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The Cleaning Lady, nouvelle série phénomène de Netflix ?

C’est une nouvelle femme de ménage, mais pas celle à laquelle l’on pense immédiatement. Loin du succès littéraire signé Freida McFadden, Netflix a accueilli une œuvre homonyme dans son catalogue. Diffusée à l’origine en 2022 sur Fox, The Cleaning Lady est développée par Miranda Kwok et produite par Warner Bros. Adaptée de la fiction argentine La chica que limpia, elle s’étend sur quatre saisons, diffusées jusqu’en 2025 et toutes disponibles sur la plateforme.

De quoi parle la série ?

L’histoire suit Thony De La Rosa, une médecin venue aux États-Unis pour soigner son fils atteint d’une maladie rare. Sans statut légal et confrontée à un système de santé inaccessible, elle se retrouve contrainte d’accepter des emplois précaires. Jusqu’au jour où elle assiste à un meurtre.

Élodie Yung dans The Cleaning Lady, saison 2.

Repérée par une organisation criminelle, elle devient nettoyeuse de scènes de crime. Cette double vie, mère et collaboratrice de la mafia, structure l’ensemble de la série. Le rôle principal est porté par Élodie Yung (aussi vue dans Daredevil). Autour d’elle, la distribution réunit Martha Millan, Adan Canto, Oliver Hudson et Eva De Dominici.

La série est-elle fidèle à l’œuvre originale ?

L’adaptation américaine reprend le principe de La chica que limpia : une femme ordinaire contrainte de travailler pour des criminels après avoir été témoin d’un meurtre. Le moteur dramatique – protéger un enfant malade – demeure inchangé.

En revanche, le personnage évolue. Elle devient une médecin immigrée, ce qui déplace le récit vers des enjeux plus larges liés à l’immigration et au système de santé américain. Le format lui-même s’élargit : intrigue plus étendue, multiplication des arcs secondaires et ton plus accessible.

Pourquoi ce type de série séduit-il autant ?

La série s’est hissée parmi les programmes les plus regardés de la semaine en France sur Netflix, confirmant l’efficacité d’un modèle narratif bien identifié : celui d’un individu ordinaire précipité dans un univers criminel.

The Cleaning Lady, saison 2.

Ce schéma s’inscrit dans une tendance forte du catalogue de la plateforme. Des séries comme Maid, qui suit une mère contrainte de faire des ménages pour survivre, explorent déjà la précarité à hauteur de femme. Dans un registre plus criminel, Ozark ou Breaking Bad reposent sur une mécanique similaire.

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Bandi : la série de Netflix est-elle surcotée ?

Nouvelle fiction française signée Éric Rochant et Capucine Rochant, Bandi a fait son arrivée sur Netflix le 8 avril avec l’ambition de mêler drame familial et thriller criminel. Tournée en Martinique, cette série en huit épisodes est-elle à la hauteur des attentes suscitées par le créateur du Bureau des légendes ?

L’histoire suit la famille Lafleur, une fratrie de 11 enfants meurtris par la mort de leur mère. Les aînés tentent de maintenir l’équilibre du foyer tandis que certains choisissent des raccourcis risqués, basculant vers le trafic de drogue pour subvenir aux besoins de tous.

Que reproche-t-on à la série ?

Globalement, les médias s’accordent sur un point : l’ambition est réelle, mais l’exécution bancale. « Des prestations moyennes, des intrigues (…) éculées et un rythme d’une lenteur exaspérante nuisent considérablement à la qualité de cette première saison », juge le site What’s on Netflix. Même constat du côté de K-wave and Beyond, qui évoque« une impression de spontanéité et de manque de finesse ». Le site ajoute que la série « n’atteint pas toujours son plein potentiel », malgré des intentions solides.

Bandi

C’est surtout la cohérence du récit qui est pointée du doigt. « Ce qui semble être un drame familial au départ est éclipsé par un thriller sur le trafic de drogue », explique What’s on Netflix, tandis que K-wave and Beyond regrette que « la dimension émotionnelle […] soit insuffisamment développée ».

Quid des interprétations ?

Le choix d’acteurs locaux donne à la série une texture particulière, mais expose aussi certaines limites. « L’inexpérience finit par se faire sentir. Un jeu d’acteur peu naturel rend le premier épisode difficile à regarder », pointe What’s on Netflix. Certaines performances émergent néanmoins. K-wave and Beyond salue notamment Djody Grimeau, dont l’interprétation « révèle un personnage complexe et contradictoire ».

Bandi

Sur le plan visuel, les retours sont plus homogènes. Le Monde parle d’une « immersion dans l’envers du décor paradisiaque de l’île », soulignant un réel « souci d’authenticité ». What’s on Netflix note également que la série « dépeint des vies quotidiennes et des territoires rarement montrés à la télévision française ».

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Big Mistakes : que vaut vraiment la nouvelle série de Netflix ?

Portée par Dan Levy (Schitt’s Creek) et Rachel Sennott (I Love LA), la série Big Mistakes s’incruste dans la liste des comédies hybrides mêlant humour et récit criminel. Disponible sur Netflix depuis le 9 avril, elle se compose de huit épisodes d’environ 30 minutes. Levy y incarne Nicky, aux côtés de Taylor Ortega (Ghosts) et Laurie Metcalf (Lady Bird), dans une fiction centrée sur les liens familiaux et les trajectoires contrariées.

De quoi parle la série ?

L’intrigue prend place dans une petite ville du New Jersey. Nicky et Morgan, frère et sœur, se retrouvent embarqués malgré eux dans une affaire de crime organisé après avoir volé un collier dont ils ignorent la valeur. S’ensuit une succession de menaces et de missions illégales. La série repose sur un contraste marqué entre un quotidien ordinaire et la violence du milieu criminel.

Big Mistakes

Plusieurs critiques saluent la finesse de l’écriture. Télérama évoque« des formidables moments burlesques » et une série « subtilement intime », capable de révéler « les dynamiques complexes entre ces êtres névrosés ». Time insiste également sur cet aspect et décrit « une solide base d’amour et de dysfonctionnements familiaux » et une relation centrale « dont la dimension conflictuelle, mais loyale, donne à la série sa force émotionnelle ».

Que reproche-t-on à la série ?

Le casting fait l’objet de retours élogieux.« Le casting est excellent », synthétise The Guardian tandis que Decider met en avant « l’alchimie indéniable » entre les interprètes principaux. Variety évoque également un « casting exceptionnel » et des personnages « délicieusement excentriques », capables de maintenir l’intérêt même lorsque l’intrigue s’égare.

