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The Boys : la saison 5 tient-elle ses promesses ?

The Boys s’achève ce 8 avril avec une cinquième et ultime saison diffusée sur Prime Video. Adaptée des comics de Garth Ennis et Darick Robertson et développée par Eric Kripke (Supernatural), la série conclut une fresque entamée en 2019, à la croise de la satire politique, de la violence et des dérives des figures héroïques.

Quelle est l’intrigue de la saison 5 ?

L’intrigue reprend dans une Amérique sous contrôle de Homelander, devenu quasi dictateur. Les Boys sont fragmentés, certains capturés, d’autres en résistance. Butcher mise sur un virus capable d’éliminer les super-héros.

The Boys, saison 5.

Globalement, la réception critique apparaît favorable malgré des réserves. « Les sept épisodes […] sont une réussite… malgré quelques petits couacs », estime Screen Rant. Variety évoque une série qui « se termine en beauté avec une saison 5 intense et sanglante », tandis que The Guardian parle toujours d’une « extraordinaire satire » et d’un « plaisir horrifiant ».

Le récit est-il à la hauteur des attentes ?

Plusieurs médias saluent la cohérence du final. « Le dernier chapitre […] reste admirablement fidèle aux personnages », note Screen Rant. Empire insiste sur un propos politique « particulièrement pertinent et incisif », prolongé par une lecture du présent jugée troublante.

The Boys, saison 5.

L’interprétation demeure l’un des piliers. « Starr mérite des éloges », poursuit le magazine américain tandis qu’IGN salue la « performance envoûtante » du comédien, « pilier de toute la série ». Radio Times met également en avant Karen Fukuhara (Kimiko) et Tomer Capone (Frenchie), qui « brillent […] grâce à leur alchimie tendre et sincère ».

Que reproche-t-on à la saison 5 de The Boys ?

Les critiques convergent sur un problème de rythme. IGN évoque une intrigue qui « donne l’impression de tourner en rond » ; Empire juge l’histoire « un peu trop convenue » ; The Guardian parle d’un début « un peu répétitif » et regrette l’absence « des éclairs de génie » qui faisaient la force passée.

Le consensus est également nuancé sur la fin. Radio Times parle d’un« adieu plus sombre que satisfaisant », marqué par « un sentiment troublant d’inéluctabilité ». Screen Rant reconnaît que la série « n’atteint pas le niveau […] des saisons 2 et 3 » ; Variety alerte quant à lui sur un récit qui gagnerait à être « simplifié ».

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Akane-banashi : pourquoi cet anime est-il si attendu ?

Dans un paysage dominé par les récits d’action, Akane-banashi pourrait bien se démarquer par sa thématique inattendue. Adapté du manga de Yuki Suenaga et Takamasa Moue, l’anime fait son arrivée en streaming avec une diffusion hebdomadaire à partir du 4 avril sur ADN. Issu du Weekly Shōnen Jump, le projet s’écarte des récits dominants pour explorer un art traditionnel japonais : le rakugo, narration scénique où un conteur seul interprète plusieurs personnages à la voix et au geste.

De quoi ça parle ?

Prépublié depuis février 2022 chez Shueisha, Akane-banashi est publiée en France chez Ki-oon et compte aujourd’hui une vingtaine de tomes au Japon. Le récit suit Akane Osaki, lycéenne déterminée à devenir rakugoka. Enfant, elle assiste à l’échec de son père, renvoyé sans explication par un maître influent lors d’un examen décisif. Cet événement fonde sa trajectoire : comprendre cette injustice et restaurer un héritage brisé.

Le manga articule une progression classique : formation, rivalités, concours. Akane évolue dans un milieu codifié, encadrée par des figures d’autorité, tout en affrontant d’autres apprentis aux approches divergentes.

Le rakugo, un défi narratif ?

Art né à l’époque Edo, le rakugo repose sur une narration scénique solitaire : assis, le conteur interprète plusieurs personnages à l’aide de variations de voix et de gestes, avec pour seuls accessoires un éventail et un tissu.

