Vue lecture

Kacken-sur-Seum, la nouvelle comédie allemande inattendue de Netflix

Nouvelle production allemande de Netflix, Kacken-sur-Seum rejoint le catalogue européen de la plateforme avec une comédie dramatique au ton singulier, créée par les frères Dimitrij et Alex Schaad, déjà remarqués au cinéma avec Ma peau contre ta peau. Disponible depuis le 26 février, la première saison se compose de neuf épisodes d’environ 30 minutes, proposés simultanément.

De quoi parle Kacken-sur-Seum ?

L’histoire suit Toni, alias le rappeur Fatoni. Depuis l’adolescence, il rêve de quitter Kacken, son village natal situé sur les rives de la Havel, pour réussir dans la musique. Dix-huit ans après son installation à Berlin, sa carrière n’a pourtant jamais décollé et il gagne sa vie comme livreur de pizzas. La mort accidentelle de sa mère l’oblige à revenir dans cette petite ville qu’il avait cherché à fuir.

Anton Schneider, Salim Samatou et Taneshia Abt dans Kacken-sur-Seum.

Ce retour provoque une succession de bouleversements. Toni découvre qu’il est le père d’un adolescent de 13 ans, Charly, dont il ignorait l’existence. Autour de lui gravite une galerie de personnages excentriques, dont Johnny Carrera, son beau-père plus jeune que lui, ainsi qu’un caneton parlant nommé Tupac.

Qui se cache derrière la production ?

La création et l’écriture sont assurées par les frères Schaad. Le scénario est développé avec Mats Frey, Gemma Michalski, Isaiah Michalski et Susann Schadebrodt. Produite par Warner Bros. International Television Production pour Netflix, la série a été tournée entre Berlin et plusieurs régions rurales allemandes.

Anton Schneider dans Kacken-sur-Seum.

Anton Schneider, connu en Allemagne pour pour Schlafschafe, incarne ce protagoniste désabusé. Sky Arndt interprète Charly tandis que Dimitrij Schaad apparaît lui aussi à l’écran dans le rôle de Johnny Carrera. Le casting réunit aussi Jördis Triebel, Marc Hosemann, Matthias Brandt, Ruth Reinecke et Vincent Redetzki, avec une apparition de Veronica Ferres. La voix du caneton Tupac est assurée par Jella Haase.

À quelles séries peut-on la rapprocher ?

Par son mélange d’humour noir et de regard générationnel, Kacken-sur-Seum rappelle certaines comédies contemporaines centrées sur des personnages en décalage avec leur époque. L’ironie douce-amère évoque The End of the F*ing World, tandis que l’approche plus intime la rapproche de Master of None, attentive aux hésitations et aux désillusions d’une génération.

  •  

Maison de retraite 2 : que vaut la comédie avec Kev Adams ?

Portée par Kev Adams, la comédie Maison de retraite 2 sera diffusée en prime time sur TF1 ce dimanche 1er mars. Après le succès surprise du premier film, sorti en salles en 2022, ce second opus — arrivé au cinéma en 2024 — tente de prolonger la formule mêlant humour populaire et regard sur le grand âge. Une recette qui continue manifestement de trouver son public : la franchise s’apprête désormais à se poursuivre sous une nouvelle forme.

La bande-annonce de Maison de retraite 2.

Comment le film est-il devenu un succès populaire ?

Réalisé par Thomas Gilou, le premier long-métrage racontait l’histoire de Milann, condamné à effectuer des travaux d’intérêt général dans un Ehpad. Portée par un casting intergénérationnel, la comédie a dépassé les deux millions d’entrées en salles.

Maison de retraite 2.

Fort de cet accueil, un deuxième volet est lancé sous la direction de Claude Zidi Jr. (Les déguns, 2018). L’intrigue débute lorsque le foyer Lino Vartan est contraint de fermer, obligeant pensionnaires et encadrants à s’installer dans une luxueuse résidence pour seniors dans le Sud. Ce nouveau cadre révèle une manipulation orchestrée par un groupe privé, orientant le récit vers une mécanique plus proche de la comédie d’aventure.

Kev Adams reprend son rôle aux côtés d’une distribution réunissant notamment Jean Reno, Chantal Ladesou, Michel Jonasz, Enrico Macias, Daniel Prévost, Liliane Rovère et Firmine Richard.

Quelles sont les critiques de Maison de retraite 2 ?

Les critiques se montrent partagées, oscillant entre bienveillance et réserves. Le Figaro salue une « comédie familiale ensoleillée et fort sympathique », tandis que France Bleu évoque « un mélange d’émotions, porté entre autres par les talents de Chantal Ladesou et Firmine Richard, qui incarnent avec brio des personnages hauts en couleur ». Mais de son côté, Télérama affiche de grandes réserves, décrivant « une comédie poussive qui moque mollement le monde impitoyable des Ehpad », regrettant un récit qui se perd « en explications ».

Maison de retraite 2.

Y aura-t-il un Maison de retraite 3 ?

La franchise ne s’arrêtera pas, mais elle change de format. Contrairement à ce que son succès en salles pouvait laisser imaginer, aucun troisième film n’est prévu. Comme l’explique Télé-Loisirs, TF1 a préféré développer une série dérivée plutôt qu’un nouveau long-métrage. Kev Adams y reprendra son rôle aux côtés d’une grande partie du casting, dont Chantal Ladesou, Liliane Rovère, Michel Jonasz ou encore Enrico Macias.

« À chaque épisode, un focus est opéré sur certains [pensionnaires] pour mieux comprendre la vie qu’ils ont menée, leurs rêves, leurs inspirations, leurs peurs et leurs espoirs », a déclaré Kev Adams à Ouest-France. La fiction comptera six épisodes et sera diffusée à partir du 9 mars prochain.

  •  

SEB se dévoile avec Backpack, un album introspectif

Connu du grand public sous le nom de Seb la Frite, Sébastien Frit poursuit sa mue artistique avec Backpack, un nouvel album sorti ce 27 février. Avec ce deuxième opus, l’artiste de 29 ans cherche à s’affranchir un peu plus de son image de Youtubeur pour affirmer son inscription dans le paysage du rap français. Composé de douze titres mêlant rap, mélodies planantes et touches électro, le disque revendique« une couleur homogène » née d’un « pur kiff » entre amis, a-t-il expliqué à l’AFP.

Comment est né Backpack ?

Dans ce nouveau CD, « SEB vide son sac », indique le communiqué officiel. L’album est présenté comme « libre, instinctif et sans filtre, pensé comme un terrain créatif où Sébastien peut enfin être lui-même ». Né de sessions improvisées avec ses deux collaborateurs Saan et Racy, le projet navigue entre rap brut, autotune feutrée, baile et textures électroniques.

Ce monde, de SEB.