Big Mistakes

Or, c’est précisément sur cette construction narrative que les critiques se montrent plus réservées. Time évoque de « nombreuses incohérences [dans le] scénario » et une intrigue criminelle « fragilement construite ». « Trop d’éléments maladroits et invraisemblables », juge The Guardian de son côté, et des antagonistes « plus ennuyeux qu’effrayants ».

Time regrette également que certains arcs narratifs plus prometteurs soient relégués au second plan, estimant que « toutes les histoires n’ont pas besoin d’une bonne dose de sang ». The Guardian résume cette tension en suggérant que la série fonctionne davantage lorsqu’elle se concentre sur ses personnages.

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Duran Duran : pourquoi la réédition de The Wedding Album est un événement ?

Le vernis New Wave a vieilli, mais la signature de Duran Duran reste intacte. Le groupe réédite ce 10 avril The Wedding Album, son album culte, plus de 30 ans après sa sortie. Une ressortie qui dépasse la simple nostalgie et consacre un opus désormais central dans l’histoire du groupe comme de la pop.

La réédition se décline en formats physiques pensés pour les collectionneurs comme pour les amateurs : l’album est proposé en double vinyle remasterisé ainsi qu’en CD. Le vinyle s’accompagne d’une pochette gaufrée et d’une carte artistique grand format.

Pourquoi cet album est-il devenu central ?

Sorti en 1993, The Wedding Album intervient après un passage à vide du groupe. Ce dernier retrouve alors une visibilité internationale grâce à deux titres majeurs : Ordinary World et Come Undone. Le disque atteint alors les sommets des classements, notamment la septième place du Billboard. L’album marque également une inflexion esthétique. Le groupe délaisse en partie la synth-pop des années 1980 pour une écriture intégrant rock, funk ou encore influences brésiliennes.

Ordinary World, de Duran Duran.

« C’est l’album qui nous a offert deux énormes tubes, en dehors des années 1980 !… Le succès de cet album nous a donné une confiance incroyable et la conviction que nous avions encore de la vitalité et quelque chose à offrir au monde », avait d’ailleurs déclaré le bassiste John Taylor, rappelle Forbes.

Qui est Duran Duran aujourd’hui ?

Formé à Birmingham à la fin des années 1970, Duran Duran compte parmi les groupes structurants de la pop britannique. Son ascension repose autant sur ses compositions que sur une esthétique visuelle originale, amplifiée par l’essor de MTV. Des titres comme Rio, Hungry Like The Wolf ou The Reflex participent à installer cette notoriété internationale.

Hungry Like The Wolf, de Duran Duran.

Le groupe a poursuivi une trajectoire faite de mutations successives. Après les années 1990, il enchaîne les projets, explore de nouvelles collaborations. Des albums comme Astronaut ou Future Past témoignent de cette capacité à évoluer.

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Pokémon Champions : quelles sont les méga-évolutions du jeu ?

Sorti le 8 avril sur Nintendo Switch de première et seconde génération, Pokémon Champions délaisse l’exploration et la progression narrative pour se concentrer exclusivement sur l’affrontement. Conçu comme un hub compétitif, il adopte un modèle free-to-start et poursuit les mécaniques emblématiques de la saga, dont les méga-évolutions.

Que sont les méga-évolutions dans Pokémon ?

Introduites avec Pokémon X et Y en 2013, les méga-évolutions correspondent à des transformations temporaires accessibles à certaines espèces. Elles reposent sur l’utilisation d’une Méga-Gemme spécifique, en lien avec le Pokémon concerné. Une fois activée en combat, cette transformation modifie ses caractéristiques : augmentation des statistiques, changement de type et attribution d’un nouveau talent.

Dans Pokémon Champions, ce dispositif est aussi intégré au système de combat. Pour l’activer, plusieurs conditions doivent être réunies : le Pokémon doit être compatible, tenir sa Méga-Gemme – obtenue via les systèmes internes du jeu – et le joueur doit déclencher la transformation pendant un tour d’action.

Quelles sont les principales méga-évolutions du jeu ?

Aucune liste officielle exhaustive des méga-évolutions disponibles dans Champions n’a été publiée par la licence. Néanmoins, parmi les formes les plus susceptibles d’être intégrées, figurent notamment Méga-Florizarre, Méga-Dracaufeu X et Y, Méga-Tortank, Méga-Alakazam, Méga-Ectoplasma, Méga-Kangourex, Méga-Léviator ou encore Méga-Ptéra pour la première génération. D’autres figures emblématiques complètent cet ensemble, telles que Méga-Pharamp, Méga-Cizayox, Méga-Tyranocif, Méga-Gardevoir, Méga-Carchacrok, Méga-Lucario ou Méga-Blizzaroi. Selon plusieurs sites spécialisés, certaines nouvelles méga-évolutions issues de Pokémon Legends : Z-A – comme Méga-Dracolosse, Méga-Raichu ou encore Méga-Excadrill – seront bien présentes.

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The Testaments : June (Elisabeth Moss) fait-elle une apparition surprise ?

Prolonger Gilead sans en répéter le point de vue : telle est l’ambition de The Testaments, nouvelle adaptation de Margaret Atwood, pensée comme un spin-off de La servante écarlate. Mise en ligne sur Disney+ le 8 avril, la série adopte une narration chorale et déplace son regard vers une génération née sous le régime. Mais qu’en est-il de June, protagoniste de l’oeuvre principale ?

Que raconte cette nouvelle série ?

L’intrigue se situe quelques années après les événements de l’oeuvre originale et suit principalement Agnes (Hannah), la fille de June, élevée dans les hautes sphères de Gilead, ainsi que Daisy, une adolescente vivant au Canada. À la différence de la série originale, centrée sur le seul point de vue de June, The Testaments adopte une narration chorale et multiplie les regards.

Elisabeth Moss dans The Testaments.

La protagoniste originelle n’est toutefois pas totalement absente. « June Osborne (…) fait une brève apparition dans les dernières minutes » du premier épisode, note Variety, lors d’un flashback situé au Canada. La série confirme ensuite ce retour dans l’épisode 3, où elle interagit directement avec Daisy et participe à son intégration dans la résistance.

Pourquoi ce retour, absent du roman ?

