Après Détective Forst, Relève-toi ! et Heweliusz, Les enfants de plomb (Ołowiane dzieci en version originale) pourrait bien devenir le nouveau phénomène polonais de Netflix. Diffusée depuis le 11 février sur la plateforme, cette série dramatique en six épisodes est réalisée par Maciej Pieprzyca (La vie est belle), imaginée par Jakub Korolczuk (Raven) et portée par Joanna Kulig (Cold War), Kinga Preis (The Lure), Agata Kulesza (Breslau), Sebastian Pawlak (Varsovie 83, une affaire d’État) ou encore Michał Żurawski (Raven). La production s’appuie sur la vie de la médecin Jolanta Wadowska-Król et sur l’ouvrage éponyme de Michał Jędryka.
Quelle est l’intrigue des Enfants de plomb ?
Dans le quartier ouvrier de Szopienice, Jolanta Wadowska-Król commence à observer chez plusieurs enfants des symptômes alarmants. Les examens médicaux révèlent un phénomène massif de saturnisme (une intoxication par le plomb ou par les sels de plomb), conséquence directe d’une exposition prolongée aux métaux lourds. La proximité de la fonderie apparaît rapidement comme l’origine de cette contamination qui menace toute une génération.
Les enfants de plomb
« Après sa découverte, la protagoniste tente de sauver les petits malades tout en affrontant un appareil étatique communiste oppressif, détaille le synopsis. Cette production plongera le public dans l’atmosphère industrielle de la Haute-Silésie des années 1970. C’est ici, dans la réalité de cette région ouvrière, que vont s’entremêler de dangereuses intrigues politiques et la mission sociale de la Dre Wadowska-Król. »
Les enfants de plomb
À mesure que son enquête progresse, les pressions se multiplient. Menaces, surveillance, isolement professionnel : tout concourt à la faire taire. Sa carrière est en jeu, tout comme la sécurité de son mari et de ses enfants. Le combat médical devient alors rapidement un affrontement politique.
Une ode à la résistance
Au-delà de la reconstitution historique, la série dresse le portrait d’une femme confrontée à un dilemme moral : se taire pour se protéger, ou parler au risque de tout perdre. Netflix présente cette œuvre comme « une histoire de courage, de détermination et d’espoir, prouvant qu’il suffit d’une seule personne courageuse pour déclencher un changement ».
Les enfants de plomb
Interrogée par Tudum (le média de Netflix), l’actrice Joanna Kulig abonde dans se sens. « Les enfants de plomb illustre la résistance au changement et la force intérieure nécessaire pour s’y opposer, confie-t-elle. En Jolanta Wadowska-Król, j’ai perçu avant tout une honnêteté, un courage extraordinaire, une obstination et une intransigeance sans faille. Son histoire nous amène à nous interroger : aurions-nous, à sa place, trouvé la force de tenir tête au système ? »
La traque reprend pour Alex Cross. Après le succès d’une première saison lancée en 2024, Prime Video dévoile ce 11 février les trois premiers épisodes du deuxième volet de la série. Les cinq suivants seront diffusés à un rythme hebdomadaire jusqu’au 18 mars. Huit chapitres composent au total cette nouvelle salve du thriller adapté de l’univers imaginé par James Patterson.
De quoi parle la série ?
Développée par Ben Watkins et produite par Amazon MGM Studios, Cross met en scène un détective et psychologue judiciaire basé à Washington D.C. Le récit mêle enquête policière, tension et drame familial, avec une narration feuilletonnante qui s’attarde sur les dilemmes du protagoniste.
Saison 1 de Cross.
La première saison a introduit ce personnage incarné par Aldis Hodge, qui traque un tueur en série mettant en scène ses crimes, en référence à des affaires célèbres. Les comédiens Isaiah Mustafa, Alona Tal et Samantha Walkes constituaient l’entourage professionnel et personnel du héros.
Quelle est l’intrigue de la saison 2 ?
La nouvelle saison poursuit les événements du volet précédent. Alex se retrouve confronté à une justicière qui cible des milliardaires soupçonnés de corruption. L’enquête le conduit notamment vers Lance Durand, puissant homme d’affaires interprété par Matthew Lillard. Le personnage de Luz, incarné par Jeanine Mason, interroge cette frontière entre justice et vengeance. Wes Chatham rejoint également la distribution.
Aldis Hodge et Isaiah Mustafa dans la saison 2 de Cross.
Quels liens avec les romans de James Patterson ?
La série puise dans l’œuvre prolifique de Patterson, qui a introduit le personnage d’Alex Cross en 1993 avec Le masque de l’araignée – qui a par ailleurs fait l’objet d’un film de Lee Tamahori en 2001, avec Morgan Freeman. Depuis, plus de 30 thrillers ont décliné les enquêtes de ce détective confronté à des criminels aux profils retors.
Pour la version télévisée, les scénaristes ne transposent pas de livres précis mais s’appuient sur l’univers et les personnages. Les intrigues des saisons 1 et 2 sont nouvelles, mais conservent les particularités des romans. Une manière de prolonger l’héritage littéraire sans s’y enfermer.
Région minière et métallurgique au cœur de la Pologne communiste, la Haute-Silésie a longtemps incarné la réussite industrielle d’un régime fondé sur la production et l’acier. C’est dans cet environnement de poussières et de fumées que s’ouvre Les enfants de plomb, mini-série mise en ligne le 11 février sur Netflix. Réalisée par Maciej Pieprzyca, remarqué en 2013 avec La vie est belle, l’œuvre s’appuie sur un scandale sanitaire avéré.
Que raconte la série ?
Dans son cabinet, les consultations de la pédiatre Jolanta Wadowska-Król se succèdent et les symptômes se ressemblent : retards de développement, troubles neurologiques, fatigue persistante… L’enquête médicale révèle des concentrations anormalement élevées de plomb dans le sang des enfants vivant à proximité d’une fonderie. Le diagnostic est sans ambiguïté : l’industrie locale empoisonne lentement une génération.
Les enfants de plomb
La fiction suit la détermination de la médecin à documenter les cas, organiser des dépistages et alerter les autorités. Mais dans une Pologne où l’appareil d’État contrôle l’information et protège son image industrielle, la reconnaissance du problème devient une affaire politique.
Que dit l’histoire ?
Les faits sont établis. Dans la région de Katowice, des milliers d’enfants ont été exposés à des niveaux toxiques de plomb dans les années 1970. La docteure a effectivement joué un rôle central dans la prise en charge des patients et dans la mise en lumière du scandale. La série dramatise certains échanges, condense des figures administratives et resserre la chronologie. Elle demeure toutefois fidèle à la trame principale.
