The Payback, sorti en 1973, ce sont huit chansons fabuleuses, typiques du groove inégalé de James Brown, d’une durée moyenne de neuf minutes. Cet album-concept s’inscrit dans un enchaînement hallucinant, entamé en 1970 avec Sex Machine, et qui s’achèvera en 1974 avec Hell.
En quatre ans, le parrain de la soul marquera à jamais l’histoire de la musique. The Payback s’écoute d’une traite, sans aucun blanc entre les morceaux. Aucun répit.
La mécanique implacable de The Payback
Sur cet opus, Mr. Brown est à son sommet. Ses performances vocales sont époustouflantes par leur originalité et leur puissance, notamment sur le terrible titre éponyme qui ouvre l’album. La guitare de Jimmy Nolan, soutenue par les cuivres, la basse de Sweet Charles Sherrell et la batterie de John Starks, assurent un funk furieux – désormais culte à l’ensemble de l’œuvre.
De son côté, Shoot Your Shot est tout aussi redoutable. Le saxophoniste Maceo Parker y assure des solos étincelants parmi les plus mémorables, tout comme le tromboniste Fred Wesley.
Sur Time Is Running Out Fast, ils trouvent l’espace pour improviser, dialoguer et s’exprimer, presque à bout de souffle. Un titre instrumental qui incarne à lui seul l’essence même de la musique funk, enraciné dans l’Afrique, et dans lequel Wesley occupe une place centrale – il a co-écrit l’ensemble de l’album.
Au sixième titre, alors que l’auditeur est déjà épuisé par tant de groove, le groupe assène deux coups fatals : Stone To The Bone et Mind Power, deux classiques du répertoire James Brown. Ici, les musiciens n’ont plus besoin de se parler. L’osmose est parfaite, précise et implacable.
Plus de cinquante ans après, The Payback inspire toujours la danse et la transe. On y trouve certains des morceaux les plus hypnotiques de James Brown – Stone To The Bone en tête.
Un album né dans la douleur et la révolte
À cette époque, le chanteur vient de perdre son fils dans un tragique accident de la route. Il puise dans ce drame la rage, la fureur et l’agressivité nécessaires pour un grand disque. Il enregistre d’ailleurs Forever Suffering, un titre poignant sur la souffrance et le manque d’un être cher.
Des pauses, des contre-temps, des solos : l’ensemble fait de l’album une œuvre immense. La flûte de St. Clair Pickney, la rythmique féroce et la reprise à 4’30 rendent Mind Power absolument insensé et définitivement intemporel.
Les textes, quant à eux, s’adressent directement à la communauté noire. Les thèmes principaux sont l’égalité, la trahison et résilience – il s’agit ici du vécu de James Brown. Sa colère, écrite noire sur blanc, se traduit aussi par des rythmes puissants qui font mal.
Les bouleversements politiques et sociaux sont alors profonds. Une période de récession s’ouvre, et les minorités ethniques – dont la communauté afro-américaine – sont les premières touchées. La vie devient encore plus dure dans les ghettos, comme à Harlem. Mind Power fait référence à ce contexte, s’adressant directement aux Afro-Américains.
« You see, in the ghetto you find a whole lot of crime » ou « If you don’t work, you can’t eat » : le ton est donné. Pour manger, il faut travailler. James Brown rappelle qu’avant les manteaux de fourrure, il a connu la rue et le labeur acharné.
Shoot Your Shot, de son côté, encourage les individus à affirmer leurs décisions et leurs désirs, sans se laisser influencer et subir les diktats d’autrui. Un message d’indépendance essentiel adressé aux Afro-Américains, dans une lutte – toujours actuelle – pour l’égalité et la justice.
The Payback voit donc le jour dans ce contexte tourmenté, et ses textes reflètent à la fois les états d’âme de l’artiste et les problématiques persistantes de la communauté afro-américaine.
De la soul au rap : l’empreinte éternelle de James Brown
Personne n’atteindra un tel niveau dans la musique noire au cours des décennies suivantes. Hell sortira un an plus tard, mais plus rien ne sera tout à fait pareil pour le chanteur. Le disco emportera tout sur son passage. Bien sûr, il enregistrera encore des chansons mémorables, mais aucun album n’atteindra une telle densité.
Il faudra attendre l’émergence du rap pour lui redonner du prestige et de la présence. Le duo Eric B. & Rakim triomphe en 1987 avec Paid In Full, grâce à leur titre I Know You Got Soul, construit sur le même modèle que le morceau de Bobby Byrd en 1971, produit par James Brown.
De la fin des années 1980 aux années 1990, les rappeurs sampleront abondamment la musique du « Godfather of Soul » : Dr Dre reprendra Funky Drummer sur son Let Me Ride en 1992, Massive Attack utilisera The Payback pour Protection en 1994, Outkast retravaillera Get Up On The Good Foot pour B.O.B. en 2000 – et la liste est encore longue, très longue.
The Payback, vinyle en édition limitée à paraître le 20 février.
Cela est une tradition : à chaque nouvelle sortie de Taylor Swift (que cela soit une image, un clip ou une chanson), les fans essaient de décrypter avec minutie tous les petits détails, espérant trouver des significations cachées, des indices ou simplement des références au reste de l’œuvre de la chanteuse. Le clip vidéo Opalite, qui fait largement sensation, ne déroge pas à la règle et contient son lot de clins d’œil et d’easter eggs. Parmi les plus remarqués, les nombreuses (très nombreuses) allusions faites par la compositrice-interprète à d’autres chansons.
Que cela soit à travers les paroles, les décors ou les thématiques, le clip Opalite rappelle des chansons entendues dans folklore, Midnights ou le récent The Life of a Showgirl. Le lien principal est thématique. Dans la vidéo, Taylor Swift s’asperge d’un produit censé éliminer les problèmes, faisant une allusion évidente à la phrase « Hey, it’s me, I’m the problem, it’s me » de la chanson Anti-Hero, présent sur l’album Midnights.
Le clip Anti-Hero.
Également à remarquer, un poster de George Michael (une référence à Father Figure), un tableau de Portofino (en lien avec la chanson Elizabeth Taylor), ou l’enseigne Sweeter Than a Peach, évoquant les paroles du morceau The Life of a Showgirl.
Folklore a droit à son rappel avec un friendship bracelet porté par une pierre sur lequel il est possible de lire une phrase de la chanson Mad Woman. Enfin, Taylor Swift évoque aussi Lover et The Tortured Poets Department, le clip Opalite contenant de très nombreuses références à sa musique. Il ne fait aucun doute que d’autres liens seront trouvés dans les prochains jours.
(2) Ross et Monica dans Friends
La référence est évidente : Opalite rend hommage à l’ambiance des années 1990 et à une série emblématique de cette période, Friends. Les fans ne manquent pas de voir un clin d’œil assumé à l’un des moments cultes du show, la célèbre danse de Ross et Monica.
Dans Opalite, Taylor Swift et Domhnall Gleeson se livrent à une chorégraphie kitsch à souhait devant un jury dépité. La séquence fait fortement penser à la célèbre routine du duo dans Friends, lors de l’épisode The One With the Routine.
La danse emblématique de Ross et Monica.
(3) Les danseurs de The Eras Tour
Pendant près de deux ans, Taylor Swift a parcouru le monde avec The Eras Tour, sa tournée ambitieuse ayant battu tous les records. Lors des nombreux concerts donnés, les danseurs entourant la chanteuse ont su faire sensation au point d’être particulièrement appréciés des fans.
Dans le documentaire Taylor Swift: The End of an Era, tous ces artistes (danseurs, chorégraphes, musiciens etc.) n’ont pas manqué de s’exprimer et d’évoquer cette mise en avant suffisamment rare pour être soulignée. Dans Opalite, deux danseurs de Taylor Swift ont un petit rôle, Jan Ravnik (au début, dans la pub Opalite) et Kameron Saunders (lors de la scène de danse, il incarne un membre du jury), alors que Whyley Yoshimura, Raphael Thomas et Sam Mcwilliams font une apparition.
(4) Le Graham Norton Show
C’est l’origine même du clip : Opalite réunit tous les invités présents lors d’un épisode du Graham Norton Show en octobre 2025 lors duquel l’acteur Domhnall Gleeson dit espérer « apparaître un jour dans un clip de Taylor Swift ».
Derrière la blague, la chanteuse a créé spécialement Opalite en lui confiant le rôle principal, tout en invitant les autres artistes présents ce soir-là. Jodie Turner-Smith, Greta Lee, Cillian Murphy, Lewis Capaldi et l’animateur Graham Norton sont donc tous dans le clip vidéo.
Graham Norton dans Opalite.
