Entre les lignes avec Bernard Minier
Bernard Minier : Bonjour, je suis Bernard Minier. Pour cet épisode d’Entre les lignes, je vous parle de ma méthode d’écriture, de mon nouveau roman et je vous donne rendez-vous à la fin de cette vidéo pour un petit concours. Entre les lignes épisode 4 : c’est parti.
Depuis quand écrivez-vous des histoires ?
Ouh là ! En fait, j’ai quasiment toujours écrit depuis que je suis un âge de lire et d’écrire. J’écris des histoires. Alors, d’abord c’était au stylo. Je les passais à mes copains qui lisaient qui se passaient entre eux ensuite. Après on est passé à la machine à écrire et puis beaucoup plus tard est arrivé le traitement texte, parce que je viens d’une époque où il n’y avait pas d’ordinateur, il n’y avait pas de réseaux sociaux, il n’y avait pas d’internet, il n’y avait pas de téléphone portable. Il y avait deux chaînes de télévision et oui, ça a existé. Donc j’ai toujours écrit mais j’ai me suis décidé très tard à publier. Pour quelle raison ? Sans doute parce que je doutais de moi et parce que j’ai rencontré les bonnes personnes qui m’ont convaincu de le faire.
Y’a-t-il eu un déclic, un moment charnière pour démarrer votre carrière ?
Oui, il y en a eu un en fait. Je faisais beaucoup de concours de nouvelles, c’est d’ailleurs une très bonne école parce qu’on se mesure à d’autres et j’ai croisé des talents de plumes formidables dans ces concours. Et un jour à l’occasion d’un de ces concours, j’ai croisé un monsieur qui était amateur de romans policier. On a décidé d’écrire un roman policier à deux mains… ou à quatre mains comme vous voulez. Et j’avais 60 pages qui dormaient dans un tiroir qui était les 60 premières pages de Glacé. Je lui ai montré ça et il m’a dit : « Mais tu peux le faire tout seul, vas-y fonce, c’est formidable. ». Et donc j’ai fini le roman grâce à lui, je l’ai envoyé aux maisons d’édition, grâce à lui, et à partir de là, c’est parti très vite.
Quel est votre rythme de croisière en matière d’écriture ?
Alors maintenant j’ai à peu près un rythme de croisière. Je publie un livre par an en moyenne et personne ne me l’impose. Ce n’est pas mon éditeur qui décide du timing… Même s’il est quand même très content que je publie un livre par an. Avec le métier, j’ai appris à savoir combien de temps ça me prenait. Il y a à peu près 3 mois de documentation et d’enquête, parce que je fais un travail de journaliste, je vais sur les lieux, j’interroge des personnes compétentes etc… Après, il y a à peu près 6 mois d’écriture et c’est 7 jours sur 7, samedi, dimanche et fêtes. Et puis après, il y a les corrections. Ça part chez l’imprimeur. Donc c’est environ 12 mois. En revanche, quand j’ai commencé avec Glacé par exemple, il m’a fallu 2 ans et demi, mais j’avais un métier à côté. Pour Le Cercle, j’avais plus un métier à côté puisque mon éditeur Bernard Fixot m’avait proposé un à-valoir qui me permettait de vivre. Mais ça m’a pris quand même 18 mois, je crois, Le Cercle. Donc, petit à petit, le rythme c’est resserré parce que le métier rentre, parce que je me connais mieux aussi en tant qu’écrivain. Et puis aussi j’ai une discipline assez stricte. Je n’attends pas que la muse descende du ciel. Tous les matins, je suis devant mon ordinateur : Elizabeth George a appelé ça « la colle à cul »… C’est-à-dire qu’on se met devant son écran et on travaille !
Préparez-vous en amont un script que vous respectez à la lettre ?