À l’époque, reconnaître l’ampleur de l’intoxication revenait à admettre une faille du modèle, or l’industrie lourde était un symbole national. Cette tension entre vérité scientifique et raison d’État structure le récit. Les enfants de plomb ne se contente pas de reconstituer le drame : elle éclaire aussi des trajectoires individuelles.
Netflix enrichit de nouveau son catalogue de séries italiennes avec Motorvalley, surnom historique de l’Émilie-Romagne, berceau italien de la course automobile. Mise en ligne sur la plateforme le 10 février, cette production se déploie en six épisodes diffusés simultanément.
Une histoire vraie derrière les moteurs ?
Malgré son ancrage, Motorvalley n’adapte pas le parcours d’un pilote ou d’une écurie ayant réellement existé. Les personnages, leurs trajectoires et les conflits du récit sont des créations originales.
Motorvalley
En revanche, le décor, lui, est bien réel. Motorvalley prend part dans l’authentique environnement du championnat italien Gran Turismo et des circuits emblématiques d’Imola, Monza, Mugello ou Vallelunga, utilisés comme lieux de tournage. La série cherche à restituer les codes, la pression et la technicité de ce milieu.
De quoi parle la série ?
Le récit suit trois personnages que tout oppose mais que la course rassemble. Arturo, ancien champion retiré après un accident ; Elena, héritière de la famille Dionisi, qui lutte pour exister dans une écurie sous le contrôle de son frère ; et Blu, jeune pilote impulsive, symbole d’une génération prête à tout risquer pour la vitesse.
Motorvalley
Le casting réunit Luca Argentero, Giulia Michelini et Caterina Forza, au cœur d’un projet créé par Francesca Manieri, Gianluca Bernardini et Matteo Rovere. La réalisation est partagée avec Pippo Mezzapesa et Lyda Patitucci.
Le sport automobile, nouveau terrain de jeu des fictions
Ces dernières années, le sport automobile connaît un regain d’intérêt dans l’audiovisuel. Le Mans 66, d’abord, a mis en scène la rivalité industrielle entre Ford et Ferrari. Dans un registre différent, Gran Turismo a brouillé les frontières entre jeu vidéo et compétition réelle en racontant l’ascension d’un joueur devenu pilote professionnel. La tendance s’est confirmée en 2025 avec F1, porté par Brad Pitt dans le rôle d’un ancien pilote qui reprend le volant pour encadrer un jeune prodige.
Après trois saisons solidement installées dans le catalogue de Netflix, La défense Lincolna fait son retour le 5 février avec une quatrième et nouvelle saison, relançant l’intérêt autour de la série judiciaire. Les regards se tournent désormais vers la suite, mais la plateforme a déjà levé le voile sur son avenir.
Cette nouvelle salve a adapté le roman L’innocence et la loide Michael Connelly et opéré un renversement de perspective pour la série. Mickey Haller, avocat pénaliste habitué à défendre ses clients depuis l’arrière de sa Lincoln, se retrouve cette fois au centre de l’accusation. La découverte d’un cadavre dans son coffre le place dans la position d’un homme contraint de mettre à l’épreuve le système judiciaire qu’il maîtrise, mais depuis le banc des accusés.
La série aura-t-elle une suite ?
L’annonce est intervenue fin janvier avant même la sortie du quatrième chapitre : Netflix renouvelle la série pour un cinquième volet. Ce dernier est d’ailleurs déjà en préparation : les showrunners travaillent actuellement sur l’écriture des épisodes et la plateforme a confirmé un format identique aux saisons précédentes, avec dix épisodes.
Krista Warner, Neve Campbell et Angus Sampson dans la saison 4 de La défense Lincoln.
« La saison 4 est le parcours le plus intense et le plus personnel que nous ayons fait vivre à Mickey Haller jusqu’à présent, et nous sommes ravis et reconnaissants de pouvoir poursuivre l’aventure dans la saison 5 ! » ont déclaré Ted Humphrey et Dailyn Rodriguez à Tudum.
Quelle sera l’intrigue de la saison 5 ?
Sur le plan narratif, la saison 5 s’inspirera du roman sorti en 2023 – et publié en France en septembre 2024 aux éditions Calmann-Lévy – Sans l’ombre d’un doute. L’intrigue devrait suivre Mickey Haller dans une nouvelle affaire judiciaire, centrée sur une femme condamnée à tort pour le meurtre de son ex-mari.
Neve Campbell, Jason OMara, Manuel Garcia-Rulfo et Becki Newton dans la saison 4 de La Défense Lincoln.
Côté casting, aucune révolution n’est attendue à ce stade. Manuel Garcia-Rulfo reprendra sans doute le rôle du protagoniste, avec à ses côtés Neve Campbell, Becki Newton, Jazz Raycole et Angus Sampson. Introduite en fin de saison 4, Cobie Smulders devrait également occuper une place plus importante dans la suite. Aucun nouveau nom n’a encore été officialisé par Netflix.
Créée par Olivier Rosemberg (Family Business) et Carine Prévot, également à l’écriture aux côtés de Mahault Mollaret, Les Lionnesse déploie en huit épisodes. Le final de la série, volontairement ouvert, lance la question d’une éventuelle suite.
Y aura-t-il une suite ?
Pour l’heure, Netflix n’a communiqué aucune information à ce sujet. La plateforme n’a ni confirmé, ni infirmé l’existence d’un nouveau volet. Cette absence de prise de position ne constitue pas pour autant un signal négatif : elle correspond plutôt à une phase d’observation, durant laquelle audiences et retours critiques sont analysés afin d’évaluer l’opportunité d’une suite.
Les Lionnes
Sur le plan narratif, la première saison se termine en outre sur une fin ouverte : elle laisse plusieurs situations de protagonistes sans réponse et un groupe transformé et disloqué après l’ultime course-poursuite de l’épisode 8.
De quoi ça parle ?
Diffusée depuis le 5 février sur la plateforme de streaming, Les Lionnes suit cinq femmes – incarnées par Rebecca Marder (L’Étranger), Zoé Marchal (Nouveaux riches), Naidra Ayadi (Les Gazelles), Tya Deslauriers (L’amour égaré) et Pascale Arbillot (Haute couture) – confrontées à des difficultés financières et personnelles. Pour tenter de reprendre le contrôle de leur situation, elles décident de s’unir et d’organiser un braquage de banque en se déguisant en hommes afin de brouiller les pistes. Ce premier coup, imaginé comme une réponse ponctuelle à l’urgence, se révèle plus efficace que prévu.
Les Lionnes
Mais loin de régler leurs problèmes, le crime les entraîne dans une mécanique vicieuse, dont il devient difficile de sortir. L’argent, l’adrénaline et le sentiment de reprendre la main sur leur destin les poussent à aller plus loin, tandis que la police, le monde politique et le milieu criminel commencent à s’intéresser à ce nouveau groupe de braqueurs. La série suit alors leur bascule progressive, entre solidarité, tensions et conséquences de plus en plus lourdes à assumer.