(5) Son chat et son frère
Dernières apparitions plus personnelles pour Taylor Swift : celles de son chat et de son frère. Taylor Swift met souvent en avant ses animaux de compagnie et son chat Olivia est ainsi représenté sur l’un des sweats qu’elle porte.
Également en arrière-plan d’Opalite, le frère de Taylor Swift, Austin Swift, à voir lors d’une scène où le personnage de Domhnall Gleeson (et son cactus) se rend à une fête de Noël. Austin se trouve parmi les figurants.
Oubliez la rage du post-punk. Chez Dry Cleaning, la résistance se murmure et se scande avec le flegme d’un thé infusé trop longtemps. Lorsqu’on la joint par visio, la leadeuse Florence Shaw est à l’image de ce que l’on imaginait d’elle : habitée et résolument anti-étiquette. Elle est là pour nous parler du nouvel album du groupe, sobrement intitulé Secret Love, sorti en janvier 2026.
On y retrouve l’ADN du quatuor londonien : un rock anguleux, des guitares nerveuses et toujours ce spoken word qui sert de point d’ancrage à la musique. Mais Secret Love marque aussi une évolution nette dans la discographie de Dry Cleaning. Avec l’arrivée de la Galloise Cate Le Bon à la production, le son se fait ici plus chaleureux, flirtant parfois avec la pop, tout en conservant sa tension sèche et ce sens aigu de l’ironie so british. Autre nouveauté : Shaw ne se contente plus de parler, elle laisse parfois entrer la mélodie.
Nous avons discuté avec elle de ses inspirations, de sa passion pour Bad Bunny et de ce « non-chant » si emblématique.
L’album s’appelle Secret Love. Un titre qui évoque quelque chose d’intime, de romantique. De quoi s’agit-il exactement ?
Dans certaines chansons, il est question de sentiments très intimes – parfois romantiques, parfois simplement une forme de tendresse très chaleureuse. Des choses que l’on garde près de soi, non pas pour les cacher, mais pour les protéger. Quelque chose qu’on n’a pas forcément envie d’exposer au monde extérieur. Une sorte de jardin secret.
Tu as souvent parlé de ta manière d’écrire tes chansons en collectant des fragments, comme des bouts de conversations entendues, des phrases lues, des petits détails du quotidien. Ce processus a-t-il évolué pour cet album ?
Oui, beaucoup plus de choses se sont écrites directement en salle de répétition. Au lieu d’arriver avec des éléments déjà collectés, j’écrivais davantage sur le moment, en réaction à la musique.
J’ai toujours assemblé mes textes dans la pièce, avec le groupe qui joue, mais là j’ai beaucoup plus écrit directement. J’ai aussi utilisé des objets que je collectionne, comme des cartes postales, des cartes de visite, pour m’inspirer, pendant que le groupe jouait. L’écriture était très immédiate sur cet album.
On a l’impression d’une écriture presque dadaïste.
Oui, complètement.
Le groupe britannique Dry Cleaning
Plusieurs chansons évoquent la désinformation, les fake news. Est-ce l’air du temps qui t’a inspiré ?
Oui, je me sens assez agressée par la quantité de messages auxquels on est exposés chaque jour. Et beaucoup sont malsains. Je ne parle pas forcément des réseaux sociaux. J’ai l’impression que les médias deviennent de plus en plus polarisés, sans laisser beaucoup de place à la nuance ou à la discussion. Tout est rapide, court, bruyant. Ça donne l’impression d’être enfermé dans une pièce remplie de gens qui hurlent en même temps.
Rocks, extrait de l’album Secret Love
C’est votre premier album avec la musicienne galloise Cate Le Bon à la production. Qu’a-t-elle apporté de nouveau à Dry Cleaning ?
Elle a pris très au sérieux la dimension émotionnelle des morceaux. C’était quelque chose d’important pour elle. Cate a une capacité rare à comprendre à la fois le langage technique – le studio, la fabrication d’un disque – et ce qui vient des tripes. Dans Dry Cleaning, chacun a un peu son terrain de prédilection : certains sont plus techniques, d’autres plus émotionnels. Et elle parlait tous ces langages.
Elle a vraiment pris le temps de comprendre chacun d’entre nous. Et ça m’a immédiatement rassurée. Travailler avec un·e producteur·rice est toujours un pari, avec beaucoup d’enjeux, y compris financiers. Mais très vite, j’ai senti qu’elle était sincèrement touchée par la musique. Et ça change tout.
On continue de qualifier Dry Cleaning de groupe « post-punk ». Comment définierais-tu votre son aujourd’hui ?
Je n’ai jamais été très attachée aux genres. C’est paradoxal, parce que j’adore classer, organiser, trier… mais pas en musique.
J’ai toujours été plus intéressée par le contenu que par la forme : ce que quelqu’un dit, comment il le dit, la tension, l’émotion, plutôt que le style musical. Cela dit, les étiquettes sont utiles. Quand on a commencé, l’étiquette « post-punk avec voix parlée » a aidé beaucoup de gens à nous trouver. Donc je n’ai aucun problème avec ça. Mais notre « vraie » étiquette, si elle existe, reste à inventer.
Ce nouvel album est plus mélodique que les deux précédents. Quelles influences ont accompagné cette évolution ?
Il y a énormément de choses. J’adore les films du réalisateur suédois Roy Andersson, et notamment un documentaire sur sa manière de travailler, Being a Human Person. Il m’a beaucoup nourrie.
Il y a aussi ce documentaire complètement fou sur Elton John, Tantrums and Tiaras (1997), filmé par son compagnon avec une simple caméra. On le voit vivre, faire des crises, être drôle, très tendre… J’ai adoré.
Musicalement, Joanna Sternberg m’a beaucoup marquée. Ses chansons sont presque des pages de journal intime, très révélatrices, mais aussi très drôles, avec une vraie personnalité vocale.
Ta voix parlée est devenue une signature forte du groupe. Comment s’est-elle imposée ?
J’ai toujours aimé la musique avec une dimension parlée. Ça me semblait excitant, presque désobéissant. Gil Scott-Heron, The Last Poets, The Sunscreen Song de Baz Luhrmann, la chanson de The OrbsLittle Fluffy Clouds… J’étais toujours attirée par ça.
Quand j’ai rejoint le groupe, Nick (Buxton, le batteur de Dry Cleaning -ndlr) m’a envoyé une petite playlist de voix « non conventionnelles », juste pour m’ouvrir l’esprit et me rassurer. Et tout à coup, cela m’est apparu comme un évidence.
Aujourd’hui, ma voix est plus mesurée, presque hypnotique, comme un mantra. C’est très apaisant, presque méditatif. J’y trouve beaucoup de plaisir.
Est-ce frustrant parfois de ne pas vraiment « chanter » ?
Pas du tout. Parce que je suis juste moi-même. Cette voix est déjà en moi. Chanter, au contraire, me fait me sentir plus exposée, plus vulnérable. Parler, c’est mon refuge.
Y a-t-il un morceau qui représente le mieux Dry Cleaning aujourd’hui ?
C’est difficile d’en choisir un. I Need You revient souvent. Il est très méditatif, avec très peu de guitare, beaucoup de claviers, ce qui est inhabituel pour nous. On sort tous un peu de notre zone de confort sur ce titre.
Let Me Grow and You’ll See the Fruit est aussi une chanson importante : elle n’est pas radical, mais elle capture une ambiance que nous cherchions depuis longtemps.
Comment imagines-tu ces chansons vivre sur scène ?
Avec beaucoup de contrastes. Des moments très calmes, quasi acoustiques, et d’autres très agressifs, presque sensoriels. J’aimerais pousser ces extrêmes, rendre les concerts plus dynamiques, presque théâtraux dans leur construction.
Tes textes sont souvent comparés à de la poésie. Que lis-tu en ce moment ?
J’aime beaucoup le travail de Ntiense Eno-Amooquaye, une artiste et poétesse basée à Peckham, membre du collectif Intoart. Ce sont des textes très courts, très précis, avec des juxtapositions étranges entre quotidien et imaginaire.
Je reviens aussi souvent à la poétesse américaine Chelsea Minnis, notamment son livre Baby I Don’t Care. Des poèmes indisciplinés, excessifs, très intenses, souvent autour de l’amour.
Quels albums t’ont accompagnée ces derniers mois ?
J’ai beaucoup écouté et adoré Just Another Diamond Day de Vashti Bunyan, surtout à l’automne 2025. J’ai aussi énormément écouté Bad Bunny l’an dernier. DeBÍ TiRAR MáS FOToS est un disque tellement formidable. Et toute l’esthétique visuelle et toute la direction artistique autour de cet album étaient vraiment inspirantes
Et puis l’album Non Stop Ecstatic Dancing de Soft Cell, Aphex Twin… J’écoute les mêmes disques encore et encore, au grand désespoir de mes colocataires.