Dans le livre, June demeure pourtant une figure lointaine. L’adaptation opère donc ici un changement assumé : « Une des différences avec le livre, c’est la chronologie (…) nous, on a quatre ans. Du coup, c’était plus logique que June soit là », explique Elisabeth Moss dans Variety. « June est une telle ancre pour le personnage d’Agnes (…) que je ne pense pas qu’on puisse avoir cette histoire sans [elle] », précise de son côté Bruce Miller dans Deadline.

Elisabeth Moss dans la saison 7 de La servante écarlate.

Qui est June Osborne ?

Contrainte de devenir Servante sous le nom d’Offred, June Osborne est le personnage principal de l’oeuvre de Margaret Atwood. Arrachée à sa famille et soumise au système patriarcal fondé sur la domination des femmes, elle évolue d’abord dans une logique de survie.

Mais au fil du récit, elle devient une figure de résistance, impliquée dans des réseaux clandestins qui contestent l’ordre établi. Son parcours se construit autour d’une tension constante entre adaptation et révolte, avec un objectif qui traverse toute la série : retrouver sa fille, Hannah, enlevée et élevée au sein du régime.

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Bandi : la série est-elle inspirée d’une histoire vraie ?

C’est LA nouvelle production française de Netflix. Mise en ligne le 9 avril, Bandi est une série en huit épisodes portée par Éric Rochant (le créateur du Bureau des légendes) et tournée en Martinique. Elle mêle drame familial et intrigue criminelle, en s’appuyant sur un récit ancré dans son territoire. Mais s’inspire-t-elle d’une histoire vraie ?

De quoi ça parle ?

Le récit s’intéresse à la famille Lafleur. Après la mort brutale de leur mère, 11 frères et sœurs se retrouvent seuls face à des difficultés financières. Pour s’en sortir, certains choisissent de se tourner vers le trafic de drogue. Ce choix divise la fratrie et met à l’épreuve les liens familiaux.

Bandi

Bandi n’est pas adaptée d’une histoire vraie. La série ne repose sur aucun fait divers, ni sur un récit existant et relève d’une fiction originale, imaginée par ses créateurs. Toutefois, elle puise dans des réalités sociales tangibles : précarité, économie informelle, poids des structures familiales…

Le casting est, en outre, composé d’acteurs martiniquais. La langue, mêlant français et créole, renforce l’ancrage local. La mise en scène privilégie également une approche sobre, attentive aux détails du quotidien, évitant les effets spectaculaires.

Quels acteurs composent le casting ?

Djody Grimeau et Rodney Dijon occupent les rôles centraux. Tous deux restent encore peu connus du grand public, tout comme Ambre Bozza, qui fait également partie des figures de la fratrie Lafleur. À leurs côtés, Jonathan Zaccaï (Le bureau des légendes, Kaboul) complète la distribution.

Bandi

Quelles sont les œuvres similaires à Bandi ?

La série s’attache à montrer les Antilles sans les fantasmer, en s’éloignant des représentations touristiques ou idéalisées. Cette approche se retrouve dans certaines œuvres comme Nèg Maron de Jean-Claude Barny, qui suit deux jeunes en Guadeloupe confrontés à la précarité, ou plus récemment Zion de Nelson Foix, centré sur des trajectoires liées au trafic. Dans les années 1980, Rue Cases-Nègres d’Euzhan Palcy proposait déjà un regard réaliste sur les conditions de vie en Martinique.

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Coachella 2026 : quels sont les artistes français à l’affiche ?

Le désert californien s’apprête une nouvelle fois à devenir l’épicentre de l’industrie musicale mondiale. Le Coachella Valley Music and Arts Festival lance sa nouvelle édition ce week-end à Indio, avec deux sessions programmées du 10 au 12 avril puis du 17 au 19 avril. Un rendez-vous incontournable auquel prennent part, cette année encore, plusieurs artistes francophones.

Quels Français feront le déplacement cette année ?

Quatre noms composent cette délégation : Oklou, Chloé Caillet, Dabeull et HUGEL. Oklou, de son vrai nom Marylou Mayniel, signe ici une première apparition remarquée. L’artiste, dont l’album Choke Enough a rencontré un succès remarquable aux États-Unis, s’affirme progressivement comme une figure de l’hyperpop. Sa notoriété s’est accrue grâce au soutien public de Billie Eilish, qui a récemment salué son univers.

Chloé Caillet, de son côté, est DJ et productrice. Elle participe pour la troisième fois au festival, confirmant sa place dans le circuit mondial de la house. HUGEL, autre habitué des scènes internationales, prolonge sa présence avec un registre plus orienté latin house. Enfin, Dabeull incarne une proposition plus singulière, qui s’est s’exportée grâce à son identité sonore funk et rétro, à contre-courant des tendances dominantes.

La France à Coachella

À cette délégation s’ajoutent David Guetta et DJ Snake, également programmés cette année. Ils se produiront sur la scène Quasar, consacrée aux sets électroniques longue durée, respectivement les 11 et 18 avril, en marge du line-up principal.

Coachella a régulièrement accueilli des artistes français qui ont marqué le festival, de Daft Punk à Justice, en passant par Christine and the Queens, L’Impératrice ou encore Polo & Pan, seul représentant de la scène hexagonale l’an dernier.

Quid des têtes d’affiche ?

Face à cette présence française ciblée, l’affiche reste dominée par des figures majeures de la pop mondiale : Sabrina Carpenter, Justin Bieber ou encore Karol G occupent le sommet du line-up. On note aussi le retour de groupes comme The Strokes ou The xx, ainsi que la présence d’artistes tels que FKA twigs ou Iggy Pop.

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Pokémon Champions : que contient le Lot de départ ?

Pensé comme une plateforme compétitive plutôt qu’un épisode d’exploration, Pokémon Champions inaugure une nouvelle approche de la licence. Disponible ce 8 avril sur Nintendo Switch et Switch 2, avec une version mobile attendue dans les prochains mois, le jeu adopte un modèle hybride, mêlant gratuité et contenus payants. L’expérience repose entièrement sur l’affrontement. Le joueur compose une équipe, combat d’autres participants en ligne et progresse dans des modes classés ou amicaux. Le gameplay reprend les mécaniques historiques de la série (types, talents, synergies) mais les concentre dans un format compétitif.

Que contient le Lot de départ ?

Proposé autour de 10€, le Lot de départ comprend 50 emplacements supplémentaires de stockage, 50 Tickets d’entraînement, 30 Tickets de recrutement permanent et un morceau musical issu de Pokémon Let’s Go Pikachu et Évoli.

