Six ans déjà ! La plateforme de cloud gaming Nvidia GeForce Now fête son anniversaire ce mois-ci et le célèbre avec 24 nouveaux jeux qui arrivent sur son service, dont certains déjà compatibles avec ses serveurs RTX 5080.
Linux vit clairement son « moment ». Dans le sillage d’un désamour de plus en plus prononcé pour Windows (dont la version 11 a encore perdu des places au profit de Windows 10), Nvidia surfe sur la vague et donne à celles et ceux qui ont cherché de l’herbe plus verte ailleurs les outils pour profiter au mieux de leurs jeux vidéo favoris.
Le cloud gaming s’invite enfin sur Linux
Si la pratique du jeu vidéo sur Linux a beaucoup progressé ces dernières années (notamment grâce à la couche de compatibilité Proton), se pose toujours le problème de l’incompatibilité de certains composants… ou même simplement de leur disponibilité, dans un contexte de pénurie qui va se généraliser en 2026.
C’est là que l’option du cloud gaming intervient. Plutôt que de demander à votre ordinateur de faire tourner un jeu, il va être lancé sur un serveur distant et ultrapuissant, et vous renvoyer une simple image – exactement comme on regarderait une série sur Netflix. Jusqu’à présent, GeForce NOW (l’un des meilleurs services du genre) n’était pas supporté sur Linux. Les choses viennent juste de changer.
Le géant américain a annoncé hier la mise à disposition de sa première application GeForce NOW officielle pour les systèmes Linux x86 64 bits. Celle-ci prend la forme d’un paquet Flatpak à télécharger directement sur le site du fabricant. Cette version est surtout pensée pour être compatible avec Ubuntu (la distribution Linux la plus populaire). Mais, les plus débrouillards n’auront aucune difficulté à l’installer sur une autre distribution.
Qu’est-ce qui change par rapport à la version Windows ou Mac ?
La version Linux de GeForce NOW n’est pas différente de celle déjà à disposition des autres systèmes d’exploitation. Une fois installée, et une fois connecté à votre compte, libre à vous d’aller synchroniser votre application avec les divers magasins de jeux du marché. Pour rappel : un abonnement à GeForce NOW ne vous donne accès à aucun jeu. C’est à vous d’enrichir votre ludothèque avec des achats sur Steam ou d’autres boutiques en ligne. Il faudra s’assurer que votre jeu est bien pris en charge par la plateforme – une liste exhaustive est disponible à cette adresse.
GeForce NOW sur Linux est exactement ce à quoi on peut s’attendre. C’est GeForce NOW… sur Linux. On retrouve la même interface, les mêmes fonctionnalités et le niveau de votre abonnement vous octroie plus ou moins de puissance de calcul pour faire tourner des jeux plus ou moins gourmands dans la résolution de votre choix. Évidemment, la qualité du service est intrinsèquement liée à la puissance de votre connexion internet.
Quelques petites erreurs de jeunesse sont à noter au niveau de la stabilité de l’application, et la gestion du multiécrans est encore perfectible, à en croire un test publié chez Frandroid. Reste qu’on est face à une prouesse technique, et surtout à un signal fort de la part d’un fabricant qui a longtemps boudé Linux.
Linux vit clairement son « moment ». Dans le sillage d’un désamour de plus en plus prononcé pour Windows (dont la version 11 a encore perdu des places au profit de Windows 10), Nvidia surfe sur la vague et donne à celles et ceux qui ont cherché de l’herbe plus verte ailleurs les outils pour profiter au mieux de leurs jeux vidéo favoris.
Le cloud gaming s’invite enfin sur Linux
Si la pratique du jeu vidéo sur Linux a beaucoup progressé ces dernières années (notamment grâce à la couche de compatibilité Proton), se pose toujours le problème de l’incompatibilité de certains composants… ou même simplement de leur disponibilité, dans un contexte de pénurie qui va se généraliser en 2026.
C’est là que l’option du cloud gaming intervient. Plutôt que de demander à votre ordinateur de faire tourner un jeu, il va être lancé sur un serveur distant et ultrapuissant, et vous renvoyer une simple image – exactement comme on regarderait une série sur Netflix. Jusqu’à présent, GeForce NOW (l’un des meilleurs services du genre) n’était pas supporté sur Linux. Les choses viennent juste de changer.