As-tu envie de continuer à explorer de nouveaux sons, de nouvelles choses ?
Oui, j’adore aller ailleurs, être « débutante », apprendre de nouvelles choses. C’est même comme ça que je suis arrivée dans Dry Cleaning.
La tournée va prendre beaucoup de place, mais c’est aussi un moment propice pour lancer des projets parallèles, des expositions, des idées en gestation. J’ai plusieurs choses sur le feu pour cette année et c’est très excitant.
Dans la trajectoire de Feu! Chatterton, il y aura un avant et un après Accor Arena. Ce mardi 10 février à 20 heures, puis le lendemain, le groupe parisien investira pour la première fois la plus grande salle de sa carrière. Une étape symbolique, quelques mois après la sortie de Labyrinthe, paru en septembre, et au terme d’une montée en puissance patiemment construite.
Pourquoi ces dates marquent-elles un tournant ?
Après avoir conquis les clubs, les Zénith et les festivals, le groupe s’attaque donc à une salle de plus de 20 000 places, un défi qu’il décrit lui-même comme « un moment important de nos vies » dans Le Parisien.
Avec leur dernier opus, Arthur Téboul et ses acolytes ont prolongé leur rock lettré vers de nouvelles formes, plus ouvertes, mêlant musiques électroniques, plages instrumentales et refrains. Pensé comme un récit, le disque a trouvé son public et est immédiatement devenu un nouveau pilier de leur répertoire. Sur scène, ces morceaux ne peuvent que gagner en amplitude, s’étirant, se transformant et dialoguant avec leurs titres désormais cultes, comme Monde nouveau ou Boeing.
Que disent les premiers retours sur les concerts de la tournée ?
Le coup d’envoi donné à Poitiers, fin janvier, a levé le voile sur l’ambition du spectacle. La presse évoque un show « haut en couleur » (Télérama), porté par une scénographie architecturale faite de cubes mobiles, inspirée de l’univers graphique de l’album.
Musicalement, la formule reste fidèle à l’ADN du groupe : claviers et guitares, section rythmique, et cette voix, à la fois déclamée et chantée, capable de faire danser une Arena sur de la poésie. À Bercy, l’enjeu sera de conserver cette intensité dans un format XXL. Labyrinthe devrait constituer l’ossature de la setlist, sans occulter les morceaux devenus emblématiques.
La demande a d’ailleurs été telle qu’une nouvelle date parisienne est déjà annoncée : le groupe reviendra à l’Accor Arena le 9 février 2027, jour pour jour un an plus tard.
Bad Bunny est indéniablement l’artiste du moment. Son nom est sur toutes les lèvres et il a fait sensation lors de la mi-temps du Super Bowl grâce à une performance engagée, célébrant l’Amérique dans son ensemble et mettant en avant ses racines portoricaines et la culture de l’Amérique latine. Bad Bunny, artiste le plus écouté de l’année 2025, a battu un nouveau record lors de ce 60e Super Bowl. Sa prestation est désormais la plus suivie de l’histoire du Super Bowl, avec 135,4 millions de spectateurs, devant les 133,5 millions de spectateurs réunis par Kendrick Lamar l’an dernier. Michael Jackson complète ce trio, avec 133,4 millions de spectateurs en 1993 lors de son show de la mi-temps.
Deux semaines après avoir remporté le Grammy Award de l’album de l’année, Bad Bunny confirme son incroyable ascension dans la musique. Depuis, la demande pour les futurs concerts de l’artiste ne fait qu’augmenter, mais il sera de plus en plus difficile d’avoir des places.
Reste-t-il des billets pour son passage en France ?
À partir de mai 2026, Bad Bunny commence ses concerts en Europe dans le cadre du Debí Tirar Más Fotos World Tour. Après L’Espagne, le Portugal, l’Allemagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, le rappeur passera en France pour trois concerts exceptionnels, un à Marseille et deux à Paris. D’abord, il sera à l’Orange Vélodrome le 1er juillet 2026, puis à Paris La Défense Arena les 4 et 5 juillet 2026. Trois concerts et l’occasion de découvrir l’univers coloré et chaleureux du Portoricain.
Seulement, si la billetterie est encore accessible ici, les trois concerts sont pour l’instant prévus à guichets fermés. Une seule solution : s’inscrire sur la liste d’attente. De nouvelles places pourraient être remises en vente au fil des semaines. Il ne fait en tout cas aucun doute que Bad Bunny a désormais une nouvelle place en Europe et en France. Sur Instagram, le chanteur a supprimé toutes ses publications ainsi que sa photo de profil, juste après son passage au Super Bowl. Les fans espèrent une annonce imminente.
Vingt ans après sa création et après avoir redéfini le jeu de rôle en ligne multijoueur, World of Warcraftcontinue d’étendre son univers au-delà de l’écran. Blizzard Entertainment propose 20 Years of Music, une célébration musicale d’ampleur pensée comme un hommage à l’un des patrimoines sonores les plus reconnaissables du jeu vidéo.
Quelles dates et quelles salles pour les concerts en France ?
Le concert symphonique fera étape en France au printemps. Deux dates sont annoncées : le 8 mai au Zénith Paris La Villette et le 9 mai à la Halle Tony Garnier de Lyon. Le spectacle, interprété par un orchestre symphonique accompagné d’un chœur, proposera près de deux heures et demie de musique. La billetterie est déjà ouverte et les tarifs débutent à 44 euros.
Quel lien avec la bande originale ?
Le projet articule une tournée orchestrale et une bande originale officielle publiée en 2024. Sur scène, les thèmes les plus connus de WoW quittent leur cadre interactif pour être interprétés dans un format concert, conçu comme un parcours à travers l’histoire d’Azeroth. Structurée en suites symphoniques, la BO s’appuie donc sur les grandes extensions de la saga, de The Burning Crusade à The War Within.
Depuis 2004, WoW a fait de sa musique un élément constitutif de son identité. Les partitions signées par Jason Hayes, Russell Brower, Glenn Stafford et Neal Acree ont accompagné l’évolution du jeu, donnant une couleur sonore spécifique à chaque région, chaque peuple et chaque période du récit.
Dès les premières notes, le doute n’avait plus sa place. Sur le titre Firework de Katy Perry, Ambre ouvrait le bal de cette finale explosive avec une performance puissante et habitée, éclipsant une Léa en manque de justesse – prémices d’une soirée pleine de rebondissements.
Durant près de trois heures de show, la candidate de 18 ans a électrisé la scène du studio 217, naviguant avec aisance entre les genres. De son duo intimiste sur Adieu mon cœur avec Helena (demi-finaliste de la saison2023) à son solo hypnotique sur Bad Romance de Lady Gaga, Ambre a dévoilé, jusqu’à son ultime tableau, une âme d’artiste incontestable.
Une jeunesse bercée par la musique
Ambre Jadah grandit entre la Martinique, le Maroc et la Guadeloupe. Un multiculturalisme riche, qui nourrira très tôt sa fibre artistique. « J’ai eu la chance de vivre dans plusieurs endroits magnifiques, ça m’a ouvert les yeux sur le monde« , confiait-elle dans son portrait diffusé sur TF1.
Animée par une curiosité débordante, elle se passionne pour de multiples disciplines : le dessin, le piano, la danse, le doublage, et même la boxe – une pratique qui la canalise. Mais au fond, une seule aspiration guide la jeune fille : faire carrière dans la musique. Son rêve absolu ? Devenir la plus grande popstar de sa génération.
Bien plus qu’un simple songe, c’est une conviction. Ambre veut chanter, et elle est prête à tout pour y parvenir. À deux reprises, elle tente sa chance aux castings de The Voice Kids… sans succès. Pourtant, ces refus n’atteignent en rien sa détermination.
Inscrite dans un lycée parisien spécialisé en musique, elle décroche son baccalauréat sous l’impulsion de sa mère, qui voit dans ce diplôme une issue de secours. Mais l’adolescente n’a pas dit son dernier mot. Elle se lance alors dans l’aventure Star Academy – et la suite, vous la connaissez déjà.
Elle l’avait affirmé fièrement lors d’un épisode : « Je suis chanteuse, j’ai toujours chanté […] j’ai toujours fait beaucoup de musique, depuis que je suis toute petite.C’est pour ça que pour moi, la Star Ac’, c’était une évidence. »
Dès les premiers primes, le talent artistique d’Ambre s’impose comme une évidence. Ses performances, puissantes et envoûtantes, séduisent aussi bien les téléspectateurs que les professeurs, faisant d’elle la grande favorite de cette treizième saison.
