L’histoire des Contes du pommier suit trois enfants en visite chez leur grand-père. La grand-mère, disparue il y a peu, avait pour habitude de leur raconter des histoires magiques « tirées de son chapeau ». Pour passer le temps et se lier avec ses frères, Suzanne perpétue la tradition et raconte trois histoires différentes.
Les contes du pommier est un film d’anthologie, composé de trois segments autonomes, invitant le spectateur à découvrir des univers distincts et plusieurs personnages. Le format donne envie de suivre ces enfants dans leur imagination et de découvrir, avec eux, le prochain segment.
La bande-annonce des Contes du pommier.
(2) L’animation et l’ambiance
Animé avec brio en stop-motion, Les contes du pommier est une œuvre à la fois féérique et un brin effrayante, rappelant le style d’animation de Tim Burton, Adam Elliot ou encore Guillermo Del Toro. Simple dans la construction, mais très efficace, le long-métrage ajuste son ton en fonction de l’histoire racontée, allant du fantastique à l’inquiétant, en passant par l’aventure et la poésie.
Le film est inventif, joli et touche parfois au macabre, avec des ambiances folkloriques et féériques qui laissent libre cours au fantastique.
(3) Le discours sur le deuil et la perte
Les trois histoires racontées dans Les contes du pommier abordent une thématique similaire : le deuil ou la perte. Deuil rencontré par des enfants ou des personnes âgées, souvenir de la personne disparue, regrets des moments perdus, nouvelle vie qui commence… Le film s’empare d’un sujet difficile et arrive à le traiter à hauteur d’enfants.
Sans ignorer la complexité du discours ou la tristesse inhérente à la perte des êtres aimés, le long-métrage a une certaine gravité dans le fond et une belle justesse. Après une présentation au Festival d’animation d’Annecy 2025, Les contes du pommier est à découvrir au cinéma depuis le 8 avril 2026.
One Piece se décline encore dans un nouveau projet, cette fois avec l'univers artistique de Lego. En septembre 2026, on pourra découvrir les aventures de l'équipage de Chapeau de Paille, dont les membres auront été transformés en briques animées.
Le cinéaste sud-coréen Bong Joon-Ho, oscarisé pour Parasite, délaisse les plateaux de tournage réels pour sa première incursion dans le cinéma d'animation. Prévu pour 2027, Ally s'annonce comme une odyssée sous-marine ambitieuse, mêlant humour, émotion et prouesses technologiques.
Que serait l’animation japonaise sans la magie ? Il existe, bien sûr, des œuvres remarquables qui s’en passent. Mais l’extraordinaire demeure un levier puissant, un langage à part entière au service d’histoires parmi les plus singulières. Ces dernières années, il a en outre trouvé une place dans des récits qui cherchent moins à impressionner qu’à susciter l’émerveillement.
Dans ce paysage, L’atelier des sorciers arrive, précédé d’une attente considérable. Adapté du manga de Kamome Shirahama, prépublié depuis 2016, l’anime débute le 6 avril sur Crunchyroll. Le projet, confié au studio Bug Films, entend traduire à l’écran l’un des traits les plus raffinés du manga contemporain. Le défi était conséquent. Il est, en grande partie et pour son début, relevé.
Un apprentissage au cœur du mystère magique
L’histoire prend place dans un univers où la magie est perçue comme un don réservé à une élite. Coco, jeune fille fascinée par les sorciers, en découvre pourtant la véritable nature : la magie ne se possède pas, elle s’apprend. Après un accident survenant lors d’une première tentative qui pétrifie sa mère, elle est recueillie par Kieffrey et devient apprentie dans l’espoir de réparer l’irréversible.
L’atelier des sorciers
Une direction artistique éblouissante
C’est sans doute là que la série impressionne le plus. L’animation, d’une grande fluidité, épouse les lignes du manga sans les trahir. Les décors, souvent proches de la peinture, composent des paysages d’une richesse remarquable et les couleurs varient avec subtilité, oscillant entre teintes lumineuses et nuances plus sourdes, sans jamais tomber dans l’excès.
L’atelier des sorciers
La magie elle-même se distingue par sa légèreté : brillante, presque aérienne, elle s’inscrit dans l’espace avec élégance. À l’inverse, certaines séquences introduisent une forme de dureté, une noirceur contenue, mais sans brutalité. On perçoit une ambition clairement cinématographique et le studio Bug Films, encore jeune, confirme ici ce qu’il laissait entrevoir dans Zom 100: un sens aigu de la couleur et de la composition.
