moderne qui ne laisse aucune place au hasard, confirmant son statut de pilier du genre.

Pourquoi c’est une pépite ? Le vinyle rouge transparent apporte une esthétique puissante à cet album déjà culte. C’est une pièce de choix pour les collectionneurs de rap français exigeants. 

Air – Moon Safari (Exclusivité Fnac Vinyle Orange)

Incontournable de la French Touch, Moon Safari est l’album qui a fait planer le monde entier à la fin des années 90. Le duo versaillais Air y déploie une électro-pop atmosphérique, douce et rétro-futuriste à travers 10 morceaux mythiques. Des titres comme Sexy Boy ou Kelly Watch the Stars sont devenus des classiques intemporels qui n’ont pas pris une ride et continuent d’inspirer les nouvelles générations par leur texture sonore unique.

Pourquoi c’est une pépite ? Pour célébrer cet héritage, cette édition en vinyle orange exclusif redonne des couleurs à ce voyage spatial. C’est le disque « chill » par excellence pour vos fins de journée printanières. 

Miossec – Simplifier (Exclusivité Fnac Vinyle Blanc)

Avec Simplifier, Christophe Miossec revient à l’essentiel à travers 11 titres intimes. Fidèle à sa plume acérée et à sa sincérité désarmante, l’artiste brestois livre un album presque dépouillé, où chaque mot pèse son poids. C’est de la chanson française artisanale et brute, qui demande une écoute attentive pour en saisir toute la poésie.

Pourquoi c’est une pépite ? Le choix du vinyle blanc exclusif souligne la sobriété de ce projet artistique. C’est une œuvre qui s’inscrit dans la lignée des grands auteurs, comme un moment suspendu.

Entre les lignes avec Bernard Minier

Par :import
1 avril 2026 à 06:00

Bernard Minier : Bonjour, je suis Bernard Minier. Pour cet épisode d’Entre les lignes, je vous parle de ma méthode d’écriture, de mon nouveau roman et je vous donne rendez-vous à la fin de cette vidéo pour un petit concours. Entre les lignes épisode 4 : c’est parti.

Depuis quand écrivez-vous des histoires ?

Ouh là ! En fait, j’ai quasiment toujours écrit depuis que je suis un âge de lire et d’écrire. J’écris des histoires. Alors, d’abord c’était au stylo. Je les passais à mes copains qui lisaient qui se passaient entre eux ensuite. Après on est passé à la machine à écrire et puis beaucoup plus tard est arrivé le traitement texte, parce que je viens d’une époque où il n’y avait pas d’ordinateur, il n’y avait pas de réseaux sociaux, il n’y avait pas d’internet, il n’y avait pas de téléphone portable. Il y avait deux chaînes de télévision et oui, ça a existé. Donc j’ai toujours écrit mais j’ai me suis décidé très tard à publier. Pour quelle raison ? Sans doute parce que je doutais de moi et parce que j’ai rencontré les bonnes personnes qui m’ont convaincu de le faire.

Y’a-t-il eu un déclic, un moment charnière pour démarrer votre carrière ?

Oui, il y en a eu un en fait. Je faisais beaucoup de concours de nouvelles, c’est d’ailleurs une très bonne école parce qu’on se mesure à d’autres et j’ai croisé des talents de plumes formidables dans ces concours. Et un jour à l’occasion d’un de ces concours, j’ai croisé un monsieur qui était amateur de romans policier. On a décidé d’écrire un roman policier à deux mains… ou à quatre mains comme vous voulez. Et j’avais 60 pages qui dormaient dans un tiroir qui était les 60 premières pages de Glacé. Je lui ai montré ça et il m’a dit : « Mais tu peux le faire tout seul, vas-y fonce, c’est formidable. ». Et donc j’ai fini le roman grâce à lui, je l’ai envoyé aux maisons d’édition, grâce à lui, et à partir de là, c’est parti très vite.

Quel est votre rythme de croisière en matière d’écriture ?

Alors maintenant j’ai à peu près un rythme de croisière. Je publie un livre par an en moyenne et personne ne me l’impose. Ce n’est pas mon éditeur qui décide du timing… Même s’il est quand même très content que je publie un livre par an. Avec le métier, j’ai appris à savoir combien de temps ça me prenait. Il y a à peu près 3 mois de documentation et d’enquête, parce que je fais un travail de journaliste, je vais sur les lieux, j’interroge des personnes compétentes etc… Après, il y a à peu près 6 mois d’écriture et c’est 7 jours sur 7, samedi, dimanche et fêtes. Et puis après, il y a les corrections. Ça part chez l’imprimeur. Donc c’est environ 12 mois. En revanche, quand j’ai commencé avec Glacé par exemple, il m’a fallu 2 ans et demi, mais j’avais un métier à côté. Pour Le Cercle, j’avais plus un métier à côté puisque mon éditeur Bernard Fixot m’avait proposé un à-valoir qui me permettait de vivre. Mais ça m’a pris quand même 18 mois, je crois, Le Cercle. Donc, petit à petit, le rythme c’est resserré parce que le métier rentre, parce que je me connais mieux aussi en tant qu’écrivain. Et puis aussi j’ai une discipline assez stricte. Je n’attends pas que la muse descende du ciel. Tous les matins, je suis devant mon ordinateur : Elizabeth George a appelé ça « la colle à cul »… C’est-à-dire qu’on se met devant son écran et on travaille !

Préparez-vous en amont un script que vous respectez à la lettre ?

Oui, ce sont des intercalaires, c’est un classeur avec tout ça dedans. C’est de la matière et je ne faisais pas ça au début. Je partais la fleur au fusil : pour Glacé ou pour Le Cercle, j’étais obligé de revenir en arrière, de réécrire, de changer les choses. Ce qu’en peinture, on appelle des repentirs et je perdais énormément de temps avec ça. Ce roadbook ne veut pas dire que je ne vais pas m’autoriser quelques libertés par rapport à ce que j’ai prévu, que je ne vais pas changer en cours de route. Il y a une phrase de Didier Van Cauwelaert que j’ai souvent citée, que j’aime beaucoup qui dit : « Un plan, c’est comme une route, c’est fait pour être quitté. ». Alors effectivement, j’ai un plan mais de temps en temps je quitte la route parce que moi aussi j’ai besoin de me surprendre.

Quelle est votre routine d’écriture ?