Le manga se distingue autant par l’originalité de ce sujet que par sa capacité à donner forme visuelle à une discipline fondée sur l’oralité. Expressions, silences et rythmes prennent le relais de l’action. L’adaptation animée devra prolonger cette approche, en s’appuyant sur la mise en scène et le jeu des voix.

Qui est derrière l’anime ?

La série est produite par le studio ZEXCS (Diabolik Lovers, Shadowverse Flame). La réalisation est confiée à Ayumu Watanabe, connu pour Les enfants de la mer ou Time Shadows. Le design des personnages est supervisé par Kii Tanaka et la musique est signée Michihiro Tsuchiya.

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The Testaments : la suite de The Handmaid’s Tale est-elle réussie ?

Si vous pensiez que The Handmaid’s Tale s’achevait par la chute du régime patriarcal brutal de Gilead, The Testaments est là pour rappeler que ce n’est absolument pas le cas. La saison 6 de la série culte proposait une note d’espoir, avec la libération de Boston par les rebelles, mais le pays n’était pas pour autant délivré. The Testaments se présente comme une suite qui s’intéresse aux adolescentes ayant grandi à Gilead. Ce n’était pas le cas des servantes de The Handmaid’s Tale, qui étaient des femmes libres et fertiles réduites à l’esclavage sexuel par un gouvernement misogyne et obsédé par son taux de fertilité.

Retour à Gilead

La gestation de The Testaments témoigne de la circulation créative entre les romans et les séries de cet univers dystopique : la première saison de The Handmaid’s Tale, créée par Bruce Miller en 2017, était adaptée du roman initial éponyme de Margaret Atwood, publié en 1985.

The Testaments.

Puis, la série a vogué de ses propres ailes pour les saisons suivantes, devenant un véritable phénomène culturel et accompagnant les mouvements #MeToo et les deux mandats présidentiels de Donald Trump aux États-Unis. Toute cette effervescence culturelle et politique a inspiré en retour Margaret Atwood, qui a écrit en 2019 The Testaments, alors que The Handmaid’s Tale était en cours de diffusion.

Dans le roman, qui prend en compte les développements de la série, l’histoire prend place 15 ans après la fin de cette dernière. Dans la série, cet écart est réduit à cinq ans. Bienvenue dans la prestigieuse et très stricte école de Tante Lydia (Ann Dowd), destinée à former les futures épouses des Commanders.

The Testaments.

Cette production chorale, chapeautée par Bruce Miller, suit en particulier les destins croisés d’Agnes MacKenzie (Chase Infiniti), une adolescente pieuse qui n’a connu que Gilead, et Daisy (Lucy Halliday), une « Pearl Girl », surnom donné aux jeunes étrangères qui subissent une « rééducation » au sein du régime théocratique.

De prime abord, on ne peut s’empêcher de se demander : a-t-on vraiment envie de retourner à Gilead ? Est-ce que tout n’a pas déjà été dit sur ce terrifiant régime durant les six saisons, inégales et éprouvantes, de The Handmaid’s Tale ?

Un changement de point de vue

Le principal intérêt de cette nouvelle œuvre, composée de dix épisodes pour sa première saison (trois épisodes initiaux diffusés le 8 avril sur Disney+, puis un rythme d’un épisode par semaine), réside dans son changement de point de vue.

The Testaments.

En effet, The Testaments adopte trois perspectives différentes, incarnées par des voix off : Agnes, une adolescente de Gilead (ses origines plus complexes sont révélées au cours de la saison) ; Daisy, une jeune femme ayant grandi à Toronto avant qu’un drame ne la laisse sans ressources ; et Tante Lydia, qui gère désormais l’école préparatoire des futures épouses de Gilead, surnommées les « Green », en référence à la couleur verte de leurs robes.

D’un côté, cette perspective inédite permet de s’intéresser à la première génération féminine endoctrinée à Gilead depuis l’enfance. De l’autre, contrairement aux servantes, la série se concentre sur le destin de jeunes filles de bonne famille, plus ou moins comparable à celui des jeunes femmes bourgeoises du XIXe siècle en Occident.

The Testaments.