« Je suis chanteuse, j’ai toujours chanté […] j’ai toujours fait beaucoup de musique, depuis que je suis toute petite. C’est pour ça que pour moi, la Star Ac’, c’était une évidence. » Ambre
Tout au long de l’émission, la jeune femme s’approprie les défis avec une facilité déconcertante. Parmi ses passages marquants, son interprétation théâtrale du Dîner de Bénabar. Sur ce morceau, la candidate sort habilement de son registre habituel pour proposer une prestation légère et amusante – relayée massivement sur les réseaux sociaux.
Mais ce qui fait la singularité d’Ambre, c’est surtout sa capacité à faire briller les yeux de ceux qui l’écoutent. Dès sa première apparition sur scène, sur Entrer dans la lumière de Patricia Kaas, elle dévoile une sensibilité à fleur de peau, ne laissant personne indifférent.
Authentique, elle n’hésite pas à se livrer intimement, notamment sur son enfance tourmentée. Sa reprise tout en retenue de Si seulement je pouvais lui manquer de Calogero, dédiée à son père souvent absent, bouleverse le public : « J’ai toujours eu un père hyper absent, je le vois très peu. La dernière fois que j’ai dû le voir, c’était il y a un an et demi », déclarait-elle.
Talentueuse, persévérante et entière : visiblement, l’artiste de 18 ans a toutes les cartes en main pour réussir.
Et la suite ?
Ces dernières années, la Star Academy a ouvert de précieuses portes aux précédents vainqueurs – Marine et Pierre Garnier – mais aussi à plusieurs candidat⸱es marquant⸱es comme Marguerite, qui a cartonné avec son titre les filles, les meufs, ou Helena, nommée aux Victoires de la Musique 2026 dans les catégories « Révélation féminine » et « Révélation scène ».
Alors, la carrière de grande popstar rêvée par Ambre est-elle plus proche qu’elle n’y paraît ? Pour l’heure, place à la tournée. Aux côtés de Léa, Victor, Sarah, Bastiaan, Anouk, Théo P, Mélissa et Jeanne, la jeune gagnante partira dès le 8 mars sur les routes de France pour plus de 70 concerts, dont trois dates exceptionnelles à l’Accor Arena de Paris.
L’occasion de (re)découvrir ses performances mémorables sur scène, en attendant la suite.
Quelques mois après sa sortie, The Life of a Showgirl de Taylor Swift continue de se dévoiler. Après le premier clip officiel, intitulé The Fate of Ophelia, la chanteuse vient de partager la vidéo d’Opalite, écrite et réalisée par Swift elle-même.
Dans une ambiance marquée par le souvenir des années 1990 et la nostalgie, Opalite montre le destin d’un homme et d’une femme, chacun seul dans sa vie, qui se rencontrent après avoir utilisé le produit miracle « Opalite ».
Le clip d’Opalite.
Le clip, initialement, est sorti sur Apple Music et Spotify quelques heures avant d’être disponible sur YouTube dimanche 8 février. Un choix stratégique permettant à Taylor Swift de maximiser les vues sur les plateformes de streaming avant que la vidéo ne soit accessible sur YouTube pour tous. Ce faisant, Opalite est devenu le clip vidéo le plus vu en 24 heures de l’histoire de Spotify et d’Apple Music, permettant à Taylor Swift de battre un nouveau record dans la musique.
Si Opalite fait sensation grâce à ses chiffres, sa genèse est également originale. La vidéo a, en effet, été conçue à la suite d’une simple blague faite par l’acteur Domhnall Gleeson lors d’un célèbre talk-show anglais et dont la séquence est à retrouver à la fin du clip.
Sur ses réseaux sociaux, Taylor Swift a ainsi partagé la naissance d’Opalite, qui n’était pas du tout prévu pour devenir le clip tel qu’il est aujourd’hui. Lors de la grande promotion de The Life of a Showgirl, l’artiste a, en effet, enchaîné les plateaux télé et les émissions, se rendant au très emblématique Graham Norton Show en octobre 2025 ; le talk show anglais qui fête bientôt ses 20 ans.
Étaient également invités ce soir-là, le chanteur Lewis Capaldi et les acteurs Domhnall Gleeson, Jodie Turner-Smith, Greta Lee et Cillian Murphy, tous venus pour promouvoir leurs projets du moment. Lors de la discussion, Domhnall Gleeson a notamment dit, au détour d’une blague, « J’espère être dans un clip vidéo de Taylor Swift ».
La chanteuse, interpellée, l’a pris au pied de la lettre. Une semaine plus tard, elle lui envoyait un mail avec le script d’Opalite, tout en conviant les autres artistes présents le même soir et l’animateur à figurer dans le clip.
Graham Norton, Lewis Capaldi, Greta Lee, Jodie Turner-Smith et même Cillian Murphy (qui assure la voix off et apparaît sur une affiche) ont tous répondu à l’invitation. Ou comment une rencontre fortuite et une simple allusion ont suffi pour créer le clip vidéo le plus vu de l’histoire des plateformes d’écoute modernes.
La mi-temps était aussi attendue que le match en lui-même. Lors d’une soirée sportive ayant sacré les Seattle Seahawks 29 à 13 contre les New England Patriots, l’artiste Bad Bunny a assuré le spectacle de la mi-temps, lors d’un show fidèle à la promesse faite : mettre en avant la musique latine et l’Amérique du Sud.
Vivement critiqué par Donald Trump (qui a parlé d’un « affront » tout en organisant son propre Half Time Show sur des chaînes conservatrices), le chanteur a fait sensation pendant une quinzaine de minutes.
Sa prestation, hautement symbolique, a ainsi célébré « l’amour plus fort que la haine » et a mis en avant ses origines ainsi que la pluralité culturelle de l’Amérique et des États-Unis.
Et comme pour chaque Half Time Show, Bad Bunny n’est pas venu seul, avec son lot d’invités connus, à voir au premier plan ou présents de façon plus discrète.
Lady Gaga, Pedro Pascal et une demande en mariage
Lors de la mi-temps, Bad Bunny a enchainé plusieurs tableaux au son de ses plus grands tubes (BAILE INoLVIDABLE, NUEVAYol, Tití Me Preguntó), dans un grand décor rappelant la beauté de l’Amérique Latine, sa culture et ses habitants. Autour de Bad Bunny, d’autres artistes se sont également illustrés.
C’est le cas notamment de Lady Gaga, qui a rejoint le rappeur pour interpréter son tube Die With a Smile avant de partager quelques pas de danse enflammés avec Bad Bunny. Autre artiste ayant aussi chanté pendant le spectacle, Ricky Martin, entièrement en espagnol.
Si de nombreux figurants accompagnaient la chorégraphie de Bad Bunny tout au long de sa performance, quelques personnalités emblématiques se confondaient dans la foule, dont Pedro Pascal, Karol G, Cardi B ou encore Jessica Alba.
Par ailleurs, lors d’une courte séquence, juste avant l’apparition surprenante de Lady Gaga, un couple a échangé des vœux de mariage, mais pour de vrai. Un véritable mariage a ainsi eu lieu pendant le show, le journaliste Rohan Nadkarni évoquant sur X l’anecdote : le couple, déjà marié, avait invité Bad Bunny à leur cérémonie. En échange, le chanteur leur a proposé de venir sur la scène du Super Bowl pour marquer l’événement d’une façon exceptionnelle.
Cette 60e édition du Super Bowl était probablement l’une des plus symboliques et politisées depuis des années, avec une performance engagée et intense de la part de Bad Bunny. Quelques heures après son apparition, il continue d’être plébiscité sur les réseaux sociaux.
This is incredibly cool — A source familiar with Bad Bunny’s performance tonight tells me that the couple in the halftime show got married for real.
They invited Bad Bunny to their wedding and in turn he invited them to get married during his performance.
On pensait qu’il allait arrêter les concerts et peut-être même la musique, mais Gims vient de faire une annonce qui ne va pas laisser ses fans indifférents. Pour la toute première fois de sa carrière, le rappeur emblématique se produira dans l’enceinte de l’Orange Vélodrome à Marseille, lors d’une date unique. Rendez-vous le 19 juin 2027 dans le cadre de la tournée Carpe Diem de Gims.
Une seule date pour un concert événement de 65 000 places, révélée dans une bande-annonce postée sur les réseaux sociaux annonçant la venue du « Roi du nord » dans la cité phocéenne. Outre ce passage à Marseille, Gims sera également à Paris La Défense Arena dans le cadre de ce Carpe Diem Tour, les 16 et 17 décembre 2027. La billetterie pour les trois concerts de Gims est ouverte ici.