Alors oui, j’ai une routine. Effectivement, ce n’est pas un rituel parce que parfois on parle de rituel, ça n’a rien de magique. C’est très c’est très organisé. Donc dès le petit-déjeuner, pour me mettre dedans, je relis ce que j’ai écrit la veille. Mingo disait qu’il faut laisser de l’eau au fond du puit. Donc je reprends ce que j’ai fait la veille, je corrige et ça me ça me met dans le « mood » comme on dit aujourd’hui. Ensuite, je suis à ma table de travail, chez moi, entouré de ma bibliothèque. Enfin il y a des bibliothèques partout chez moi. De toute façon, toute la maison est en bureau. Donc il y a des livres dans tous les coins. Je connais des auteurs formidables qui sont, pour certains, des potes qui sont capables d’écrire dans le train, dans l’avion, à l’hôtel. Moi, je suis incapable de faire ça. J’ai besoin d’être chez moi, dans ma tanière, avec mes dictionnaires, avec mes objets fétiches et dans le silence. Mais je fais des pauses justement pour se rafraîchir mentalement. Donc c’est du silence mais chaque pause c’est un café et la musique à fond et puis ça dure 5 minutes et on repart. Voilà ma méthode.

Comment dosez-vous le niveau de peur que vous distillez dans vos thrillers ?

Déjà, il faut secouer le lecteur un peu. Oscar Wilde disait qu’un livre ne doit jamais laisser intact son lecteur. Donc il y a cette idée-là, il faut lui proposer des choses un peu un peu choquantes, un peu perturbantes. Alors ce n’est pas tout le livre, loin de là, juste quelques scènes dans le roman. Il faut le tenir en haleine évidemment, mais ça va de soi. Donc il faut un côté addictif. Je ne veux surtout pas qu’il s’endorme. Je ne suis pas là pour endormir le lecteur, même s’il y en a beaucoup qui me lisent avant de dormir. C’est du feeling en fait. Je sais à peu près jusqu’où je peux aller. Je sais là où je dois m’arrêter. Je suis fan de films d’horreur, donc les scènes dans ce genre ça me vient assez facilement mais je sais que je ne peux pas leur proposer ce que je vois dans certains films que personnellement j’adore mais qui sont juste impossibles à regarder pour les gens qui n’ont pas les nerfs solides.

Vous avez créé deux personnages récurrents, Martin Servaz et Lucia Guerrero. Était-ce prévu dès le départ ?

Au départ c’était pas du tout mon intention d’avoir des personnages récurrents. En tout cas pour Martin Servaz, quand j’ai écrit Glacé, je ne savais même pas si j’allais écrire un deuxième roman derrière celui-là. Ni même un deuxième roman policier. Encore moins si je le terminerais, c’est quand même c’est 800 pages en poche, 500 à 600 pages en grand format. Quand je l’ai envoyé aux maisons d’édition, j’ai été obligé de le faire en deux volumes. Vous imaginez une maison d’édition qui reçoit un manuscrit d’un auteur totalement inconnu et qui font deux volumes de 400 pages chacun. Vous voyez le la tête de la personne qui va ouvrir l’enveloppe. Ça se passait dans les Pyrénées. Donc soit c’était un policier de la police judiciaire toulousaine, soit c’était un gendarme de la section de recherche de Pau. J’ai coupé la poire en deux. On a les deux dans Glacé. On a à la fois Martin Servaz et Irène Ziegler. C’est un personnage qui s’est construit en plus au fil de l’intrigue. Au début, il était un peu indéfini. Puis il est sorti du brouillard petit à petit. Je lui ai mis comme attribut la musique de Mahler puisqu’il adore ce compositeur classique. Je lui ai mis les citations latines. J’en ai fait quelqu’un d’un peu érudit mais tout est venu progressivement. Et à la fin de Glacé, je me suis dit que ce personnage n’était pas mal. Il a peut-être encore des choses à dire. Je vais le garder quelques temps et je l’ai gardé tellement longtemps qu’il est encore là.

En revanche pour Lucia, Lucia Guerrero, mon autre personnage qui est apparu beaucoup plus tard, enquêtrice à la Guardia civile, je savais qu’elle allait revenir. L’idée était déjà d’en faire une série dès le premier tome. C’était un peu le contrepoint ou le contrepoids à Servaz. D’un côté, on a un homme un peu de ma génération, de l’autre côté, on a une femme enquêtrice beaucoup plus jeune. Donc voilà, je savais quand j’ai créé Lucia, que c’était une deuxième série qui allait exister en parallèle de la première. 

Qu’avez-vous mis de vous dans ces deux personnages ?

Vous vous en doutez, j’ai mis beaucoup plus de moi dans Servaz que dans Lucia évidemment parce qu’il lit beaucoup comme moi. C’est quelqu’un qui a forcément toujours le même point de vue sur le monde que moi, mais globalement, c’est un peu moi qui parle à travers lui. En revanche, Lucia, quand je l’ai créée, je voulais justement faire un personnage très différent. Donc une nouvelle génération plus jeune, une femme espagnole alors que Servaz, il est français. Il y avait beaucoup de choses qui changeaient et qui sont quand même assez éloignées de ce que je suis. Donc la solution que j’ai trouvée c’est un modèle. J’ai pris une femme dans la quarantaine, qui a l’âge de Lucia, qui a le même caractère, bien trempé, qui est espagnole, qui a des tatouages et je me suis inspiré et j’ai même un peu absorbé cette personne-là pour la mettre sur le papier, la transformer en Lucia. Après, ce n’est pas Lucia non plus. Il faut que l’imagination passe. Il faut toujours faire preuve d’imagination quand on est auteur. C’est surtout ma première lectrice. Donc ça me permet aussi d’être sûr de pas raconter trop de bêtises sur mon personnage parce que ce personnage effectivement, comme je l’ai dit, ce n’est pas moi. Mais pas du tout ! Et je veux être sûr qu’elle est crédible, quand on suit les enquêtes de de Lucia, on croit en ce personnage.

Servaz et Guerrero pourraient-ils se rencontrer un jour, au détour d’une enquête ?

Question qu’on m’a posée pas mal de fois… Ce n’est pas prévu. Ce n’est pas dans les tuyaux. Ça arrivera peut-être un jour mais pour l’instant c’est quelque chose qui n’est pas planifié.

Quel est le secret pour maintenir le lien entre un personnage et les lecteurs ?