La présence de Daisy, personnage considéré comme d’un rang inférieur, car étranger, et d’un casting de personnages aux origines diverses (comme Agnes ou Tante Vidala, le bras droit de Lydia, incarnée par Mabel Li) viennent contrebalancer ce focus sur les élites de Gilead. Mais, comme pour la série mère, cela implique de digérer une forte dissonance. Cet univers centré sur les violences patriarcales reste aveugle à l’un de ses corollaires terriblement d’actualité : le suprémacisme blanc.

Or, ces jeunes femmes sont élevées pour devenir l’équivalent des femmes blanches des maris esclavagistes du XVIIIe siècle. On leur apprend à (mal)traiter leur personnel : les Martha (des domestiques chargées du ménage et de la cuisine dans les familles des Commanders) et sans doute bientôt les Handmaids (elles existent encore et sont mentionnées dans la série).

Virgin Suicides à Gilead

Ceci étant dit, The Testaments possède des atouts, à commencer par son excellent casting de nouveaux visages : les actrices Lucy Halliday et Chase Infiniti portent solidement une grande partie de cette production sur leurs épaules, aux côtés de Rowan Blanchard et Mattea Conforti, qui sortent du lot des « Prunes » dans les rôles de Shunammite et Becka, respectivement la mean girl version Gilead et la BFF d’Agnes, qui nourrit des sentiments romantiques à son égard.

The Testaments.

Le casting de jeunes femmes est secondé par ceui des adultes, dont la toujours parfaite Ann Dowd dans le rôle de la crispante Tante Lydia. Le personnage, déjà bien exploré dans The Handmaid’s Tale, gagne en capital sympathie dans The Testaments. Elle apparaît moins illuminée que dans la série mère, moins sadique et de plus en plus consciente des failles du système auquel elle croit encore, ou peut-être déjà plus… De nouveaux flashbacks reviennent sur la fondation de Gilead et sur comment elle en est venue, par désir de survie, à devenir une figure éducative proéminente du régime autoritaire.

The Testaments.

La réalisation soignée et l’esthétique symétrique de The Testaments s’inscrivent dans la continuité de celles de The Handmaid’s Tale. Ses tons doux et sa photographie ouatée créent une ambiance vaporeuse et adolescente façon Virgin Suicides, mais aussi volontairement surannée. Comme dans le film iconique de Sofia Coppola, The Testaments a opté pour des choix musicaux décalés sur certaines scènes de transition clippesques (l’un des ADN de la série mère). Des sons rock alternatifs de groupes comme les Cranberries ou Alt-J viennent souligner la rébellion interne de ces jeunes femmes empêchées d’être des adolescentes et éduquées comme dans les années 1950.

The Testaments.

L’établissement de Lydia, où les futures épouses apprennent la broderie ou comment servir le thé, fait écho aux écoles d’arts ménagers, qui ont existé de la fin du XIXe siècle jusqu’aux années 1980. On y apprenait aux femmes à devenir de parfaites épouses et fées du logis, aux ordres de leur mari. Le régime dystopique de Gilead n’a rien inventé.

La religiosité et le tabou sur leur sexualité – quelle contradiction, alors qu’on attend d’elles qu’elles fassent des enfants ! – dans lesquels ces jeunes femmes sont éduquées résonnent aussi fortement avec le puritanisme américain qui effectue un come-back terrifiant depuis l’arrivée au pouvoir de Trump.

Un passage à l’âge adulte contrarié

Dans un régime qui essentialise les femmes, leur apprentissage apparaît comme une diversion en attendant le plus important : l’arrivée de leurs premières règles. Une serviette hygiénique blanche, du sang rouge. Des discussions à la fois inquiètes et excitées. De mémoire de sériephile, jamais un teen drama, genre pourtant centré sur l’adolescence, n’a filmé les règles féminines de façon aussi simple et réaliste.

The Testaments.

À Gilead, la première ménorrhée est accueillie par des cris de joie et un rituel bien précis. C’est le moment où les « Prunes », référence à la couleur de leurs tenues (que l’on peut aussi interpréter comme un clin d’œil au mouvement féministe et sa couleur violette) deviennent « éligibles » et peuvent revêtir une tenue verte dans l’optique de trouver un mari.