Le géant américain a annoncé hier la mise à disposition de sa première application GeForce NOW officielle pour les systèmes Linux x86 64 bits. Celle-ci prend la forme d’un paquet Flatpak à télécharger directement sur le site du fabricant. Cette version est surtout pensée pour être compatible avec Ubuntu (la distribution Linux la plus populaire). Mais, les plus débrouillards n’auront aucune difficulté à l’installer sur une autre distribution.
Qu’est-ce qui change par rapport à la version Windows ou Mac ?
La version Linux de GeForce NOW n’est pas différente de celle déjà à disposition des autres systèmes d’exploitation. Une fois installée, et une fois connecté à votre compte, libre à vous d’aller synchroniser votre application avec les divers magasins de jeux du marché. Pour rappel : un abonnement à GeForce NOW ne vous donne accès à aucun jeu. C’est à vous d’enrichir votre ludothèque avec des achats sur Steam ou d’autres boutiques en ligne. Il faudra s’assurer que votre jeu est bien pris en charge par la plateforme – une liste exhaustive est disponible à cette adresse.
GeForce NOW sur Linux est exactement ce à quoi on peut s’attendre. C’est GeForce NOW… sur Linux. On retrouve la même interface, les mêmes fonctionnalités et le niveau de votre abonnement vous octroie plus ou moins de puissance de calcul pour faire tourner des jeux plus ou moins gourmands dans la résolution de votre choix. Évidemment, la qualité du service est intrinsèquement liée à la puissance de votre connexion internet.
Quelques petites erreurs de jeunesse sont à noter au niveau de la stabilité de l’application, et la gestion du multiécrans est encore perfectible, à en croire un test publié chez Frandroid. Reste qu’on est face à une prouesse technique, et surtout à un signal fort de la part d’un fabricant qui a longtemps boudé Linux.
La publicité en ligne a encore de belles heures devant elle. Après qu’OpenAI a officialisé l’arrivée de la pub sur ChatGPT, Microsoft commence à laisser apparaître des traces de son offre de cloud gaming supportée par la pub au sein de son application Xbox pour smartphones. Le journaliste de The Verge, Tom Warren, qui révélait la chose en octobre dernier, nous en dit un peu plus.
Un test réservé aux Xbox Insiders
D’après Warren, Microsoft testait en interne un nouveau palier d’accès au Xbox Cloud Gaming – aujourd’hui réservé aux seul·es abonné·es à l’une des formules du Game Pass. Celui-ci serait gratuit, mais demanderait aux utilisateurs et utilisatrices de visionner de la publicité avant de pouvoir accéder au titre choisi.
Aujourd’hui, il apparaît que les membres Xbox Insider, c’est-à-dire les bêta-testeurs de Microsoft, commencent à pouvoir tester cette fonctionnalité. Tom Warren en tient pour preuve un nouvel écran de chargement sur le service, indiquant « une heure de jeu supportée par la publicité par session ».
Pour l’instant, ce message ne renvoie à rien de concret. Il s’agit simplement d’un message traînant, sans doute par erreur, sur la dernière version de l’application dédiée aux Insiders. Mais, c’est une preuve suffisamment solide pour le journaliste, qui imagine une annonce officielle dans les prochains jours.
Un nouveau message abordant clairement le palier gratuit du Xbox Cloud Gaming est apparu sur l’application Xbox.
Quelles limites pour le palier gratuit ?
D’après les révélations de Tom Warren à l’automne dernier, la publicité sur le Xbox Cloud Gaming prendrait la forme de deux minutes de réclame à visionner avant de pouvoir lancer un jeu vidéo. L’idée n’est évidemment pas de perturber les joueurs et les joueuses dans leur partie ni d’être intrusif avec des inserts. À l’image de nombreux jeux mobiles, il s’agira donc d’un écran de publicité impossible à passer qui s’affichera avant chaque partie. D’après le message inscrit sur la capture d’écran ci-dessus, deux minutes de pubs donneraient le droit de jouer pendant une heure avant de devoir en visionner d’autres.