Après des mois de teasing sur les réseaux sociaux et une diffusion remarquée outre-Atlantique, Heated Rivalrya enfin fait son arrivée en France sur HBO Max, le vendredi 6 février. Le récit suit deux hockeyeurs professionnels rivaux, dont l’affrontement sur la glace se double d’une relation intime tenue secrète. Crédible, l’histoire n’est pour autant pas inspirée d’une histoire vraie. La série adapte la saga Game Changers, un cycle de romans de romance sportive imaginé par Rachel Reid. Publié en 2019, Heated Rivalry constitue le deuxième tome.
D’où est né Game Changers ?
Dans plusieurs entretiens accordés à des médias anglo-saxons ainsi que dans une FAQ publiée sur son site, Rachel Reid explique que la saga est née de sa passion pour le sport.« Je suis fan de hockey depuis les années 1980, assez longtemps pour bien connaître les différents types de joueurs », écrit-elle. Elle révèle également avoir été marquée par la persistance d’une culture très conservatrice à l’égard des questions d’orientation sexuelle, une tension qui a nourri son envie d’écrire.
Heated Rivalry
« Je ne m’inspire jamais directement de personnes réelles pour créer mes personnages », poursuit-elle, tout en reconnaissant qu’elle s’est appuyée sur des rivalités sportives emblématiques pour en capter la dramaturgie. Elle cite notamment le duel médiatique entre Sidney Crosby et Alexander Ovechkin.
Pourquoi cette impression de réalisme ?
Si Heated Rivalry donne parfois le sentiment de raconter une histoire possible, c’est aussi parce qu’elle s’inscrit dans le contexte d’un sport où le coming-out reste rare, tardif et perçu comme risqué. En 2021, Luke Prokop est devenu le premier joueur sous contrat NHL à faire son coming-out publiquement, soulignant la solitude et la peur qui accompagnent encore cette démarche.
Ce constat dépasse d’ailleurs le cadre du hockey. Aux États-Unis et au Canada, plusieurs sportifs de premier plan ont raconté les pressions psychologiques liées au silence imposé. Jason Collins, premier joueur de la NBA à révéler son homosexualité, avait expliqué en 2013 avoir longtemps dissimulé son orientation sexuelle par crainte de réactions dans les vestiaires. Son homologue de la NFL, Carl Nassib, a lui aussi rappelé lors de son coming-out en 2021 à quel point l’environnement masculin et compétitif du sport professionnel pouvait freiner toute visibilité.
La rencontre improbable entre un boulanger et une top-model a visiblement séduit les téléspectateurs. Diffusée sur TF1 sur deux lundis consécutifs, les 2 et 9 février, La belle et le boulanger a signé un démarrage solide. Les deux premiers épisodes ont rassemblé en moyenne 3,01 millions de personnes, soit 19,8 % de part d’audience, selon Ouest-France. Un succès largement nourri par la curiosité suscitée par son duo principal : Amir Haddad et une actrice alors méconnue du grand public, Ludmilla von Claer.
Quel est le parcours de Ludmilla von Claer ?
La mini-série signe la première expérience sur le petit écran pour Amir, mais il s’agit aussi du tout premier rôle télévisé pour Ludmilla von Claer. Âgée de 26 ans, la Franco-Britannique a construit un parcours à la croisée de la mode et du cinéma.
Avant le jeu, elle s’est fait connaître très jeune dans le mannequinat. « J’ai commencé à 16 ans, c’est un milieu que je connais bien », confie-t-elle àTF1 Info. « Je n’avais aucune attirance pour le monde de la mode, ça ne me faisait pas rêver », révèle-t-elle en revanche auprès d’Ouest-France. En parallèle, elle suit un parcours académique et intègre, en 2017, le King’s College à Londres pour une licence de cinéma, avant de rentrer à Paris et d’étudier le théâtre à l’école Blanche Salant & Paul Weaver. En 2024, elle franchit une nouvelle étape en intégrant l’école de cinéma parisienne La Fémis, section scénario.
Une révélation médiatique
Dans la série, elle incarne Louise Meyer, une top-model confrontée aux clichés de son milieu et à un amour inattendu. Sur le tournage, la collaboration avec Amir a été déterminante. Le chanteur confie à la RTBF s’être« très bien entendu » avec elle, ajoutant :« C’est avec elle que je pense avoir vécu la palette la plus large d’émotions […] C’est une partenaire géniale. » Déjà passée par plusieurs courts-métrages, Ludmilla von Claer aurait tourné dans deux longs-métrages attendus, selon Ouest-France, dont un intitulé Un bon patron, attendu pour novembre 2026.
Révélée ce 6 février sur Netflix, Salvador démontre un peu plus l’engouement de la plateforme pour les thrillers espagnols. Portée par Luis Tosar (Cellule 211), réalisée par Daniel Calparsoro et créée par Aitor Gabilondo (Permis de vivre), la série s’attache à décrire les mécanismes de la radicalisation néonazie. Le récit suit Salvador Aguirre, un ambulancier de Madrid, qui identifie un jour sa fille Milena parmi les victimes d’une rixe entre groupes ultras. La découverte de son implication au sein d’un mouvement extrémiste le pousse à approcher cet univers idéologique pour tenter de comprendre ce qui a conduit sa fille à s’y perdre et, peut-être, la ramener.
La série s’inspire-t-elle d’une histoire bien réelle ?
L’histoire relève de la fiction. Ni la presse espagnole, ni la communication de Netflix ne présentent Salvador comme l’adaptation d’un fait divers. Cependant, si elle ne relate pas une véritable histoire, la série s’inspire de réalités contemporaines : essor de groupuscules ultranationalistes et néonazis, passerelles avec certains milieux ultras du football, climat de défiance institutionnelle… En toile de fond, Salvador évoque également d’autres sujets, comme la corruption policière, les violences masculines et figures de domination, pour nourrir une fiction sociale.
Salvador
Quelles sont les influences de Salvador ?
La série peut être rapprochée de fictions qui abordent la violence politique et l’extrémisme à hauteur d’individus. La parenté avec Patria, également créée par Aitor Gabilondo, est évidente dans ce choix d’un récit familial traversé par une fracture politique. Elle rappelle aussi La línea invisible pour sa manière d’observer la radicalisation comme un processus progressif.
Au cinéma, Salvador n’est pas sans rappeler American History Xet This Is England, deux œuvres qui traitent l’embrigadement néonazi à partir d’histoires individuelles et sociales marquées par la violence et le sentiment de déclassement.