Ça se fait tout seul ça. Quand j’écris, je ne pense ni au lecteur ni à l’éditeur. Surtout pas l’éditeur, mais au lecteur non plus. Je l’ai souvent dit, je cuisine le plat que j’ai envie de manger. Je mets dans mon thriller tous les ingrédients que moi, en tant que lecteur de thriller, j’ai envie de trouver dans ce genre de de livre. Il semblerait que j’ai réussi quelque chose puisque mes lecteurs et mes lectrices sont très attachés à Servaz. Ils ressentent beaucoup de choses pour Servaz, ils ont une forme d’empathie ou de sympathie pour ce personnage-là qui est due forcément à tout ce que j’ai mis dans ce personnage mais quand je l’ai fait je ne pensais pas à eux. Ça s’est fait naturellement et tant mieux. S’ils sont attachés à ce personnage, ça prouve que j’ai réussi à le faire exister quelque part. Il est un peu sorti des pages : quand je vais dans des festivals ou des salons, tout le monde me parle de Martin Servaz. Tout le monde veut savoir s’il sera dans le prochain livre. Maintenant ça commence à venir avec Lucia aussi. Chacun a son Servaz, le voit différemment physiquement : c’est ça qui est extraordinaire. Ce n’est pas un test de Rorschach, mais presque ! Chacun y met ce qu’il a envie de d’y trouver. Ça c’est génial.

Quel lecteur êtes-vous ?

Assidu, oui ! Mais après je ne suis pas forcément un lecteur rapide. Moi, j’ai des lectrices, des lecteurs que je croise parfois qui lisent un livre par jour ou tous les deux jours. Moi, je suis incapable de faire ça. Je lis à la vitesse d’un escargot dopé en gros… C’est-à-dire que ça ne va pas très vite. Mais oui, je n’ai jamais cessé de lire, j’ai toujours lu. De toute façon, c’est un métier qui consiste à beaucoup lire et beaucoup écrire pour s’améliorer pour plein de raisons. C’est comme un musicien qui jouerait de la guitare ou n’importe quel instrument sans jamais écouter ce qui se fait à côté.

Que pensez-vous de la lecture numérique ?

Je ne suis pas un lecteur numérique comme je l’ai dit, je suis un peu comme Martin Servaz, mon personnage, de ce point de vue-là, je suis un peu technophobe donc il ne faut pas trop m’en demander. Je suis encore avec les livres papiers et Dieu sait que c’est problématique dans le cas de déménagements, c’est arrivé il y a peu. Les déménageurs ont compris ce que c’était que déménager une bibliothèque entière. Je trouve que tous les vecteurs de lecture sont bons à apprendre. Tout ce qui peut inciter les gens à lire, les inviter à lire, les encourager à lire est bon à prendre, que ça soit le livre audio, la lecture numérique, le livre papier, peu importe le médium, peu importe le vecteur, pour moi c’est le même exercice.

Pouvez-vous nous pitcher en quelques phrases Ruptures, votre nouveau livre ?

Alors déjà, ça s’appelle Ruptures, au pluriel parce qu’il y a plusieurs formes de ruptures à l’intérieur du livre. Il y a une rupture qui est globale qu’on connaît tous aujourd’hui, quasiment civilisationnelle. C’est une enquête de Lucia Guerrero. Donc on va retourner en Espagne, mais pas seulement. On va aussi voyager. Et sans le pitcher, l’un des personnages principaux, disons le principal adversaire de Lucia dans cet opus, c’est quelqu’un qui envoie des fusils récupérables dans l’espace, qui inonde le monde de voiture électrique qui s’appelle Volta, qui détient des orbites basses de satellites qui s’appellent Star Hub. Bon, ça vous fait sans doute penser à quelqu’un, c’est normal.

Le livre que vous avez lu 1000 fois ?

Malpertuis de Jean Ray qui est un chef-d’œuvre de la littérature fantastique. Celui-là, je l’ai lu un paquet de fois. Oui. Vies minuscules de Pierre Michon, mais on va peut-être en reparler. C’est un texte merveilleux, une beauté incroyable. Après, il y a aussi des essais que je lis assez régulièrement. Je pense à Karl Popper, La société ouverte et ses ennemis, à des choses comme ça. J’ai plutôt tendance à relire des essais parce qu’en fait, il y a du Stabilo partout pour les idées, les concepts importants ou les phrases importantes. Moi, je ne relie que les parties stabilotées.

Le livre qui vous a le plus fichu la frousse en tant que lecteur ?

Waouh ! Je ne suis pas quelqu’un de très impressionnable. Déjà pour écrire Un œil dans la nuit, j’ai regardé 200 films d’horreur à peu près en 6 mois, autour de minuit en général. Donc autant vous dire que pour m’impressionner, il faut en faire beaucoup quand même. Mais il y a un bouquin qui m’a vraiment effrayé, c’est celui de Bret Easton Ellis, American Psycho, qui est vraiment terrifiant parce c’est un narrateur, c’est un psychopathe qui décrit ce qu’il fait à ses victimes dans les moindres détails : c’est d’une froideur absolue. Il n’y a aucun état d’âme, il n’y a aucun sentiment, c’est glacial. Quand je l’ai lu, Bret Easton Ellis n’était pas aussi connu qu’aujourd’hui. Je me suis dit, mais quel est le cinglé qui a écrit ce truc-là ?

Le personnage de fiction que vous auriez aimé inventer ?

Il y en a plein. Bon, déjà Harry Hole de Jo Nesbo. Je trouve que Nesbo est un des plus grands auteurs de thriller vivant. C’est incroyablement riche. C’est tout le contraire de du polar déshydraté pour lecteur paresseux et pressé. Ça déborde de partout, il y a plein de choses dedans. Son personnage est au départ un cliché absolu, celui du flic alcoolique, borderline, enfin tout. Mais il a poussé les curseurs tellement loin, il le réinvente sans arrêt. C’est un personnage fabuleux. Mais il y en a d’autres. Évidemment, j’aurais aimé inventer Sherlock Holmes. Qui n’aurait pas aimé avoir inventé Sherlock Holmes ? Qui est quand même très inspiré de Dupin, l’enquêteur d’Edgar Alan Poe. On est à la limite du plagiat parce que toutes les caractéristiques de Holmes sont déjà chez Dupin. Et puis Hannibal Lecter évidemment ou dans le genre grand méchant Dracula… Il y en a plein.  