Oui, ce sont des intercalaires, c’est un classeur avec tout ça dedans. C’est de la matière et je ne faisais pas ça au début. Je partais la fleur au fusil : pour Glacé ou pour Le Cercle, j’étais obligé de revenir en arrière, de réécrire, de changer les choses. Ce qu’en peinture, on appelle des repentirs et je perdais énormément de temps avec ça. Ce roadbook ne veut pas dire que je ne vais pas m’autoriser quelques libertés par rapport à ce que j’ai prévu, que je ne vais pas changer en cours de route. Il y a une phrase de Didier Van Cauwelaert que j’ai souvent citée, que j’aime beaucoup qui dit : « Un plan, c’est comme une route, c’est fait pour être quitté. ». Alors effectivement, j’ai un plan mais de temps en temps je quitte la route parce que moi aussi j’ai besoin de me surprendre.
Quelle est votre routine d’écriture ?
Alors oui, j’ai une routine. Effectivement, ce n’est pas un rituel parce que parfois on parle de rituel, ça n’a rien de magique. C’est très c’est très organisé. Donc dès le petit-déjeuner, pour me mettre dedans, je relis ce que j’ai écrit la veille. Mingo disait qu’il faut laisser de l’eau au fond du puit. Donc je reprends ce que j’ai fait la veille, je corrige et ça me ça me met dans le « mood » comme on dit aujourd’hui. Ensuite, je suis à ma table de travail, chez moi, entouré de ma bibliothèque. Enfin il y a des bibliothèques partout chez moi. De toute façon, toute la maison est en bureau. Donc il y a des livres dans tous les coins. Je connais des auteurs formidables qui sont, pour certains, des potes qui sont capables d’écrire dans le train, dans l’avion, à l’hôtel. Moi, je suis incapable de faire ça. J’ai besoin d’être chez moi, dans ma tanière, avec mes dictionnaires, avec mes objets fétiches et dans le silence. Mais je fais des pauses justement pour se rafraîchir mentalement. Donc c’est du silence mais chaque pause c’est un café et la musique à fond et puis ça dure 5 minutes et on repart. Voilà ma méthode.
Comment dosez-vous le niveau de peur que vous distillez dans vos thrillers ?
Déjà, il faut secouer le lecteur un peu. Oscar Wilde disait qu’un livre ne doit jamais laisser intact son lecteur. Donc il y a cette idée-là, il faut lui proposer des choses un peu un peu choquantes, un peu perturbantes. Alors ce n’est pas tout le livre, loin de là, juste quelques scènes dans le roman. Il faut le tenir en haleine évidemment, mais ça va de soi. Donc il faut un côté addictif. Je ne veux surtout pas qu’il s’endorme. Je ne suis pas là pour endormir le lecteur, même s’il y en a beaucoup qui me lisent avant de dormir. C’est du feeling en fait. Je sais à peu près jusqu’où je peux aller. Je sais là où je dois m’arrêter. Je suis fan de films d’horreur, donc les scènes dans ce genre ça me vient assez facilement mais je sais que je ne peux pas leur proposer ce que je vois dans certains films que personnellement j’adore mais qui sont juste impossibles à regarder pour les gens qui n’ont pas les nerfs solides.
Vous avez créé deux personnages récurrents, Martin Servaz et Lucia Guerrero. Était-ce prévu dès le départ ?