L’artiste explique avoir imaginé ce disque comme une réponse à ses débuts difficiles dans l’industrie musicale. Inspiré par ses voyages – Papouasie, Kirghizistan, Inde, Tanzanie – et par son journal intime, Backpack explore l’identité, la vulnérabilité et la pression du succès.

La musique occupe désormais une place centrale dans la trajectoire du créateur, révélé adolescent sur YouTube avant de se tourner vers des formats culturels et documentaires. Son premier album, Crash Test, sorti en 2021, avait déjà marqué une première tentative, après plusieurs singles expérimentaux.

Qu’est-ce qu’on en pense ?

À l’écoute, Backpack se situe pleinement dans l’intention annoncée par l’artiste : un album presque monochrome dans son atmosphère, où la cohérence d’ensemble prime sur les variations. Le disque déploie une ambiance aérienne, calme et suave, portée par une trap mélancolique. Les textes occupent une place centrale, traduisant une volonté manifeste de confessions et de partage personnel. Certains morceaux viennent quand même légèrement nuancer cette linéarité, comme Ce monde, à peine plus lumineux, ou encore Sobre & Saoul, plus rythmé, sombre et dynamique.

Sobre & Saoul, de SEB.

Cette direction artistique, assumée, constitue néanmoins une limite. La cohérence sonore finit par créer une certaine redondance, avec l’impression d’une même ambiance déclinée tout au long des douze titres – surtout pour les auditeurs moins attentifs aux textes ou aux subtilités d’écriture. S’il participe à l’identité sonore de l’album, l’usage systématique de l’autotune tend à lisser l’ensemble et rapproche SEB d’esthétiques déjà largement répandues.

C’est peut-être sur le terrain visuel que Backpack affirme le plus clairement sa singularité. Conçu avec le directeur artistique Karl N’da Adopo, le projet déploie une esthétique soignée et cohérente. Chaque morceau bénéficie ainsi de son propre clip, développé autour d’un univers visuel travaillé et renouvelé, tout en conservant une ligne esthétique commune incarnée par le personnage au sac à dos – fil conducteur du projet. L’ensemble traduit une volonté manifeste de construire un objet artistique pensé dans les moindres détails.

  •  

As d’Or 2026 : quel titre a été sacré jeu de l’année ?

Le jury du Festival international des jeux de Cannes (FIJ) a couronné Toy Battle de l’As d’Or 2026, la distinction la plus prestigieuse du secteur ludique en France. Imaginé par les auteurs italiens Paolo Mori et Alessandro Zucchini, ce jeu d’affrontement pour deux s’est imposé dans la catégorie reine face à Flip 7 et Rebirth.

Quelle est la mécanique de Toy Battle ?

Publié par Repos Production, Toy Battle propose un duel tactique mettant en scène des jouets engagés dans une bataille miniature. Chaque joueur tente soit d’atteindre le quartier général adverse, soit de contrôler des zones du plateau afin d’accumuler des médailles. Les parties, rapides – environ 15 minutes –, reposent sur des règles simples, mais riches en décisions.

Le jeu se distingue par ses huit champs de bataille modulaires et ses troupes aux pouvoirs spécifiques, qui renouvellent constamment les stratégies. À chaque tour, les joueurs choisissent entre le fait de recruter de nouvelles unités ou d’en déployer une pour déclencher son effet.

Qu’en pense la critique ?

La réception critique s’est montrée particulièrement enthousiaste. Le site Le Labo des Jeux parle d’un « véritable cas d’école » et souligne que« le jeu est bon, le jeu est agréable à jouer », saluant la fluidité et la qualité du matériel.

De son côté, Numerama le qualifie « d’incontournable pour les amateurs de jeux de stratégie à deux ». Les médias internationaux partagent ce constat : Meeple Mountain évoque ainsi « un jeu de guerre à petite échelle au rythme soutenu », tandis que Geeks Under Grace salue « un jeu à deux étonnamment solide […] au gameplay simple, rapide et stratégique ».

Certaines critiques introduisent toutefois des nuances. Le site Depuncheur pointe « son hasard un peu trop impactant », estimant que la pioche peut parfois déséquilibrer les affrontements. Le Labo des Jeux note également que « la rejouabilité n’est pas infinie », même si la maîtrise progressive du jeu constitue précisément son principal attrait.

Qui sont les autres lauréats ?

Le palmarès 2026 distingue également L’Île des Mookies dans la catégorie « Enfant », Zenith pour le prix Initié et Civolution dans la catégorie « Expert ». Créé en 1988, l’As d’Or distingue chaque année les jeux les plus marquants édités sur le marché français, selon des critères mêlant innovation, accessibilité et qualité d’expérience. Comparable aux Oscars pour le cinéma, la récompense agit comme un véritable label auprès du grand public.

  •  

Jim Carrey : 3 choses que vous ignorez sur l’acteur américain césarisé

(1) Pourquoi s’est-il écrit un chèque de 10 millions de dollars ?

Au début des années 1980, alors qu’il enchaîne les scènes de stand-up sans véritable percée à Hollywood, Jim Carrey rédige un chèque à son propre nom de 10 millions de dollars, libellé pour « services d’acteur rendus ». Il le postdate à Thanksgiving 1995 et le glisse dans son portefeuille.

Moins de dix ans plus tard, après une série de succès retentissants – Ace Ventura: Pet Detective, The Mask et Dumb and Dumber –, l’acteur négocie des cachets à plusieurs millions de dollars. Le rapprochement nourrit depuis le mythe d’une réussite « visualisée ».

(2) Jusqu’où est allé le calvaire du Grinch ?

Sous les traits verdâtres de cette créature poilue, Jim Carrey livre dans Le Grinch une performance devenue culte. En coulisses, le tournage tient pourtant de l’épreuve d’endurance. Chaque journée commence par plusieurs heures de maquillage : lentilles, nez artificiel, fausses dents, doigts surdimensionnés, costume intégral en poils de yak… L’ensemble entrave sa respiration, réduit son champ de vision et installe une sensation constante d’enfermement.

Le Grinch.

L’acteur évoquera par la suite des crises d’angoisse et une fatigue extrême, au point d’envisager de se retirer du projet. La production fait alors appel à un spécialiste, « un homme qui entraînait les agents de la CIA et les membres des forces spéciales à résister à la torture », confie-t-il (propos rapportés par Variety). Le film, réalisé par Ron Howard, sortira finalement en 2000, laissant le souvenir d’un tournage éprouvant, à rebours de la féerie affichée à l’écran.

(3) La « méthode Carrey » a-t-elle dépassé les limites ?

Dans Man on the Moon, biopic consacré à l’humoriste américain Andy Kaufman, Jim Carrey ne se contente pas d’enfiler le costume. Le film retrace la trajectoire d’un artiste qui brouillait sans cesse les frontières entre provocation, performance et mystification.