Fallout a été officiellement renouvelée pour une troisième saison dès le printemps dernier, soit plusieurs mois avant la diffusion de son second chapitre, débuté mi-décembre. Cette décision confirme la place centrale de la série dans le catalogue de Prime Video : selon Forbes, le premier volet avait réuni plus de 100 millions de spectateurs, la propulsant parmi les trois programmes les plus visionnés de la plateforme.
Où et quand voir la saison 3 ?
Aucune date de sortie n’a été pour l’heure annoncée. « Nous espérons reprendre le tournage l’été prochain. On verra bien si tout se déroule comme prévu », a déclaré le producteur exécutif Jonathan Nolan au média IGN, avant de préciser : « Je pense que l’allongement constant des délais entre les saisons à la télévision est une tendance regrettable ».
Attention, la suite de l’article révèle des informations de l’intrigue.
Où se situe l’intrigue de la saison 3 ?
À l’image du final de la première saison, qui annonçait l’arrivée à New Vegas, l’épisode 8 de la saison 2 sème plusieurs indices pour la suite. Télé-Loisirs souligne notamment que le parcours de Cooper Howard pourrait désormais le mener vers le Colorado, après la découverte des capsules vides censées abriter sa femme et sa fille, et la carte postale laissée par Barb. Un territoire déjà exploré dans les jeuxFallout, souvent associé à l’influence des Légions.
Fallout
Le média français évoque également plusieurs intrigues appelées à se développer, dont le rôle du personnage incarné par Macaulay Culkin, apparu dans le final, ainsi que le mystère entourant la « phase 2 » déclenchée par Steph, explicitement présentée comme un axe majeur à venir.
Un univers culte, du jeu à la série
Née à la fin des années 1990, Fallout s’articule autour d’une uchronie marquée par l’apocalypse nucléaire et une esthétique rétro-futuriste héritée des années 1950. La franchise dépeint un monde ravagé où les sociétés tentent de se réorganiser. Derrière le décor post-apocalyptique, la saga explore la violence des rapports de pouvoir, l’illusion du progrès et les fractures morales du reste de l’humanité. La série télévisée prolonge cet imaginaire en développant un récit original. En suivant des personnages issus des abris et projetés dans les terres désolées, elle combine satire sociale, brutalité assumée et humour noir.
Depuis sa diffusion en novembre dernier au Canada, Heated Rivalry a, pour le moins, fait couler beaucoup d’encre. La série créée par Jacob Tierney a rencontré un succès immédiat, portée par une romance sportive queer située dans un univers rarement exploré à l’écran. Elle s’inspire de la saga littéraire intitulée Game Changers de Rachel Reid, publiée à partir de 2018, qui compte désormais sept tomes.
La bande-annonce de Heated Rivalry.
Diffusée en France à partir de ce 6 février sur HBO, Heated Rivalry adapte le deuxième roman, éponyme, tout en intégrant des éléments issus d’autres chapitres. Elle suit Shane Hollander et Ilya Rozanov, deux joueurs stars de hockey professionnel, ennemis déclarés sur la glace mais liés par une relation secrète.
Quel ordre de lecture privilégier ?
La particularité de la sage tient à sa structure : les romans se déroulent tous dans le même univers et partagent des personnages secondaires communs. En revanche, chaque tome raconte une histoire d’amour différente, avec son propre couple. Il ne s’agit donc pas d’une saga chronologique classique, mais d’un ensemble de récits autonomes.
Heated Rivalry.
La presse spécialisée et les lecteurs de longue date recommandent globalement de suivre l’ordre de publication. Celui-ci permet de repérer les clins d’œil, les croisements de personnages et l’évolution progressive de l’univers, sans risque de spoiler involontaire. Cet ordre n’est toutefois pas obligatoire : la plupart des romans peuvent être lus indépendamment, selon l’intérêt porté à tel ou tel couple.
Heated Rivalry.
Mais deux livres font exception à cette logique d’indépendance : le deuxième, Heated Rivalry, et le sixième, The Long Game, qui forment un diptyque centré sur Shane et Ilya. Le premier retrace leur relation clandestine tandis que le second les retrouve plusieurs années plus tard. Cette singularité explique sans doute pourquoi les créateurs de la série ont choisi de s’emparer de leur histoire plutôt que de commencer par celle du premier tome, Sortie de zone.
De quoi parle les autres tomes ?
Ce volume de départ s’intéresse à la relation entre un capitaine d’équipe et un étudiant barista. Tough Guy, le troisième volet, explore les fragilités psychologiques d’un joueur perçu comme une figure de force, tandis que Common Goal, le quatrième, aborde la fin de carrière et la reconstruction personnelle. Role Model, le cinquième, enfin, se penche sur la possibilité de se réinventer après un scandale médiatique.
La saga s’est récemment enrichie d’un septième tome, Unrivaled, paraîtra à l’automne aux États-Unis. Ce nouveau roman revient une fois encore sur Shane Hollander et Ilya Rozanov. Une prolongation de leur arc narratif, qui pourrait, à terme, nourrir la suite de l’adaptation télévisée.
Vous les avez forcément aperçus quelque part. Ces dernières semaines, les minois de Hudson Williams et Connor Storrie ont envahi les réseaux sociaux. Les acteurs de Heated Rivalry sont devenus les nouvelles coqueluches de la pop culture, objets de memes et d’édit enflammés sur TikTok, invités aux derniers Golden Globes ou porteurs de la flamme des Jeux d’hiver 2026 de Milan-Cortina. Ils sont partout !
Tout a commencé au Canada, quand la plateforme Crave a diffusé fin 2025 sa nouvelle série originale. Adaptée des romans Game Changers de Rachel Reid par le showrunner Jacob Tierney, Heated Rivalry suit sur plusieurs années une liaison secrète entre deux joueurs professionnels rivaux de hockey sur glace, le Canadien Shane Hollander (Hudson Williams) et le Russe Ilya Rozanov (Connor Storrie).
Keanu Reeves et Patrick Swayze, nouvelle génération
Pour une production comme celle-ci, dont le succès repose en grande partie sur la tension sexuelle entre les deux acteurs principaux, il s’agissait de ne pas se louper côté casting. Scénariste et réalisateur des six épisodes, Jacob Tierney a déniché deux nouveaux venus, Hudson Williams et Connor Storrie, dont l’alchimie crève l’écran.
Hollywood raffole de nouveaux visages, d’autant plus quand ceux-ci évoquent des gloires anciennes : c’est le cas de ces deux apollons, Internet ayant fait son travail en comparant leurs physiques avec ceux de Keanu Reeves et Patrick Swayze dans leur jeunesse.
