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« Scream » : pourquoi c’est culte ?

Par :import
25 février 2026 à 15:25

Vous êtes seul·e chez vous, enfoncé·e dans votre canapé, la main dans le seau de pop-corn. Et soudain, le téléphone sonne. À l’autre bout du fil, une voix narquoise vous pose la question fatidique : « Quel est ton film d’horreur préféré ? »

Trente ans après le premier opus, Scream n’a rien perdu de son tranchant. À l’occasion de la sortie en salles, le 25 février 2026, du septième volet de la saga – réalisé par Kevin Williamson, son scénariste historique –, zoom sur cette franchise qui a su se réinventer sans jamais trahir ses origines.

Quand l’horreur brise les règles du jeu

1996. Les lumières s’éteignent dans les salles obscures, et le très attendu Scream se lance. Après dix minutes d’un effroyable harcèlement téléphonique devenu légendaire, la tête d’affiche Drew Barrymore s’effondre sur la pelouse, vidée de son sang. Dans la salle, les spectateurs sont sidérés : en une séquence d’anthologie, Wes Craven a pulvérisé toutes les attentes.

Le coup de maître est là. Loin de n’être qu’un simple effet de style, cette mort à la fois inattendue et brutale sert de manifeste à une toute nouvelle forme de terreur. Avec ce sacrifice inaugural, Scream remet au goût du jour le slasher tout en le régénérant. Et pour réussir ce tour de force, le réalisateur insuffle au genre une idée nouvelle : sa conscience de lui-même.

Ici, les victimes ne sont pas de simples cibles passives. Ce sont des cinéphiles, des spectateurs aguerris, qui sont au fait des techniques de meurtres des tueurs de films d’horreur. À l’instar de l’inoubliable Randy Meeks (Jamie Kennedy), les protagonistes citent Halloween ou encore Vendredi 13 comme manuel de survie face au serial-killer.

« Ne jamais demander « Qui est là ? », ça porte malheur. » « Ne jamais dire en sortant d’une pièce « Je reviens tout de suite », parce qu’on n’en revient jamais. » « Attention, c’est toujours à ce moment-là que le méchant qu’on croyait mort revient à la vie pour un dernier frisson. »

En brisant le quatrième mur avec ironie, Scream ne se contente pas de nous faire sursauter, mais dissèque, sous nos yeux, les mécanismes de notre peur.

Et l’intelligence de la saga ne s’arrête pas au premier épisode. Chaque volet se mue en un terrain de jeu dans lequel la franchise ne cesse de se challenger, mettant à mal les règles et tropes associés aux suites, prequels et autres remakes. Un équilibre qui entremêle effroi et méta, bâtissant la légende du tueur masqué.

Un méchant terriblement humain et des héroïnes badass

Si l’intelligence du scénario a posé les bases de ce succès, c’est l’attachement à ses protagonistes qui a rendu Scream immortel. Contrairement aux tueurs silencieux et invincibles comme Michael Myers (Halloween) ou encore Jason (Vendredi 13), Ghostface, lui, est terriblement humain. Son masque, inspiré par Le Cri d’Edvard Munch, reste simple, presque artisanal. Il n’est qu’un costume que n’importe qui peut endosser.

Scream : Photo Wes CravenScream, Wes Craven © Woods Entertainment Dimension Films.

Et c’est précisément cette vulnérabilité qui le rend aussi fascinant. Il trébuche, se prend des coups, s’essouffle… En bref, il se cache en tout un chacun, devenant presque attachant dans sa maladresse et transformant chaque spectateur en un détective déterminé à trouver qui se cache derrière le masque. Un whodunnit permanent, qui, couplé à la fragilité physique du tueur, crée un sentiment de proximité, faisant de Ghostface une icône aussi redoutable que familière.

Face à ce masque, entré au Panthéon de la pop culture, il fallait des adversaires à la hauteur. Sidney Prescott (Neve Campbell), l’anti-victime par excellence, est devenue au fil des ans l’ultime survivante de la franchise. Accompagnée par Gale Weathers (Courteney Cox), la journaliste prête à tout pour un scoop, et Dewey Riley (David Arquette), le policier au grand cœur, elle est capable de déjouer le script du tueur encapuché. Ensemble, ils forment d’ailleurs les piliers émotionnels de la saga. Demeurant le véritable ciment de Scream, tant on aime les voir évoluer, vieillir et survivre depuis trois décennies.

Un héritage tranchant : l’immortel Ghostface

Trente ans après le premier film, l’héritage de Scream reste colossal. Si la saga a engendré une vague de slashers adolescents (entre autres Souviens-toi l’été dernier, Urban Legend), aucun n’a pu l’égaler.

Entre satire et critique sociétale, la franchise a su habilement transformer les dérives de notre époque en moteur de terreur. Une agilité thématique qui lui permet de rester parmi les meilleures sagas du genre, sans jamais paraître datée. Preuve de son immense impact culturel, Scream aura d’ailleurs engendré une franchise parodique, Scary Movie. 

Encore aujourd’hui, alors qu’une nouvelle jeune génération porte la noirceur avec style, à l’instar de l’égérie Jenna Ortega (Mercredi), Scream continue à ausculter sa propre longévité, se moquant même de cette nostalgie qui nous pousse continuellement à retourner en salles pour un énième chapitre.

Plus qu’une simple franchise, Scream est une leçon de cinéma qui continue de s’écrire sous nos yeux, prouvant ainsi qu’après trois décennies, les mécanismes du frisson – et du rire – restent universels et qu’ils n’ont pas pris une ride.

Critique Scream 7 : toujours notre film d’horreur préféré ?

25 février 2026 à 15:03
Critique Scream 7 : toujours notre film d'horreur préféré ?