Nous voilà alors plongés dans un Bridgerton version dark : Agnes et les autres vont vivre leur premier bal, avec des partenaires de danse qui ont l’âge d’être leur père. Mais on leur dit que tout est normal et qu’elles doivent sourire.

The Testaments.

Malgré toutes les contraintes et humiliations que subissent ces jeunes femmes, leur infantilisation et leur éducation à l’effacement et au sacrifice, Daisy, Becka, Huldah et les autres restent des adolescentes, en proie à leurs premiers émois – Agnes en pince pour un garde, tandis que Becka a du mal à cacher son attirance pour Agnes –, à des accès de rage, à des amitiés intenses et à des désirs de rébellion plus fort encore que si elles avaient été élevées dans une démocratie.

À Gilead, elles apprennent à arborer un double visage. Mais, derrière les sourires et la bienséance, elles parviennent à se créer un langage adolescent et des codes qui n’appartiennent qu’à elle. C’est là que se niche toute la beauté de cette série, plus solaire que son aînée. Malgré l’environnement hostile, elle réserve en effet quelques séquences teintées d’humour.

The Testaments.

Faire preuve de sororité à Gilead, c’est déjà se révolter au cœur d’un régime qui divise les femmes pour mieux les dominer. Et s’il y a bien une chose que toutes les femmes ont en commun, c’est les violences sexistes et sexuelles qu’elles subissent au cours de leur vie. Dans une intrigue qui prend une place de plus en plus importante au fil de la saison, la série aborde les violences sexuelles subies par les adolescentes et la façon dont Gilead y fait face.

Le syndrome The Handmaid’s Tale

Si l’univers tient la route et que l’on s’attache au fil de la saison au groupe d’adolescentes, on sent tout de même poindre certaines limites à The Testaments. Le personnage de Daisy semble une version rajeunie de June et le jeune garde Garth (Brad Alexander), dont s’éprend Agnes, fait quant à lui écho à Nick dans l’écriture de son personnage.

The Testaments.

Le risque de redite avec The Handmaid’s Tale réside aussi dans le fait que les personnages des deux séries possèdent le même but : faire tomber le régime de Gilead. Dès lors, on retrouve dans The Testaments des dilemmes (se sauver de Gilead sans ses proches ou rester se battre de l’intérieur ?) déjà explorés dans la série mère et des rebondissements potentiellement prévisibles, qui en deviennent agaçants.

Il aurait été plus intéressant de commencer cette nouvelle production juste après la chute de Gilead, pour explorer les inévitables résidus que laisse un régime comme celui-ci dans les esprits et les difficultés à recréer une démocratie, à abandonner tout un endoctrinement.

Le show nous réserve peut-être des surprises dans sa très probable deuxième saison : Disney+ n’a pas encore confirmé officiellement son renouvellement, mais l’équipe de production y travaille déjà. En tout cas, The Testaments devra prendre des risques pour ne pas tomber dans les mêmes impasses et incohérences que sa grande sœur. Mais l’espoir est permis, car, comme nous le dit Agnes en voix off : « Il n’existe rien de plus puissant qu’une adolescente. »

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« Super Mario Galaxy, Le Film » : ce personnage que les fans attendaient débarque enfin

Après avoir secouru Luigi des griffes d’un Bowser un poil mélomane, et prouvé que Peach n’avait besoin de personne pour sauver les siens, nos héros de jeu vidéo préférés s’attaquent à l’infini (et au-delà).

La première bande-annonce de Super Mario Galaxy, Le Film, sortie courant 2025, avait immédiatement trouvé son public. Propulsé dans l’espace, le plombier animé devra une nouvelle fois combattre la menace Bowser qui, cette fois-ci, entreprend de conquérir l’univers tout entier (rien que ça !).

Mais au-delà des graphismes époustouflants, c’est bien la galerie de nouveaux personnages qui affole la toile. Et parmi eux, un nom est sur toutes les lèvres : Yoshi.

Yoshi entre en scène

C’est le véritable moteur de cette suite tant attendue : l’arrivée de visages iconiques que les fans réclamaient à cor et à cri ! Si l’on trépigne d’impatience à l’idée de voir à l’écran Harmonie ou encore Bowser Jr, c’est bel et bien le petit dinosaure vert qui vole la vedette à tout le monde.