La ressemblance est en effet frappante. Au-delà de leur physique avantageux, les deux acteurs brillent dans leur partition respective. Connor Storrie, Américain, a étudié la langue russe et travaillé son accent pour ses dialogues en anglais. Il incarne à la perfection Ilya Rozanov, un jeune homme en apparence arrogant et qui va peu à peu ouvrir son cœur à Shane.
Dans un rôle plus introverti, Hudson Williams, qui a confié que son personnage était sur le spectre de l’autisme, est tout aussi convaincant. Ensemble, les deux comédiens font des étincelles, exploitant toutes les micro-expressions de leur visage pour retranscrire l’émotion et le désir que leurs attachants personnages éprouvent l’un pour l’autre.
Des scènes de sexe révolutionnaires
On n’avait pas vu un couple aussi bien assorti depuis Robert Pattinson et Kristen Stewart dans la franchise Twilight. La comparaison avec la très prude romance vampirique s’arrête ici. Heated Rivalry joue dans une autre catégorie en ce qui concerne ses scènes intimes. Après une montée en tension maîtrisée durant la première moitié du premier épisode, Ilya et Shane ont un premier rapprochement sexuel, annonciateur de bien d’autres.
Heated Rivalry.
D’abord filmées de façon léchée, en clair obscur sur une lumière rouge tamisée, puis de façon de plus en plus intime, les scènes de sexe entre les deux athlètes évoluent au fil de la relation et sont l’une des grandes réussites de la série. Elles sont plus explicites et variées (avec ou sans pénétration) que dans les séries qui proposent des romances LGBTQ+, comme Heartstopper ou Sex Education, sans l’être nécessairement plus que certaines romances hétérosexuelles, comme Normal People ou Bridgerton. Si à l’écran, ces scènes paraissent « naturelles », elles ont en réalité demandé un travail très précis aux acteurs. Tantôt hot, tantôt émouvantes, parfois les deux en même temps, elles ont été chorégraphiées avec la coordinatrice d’intimité Chala Hunter.
Heated Rivalry.
Présente durant le tournage pour préparer en amont tous les mouvements prévus lors des scènes d’intimité, pour mettre les acteurs à l’aise et leur fournir des accessoires adaptés (comme des sous-vêtements rembourrés), elle explique dans une interview accordée à Elle.com : « Les scènes ont été écrites avec une grande précision, fidèles au livre. Jacob a vraiment mis en scène l’action dans le scénario. Représenter la joie et la sexualité queer sans les insinuer ni les suggérer à l’écran est rare. La sexualité, la joie et l’amour queer sont encore trop peu représentés dans les médias. Le sexe est un élément essentiel du parcours émotionnel, physique et psychologique de ces personnages. Il reflète fidèlement l’expérience humaine. »
Pourquoi les femmes adorent-elles (autant) Heated Rivalry ?
Les scènes de sexe de Heated Rivalry ont le grand mérite d’être à la fois très très hot et dans le consentement. Plus expérimenté que Shane, Ilya met son partenaire à l’aise. Si la communication des émotions entre les deux hommes représente un enjeu phare de la deuxième partie de la saison, leurs diverses parties de jambes en l’air passent par la verbalisation de leur consentement.
Heated Rivalry.
Certains médias se sont demandé pourquoi les femmes, grandes fans de la série (le roman original est écrit par une femme), s’intéressent à une fiction où elles ne sont pas représentées – ou seulement à travers le prisme de la meilleure amie avec laquelle on tente de coucher pour réaliser que ce n’est pas possible ? Réponse : pas seulement pour l’excellente reprise du hit lesbien de Tatu, All the Things she Said, présent dans la bande-son.
Heated Rivalry.
D’une part, tout comme les hommes gays ont appris à se projeter dans les héroïnes de comédies romantiques, les femmes queers et hétérosexuelles ont appris à se projeter dans les personnages masculins, majoritaires dans la fiction. D’autre part, la relation entre Shane et Ilya est pleine de désir, de communication et absolument dénuée de misogynie. Voilà qui est reposant et qui fait rêver beaucoup de femmes hétérosexuelles. Heated Rivalry propose des représentations de masculinités attractives, loin du retour des machos de l’ère Trump.
Une série sexy et politique
Si on peut lui reprocher une mécanique un peu trop bien huilée, avec des ellipses de temps à vous donner le vertige (l’histoire se déroule entre 2008 et 2017) et quelques occasions manquées (les JO en Russie méritaient plus de développement), Heated Rivalry est dans l’ensemble une réussite artistique. Avec sa bande-son pop et électro et ses séquences sportives aux allures de préliminaires, elle s’inscrit dans le renouveau de la romance sportive, initié en 2024 par le très sexy et queer Challengers de Luca Guadagnino. Il est clair que la compétition de haut niveau et la tension sexuelle font bon ménage… Probablement l’adrénaline.
Heated Rivalry.
L’intrigue de Heated Rivalry peut paraître légère au premier abord – une romance très physique sur fond de hockey –, mais l’orientation sexuelle de ses personnages change tout et en fait une série politique, dans notre société où les athlètes gay restent au placard toute leur carrière et subissent une homophobie de vestiaire quotidienne.
C’est particulièrement vrai dans la série pour Ilya, sportif bisexuel russe qui entretient une relation compliquée avec sa famille. Il a beau subvenir aux besoins de son frère, ce dernier ne cache pas sa biphobie, conduisant Ilya à devoir choisir entre être lui-même et conserver des liens avec sa famille.
Heated Rivalry.
Ce personnage nous permet de comprendre à quoi peut ressembler la vie d’une personne LGBTQ+ dans un pays comme la Russie, où règne une homophobie d’État. La jeunesse russe s’est empressée de téléchargerHeated Rivalry et se la passe sous le manteau, la série devenant ainsi un symbole de résistance. La représentation compte. En abordant le sujet de l’homophobie dans le milieu du sport, sans violence – notamment à travers le très bel épisode 3 centré sur le parcours d’un hockeyeur gay au placard, plus âgé que Shane et Ilya – Heated Rivalry a inspiré des sportifs de la vraie vie. Le hockeyeur américain Jesse Kortuem a effectué son coming-out, en remerciant la série d’exister. Cette semaine, un arbitre de foot a demandé son compagnon en mariage pendant un match du FC Cologne. Qui a dit que le sexe et l’amour ne pouvaient pas changer le monde ?
Depuis plus d’une décennie, Netflix a un objectif : diversifier son offre sérielle en nous proposant des productions venues du monde entier. Si les œuvres espagnoles ont connu un regain d’intérêt après les succès de La casa de papel et Elite, les séries allemandes ont (aussi) su se faire une place de choix dans le catalogue de la plateforme. Notre premier coup de foudre ? Dark.