Au départ c’était pas du tout mon intention d’avoir des personnages récurrents. En tout cas pour Martin Servaz, quand j’ai écrit Glacé, je ne savais même pas si j’allais écrire un deuxième roman derrière celui-là. Ni même un deuxième roman policier. Encore moins si je le terminerais, c’est quand même c’est 800 pages en poche, 500 à 600 pages en grand format. Quand je l’ai envoyé aux maisons d’édition, j’ai été obligé de le faire en deux volumes. Vous imaginez une maison d’édition qui reçoit un manuscrit d’un auteur totalement inconnu et qui font deux volumes de 400 pages chacun. Vous voyez le la tête de la personne qui va ouvrir l’enveloppe. Ça se passait dans les Pyrénées. Donc soit c’était un policier de la police judiciaire toulousaine, soit c’était un gendarme de la section de recherche de Pau. J’ai coupé la poire en deux. On a les deux dans Glacé. On a à la fois Martin Servaz et Irène Ziegler. C’est un personnage qui s’est construit en plus au fil de l’intrigue. Au début, il était un peu indéfini. Puis il est sorti du brouillard petit à petit. Je lui ai mis comme attribut la musique de Mahler puisqu’il adore ce compositeur classique. Je lui ai mis les citations latines. J’en ai fait quelqu’un d’un peu érudit mais tout est venu progressivement. Et à la fin de Glacé, je me suis dit que ce personnage n’était pas mal. Il a peut-être encore des choses à dire. Je vais le garder quelques temps et je l’ai gardé tellement longtemps qu’il est encore là.
En revanche pour Lucia, Lucia Guerrero, mon autre personnage qui est apparu beaucoup plus tard, enquêtrice à la Guardia civile, je savais qu’elle allait revenir. L’idée était déjà d’en faire une série dès le premier tome. C’était un peu le contrepoint ou le contrepoids à Servaz. D’un côté, on a un homme un peu de ma génération, de l’autre côté, on a une femme enquêtrice beaucoup plus jeune. Donc voilà, je savais quand j’ai créé Lucia, que c’était une deuxième série qui allait exister en parallèle de la première.
Qu’avez-vous mis de vous dans ces deux personnages ?
Vous vous en doutez, j’ai mis beaucoup plus de moi dans Servaz que dans Lucia évidemment parce qu’il lit beaucoup comme moi. C’est quelqu’un qui a forcément toujours le même point de vue sur le monde que moi, mais globalement, c’est un peu moi qui parle à travers lui. En revanche, Lucia, quand je l’ai créée, je voulais justement faire un personnage très différent. Donc une nouvelle génération plus jeune, une femme espagnole alors que Servaz, il est français. Il y avait beaucoup de choses qui changeaient et qui sont quand même assez éloignées de ce que je suis. Donc la solution que j’ai trouvée c’est un modèle. J’ai pris une femme dans la quarantaine, qui a l’âge de Lucia, qui a le même caractère, bien trempé, qui est espagnole, qui a des tatouages et je me suis inspiré et j’ai même un peu absorbé cette personne-là pour la mettre sur le papier, la transformer en Lucia. Après, ce n’est pas Lucia non plus. Il faut que l’imagination passe. Il faut toujours faire preuve d’imagination quand on est auteur. C’est surtout ma première lectrice. Donc ça me permet aussi d’être sûr de pas raconter trop de bêtises sur mon personnage parce que ce personnage effectivement, comme je l’ai dit, ce n’est pas moi. Mais pas du tout ! Et je veux être sûr qu’elle est crédible, quand on suit les enquêtes de de Lucia, on croit en ce personnage.
Servaz et Guerrero pourraient-ils se rencontrer un jour, au détour d’une enquête ?
Question qu’on m’a posée pas mal de fois… Ce n’est pas prévu. Ce n’est pas dans les tuyaux. Ça arrivera peut-être un jour mais pour l’instant c’est quelque chose qui n’est pas planifié.
Quel est le secret pour maintenir le lien entre un personnage et les lecteurs ?
