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Reçu hier — 27 février 2026

La tech devient-elle trop intelligente pour être simple ?

27 février 2026 à 11:00

Les interfaces n’ont jamais été aussi épurées. Les écrans d’accueil des smartphones et des ordinateurs sont lisses, les icônes minimalistes, les animations fluides. Tout semble intuitif, presque naturel. Pourtant, derrière cette apparente simplicité se cache une architecture logicielle d’une complexité croissante : paramètres imbriqués, autorisations multiples, synchronisations permanentes, couches d’intelligence artificielle qui analysent, anticipent et ajustent en continu.

En quelques années, nos appareils sont devenus des systèmes adaptatifs. Ils apprennent de nos habitudes, personnalisent nos contenus, réorganisent nos priorités. Cette sophistication invisible devait alléger nos gestes quotidiens. Elle exige en réalité de nouveaux apprentissages : comprendre pourquoi une notification apparaît, la raison de ce réglage qui change seul, l’explication derrière cette suggestion qui, soudain, s’impose. La promesse de simplicité se heurte à une autre réalité : celle d’une technologie toujours plus puissante, mais pas toujours plus lisible.

Trop de fonctions, pas assez de clarté

Le phénomène porte un nom dans la littérature marketing : la « feature fatigue », la fatigue des options. Plus un produit affiche de possibilités, plus il séduit au moment de l’achat. Cependant, à l’usage, l’abondance devient friction. Ce qui rassure ou fait rêver sur la fiche technique complique l’expérience réelle. Bien souvent, l’utilisateur n’exploite qu’une fraction des fonctions, tout en subissant la complexité qu’elles génèrent.

Les smartphones illustrent parfaitement cette dérive. Paramètres de confidentialité à tiroirs, options d’IA générative, automatisations invisibles, notifications intelligentes, gestion multiappareils… Chez Apple comme chez Samsung, les systèmes sont devenus de véritables écosystèmes. L’interface reste sobre. Toutefois, derrière, les réglages s’enfoncent parfois sur cinq ou six niveaux. Trouver une autorisation précise peut nécessiter de longues minutes d’exploration.

L’IA simplifie… en théorie

L’intelligence artificielle devait résoudre ce paradoxe. Moins de menus, plus d’assistance. On ne configure plus, on demande. Des acteurs comme Microsoft avec Copilot ou Google avec ses assistants intégrés promettent une interaction plus naturelle : écrire, rechercher, organiser, tout deviendrait conversationnel.

Pourtant, la complexité ne disparaît pas, elle se déplace. L’utilisateur doit apprendre à formuler des requêtes efficaces, à comprendre les limites du système, à corriger ses erreurs. Une mauvaise interprétation, et le résultat déçoit. La charge cognitive change de forme : moins technique, plus abstraite. Dialoguer avec une IA suppose de saisir sa logique probabiliste, ce qui n’est pas toujours intuitif.

Des interfaces toujours plus chargées

Le téléviseur connecté en est un autre révélateur. Auparavant, on avait un écran et une télécommande. On passait d’une chaîne à l’autre, on gérait le volume… et cela fonctionnait très bien. Aujourd’hui, l’écran d’accueil n’est plus un simple menu : c’est un carrefour algorithmique. Applications, recommandations personnalisées, contenus sponsorisés, profils multiples. Les interfaces d’Amazon (Fire TV), d’Apple TV ou de Google TV multiplient les couches. L’algorithme trie pour nous. Toutefois, le paysage visuel reste dense.

Même évolution sur les ordinateurs : synchronisation cloud permanente, gestion de comptes multiples, autorisations croisées entre services, double authentification à gogo, clés de sécurité en pagaille… Chaque nouvelle fonctionnalité améliore un point précis, tout en ajoutant une strate supplémentaire. L’utilisateur navigue dans un environnement qui ne cesse de s’épaissir.

Son de cloche identique dans les voitures de dernière génération. Des fabricants comme Tesla, sous prétexte d’un intérieur dépouillé, ont enlevé nombre de boutons physiques. Désormais, il faut « slider » d’un affichage à l’autre, naviguer dans les menus pendant que l’on conduit… Des tests comparatifs ont montré que ces modèles à écran tactile nécessitent plus de temps d’attention que trois boutons alignés permettant de gérer la radio ou la température générale. D’ailleurs, l’organisme européen de sécurité Euro NCAP a annoncé vouloir intégrer l’ergonomie des commandes physiques dans ses critères de notation sécurité. Le bouton est toujours à la même place, le geste est mémorisé, on peut le faire sans quitter la route du regard… Avec un écran, on passe d’un geste réflexe à une microdécision (vérification visuelle, validation mentale).

La simplicité, victime collatérale ?

Les spécialistes du Nielsen Norman Group alertent régulièrement sur cette surcharge silencieuse. Un design minimaliste peut masquer une structure labyrinthique. Ce n’est pas parce qu’un écran est épuré qu’il est simple. La profondeur des menus, l’accumulation d’options et la personnalisation extrême complexifient l’entraide et brouillent les repères.