Une narration qui privilégie la progression
Là où beaucoup d’oeuvres choisissent l’impact immédiat, L’atelier des sorciers prend le temps d’installer son univers. L’histoire adhère à la tradition du récit d’apprentissage sans précipitation. Elle en pose les premières bases, esquissant un monde vaste, dont les tensions se dessineront progressivement.
L’atelier des sorciers
Malgré la violence symbolique de certains événements, l’ensemble conserve une forme de douceur. Loin d’un shōnen frénétique, la série adopte un rythme posé, où le mystère agit moins comme un ressort sensationnaliste que comme un moteur de curiosité. Une approche qui rappelle Frieren, avec un même goût pour la contemplation et une attention portée à la transmission.
Autre point à relever : la place centrale – et bienvenue – accordée aux personnages féminins. À l’image de Frieren ou de Maomao dans Les carnets de l’apothicaire – elles aussi issues d’œuvres imaginées par des femmes –, Coco échappe en partie aux archétypes traditionnels des protagonistes féminins, entourée d’autres apprenties pleinement intégrées au récit. À bien des égards, le titre aurait pu s’intituler L’atelier des sorcières.
Une distribution vocale efficace
Côté interprétation, la présence de Natsuki Hanae dans le rôle de Kieffrey agit comme une délicieuse madeleine de Proust. La voix de Tanjiro dans Demon Slayer, mais surtout de Kaneki Ken dans Tokyo Ghoul, apporte une douceur, parfois teintée de gravité, parfaitement en accord avec le personnage.
L’atelier des sorciers
En revanche, la performance de Rena Motomura dans le rôle de Coco laisse une impression plus nuancée. Efficace dans les intentions, elle souffre parfois des limites inhérentes aux rôles d’enfants : voix aiguë, émotions très appuyées, une forme de naïveté qui frôle par moments la caricature. Rien de rédhibitoire, toutefois.
Une adaptation déjà prometteuse
Les premiers épisodes posent les bases d’un projet ambitieux, qui assume son exigence formelle. L’atelier des sorciers ne cherche pas la surenchère : le récit s’attache à construire un monde, à en faire ressentir les règles, les tensions et les beautés. Dans un paysage souvent dominé par l’efficacité, cette retenue fait figure de parti pris. Reste à voir si la série saura maintenir cet équilibre sur la durée. Mais à ce stade, l’essentiel est là.
Quelques jours avant son lancement, la nouvelle série Star Wars est déjà renouvelée. Maul : Seigneur de l'ombre est là pour durer et on ne va pas s'en plaindre.
Personnage culte de la prélogie, longtemps relégué au rang d’exécutant silencieux, Dark Maul s’offre enfin une œuvre à son nom. Star Wars – Seigneur de l’ombre, nouvelle série animée développée pour Disney+, est attendue à partir du 6 avril sur la plateforme. Elle s’inscrit dans la stratégie de Lucasfilm d’explorer des figures secondaires de l’univers Star Wars. La série adopte un format de dix épisodes et la diffusion s’organisera à raison de deux épisodes par semaine, jusqu’à un final programmé le 4 mai, date du « Star Wars Day ».
Où se situe Maul dans la saga ?
Introduit dans La menace fantôme, Maul apparaît comme l’apprenti de Dark Sidious. Son affrontement avec Obi-Wan Kenobi en fait une figure marquante. Dans The Clone Wars, il réapparaît après avoir survécu à sa chute, sombre dans la folie avant de se reconstruire et de prendre la tête d’un syndicat criminel, le Shadow Collective. Dans Rebels, son rôle évolue encore : isolé, plus calculateur, il poursuit sa quête de pouvoir tout en nourrissant une obsession persistante pour Obi-Wan.
Star Wars – Seigneur de l’ombre
La nouvelle série poursuit ce développement à une période charnière, entre la fin des Guerres des Clones et l’essor de l’Empire. Elle explore l’ascension de Maul comme chef criminel, à la tête d’un réseau, le Crimson Dawn, déjà aperçu dans Solo. En se concentrant sur ces dynamiques de pouvoir, la série aborde un versant plus politique et souterrain de la galaxie, éloigné des affrontements traditionnels entre Jedi et Sith.