Et, pour lui donner corps, Carrey adopte une immersion radicale : sur le plateau, il reste Kaufman, parle et agit comme lui, endossant également le rôle de Tony Clifton, l’alter ego outrancier du comédien. Rapidement, jeu et réalité se confondent, au point que certains membres de l’équipe ne savent plus à qui ils s’adressent.

Le documentaire Jim & Andy: The Great Beyond, réalisé par Chris Smith et révélé en 2017, a donné à voir l’ampleur de cette démarche. On y observe un acteur absorbé par son personnage, maintenant la fiction au-delà des prises. Une expérience qui éclaire autrement la trajectoire d’un comédien souvent réduit à son exubérance comique, mais dont l’engagement artistique s’est parfois situé à la frontière de l’excès.

  •  

Sophie Tal Men de retour avec un nouveau roman, Malgré tout ce qui nous sépare

La guerre comme épreuve intime. Avec Malgré tout ce qui nous sépare, publié chez Albin Michel le 26 février, Sophie Tal Men déplace son territoire romanesque vers l’Occupation. Installée depuis dix ans parmi les signatures de la fiction populaire – souvent rapprochée de Virginie Grimaldi –, elle choisit cette fois un cadre historique et y examine ce que deviennent les convictions, les fidélités et les élans du cœur lorsque l’ennemi s’invite dans l’espace le plus intime.

Que raconte ce nouveau roman ?

Septembre 1944. Sur l’île de Groix, Rose exerce le métier de sage-femme. Elle accompagne les naissances dans une communauté fragilisée par une guerre qui n’en finit plus. Puis, sa maison est réquisitionnée pour loger deux officiers ennemis. La cohabitation s’impose, sans échappatoire.

Le roman repose sur cette tension domestique. Dans la promiscuité, les certitudes se fissurent. L’ennemi acquiert un visage, une voix, une présence. Sophie Tal Men privilégie une narration resserrée, attentive aux gestes, aux regards et aux déplacements intérieurs d’une femme partagée entre loyauté, colère et trouble.

Pourquoi ce détour par l’histoire ?

Connue pour ses récits contemporains ancrés dans le monde médical, l’autrice élargit ici son champ. L’Occupation lui permet d’explorer autrement ses thèmes de prédilection, et la guerre n’est pas traitée comme une fresque spectaculaire, mais comme une pression constante sur des existences ordinaires.

La Bretagne, omniprésente dans son œuvre, reste le point d’ancrage. Groix, déjà au cœur d’autres romans, offre un décor concret et symbolique : une île refermée sur elle-même. Ce territoire assure la continuité avec ses livres précédents, des Yeux couleur de pluie à La promesse d’une île.

Neurologue à Lorient, Sophie Tal Men publie depuis 2015. Son succès repose sur une écriture lisible, structurée, attentive aux fragilités humaines. Elle appartient à cette génération d’autrices qui ont redonné au roman sentimental de la visibilité en librairie.

  •  

Bridgerton : faut-il regarder la partie 2 de la saison 4 ?

Mayfair s’apprête à refermer une nouvelle fois ses rideaux. Ce 26 février, quatre épisodes supplémentaires sont disponibles sur Netflix, venant compléter la quatrième saison de La chronique des Bridgerton. Après un premier bloc dévoilé fin janvier, dominé par le bal masqué, un gant oublié et une proposition jugée humiliante, la série doit transformer l’essai. La conclusion de l’histoire entre Benedict Bridgerton et Sophie Baek tient-elle ses promesses ? Voici notre avis.

Où en était la saison ?

Dans la première partie, le cadet de la famille fait la rencontre d’une mystérieuse jeune femme en robe argentée lors d’un bal masqué. Il ignore qu’il s’agit de Sophie Baek, domestique et fille illégitime d’un lord. L’attirance se transforme rapidement en attachement, mais leur relation se heurte rapidement aux normes de la haute société.

La chronique des Bridgerton, saison 4, partie 2.

À la fin du quatrième épisode, tiraillé entre ses obligations et cet amour qu’il n’assume pas publiquement, Benedict lui propose de devenir non pas son épouse mais sa maîtresse. Sophie refuse ; elle quitte alors la maison Bridgerton, mettant un terme à leur liaison.

Pourquoi faut-il poursuivre la série ?

Soyez rassurés : la série ne laisse pas longtemps la rupture en suspens. Les nouveaux épisodes montrent rapidement que la séparation ne peut tenir. Benedict cherche à revoir Sophie et doit affronter les conséquences concrètes de sa proposition. De son côté, Sophie se retrouve dans une position plus fragile encore à cause de Lady Araminta.

La chronique des Bridgerton, saison 4, partie 2.

Si la dimension sentimentale et l’histoire d’amour de la première partie vous a convaincu, la suite reste dans cette même tonalité. La série livre le dénouement de la relation entre Benedict et Sophie sans détour, cohérent avec l’univers installé depuis quatre saisons. Le final fonctionne, sans pour autant surprendre ou bousculer les habitudes de la série.

Les intrigues secondaires avancent également. La relation de Violet Bridgerton avec Lord Anderson évolue, tandis que les dynamiques familiales se déplacent à la marge. Surtout, un tournant décisif autour de Francesca Bridgerton vient redistribuer les cartes et pourrait infléchir durablement sa trajectoire dans les prochaines saisons. C’est sans doute le rebondissement le plus stimulant de cette seconde partie.

Que reproche-t-on à cette suite ?

À mesure que les saisons défilent, la surprise s’amenuise. Les grandes étapes se devinent et les conflits suivent des chemins désormais bien balisés. Le divertissement reste présent mais l’impression de répétition s’installe.

Face à des séries plus récentes comme Heated Rivalry (sur HBO), saluée pour son intensité, ou, dans le registre du costume, The Artful Dodger (saison 2, sur Disney+), qui propose un cadre plus singulier, Bridgerton semble trop prudente, voire lisse. Même des romances contemporaines comme Le délicieux Professeur V. –attendue la semaine prochaine sur la plateforme –, traduisent une volonté plus nette de Netflix d’explorer des terrains narratifs moins convenus.

La chronique des Bridgerton, saison 4, partie 2.

La partie 2 ne déçoit pas : elle assure le divertissement et prépare la suite. Mais elle confirme également un choix : consolider une formule bien éprouvée plutôt que la réinventer. À chacun de voir si cette fidélité suffit encore à séduire.

  •  

Scrubs : la série fait-elle un retour réussi ?

Quinze ans après avoir quitté l’antenne, la sitcom hospitalière Scrubs retrouve les couloirs du Sacré Coeur. La nouvelle et dixième saison est diffusée aux États-Unis sur ABC à partir de ce 25 février – avec une annonce toujours attendue en France. Outre-Atlantique, les premiers retours sont déjà tombés : plutôt enthousiastes, mais non dénués de réserves.

