Qu'il s'agisse des compositions légendaires d'Alan Silvestri ou des expérimentations de Michael Giacchino, le concert Marvel Infinity Saga promet d'être un rendez-vous à ne pas manquer pour tous les adeptes du MCU. Voici où et comment assister à cet événement en France ?
Depuis le premier trailer publié en 2021, nous étions sans nouvelle du jeu Marvel’s Wolverine en développement chez Insomniac Games (Ratchet & Clank, Spider-Man). Du moins, sans nouvelle officielle, puisque suite à un hack du studio survenu en fin d’année 2023, nous avions eu la confirmation que le développement avançait à un bon rythme.
A l’occasion du State of Play de septembre 2025, Insomniac Games a présenté en détail son prochain jeu, et annoncé sa date de sortie. Marvel’s Wolverine sortira le 15 septembre 2026 en exclusivité sur PS5.
Dans ce jeu d’action à la troisième personne, vous incarnerez Wolverine alors qu’il cherche à comprendre son passé. Mais pour trouver des réponses, notre héros va devoir faire face à une quantité d’ennemis, prêts à tout pour l’empêcher de comprendre. Bien qu’il soit hanté par les conséquences que peuvent avoir ses actes une fois la bête déchainée, Wolverine aura besoin d’utiliser tout ce qui fait de lui une telle arme pour parvenir à ses fins.
Dans ce premier trailer, particulièrement sanglant, on découvre quelques phases de gameplay d’action dans lesquelles Wolverine déchaine sa rage sur plusieurs ennemis et sur des boss. De quoi nous laisser imaginer une jouabilité proche de ce que l’on a connu dans les jeux Spider-Man développés par le studio. En plus des combats frénétiques, on découvre aussi une séquence de course-poursuite, qui annonce des séquences d’action à la mise en scène soignée.
Si Wolverine n’est habituellement pas du genre à jouer en équipe, les premières images nous laissent entrevoir d’autres personnages de l’univers, comme Mystique ou encore Omega Red. A la toute fin de cette première bande-annonce, on aperçoit également une Sentinelle, un antagoniste classique de la série X-Men.
L’aventure ne se concentrera pas dans un lieu précis, et nous conduira dans différents décors, entre les ruelles étroites de Tokyo, les étendues glacées du Canada, ou encore l’île fictive de Madripoor, un lieu incontournable dans les comics X-Men.
Marvel’s Wolverine sortira le 15 septembre 2026 en exclusivité sur PS5.
On pensait légitiment de Sony Pictures en avait terminé avec les héros de son univers Spider-Man, que le studio se concentrait sur son tisseur de toile. Même après les échecs retentissants de Morbius, Kraven et Madame Web, un reboot est en préparation.
Famille : un frère jumeau, Achille, qui apparaît dans Les Quatre
Entourage : Capitaine Hastings, Ariadne Oliver, Inspecteur Japp, Miss Lemon (sa secrétaire), George (son valet)
Créateur : Agatha Christie, en 1920
Particularité : parle avec un accent français très prononcé ; fortes capacités intellectuelles
Caractère : fier de sa personne ; soucieux de ne jamais trahir sa morale ; très courtois ; obsédé par l’ordre
Activité : détective privé (retraité de la police belge). Il dédaigne les méthodes traditionnelles d’enquêtes et préfère une approche psychologique. Lors des révélations finales, il aime faire une mise en scène en rassemblant tous les protagonistes de l’histoire, leur détaillant toutes les étapes de son enquête… jusqu’à la seule solution envisageable.
Nombre d’apparition : il apparaît dans 38 romans, 2 pièces de théâtre et 51 nouvelles d’Agatha Christie
*Copyright image : TF1 (série)
Hercule Poirot : la première rencontre
En Belgique, lors de la Première Guerre mondiale, Hercule Poirot est blessé à la jambe. Il se retrouve alors évacué dans la petite ville anglaise du nom de Styles St Mary. Ainsi s’explique sa première apparition dans La Mystérieuse affaire de Styles, où il résout la première énigme d’une longue série… Première énigme connue du grand public, vous l’aurez compris car, bien avant, Hercule Poirot avait occupé les fonctions de chef de Sûreté à Bruxelles ! Suite à cette affaire, il emménage à Londres et devient détective privé.
