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Spotify ajoute un bouton pour couper les vidéos

Par :Olivier
10 avril 2026 à 07:00
Spotify

À force d’ajouter des vidéos un peu partout, Spotify avait fini par brouiller les pistes. Bonne nouvelle pour les amateurs d’audio pur et dur : la plateforme a inauguré de nouveaux réglages pour faire le tri. De quoi reprendre le contrôle, sans renoncer totalement aux nouveautés.

Artemis II : la playlist Spotify qui accompagne le réveil des astronautes

8 avril 2026 à 18:02
Casque Audio

Si Ziggy Stardust avait pu entendre les morceaux diffusés dans la capsule Orion, il aurait peut-être demandé à monter à bord. Durant tout le périple d'Artemis II, l'équipage se réveillera au rythme de la playlist matinale soigneusement sélectionnée par la NASA.

Spotify s’attaque enfin au problème d’usurpation d’identité des artistes

Peut-être avez-vous déjà remarqué, sur la page d’un artiste que vous suivez, l’apparition d’un titre non annoncé, assorti d’une pochette qui tranche cruellement avec sa direction artistique. C’est probablement un cas de cybersquatting. Aujourd’hui, n’importe qui, ou presque, peut en réalité créditer un artiste sur un morceau uploadé sur les plateformes de streaming, le faisant ainsi apparaître sur sa page. Un problème généralisé à l’ensemble des plateformes de streaming, qui touche à la façon même dont sont mis en ligne les morceaux sur ces services, que Spotify semble enfin résolu à corriger.

Les artistes vont pouvoir approuver manuellement les morceaux sur leur page

Cela paraît absurde quand on n’y connaît rien, mais la page d’un artiste sur les plateformes de streaming, ce n’est pas comme une page Instagram ou Facebook, sur laquelle on choisirait ce qui apparaît ou non. Pour l’essentiel, c’est une boîte noire, dont les clés ne sont laissées qu’aux labels et autres distributeurs faisant office d’intermédiaire, et qu’eux seuls sont en mesure de piloter pour les artistes qu’ils représentent.

Pour redonner du pouvoir aux artistes, Spotify annonce Artist Profile Protection. Ce nouveau service, accessible en bêta, bouleverse en profondeur la façon dont pourront être uploadés les titres et albums sur la plateforme. Une fois activée, la protection entraînera l’envoi systématique d’une notification à l’artiste, qui devra passer en revue manuellement chaque morceau en attente pour décider de le faire apparaître sur sa page ou non.

Laborieux ? Spotify en est conscient, et annonce dans son post que cette tâche peut évidemment être déléguée aux managers et labels. Par ailleurs, pour éviter de mettre des bâtons dans les roues des distributeurs, Spotify fournira dorénavant aux artistes une clé, un identifiant secret attestant de leur identité. Cet identifiant pourra être partagé aux distributeurs afin que les titres qu’ils publient soient automatiquement approuvés.

Spotify reconnaît les problèmes posés par l’IA

« Des morceaux se retrouvent sur les mauvaises pages d’artistes sur les plateformes de streaming, et l’explosion des titres générés par IA, ultrasimples à produire, n’a fait qu’aggraver la situation, explique Spotify dans son communiqué. Ce n’est pas l’expérience que nous souhaitons offrir aux artistes sur Spotify, et c’est pourquoi nous avons fait de la protection de leur identité une priorité absolue pour 2026. »

Une posture qui tranche avec les précédentes déclarations du leader du streaming musical qui, jusqu’à présent, était particulièrement friand de l’intégration de l’IA tous azimuts sur la plateforme. Contrairement à Deezer, par exemple, Spotify ne fait rien pour mieux informer les auditeurs ou auditrices sur les morceaux générés par IA qui pullulent sur les services d’écoute. D’après la plateforme française, plus de 60 000 titres générés par IA sont uploadés tous les jours sur les différentes plateformes.

Avec cette mesure inédite et nécessaire, Spotify fait enfin un pas dans la bonne direction pour mieux protéger les artistes et leur donner un meilleur contrôle éditorial. Espérons que le reste du marché suivra l’exemple.