Présentée comme une suite directe, ce nouveau chapitre replace JD, Turk et Elliot au cœur du récit. Zach Braff, Donald Faison et Sarah Chalke reprennent leurs rôles, entourés d’une nouvelle génération d’internes.

Que saluent les critiques ?

The Guardian se montre conquis par la dynamique retrouvée : « L’alchimie entre les acteurs est toujours aussi pétillante et porte à elle seule ce retour plein de répliques cinglantes », note le quotidien britannique. Il évoque un programme « réconfortant », « exactement ce dont nous avons besoin en ce moment ».

Sarah Chalke et Zach Braff dans Scrubs.

Même avis chez The AV Club : « Après 16 ans d’absence, Scrubs est de retour et en pleine forme ». Le média estime que « la nouvelle normalité continue de donner lieu à des résultats hilarants » et voit dans ce revival « un succès incontestable ». Quant au Hollywood Reporter, il adopte une position plus mesurée tout en soulignant la présence de « séquences oniriques, toujours aussi amusantes et fantaisistes ».

Que vaut le retour des acteurs ?

L’ensemble de la presse s’accorde sur la justesse du casting : The Guardian salue John C. McGinley, « toujours aussi électrisant » ; The Hollywood Reporter note le trio « Faison, Chalke et McGinley », qui « offrent tous des moments dramatiques d’une grande force » ; et The AV Club insiste sur « l’alchimie indéniable entre Braff et Faison », pilier intact de la série.

Les réserves portent d’abord sur l’évolution narrative. Pour The Hollywood Reporter, le redémarrage « ressemble à une régression », avec un JD qui « stagne et ralentit tout ce qui tente de progresser dans la série ». Quant à Variety, le magazine interroge la nécessité d’ajouter un énième chapitre à une série toujours intacte :« Pourquoi regarder une saison qui tente de coller au plus près à l’originale […] quand on peut tout simplement regarder la série originale ? ».

  •  

Orwell: 2+2=5, le miroir contemporain de 1984 selon Raoul Peck

Le 8 juin 1949, George Orwell publiait l’un des livres les plus puissants pour penser la liberté, le pouvoir et la vérité : 1984. Un roman qui n’a jamais cessé d’agir ; et qui, aujourd’hui encore, nous apprend quelque chose — moins sur un futur imaginaire, que sur notre propre réalité.

La bande-annonce de Orwell: 2+2 = 5.

Présenté à Cannes l’an dernier avant une sortie en salles ce 25 février, Raoul Peck ne signe avec Orwell: 2 + 2 = 5 ni un biopic ni une adaptation. Le cinéaste haïtien compose un essai documentaire de près de deux heures à partir des journaux, lettres et textes d’Orwell, restitués à la première personne. Images d’archives et séquences contemporaines s’entrelacent pour faire dialoguer l’écrivain avec notre présent, dans un dispositif ample et frontal qui, globalement, séduit la presse par sa puissance et sa résonance politique.

Que filme Raoul Peck ?

Le long-métrage revient sur les derniers mois d’Orwell, retiré sur l’île de Jura, en Écosse, affaibli par la tuberculose mais entièrement absorbé par l’écriture de 1984. Peck donne à entendre un homme obsédé par les dérives totalitaires, la corruption du langage et l’effacement progressif de la vérité. À travers ses mots, le film retrace la naissance d’un roman pensé comme un avertissement aux démocraties.

« Le Parti finirait par annoncer que deux et deux font cinq et il faudrait le croire. » Cette formule, 2+2=5, devient l’axe du documentaire. Dans 1984, elle incarne la capacité d’un pouvoir à imposer une contre-vérité jusqu’à ce qu’elle devienne évidente. Peck confronte cette idée aux images contemporaines — guerres, discours politiques, langage technocratique, surveillance numérique — non pour illustrer le roman mais pour en tester la portée dans notre présent.

« Pour être corrompu par le totalitarisme, il n’est pas nécessaire de vivre dans un état totalitaire », disait Orwell. Le film montre comment les mécanismes qu’il décrit dans son œuvre — falsification de l’histoire, culte du chef, banalisation de la surveillance… — s’infiltrent aujourd’hui dans nos sociétés démocratiques, souvent sous des formes plus diffuses mais non moins efficaces.

Que pense la presse de Orwell: 2+2 = 5

Salué pour sa force, le film a marqué une partie de la presse tout en suscitant quelques réserves sur sa méthode. Télérama parle d’un « documentaire brûlant d’actualité » et d’un « parallèle troublant entre le roman et aujourd’hui ». Le magazine salue un film « foisonnant » porté par une énergie fiévreuse.

Orwell : 2+2=5.

Franceinfo souligne aussi un long-métrage qui « fait résonner une œuvre visionnaire avec le monde d’aujourd’hui », insistant sur la puissance des archives et la cohérence du dispositif. Le Monde adopte un regard plus critique sur la forme, notant que « le programme du film est copieux » et que l’ampleur de la démonstration peut parfois diluer les nuances.

Pourquoi Orwell reste-t-il si central ?

Eric Arthur Blair, dit George Orwell (1903-1950), ancien policier colonial en Birmanie devenu écrivain, a consacré son œuvre à l’analyse des rapports de pouvoir et des dérives autoritaires. Son écriture, nourrie par l’expérience de l’impérialisme et des totalitarismes du XXe siècle, s’est construite autour d’une exigence : défendre la clarté du langage comme condition de la liberté.

En redonnant voix à Orwell, Peck ne célèbre pas une prophétie : il rappelle qu’un écrivain avait, dès l’après-guerre, identifié les fragilités structurelles des démocraties, et la nécessité absolue de les préserver.

  •  

Evangelion : que sait-on du nouveau projet de série animée ?

L’annonce a secoué l’industrie et ravivé une ferveur intacte. Pour célébrer son trentième anniversaire, la franchise a officialisé au Japon la mise en chantier d’une nouvelle série animée Neon Genesis Evangelion, dévoilée lors d’un événement dédié à son univers. Le projet est porté par Studio Khara, fondé par Hideaki Anno, créateur historique de la saga, en collaboration avec CloverWorks. À la réalisation : Kazuya Tsurumaki, déjà impliqué sur les films Rebuild. Une courte vidéo promotionnelle a été diffusée, esquissant un univers post-apocalyptique envahi par la végétation et laissant entrevoir la silhouette d’une Eva. Aucun synopsis détaillé n’a toutefois été communiqué.

Date et plateforme : que sait-on ?

À ce stade, aucune date de diffusion officielle n’a été annoncée. L’événement de présentation était soutenu par Prime Video, plateforme qui héberge déjà les films Rebuild, ce qui laisse supposer une diffusion potentielle, sans confirmation formelle.