Ça se fait tout seul ça. Quand j’écris, je ne pense ni au lecteur ni à l’éditeur. Surtout pas l’éditeur, mais au lecteur non plus. Je l’ai souvent dit, je cuisine le plat que j’ai envie de manger. Je mets dans mon thriller tous les ingrédients que moi, en tant que lecteur de thriller, j’ai envie de trouver dans ce genre de de livre. Il semblerait que j’ai réussi quelque chose puisque mes lecteurs et mes lectrices sont très attachés à Servaz. Ils ressentent beaucoup de choses pour Servaz, ils ont une forme d’empathie ou de sympathie pour ce personnage-là qui est due forcément à tout ce que j’ai mis dans ce personnage mais quand je l’ai fait je ne pensais pas à eux. Ça s’est fait naturellement et tant mieux. S’ils sont attachés à ce personnage, ça prouve que j’ai réussi à le faire exister quelque part. Il est un peu sorti des pages : quand je vais dans des festivals ou des salons, tout le monde me parle de Martin Servaz. Tout le monde veut savoir s’il sera dans le prochain livre. Maintenant ça commence à venir avec Lucia aussi. Chacun a son Servaz, le voit différemment physiquement : c’est ça qui est extraordinaire. Ce n’est pas un test de Rorschach, mais presque ! Chacun y met ce qu’il a envie de d’y trouver. Ça c’est génial.
Quel lecteur êtes-vous ?
Assidu, oui ! Mais après je ne suis pas forcément un lecteur rapide. Moi, j’ai des lectrices, des lecteurs que je croise parfois qui lisent un livre par jour ou tous les deux jours. Moi, je suis incapable de faire ça. Je lis à la vitesse d’un escargot dopé en gros… C’est-à-dire que ça ne va pas très vite. Mais oui, je n’ai jamais cessé de lire, j’ai toujours lu. De toute façon, c’est un métier qui consiste à beaucoup lire et beaucoup écrire pour s’améliorer pour plein de raisons. C’est comme un musicien qui jouerait de la guitare ou n’importe quel instrument sans jamais écouter ce qui se fait à côté.
Que pensez-vous de la lecture numérique ?
Je ne suis pas un lecteur numérique comme je l’ai dit, je suis un peu comme Martin Servaz, mon personnage, de ce point de vue-là, je suis un peu technophobe donc il ne faut pas trop m’en demander. Je suis encore avec les livres papiers et Dieu sait que c’est problématique dans le cas de déménagements, c’est arrivé il y a peu. Les déménageurs ont compris ce que c’était que déménager une bibliothèque entière. Je trouve que tous les vecteurs de lecture sont bons à apprendre. Tout ce qui peut inciter les gens à lire, les inviter à lire, les encourager à lire est bon à prendre, que ça soit le livre audio, la lecture numérique, le livre papier, peu importe le médium, peu importe le vecteur, pour moi c’est le même exercice.
Pouvez-vous nous pitcher en quelques phrases Ruptures, votre nouveau livre ?
Alors déjà, ça s’appelle Ruptures, au pluriel parce qu’il y a plusieurs formes de ruptures à l’intérieur du livre. Il y a une rupture qui est globale qu’on connaît tous aujourd’hui, quasiment civilisationnelle. C’est une enquête de Lucia Guerrero. Donc on va retourner en Espagne, mais pas seulement. On va aussi voyager. Et sans le pitcher, l’un des personnages principaux, disons le principal adversaire de Lucia dans cet opus, c’est quelqu’un qui envoie des fusils récupérables dans l’espace, qui inonde le monde de voiture électrique qui s’appelle Volta, qui détient des orbites basses de satellites qui s’appellent Star Hub. Bon, ça vous fait sans doute penser à quelqu’un, c’est normal.
Le livre que vous avez lu 1000 fois ?
Malpertuis de Jean Ray qui est un chef-d’œuvre de la littérature fantastique. Celui-là, je l’ai lu un paquet de fois. Oui. Vies minuscules de Pierre Michon, mais on va peut-être en reparler. C’est un texte merveilleux, une beauté incroyable. Après, il y a aussi des essais que je lis assez régulièrement. Je pense à Karl Popper, La société ouverte et ses ennemis, à des choses comme ça. J’ai plutôt tendance à relire des essais parce qu’en fait, il y a du Stabilo partout pour les idées, les concepts importants ou les phrases importantes. Moi, je ne relie que les parties stabilotées.
Le livre qui vous a le plus fichu la frousse en tant que lecteur ?