Spotify s’attaque enfin au problème d’usurpation d’identité des artistes

26 mars 2026 à 11:15

Peut-être avez-vous déjà remarqué, sur la page d’un artiste que vous suivez, l’apparition d’un titre non annoncé, assorti d’une pochette qui tranche cruellement avec sa direction artistique. C’est probablement un cas de cybersquatting. Aujourd’hui, n’importe qui, ou presque, peut en réalité créditer un artiste sur un morceau uploadé sur les plateformes de streaming, le faisant ainsi apparaître sur sa page. Un problème généralisé à l’ensemble des plateformes de streaming, qui touche à la façon même dont sont mis en ligne les morceaux sur ces services, que Spotify semble enfin résolu à corriger.

Les artistes vont pouvoir approuver manuellement les morceaux sur leur page

Cela paraît absurde quand on n’y connaît rien, mais la page d’un artiste sur les plateformes de streaming, ce n’est pas comme une page Instagram ou Facebook, sur laquelle on choisirait ce qui apparaît ou non. Pour l’essentiel, c’est une boîte noire, dont les clés ne sont laissées qu’aux labels et autres distributeurs faisant office d’intermédiaire, et qu’eux seuls sont en mesure de piloter pour les artistes qu’ils représentent.

Pour redonner du pouvoir aux artistes, Spotify annonce Artist Profile Protection. Ce nouveau service, accessible en bêta, bouleverse en profondeur la façon dont pourront être uploadés les titres et albums sur la plateforme. Une fois activée, la protection entraînera l’envoi systématique d’une notification à l’artiste, qui devra passer en revue manuellement chaque morceau en attente pour décider de le faire apparaître sur sa page ou non.

Laborieux ? Spotify en est conscient, et annonce dans son post que cette tâche peut évidemment être déléguée aux managers et labels. Par ailleurs, pour éviter de mettre des bâtons dans les roues des distributeurs, Spotify fournira dorénavant aux artistes une clé, un identifiant secret attestant de leur identité. Cet identifiant pourra être partagé aux distributeurs afin que les titres qu’ils publient soient automatiquement approuvés.

Spotify reconnaît les problèmes posés par l’IA

« Des morceaux se retrouvent sur les mauvaises pages d’artistes sur les plateformes de streaming, et l’explosion des titres générés par IA, ultrasimples à produire, n’a fait qu’aggraver la situation, explique Spotify dans son communiqué. Ce n’est pas l’expérience que nous souhaitons offrir aux artistes sur Spotify, et c’est pourquoi nous avons fait de la protection de leur identité une priorité absolue pour 2026. »

Une posture qui tranche avec les précédentes déclarations du leader du streaming musical qui, jusqu’à présent, était particulièrement friand de l’intégration de l’IA tous azimuts sur la plateforme. Contrairement à Deezer, par exemple, Spotify ne fait rien pour mieux informer les auditeurs ou auditrices sur les morceaux générés par IA qui pullulent sur les services d’écoute. D’après la plateforme française, plus de 60 000 titres générés par IA sont uploadés tous les jours sur les différentes plateformes.

Avec cette mesure inédite et nécessaire, Spotify fait enfin un pas dans la bonne direction pour mieux protéger les artistes et leur donner un meilleur contrôle éditorial. Espérons que le reste du marché suivra l’exemple.

Quand 10 000 bots volent 8 millions aux artistes sur Spotify

Par :Korben
25 mars 2026 à 15:38

Un mec de 54 ans vient de plaider coupable pour avoir siphonné 8 millions de dollars aux artistes musicaux en utilisant 10 000 bots et de la musique générée par IA. Michael Smith, résident de Cornelius en Caroline du Nord, a monté pendant des années une ferme à streams qui écoutait en boucle des centaines de milliers de fausses chansons sur Spotify et Apple Music.

Le truc, c'est que ces plateformes ne paient pas un tarif fixe par écoute. Elles fonctionnent avec un pot commun mensuel qu'elles redistribuent proportionnellement au nombre de streams. Du coup, chaque fausse écoute générée par les bots de Smith grignotait directement la part des vrais artistes. En gros, c'est pas Spotify qui se faisait voler, c'est les musiciens qui galèrent déjà à vivre de leur art !