Contrairement à certaines hypothèses, il ne s’agit pas d’une suite de la tétralogie. Les informations officielles évoquent une œuvre originale au sein de l’univers, mais sans précision quant à la chronologie. L’hypothèse la plus probable reste celle d’un nouveau cycle narratif, possiblement autonome. Hideaki Anno a déjà exprimé le souhait d’envisager Evangelion comme un univers ouvert, à l’image des grandes sagas de science-fiction.

Pourquoi Evangelion est-il culte ?

Diffusée entre 1995 et 1996, la série originale, produite par Gainax et créée par Hideaki Anno, mettait en scène une humanité fragilisée après un cataclysme planétaire. Des adolescents, parmi lesquels le tourmenté Shinji Ikari, étaient enrôlés par l’organisation NERV pour piloter des entités biomécaniques géantes, les Evangelions, et affronter des créatures énigmatiques, les « Anges ».

Un manga écrit et dessiné par Yoshiyuki Sadamoto, publié de 1994 à 2013, a proposé une variation parallèle du récit. Plus tard, la tétralogie Rebuild en a aussi livré une relecture cinématographique, avec une fin sensiblement plus apaisée.

Trois décennies après son apparition, Evangelion demeure une référence majeure de l’animation japonaise, à la croisée du spectaculaire apocalyptique et de l’introspection psychologique. Reste à voir ce que la nouvelle équipe entend prolonger, détourner ou réinventer.

  •  

Dans la boue : toutes les infos sur la saison 2

Spin-off féminin d’El Marginal, Dans la boue s’est distinguée l’an dernier parmi les productions argentines les plus sombres de Netflix. Créée par Sebastián Ortega, la série transpose l’univers carcéral dans une prison pour femmes, La Quebrada, reconstituée à Buenos Aires. La seconde saison est disponible en intégralité depuis le 13 février sur la plateforme. Composée de huit épisodes, elle est proposée en exclusivité aux abonnés. Ce nouveau chapitre prolonge les événements de la première saison.

Que racontait la saison 1 ?

Lancée en août dernier, la première saison s’ouvrait sur l’arrestation de Gladys Guerra, épouse d’un criminel influent. Incarcérée à La Quebrada, elle découvre une institution régie par des hiérarchies informelles, la corruption et des rivalités permanentes. Aux côtés de cinq détenues aux parcours contrastés, Gladys fonde un groupe baptisé « Las Embarradas », dont l’alliance devient le cœur dramatique du récit.

Carolina Ramírez dans Dans la boue.

Dans ce second volet, les équilibres sont bouleversés. Une nouvelle figure domine la prison, imposant ses règles. Les alliances se fragilisent, certaines loyautés volent en éclats et les rapports de force se déplacent. Contrainte de revoir ses stratégies, Gladys doit composer avec cet ordre recomposé, tout en assumant les conséquences de ses choix passés.

Ana Garibaldi incarne toujours Gladys, surnommée « La Borges », entourée de Valentina Zenere, Rita Cortese, Lorena Vega, Carolina Ramírez et Ana Rujas. La suite accueille également de nouveaux visages, dont Eugenia Suárez, Inés Estévez et Julieta Ortega.

Un univers né avec El Marginal

Avant Dans la boue, l’univers carcéral développé par Ortega s’est construit avec El Marginal, diffusée à partir de 2016. La série suit Pastor Peña, ancien policier infiltré dans une prison de Buenos Aires afin de retrouver la fille d’un juge enlevée. Au fil de ses saisons, elle décrit les mécanismes internes du système carcéral argentin, en mettant en scène des hiérarchies informelles, des réseaux de trafic et des alliances fluctuantes.

  •  

La chronique des Bridgerton, saison 4 : l’amour de Sophie et Benedict est-il impossible ?

La romance entre Benedict Bridgerton et Sophie Baek s’apprête à connaître son dénouement. Après une première salve d’épisodes diffusée le mois dernier, Netflix met en ligne ce jeudi 26 février les quatre chapitres finaux. Avec une question centrale : les sentiments suffiront-ils à défier les normes ?

Comment la première partie a-t-elle installé l’impossible ?

Le récit de ce quatrième chapitre s’ouvre sur un bal masqué. Le cadet des Bridgerton y croise une mystérieuse « femme en argent », qui disparaît avant qu’il ne puisse découvrir son identité. Derrière le masque se cache Sophie, domestique au service de sa belle-mère. Fille illégitime d’un noble disparu, elle vit reléguée à une condition subalterne, loin des salons qu’elle a pourtant traversés le temps d’une nuit.

La chronique des Bridgerton

Benedict se rapproche progressivement de Sophie sans savoir qu’il s’agit de la même femme. Au fil des échanges, il en tombe peu à peu amoureux. Mais lorsqu’il lui propose de devenir sa maîtresse plutôt que son épouse à la fin du quatrième épisode, elle refuse d’être reléguée dans l’ombre. La première partie s’achève sur cette impasse.

Leur amour est-il vraiment impossible ?

Ce qui les empêche de vivre ensemble tient au poids des conventions sociales. Dans cet univers, un mariage ne relève pas que du sentiment : il engage la réputation, le rang et les alliances de la famille. Une union entre un Bridgerton et une domestique provoquerait un scandale et exposerait les siens aux critiques, entachant l’avenir des frères et sœurs encore célibataires, comme Eloïse et Hyacinth.

Yerin Ha dans le rôle de Sophie Baek.

Mais le passé de Sophie, encore imparfaitement éclairé, pourrait bouleverser les équilibres. Il semblerait que sa belle-mère, qui a profité de la mort de son père pour la reléguer au rang de domestique, dissimule des éléments liés au testament et à l’héritage qui lui reviendraient de droit. Si certaines de ces informations venaient à être révélées, elles pourraient modifier son statut et renverser la situation, en transformant une relation jugée impossible en union socialement défendable.

Quelles issues pour la partie 2 ?

Benedict acceptera-t-il de renoncer à une relation clandestine pour envisager un engagement public ? Sophie pourra-t-elle dépasser sa méfiance et croire en une union qui l’installerait au cœur d’un monde qui l’a toujours tenue à distance ?

La chronique des Bridgerton

Plusieurs hypothèses se dessinent. Tout porte à croire que leur relation n’a pas fini d’évoluer et que des ajustements devront émerger dans la seconde partie pour donner une issue à cet amour présenté comme impossible. La série a toujours su ménager des compromis entre passion et conventions, sans renoncer à la promesse romantique qui fait sa signature.

La piste la plus évidente tient aux révélations concernant Sophie. Si les secrets entourant l’héritage de son père étaient éclaircis, son statut pourrait être réévalué. Parallèlement, une prise de position de la famille Bridgerton pourrait infléchir le regard porté sur leur union. Reste un chemin plus radical : s’éloigner des attentes de la haute société et choisir une voie en marge. Affaire à suivre.

  •  

Ella Langley : qui est cette chanteuse country qui cartonne ?