Pokémon Champions

Ces éléments permettent d’accélérer la progression. Les Tickets d’entraînement évitent de consommer des ressources pour développer les statistiques, tandis que les Tickets de recrutement facilitent l’obtention de nouveaux Pokémon. L’extension de stockage offre davantage de latitude pour constituer plusieurs équipes.

Pour résumer : le pack agit comme un accélérateur. Il réduit le temps nécessaire pour construire une équipe compétitive et facilite les phases de test. Toutefois, il ne confère aucun avantage direct en combat. Les ressources centrales, notamment les Points de Victoire, restent obtenues en jouant. L’intérêt dépend donc de l’usage : il peut se justifier pour un joueur souhaitant s’investir rapidement dans le compétitif, mais reste dispensable dans une pratique plus occasionnelle.

Quel est le modèle économique de Pokémon Champions ?

Le jeu est accessible gratuitement au téléchargement, avec un Pass de Combat saisonnier inclus. Une version premium, proposée autour de 6,99€ par saison, permet d’obtenir davantage de récompenses.

À cela s’ajoutent des achats ponctuels via une boutique intégrée, ainsi qu’un abonnement optionnel. Celui-ci est affiché à 4,99€ par mois ou 49,99€ par an et débloque des avantages de confort : stockage étendu (jusqu’à +1 000 emplacements), équipes supplémentaires, missions exclusives, musiques…

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Pokémon Champions : comment transférer ses créatures depuis Pokémon GO ?

La franchise Pokémon délaisse à nouveau l’exploration au profit du combat. Avec Pokémon Champions, disponible sur Nintendo Switch le 8 avril et attendu sur mobile dans l’année, la saga offre un titre entièrement tourné vers l’affrontement stratégique. Loin des épisodes classiques, le jeu se concentre sur la composition d’équipe et l’optimisation des créatures dans un cadre compétitif structuré.

Quelles différences avec Pokémon GO ?

Le rapprochement avec Pokémon GO repose sur la centralité des Pokémon eux-mêmes, mais les logiques divergent. Le jeu mobile de Niantic repose sur la capture en réalité augmentée et la collection, avec des combats simplifiés. Pokémon Champions adopte, lui, un système au tour par tour, pensé pour la compétition.

Pokémon Champions

Le jeu introduit également une personnalisation avancée. Les créatures peuvent être modifiées grâce à une monnaie interne, les Points de Victoire, qui permettent d’ajuster leurs statistiques, leurs talents et leurs capacités.

Comment transférer des Pokémon de GO vers Champions ?

Le transfert des créatures s’effectue de manière indirecte. L’opération repose sur Pokémon HOME, qui sert d’interface de stockage et de transit entre les deux jeux. Dans cet écosystème, Pokémon GO joue un rôle de vivier : il permet d’accumuler des créatures, parfois rares, qui peuvent ensuite être réutilisées dans un cadre plus compétitif.

Pokémon Champions

La procédure se déroule en plusieurs étapes. Il faut d’abord lier GO à HOME en passant par les paramètres du jeu, dans la section « Appareils connectés et services » puis en associant un compte Nintendo. L’envoi des Pokémon s’effectue ensuite via l’option dédiée dans GO. Cette opération mobilise une ressource appelée « Énergie Transporteur » dont le coût varie selon les créatures. Elle se recharge progressivement avec le temps ou peut être restaurée via des achats.

Une fois les Pokémon envoyés, leur réception doit être validée dans HOME. Ils apparaissent alors dans les boîtes de stockage. Depuis Champions, il suffit ensuite de se connecter au même compte pour importer les Pokémon compatibles avec le jeu.

Quelles limites faut-il anticiper ?

Plusieurs contraintes encadrent ce système. Le transfert est irréversible : un Pokémon envoyé vers HOME ne peut pas revenir dans GO. En outre, certains spécimens ne sont pas éligibles au transfert en raison de leur statut ou de leurs caractéristiques : seuls les Pokémon présents dans le roster de Champions peuvent être utilisés. Une fois importées, les créatures peuvent être ajustées pour correspondre aux exigences du jeu.

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The Boys : la saison 5 tient-elle ses promesses ?

The Boys s’achève ce 8 avril avec une cinquième et ultime saison diffusée sur Prime Video. Adaptée des comics de Garth Ennis et Darick Robertson et développée par Eric Kripke (Supernatural), la série conclut une fresque entamée en 2019, à la croise de la satire politique, de la violence et des dérives des figures héroïques.

Quelle est l’intrigue de la saison 5 ?

L’intrigue reprend dans une Amérique sous contrôle de Homelander, devenu quasi dictateur. Les Boys sont fragmentés, certains capturés, d’autres en résistance. Butcher mise sur un virus capable d’éliminer les super-héros.

The Boys, saison 5.

Globalement, la réception critique apparaît favorable malgré des réserves. « Les sept épisodes […] sont une réussite… malgré quelques petits couacs », estime Screen Rant. Variety évoque une série qui « se termine en beauté avec une saison 5 intense et sanglante », tandis que The Guardian parle toujours d’une « extraordinaire satire » et d’un « plaisir horrifiant ».

Le récit est-il à la hauteur des attentes ?

Plusieurs médias saluent la cohérence du final. « Le dernier chapitre […] reste admirablement fidèle aux personnages », note Screen Rant. Empire insiste sur un propos politique « particulièrement pertinent et incisif », prolongé par une lecture du présent jugée troublante.

The Boys, saison 5.

L’interprétation demeure l’un des piliers. « Starr mérite des éloges », poursuit le magazine américain tandis qu’IGN salue la « performance envoûtante » du comédien, « pilier de toute la série ». Radio Times met également en avant Karen Fukuhara (Kimiko) et Tomer Capone (Frenchie), qui « brillent […] grâce à leur alchimie tendre et sincère ».

Que reproche-t-on à la saison 5 de The Boys ?

Les critiques convergent sur un problème de rythme. IGN évoque une intrigue qui « donne l’impression de tourner en rond » ; Empire juge l’histoire « un peu trop convenue » ; The Guardian parle d’un début « un peu répétitif » et regrette l’absence « des éclairs de génie » qui faisaient la force passée.

Le consensus est également nuancé sur la fin. Radio Times parle d’un« adieu plus sombre que satisfaisant », marqué par « un sentiment troublant d’inéluctabilité ». Screen Rant reconnaît que la série « n’atteint pas le niveau […] des saisons 2 et 3 » ; Variety alerte quant à lui sur un récit qui gagnerait à être « simplifié ».

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The Testaments : qui sont les Perles et les Prunes ?