Dans la pile à lire Bernard Minier, il y a…

Alors, parmi les livres que j’ai choisis, puisqu’il fallait en retenir quelques-uns, ce n’était pas évident étant donné que je suis un lecteur omnivore et que je lis à peu près de tout… il y a Lovecraft. Lovecraft, c’est l’évidence. C’est parmi les premières lectures qui m’ont appris l’usage de la peur. Et Dieu sait que j’en fais usage dans mes romans. La peur de l’ombre, des ténèbres, de tout ce qui est de l’inconnu aussi, de tout ce qu’on ne comprend pas, de tout ce qui est étranger au sens d’étrange, c’est-à-dire de d’extérieur à soi. Comme tous les gamins de mon âge, on lisait à peu près la même chose parce qu’on avait deux tourniquets de livres dans la maison de la presse. Et ça a été vraiment le premier grand choc peut-être.

Malpertuis, c’est d’un auteur belge de fantastique qui est pour moi un des plus grands maîtres du fantastique et qui est malheureusement très oublié aujourd’hui. Plus personne ne lit Jean Ray. C’est les Contes noirs du golf, c’est les Contes du whisky et c’est ce chef d’oeuvre absolu qu’est Malpertuis. Moi, je le place dans les 10 plus grandes œuvres fantastiques de tous les temps. C’est à la fois une atmosphère incroyable. Ça se passe dans une ville, ce qu’on appelle une ville hanséatique, c’est-à-dire un de ces ports de la côte belge hollandaise de l’époque. Ce sont les anciens dieux qui continuent à survivre dans une sorte de maison, une demeure qui s’appelle Malpertuis et c’est une écriture fabuleuse. C’est un très très grand écrivain et malheureusement, il est aussi très oublié.

Retrouvez La pile à lire de Bernard Minier sur fnac.com

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Jusqu’au 15 avril, imaginez une histoire qui commence par la phrase :

« Elle aimait avoir peur, mais en réalité, elle n’avait jamais eu vraiment peur, du moins jusqu’à cette nuit-là. »

Votre texte doit faire un paragraphe d’une dizaine de lignes maximum, il peut être écrit à la première ou à la troisième personne. Pour participer, il vous suffit de cliquer ici. À gagner, une liseuse Kobo Clara Color et son étui de protection signé par Bernard Minier ainsi que l’ebook Ruptures.

Tout savoir sur la romance coréenne : webtoons, K-dramas et romans

Par :import
31 mars 2026 à 05:55

En un clin d’œil, cet article propose de :

  • Comprendre les formats narratifs coréens : la romance se décline en webtoon, webnovel, lightnovel, manwha, k-drama et, plus récemment, en roman.
  • Décrypter la Hallyu : ce phénomène de diffusion massive de la culture sud-coréenne depuis les années 1990, propulsé mondialement par des plateformes comme Netflix.
  • Découvrir une sélection de 8 romans coréens de romance : de la romantasy de Under The Oak Tree à la résilience sur glace de Fire On Ice.

Webtoon, manhwa, K-drama : le lexique pour s’y retrouver

Avant de se consacrer à la romance, il est essentiel de comprendre les différents formats narratifs coréens :

Format Définition Caractéristiques
Webtoon BD conçue pour mobile Lecture verticale (adaptée au scroll) et en couleurs.
Webnovel Roman numérique Publié chapitre par chapitre pour susciter l’interaction avec les lecteurs.
Lightnovel Roman illustré numérique/papier Entre-deux entre le livre et la BD, avec des chapitres courts et visuels.
Manwha BD papier coréenne Équivalent coréen du manga, se lit lui de gauche à droite.
K-drama Série télévisée coréenne Adaptation ou une histoire originale filmée, souvent disponible sur Netflix.

À noter : il existe une véritable porosité entre les supports. Une intrigue, qu’elle soit sentimentale ou autre, peut naître sous forme de texte, s’épanouir en images sur smartphone, avant de s’imposer sur nos écrans de télévision ou d’ordinateur, et même de rejoindre les étagères de nos bibliothèques.

Le saviez-vous ?

  • Bien qu’ils aient aujourd’hui conquis la planète, le webtoon et le webnovel sont nés en Corée du Sud. Aujourd’hui nos rayons accueillent aussi bien des créations coréennes qu’internationales utilisant les mêmes codes. Cependant, les k-dramas restent eux 100% coréens.
  • Bien qu’on puisse parler de light novel, ce terme est davantage japonais que coréen.

Comment la culture sud-coréenne a conquis le monde ?

La vague Hallyu

Depuis les années 1990, la diffusion de la culture sud-coréenne s’étend massivement à l’international. La Corée du Sud fascine par sa modernité et ses codes esthétiques ultra-soignés. Ce phénomène d’expansion se nomme hallyu – traduisez vague coréenne – et concerne tous les domaines : la musique avec la fameuse K-Pop, le cinéma, la gastronomie, la mode, la cosmétique et même l’électronique ou l’électroménager avec des marques comme Samsung.

Le rôle de Netflix

Si ce soft-power sud-coréen est dû à plusieurs facteurs, la plateforme de streaming Netflix a agi ces dernières années comme un puissant accélérateur de diffusion mondiale. En proposant des séries coréennes de 12 à 20 épisodes à la structure narrative complète, appelées K-dramas, la plateforme a rendu ces récits accessibles au plus grand nombre et les a surtout démocratisés.

Un exemple frappant reste le phénomène Squid Game. Diffusée pour la première fois en 2021, cette série a marqué un tournant en devenant la première production sud-coréenne à se hisser à la meilleure place du Top 10 mondial de la plateforme. Elle a également réalisé le plus gros démarrage depuis la création de Netflix avec 111 millions de visionnages en seulement 27 jours. Un record détrôné par… la seconde saison de ce tv-show. Chapeau !

Mais, outre le thriller, tous les genres de K-dramas se côtoient dans le catalogue du géant du streaming. Et un s’y impose particulièrement : la romance.

Les codes des K-dramas romantiques

Mais pourquoi les séries d’amour coréennes connaissent-elles un engouement massif ? Sûrement car elles proposent :

  • une narration efficace : basée sur la rencontre entre deux personnages, le développement de leur relation, les obstacles auxquels ils sont confrontés puis leur résolution lors d’un dénouement final
  • une immersion émotionnelle forte
  • des thématiques universelles variées : les récits sont modernes, inclusifs et ancrés dans des problématiques contemporaines que tout un chacun peut expérimenter
  • une grande qualité technique : qu’il s’agisse des décors, des costumes ou plus globalement de la réalisation, l’esthétique est toujours au rendez-vous.