Puissant, sensible, mystérieux et captivant, ce show révélé en 2017 nous a profondément touchés et a marqué un tournant en ouvrant la voie à d’autres propositions remarquées comme le thriller Chère petite, la série d’espionnage Kleo ou encore la fiction SF Cassandra. Diffusée depuis le 5 février sur la plateforme, Unfamiliar pourrait bien s’inscrire dans cette lignée et marquer, à son tour, l’histoire de Netflix.
Quelle est l’intrigue d’Unfamiliar ?
La série suit Meret et Simon Schäfer, deux anciens agents du BND, le service de renseignement extérieur allemand. Installés à Berlin, ils dirigent une maison refuge discrète, destinée à accueillir des personnes en fuite. Une existence en apparence maîtrisée, jusqu’à ce qu’un appel inattendu bouscule leur quotidien et cette stabilité.
Susanne Wolff dans Unfamiliar.
Un homme blessé demande leur aide, et le couple sent que quelque chose cloche. En effet, cet inconnu semble s’être infligé ses propres blessures, son comportement intrigue, et surtout, il refuse de décliner son identité. Très vite, Meret et Simon comprennent qu’il ne s’agit pas d’un hasard.
Commence alors une course contre–la-montre où ils devront « fuir tueurs à gages, agents russes, BND, ex-amants ainsi qu’une horde de personnes à qui ils ont fait du tort… tout en essayant de sauver leur couple », détaille le synopsis.
Felix Kramer et Lennart Ruff dans Unfamiliar.
Créée par Paul Coates (Le dernier des templiers), la production réunit des visages bien connus du paysage sériel allemand. Susanne Wolff (Au rythme de Vera) et Felix Kramer (King’s Land) incarnent le couple central, entourés notamment de Samuel Finzi (Allmen), Natalia Belitski (Le parfum), Andreas Pietschmann (Dark, 1899), Henry Hübchen (Les vieux espions vous saluent bien) et Seyneb Saleh (Munich Games). Autant d’arguments qui pourraient faire d’Unfamiliar l’une des prochaines propositions allemandes incontournables de l’industrie sérielle.
Olivier Rosemberg (Family Business) et Carine Prévot livrent ce 5 février Les Lionnes, une fiction française hybride diffusée sur Netflix, qui emprunte au polar, à la comédie noire et au drame social. En huit épisodes, la série suit la trajectoire de cinq femmes issues des quartiers populaires du sud de la France, entraînées dans une fuite en avant criminelle née de la précarité.
De quoi ça parle ?
Les Lionnes s’ouvre sur le quotidien des cinq amies. Fins de mois difficiles, emplois précaires, dettes qui s’accumulent : leurs situations diffèrent mais toutes partagent le même sentiment d’impasse. Elles s’entraident comme elles peuvent, sans que cette solidarité ne suffise à desserrer l’étau.
Les Lionnes
C’est dans ce contexte que Rosalie, employée dans une banque locale, évoque l’idée d’un braquage et entraîne les autres avec elle. Le premier passage à l’acte est improvisé, mené avec des déguisements masculins pour brouiller les pistes. Le casse rapporte un peu plus de 36 000 euros. Et ce qui devait être un coup isolé devient un point de bascule.
Un engrenage qui se referme
Au fil des épisodes, la pression se resserre. La police traque les braqueuses tandis qu’Ézéchiel, figure locale du trafic, voit ses affaires mises à mal par une présence policière constante dans la cité. L’un des policiers se révèle sous son influence, quand le maire, soucieux de préserver l’ordre et son image, exige des résultats rapides.
Les Lionnes
Les cinq femmes décident alors de voir plus grand. Leur nouvelle cible est la banque Castel. Pour préparer ce coup, Rosalie se rapproche de son directeur général, interprété par Jonathan Cohen, et entame une relation sentimentale qui fait naître des doutes. Mais la dynamique du groupe l’emporte. Le braquage a lieu, chaotique mais réussi. Les Lionnes s’enfuient avec plusieurs millions d’euros, parviennent à repousser Ézéchiel et sa bande, puis se heurtent à une difficulté nouvelle : comment disparaître avec un tel butin sans attirer l’attention.
Les Lionnes
Sofia trouve une cache improbable : dissimuler l’argent dans des boules de piscine, stockées chez Chloé, au domicile du maire. En parallèle, les tensions personnelles s’accumulent. La famille Castel doute de Rosalie, son mari sort de prison et elle découvre être enceinte.
Que se passe-t-il dans les derniers épisodes ?
Dans l’avant-dernier épisode, les cinq femmes tentent de fuir. Avec l’argent et leurs enfants, elles projettent de quitter la France à bord d’un cargo pour le Panama. Mais le plan échoue : sous la torture, le mari de Rosalie révèle leur projet à Ézéchiel. Rattrapées, elles sont contraintes d’organiser un coup pour lui. Le mari de Rosalie est exécuté.
Dans le dernier épisode, les Lionnes montent finalement une diversion. Tandis qu’un coup est organisé au port pour Ézéchiel, elles mobilisent les femmes de la cité, toutes déguisées comme les braqueuses. La police se lance dans une course-poursuite confuse, incapable d’identifier les coupables. Chloé piège son mari en reliant l’argent volé à lui et à Ézéchiel. La série s’achève lorsque Rosalie se rend à la police pour permettre aux autres de s’échapper.
Créée par Benedikt Erlingsson (Woman at War), La voisine danoise a été dévoilée en avant-première à Series Mania, avant d’être mise en ligne sur Arte.tv le 29 janvier, puis programmée ce jeudi 5 février en première partie de soirée. Cette mini-série nordique en six épisodes s’inscrit dans le sillage des fictions scandinaves qui interrogent tensions sociales et rapports de pouvoir.
De quoi parle vraiment la série ?
L’intrigue suit Ditte Jensen, ancienne agent des services secrets danois, qui s’installe dans un immeuble résidentiel de Reykjavik avec l’intention de mener une retraite discrète. Très vite, elle se heurte aux frictions ordinaires de la vie en copropriété : voisinage bruyant, conflits familiaux, maltraitance animale ou dérives adolescentes. Autant de situations qu’elle traite à l’aide de procédés hérités de sa carrière dans le renseignement, souvent excessifs et difficilement justifiables.
La voisine danoise
Ce décalage constant entre la trivialité des problèmes et la violence des réponses constitue le ressort principal de la série. Comme le résume Le Monde, « l’asymétrie entre la banalité de la vie quotidienne […] et la radicalité des interventions de la nouvelle arrivante produit un effet comique irrésistible ».
Qu’en pensent les critiques ?
La presse s’accorde sur la portée politique du projet au-delà de son dispositif comique.La Croixvoit dans la série « une fable fantaisiste et dérangeante », où Ditte « impose ses vues à ses voisins comme autrefois l’empire danois à ses sujets islandais ». Le Nouvel Obssouligne également « la violence ancestrale des colons scandinaves en Islande ainsi que les effets du passage de l’héroïne dans l’armée danoise sur sa personnalité ».