C’est la nouvelle génération de Gilead. Avec The Testaments, diffusée depuis le 8 avril sur Disney+, l’univers de La servante écarlate s’étend à travers un spin-off directement adapté du roman de Margaret Atwood, publié en 2019 et porté par le même showrunner, Bruce Miller. Située une quinzaine d’années plus tard, la fiction s’intéresse à une génération née dans Gilead. Ce régime théocratique, né de l’effondrement des États-Unis sur fond de crise de fertilité et de radicalisation religieuse, organise la société selon une hiérarchie stricte. Épouses, Servantes, Tantes ou Marthas : chacune incarne une fonction assignée au service d’un ordre fondé sur le contrôle des corps.

Qui sont les Perles et les Prunes ?

Parmi les figures introduites dans le spin-off, il y a les « Perles ». Envoyées à l’étranger, notamment au Canada, elles agissent comme des missionnaires du régime. Leur rôle consiste à séduire et convaincre de jeunes femmes de rejoindre Gilead, en leur promettant protection et stabilité. Une fois sur place, ces recrues sont soumises à un processus de rééducation.

The Testaments

Les « Prunes » désignent des adolescentes issues des élites de Gilead, encore prépubères ou en transition vers le mariage, identifiables par leur tenue violette. Elles constituent une catégorie du système éducatif du régime, marquant une étape intermédiaire avant leur assignation définitive, le plus souvent vers le statut d’Épouse.

Comment Gilead recrute-t-il ses Servantes ?

Le recrutement des Servantes demeure l’un des mécanismes les plus violents. Ces femmes sont sélectionnées pour leur fertilité, souvent issues de l’ancien monde et jugées « coupables » selon les normes de Gilead.

Les Servantes dans The Handmaid’s Tale.

Elles sont ensuite formées dans des centres dirigés par les Tantes, où s’opère un conditionnement mêlant endoctrinement religieux et violence psychologique. Dépossédées de leur identité, elles deviennent des instruments reproductifs, assignées à un Commandant et soumises à la « Cérémonie ».

Dans The Testaments, ce système s’inscrit dans une dynamique plus large. D’un côté, une reproduction interne assurée par les Servantes. De l’autre, un recrutement externe orchestré par les Perles. Entre les deux, une hiérarchie intermédiaire de jeunes filles – des « Pinks » aux « Prunes », puis aux futures Épouses – qui illustre un conditionnement progressif dès l’enfance. À l’image d’Agnes, et des figures ambivalentes comme Tante Lydia, qui œuvrent en coulisses.

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Le diable s’habille en Prada 2 : quelle est l’histoire de la suite événement ?

Le bruit des stilettos se rapproche. Près de 20 ans après avoir marqué le cinéma, Le diable s’habille en Prada (2006) revient sur grand écran avec une suite portée par une immense attente, relancée ces derniers jours par une nouvelle bande-annonce et une promotion déjà bien engagée. Le film, attendu le 29 avril en France, précise ses contours narratifs.

La bande-annonce du film Le diable s’habille en Prada 2.

Que raconte cette suite très attendue ?

L’histoire se déroule à nouveau dans les coulisses du magazine Runway. Confronté au déclin de la presse papier et à la transformation du secteur, le titre n’occupe plus sa position dominante. À sa tête, Miranda Priestly doit composer avec ce nouvel environnement instable et tente de préserver son influence.

Le diable s’habille en Prada 2.

Mais la rédactrice en cheffe est frappée par un scandale, qui accélère sa chute. Pour restaurer sa crédibilité, elle fait appel à Andy, devenue journaliste expérimentée. En parallèle, Emily est devenue une figure influente du luxe, contrôlant des budgets publicitaires devenus essentiels à la survie du journal.

Miranda vs. Andy

La bande-annonce précise l’évolution des dynamiques entre les personnages, sans rompre avec les codes du premier film. Miranda conserve sa posture, mais Andy s’impose désormais comme une collaboratrice à part entière. Intégrée aux cercles de décision et présente lors des grands rendez-vous de la mode, elle n’est plus en position d’exécution mais d’influence.

De son côté, Emily, devenue une figure clé, agit en dehors de la sphère d’autorité de Miranda. La bande-annonce suggère toutefois une convergence d’intérêts, laissant entrevoir une coopération avec Andy autour d’un objectif commun : préserver l’image de Runway et de sa rédactrice en chef.

Le récit ouvre également sur d’autres enjeux. L’hypothèse d’un projet éditorial porté par Andy, centré sur les coulisses du magazine et la personnalité de Miranda, introduit un potentiel conflit. Par ailleurs, l’intrigue s’inscrit dans un cadre élargi, avec des séquences situées en Europe, notamment en France et en Italie.

Qui retrouve-t-on au casting ?

Le film marque le retour des figures emblématiques du premier opus : Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt et Stanley Tucci. Tracie Thoms reprend également son rôle. Plusieurs nouveaux visages rejoignent la distribution, dont Kenneth Branagh, Lucy Liu, Justin Theroux, Pauline Chalamet et B. J. Novak.

À quelques semaines de la sortie, la promotion s’intensifie. Vogue a dévoilé, le 7 avril, la couverture de son numéro de mai 2026, mettant en scène Meryl Streep aux côtés d’Anna Wintour, accompagnées d’une interview menée par Greta Gerwig. À cela s’est ajoutée la révélation d’un titre inédit, Runway, interprété par Lady Gaga et la rappeuse Doechii, dévoilé dans la dernière bande-annonce.

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T’aimer à l’infini, de Sophie Jomain : romance, personnages… Tout savoir sur le livre événement

Cœur, amour et sentiments : Sophie Jomain fait son retour en librairie avec une nouvelle histoire conçue pour faire naître les palpitations. Dans T’aimer à l’infini, publié le 1er avril chez Albin Michel Jeunesse dans la collection Teen Romance, l’autrice poursuit sa voie avec un récit à la croisée de la romance et d’un fantastique discret.

De quoi parle le roman ?

L’histoire suit une adolescente contrainte de quitter son cadre de vie pour s’installer à Lille avec ses parents. En perte de repères, elle voit son quotidien bouleversé par sa rencontre avec Hadrien, un garçon à la fois attirant et troublant. Parallèlement, un phénomène étrange apparaît : des murmures semblent provenir des murs de sa chambre, introduisant une dimension surnaturelle.

Le roman s’inscrit dans le registre du young adult. Il aborde le passage à l’âge adulte à travers une romance marquée par l’intensité des premiers sentiments et des zones de secret. Le fantastique reste discret, intégré au quotidien plutôt que central à l’intrigue.