Malgré une production chaotique, Scream 7 nous promettait un retour aux sources avec une histoire centrée sur Sidney Prescott, tout en n'oubliant pas le début d'héritage posé par les deux précédents opus. Bref, Scream 7 nous promettait un joyeux bordel.

Scream 7 : pourquoi Neve Campbell est-elle de retour ?

25 février 2026 à 09:45

C’est un retour important pour Scream. L’actrice Neve Campbell, l’interprète culte de Sidney Prescott depuis 30 ans, est la grande protagoniste de ce nouveau chapitre attendu ce 25 février au cinéma, après avoir refusé de revenir dans le sixième film.

Le long-métrage accueille également derrière la caméra Kevin Williamson (le scénariste des premiers films) et a tout d’un retour aux sources pour la saga, s’éloignant de l’approche plus violente et sanglante des deux précédents opus.

La bande-annonce de Scream 7.

Si Scream 7 sort sur les écrans ce 25 février, le film a eu une production particulièrement chaotique et aurait pu être totalement différent. Initialement, le duo derrière les deux précédents films, Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett, devait également se charger de ce septième long-métrage, avec le retour des actrices Melissa Barrera et Jenna Ortega.

Seulement, après une prise de position publique concernant le conflit israélo-palestinien, Melissa Barrera est évincée de la production. Jenna Ortega indique ne plus pouvoir participer au film pour des raisons d’emploi du temps et les deux réalisateurs s’éloignent aussi du projet. Kevin Williamson est alors approché par le studio, avec l’envie de faire revenir Neve Campbell au centre du film.

L’actrice n’avait pas participé au sixième film à cause d’un désaccord salarial, critiquant ouvertement l’offre de Paramount Pictures au regard de ce qu’elle représente pour la saga dans son ensemble. Une décision saluée par de nombreuses comédiennes à Hollywood.

Trois ans plus tard, les producteurs et l’actrice sont arrivés à un accord — avec une hausse significative du salaire de Neve Campbell — permettant à Sidney Prescott d’être de nouveau le personnage principal d’un film Scream. Si l’aspect financier a été déterminant, Neve Campbell évoque aussi la direction intéressante prise par son personnage.

Une nouvelle Sidney ?

Sidney Prescott, désormais Sidney Evans, est, en effet, dépeinte différemment dans ce septième film. Mère d’une adolescente, elle n’est plus, depuis longtemps, la lycéenne traquée par un tueur en série qui tente de survivre par elle-même, sans attache ni responsabilité. Sidney lutte maintenant pour sa fille, incarnée par Isabel May.

Un changement important pour le personnage, porté autant par Kevin Williamson que par Neve Campbell qui promet une approche inédite dans ce septième volet. À découvrir dès maintenant dans les salles françaises.

Scream a 30 ans : 3 choses que vous ignoriez sur le slasher culte

24 février 2026 à 13:15

(1) Drew Barrymore devait incarner Sidney

Si Neve Campbell, l’interprète emblématique de Sidney Prescott, est aujourd’hui indissociable de la saga Scream, elle n’était pas le premier choix de la production. À l’origine, l’actrice Drew Barrymore – déjà bien installée dans le paysage audiovisuel hollywoodien – avait manifesté son envie de participer au projet et s’était vu confier le rôle de Sidney. Seulement, quelques semaines avant le début du tournage, elle est contrainte de se retirer du projet en raison d’une incompatibilité d’emploi du temps avec ses autres engagements.

Souhaitant tout de même participer au film, elle obtient le rôle de la toute première victime, qui disparaît dès le prologue, choquant les spectateurs de l’époque : si même une actrice aussi connue que Drew Barrymore peut mourir dès les premières minutes du film, aucun personnage n’est à l’abri. L’actrice prête aussi son visage à l’affiche iconique du film et demeure un visage emblématique de la saga, malgré ses dix petites minutes d’apparition.

(2) Plusieurs tueurs, un seul Ghostface

C’est le principe de la saga. Si, à chaque nouveau film, l’identité du tueur (ou des tueurs) diffère, Ghostface demeure immuable. Outre son apparence identique (avec le célèbre masque inspiré du tableau Le Cri d’Edvard Munch) et son modus operandi, il existe une grande constante tout au long des sept longs-métrages : sa voix. Depuis le premier film, le même comédien, Roger L. Jackson, prête sa voix à Ghostface et lui confère ce ton si menaçant au téléphone.

En 30 ans, Roger L. Jackson a indéniablement marqué la saga et l’acteur n’hésite pas à partager certaines anecdotes au fil du temps. Il confie notamment ajouter certaines subtilités ou différences à la voix de Ghostface selon les films, sans pour autant connaître à l’avance l’identité du tueur. Le secret est si bien gardé que même Roger L. Jackson n’est pas au courant de qui se cache derrière le masque et reçoit simplement ses pages du scénario.

(3) Le retour du scénariste original

Trente ans après les débuts de la saga, Scream 7 sort sur les écrans ce 25 février 2026 et joue avec la nostalgie. Outre le retour de Neve Campbell et Courteney Cox, Scream 7 est réalisé par Kevin Williamson, derrière la caméra pour la toute première fois dans la saga. Bien que son nom puisse passer inaperçu, il est en réalité essentiel. Kevin Williamson est en effet le créateur de Scream, scénariste du premier, du deuxième et du quatrième volet. Trois décennies plus tard, il retrouve « sa » saga et passe à la réalisation pour la première fois.

Un élément qui a son importance, tant Scream a toujours joué avec le côté méta et la mise en abîme du cinéma d’horreur. C’est désormais à Williamson de filmer Ghostface, plus de 30 ans après l’avoir conçu !

La bande-annonce de Scream 7.
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