Pour le contenu, Smith avait en fait trouvé un deal avec le CEO d'une boîte de musique IA qui lui pondait des milliers de morceaux par semaine. Les fichiers WAV arrivaient sous forme de chaînes aléatoires de lettres et de chiffres, et il les renommait avec des noms d'artistes fictifs du genre "Calorie Event", "Calms Scorching" ou encore "Calypso Xored" (on sent le générateur de noms random). Les titres, pareil... "Zygotes", "Zyme Bedewing"... si vous tombez là-dessus dans votre discover, y'a de quoi tiquer quand même mais bon...

Et ce problème, ça pose une question que Spotify connaît bien : comment distinguer les vrais streams des faux quand les bots sont suffisamment dispersés sur des milliers de morceaux ? Smith avait justement calibré ses 10 000 bots pour ne pas déclencher les alertes anti-fraude, en répartissant les écoutes sur un catalogue énorme plutôt que de matraquer un seul titre. Pas con.

Mais le bonhomme s'est quand même fait choper. Il a accepté de rendre la totalité des 8 091 843 dollars et risque jusqu'à 5 ans de prison lors de son procès qui aura lieu le 29 juillet prochain. Pas sûr que le ratio risque/récompense en valait la chandelle, en fait.

Le problème de fond, c'est que cette affaire n'est probablement que la partie émergée de l'iceberg. Et je suis sûr que y'en a en France qui font la même... bah sachez que c'est pas cool et que vous risquez d'avoir de GROS ennuis... Avec les outils de génération musicale par IA qui se démocratisent, n'importe qui peut inonder les plateformes de contenu synthétique pour gratter des royalties.

Et tant que le modèle de rémunération repose sur un pot commun plutôt que sur un paiement direct par utilisateur, il sera vulnérable. Encore une fois, les vrais perdants, c'est pas les plateformes (elles prennent leur commission quoi qu'il arrive), mais ce sont les artistes indépendants qui voient leur part du gâteau fondre à chaque bot supplémentaire.

Moche...

Bref, la prochaine fois que votre playlist de découvertes vous propose un artiste nommé "Calypso Xored" ou un connerie de ce style... méfiance !

Source

Spotify teste un bouclier contre les musiques IA frauduleuses attribuées aux vrais artistes

25 mars 2026 à 09:00

La prolifération de contenus musicaux générés par intelligence artificielle pose désormais un problème concret aux plateformes de streaming. Des morceaux de mauvaise qualité, parfois malveillants, se retrouvent associés à des artistes qui n’en sont pas les auteurs. Face à cette réalité, Spotify prend les devants avec une nouvelle fonctionnalité baptisée « Artist Profile Protection », ... Lire plus

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Spotify lance en bêta une fonction permettant de piloter son algo

La nouvelle avait été éventée il y a quelques semaines par un morceau de code qui en disait trop. Elle est désormais officielle : dans les prochains jours, les utilisateurs et utilisatrices de Spotify Premium en Nouvelle-Zélande vont pouvoir discuter avec leur algorithme afin de le (re)façonner à l’image de leurs goûts. Une fonctionnalité qui, si elle se montre concluante, sera par la suite déployée dans d’autres pays.

Ouvrir le capot sur son algo

Dans les prochaines semaines, Spotify va donc ouvrir le capot de son algorithme de recommandations pour que les utilisateur·ices puissent le piloter comme ils et elles l’entendent. Que vous soyez inondé·es de titres d’un artiste que vous n’aimez pas ou que vous souhaitiez élargir vos horizons vers de nouveaux genres musicaux, il suffira à l’avenir d’en informer votre algorithme depuis le nouveau menu « Taste Profile » (Profil de goûts).

Cette page est très informative, puisqu’elle résume en quelques paragraphes ce que l’algorithme de Spotify comprend de vos goûts et habitudes d’écoutes. Sur la vidéo partagée par Spotify sur son blog, on lit notamment que la personne utilisée en exemple aime particulièrement les « sonorités pop contemporaines » comme celles de Gracie Abrams et celles du groupe de k-pop ILLIT. L’algorithme dit toutefois remarquer un intérêt grandissant pour le rock alternatif des années 1990, suggérant un « élargissement de votre paysage sonore vers des sons plus axés sur la guitare ».

Spotify algorithme
Le nouveau menu « Taste Profile » permet d’ouvrir le capot de l’algorithme de recommandations Spotify.