Produite par Lucasfilm Animation, le projet mobilise les équipes déjà à l’œuvre sur The Clone Wars et The Bad Batch. Côté casting vocal, Sam Witwer reprend le rôle de Maul, qu’il incarne depuis plusieurs années dans les séries animées.
L’animation, un pilier structurant de la saga
L’animation constitue aujourd’hui un pilier du développement de l’univers étendu, avec neuf séries diffusées à ce jour : The Clone Wars (2008), Rebels (2014), Resistance (2018), The Bad Batch (2021), Visions (2021), Tales of the Jedi (2022), Young Jedi Adventures (2023), Tales of the Empire (2024) et Tales of the Underworld (2025). Chacune explore des temporalités et des registres différents, en complément des films.
Le réalisateur de Raiponce s'associe à Netflix pour explorer une nature luxuriante et fantastique. Les premières images promettent un divertissement familiale de haute volée.
Trois ans après un premier essai bien reçu, l’univers de Mario poursuit sa mue sur grand écran avec Super Mario Galaxy, sorti ce 1er avril. Deuxième long-métrage après Super Mario Bros., ce nouvel opus prolonge la stratégie de Nintendo et du studio Illumination pour installer leurs licences dans le paysage cinématographique. Mais ce second pari est-il réussi ?
Quelle est l’histoire de Super Mario Galaxy ?
Inspiré des jeux éponymes, le film propulse ses personnages dans une aventure interstellaire. Lorsque Rosalina est enlevée par Bowser Jr., Mario, Luigi et Peach traversent galaxies et planètes pour lui porter secours. L’intrigue, volontairement simple, sert de prétexte à une succession de mondes. Le casting vocal reste inchangé : Chris Pratt (Mario), Anya Taylor-Joy (Peach), Charlie Day (Luigi) et Jack Black (Bowser), rejoints notamment par Brie Larson dans le rôle de Rosalina.
Super Mario Galaxy.
Malgré cette ambition, la réception critique se révèle globalement défavorable. IGN évoque « une grosse démo » et un film qui abandonne « toute ambition de scénario », allant jusqu’à parler d’un objet « sans âme, sans envie ». Empire se montre tout aussi sévère, qualifiant le long-métrage de « pensum hystérique et dénué d’humour » et estimant que « rien ne semble important ni délibéré – ce ne sont que des événements qui se produisent ».
Que reproche-t-on au film ?
La faiblesse du récit est le reproche le plus récurrent. « L’intrigue […] sert simplement de prétexte pour passer d’une scène à l’autre », estime The New York Times, qui ajoute que le film « souffre d’un vide abyssal ».« [Il] s’abandonne à son plus simple appareil diégétique. […] C’est le script, sans tentative supplémentaire », juge IGN de son côté.
Super Mario Galaxy.
Sur le plan esthétique, les avis divergent mais restent critiques. The Guardiandécrit « une suite animée inerte et sans intérêt […] une opération commerciale opportuniste », regrettant un film« fade visuellement » et une « aventure générique ». Certains reconnaissent néanmoins une efficacité technique, avec des scènes d’action qui « impressionnent », bien que « ça ne raconte rien du tout » (IGN).
Quelques motifs de satisfaction ?
Quelques retours viennent nuancer ce constat. Plus positifs, Les Numériques saluent un film « généreux » et un divertissement « qui ne […] laisse […] s’ennuyer une seconde », évoquant « une poignée de moments véritablement jubilatoires ». The New York Times relève également que « les meilleurs moments surviennent lorsque les personnages atterrissent sur une nouvelle planète ». Mais derrière l’accumulation de références et d’effets, Super Mario Galaxy peine à dépasser le statut de vitrine Nintendo.
Après avoir posé les bases d’un univers cinématographique en 2023, Nintendo et Illumination prolongent l’expérience avec Super Mario Galaxy, le 1er avril au cinéma. Mario et Luigi reprennent du service, toujours portés par les voix de Chris Pratt et Charlie Day, aux côtés d’Anya Taylor-Joy (Peach) et Jack Black (Bowser). Cette nouvelle aventure, désormais tournée vers l’espace, introduit en outre une galerie de personnages inédits.
Que retenir du premier film ?