Contrairement aux romances occidentales, parfois très passionnées, la K-romance prend le temps de se déployer : la tension amoureuse se construit sur la durée. L’art du slow burn se traduit par des tendres regards et des mains qui s’effleurent. Une pudeur magnétique qui (re)donne la place centrale aux sentiments purs et à la psychologie des personnages.

 Les meilleures séries coréennes de romance à voir dans sa vie

  • Crash Landing on You : l’incontournable. Une romance épique et impossible entre une riche héritière sud-coréenne et un capitaine d’armée nord-coréen.
  • Hometown Cha-Cha-Cha : la pépite feel-good. Une dentiste citadine s’installe dans un village de pêcheurs et rencontre ses habitants, dont un certain Hong Du-sik.
  • What’s Wrong with Secretary Kim : la comédie de bureau par excellence. Un vice-président narcissique et ambitieux voit son monde s’écrouler quand sa parfaite secrétaire décide de démissionner.
  • Goblin : pour les amoureux du fantastique. Un général de guerre condamné à mort a été transformé en gobelin immortel 900 ans auparavant et cherche désespérément une prêtresse humaine capable de le délivrer.

Quand la romance coréenne débarque en roman

Mais que faire après avoir dévoré webtoons, manhwas et autres épisodes sentimentaux venus du pays du matin calme ? Eh bien, courez dans les rayon roman ! En effet, la romance coréenne a depuis peu investi un nouveau format. Et à cette occasion, voilà une sélection de 8 titres à découvrir.

Under The Oak Tree, Tome 1 – Suji Kim (Ono Midnight Love)

Phénomène de la romantasy, Under The Oak Tree est la première histoire coréenne à être classée comme best-seller par le New York Times. Le tome initial nous présente Maximilienne, noble bégayante mariée de force au chevalier Riftan. Séparés dès leurs noces, ils se retrouvent trois ans plus tard alors que Riftan revient en héros de guerre. Entre slow burn intense et reconstruction de soi, ce roman tant attendu fait suite au succès du manhwa éponyme afin d’offrir une version encore plus complète. Attention tout de même, cette fantasy médiévale s’adresse à un public averti !

Coup de cœur libraire expert : « Un premier tome prometteur. Ne vous fiez pas à ses débuts sulfureux, ce roman propose bien plus qu’une romance pleine de passion. C’est avant tout l’histoire de l’épanouissement de la jeune Maxi qui, après une enfance pleine de violence et d’abus, découvre la confiance en elle et envers les autres. Une pépite à suivre ! » Victoria, libraire Fnac Chambourcy.

Marry My Husband, Tome 1 – Sung Sojak (Ono Midnight Love)

Trahie par son époux qui la trompe avec sa meilleure amie, Jiwon meurt tragiquement avant de se réveiller dix ans plus tôt. Forte de cette seconde chance, elle orchestre une vengeance méthodique : faire en sorte que ses bourreaux se marient ensemble. Après le triomphe en manwha comme sur Netflix, Marry My Husband, cette histoire de résilience et de sororité, où l’héroïne réapprend à s’ouvrir aux autres, est enfin disponible en roman. Un titre addictif et profondément jouissif, idéal pour les fans de romances modernes et de justice !

Coup de cœur libraire expert : « Enfin en France. Inspiration directe du webtoon, le tome 1 de Marry my Husband est enfin disponible en France ! Ji-won, atteinte d’un cancer, meurt subitement après avoir découvert que son copain la trompait avec sa meilleure amie. Retournée dans le passé, elle cherchera à se venger… avec un patron étrangement aux petits soins avec elle ! » Éloïse, libraire Fnac Annecy.

Business Proposal – Haehwa (Ono Midnight Love)

Le plan était simple : se faire passer pour sa meilleure amie lors d’un rendez-vous arrangé, jouer les cinglées et empocher le chèque. Mais pour Hari, tout déraille quand son prétendant s’avère être son impitoyable patron, Kang Taemu… et qu’il la demande en mariage dès le lendemain ! Adapté du K-drama culte, Business Proposal manie l’art du quiproquo avec brio. Une comédie de bureau romantique, drôle et terriblement rafraîchissante, bien qu’un brin épicé.

À un clic de toi – Eva Kim (Les Livres du Dragon d’Or)

Hae-rin mène une double vie : étudiante modèle le jour, elle se réfugie chaque soir dans le cybercafé tenu par son oncle pour créer ses propres webtoons et s’échapper de son quotidien monotone. Sa passion secrète pour l’univers numérique vacille quand Young-jae, un garçon mystérieux de son université, croise sa route. Entre sessions de jeux vidéo et secrets partagés, ces deux profils que tout oppose vont devoir faire équipe. Une cosy romance moderne et ultra-connectée qui explore les coulisses de la création digitale et les rencontres inattendues. À un clic de toi constitue un vrai régal pour les fans de pop culture coréenne !

L’avis d’un lecteur : « Une super découverte. J’ai découvert récemment cette autrice avec son précédent livre Le complexe de cupidon qui avait été un véritable coup de cœur, et bien après avoir lu À un clic de toi je pense que je vais suivre tout ce qu’elle publie car lui aussi a été un vrai coup de cœur, la plume est vraiment très belle et efficace, l’histoire était prenante, aucune longueur. Tout était fluide j’ai dévoré ce livre en 1 fois. » (Sairina).

Séoul Drama – Maud Parent (Hachette)

Juliette rêve de devenir scénariste à Séoul, mais elle n’est pour le moment qu’accessoiriste sur les plateaux. Qu’importe, cette optimiste – voire idéaliste – souhaite atteindre son but, et ce n’est pas l’arrogant acteur Jaemin qui va l’en dissuader. Alors, quand une célèbre comédienne disparaît mystérieusement, elle y voit la chance de sa vie et mène sa propre enquête dans les coulisses. Entre suspense et tension amoureuse, Séoul Drama brille par son réalisme de l’univers des K-dramas, mais aussi par son inclusivité et ses personnages secondaires LGBTQ+. Un livre young adult emplit de rebondissements.