Piloter l’algorithme à l’aide de prompts

Depuis ce même menu, Spotify laisse ensuite les utilisateur·ices indiquer à l’algorithme si des changements doivent être apportés à ses recommandations. Dans le panneau « Tell us more » (Dites-nous en plus), on peut ainsi dire à l’algorithme de Spotify que l’on entre dans une phase Justin Bieber, et qu’il faut dorénavant prendre ça en compte dans les playlists qu’il nous propose.

Ni une, ni deux, le changement est déjà visible sur la page d’accueil de l’application. Une nouvelle colonne apparaît, listant à la fois des playlists, albums et collaborations où le chanteur canadien apparaît. On peut ensuite retourner dans le Taste Profile pour affiner encore plus les recommandations et même identifier certaines propositions comme étant inadaptées afin de piloter plus précisément l’algorithme de Spotify.

Une excellente mesure, dévoilée à quelques semaines des 20 ans de la plus grosse plateforme de streaming musical au monde, et qui s’intègre dans un contexte d’ouverture rafraîchissante dans le domaine des recommandations algorithmiques. Deezer a en effet proposé la même mesure pour sa fonction Flow, et Threads, le réseau social de Meta, suit le même mouvement.

À son tour, Spotify veut ouvrir (un peu) son algorithme

Quelques jours après que son concurrent Deezer a permis à ses utilisateurs et utilisatrices de personnaliser l’algorithme de la fonction Flow, il apparaît que Spotify s’apprête à faire de même. Les experts d’Android Authority ont décortiqué la version 9.1.28.385 de Spotify sur smartphone Android et ont trouvé des traces d’une fonction à venir, qui laissera davantage la main aux auditeurs sur leurs préférences d’écoute.

Comment Spotify va-t-elle nous laisser influencer son algorithme ?

D’après les trouvailles d’Android Authority, cette nouvelle fonction intégrée à Spotify prendra la forme de « Notes » qui seront liées à votre profil de goûts musicaux. Le fonctionnement est encore nébuleux, mais il pourrait s’agir de prompts permettant d’indiquer à l’algorithme de Spotify ce que vous souhaitez écouter davantage et ce que vous souhaitez exclure.

« Dis-nous-en plus à propos de toi », semble inviter l’un des prompts, qui aura pour effet « d’influencer ce que tu vois sur ta page d’accueil », rapporte Android Authority. Pour guider ses utilisateurs et utilisatrices, Spotify préremplit le champ textuel avec un texte invitant à se confier sur ses écoutes récentes : « Ces derniers temps, j’écoute beaucoup de… »

Ces notes seront limitées en nombre de caractères, donc il pourrait être nécessaire d’en créer plusieurs afin de façonner l’algorithme comme on l’entend. Toutefois, le nombre de notes est lui aussi limité. On imagine donc qu’il faudra faire un tri régulier dans son profil pour actualiser, supprimer ou ajouter de nouvelles notes à destination de l’algorithme.

On ignore toutefois si cette fonctionnalité sera réservée aux abonné·es Premium ou accessible à toutes et tous. Rien ne garantit que Spotify la lancera in fine ou qu’elle arrivera en France. Après tout, de nombreuses features de la plateforme musicale ne sont toujours pas disponibles chez nous, comme les playlists générées par l’IA ou la messagerie.

Cher algo…

Quoi qu’il en soit, cette nouvelle fonctionnalité rappelle beaucoup celle que vient de lancer Meta pour son réseau social Threads. Depuis la semaine dernière, les internautes peuvent rédiger des posts commençant par « Dear algo » (cher algo, en français) et suivis de requêtes permettant de clarifier leurs centres d’intérêt. Comme sur Spotify, on peut faire se superposer plusieurs requêtes à destination de l’algorithme pour affiner le feed de l’application.

Des nouveautés réjouissantes, qui rompent avec des décennies d’opacité totale sur les algorithmes qui, mine de rien, pilotent énormément notre navigation en ligne. Que ce soit pour les posts auxquels nous sommes exposés sur les réseaux ou pour les découvertes musicales que nous faisons, il faut se réjouir de récupérer un peu plus de contrôle sur les applications qui nous occupent tant… et pour lesquelles, parfois, nous payons !

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