Si l’actualité de Gims en 2027 passera donc à la fois par Paris et Marseille, le rappeur est actuellement en pleine préparation de son Summer Tour 2026. Présent dans plusieurs festivals cet été, il sera notamment au Théâtre Antique de Vienne en juin, mais aussi à Lille et à Rouen pour des concerts exceptionnels.
Gims fait sensation en ce moment, depuis sa tournée à succès Last Winter Tour, et ses quatre soirées à Paris La Défense Arena en décembre dernier.
Également présent lors du Gala des pièces jaunes de janvier 2026, Gims est toujours sur le devant de la scène, depuis la sortie de son EP plébiscité Le nord se souvient. D’ici 2027, les fans espèrent également un nouvel album studio.
Le rappeur n’a plus sorti d’opus depuis Les dernières volontés de Mozart en 2022, alors que les nombreuses dates en cours et à venir du rappeur pourraient préfigurer la venue prochaine d’un nouveau disque.
Moins de deux ans après l’effervescence collective de Paris 2024, les Jeux olympiques sont de retour avec une session hivernale se déroulant en Italie, entre Milan et Cortina, du 6 au 22 février 2026. La cérémonie d’ouverture, attendue ce 6 février à 20 h, aura lieu sur plusieurs sites à la fois.
Dans le stade San Siro à Milan, mais aussi à Cortina d’Ampezzo, avec des parades prévues à Predazzo et Livigno, où auront lieu plusieurs épreuves de ski alpin et de snowboard. Deux vasques olympiques seront allumées, l’une à Milan et l’autre à Cortina.
Cette cérémonie d’ouverture, conçue par le directeur artistique Marco Balich, est placée sous le signe de la célébration sportive, de l’entente entre les nations, mais devrait également rendre hommage à l’esprit et à la culture italienne.
Si les délégations des différents pays vont parader tout au long de la soirée, plusieurs artistes sont également attendus sur scène.
Artistes italiens et internationaux
Au programme de cette cérémonie d’ouverture sont déjà annoncés la chanteuse italienne Laura Pausini, le ténor Andrea Bocelli et la mezzo-soprano Cecilia Bartoli, mais aussi le rappeur italien Ghali et le violoniste Giovanni Zanon. Des acteurs italiens seront également présents, dont Pierfrancesco Favino (Le Comte de Monte-Cristo), Sabrina Impacciatore (The White Lotus) et Matilda De Angelis. La cérémonie devrait mêler musique, théâtre et performances artistiques diverses, toujours dans cette idée de représenter la culture italienne et son histoire.
Des artistes internationaux complèteront l’affiche, avec la présence très attendue de Mariah Carey, mais aussi du pianiste emblématique Lang Lang. Comme à chaque cérémonie des Jeux olympiques, des surprises sont attendues, l’ensemble du programme étant encore gardé en partie secret. Réponse ce 6 février 2026 pour l’un des événements les plus suivis à travers le monde.
Une semaine après sa consécration aux Grammy Awards, l’artiste portoricain Bad Bunny continue sur sa lancée exceptionnelle en assurant, seul, le célèbre show de la mi-temps du Super Bowl ce dimanche 8 février.
Bad Bunny devient ainsi le premier artiste latino homme à être en tête d’affiche du Halftime Show du Super Bowl en solo, entrant dans l’histoire lors d’une période particulièrement trouble aux États-Unis. Sa prestation sera un grand événement musical et artistique, mais la présence du chanteur est également un symbole politique, alors que le pays apparaît plus divisé que jamais.
Comme chaque année, le show de la mi-temps devrait durer moins d’un quart d’heure, obligeant les artistes à délivrer un maximum de chansons et de séquences chorégraphiées en très peu de temps. Plébiscité pour son album Debí Tirar Más Fotos – Grammy de l’album de l’année –, le rappeur portoricain devrait piocher dans son dernier disque, mais pourrait aussi proposer certains de ses morceaux les plus emblématiques sortis auparavant, comme DÁKITI, MIA, Me Porto Bonito ou encore LA NOCHE DE ANOCHE.
Ce qui est certain, c’est que Bad Bunny devrait chanter en partie en espagnol, célébrant ses origines et la place de la culture hispanique aux États-Unis, comme un message politique envoyé à ses détracteurs (y compris Donald Trump) qui attaquent et critiquent l’artiste depuis qu’il a été choisi pour performer au Super Bowl. Toute la promotion Apple Music (en charge de l’événement) mentionne l’idée que Bad Bunny va amener Porto Rico sur la plus grande scène du monde.
Concernant la présence de certains guests, rien n’est confirmé actuellement, bien que quelques rumeurs évoquent une possible apparition de Cardi B ou J Balvin. La performance de Bad Bunny devrait être intense, symbolique, colorée et énergique, allant avec le dynamisme qu’il offre à chacune de ses apparitions.
Assurer un show de la mi-temps du Super Bowl est une occasion unique pour les artistes, qui bénéficient d’une couverture médiatique énorme avant, pendant et après. Si le show de la mi-temps est l’événement artistique le plus attendu de la soirée, le groupe Green Day se chargera de l’ouverture, juste avant le début du match, qui opposera les Seattle Seahawks aux New England Patriots.
Trump annonce une contre-soirée
Donald Trump a exprimé sa colère face à la présence de Bad Bunny au Super Bowl et a même menacé d’envoyer la police ICE sur place. Il a annoncé par ailleurs la diffusion d’une contre-programmation pendant le Halftime Show du Super Bowl.
Le Président des États-Unis ne sera pas présent dimanche soir (évoquant une distance trop éloignée, le match ayant lieu au Levi’s Stadium de Santa Clara) et a partagé l’affiche de sa contre-soirée : un « All-American Halftime Show », diffusé sur des chaînes conservatrices et religieuses et invitant les spectateurs à « célébrer la foi, la famille et la liberté ».
Au programme de cet anti-Super Bowl, des chanteurs de country, dont Kid Rock, Brantley Gilbert, Gabby Barrett et Lee Price.
Plus que les autres années, la compétition sportive et la célébration artistique ressemblent à une affirmation politique. À suivre en France dans la nuit de dimanche à lundi, en direct sur M6.
Vingt-deux ans après son premier album, Pierre Lapointe avance toujours à contre-courant. Le chanteur québécois revendique une œuvre hors des tendances, nourrie par le doute, l’humour et une curiosité insatiable pour les autres formes d’art.
À l’occasion de la ressortie augmentée – trois nouveaux titres – de Dix chansons démodées pour ceux qui ont le cœur abîmé, il se livre dans un entretien fleuve, lucide et généreux, où il est question de succès, de création, de collaborations improbables, de refuge émotionnel et de ce que signifie, aujourd’hui, faire des chansons qui durent.
Pierre, vous avez plus de 20 ans de carrière…
Je sais, je ne fais pas mon âge (rires).
Votre premier album est sorti en 2004. Qu’est-ce que le garçon photographié sur la pochette penserait de l’artiste que vous êtes devenu, 22 ans plus tard ?
Je serais fier et heureux de ce que j’ai fait, mais je ne comprendrais rien. Je regarderais les ventes de mes disques et serais extrêmement déçu. Je lui dirais : « Ça ne marche pas, ton truc ! » Je pense que j’aurais du mal à comprendre à quel point l’industrie du disque a changé. Aujourd’hui, le succès ne correspond plus du tout à ma conception du succès de l’époque.
Mais quand je verrais mes clips, mes pochettes, mes photographies et mes vêtements, je serais hyper heureux. J’hallucinerais. Ça donnerait lieu à une très grande incompréhension chez le « moi » jeune.
Vous ressortez une version digitale augmentée de Dix chansons démodées pour ceux qui ont le cœur abîmé (2025). Certains morceaux avaient été initialement écrits pour d’autres. Qu’est-ce qui explique ce revirement ?
Je n’ai jamais nommé les personnes pour qui j’avais écrit ces chansons pour ne pas les mettre mal à l’aise. Par exemple, Difficile de ne pas perdre pied avait été refusée par un ami qui n’était pas dans le mood de la chanson à l’époque. Quand est venu le moment de la promotion, je lui ai demandé si je pouvais en parler. Il m’a dit : « Il faut que tu t’arranges pour que je ne passe pas pour un con…«
Certains morceaux ont été repris par d’autres après, ce qui m’amuse. Une chanson n’est jamais morte : elle peut changer de forme, revivre et se réinventer, comme les chansons des années 60 remixées dans les années 80 et réadaptées dans les années 2000 et 2020. C’est très écolo. Ça ne pollue pas, ça ne se périme pas !