Semantic Error – J. Soori (MxM Bookmark)

Chu Sang Woo est un étudiant en informatique rigide, obsédé par l’ordre et les règles. En retirant les noms de ses camarades inactifs d’un projet commun, il compromet malencontreusement les ambitions de diplôme et d’études à l’étranger du senior Jang Jae Young. Pour se venger, cet artiste charismatique multiplie les provocations afin de briser l’organisation parfaite de Sang Woo. Contraints de travailler ensemble à nouveau, ce duo que tout oppose voit une tension électrique s’installer. Et le enemies to lovers se dessine dès le premier tome de Semantic Error

Dis-le à la mer – Solène Merono (Les Livres du Dragon d’Or)

Junho, jeune rockeur audacieux, débarque sur l’île de Jeju pour des vacances avec son meilleur ami. Il y rencontre une bande de jeunes soudés, dont le doux Sam. Alors que son amitié évolue en sentiment amoureux, Junho découvre que leur temps est compté : Sam est atteint d’une sclérose latérale amyotrophique. Dis-le à la mer explore le deuil, le handicap et la force de la found family. Un récit LGBTQ+ vibrant d’humanité qui interroge notre vision de la vie et de l’amour face à la maladie.

Coup de cœur libraire expert : « Quand l’amour rend plus fort. Junho voit sa vie bousculée lorsqu’il rencontre, sur l’île de Jeju, Jian et Sam. S’en suit des allers-retours entre sa ville de naissance et ce qui devient son nouveau chez lui. Un groupe d’amis, d’amants, d’ennemis se forme et traverse les années, souvent bercées par les blessures, sentimentales et physiques de chacun. » Léa, libraire Fnac Paris Ternes.

Fire On Ice – Solène Merono (Les Livres du Dragon d’Or)

Anéanti par un drame, Jaehyun emménage à Séoul pour tenter de se reconstruire, mais sa dépression persiste et il tente de survivre entre l’université et son job de serveur. Lorsqu’une collègue l’entraîne à la patinoire, il accepte de confronter son passé et y rencontre un garçon fascinant. Ce lien inattendu lui redonne peu à peu le goût d’une vie qu’il ne voulait plus. Adapté d’un succès Wattpad aux 320 000 lecteurs, ce Boy’s Love (MxM) mêle sport, K-culture et résilience. Une balade romantique sur la glace où l’amour offre une seconde chance face aux démons qui nous hantent. Après Dis-le à la mer, Solène Merono nous gâte avec Fire On Ice, une série qui démontre, encore une fois, son talent pour écrire des romans young adults coréens.  

L’avis d’un lecteur : « Un brin de douceur sur la glace. Une histoire découverte directement en format papier et sans aucun regret d’achat. L’histoire s’installe petit à petit, sans trop se précipiter, nous laissant ainsi profiter du décor et du passé des personnages. Le patinage rend l’histoire plus intéressante encore, car intègre une notion palpitante au développement des protagonistes. Les souffrances de ces derniers sont d’ailleurs très bien décrites, les rendant de ce fait réalistes. Hâte du tome 2 ! » (Marjorie M.)

FAQ

  • Quelle est la différence entre un manhwa et un manga ? Le manhwa est la bande dessinée coréenne. Contrairement au manga japonais qui se lit de droite à gauche et souvent en noir et blanc, le manhwa papier se lit de gauche à droite et est fréquemment publié en couleurs, car il est souvent l’adaptation d’un webtoon numérique.
  • C’est quoi un K-drama ? Un K-drama est une série télévisée produite en Corée du Sud. Contrairement aux séries occidentales qui s’étalent sur plusieurs saisons, les K-dramas proposent généralement une intrigue complète en une saison unique de 12 à 20 épisodes.
  • Pourquoi le slow burn est-il indissociable des K-dramas romantiques ? L’art du slow burn (soit combustion lente) est typique des récits coréens. Au lieu d’une passion immédiate, la tension amoureuse se construit sur la durée à travers des regards, des effleurages de mains et une grande pudeur psychologique.

Les expositions à découvrir à Paris pendant le printemps

25 mars 2026 à 10:00

(1) Robert Capa : Photographe de guerre, au Musée de la Libération de Paris

Une exposition exceptionnelle consacrée au photographe emblématique Robert Capa. En proposant 160 pièces, Robert Capa : photographe de guerre revient à la fois sur le travail de l’artiste, mais aussi sur sa vie.

Entre les tirages de presse de l’époque et les objets personnels, cette exposition permet de mieux saisir le travail de Robert Capa tout en évoquant son enfance, son parcours et sa méthode méticuleuse de travail, ayant offert au monde certains des clichés de guerre les plus importants de l’histoire.

Robert Capa : Photographe de guerre, du 18 février au 20 décembre 2026, au Musée de la Libération de Paris.

(2) Face au ciel, au musée de La Vie Romantique

Le musée de La Vie Romantique rouvre ses portes après plus d’un an et demi de travaux afin d’accueillir l’exposition consacrée à Paul Huet, Face au ciel. Le peintre français précurseur du paysage romantique est à l’honneur, l’occasion d’admirer certaines de ses plus belles peintures de plein air. À travers cinq sections différentes, le parcours de Face au ciel revient sur la carrière du peintre et l’évolution de son travail, allant du romantique au pré-impressionniste, pour un artiste qui a sans aucun doute révolutionné la nature vivante.

Face au ciel, du 14 février au 30 août 2026, au musée de La Vie Romantique, à Paris.

(3) Passion Japon, à la Villette

Allant de Kyoto à Tokyo, l’exposition Passion Japon invite à découvrir le pays sans « quitter Paris », à travers une exposition immersive et complète à La Villette à Paris. Entre les décors grandeur nature, la retranscription de l’ambiance et de la culture japonaise, les objets authentiques et toute la création artistique entourant l’exposition, les visiteurs sont plongés dans une découverte sensible du Japon d’aujourd’hui, qui fait le lien avec son histoire et son passé.

D’une durée d’1h30, Passion Japon est un voyage qui devrait convenir à plusieurs publics, des plus petits aux plus grands.

Passion Japon, du 19 mars au 23 août 2026, à Paris La Villette.

(4) Kourtney Roy: All Inclusive, à la Citée de l’Économie

La photographe canadienne Kourtney Roy est à l’honneur de Kourtney Roy: All Inclusive, une exposition à découvrir à la Citée de l’Économie à partir du 20 février et jusqu’au 20 septembre 2026. 30 œuvres de l’artiste sont ainsi exposées, issues de trois séries différentes (In Between/Entre deux mondes, The Tourist et Sorry, No Vacancy), permettant de mieux comprendre le regard de Kourtney Roy sur le monde qui l’entoure.