La réception reste encore limitée en raison de la sortie récente du roman. Les premiers retours évoquent une écriture fluide et sensible, avec quelques réserves sur une entrée dans le récit parfois jugée déroutante. Sur les réseaux sociaux, l’engagement provient surtout du lectorat déjà fidèle de l’autrice.

Qui est Sophie Jomain ?

Née en 1975, Sophie Jomain compte parmi les figures actuelles de la littérature young adult et new adult en France. Elle s’est fait connaître avec la saga Les étoiles de Noss Head, qui mêlait déjà romance et fantastique. Depuis, elle a développé une œuvre prolifique, allant de l’urban fantasy, avec la série Felicity Atcock, à la romance contemporaine, en passant par des romans à tonalité plus légère.

Son dernier roman devrait intéresser le lectorat déjà familier de ses récits, ainsi que les amateurs d’histoires sentimentales traversées par une part d’étrangeté, dans la lignée de titres récents, comme Powerless de Lauren Roberts ou la saga Le sang et la cendre de Jennifer L. Armentrout.

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The Boys, saison 5 : faut-il craindre la fin de la série ?

La série d’Eric Kripke s’apprête à tirer sa révérence. La cinquième saison de The Boys débute ce 8 avril sur Prime Video et entame ainsi officiellement le dernier chapitre de cette satire super-héroïque, devenue incontournable en quelques années. Une conclusion attendue, mais qui suscite autant l’enthousiasme que les craintes des spectateurs.

Est-ce vraiment la fin ?

En 2024, à l’occasion de l’annonce officielle du renouvellement de la série pour une cinquième saison, le showrunner avait précisé que « cela avait toujours été [son] plan », partageant être « ravi d’amener l’histoire à un point culminant sanglant », sur son compte X.

The Boys, saison 5.

À noter que si l’œuvre principale s’achève, son univers, lui, devrait perdurer. « Nous ne traitons pas la saison 5 de The Boys comme la fin de Gen V. Nous laissons les choses ouvertes », a-t-il expliqué dans une interview accordée à The Hollywood Reporter.

Quelles sont les craintes évoquées ?

Un point a été clairement établi : la saison 5 ne proposera pas de final spectaculaire. « Il n’y a pas de grosses scènes de bataille, car nous n’avons toujours pas le budget de Game of Thrones », a affirmé le créateur selon AlloCiné, qui relaie un entretien accordé au magazine SFX.

The Boys, saison 5.

Il ajoute :« Mais il y aura beaucoup de confrontations entre personnes que l’on veut voir s’en mettre plein la face. J’espère que cela sera cathartique et émotionnellement satisfaisant, mais je suis également un peu terrifié. »

Du côté des acteurs, la prudence domine. Erin Moriarty évoque un final qui pourrait « diviser », rapporte AlloCiné. Une inquiétude qui rejoint les premières analyses critiques : « La mort de personnages importants est une possibilité bien réelle », souligne Variety dans sa critique de la saison, insistant sur une montée en tension extrême.

Quelle est l’intrigue de la saison 5 ?

Le cinquième chapitre prolonge directement les événements de la saison 4 où Homelander a consolidé son emprise sur les États-Unis, plongeant le pays dans une forme de dérive autoritaire. Face à lui, les Boys apparaissent affaiblis, certains capturés, tandis que Starlight tente d’organiser une résistance. De son côté, Butcher poursuit une stratégie de plus en plus radicale, prêt à utiliser un virus capable d’éradiquer les Supes.

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The Testaments : quel est le lien de la série avec La servante écarlate ?

Portée par l’héritage d’une œuvre devenue culte, The Testaments prolonge l’univers de La servante écarlate. Adaptée du roman publié en 2019 par Margaret Atwood et diffusée à partir du 8 avril sur Disney+, cette nouvelle série développée par Bruce Miller poursuit le récit original, quelques mois après la conclusion de l’adaptation télévisée.

Quand se situe l’histoire ?

The Testaments constitue une suite et se situe environ 15 ans après les événements initiaux. Ce saut permet d’intégrer les conséquences de la fin de la série originale, sans en reprendre tous les personnages.

Malgré les avancées obtenues à la fin de La servante écarlate – notamment l’affaiblissement du pouvoir central et la libération de certaines zones –, Gilead n’a pas disparu et continue d’exister, tout en révélant désormais ses tensions et ses fragilités. Cette continuité s’inscrit dans une logique déjà amorcée par le show précédent, qui avait dépassé le cadre du roman de 1985.

The Testaments

Cette nouvelle oeuvre abandonne June, protagoniste du premier récit, et déplace le centre de gravité vers une nouvelle génération. Le récit s’articule autour de jeunes femmes ayant grandi dans, ou à l’extérieur de Gilead, notamment Agnes, élevée au sein du régime et Daisy, qui vit au Canada. Leurs trajectoires, en apparence opposées, finissent par se rejoindre et dessinent un récit d’apprentissage.

Ce qui reste, ce qui change

Le lien le plus direct entre les deux séries repose sur le retour de Tante Lydia, déjà présente dans l’œuvre originale en tant que figure d’autorité chargée d’endoctriner et de surveiller les Servantes. Plus stratégique et plus ambivalente, elle agit au cœur du pouvoir tout en laissant entrevoir une forme de repositionnement.

The Testaments

En revanche, la narration évolue avec le passage d’un point de vue unique – celui de June dans La servante écarlate – à une structure chorale. The Testaments croise plusieurs trajectoires et offre ainsi une vision élargie du fonctionnement de Gilead, prolongeant les conséquences politiques et sociales laissées en suspens par la fin de la première série.

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Tsugai – Daemons of the Shadow Realm, premier souffle animé d’une saga incontournable

D’emblée, l’image de grands yeux rouges agit comme une signature. Celle de Hiromu Arakawa, pour qui ce motif dépasse la simple esthétique : il suggère une mémoire, une violence latente, quelque chose qui déborde du personnage pour toucher à l’histoire elle-même. Celles et ceux qui connaissent son travail y verront un écho évident à Fullmetal Alchemist, œuvre maîtresse de sa carrière, dans laquelle ce regard rouge – celui du peuple Ishval – concentrait des enjeux politiques et humains. Daemons of the Shadow Realm, adaptation de Yomi no Tsugai lancée ce 4 avril, reprend ce langage dans un autre registre, posant un cadre graphique familier pour ouvrir un récit encore largement à explorer, mais déjà riche en promesses.