La technologie contemporaine n’est plus seulement un outil. C’est un système adaptatif, en mouvement permanent. Elle apprend, modifie, propose, anticipe. Pourtant, cette intelligence embarquée peut donner le sentiment d’un contrôle diffus. Pourquoi ce contenu apparaît-il ? Pourquoi ce réglage a-t-il changé ? Pourquoi cette fonction s’est-elle activée seule ? À mesure que la tech devient plus intelligente, elle devient aussi un peu moins transparente. La vraie question n’est pas de savoir si l’innovation va trop loin. Elle est de savoir si, dans cette course à l’intelligence, la simplicité reste une priorité – ou si elle est devenue un dommage collatéral.

La tech devient-elle trop intelligente pour être simple ?

27 février 2026 à 11:00

Les interfaces n’ont jamais été aussi épurées. Les écrans d’accueil des smartphones et des ordinateurs sont lisses, les icônes minimalistes, les animations fluides. Tout semble intuitif, presque naturel. Pourtant, derrière cette apparente simplicité se cache une architecture logicielle d’une complexité croissante : paramètres imbriqués, autorisations multiples, synchronisations permanentes, couches d’intelligence artificielle qui analysent, anticipent et ajustent en continu.

En quelques années, nos appareils sont devenus des systèmes adaptatifs. Ils apprennent de nos habitudes, personnalisent nos contenus, réorganisent nos priorités. Cette sophistication invisible devait alléger nos gestes quotidiens. Elle exige en réalité de nouveaux apprentissages : comprendre pourquoi une notification apparaît, la raison de ce réglage qui change seul, l’explication derrière cette suggestion qui, soudain, s’impose. La promesse de simplicité se heurte à une autre réalité : celle d’une technologie toujours plus puissante, mais pas toujours plus lisible.

Trop de fonctions, pas assez de clarté

Le phénomène porte un nom dans la littérature marketing : la « feature fatigue », la fatigue des options. Plus un produit affiche de possibilités, plus il séduit au moment de l’achat. Cependant, à l’usage, l’abondance devient friction. Ce qui rassure ou fait rêver sur la fiche technique complique l’expérience réelle. Bien souvent, l’utilisateur n’exploite qu’une fraction des fonctions, tout en subissant la complexité qu’elles génèrent.

Les smartphones illustrent parfaitement cette dérive. Paramètres de confidentialité à tiroirs, options d’IA générative, automatisations invisibles, notifications intelligentes, gestion multiappareils… Chez Apple comme chez Samsung, les systèmes sont devenus de véritables écosystèmes. L’interface reste sobre. Toutefois, derrière, les réglages s’enfoncent parfois sur cinq ou six niveaux. Trouver une autorisation précise peut nécessiter de longues minutes d’exploration.

L’IA simplifie… en théorie

L’intelligence artificielle devait résoudre ce paradoxe. Moins de menus, plus d’assistance. On ne configure plus, on demande. Des acteurs comme Microsoft avec Copilot ou Google avec ses assistants intégrés promettent une interaction plus naturelle : écrire, rechercher, organiser, tout deviendrait conversationnel.

Pourtant, la complexité ne disparaît pas, elle se déplace. L’utilisateur doit apprendre à formuler des requêtes efficaces, à comprendre les limites du système, à corriger ses erreurs. Une mauvaise interprétation, et le résultat déçoit. La charge cognitive change de forme : moins technique, plus abstraite. Dialoguer avec une IA suppose de saisir sa logique probabiliste, ce qui n’est pas toujours intuitif.

Des interfaces toujours plus chargées

Le téléviseur connecté en est un autre révélateur. Auparavant, on avait un écran et une télécommande. On passait d’une chaîne à l’autre, on gérait le volume… et cela fonctionnait très bien. Aujourd’hui, l’écran d’accueil n’est plus un simple menu : c’est un carrefour algorithmique. Applications, recommandations personnalisées, contenus sponsorisés, profils multiples. Les interfaces d’Amazon (Fire TV), d’Apple TV ou de Google TV multiplient les couches. L’algorithme trie pour nous. Toutefois, le paysage visuel reste dense.

Même évolution sur les ordinateurs : synchronisation cloud permanente, gestion de comptes multiples, autorisations croisées entre services, double authentification à gogo, clés de sécurité en pagaille… Chaque nouvelle fonctionnalité améliore un point précis, tout en ajoutant une strate supplémentaire. L’utilisateur navigue dans un environnement qui ne cesse de s’épaissir.

Son de cloche identique dans les voitures de dernière génération. Des fabricants comme Tesla, sous prétexte d’un intérieur dépouillé, ont enlevé nombre de boutons physiques. Désormais, il faut « slider » d’un affichage à l’autre, naviguer dans les menus pendant que l’on conduit… Des tests comparatifs ont montré que ces modèles à écran tactile nécessitent plus de temps d’attention que trois boutons alignés permettant de gérer la radio ou la température générale. D’ailleurs, l’organisme européen de sécurité Euro NCAP a annoncé vouloir intégrer l’ergonomie des commandes physiques dans ses critères de notation sécurité. Le bouton est toujours à la même place, le geste est mémorisé, on peut le faire sans quitter la route du regard… Avec un écran, on passe d’un geste réflexe à une microdécision (vérification visuelle, validation mentale).