Petit homme orgueilleux, rondouillard et à la tête en forme d’œuf, il garde néanmoins une apparence de dandy, toujours impeccablement vêtu, les moustaches soigneusement cirées et ses yeux verts « de chat » toujours dotés d’une fidèle perspicacité.
Son incroyable confiance en lui sera son moteur, nécessaire pour défier de grands adversaires… Ceux-ci le sous-estimant souvent par son apparence quelque peu ridicule. Ce sont tous ces éléments (et bien plus) qui rendent le personnage d’Hercule Poirot très attachant. Son sale caractère, son ton obséquieux, sa fidélité à sa morale, son amour du beau et ses compétences infaillibles fond de lui un être aussi ambivalent que captivant.
Avec Hercule Poirot, Agatha Christie utilise un dispositif bien particulier pour les enquêtes : tout centraliser sur la psychologie des personnages. Ainsi, par le biais du narrateur à la fois confident du détective mais aussi son second, nous plongeons progressivement dans les méandres de l’âme humaine…
Hercule Poirot : ses relations
On sait finalement peu de choses d’Hercule Poirot en ce qui concerne sa famille, si ce n’est qu’il a un frère jumeau, Achille Poirot, que l’on découvre dans le livre Les Quatre. Ce dernier vivrait près de Spa, en Belgique… Enquête à suivre !
Côté amour, le seul auquel nous pouvons faire référence est celui (aussi secret qu’impossible) pour la comtesse russe Vera Rossakoff. Nous la rencontrons en même temps que lui dans la nouvelle Un indice de trop, où il révèle son rôle de voleuse de diamants. Elle apparaît une seconde fois dans le roman Les Quatre puis une troisième (et dernière) fois dans Les Travaux d’Hercule, vingt ans plus tard. Et de ce que nous pouvons vous dire, avec Vera, il aurait même songé à se marier…
Enfin, on peut citer le capitaine Arthur Hastings, ce dernier apparaissant dans de nombreux romans et nouvelles de l’auteure. Cette relation qu’ils entretiennent tous les deux est touchante et particulière. Si Poirot s’amuse souvent à titiller Hastings sur son talent inégalable, dans les enquêtes, à trébucher sur la vérité sans le savoir, de son côté, le Capitaine fait preuve d’une très belle loyauté envers Poirot.
Une relation parfois chient-chat qui donne aux personnages ce côté terriblement humain.
Hercule Poirot : une fin marquante
Nous aimerions ne pas avoir à discuter des choses qui fâchent, et notamment de la mort d’Hercule Poirot dans Hercule Poirot quitte la scène. Dans ce livre très émouvant où notre héros apparaît pour la dernière fois, impossible de ne pas verser sa larme. Les scènes sont belles et se bouclent sur la merveilleuse amitié qu’entretenait Poirot et Hastings.
Icône marquante de la littérature, ce sera la première fois qu’un personnage de fiction a droit à une nécrologie dans un journal. Ainsi, le 6 août 1975, Thomas Lask y écrit la nécrologie dans le New York Times. C’est dire à quel point Hercule Poirot avait réussi à s’insérer dans le réel de ses lecteurs !
La Lanterne verte change de visage aujourd’hui en librairie. La mini-série Absolute Green Lantern fait son arrivée ce 13 février en France chez Urban Comics, adaptation de la nouvelle continuité alternative lancée par DC Comics. L’éditeur y propose des réécritures complètes de ses figures emblématiques : pas une mise à jour de la chronologie, mais un redémarrage intégral, au ton plus adulte.
Écrite par Al Ewing (Venom War) et dessinée par Jahnoy Lindsay, la série a d’abord été publiée aux États-Unis en avril dernier. Le premier volume français regroupe les six épisodes initiaux et marque l’arrivée d’un Green Lantern, qui ne ressemble plus vraiment à un super-héros.