Mais de quels jeux parle-t-on exactement ? Vous l’imaginez, Microsoft ne vous permettra pas d’accéder à la totalité du catalogue Game Pass sans payer. Dans sa version gratuite, le service de cloud gaming permettra de jouer à certains jeux que l’on possède sur Xbox ou sur PC s’ils ont été achetés sur le Xbox Store et qu’ils sont compatibles. On pourra également profiter des Free Play Days – des accès gratuits à certains jeux, limitiés dans le temps afin de se faire une idée. Des jeux Xbox Retro Classics seraient aussi au programme. Naturellement, des jeux gratuits tels que Fortnite devraient également faire partie du lot.
Quant à la qualité du flux, il faut s’attendre à ce qu’elle soit plus modeste que pour les abonné·es au Game Pass. On notera au passage que la publicité semble être une méthode de monétisation populaire auprès des prestataires des services de cloud gaming. Nvidia, qui commercialise GeForce NOW, propose également de découvrir son offre sans payer à raison d’une heure par session.
En fin d’année dernière, Nvidia repensait la grille tarifaire de son service de cloud gaming GeForce NOW. Tous les nouveaux abonnés à compter du 1er janvier 2025 se voyaient imposer une limite de temps de jeu mensuel de 100 heures. Le 1er janvier 2026, cette mesure sera étendue à l’ensemble des personnes utilisant le service, nous apprend la FAQ actualisée du service. Exception faite des membres « Fondateurs », qui seraient abonnés depuis avant le 17 mars 2021.
Du temps de jeu supplémentaire disponible à l’achat
La foire aux questions du service de streaming détaille le fonctionnement de cette limite mensuelle. En clair, tous les abonnés aux formules Performance ou Ultimate seront désormais astreints à une limite de temps de jeu de 100 heures par mois. Dans l’éventualité où un abonné ne consommerait pas tout son crédit, jusqu’à 15 heures peuvent être transférées sur le mois suivant (soit jusqu’à 115 heures au maximum).
Si jamais ce temps de jeu était insuffisant, Nvidia commercialise dorénavant des packs de 15 heures de temps de jeu pour 2,99 € à 5,99 € en fonction de la formule d’abonnement sélectionnée. Les membres de la formule Ultimate (21,99 € par mois) paient plus cher en raison des caractéristiques techniques plus avancées du service.
Il est à noter que, si la limite de 100 heures mensuelles peut faire peur, cela correspond à un peu plus de trois heures de jeu par jour tous les jours. Il va sans dire que seuls les joueurs et les joueuses les plus acharné·es épuiseront leurs crédits. D’après Nvidia, lors de l’introduction de cette limite l’an dernier, seuls 6 % de ses abonnés d’alors dépassaient les 100 heures de jeu par mois.
Pourquoi Nvidia impose-t-elle une limite de temps de jeu ?
Il faut maintenant se demander pour quelle raison Nvidia impose une telle limite qui, de son propre aveu, ne fera passer qu’environ 6% de ses abonné·es à la caisse. Bien évidemment, la marque n’en dit rien. On devine néanmoins que l’idée est d’économiser de la bande passante et des ressources serveur pour une entreprise de moins en moins intéressée par le jeu vidéo et de plus en plus captivée par l’intelligence artificielle.
Cela vous aura peut-être échappé : Nvidia n’est plus que l’entreprise qui fabrique les cartes graphiques des ordinateurs de jeu. La firme américaine s’est imposée comme le premier fournisseur de GPU à destination des serveurs d’IA – au point d’être aujourd’hui l’entreprise la plus valorisée au monde, à presque 4 billions d’euros. C’est plus qu’Apple, Microsoft ou Google.
La limite de temps de jeu mensuelle arrive également dans un contexte de forte tension dans le monde des composants pour PC. À cause de l’IA, le prix des barrettes de mémoire vive s’envole et va faire exploser le coût de nombreux appareils tech en 2026. Dans un monde où s’offrir 32 Go de RAM revient plus cher que de s’acheter une PlayStation 5, le cloud gaming sonne pour certain·es comme une alternative intéressante. Nvidia prend les devants et normalise le fait de devoir payer son temps de jeu.