En traitant principalement de thématiques liées au tourisme mondialisé et à ses paradoxes, la photographe mêle l’approche artistique et l’interrogation scientifique et sociale, plus actuelle que jamais.

Kourtney Roy: All Inclusive, du 20 février au 20 septembre 2026, à la Citée de l’Économie, à Paris.

(5) Hugo décorateur, à la Maison de Victor Hugo

Cette exposition à découvrir directement dans La maison de Victor Hugo revient sur une facette méconnue de l’auteur des Misérables (1862) et montre comment l’écrivain transformait ses intérieurs en œuvres d’art. La décoration devient une œuvre, entre les murs, les objets, les peintures et les meubles.

Sur deux étages, l’exposition invite à découvrir l’imagination graphique et l’obsession des formes de Victor Hugo, offrant de nouvelles pistes de réflexion sur son génie créatif, qui dépasse largement le cadre de la littérature. Une exposition immersive et complète, à découvrir jusqu’au 26 avril 2026.

Hugo décorateur, du 13 novembre 2025 au 26 avril 2026, à La Maison de Victor Hugo, à Paris.

(6) Couleurs de Corée, au Centre Culturel Coréen

À l’occasion du 140e anniversaire des relations diplomatiques entre la Corée et la France, le Centre Culturel Coréen propose de découvrir Couleurs de Corée, lumière sur l’art contemporain de Corée. Du 24 octobre 2025 au 29 août 2026, le musée propose de découvrir les travaux d’artistes coréens majeurs et émergents pour une dialogue entre tradition, modernité et création contemporaine. Imaginée comme un parcours immersif, l’exposition propose un voyage chromatique et sensoriel, et permet de questionner la couleur comme aspect esthétique, mais aussi vecteur de valeur mémorielle.

Couleurs de Corée, lumière sur l’art contemporain de Corée, au Centre Culturel Coréen du 24 octobre 2025 au 29 août 2026, à Paris.

(7) L’exposition générale, à la Fondation Cartier

Le 25 octobre 2025, la Fondation Cartier pour l’art contemporain a investi de nouveaux quartiers à Paris, place du Palais-Royal. À cette occasion, les visiteurs pourront découvrir L’exposition générale qui se déroulera au cœur de l’institution jusqu’au 23 août 2026. Elle retracera 40 ans d’art contemporain entre axes fondateurs et fragments d’anciennes expositions choisies depuis 1984 par la Fondation Cartier.

Le trailer de L’exposition générale de la Fondation Cartier.

Imaginée comme un best-of du travail de cette dernière autour de l’art contemporain L’exposition générale s’articule autour de quatre lignes de force entre laboratoire architectural (Machine d’architecture), la conservation des écosystèmes (Être nature), la création en tant qu’espace d’expérimentation (Making Things) ainsi que le lien entre l’art et la technologie (Un monde réel).

L’exposition générale, à la Fondation Cartier, du 25 octobre 2025 au 23 août 2026, à Paris.

(8) Tisser, broder, sublimer, au Palais Galliera 

Cet hiver, le Palais Galliera propose de mettre en avant le savoir-faire de l’ornementation entre tissages, impressions, broderies ou encore fleurs artificielles. L’occasion de plonger dans une pratique qui consiste à décorer des vêtements, mais surtout à les rendre plus nobles. Au total, 350 œuvres sont présentées dans cette exposition dont le fil conducteur est la fleur, motif incontournable de l’art textile depuis le XVIIIe siècle. 

Outre son histoire, l’ornementation est également présentée à travers ses créateurs et ses artisans ; des acteurs et métiers qui travaillent souvent dans l’ombre de grandes maisons pour donner vie à un vêtement unique. Entre création et patrimoine, Tisser, broder, sublimer au Palais Galliera offre une nouvelle vision de la mode

Tisser, broder, sublimer, du 13 décembre au 18 octobre 2026, au Palais Galliera, à Paris.

(9) Martin Parr, Global Warning, au Jeu de Paume 

Quelques semaines seulement après sa disparition, le Jeu de Paume rend hommage à Martin Parr. Photographe britannique iconique, le musée parisien lui consacre une rétrospective passionnante. Depuis la fin des années, 1970, l’artiste n’a cessé de capter, avec acuité et force symbolique, les travers de nos sociétés contemporaines. À une époque où la crise écologique atteint un niveau sans précédent, l’œuvre de Martin Parr résonne avec une intensité particulière. Tourisme de masse, dépendance aux technologies, domination de l’automobile, consumérisme glaçant : autant de thèmes centraux de son travail. Par son regard singulier et décalé, il propose une lecture du monde à la fois satirique et profondément lucide.

Du noir et blanc à la couleur, de la poésie à un cynisme typiquement britannique, Martin Parr, Global Warning retrace le parcours de l’un des photographes les plus emblématiques de notre ère moderne.

Martin Parr, Global Warning, du 30 janvier au 24 mai 2026, au Jeu de Paume, à Paris.

(10) Momies, au musée de l’Homme

Le musée de l’Homme propose une exposition unique sur les momies. Associée à l’Égypte Antique, et source de nombreux récits légendaires, la momification va cependant plus loin. En analysant l’importance et la diversité de cette pratique à travers le monde, l’exposition revient également sur des individus momifiés – certains bien avant l’Égypte Antique – afin de mieux comprendre cette pratique aussi fascinante qu’intriguante.

Momies, du 19 novembre 2025 au 25 mai 2026 au musée de l’Homme, à Paris.

(11) Matisse 1941-1954, au Grand Palais

C’est l’une des expositions incontournables du printemps. Matisse débarque au Grand Palais. À cette occasion, l’enceinte propose — en partenariat avec le Centre George Pompidou et aux côtés de nombreuses institutions artistiques — une rétrospective de 300 œuvres. Peintures, gouaches, dessins, livres illustrés… Les visiteurs pourront découvrir l’univers du peintre français durant les 13 dernières années de sa vie. Considérée comme l’ère du renouveau voire comme « une seconde vie » pour certains, cette période est au cœur de l’exposition et offre un nouveau regard sur l’œuvre de Henri Matisse.

Matisse 1941-1954, du 24 mars au 26 juillet 2026, au Grand Palais, à Paris.