Que se passe-t-il à Evergreen ?
Dans la ville d’Evergreen, un monolithe extraterrestre s’écrase au sol. Un dôme d’énergie verte isole aussitôt la zone du reste du monde. Les habitants ne sont pas envahis mais observés, jugés par une entité inconnue. Au cœur de ce huis clos, Jo Mullein, Hal Jordan et John Stewart tentent de comprendre ce phénomène. L’un d’eux pourrait toutefois se révéler plus dangereux encore que la créature elle-même.
La mythologie classique disparaît presque entièrement. Plus de police galactique structurée, plus de technologie maîtrisée : le pouvoir vert devient une manifestation cosmique, proche d’une révélation religieuse. Le récit s’apparente à un huis clos apocalyptique, avec des protagonistes tentant de comprendre un événement dont ils ignorent les règles.
Qu’en pense la presse américaine ?
À sa sortie américaine, la presse spécialisée a salué l’ambition du projet tout en soulignant son caractère déroutant. Certaines critiques évoquent « beaucoup moins de space-opera et davantage d’horreur cosmique » (FanFiAddict) et notent que « Ewing adopte une approche inspirée par l’horreur » (Major Spoilers).
Mais l’expérience divise. L’abandon des codes super-héroïques traditionnels trouble une partie du lectorat et la narration mystérieuse peut sembler confuse. La série apparaît ainsi comme une réinvention assumée : appréciée pour son originalité, discutée pour sa radicalité.
Pourquoi cet univers « Absolute » ?
L’Absolute Universe repose sur un principe simple : reconstruire chaque héros autour d’une idée centrale. Ici, Green Lantern devient moins un justicier qu’une question philosophique. Le pouvoir n’est plus une arme mais une force cosmique face à laquelle l’humanité demeure fragile.
Le dessin accompagne ce parti pris. Jahnoy Lindsay adopte une approche expressionniste, silhouettes parfois distordues et décors épurés. Le vert cesse d’être héroïque pour devenir oppressant, participant au malaise général.
1986, année faste pour la bande dessinée américaine. Art Spiegelman raconte comment ses parents ont survécu aux camps de concentration dans le premier tome de Maus. Un libraire de l’Oregon, Mike Richardson, lance une maison d’édition appelée à devenir l’un des acteurs majeurs de l’industrie du comics, Dark Horse, d’où sortiront Hellboy, The Mask et Sin City. DC entame la publication de Watchmen, magnus opum d’Alan Moore et Dave Gibbons. Et donne un coup de pied dans la fourmilière.
The Dark Knight Returns.
En février 1986, des millions de bédévores découvrent, ébahis, les premières pages de The Dark Knight Returns, polar hard-boiled dans les tréfonds méphitiques de Gotham City où un Batman fourbu joue au vigilante façon Clint Eastwood. À l’origine de ce coup d’éclat, un jeune prodige, iconoclaste en diable : Frank Miller.
L’homme qui a sorti Marvel du marasme en débarrassant Daredevil de ses collants ringards et de son décorum cosmique. Sous sa plume, la réalité d’une noirceur abyssale frappe les super-héros de plein fouet. Le ton de l’âge moderne du comics est donné. N’eût-il sorti le Chevalier noir de sa Batcave, la pop culture n’aurait pas le visage que nous lui connaissons aujourd’hui.
Le retour du héros
« Quand la loi n’est pas juste, la justice passe avant la loi. » La sentence qui clôture Film socialisme de Jean-Luc Godard résume le dilemme moral larvé dans les planches de The Dark Knight. C’est que la question travaille au corps Frank Miller depuis la plus tendre enfance. À l’âge de 5 ans, sa famille l’emmène voir au cinéma La bataille des Thermopyles, dans lequel le réalisateur Rudolph Maté exalte le courage des Spartiates mené par Léonidas face à l’invasion des guerriers perses.