Teasé dans la scène post-générique du premier film (souvenez-vous de cet œuf vert niché dans les égouts de Brooklyn), Yoshi est enfin là. Et le moins que l’on puisse dire c’est que son absence dans l’opus précédent avait laissé un grand vide (et fait beaucoup parler).

Sa présentation officielle et son trailer dédié, dévoilé en janvier 2026, avaient littéralement retourné les réseaux sociaux. Sur Reddit l’utilisateur Mshel24 témoigne « Yoshi, c’est mon perso Mario préféré depuis toujours. […] J’ai trop hâte de le voir dans le film Mario Galaxy parce que je donnerais ma vie pour lui ! » 

Et pour donner de la voix à ce petit personnage si particulier, la production a misé sur le talentueux comédien et chanteur Donald Glover, connu également sous le nom de scène Childish Gambino. Un choix qui insuffle une personnalité unique à Yoshi, qui conservera évidemment ses célèbres onomatopées qui nous font (beaucoup trop) craquer.

Des invités surprises

Si le dinosaure vert occupe le devant de la scène de ce nouveau film animé, l’œil avisé des fans avait su repérer dans la bande-annonce des invités surprises. On aperçoit notamment Birdo en pleine action, projetant ses œufs sur le parapluie d’une Peach toujours aussi réactive.

Et plus surprenant encore, une courte séquence montre Toad et Yoshi face à un immense prédateur et dans les bras du champignon apparaissent Bébé Mario et Bébé Luigi. Flashback ou distorsion temporelle galactique ? On le découvrira sur grand écran. 

Super Mario Galaxy Le Film : Photo© Universal Studios / Nintendo

En somme, entre nostalgie pure et nouveautés, Super Mario Galaxy : Le Film semble avoir toutes les cartes en main pour conquérir le cœur des spectateurs et spectatrices. 

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Super Mario Galaxy : le film est-il à la hauteur de Super Mario Bros ?

Trois ans après un premier essai bien reçu, l’univers de Mario poursuit sa mue sur grand écran avec Super Mario Galaxy, sorti ce 1er avril. Deuxième long-métrage après Super Mario Bros., ce nouvel opus prolonge la stratégie de Nintendo et du studio Illumination pour installer leurs licences dans le paysage cinématographique. Mais ce second pari est-il réussi ?

Quelle est l’histoire de Super Mario Galaxy ?

Inspiré des jeux éponymes, le film propulse ses personnages dans une aventure interstellaire. Lorsque Rosalina est enlevée par Bowser Jr., Mario, Luigi et Peach traversent galaxies et planètes pour lui porter secours. L’intrigue, volontairement simple, sert de prétexte à une succession de mondes. Le casting vocal reste inchangé : Chris Pratt (Mario), Anya Taylor-Joy (Peach), Charlie Day (Luigi) et Jack Black (Bowser), rejoints notamment par Brie Larson dans le rôle de Rosalina.

Super Mario Galaxy.

Malgré cette ambition, la réception critique se révèle globalement défavorable. IGN évoque « une grosse démo » et un film qui abandonne « toute ambition de scénario », allant jusqu’à parler d’un objet « sans âme, sans envie ». Empire se montre tout aussi sévère, qualifiant le long-métrage de « pensum hystérique et dénué d’humour » et estimant que « rien ne semble important ni délibéré – ce ne sont que des événements qui se produisent ».

Que reproche-t-on au film ?

La faiblesse du récit est le reproche le plus récurrent. « L’intrigue […] sert simplement de prétexte pour passer d’une scène à l’autre », estime The New York Times, qui ajoute que le film « souffre d’un vide abyssal ». « [Il] s’abandonne à son plus simple appareil diégétique. […] C’est le script, sans tentative supplémentaire », juge IGN de son côté.

Super Mario Galaxy.

Sur le plan esthétique, les avis divergent mais restent critiques. The Guardian décrit « une suite animée inerte et sans intérêt […] une opération commerciale opportuniste », regrettant un film« fade visuellement » et une « aventure générique ». Certains reconnaissent néanmoins une efficacité technique, avec des scènes d’action qui « impressionnent », bien que « ça ne raconte rien du tout » (IGN).