Depuis quelques mois, Ella Langley circule dans le paysage musical américain. Portée par le succès fulgurant de You Look Like You Love Me, la chanteuse de l’Alabama s’est installée parmi les nouvelles figures de la pop country outre-Atlantique. Sortie de l’ombre en quelques saisons, pourrait-elle devenir la prochaine grande star du genre ?

D’où vient cette voix ?

Née Elizabeth Camille Langley en 1999, elle a grandi dans une famille de musiciens. Adolescente, elle apprend seule la guitare, travaille pour financer ses projets, puis enchaîne les concerts locaux. La pandémie la contraint à ralentir la scène, mais accélère son écriture.

Elle signe un contrat d’édition chez Sony Music Publishing Nashville en 2021, écrit pour Elle King et Runaway June, puis attire l’attention des labels. En février 2023, elle rejoint officiellement Sony et Columbia Records, avant de faire ses débuts au Grand Ole Opry, scène historique et institution majeure de la musique country à Nashville. Son EP Excuse the Mess installe une esthétique mêlant southern rock et country.

Comment s’est-elle imposée ?

La déflagration arrive en 2024 avec l’album Hungover. Le duo You Look Like You Love Me avec Riley Green devient viral sur TikTok, entre au Billboard Hot 100 et décroche une certification platine. Le titre atteint la première place des radios country.

Le single Weren’t for the Wind grimpe également jusqu’à la 18e place du Hot 100 et confirme cet essor. Son deuxième album, Dandelion, annoncé pour avril prochain, est précédé par Choosin’ Texas, devenu numéro 1 du Billboard Hot 100.

Où la voir en concert ?

Après avoir assuré les premières parties de Morgan Wallen, Jon Pardi ou Dierks Bentley, Ella Langley a lancé The Hungover Tour en 2024, suivie de la Still Hungover Tour début 2025. Elle enchaîne les festivals et les arènes américaines, avant d’annoncer The Dandelion Tour pour 2026, entièrement prévue aux États-Unis – sans dates annoncées, malheureusement, pour l’Europe.

Des bars de l’Alabama aux stades américains, l’ascension d’Ella Langley semble suivre le scénario qu’elle visualisait adolescente. « J’ai visualisé ça toute ma vie », confiait-elle aux Grammy Awards en 2024.

  •  

A Knight of the Seven Kingdoms : jusqu’où la série peut-elle aller ?

Le dernier épisode a refermé le tournoi d’Ashford sur un duel judiciaire aux conséquences politiques lourdes. Après ces six épisodes consacrés à Dunk et Egg, la série a-t-elle encore matière à se poursuivre ? La question est d’autant plus légitime que ce spin-off de Westeros repose sur un corpus littéraire signé George R. R. Martin. Voici ce que l’on sait.

Y aura-t-il une suite ?

La fiction adapte le recueil Chroniques du chevalier errant, situé un siècle avant Game of Thrones. Ces récits suivent Ser Duncan le Grand et son écuyer, Aegon Targaryen. La première saison a porté à l’écran The Hedge Knight (Le chevalier errant), de l’arrivée au tournoi d’Ashford jusqu’au « Trial of Seven » et à la mort de Baelor. Deux textes restent donc disponibles pour prolonger l’adaptation.

Or, la suite est d’ores et déjà engagée. HBO a commandé une seconde saison avant même la fin de la diffusion de la première. Le tournage a débuté à Belfast avec la volonté d’installer un rythme annuel ; si ce calendrier est respecté, une arrivée début 2027 est envisagée. « La saison 1 adaptait Le chevalier errant, la saison 2 sera consacrée à L’épée lige. Si on a la chance d’avoir une saison 3, ce sera L’œuf de dragon », a expliqué la showrunner Ira Parker à Deadline.

Que racontera précisément la saison 2 ?

Dans la nouvelle suivante, l’action se déroule environ un an et demi après les événements du tournoi. Dunk et Egg entrent au service de Ser Eustace Osgrey, dirigeant de la maison Osgris et chevalier, et se retrouvent mêlés à un conflit d’irrigation opposant deux domaines du Bief – région au sud-est de Westeros –, notamment face à Rohanne Webber, dite la Veuve Rouge, dirigeante de la maison Tyssier.

Peter Claffey dans A Knight of the Seven Kingdoms.

Une éventuelle troisième saison pourrait adapter la dernière nouvelle publiée, centrée sur un complot plus large et plus politique. Dunk et Egg se retrouvent dans un tournoi servant de façade à une conspiration dirigée contre la couronne Targaryen.

Au-delà de ces trois textes, la perspective reste ouverte. Le corpus publié demeure limité, mais George R. R. Martin a indiqué avoir partagé des idées supplémentaires autour des aventures de Dunk et Egg, laissant envisager d’éventuels développements futurs.

  •  

Pourquoi l’ultime interview d’Eric Dane sur Netflix fait-elle autant parler ?

Survenue le 19 février à 53 ans des suites d’une sclérose latérale amyotrophique, aussi appelée maladie de Charcot, la mort d’Eric Dane a profondément bouleversé le paysage télévisuel et cinématographique. Et l’émotion a pris une autre ampleur le lendemain lorsque Netflix a mis en ligne un entretien enregistré quelques mois plus tôt pour la série Famous Last Words, dans lequel l’acteur se livre face caméra et adresse des mots d’adieu à ses proches.

De quoi s’agit-il exactement ?

Le principe de ce programme, innové en 2025, est pour le moins singulier : des personnalités acceptent d’être filmées tout en sachant que la conversation ne sera rendue publique qu’après leur décès. L’échange, conduit par le réalisateur américain Brad Falchuk, se déroule dans un décor neutre, mené par l’idée de laisser place à une parole non commentée, ni montée.

Avant Eric Dane, la primatologue Jane Goodall avait inauguré le format. Son épisode, diffusé deux jours après sa mort en octobre dernier, était tourné vers l’avenir de l’humanité et de la planète. Elle y appelait à préserver l’espoir face aux crises environnementales, encourageant la lutte, et revenait aussi sur les décennies consacrées à l’étude des chimpanzés et à la défense de la nature.

Pourquoi la diffusion a-t-elle suscité des réactions ?

Dans son entretien, Dane évoque de son côté son enfance marquée par le suicide de son père, ses années d’addiction, son succès puis l’annonce de sa maladie en avril. Face à la progression de la SLA, il affirmait garder une forme de sérénité : « Je n’ai aucune raison d’être heureux à chaque instant, et pourtant, je le suis », confiait-il.

Eric Dane dans Famous Last Words.

La séquence finale a concentré l’attention des téléspectateurs. Resté seul face à la caméra, Dane s’est adressé à ses deux filles. Il les exhorte à vivre dans le présent, à aimer, à se battre. « Le présent est tout ce que tu as. Chéris-le. Savoure chaque instant », a-t-il déclaré. Il conclut par ces mots : « Billie et Georgia, vous êtes mon cœur. Vous êtes tout pour moi. Bonne nuit. Je vous aime. Ce sont mes dernières paroles. »

Qui était Eric Dane ?