Dans le sillage d’une œuvre majeure

Vous l’aurez compris : difficile d’aborder cette adaptation sans penser à ce qui a précédé, tant Arakawa a laissé une empreinte immense sur le shōnen contemporain. Lancé en 2021 dans le Monthly Shōnen Gangan, Tsugai a d’ailleurs rapidement trouvé son public.

Sa réception critique, très positive, tient autant à la richesse de ce nouvel univers qu’à la manière dont il prolonge les thématiques chères à la mangaka : filiation, dualité, responsabilité… L’anime arrive ainsi avec un matériau solide, une base de fans déjà établie et de quoi séduire un public plus large, amateur de récits d’action originaux et d’animes de dark fantasy.

L’histoire suit Yuru, un jeune garçon vivant dans le village isolé d’Higashi ; un environnement coupé du monde, sans trace de modernité, dans lequel sa sœur jumelle, Asa, est enfermée à l’écart pour des raisons obscures. Son monde se fissure avec l’apparition d’un avion traversant le ciel, immédiatement suivie d’une attaque militaire. Les soldats massacrent les habitants sans distinction, Asa est abattue et Yuru se retrouve brutalement confronté à une réalité qui dépasse tout ce qu’il croyait connaître.

Une logique de dualité

En japonais, tsugai désigne deux éléments indissociables dont l’existence ne prend sens qu’une fois réunis. Le terme s’emploie notamment pour un couple d’animaux, pensé comme un duo fonctionnel. Dans l’œuvre, Arakawa façonne cette idée en l’ancrant au cœur de son système narratif. Les tsugai sont des entités surnaturelles liées à un humain, à la frontière entre esprits et créatures. Elles se manifestent toujours par deux, formant un binôme aux fonctions distinctes – l’une attaque, l’autre protège –, attachées intrinsèquement à leur utilisateur.

Daemons of the Shadow Realm.

Dans le premier épisode, Yuru active ce lien dans l’urgence, sans en comprendre encore les règles qui façonneront la suite du récit. On y apprendra notamment que ses deux entités portent les noms de Hidari et Migi – littéralement « gauche » et « droite ». Plus que de simples protecteurs, les tsugai joueront un rôle déterminant dans les rapports de force entre les personnages, détermineront le statut du protagoniste et conditionneront sa place dans ce monde traversé par de profondes tensions.

Une adaptation maîtrisée

Si ce premier épisode ouvre les portes d’un nouvel univers, son esthétique, elle, ne laisse guère de doute. La production, confiée à Bones (My Hero Academia, Mob Psycho 100), prolonge le trait d’Arakawa dans une veine irrémédiablement proche de Fullmetal Alchemist: Brotherhood – que le studio avait déjà porté à l’écran entre 2009 et 2010 –, au point de donner la sensation d’un monde voisin d’Amestris.

Fullmetal Alchemist : Brotherhood.

Cette proximité n’empêche pas une évolution : la mise en scène gagne en ampleur, l’image en finesse. Les déplacements sont plus fluides, les compositions plus dynamiques et l’ensemble bénéficie d’un rendu particulièrement soigné.

Lors des affrontements, le dessin peut se faire plus brut, presque abrasif, avec des impacts qui tranchent dans la continuité graphique. Une approche qui rappelle par moments Fire Force – dans un registre visuel bien différent, certes –, où la violence s’exprime aussi par des variations de style.

Une entrée en matière solide

Vingt minutes ne suffisent guère à saisir pleinement le potentiel d’une œuvre. Mais, sur le papier, Daemons of the Shadow Realm possède déjà les atouts pour s’imposer parmi les récits à suivre dans les semaines et les mois – voire les années – à venir. Le matériau d’origine, riche d’une douzaine de volumes et toujours en cours, laisse entrevoir un récit appelé à se déployer sur la durée et, à terme, à peser sur la nouvelle génération d’anime.

Shinra dans la saison 1 de Fire Force.
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L’atelier des sorciers, ou la magie d’une animation ciselée

Que serait l’animation japonaise sans la magie ? Il existe, bien sûr, des œuvres remarquables qui s’en passent. Mais l’extraordinaire demeure un levier puissant, un langage à part entière au service d’histoires parmi les plus singulières. Ces dernières années, il a en outre trouvé une place dans des récits qui cherchent moins à impressionner qu’à susciter l’émerveillement.

Dans ce paysage, L’atelier des sorciers arrive, précédé d’une attente considérable. Adapté du manga de Kamome Shirahama, prépublié depuis 2016, l’anime débute le 6 avril sur Crunchyroll. Le projet, confié au studio Bug Films, entend traduire à l’écran l’un des traits les plus raffinés du manga contemporain. Le défi était conséquent. Il est, en grande partie et pour son début, relevé.

Un apprentissage au cœur du mystère magique

L’histoire prend place dans un univers où la magie est perçue comme un don réservé à une élite. Coco, jeune fille fascinée par les sorciers, en découvre pourtant la véritable nature : la magie ne se possède pas, elle s’apprend. Après un accident survenant lors d’une première tentative qui pétrifie sa mère, elle est recueillie par Kieffrey et devient apprentie dans l’espoir de réparer l’irréversible.

L’atelier des sorciers

Une direction artistique éblouissante

C’est sans doute là que la série impressionne le plus. L’animation, d’une grande fluidité, épouse les lignes du manga sans les trahir. Les décors, souvent proches de la peinture, composent des paysages d’une richesse remarquable et les couleurs varient avec subtilité, oscillant entre teintes lumineuses et nuances plus sourdes, sans jamais tomber dans l’excès.

L’atelier des sorciers

La magie elle-même se distingue par sa légèreté : brillante, presque aérienne, elle s’inscrit dans l’espace avec élégance. À l’inverse, certaines séquences introduisent une forme de dureté, une noirceur contenue, mais sans brutalité. On perçoit une ambition clairement cinématographique et le studio Bug Films, encore jeune, confirme ici ce qu’il laissait entrevoir dans Zom 100 : un sens aigu de la couleur et de la composition.

Une narration qui privilégie la progression

Là où beaucoup d’oeuvres choisissent l’impact immédiat, L’atelier des sorciers prend le temps d’installer son univers. L’histoire adhère à la tradition du récit d’apprentissage sans précipitation. Elle en pose les premières bases, esquissant un monde vaste, dont les tensions se dessineront progressivement.