Quelques motifs de satisfaction ?

Quelques retours viennent nuancer ce constat. Plus positifs, Les Numériques saluent un film « généreux » et un divertissement « qui ne […] laisse […] s’ennuyer une seconde », évoquant « une poignée de moments véritablement jubilatoires ». The New York Times relève également que « les meilleurs moments surviennent lorsque les personnages atterrissent sur une nouvelle planète ». Mais derrière l’accumulation de références et d’effets, Super Mario Galaxy peine à dépasser le statut de vitrine Nintendo.

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Detective Hole (Harry Hole), le nouveau polar norvégien phénomène de Netflix ?

C’est l’un des plus grands auteurs de polars contemporains. Avec plus de 60 millions d’exemplaires vendus à travers le monde – dont 5,6 millions en Norvège (plus que la population du pays) –, Jo Nesbø a façonné, livre après livre, une certaine idée du roman policier nordique – sombre, tourmenté, moralement instable. Et ce 26 mars, l’une de ses intrigues les plus marquantes prend corps à l’écran, sur Netflix.

Quelle est l’intrigue de Detective Hole (Harry Hole) ?

Intitulée Detective Hole (Harry Hole), la série adapte le cinquième volet d’une saga qui en compte 13. Neuf épisodes pour suivre un inspecteur en équilibre précaire, happé par ses obsessions autant que par ses failles. Harry Hole, spécialiste des tueurs en série, arpente ici une Oslo estivale où « les journées s’étirent tellement que le soleil ne commence à décliner que tard dans la nuit », détaille la plateforme.

Joel Kinnaman et Tobias Santelmann dans Detective Hole.

À la croisée du thriller, de la série à intrigues et du drame psychologique, l’œuvre met en scène deux inspecteurs, et supposés collègues, qui opèrent des deux côtés opposés de la loi. « Harry Hole se heurte à son éternel rival, Tom Waaler, un policier corrompu, ajoute le synopsis. Brillant inspecteur de la police criminelle en proie à ses propres démons, Harry navigue entre les frontières éthiques floues de la justice tout en se battant pour attraper un tueur en série, et arrêter Waaler avant qu’il ne soit trop tard. »

Qui est au casting de la série ?

La production de Netflix est pilotée par Øystein Karlsen (Exit) et Anna Zackrisson (Le casse du ciel), scénarisée par l’écrivain lui-même et portée par Joel Kinnaman (Altered Carbon), Pia Tjelta (Made in Oslo) et Tobias Santelmann (Exit). Interrogé par Tudum (le média de la plateforme), ce dernier assure que « Harry Hole n’est pas qu’un simple détective ».

Il poursuit : « C’est un personnage avec lequel les lecteurs du monde entier ont partagé leur quotidien pendant près de 30 ans, et je suis ravi de pouvoir l’incarner à l’écran. J’ai abordé ce rôle avec un profond respect pour l’œuvre de Jo Nesbø et pour le public qui suit Harry depuis si longtemps. Parallèlement, je devais trouver mon Harry – ou notre Harry – et j’espère que nous avons créé une œuvre fidèle à l’esprit des livres, tout en ayant sa propre identité. »

Tobias Santelmann dans Detective Hole.

Pour Joel Kinnaman, incarner le rôle de Waaler relevait plus d’un défi, « passionnant et enrichissant ». « Tourner à Oslo, ville si intimement liée aux romans de Jo Nesbø, confère à la série une authenticité impossible à reproduire, explique-t-il à Tudum. Collaborer étroitement avec Jo pour explorer cette facette plus sombre de l’univers d’Harry a été une expérience créative des plus enrichissantes, et je suis très fier d’avoir contribué à porter cette histoire à l’écran. »

Dans un paysage audiovisuel saturé de polars formatés, Detective Hole revendique une rugosité bienvenue : celle d’un monde où les héros doutent, où les coupables ne sont jamais tout à fait seuls à porter le poids de la faute. Un parti pris qui lui permettra de devenir le nouveau phénomène de Netflix ? La réponse dès ce 26 mars, sur la plateforme.

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