Waouh ! Je ne suis pas quelqu’un de très impressionnable. Déjà pour écrire Un œil dans la nuit, j’ai regardé 200 films d’horreur à peu près en 6 mois, autour de minuit en général. Donc autant vous dire que pour m’impressionner, il faut en faire beaucoup quand même. Mais il y a un bouquin qui m’a vraiment effrayé, c’est celui de Bret Easton Ellis, American Psycho, qui est vraiment terrifiant parce c’est un narrateur, c’est un psychopathe qui décrit ce qu’il fait à ses victimes dans les moindres détails : c’est d’une froideur absolue. Il n’y a aucun état d’âme, il n’y a aucun sentiment, c’est glacial. Quand je l’ai lu, Bret Easton Ellis n’était pas aussi connu qu’aujourd’hui. Je me suis dit, mais quel est le cinglé qui a écrit ce truc-là ?
Le personnage de fiction que vous auriez aimé inventer ?
Il y en a plein. Bon, déjà Harry Hole de Jo Nesbo. Je trouve que Nesbo est un des plus grands auteurs de thriller vivant. C’est incroyablement riche. C’est tout le contraire de du polar déshydraté pour lecteur paresseux et pressé. Ça déborde de partout, il y a plein de choses dedans. Son personnage est au départ un cliché absolu, celui du flic alcoolique, borderline, enfin tout. Mais il a poussé les curseurs tellement loin, il le réinvente sans arrêt. C’est un personnage fabuleux. Mais il y en a d’autres. Évidemment, j’aurais aimé inventer Sherlock Holmes. Qui n’aurait pas aimé avoir inventé Sherlock Holmes ? Qui est quand même très inspiré de Dupin, l’enquêteur d’Edgar Alan Poe. On est à la limite du plagiat parce que toutes les caractéristiques de Holmes sont déjà chez Dupin. Et puis Hannibal Lecter évidemment ou dans le genre grand méchant Dracula… Il y en a plein.
Dans la pile à lire Bernard Minier, il y a…
Alors, parmi les livres que j’ai choisis, puisqu’il fallait en retenir quelques-uns, ce n’était pas évident étant donné que je suis un lecteur omnivore et que je lis à peu près de tout… il y a Lovecraft. Lovecraft, c’est l’évidence. C’est parmi les premières lectures qui m’ont appris l’usage de la peur. Et Dieu sait que j’en fais usage dans mes romans. La peur de l’ombre, des ténèbres, de tout ce qui est de l’inconnu aussi, de tout ce qu’on ne comprend pas, de tout ce qui est étranger au sens d’étrange, c’est-à-dire de d’extérieur à soi. Comme tous les gamins de mon âge, on lisait à peu près la même chose parce qu’on avait deux tourniquets de livres dans la maison de la presse. Et ça a été vraiment le premier grand choc peut-être.
Malpertuis, c’est d’un auteur belge de fantastique qui est pour moi un des plus grands maîtres du fantastique et qui est malheureusement très oublié aujourd’hui. Plus personne ne lit Jean Ray. C’est les Contes noirs du golf, c’est les Contes du whisky et c’est ce chef d’oeuvre absolu qu’est Malpertuis. Moi, je le place dans les 10 plus grandes œuvres fantastiques de tous les temps. C’est à la fois une atmosphère incroyable. Ça se passe dans une ville, ce qu’on appelle une ville hanséatique, c’est-à-dire un de ces ports de la côte belge hollandaise de l’époque. Ce sont les anciens dieux qui continuent à survivre dans une sorte de maison, une demeure qui s’appelle Malpertuis et c’est une écriture fabuleuse. C’est un très très grand écrivain et malheureusement, il est aussi très oublié.
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Le jeu concours Kobo by Fnac par Bernard Minier
« Elle aimait avoir peur, mais en réalité, elle n’avait jamais eu vraiment peur, du moins jusqu’à cette nuit-là. »
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