La voisine danoise
Le Monde insiste pour sa part sur le mécanisme central de la série, qui « moque férocement la propension de son héroïne à faire de chaque contrariété une grande cause », pointant une critique directe des logiques d’ingérence et de surinvestissement moral.
Trine Dyrholm, pilier du dispositif
L’interprétation de Trine Dyrholm est unanimement saluée. « Un superbe personnage de femme tout à la fois tordant et flippant », juge Télérama, confié à « une actrice fantastique ». Le Monde décrit Ditte comme une « Walkyrie maternelle » incarnée avec une « vigueur physique » et une « subtilité comique ». Le Nouvel Obs parle, lui, d’une « actrice exceptionnelle, capable de changer de registre d’une seconde à l’autre ».
Le Nouvel Obs met également en avant « une identité visuelle forte portée par les paysages et les lumières d’Islande ». Le Monde souligne de son côté l’apport des « séquences chantées et dansées […] élégantes, déconcertantes et drôles », qui viennent ponctuer les épisodes et accentuer le décalage du récit.
Après Lupin,Pax Massiliaet plus récemment Néro, Netflix poursuit sa stratégie de production de séries françaises. Avec Les Lionnes, la plateforme reste dans le registre du thriller, mais opère un virage vers la comédie d’action. Portée par Olivier Rosemberg (Family Business) et coécrite avec Carine Prévo, la fiction ambitionne de croiser braquage, humour et chronique sociale dans huit épisodes livrés ce 5 février. Une proposition peu inspirée, qui retombe dans les travers classiques des œuvres françaises.
Quelle est l’intrigue des Lionnes ?
Pour quiconque a fréquenté les séries américaines de la plateforme, Les Lionnes évoquera sans doute la création de Jenna Bans, Good Girls. Cette dernière raconte la dérive criminelle de trois mères de famille de la banlieue de Detroit, amenées à braquer un supermarché avant de s’enfoncer dans une spirale de problèmes. Un show efficace dans ses premières saisons, porté par un sarcasme bienvenu et une satire intéressante du patriarcat américain.
Les Lionnes.
Assurément, la comparaison tourne au désavantage de la version française. Le point de départ est pourtant quasi identique : dans une banlieue d’une ville du Sud, quatre femmes – toutes confrontées à des situations de précarité différentes – dévalisent une banque. L’intrigue se greffe à un contexte marqué par la présence d’un maire vil, interprété par François Damiens, qui se pose en champion de la lutte contre la délinquance, et par un caïd du coin, Ézéchiel, incarné par Olivier Rosemberg lui-même.
Une relecture originale manquée
Difficile, dès lors, d’échapper à l’impression de recyclage. La série aurait pourtant pu gagner en épaisseur en se rapprochant davantage d’une histoire réelle, celle d’un gang de femmes surnommées « les Amazones », qui ont braqué sept banques dans le Vaucluse entre 1989 et 1990. Mais rappelons que l’affaire a déjà été portée de multiples fois à l’écran, notamment dans Les braqueuses, de Jean-Paul Salomé, en 1994, puis dans Le gang des Amazonesde Mélissa Drigeard en 2025.
Les Lionnes tente bien d’imposer une identité visuelle, entre couleurs saturées et ambiance néon, mais le résultat reste superficiel. La série joue sur des clichés et s’appuie sur une vulgarité supposée comique, tout en esquissant des réalités socioéconomiques complexes. Précarité financière, emprise du crime organisé, condition des mères célibataires… Autant d’enjeux effleurés et relégués au rang de simple toile de fond, au service du thriller.
Les Lionnes.
En choisissant la comédie, Les Lionnes cherchait sans doute à se distinguer d’autres polars, comme Pax Massilia ou Soleil noir, plus sombres, plus réalistes et plus crédibles. Cependant, le ressort humoristique ne fonctionne pas, la satire reste grossière et l’invraisemblance du récit s’accentue à mesure que les braquages s’enchaînent.
Des interprétations correctes, mais sans relief
S’il fallait retenir un axe intéressant, ce serait celui de la sororité. La série ambitionne de montrer des trajectoires féminines marquées par la solidarité, l’entraide et les sacrifices. Une dimension qui traverse les classes sociales, notamment à travers le personnage de Chloé, incarné par Pascale Arbillot, épouse battue du maire, figure de domination masculine.
Les Lionnes.
Mais là encore, l’exécution reste inégale. Le récit se focalise principalement sur Rosalie, interprétée par Rebecca Marder (récemment vue dans L’étranger), qui offre une performance un peu surjouée. C’est Naidra Ayadi qui s’impose comme l’interprète la plus convaincante du casting, dans le rôle d’une mère célibataire menacée de perdre la garde de ses enfants, avec un jeu plus incarné et dramatique. Zoé Marchal, la fille bipolaire qui sert de ressort comique un peu trop appuyé, finit malgré tout par tirer son épingle du jeu.
Les Lionnes.
Côté masculin, on retrouve Jonathan Cohen dans un registre éloigné de ses rôles habituels, mais sans grande intensité. François Damiens compose un antagoniste volontairement caricatural – qu’il parvient à rendre crédible dans l’excès. Sami Outalbali, vu dans Sex Education, propose un policier nuancé, plutôt touchant, mais qui manque de développement.
Une occasion manquée
Thriller sans surprise, comédie peu inspirée, personnages sous-exploités… Les Lionnes échoue à transformer son sujet en véritable œuvre politique ou sociale. Faute de regard singulier, la série s’ajoute à la (longue) liste des productions françaises rapidement consommées, tout aussi vite oubliées. Une œuvre fonctionnelle, mais sans aspérité, qui ne parvient ni à faire rire ni à faire réfléchir.
Depuis plus d’un mois, les réseaux sociaux sont envahis de posts qui prônent le changement. Mickey Haller ne semble pas être un adepte des injonctions du genre « New year, new me », et pourtant, cette nouvelle année va profondément le bousculer. Le créateur, co-showrunner et producteur exécutif de La Défense Lincoln, Ted Humphrey, et la co-showrunner et productrice exécutive de la série, Dailyn Rodriguez, l’ont affirmé auprès de Tudum : « La saison 4 est le parcours le plus intense et le plus personnel que nous ayons fait vivre à Mickey Haller jusqu’à présent ».
Diffusés le 5 février sur Netflix, ces 10 nouveaux épisodes portés par Manuel Garcia-Rulfo (Mickey), Becki Newton (Lorna), Neve Campbell (Maggie), Jazz Raycole (Izzy Letts), Angus Sampson (Cisco) ou encore Constance Zimmer (Dana Berg) s’annoncent (très) prometteurs.