Vous qualifiez ces chansons de « démodées ». Ce terme n’est-il pas un peu négatif ?
C’est un terme péjoratif, mais c’est mon humour. C’est ma vocation de publicitaire raté qui se défoule sur mes propres projets. Si on regarde à proprement parler les termes « mode » et « démodé », je suis démodé dans le sens où ce qui est à la mode, c’est la musique urbaine, l’electro, la K-pop… Les codes que j’utilise, ce sont ceux qui sont à la base de toute l’expression chansonnière. J’utilise le terme « démodé » pour faire réagir, pour provoquer la conversation.
Je n’ai jamais vraiment été à la mode. Mes succès en France sont probablement liés à l’image que j’offre, lié à mon langage un peu d’une autre époque et ma poésie, peu courants dans la pop actuelle tandis que mon succès au Québec est presque accidentel.
Ce qui est drôle, c’est qu’en France, il y a une aura autour des stars. Quelqu’un qui est devenu incontournable dans son pays, c’est quelque chose de très attirant pour les Français. C’est une forme de carte de visite magique. Chez nous, au Québec, il n’y a pas ce décorum-là, à part peut-être pour Céline (Dion). Les artistes sont très accessibles. Il n’y a pas de star-system, et pas beaucoup d’argent.
Vous avez écrit pour d’autres artistes comme Calogero, Bruel et Amanda Lear. Comment se sont passées ces collaborations ?
Ce sont eux qui m’ont approché. Bruel via son frère David-François Moreau, avec qui j’avais travaillé sur La science du cœur. Calogero avait vu mon show symphonique La Forêt des mal-aimés aux Francofolies et m’a demandé une chanson.
Lorsque l’album est paru l’année dernière, Amanda Lear a lu de nombreux articles à son sujet, entendu parler de moi de nombreuses fois dans la même semaine. Elle m’a alors envoyé un texto. J’étais dans un taxi, surpris. Son message disait : « Écrivez-moi une chanson ». Alors on s’est vus et j’ai écrit pour son album Looking Back. C’est le genre de personne que tu rencontres au Café de Flore et qui te raconte des histoires improbables. Je me sens très privilégié d’avoir des échanges de textos étranges avec elle (rires).
Et vos duos avec Clara Luciani, Mika ou Voyou ?
Avec Mika, c’était un trio de composition qui a abouti à un duo. Pour Mika, j’ai écrit la chanson avec deux Français : le guitariste de Clara Luciani, Benjamin Porraz et Alma Forrer. J’étais en train de faire l’album de Noël, Chansons hivernales. On s’est mis à écrire à trois, puis on s’est dit que ça ferait un bon duo. On a commencé à chercher des gens et on a fini par avoir Mika. Il était hyper cool et vraiment content.
Avec Clara, l’amitié a été immédiate. C’est une chanson écrite à 50/50, paroles et musique. On écrivait chacun de notre côté, puis on assemblait tout dans son appartement. Un jour, je repartais à 14 heures : je suis arrivé chez elle à 8 heures et on a terminé la chanson avant mon départ.
Quand elle est venue à Montréal, on l’a enregistrée. Étrangement, c’est moi qui chante dans les aigus et elle dans le grave. C’est très compliqué à chanter en live. Il faut une vraie dextérité – qu’on a tous les deux.
J’ai appris par un ami commun que Françoise Hardy était tombée sur la chanson et avait dit que c’était l’une des plus belles qu’elle avait entendues ces dernières années. Ça me rend très heureux, très fier.
Pour Voyou, c’est un peu la même chose. Il a assuré certaines de mes premières parties. On s’est retrouvés avec des amis, on s’est dit que ce serait bien de faire une chanson ensemble. On est entrés dans son studio, et ça s’est fait très vite.
Je l’ai retravaillée ensuite chez moi, parce que je sentais qu’on allait s’éparpiller. Je lui ai envoyé, il a trouvé ça cool. On ne l’a enregistrée que deux ans plus tard. Ce qui est drôle, c’est qu’on partage une fascination pour la musique brésilienne depuis longtemps. C’est cette rythmique, ce phrasé qui est ressorti, sans qu’on l’ait vraiment calculé.
Vous collaborez régulièrement avec des artistes issus des arts plastiques et du design. Qu’est-ce que ces croisements artistiques apportent à votre musique ?
Je me sens hyper privilégié parce que, pendant que je travaille avec ces gens-là, je les vois exercer. J’ai une petite collection d’œuvres d’art et je demande souvent aux artistes d’aller visiter leurs ateliers. Ce sont souvent des amis. Et puis on fait le même métier : on reste des artisans, peu importe le médium.
Ça m’a énormément enrichi de travailler avec des artistes, comme David Altmejd, un sculpteur canadien, et de voir comment il aborde son œuvre. Parfois, il travaille avec les yeux fermés ! Il y a quelque chose de mystique dans son travail.
Et voir comment Jean-Michel Othoniel organise sa pensée, comment il injecte de la poésie dans des sculptures qui paraissent être de très beaux bijoux… Il y a une réelle poésie derrière.
Quand j’entends Sophie Calle, en sortant d’une de ses expositions, parler de ses œuvres et raconter des choses hyper drôles…
Pour être intéressant, il faut s’entourer de gens intéressants. Des personnalités fortes, qui regardent le monde un peu de biais, qui transforment un truc banal en quelque chose d’extraordinaire, déplacent juste un petit grain de poussière. Ça m’a aidé à assumer plein de choses par rapport à la création.
Matali Crasset est une des femmes les plus intelligentes que j’aie croisées dans ma vie. Elle a une façon d’organiser sa pensée qui me fascine. Et en même temps, lorsqu’on est à table, elle rit comme un enfant de cinq ans en train de jouer. Je trouve ça extraordinaire de connaître quelqu’un d’une telle intelligence, et qui a cette capacité d’être restée enfant. Aux deux extrêmes, mais pas en même temps.
Même si la musique fait partie depuis longtemps de votre vie, vous vous êtes tourné un moment vers le théâtre et le métier d’acteur. Vous a-t-on déjà proposé des rôles ? Est-ce que cela vous plairait ?
Au cinéma, ça m’est arrivé. Une fois, j’ai dit non. A ce moment-là, je ne pouvais pas. C’était un film avec Jane Birkin réalisée par Benoît Pétré (Thelma, Louise et Chantal). La liste des acteurs était incroyable. Mais je pense que je n’aurais pas tenu physiquement et psychologiquement. J’étais très fatigué à cette époque-là.
L’autre proposition, c’était un film québécois. J’avais passé une audition, mais je n’étais pas préparé.
Il y a peut-être quelque chose qui se prépare au théâtre… J’ai d’ailleurs l’impression que ce serait plus naturel que quelque chose se fasse au théâtre plutôt qu’au cinéma. Comme je n’ai pas de formation d’acteur, les gens n’ont pas forcément envie de travailler avec moi, parce que je ne serais pas capable, comme les acteurs, de proposer des choses…
Je suis apparu dans une web-série réalisée par Stéphane Lafleur, le chanteur du groupe Avec pas d’casque, Chef d’orchestre. C’est un être brillant. C’est lui qui a monté les films de Xavier Dolan. J’y joue mon propre personnage, évidemment : je suis chiant, j’ai un caractère de merde, je suis un être un peu névrosé qui pète les plombs pour rien. Alors que c’est tout le contraire de ce que je suis !
Vous vous adonnez aussi au dessin. Avez-vous eu envie de les présenter au public ?
Je ne sais pas quoi en penser. Je suis en questionnement. J’ai à la fois une envie folle, mais je n’arrive pas à mettre des mots sur ce blocage. Tant que je n’arriverai pas à mettre des mots, je n’irai pas.
Et utiliser un dessin pour l’une de vos pochettes ?
Même ça, je n’y arrive pas. Peut-être que j’ai trop d’amis dans le milieu de l’art, que j’ai vu trop d’expos. J’ai peut-être trop de connaissances en art et je deviens sans doute trop critique envers moi-même. C’est dommage, parce que je sens que je fais des choses possiblement intéressantes…
Qu’est-ce que vous avez envie que l’on retienne de ces Dix chansons démodées pour ceux qui ont le cœur abîmé ?
J’espère que des gens vont vraiment associer des moments de leur vie à ces chansons-là. Que, dans dix ou quinze ans, ils aient envie de revenir vers certains titres — peut-être pas tout l’album — mais que, en les écoutant, cela devienne des chansons « refuge ». J’ai beaucoup de chansons refuge. Je crois qu’on devient mélomane, fan de certains artistes, grâce à ça. Barbara a fait des chansons refuge, Björk aussi. J’aimerais qu’ils se sentent mieux avec ces chansons.