L’atelier des sorciers

Malgré la violence symbolique de certains événements, l’ensemble conserve une forme de douceur. Loin d’un shōnen frénétique, la série adopte un rythme posé, où le mystère agit moins comme un ressort sensationnaliste que comme un moteur de curiosité. Une approche qui rappelle Frieren, avec un même goût pour la contemplation et une attention portée à la transmission.

Autre point à relever : la place centrale – et bienvenue – accordée aux personnages féminins. À l’image de Frieren ou de Maomao dans Les carnets de l’apothicaire – elles aussi issues d’œuvres imaginées par des femmes –, Coco échappe en partie aux archétypes traditionnels des protagonistes féminins, entourée d’autres apprenties pleinement intégrées au récit. À bien des égards, le titre aurait pu s’intituler L’atelier des sorcières.

Une distribution vocale efficace

Côté interprétation, la présence de Natsuki Hanae dans le rôle de Kieffrey agit comme une délicieuse madeleine de Proust. La voix de Tanjiro dans Demon Slayer, mais surtout de Kaneki Ken dans Tokyo Ghoul, apporte une douceur, parfois teintée de gravité, parfaitement en accord avec le personnage.

L’atelier des sorciers

En revanche, la performance de Rena Motomura dans le rôle de Coco laisse une impression plus nuancée. Efficace dans les intentions, elle souffre parfois des limites inhérentes aux rôles d’enfants : voix aiguë, émotions très appuyées, une forme de naïveté qui frôle par moments la caricature. Rien de rédhibitoire, toutefois.

Une adaptation déjà prometteuse

Les premiers épisodes posent les bases d’un projet ambitieux, qui assume son exigence formelle. L’atelier des sorciers ne cherche pas la surenchère : le récit s’attache à construire un monde, à en faire ressentir les règles, les tensions et les beautés. Dans un paysage souvent dominé par l’efficacité, cette retenue fait figure de parti pris. Reste à voir si la série saura maintenir cet équilibre sur la durée. Mais à ce stade, l’essentiel est là.

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Star Wars : Seigneur de l’ombre : c’est quoi cette série sur Dark Maul ?

Personnage culte de la prélogie, longtemps relégué au rang d’exécutant silencieux, Dark Maul s’offre enfin une œuvre à son nom. Star Wars – Seigneur de l’ombre, nouvelle série animée développée pour Disney+, est attendue à partir du 6 avril sur la plateforme. Elle s’inscrit dans la stratégie de Lucasfilm d’explorer des figures secondaires de l’univers Star Wars. La série adopte un format de dix épisodes et la diffusion s’organisera à raison de deux épisodes par semaine, jusqu’à un final programmé le 4 mai, date du « Star Wars Day ».

Où se situe Maul dans la saga ?

Introduit dans La menace fantôme, Maul apparaît comme l’apprenti de Dark Sidious. Son affrontement avec Obi-Wan Kenobi en fait une figure marquante. Dans The Clone Wars, il réapparaît après avoir survécu à sa chute, sombre dans la folie avant de se reconstruire et de prendre la tête d’un syndicat criminel, le Shadow Collective. Dans Rebels, son rôle évolue encore : isolé, plus calculateur, il poursuit sa quête de pouvoir tout en nourrissant une obsession persistante pour Obi-Wan.

Star Wars – Seigneur de l’ombre

La nouvelle série poursuit ce développement à une période charnière, entre la fin des Guerres des Clones et l’essor de l’Empire. Elle explore l’ascension de Maul comme chef criminel, à la tête d’un réseau, le Crimson Dawn, déjà aperçu dans Solo. En se concentrant sur ces dynamiques de pouvoir, la série aborde un versant plus politique et souterrain de la galaxie, éloigné des affrontements traditionnels entre Jedi et Sith.

Produite par Lucasfilm Animation, le projet mobilise les équipes déjà à l’œuvre sur The Clone Wars et The Bad Batch. Côté casting vocal, Sam Witwer reprend le rôle de Maul, qu’il incarne depuis plusieurs années dans les séries animées.

L’animation, un pilier structurant de la saga

L’animation constitue aujourd’hui un pilier du développement de l’univers étendu, avec neuf séries diffusées à ce jour : The Clone Wars (2008), Rebels (2014), Resistance (2018), The Bad Batch (2021), Visions (2021), Tales of the Jedi (2022), Young Jedi Adventures (2023), Tales of the Empire (2024) et Tales of the Underworld (2025). Chacune explore des temporalités et des registres différents, en complément des films.

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Akane-banashi : pourquoi cet anime est-il si attendu ?

Dans un paysage dominé par les récits d’action, Akane-banashi pourrait bien se démarquer par sa thématique inattendue. Adapté du manga de Yuki Suenaga et Takamasa Moue, l’anime fait son arrivée en streaming avec une diffusion hebdomadaire à partir du 4 avril sur ADN. Issu du Weekly Shōnen Jump, le projet s’écarte des récits dominants pour explorer un art traditionnel japonais : le rakugo, narration scénique où un conteur seul interprète plusieurs personnages à la voix et au geste.

De quoi ça parle ?

Prépublié depuis février 2022 chez Shueisha, Akane-banashi est publiée en France chez Ki-oon et compte aujourd’hui une vingtaine de tomes au Japon. Le récit suit Akane Osaki, lycéenne déterminée à devenir rakugoka. Enfant, elle assiste à l’échec de son père, renvoyé sans explication par un maître influent lors d’un examen décisif. Cet événement fonde sa trajectoire : comprendre cette injustice et restaurer un héritage brisé.

Le manga articule une progression classique : formation, rivalités, concours. Akane évolue dans un milieu codifié, encadrée par des figures d’autorité, tout en affrontant d’autres apprentis aux approches divergentes.

Le rakugo, un défi narratif ?

Art né à l’époque Edo, le rakugo repose sur une narration scénique solitaire : assis, le conteur interprète plusieurs personnages à l’aide de variations de voix et de gestes, avec pour seuls accessoires un éventail et un tissu.

Le manga se distingue autant par l’originalité de ce sujet que par sa capacité à donner forme visuelle à une discipline fondée sur l’oralité. Expressions, silences et rythmes prennent le relais de l’action. L’adaptation animée devra prolonger cette approche, en s’appuyant sur la mise en scène et le jeu des voix.

Qui est derrière l’anime ?

La série est produite par le studio ZEXCS (Diabolik Lovers, Shadowverse Flame). La réalisation est confiée à Ayumu Watanabe, connu pour Les enfants de la mer ou Time Shadows. Le design des personnages est supervisé par Kii Tanaka et la musique est signée Michihiro Tsuchiya.

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