Révélé par son rôle du Dr Mark Sloan dans Grey’s Anatomy dans les années 2010, Eric Dane a poursuivi une carrière à la télévision et au cinéma, incarnant notamment le capitaine Tom Chandler dans The Last Ship, marquant les esprits dans Euphoria ou encore présent dans des films grand public comme X-Men : The Last Stand. L’entretien diffusé après sa mort montre un acteur affaibli, mais lucide, soucieux de transmettre un message centré sur la résilience.

  •  

Le gardien de phare et l’enfant mouette est-il le Benjamin Button du manga japonais ?

Un vieil homme qui rajeunit à mesure qu’un enfant grandit à une vitesse anormale. L’histoire vous semble familière ? Elle est pourtant au cœur du tout nouveau manga des éditions Taifu Comics, dont la publication est prévue ce 27 février. Signée par la mangaka Kaya Azuma, spécialisée dans le yaoi (un genre centré sur l’amour entre des garçons), Le gardien de phare et l’enfant-mouette propose un récit fantastique et contemplatif autour du motif du vieillissement inversé – sans pour autant adapter l’œuvre de Francis Scott Fitzgerald, L’étrange histoire de Benjamin Button. Publiée au Japon en 2023 dans le magazine Ihr HertZ, édité par Taiyô Tosho, l’œuvre s’inscrit dans le registre du boys’ love et la fable maritime.

De quoi parle ce conte au bord de la mer ?

L’action se déroule sur l’île Claire. Evan, gardien de phare vieillissant, vit seul avec son chat Bart. Chaque nuit, il veille sur les navires qui croisent au large. Un soir de tempête, il découvre une barque échouée contre les rochers. À son bord, un bébé mouette à l’agonie.

Le lendemain, l’oisillon s’est métamorphosé en un petit garçon ailé. Evan le prénomme René et décide de l’élever. Mais l’enfant grandit à une vitesse fulgurante, comme si le temps s’emballait autour de lui. Dans le même mouvement, le vieil homme constate qu’il rajeunit jour après jour.

Si l’œuvre s’inscrit dans le boys’ love, elle dépasse les codes du genre. Azuma privilégie une atmosphère quasi onirique, où la mer devient le théâtre d’une transformation mutuelle. Le manga cultive le mystère et fait du corps, de l’âge et du passage du temps des moteurs narratifs.

Un Benjamin Button japonais ?

La comparaison avec L’étrange histoire de Benjamin Button, nouvelle publiée en 1922 par Francis Scott Fitzgerald et adaptée au cinéma par David Fincher en 2008, vient naturellement à l’esprit. Dans ce récit, Benjamin naît vieux et rajeunit tout au long de son existence, inversant le cours du temps. Fitzgerald utilise ce procédé pour interroger l’inadéquation sociale et la difficulté d’aimer lorsque les trajectoires d’âge ne coïncident pas.

Le manga de Kaya Azuma ne constitue toutefois ni adaptation ni relecture officielle de l’œuvre américaine. Il s’agit d’une proximité thématique. Là où Fitzgerald adoptait une tonalité ironique puis mélancolique, Le gardien de phare et l’enfant-mouette privilégie l’intime et le merveilleux. Le vieillissement inversé devient un ressort poétique au service d’une réflexion sur la transmission, la solitude et la fragilité des liens.

  •  

Stephan Eicher : comment obtenir des billets pour le Poussière d’or Tour ?

Porté par son 18e album studio, Poussière d’or, sorti le 28 novembre dernier, le chanteur suisse connaît un nouveau franc succès sur les routes françaises et européennes. Après trois soirées combles à l’Olympia les 19, 20 et 21 février, ses prochains rendez-vous sont donnés à Bruxelles les 23 et 24 février.

La tournée se poursuivra à Roubaix (5 mars), à Neuves-Maisons (6 mars) puis à Vernouillet (7 mars). Fin mars, cap sur Flers pour le Printemps de la Chanson et sur Beauvais pour Blues Autour du Zinc, avant Belley en avril, Mérignac fin mai et une série de festivals estivaux, jusqu’aux Musicales du Parc des Oiseaux, à Villars-les-Dombes, en septembre. Les places pour la tournée de Stephan Eicher sont encore disponibles sur la billetterie de la Fnac.

Que propose le spectacle sur scène ?

Dans la capitale hexagonale, l’artiste a annoncé d’emblée (selon Paris Match) : « Nous allons faire quelque chose que nous n’avons jamais fait. (…) Nous allons jouer tout le nouvel album. » Entouré de quatre musiciens, dans un décor sobre, il a interprété l’intégralité du nouveau répertoire avant d’ouvrir la seconde partie à des titres emblématiques.

Télérama évoque de son côté « des textes mélancoliques signés Philippe Djian, des arrangements ouvragés autour de la guitare folk », un concert « émaillé de l’humour pince-sans-rire du sémillant chanteur ». Quant au blog Gonzo Music, il décrit « un dispositif d’une grande sobriété » et rapporte les mots de l’artiste :« J’ai toujours un peu le trac quand je joue à l’Olympia. »

Un disque au cœur du projet

Dix-huitième opus d’Eicher, Poussière d’or a confirmé une orientation plus dépouillée. À BFMTV, l’artiste expliquait vouloir « une voix très proche de l’oreille… Un peu comme un hug ». L’accueil critique s’est révélé favorable : « un disque lumineux » (RTS) ;« des morceaux qui prennent leur temps, qui respirent, qui font monter les larmes parfois » (L’Humanité) ; un album « massivement chaleureux » qui « réenchante nos écoutilles » (France inter).

Figure à part de la chanson francophone depuis les années 1980, Stephan Eicher s’est d’abord illustré avec le groupe Grauzone avant d’imposer en solo son identité singulière. Sa collaboration durable avec le romancier et parolier Philippe Djian a donné naissance à des titres devenus incontournables comme Pas d’ami (comme toi) ou Déjeuner en paix.

  •  

A Knight of the Seven Kingdoms : comment se termine la série ?

Ce 22 février, une nouvelle page de Westeros s’est tournée avec le final de A Knight of the Seven Kingdoms. Composée de six épisodes, cette première saison adapte le recueil de nouvelles de George R. R. Martin et propose un récit plus resserré que les fresques politiques de la franchise. L’intrigue se déroule environ un siècle avant les événements de Game of Thrones. Les Targaryen règnent encore sur Westeros mais les dragons ont disparu ; le royaume vit une période d’apparente stabilité, traversée par les séquelles des rébellions Blackfyre.

Qui sont Dunk et Egg ?