Des coups de cœur à partager ?
Lou-Adriane Cassidy, qui a tout raflé. Elle a sorti deux albums l’année dernière. C’est une très bonne autrice-compositrice-interprète. Sur scène, c’est très fort. J’adore aussi Ariane Roy.
La nouvelle chanson québécoise passe beaucoup par les femmes. Elles ont étudié ensemble, ne se sont jamais lâchées. Elles ont commencé leur carrière solo au même moment. Je trouve ça bien, car ce sont des femmes qui ont de la gueule.
C’est de la musique très savante, dans la construction des accords, les choix mélodiques et les arrangements. Ce ne sont pas juste des chanteuses : elles sont impliquées partout. Ça m’apaise de voir des gens comme ça, comme ça m’a apaisé de voir Hubert Lenoir ou Safia Nolin.
En 20 ans, vous avez vu les réseaux sociaux prendre une place de plus en plus importante, avec les bons et les mauvais côtés. Qu’en pensez-vous ?
Moi, ça va. Les gens viennent un peu comme sur un babillard pour exprimer leurs joies ou, parfois, leurs déceptions. Mais dès qu’il y a un commentaire consciemment méchant, je le bloque.
À l’époque de Twitter, il s’est passé quelque chose au Québec. Des gens m’ont utilisé pour propager des discours de haine. Un jour, il était six heures, et, dans mon lit, j’ai supprimé mon compte sans rien dire à mon équipe. J’ai reçu un message me disant que j’avais quinze jours pour le réactiver. Je ne l’ai jamais fait.
Je n’entretiens pas vraiment de discussions avec les gens et je ne réponds pas forcément aux messages. J’ai réussi à trouver, depuis un an et demi, un ton, une forme de communication avec eux, à travers mes petites vidéos. Les gens se sont sentis interpellés, tout en gardant une certaine distance.
Quand je vais sur les réseaux sociaux, je ne parle que des choses que je trouve belles, des gens que j’aime. J’ai une culture assez large et des avis tranchés. Ça m’a permis d’instaurer cette relation avec le public.
Je n’ai jamais vraiment signé d’autographes à la fin de mes spectacles… En revanche, quand j’ai le temps, je vais me changer et je reviens dans la salle pour discuter avec eux pendant trente à quarante minutes. On est au même endroit, on discute de choses souvent très brillantes. J’ai été épargné par la rage.
Sortez vos agendas, prévenez votre crew : du vendredi 6 au dimanche 8 février 2026, le Forum de rencontre au troisième étage de la Fnac Saint-Lazare devient le QG officiel des fans du boys band Ateez. On vous explique pourquoi vous ne pouvez absolument pas rater cet événement.
Un écrin d’exclusivités pour les collectionneurs
On sait que pour un « Atiny », la quête de la « photocard » parfaite ou de l’édition rare est un sport de haut niveau. A l’occasion de la sortie du nouvel album d’Ateez Golden Hour : Part. 4 ce 6 février, la Fnac a mis les petits plats dans les grands avec un pop-up et des pépites qu’on ne trouvera nulle part ailleurs.
Au programme de vos futurs craquages :
Les éditions physiques collectors : Retrouvez les versions de l’album A, Diary et Version Z en exclusivité Fnac, ainsi que le vinyle et le digipack spécifiques.
Le Graal des fans : Des albums signés par les membres du groupe seront disponibles, mais attention : ils sont uniquement proposés en magasin.
L’événement cosmétique : Grande première pour la marque BRMUD qui fait son entrée en France lors de ce pop-up. De quoi briller autant que vos idoles lors de leur prochaine tournée.
Plus qu’une boutique, une expérience communautaire
Ce pop-up n’est pas qu’un simple lieu de vente, c’est un espace de vie conçu pour permettre aux fans de se réunir et de vivre leur passion commune autour de l’univers d’Ateez.
Venez vivre l’immersion totale avec des animations prévues tout le week-end :
Jeux et mini-défis : Testez votre adresse au Plinko Game ou votre mémoire avec la Memory Card.
Le rituel de l’échange : Un espace dédié permettra l’ouverture d’albums et l’échange de photocards entre fans pour compléter vos collections.
Vibe 100% K-Pop : Profitez de la diffusion du MV et de l’écoute intégrale du nouvel album pour vibrer à l’unisson avec les autres ATINY.
Surprises en série : De petites attentions ponctueront ces trois jours de fête.
Infos pratiques :
Événement : Pop-up Ateez – Golden Hour : Part 4
Lieu : Fnac Saint-Lazare, Forum de rencontre (3ème étage)
Dates : Du vendredi 6 au dimanche 8 février 2026
Alors, on s’y croise pour fêter cette sortie phénomène ?
La passion des films-concerts et des documentaires ne faiblit pas. Après les grandes figures de la pop internationale (Beyoncé, Taylor Swift) ou des artistes français (Mylène Farmer, Jul), c’est au tour de la K-pop de s’inviter sur grand écran.
Ce 4 février 2026 et pour quelques jours seulement, le groupe Stray Kids est ainsi à l’affiche des salles de cinéma avec le film Stray Kids: The dominATE Experience.
La bande-annonce de Stray Kids: The dominATE Experience.
Entre le film-concert et le documentaire inédit revenant sur leur tournée dominATE, ce long-métrage offre un mélange de numéros musicaux grandioses — tirés du concert au SoFi Stadium à Los Angeles — et d’entretiens exclusifs en coulisses, permettant de mieux saisir l’état d’esprit du boys band avant et pendant les concerts.
Pensé comme une véritable immersion dans l’univers du groupe, The dominATE Experience est aussi une célébration de la musique de Stray Kids, avec la présence de leurs morceaux les plus cultes (Mountains, Thunderous, District 9, Walkin on Water, Giant, I Like It, My Place), entre chorégraphies énergiques, jeux de son et de lumière, décors grandioses et performances vocales.
Quelques mois seulement après le film J-Hope Tour ‘Hope on the stage’ The Movie etBlackPink World Tour [Born Pink] in Cinemas, Stray Kids: The dominATE Experience confirme la popularité de la K-pop à travers le monde.
Stray Kids : le groupe à suivre ?
Formé en 2018 et composé de huit membres, Stray Kids ne cesse de gagner en popularité depuis quelques années, grâce à leur musique intense, leurs thèmes universels et leur énergie commune.
Une tournée qui s’est tenue de 2024 à 2025 avec plus de 50 dates dans 34 villes à travers le monde. Stray Kids: The dominATE Experience permet de redécouvrir sur grand écran la tournée la plus ambitieuse du groupe, avant d’en apprendre davantage sur leurs prochains projets en 2026.
Si rien n’est encore officialisé, on sait que Stray Kids passera par quelques festivals (aux États-Unis et au Brésil notamment). Certaines rumeurs évoquent aussi une possible nouvelle tournée, cette année. Les fans, eux, espèrent que le groupe reviendra rapidement avec un tout nouveau disque.
Plusieurs utilisateurs ont remarqué que YouTube avait commencé à bloquer la lecture en arrière-plan sur mobile via des navigateurs tiers. Un changement confirmé par Google, rapporte notamment The Verge le 3 février 2026.
Vous l'avez peut-être remarqué si vous utilisez Brave, Vivaldi ou Edge sur votre mobile... Google a décidé encore une fois de serrer la vis. La fête du slip semble toucher à sa fin pour la lecture en arrière-plan de YouTube via les navigateurs tiers. C'est donc la douche froide pour ceux qui profitaient de cette petite faille pour écouter de la musique écran éteint sans passer à la caisse.
En gros,
Google a durci ses contrôles
pour bloquer cette fonctionnalité sur les navigateurs mobiles tiers. L'objectif, selon eux, est d'assurer une expérience "cohérente" (et surtout de vous pousser vers l'abonnement YouTube Premium). Ça s'inscrit dans cette
guerre sans fin contre les bloqueurs de pubs
qui dure depuis 2023. C'est de bonne guerre, diront certains, mais c'est surtout très agaçant quand on a l'habitude de bidouiller.
Heureusement, comme toujours sur le Web, quand une porte se ferme, une fenêtre s'ouvre (ou on casse le mur, c'est selon). Voici le point complet sur ce qui marche encore... et ce qui ne marche plus.
Mise à jour : Suite à vos nombreux retours par mail (merci !), j'ai complété cet article avec plusieurs astuces supplémentaires, notamment pour Brave, iOS, ReVanced et une extension Firefox bien pratique.