The Dark Knight Returns.
« À la fin, mon grand frère et moi, nous nous sommes regardés, nous n’étions pas sûrs de ce qui s’était passé, se souvient Miller dans une interview accordée aux Inrocks en 2018. Mon frère s’est tourné vers mon père, assis derrière nous. “Papa… Les bons sont morts ?” Il a répondu : “Oui, mon fils, j’ai peur que ça soit le cas.” L’idée que je me faisais des héros avait changé à jamais. Avant, je pensais qu’ils gagnaient, récoltaient à chaque fois la gloire. J’ai alors compris qu’être un héros ne signifiait pas forcément triompher, mais, avant tout, essayer d’accomplir ce qui semble juste. » À l’instar de Batman sorti de sa retraite pour expurger le mal qui ronge (encore) Gotham City dans The Dark Knight Returns.
À 55 ans sonnés, Bruce Wayne n’a plus la superbe d’autrefois. La mort de Jason Todd/Robin a exacerbé sa misanthropie. Ses pulsions de violence explosent les potards. Épaulé par un nouveau Robin, une adolescente du nom de Carrie Kelley (une première dans l’histoire de Batman), le Chevalier noir reprend du service, cette fois contre le gang des Mutants, une clique de pillards et de meurtriers. La croisade vengeresse prend des accents de règlement de comptes lorsque ressurgissent deux visages du passé.
The Dark Knight Returns.
La bouille rafistolée, Harvey Dent, alias Double-Face, menace de prendre Gotham en otage peu avant que le Joker ne fasse des siennes à nouveau. Batman doit aussi composer avec Superman qui tente de le neutraliser sur ordre du Président des États-Unis, Ronald Reagan. Un programme chargé (178 pages), truffé de références à l’univers DC et de commentaires sociopolitiques trempés dans une encre noire comme jamais.
Un comics d’un genre nouveau
Franc-tireur, Frank Miller dynamite les codes établis du comics dans The Dark Knight Returns. Entre autres audaces formelles, la démultiplication des cases sur une même planche, allant parfois jusqu’à en incruster 16 par page. La noirceur de son univers bénéficie du crayonné inégalable de Lynn Varley (déjà à l’œuvre sur une précédente minisérie de Miller, l’excellent Ronin), mais aussi aux talents de son fidèle encreur, Klaus Janson, dont le travail a d’ailleurs été distingué par trois prix Jack-Kirby.
The Dark Knight Returns.
Miller taille à la serpe les visages des personnages masculins, quitte à parfois grossir le trait. Bruce Wayne hérite ainsi d’une musculature hypertrophiée et d’une mâchoire anguleuse à l’excès. Une esthétique nietzschéenne à l’image des héros bodybuildés (Arnold Schwarzenegger, Sylvester Stallone…) qui ont le vent en poupe dans l’Amérique de Ronald Reagan.
Avec The Dark Knight Returns, Frank Miller livre surtout une charge furieuse contre la culture des écrans, alors en plein boom aux États-Unis. « Aussi, je voulais utiliser les écrans de télévision pour montrer à quel point nous sommes ridicules dans notre manière de rapporter les informations. Nous nous emparons d’événements importants et terrifiants, et les faisons apparaître banals, presque amusants. À l’inverse, nous prenons des faits anodins et les rendons importants », explique-t-il dans une interview publiée par Le Monde en 2015.
The Dark Knight Returns.
Un commentaire d’un pessimisme toujours aussi corrosif 40 ans plus tard. Si Christopher Nolan (derrière la trilogie The Dark Knight) et Zack Snyder (Batman v Superman) lui sont redevables, Miller compte aussi bon nombre de détracteurs sur le registre politique.
En cause, des opinions ultraconservatrices dans ses prises de parole, les années passant. Une lecture attentive permet d’en déceler les prémisses dans le scénario The Dark Knight Returns, qui voit Batman prendre la tête d’une milice chargée de faire régner la loi à Gotham City, symptôme d’une idéologie sécuritaire à la racine du fascisme.