Pour rappel, le récit s’ouvre sur Ser Duncan le Grand, dit Dunk, chevalier errant. À la mort de son mentor, Ser Arlan de l’Arbre-sous, il se rend au tournoi d’Ashford pour tenter d’y gagner réputation et légitimité. En chemin, il accepte comme écuyer un garçon chauve et perspicace surnommé Egg. L’enfant n’est autre qu’Aegon Targaryen, fils du prince Maekar.

Peter Claffey et Tanzyn Crawford dans A Knight of the Seven Kingdoms.

Au tournoi, Dunk intervient pour protéger une jeune femme, marionnettiste, agressée par le prince Aerion Targaryen, frère aîné d’Egg. Le protagoniste s’expose alors à des accusations graves et l’affaire dépasse rapidement le cadre d’une querelle individuelle, prenant une dimension politique.

Aerion exige un « Trial of Seven », un duel judiciaire exceptionnel mobilisant sept champions de chaque camp. Dunk, isolé, parvient à rallier plusieurs soutiens, dont le prince Baelor Targaryen, héritier du Trône de Fer. L’affrontement est violent. Les alliés de Dunk l’emportent, mais Baelor succombe à une blessure. Sa disparition rebat les cartes de la succession et modifie la trajectoire de la maison Targaryen.

Que décide Dunk après le combat ?

Au lendemain du duel, le prince Maekar reconnaît la valeur de Dunk et lui propose d’entrer à son service, avec la charge de former Egg à Lestival. Dunk décline d’abord, accablé par la mort de Baelor et convaincu que sa présence attire le malheur. Il formule ensuite sa propre condition : garder Egg comme écuyer, mais poursuivre la route en chevalier errant.

A Knight of the Seven Kingdoms

Maekar refuse cette perspective. Dunk s’apprête à partir seul lorsque Egg le rejoint, affirmant que son père a consenti à son départ. La dernière scène laisse pourtant entendre le contraire : Maekar semble ignorer la disparition de son fils.

  •  

Scrubs : le revival de la série sera-t-il disponible en France ?

Quinze ans après avoir quitté les couloirs du Sacré-Cœur, Scrubs s’apprête à faire son retour. La sitcom médicale créée par Bill Lawrence revient avec un nouveau chapitre, officiellement présentée comme une saison 10, diffusée aux États-Unis à partir du 25 février sur la chaîne ABC. Aucune date française n’a encore été annoncée. Toutefois, Disney+ apparaît comme le diffuseur naturel : la plateforme, qui propose déjà les neuf autres volets, appartient au même groupe que ABC et Hulu, tous contrôlés par The Walt Disney Company.

Quelle est l’intrigue de Scrubs ?

Lancée en 2001, Scrubs suivait les premiers pas de John Dorian, un jeune interne en médecine débarquant au Sacred Heart Hospital. Portée par une voix off et des échappées visuelles délirantes, la série cultivait une identité à part dans le paysage télévisuel du début des années 2000.

Autour de J.D., interprété par Zach Braff, gravitait une galerie de personnages devenus emblématiques : Turk, le chirurgien et ami fusionnel (Donald Faison) ; Elliot, l’interne brillante (Sarah Chalke) ; le mentor caustique Dr Cox (John C. McGinley) ; l’infirmière Carla (Judy Reyes) ou encore le Concierge.

Diffusée jusqu’en 2010 après neuf saisons – parfois dénombrées comme dix en incluant la déclinaison universitaire –, la série demeure associée à l’essor de la « dramédie », registre hybride où l’humour le plus débridé côtoie des moments d’émotion à vif.

Que raconte la nouvelle saison ?

Le revival reprend plusieurs années après la fin originale. J.D. et Turk se retrouvent dans un hôpital transformé par la pression économique, la digitalisation des soins et l’arrivée d’une nouvelle génération d’internes. Leur amitié est au cœur du récit, mais le regard se veut plus contemporain.

Sarah Chalke et Zach Braff dans Scrubs.

Zach Braff, Donald Faison et Sarah Chalke reprennent leurs rôles aux côtés de visages familiers comme John C. McGinley et Judy Reyes. De nouveaux noms complètent la distribution : Ava Bunn dans le rôle de Serena, Jacob Dudman dans le rôle d’Asher, David Gridley dans le rôle de Blake, Layla Mohammadi dans le rôle d’Amara, Vanessa Bayer dans le rôle de Sibby et Joel Kim Booster.

La saison comptera neuf épisodes de 30 minutes. Présentée comme une suite directe plutôt qu’un redémarrage, elle ambitionne de retrouver l’équilibre qui faisait la singularité de la série : humour, écriture acérée et focalisation sur les fragilités humaines.

  •  

Baki-Dou, le samouraï invicible : où et quand voir l’anime de baston phénomène ?

La saga martiale imaginée par Keisuke Itagaki est de retour avec une nouvelle adaptation animée, issue du manga Baki-Dō. Non dérivée, mais bien pensée comme une suite directe des saisons de Baki diffusées ces dernières années sur Netflix, Baki-Dou : le samouraï invincible prolonge l’univers déjà installé par la plateforme. La mise en ligne est fixée au 26 février, avec les 13 épisodes disponibles simultanément dès le premier jour.

Où se situe cette nouvelle saison dans la saga ?

Le récit prend place après l’arc Baki Hanma, qui mettait en scène l’affrontement central entre Baki et son père, Yujiro. Ce duel, point culminant de la quête initiée en 1991 dans Weekly Shōnen Champion, semblait refermer un cycle.

Baki-Dou : le samouraï invicible

La nouvelle saison choisit au contraire de relancer la dynamique. L’histoire est directement adaptée du cycle Baki-Dō publié entre 2014 et 2018, qui explore les conséquences d’un monde où le combat absolu a déjà eu lieu.

Baki et les figures de l’arène clandestine évoluent dans un vide stratégique, jusqu’à l’irruption d’une autre menace : Miyamoto Musashi, sabreur du XVIIe siècle. Ramené à la vie par un procédé scientifique, il confronte les combattants à une conception létale et archaïque du duel. L’introduction du sabre modifie l’équilibre établi par la série, traditionnellement centrée sur le corps-à-corps.

Qui a imaginé et réalisé la série ?

L’animation est assurée par TMS Entertainment, studio historique de l’animation japonaise déjà responsable des autres saisons. La réalisation est quant à elle confiée à Toshiki Hirano, sur un scénario de Tatsuhiko Urahata, avec un character design signé Shingo Ishikawa.

Baki-Dou : le samouraï invicible

Lancée en 1991, la franchise imaginée par Itagaki s’est structurée en plusieurs cycles successifs : Grappler Baki, Baki, Baki Hanma puis Baki-Dō. Tous gravitent autour de la rivalité entre Baki Hanma et Yujiro Hanma. Après un OVA en 1994 et une série télévisée au début des années 2000, la relance opérée par Netflix à partir de 2018 a largement contribué à internationaliser l’œuvre.



  •