Brave, Vivaldi, Edge... c'est plié
Autant le dire tout de suite, cette méthode est quasiment MORTE. La majorité des tests récents montrent que la lecture s'arrête net quand vous verrouillez l'écran ou quand l'app passe en arrière-plan. Y'a bien quelques retours isolés qui parlent d'un fonctionnement occasionnel sur Brave, mais c'est devenu tellement aléatoire que c'est pas la peine de compter dessus. Cette porte-là, Google l'a bien refermée.
Cela dit, un lecteur m'a filé une astuce intéressante pour Brave. En allant dans Confidentialité > Filtrage de contenu > Filtres personnalisés, vous pouvez ajouter la ligne suivante :
youtube.com##+js(brave-video-bg-play)
Ça injecte un script qui force la lecture en arrière-plan. J'ai pas encore assez de recul pour dire si ça tient dans le temps, mais ça vaut clairement le coup d'essayer si vous êtes fidèles à Brave.
La méthode Firefox (fragile)
Si vous êtes sur Android, Firefox reste votre meilleur allié... mais plus pour très longtemps peut-être. Avec l'extension Video Background Play Fix dispo pour Firefox Android, vous pouvez encore faire croire à YouTube que vous êtes toujours actif sur l'onglet même quand l'écran est verrouillé. Ça marche quelques jours, parfois quelques semaines, jusqu'à ce que YouTube patche le truc.
Pour les plus témérraires, il y a toujours la technique du caméléon : changer votre User-Agent avec l'extension
User-Agent Switcher
pour vous faire passer pour un PC de bureau. Sauf que YouTube ne se fie plus uniquement au user-agent pour ses vérifications... Du coup c'est de moins en moins fiable.
D'ailleurs, y'a une autre extension qui vaut le détour : Background Playback Helper. Celle-ci fonctionne à la fois sur Firefox Desktop ET Android (à partir de la version 142), et elle empêche YouTube, YouTube Music et même Vimeo de couper le son quand vous changez d'onglet ou verrouillez l'écran. Le dev a intégré un système keep-alive optionnel qui envoie des signaux d'activité pour éviter les timeouts. Pas mal du tout. La version 0.4.1 gère déjà les derniers blocages de Google et une 0.5.0 est en test avec la gestion automatique du fameux popup "Toujours regarder ?" qui vous gonfle quand vous écoutez en arrière-plan depuis trop longtemps.
Bref, on installe et on croise les doigts. C'est le jeu du chat et de la souris permanent et rien n'est garanti à 100%.
Les clients alternatifs (la vraie solution)
Si vous en avez marre de jouer au chat et à la souris avec Google, la solution radicale c'est de passer sur un client alternatif. C'est aujourd'hui la méthode LA PLUS FIABLE pour écouter YouTube en arrière-plan sans passer à la caisse.
NewPipe reste LA référence open source. Lecture en arrière-plan, téléchargement de vidéos, mode Picture-in-Picture, zéro pub, zéro tracker, pas besoin de compte Google. L'app gère aussi SoundCloud, PeerTube et Bandcamp. Seul hic, YouTube casse régulièrement les API et l'app peut planter du jour au lendemain (y'a eu DEUX hotfixes rien qu'en janvier 2026). Hop, on met à jour via F-Droid et ça repart. Vous lancez la vidéo, vous appuyez sur le bouton "Arrière-plan" et voilà. Votre écran s'éteint, la musique continue. C'est magique !
Mais NewPipe c'est pas la seule option. Tubular est un fork de NewPipe avec
SponsorBlock
intégré (pour skipper automatiquement les segments sponsorisés) et le retour des dislikes. LibreTube passe par un proxy Piped, donc YouTube ne voit même pas votre IP... et l'interface est plus moderne. Et puis y'a Grayjay, le couteau suisse qui regroupe YouTube, Twitch, Dailymotion et PeerTube dans une seule app (pas totalement open source par contre, mais très complet).
Et y'a un truc que BEAUCOUP d'entre vous m'ont signalé par mail et que j'aurais pas dû zapper... ReVanced. Le concept est différent des apps ci-dessus puisque ReVanced ne remplace pas YouTube, il le PATCHE. Vous gardez l'app YouTube officielle avec son interface, mais avec la lecture en arrière-plan, zéro pub et même SponsorBlock en bonus. Il faut installer le ReVanced Manager pour appliquer les patches, plus un service appelé GmsCore qui simule les Google Play Services. C'est maintenu activement et plutôt stable (genre 3 mises à jour par an suffisent). Par contre, faites gaffe aux faux sites qui tentent de surfer sur la réputation du projet... le seul dépôt officiel, c'est sur
GitHub
.
Toutes ces apps (sauf ReVanced) s'installent via
F-Droid
ou en APK. Pas via le Play Store, forcément... Google aime pas trop ce genre de trucs.
Et sur iOS ?
Pour les utilisateurs d'iPhone, c'est toujours plus compliqué qu'Android... mais pas autant que je le pensais ! Plusieurs d'entre vous m'ont envoyé des pistes et y'a des trucs qui marchent vraiment bien.
Tube PiP permet d'avoir le mode Picture-in-Picture sur YouTube, ce qui vous laisse réduire la vidéo et utiliser votre téléphone normalement pendant que ça continue de tourner. C'est dispo directement sur l'App Store, donc pas de bidouilles à faire.
Et puis y'a Video Lite qui gère YouTube mais aussi Twitch, Rumble et même TikTok (bon ça c'est optionnel). Lecture en arrière-plan, pas de pubs... Y'a juste une petite pub au démarrage de l'app elle-même (qui se bypass apparemment en passant par un VPN type ProtonVPN). Un lecteur m'a d'ailleurs précisé qu'il avait créé un compte Google dédié pour l'occasion, par parano... et franchement, il a pas tort.
Bref, sur iOS c'est pas aussi riche qu'Android mais vous avez quand même de quoi faire.
Du coup voilà, que vous soyez sur Android ou iOS, y'a des solutions. Sur Android, passez sur ReVanced si vous voulez garder l'app officielle, sur NewPipe / Tubular si vous préférez un truc 100% indépendant, ou même sur
WeTube pour une expérience sans pub
dispo sur le Play Store. Sur iOS, testez Tube PiP ou Video Lite. Tout le reste (navigateurs tiers), c'est du bricolage temporaire que Google finira par casser.
C’est (déjà) l’heure de la grande finale pour Star Academy ! Après des mois d’apprentissage et de compétition, elles ne sont plus que deux au château à pouvoir prétendre au titre de gagnante de la Star Ac’ !
Ambre ou Léa, la lauréate sera connue samedi 7 février au soir sur TF1, après le dernier prime de cette très longue saison (le premier prime a eu lieu le 18 octobre 2025). Comme pour les autres éditions, le vote du public sera déterminant et tout peut changer selon les performances des candidates le jour même, mais une tendance commence à se dessiner.
Lors des demi-finales, Léa s’est imposée face à Sarah, et Ambre face à Victor, confirmant le talent de ces jeunes artistes, qui ont progressé de semaine en semaine. Techniquement irréprochables, c’est leur personnalité et le lien créé avec le public au fil des semaines qui va sans doute influer sur les résultats.
On mise ainsi sur une victoire d’Ambre, qui possède une grande fan-base sur les réseaux sociaux et semble avoir conquis le cœur du public ! Benjamine de la saison, Ambre est rapidement devenue une fan-favorite à suivre de près, grâce à sa voix rauque et son aisance innée sur scène, créant souvent des liens concrets avec les artistes confirmés invités pendant les primes. En face, Léa a su livrer certaines des performances les plus émouvantes de la saison, et a aussi ses chances d’arracher la victoire, notamment selon le choix des chansons et ses interprétations le jour J. Cette finale s’annonce serrée et promet de beaux moments à vivre en direct samedi soir.
Un album studio à la clé et 100 000€
Chaque année, le ou la gagnante de Star Academy remporte l’opportunité d’enregistrer son tout premier album studio, en plus des 100 000 € promis et de la caisse de résonance qui vont avec une telle victoire. Selon les années, l’artiste victorieux arrive à se créer une place plus ou moins importante dans la musique. On pense notamment à Pierre Garnier (et son album Chaque seconde), qui est probablement le gagnant le plus emblématique de Star Academy depuis le retour de l’émission culte sur TF1.
L’an dernier, Marine a remporté l’édition 2025, et a sorti en juin dernier son album plébiscité, Cœur maladroit, accompagné d’une tournée à succès. La vie d’Ambre ou de Léa va forcément changer selon les résultats de l’émission, mais, quoi qu’il en soit, les deux finalistes seront présentes lors de la grande tournée, le Star Ac Tour, en 2026. La billetterie est disponible ici.