(12) Lee Miller, au musée d’Art Moderne de Paris

À partir d’avril, le musée d’Art Moderne de Paris propose de découvrir une rétrospective du travail de Lee Miller. Tout en présentant un nouveau regard sur l’œuvre de la photographe, cette exposition réunit près de 250 tirages anciens comme modernes — dont plusieurs inédits. Reconnue comme l’une des grandes artistes du XXe siècle, Lee Miller a voyagé aux quatre coins du monde et témoigne à travers son objectif d’un parcours dense.

Vingt ans après son exposition au Jeu de Paume, la photographe est de retour dans la capitale dans un parcours à la fois chronologique et thématique.

Lee Miller, du 10 avril au 2 août 2026, au musée d’Art Moderne de Paris.

(13) Clair obscur, à la Bourse du Commerce

L’exposition Clair-obscur de la Collection Pinault réunit une centaine d’œuvres autour de cette technique picturale basée sur les contrastes entre lumière et ombre. Présentée à la Bourse de Commerce, elle retrace l’évolution du clair-obscur dans la peinture à travers les siècles et rassemble ainsi les travaux de 26 artistes majeurs, anciens et contemporains.

La présentation de Clair-obscur à la Bourse de Commerce.

Au-delà de l’aspect esthétique, l’exposition propose une réflexion philosophique et poétique sur le temps qui passe. Le clair-obscur y est exploré comme un lien entre passé, présent et futur.

Clair obscur, du 4 mars au 24 août 2026, à la Bourse de Commerce, à Paris.


 

Quels PC portables pour rivaliser avec le MacBook Neo d’Apple ? Notre sélection

Par :import
11 mars 2026 à 15:30

Comme nous avons pu le constater lors de notre prise en main exclusive du MacBook Neo, le dernier né d’Apple brille par son rapport qualité/prix. Cependant, que ce soit par habitude du système d’exploitation de Microsoft, par besoin de logiciels spécifiques ou tout simplement pour des questions de budget, l’univers PC offre des machines d’une polyvalence également efficace.

Nous avons sélectionné 10 ordinateurs portables qui constituent des alternatives crédibles au nouveau fleuron d’Apple, que vous préfériez rester sur l’environnement PC ou parce que les stocks du MacBook Neo se vident très rapidement !

Les ultraportables Windows « Copilot+ » : l’IA au service de la productivité

L’une des grandes révolutions de cette année est l’arrivée des processeurs optimisés pour l’intelligence artificielle (notamment les puces Snapdragon X et Intel Core Ultra). Ils offrent une autonomie qui n’a plus rien à envier aux Mac, tout en accélérant vos tâches quotidiennes.

  • Asus Zenbook 14 UX3407QA : Équipé du processeur Qualcomm Snapdragon X, ce Zenbook beige est un bijou d’élégance. Avec ses 16 Go de RAM et son SSD de 512 Go, il gère le multitâche bureautique sans le moindre accroc, le tout dans un châssis ultra-léger.

  • Lenovo IdeaPad Slim 5 14Q8X9 : Son atout majeur ? Un écran OLED sublime de 14 pouces couplé à 32 Go de RAM. C’est la machine idéale pour ceux qui consomment beaucoup de multimédia (films, retouche photo légère) et qui refusent les compromis sur la fluidité.

  • Acer Aspire 14 AI A14-52M : Propulsé par un Intel Core Ultra 5, cet ordinateur met l’accent sur l’intégration native de l’IA avec Copilot. C’est un outil de travail robuste, parfait pour les professionnels nomades.

Les hybrides et 2-en-1 : la polyvalence poussée à l’extrême

Pourquoi choisir entre une tablette et un ordinateur quand on peut avoir les deux ? Les PC 2-en-1 offrent une flexibilité que le MacBook Neo, dépourvu d’écran tactile, ne propose pas.

  • Pack Microsoft Surface Pro 12 : La référence incontestée des hybrides revient en force. Vendue ici en pack avec son clavier incontournable, elle embarque un Snapdragon X Plus pour une alliance parfaite entre mobilité (format tablette) et productivité (Windows 11 complet).

  • Lenovo Yoga 7 16AKP10 : Un grand format (16 pouces) convertible avec un écran OLED 2.8K à 120 Hz. Avec son processeur AMD Ryzen 7 dopé à l’IA, c’est une véritable station de divertissement et de travail créatif.

Des valeurs sûres à prix doux pour les étudiants et la famille

Il n’est pas toujours nécessaire de casser sa tirelire pour obtenir une machine rapide et fiable. Pour la prise de notes, la navigation web ou le visionnage de séries, ces modèles offrent un rapport qualité/prix exceptionnel.

  • Pack Lenovo IdeaPad Slim 3 (15,6″) : Un excellent pack « prêt à l’emploi » comprenant le PC (15,6 pouces, Ryzen 5) et un sac à dos. Un confort de frappe indéniable pour le télétravail.

  • Lenovo IdeaPad Slim 3 (14″) : La version 14 pouces du modèle précédent. Plus compact, plus léger, il se glisse facilement dans un sac tout en conservant une puissance très honorable (16 Go de RAM).

  • Pack Asus Vivobook 14 : Ce pack ultra complet (PC, sac à dos, souris sans fil) est idéal pour la rentrée. Le processeur Snapdragon X garantit un fonctionnement silencieux et une chauffe maitrisée.

L’alternative Chromebook : simplicité, sécurité et rapidité

Si votre usage se concentre à 90% sur un navigateur web (Google Docs, Netflix, navigation classique), ChromeOS est une alternative sérieuse au duo Windows/macOS. Les démarrages des Chromebook sont instantanés et les virus quasiment inexistants.

  • Acer Chromebook Plus 514 : L’appellation « Chromebook Plus » garantit des performances revues à la hausse. Avec son processeur Intel Core i3 et son écran Full HD de 14 pouces, le confort visuel est au rendez-vous.

  • Asus Chromebook CX3402CVA : Ce modèle se distingue par son écran tactile et un stockage généreux de 256 Go. Une excellente machine hybride pour tirer parti du catalogue d’applications Android compatibles avec ChromeOS.

Le MacBook Neo est une prouesse technologique, mais le monde des PC portables n’est pas en reste, bien au contraire. Que vous cherchiez l’intelligence artificielle avancée, le format tactile, ou un budget maitrisé, il existe forcément une machine adaptée à vos besoins.

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