Good Luck, Have Fun, Don’t Die : que vaut le nouveau film de Gore Verbinski (Pirates des Caraïbes) ?
Cela fait presque dix ans que le réalisateur Gore Verbinski – principalement connu pour son travail sur la trilogie Pirates des Caraïbes, sur The Ring ou encore sur A Cure for Life – n’a plus proposé de nouveau film. Avec Good Luck, Have Fun, Don’t Die, le cinéaste est de retour en salle ce 15 avril 2026 et s’attaque au large sujet de l’intelligence artificielle.
Malgré le postulat intrigant et un excellent Sam Rockwell, le long-métrage s’effondre rapidement. En cause ? La succession de scènes étranges et ridicules, associée à un propos trop réactionnaire.
Un visiteur venu du futur arrive dans un restaurant pour la 117e fois et affirme aux clients qu’il est là pour une mission importante : empêcher la création d‘une IA qui détruira le monde. Il sait que dans ce restaurant se trouve la bonne combinaison de personnes à réunir pour mener cette quête à son terme.
Entouré d’un petit groupe d’hommes et de femmes, ce visiteur du futur repart, une fois de plus, à l’assaut de l’intelligence artificielle. Si Good Luck, Have Fun, Don’t Die propose un prologue réussi (avec un monologue génial de Sam Rockwell), la promesse implicite d’une grande aventure retombe aussi vite. La majorité du film se passe dans un quartier résidentiel, avec des péripéties qui traînent en longueur et qui manquent de souffle.
Un mauvais épisode de Black Mirror ?
Ados contrôlés par des téléphones, ondes wifi si puissantes qu’elles déclenchent des migraines, promesse d’un jeu virtuel plus beau que la réalité, intelligence artificielle débridée… Le film de Gore Verbinski ressemble à un patchwork des problématiques actuelles vues avec un regard bien trop réactionnaire.
Enchaînant les banalités et les évidences, le long-métrage s’embourbe dans les lieux communs, sans réelle profondeur. La place de l’IA offre, en outre, des scènes totalement ridicules et déconnectées de tout réalisme, à l’excès. Si Gore Verbinski a toujours utilisé l’humour et l’absurde dans ses films, il tombe totalement à côté avec ce Good Luck, Have Fun, Don’t Die.
In fine, le film ressemble à un mauvais épisode de Black Mirror. Trop dense pour son propre bien, traînant en longueur et devenant de plus en plus ridicule dans son dernier acte. Seul Sam Rockwell, volontairement en roue libre, apporte un peu de fraîcheur au long-métrage, sans parvenir à sauver l’ensemble.
Derrière la promesse d’une aventure de science-fiction enjouée et décontractée, Good Luck, Have Fun, Don’t Die ne dépasse jamais son postulat initial. Instantanément datée, la nouvelle proposition de Gore Verbinski est aussi décevante qu’oubliable.