Quelle est l’intrigue de la saison 4 ?
Cette quatrième salve reprend juste après les événements survenus dans le final du troisième chapitre. Lors d’un contrôle routier, un policier signalait un liquide suspect s’écoulant du pare-chocs arrière de l’iconique voiture de l’avocat. Après l’ouverture du coffre, ces derniers ont découvert le corps sans vie de Sam Scales, escroc notoire et ancien client de Haller. Une situation inattendue, qui a immédiatement conduit à l’arrestation de Mickey.
Krista Warner, Neve Campbell et Angus Sampson dans la saison 4 de La Défense Lincoln.
Adaptée du sixième roman de la saga, L’innocence et la loi, cette nouvelle saison place l’avocat face à ce qui s’annonce comme l’affaire la plus difficile de sa carrière : prouver sa propre innocence. Avec son équipe, il doit reconstituer les derniers agissements de Sam Scales, démêler une escroquerie obscure et affronter à la fois le bureau du procureur, le FBI et les zones d’ombre de son propre passé.
Que montrent les premières minutes de la saison ?
Dans les premières minutes dévoilées en avant-première par Netflix, Mickey expose sa vision des affaires criminelles à un codétenu qui lui demande d’examiner son dossier : « Chaque affaire de meurtre est comme un arbre […] Alors si vous êtes accusé de meurtre, il vous faut une hache : abattez cet arbre et réduisez-le en cendres. » Une métaphore qui résonne comme un avertissement autant qu’un programme que l’on compte bien binger jusqu’à la dernière minute.
Neve Campbell, Jason OMara, Manuel Garcia-Rulfo et Becki Newton dans la saison 4 de La Défense Lincoln.
Pour Ted Humphrey, cette épreuve laissera une trace durable : « On ne peut pas traverser une telle [situation] sans en être profondément marqué, confie-t-il à Tudum. Être accusé à tort et devoir se battre pour sa survie… ça vous change forcément. » Mickey Haller survivra-t-il à cette épreuve, et surtout, dans quel état en ressortira-t-il ? La réponse le 5 février, sur Netflix.
Lancée au printemps dernier au Royaume-Uni et en Irlande, puis en décembre aux États-Unis et au Canada sur Paramount+, Autopsie d’un drame arrive en France le 4 février sur HBO Max. Proposée d’un seul bloc de six épisodes, la mini-série britannique propose un thriller psychologique captivant.
La série s’inspire-t-elle de faits bien réels ?
La réponse est non. Autopsie d’un drame est l’adaptation du roman de l’autrice britannique Sarah Vaughan, publié en 2020. Le récit est entièrement fictif, sans lien direct avec une affaire judiciaire identifiée. Pour rappel, l’histoire suit Jess, une mère qui se rend aux urgences avec son bébé, Betsey, victime d’un traumatisme crânien. Elle évoque une chute domestique, mais son récit manque de clarté. La médecin de garde et son amie, Liz, se retrouve alors face à un dilemme : signaler un soupçon de maltraitance ou préserver leur relation construite sur des années de confiance.
Autopsie d’un drame
Ce qui nourrit le trouble, c’est la proximité du scénario avec des situations bien réelles. Ancienne journaliste, Sarah Vaughan s’est appuyée sur une documentation autour du fonctionnement du système hospitalier britannique, des procédures de signalement et des dispositifs de protection de l’enfance. La série ne s’inspire d’aucun fait divers précis, mais restitue les cadres institutionnels et les enjeux auxquels sont confrontés les professionnels de santé.
Un thriller moins policier que moral
Fidèle au roman, Autopsie d’un drame ne cherche pas tant à résoudre une énigme qu’à mettre en scène un malaise. L’œuvre s’intéresse moins à la culpabilité qu’aux effets du soupçon et aux mécanismes d’une décision administrative. Le récit se déploie autour de la solitude des mères, de la pression d’être irréprochable, de la peur de mal faire et du poids du regard social.
En France, le syndrome du bébé secoué est reconnu comme une forme de maltraitance infantile. Les autorités sanitaires estiment que plusieurs centaines de nourrissons en sont victimes chaque année, avec des chiffres généralement compris entre 180 et 400 cas diagnostiqués par an, probablement sous-estimés. À l’inverse, les accidents domestiques sont bien plus fréquents : près d’un enfant sur dix est victime chaque année d’un accident de la vie courante, principalement des chutes, brûlures ou intoxications.
Après un premier passage sur Prime Video au printemps dernier, Anaon arrive sur france.tv avec une diffusion ce mercredi 4 février sur France 2. Créée par Bastien Dartois, avec Sylvain Caron et Elsa Vasseur, la fiction propose un thriller surnaturel. Présentée en compétition française au Festival Series Mania 2025, elle avait déjà intrigué par son ambition affichée : faire dialoguer polar, drame intime et folklore breton.
De quoi parle vraiment Anaon ?
L’action se déroule à Harz, village fictif de Bretagne. Max, major de gendarmerie, tente de surmonter la mort de sa femme lorsqu’il est chargé d’enquêter sur la disparition d’une adolescente. Sa fille, lycéenne, commence de son côté à ressentir des phénomènes étranges, comme si quelque chose autour d’elle échappait aux lois du réel. Le titre renvoie à l’anaon, terme breton désignant les âmes des morts errant entre deux mondes.
Anaon
Globalement, l’ambition d’offrir une série surnaturelle française est saluée par la critique. C’est « sans doute le plus gros pari sur une chaîne hertzienne », estime VL Media, ainsi que « la claque que l’on attendait ». Le site loue une production « audacieuse », portée par « une réalisation où l’on se surprend dans chaque scène à y voir une photo, un tableau ».
Même avis enthousiaste du côté desChroniques de Cliffhanger, qui y voit un programme n’ayant « pas peur de prendre des risques, ni d’aller au bout de son concept », tenant « magnifiquement la route le long de ses six épisodes ». Les performances de Guillaume Labbé et surtout de Capucine Malarre sont régulièrement mises en avant.
Que reproche-t-on à Anaon ?
À l’inverse, d’autres médias pointent l’occasion ratée de proposer une programme vraiment hors du commun. Télérama estime qu’Anaon « donne l’impression d’exécuter un cahier des charges plutôt que de trouver sa singularité », parlant d’une « resucée trop scolaire de Stranger Things ». « L’ancrage dans le terroir breton reste superficiel », précise le magazine.
Anaon
De même,Screen+ juge la proposition « accessible, mais prévisible » : « Le concept rappelle les séries américaines fantastiques, mais sans innovation réelle », même si « la mise en scène de David Hourrègue et la présence de Guillaume Labbé maintiennent l’intérêt ». Autrement dit, une série efficace, mais qui ne bouleverse pas les codes.