Le premier volet a introduit un ensemble de figures emblématiques issues de l’univers vidéoludique : Mario, Luigi, Peach, Toad ou encore Bowser. Autour de ce noyau central gravitaient également des personnages secondaires comme Donkey Kong, Kamek ou encore Cranky Kong.
Super Mario Bros.
Avec Super Mario Galaxy, le récit change d’échelle. Propulsés au cœur d’un univers cosmique, Mario et Luigi quittent le Royaume Champignon pour explorer des galaxies multiples. Cette bascule s’inspire directement des jeux du même nom, où la gravité, les planètes et les voyages interstellaires redéfinissent les enjeux.
Quels nouveaux visages rejoignent l’univers ?
À ces personnages s’ajoutent plusieurs visages emblématiques des jeux, à commencer par Harmonie (Rosalina). Apparue en 2007 dans le jeu éponyme, elle veille sur les étoiles depuis son observatoire, entourée des Lumas. À ses côtés, Bowser Jr. enrichit la dynamique antagoniste : le fils de Bowser se distingue par sa ruse et son imprévisibilité, introduisant un nouveau déséquilibre.
Super Mario Galaxy.
Autre arrivée attendue : Yoshi, l’allié incontournable. Compagnon emblématique de Mario, il accompagne ses aventures avec des capacités propres, directement issues du gameplay. Enfin, des personnages plus secondaires complètent cette galerie, comme la Reine des abeilles, ou encore Wart et Birdo, personnages plus anciens et moins exploités de la franchise.
Pourquoi Fox McCloud attire-t-il toute l’attention ?
La surprise vient toutefois d’un personnage extérieur à la saga Mario : Fox McCloud. Héros de la licence Star Fox, ce pilote de vaisseau spatial apparaît pour la première fois en 1993 dans Star Wing. Évoluant dans un univers de science-fiction centré sur les combats aériens, il reste moins identifié du grand public, sa franchise ayant été plus discrète ces dernières années, malgré des épisodes marquants comme Star Fox 64. Sa présence dans le film constitue une première au cinéma.
Super Mario Galaxy.
Doublé par Glen Powell dans la version originale, Fox pourrait jouer un rôle clé dans cette aventure spatiale. Son intégration dépasse le simple clin d’œil et esquisse une ouverture vers un univers élargi, où différentes licences Nintendo pourraient coexister.
Plutôt team Bros ou team Galaxy ? Trois ans après le succès du long-métrage Super Mario Bros.au cinéma, adaptation d’une franchise vidéoludique au rayonnement mondial, la licence fait son retour sur grand écran avec Super Mario Galaxy, attendu le 1er avril. Mêmes personnages, même univers : mais quels liens unissent réellement ces deux films ?
Quelle est l’histoire de Super Mario Bros., le film ?
Sorti en 2023 et réalisé par Aaron Horvath et Michael Jelenic (connus notamment pour la série Teen Titans Go!), Super Mario Bros., le film a posé les bases d’un univers cinématographique dédié à la célèbre licence Nintendo. Le récit suivait Mario et Luigi propulsés dans le Royaume Champignon. Tandis que Luigi est capturé par Bowser, Mario s’allie à la princesse Peach pour contrer les ambitions du tyran.
Super Mario Bros., le film
Le nouvel opus prolonge directement le premier long-métrage. Les équipes de réalisation sont reconduites et, sur le plan narratif, Super Mario Galaxy poursuit les événements précédents. Mario et Luigi, désormais installés dans le Royaume Champignon, doivent faire face à une nouvelle menace incarnée par Bowser Jr.
L’introduction de Yoshi, annoncée dans la scène post-générique du premier film, vient confirmer cette continuité. Le casting vocal reste également le même, avec le retour de Chris Pratt, Anya Taylor-Joy, Charlie Day et Jack Black.
De quoi parle Super Mario Galaxy ?
Ce second film déploie l’intrigue à une tout autre échelle. Les héros quittent le Royaume Champignon pour explorer l’espace et ses multiples galaxies, où ils rencontrent notamment Harmonie (Rosalina), figure clé de cet univers, accompagnée de ses Lumas.
Super Mario Galaxy, le film
L’ensemble introduit de nouveaux enjeux, plus vastes, tout en intégrant des éléments emblématiques des jeux vidéo. Sans adapter fidèlement un épisode précis, le film construit un récit original, nourri de références, où se mêlent nouvelles figures et personnages déjà installés.