La simplicité, victime collatérale ?

Les spécialistes du Nielsen Norman Group alertent régulièrement sur cette surcharge silencieuse. Un design minimaliste peut masquer une structure labyrinthique. Ce n’est pas parce qu’un écran est épuré qu’il est simple. La profondeur des menus, l’accumulation d’options et la personnalisation extrême complexifient l’entraide et brouillent les repères.

La technologie contemporaine n’est plus seulement un outil. C’est un système adaptatif, en mouvement permanent. Elle apprend, modifie, propose, anticipe. Pourtant, cette intelligence embarquée peut donner le sentiment d’un contrôle diffus. Pourquoi ce contenu apparaît-il ? Pourquoi ce réglage a-t-il changé ? Pourquoi cette fonction s’est-elle activée seule ? À mesure que la tech devient plus intelligente, elle devient aussi un peu moins transparente. La vraie question n’est pas de savoir si l’innovation va trop loin. Elle est de savoir si, dans cette course à l’intelligence, la simplicité reste une priorité – ou si elle est devenue un dommage collatéral.

Reçu avant avant-hier

Panasonic SC-BMAX30 : 320 W en roue libre pour animer les soirées

25 février 2026 à 20:16

Cela fait plusieurs années que les enceintes surnommées « party box » ont le vent en poupe. Pour ces produits hautement festifs, la puissance constitue le principal argument. C’est aussi celui de la nouvelle SC-BMAX30 de Panasonic, qui promet en effet 320 W RMS. Le fabricant japonais a doublé au passage la puissance délivrée par le précédent modèle, la BMAX10, qui plafonnait à 150 W. Pour générer un tel volume sonore, l’architecture interne s’appuie sur quatre haut-parleurs : deux woofers de 18 cm spécifiquement dédiés aux basses fréquences et deux tweeters de 6,3 cm qui se chargent des aigus. Le tout est épaulé par un large évent bass-reflex.

Les amateurs de graves prononcés profiteront également d’une fonction bass boost activable à la volée.

La connectivité et l’interface pensées pour la fête

Côté connectique, l’appareil se montre très bien fourni. La puce Bluetooth 5.3 intègre la fonction multipoint. Deux smartphones ou tablettes peuvent ainsi s’y connecter simultanément sans le moindre fil, ce qui se montre particulièrement pratique lors d’une soirée animée. Le panneau arrière dissimule par ailleurs plusieurs entrées physiques. Une prise auxiliaire analogique côtoie un port USB-A. Ce dernier décode les fichiers MP3 locaux et permet de recharger un appareil mobile avec une sortie de 5 V / 1 A.

Panasonic SC-BMAX30

Deux entrées jack 6,35 mm sont aussi de la partie. L’une sert exclusivement aux microphones avec un bouton d’écho dédié au karaoké. L’autre connecteur bascule entre un second micro ou une guitare. Chaque canal possède bien entendu son propre réglage de volume indépendant. Sur le dessus de la machine, de grandes commandes tactiles et un large bouton rotatif facilitent la navigation globale. Trois boutons physiques supplémentaires activent par ailleurs les effets sonores du DJ soundboard.

Mobilité et jeu de lumières

Enceinte festive oblige, l’aspect visuel n’a évidemment pas été mis de côté. Derrière sa large grille métallique, l’enceinte cache un véritable système d’éclairage LED. Sept couleurs vives, trois modes lumineux et huit effets stroboscopiques s’animent au rythme de la musique. Malgré des dimensions qui s’annoncent conséquentes, le transport reste aisé grâce à une poignée télescopique et deux roulettes.

Panasonic SC-BMAX30

L’utilisation en extérieur est possible grâce à une certification IPX4, qui devrait assurer une protection efficace contre les éclaboussures (mais pas contre la poussière). Mais pas contre une pluie battante donc. L’autonomie grimpe à 14 h grâce à la batterie rechargeable. Un écran de contrôle affiche le niveau d’énergie restant en temps réel. Il est enfin possible de relier d’autres modèles BMAX compatibles sans le moindre câble via la fonction wireless chain connection pour étendre la scène sonore.

Prix et disponibilité

La Panasonic SC-BMAX30 sera disponible dans le courant du mois de mars et sera proposée au prix public conseillé de 449 €.

Panasonic SC-BMAX30 : 320 W en roue libre pour animer les soirées

25 février 2026 à 20:16

Cela fait plusieurs années que les enceintes surnommées « party box » ont le vent en poupe. Pour ces produits hautement festifs, la puissance constitue le principal argument. C’est aussi celui de la nouvelle SC-BMAX30 de Panasonic, qui promet en effet 320 W RMS. Le fabricant japonais a doublé au passage la puissance délivrée par le précédent modèle, la BMAX10, qui plafonnait à 150 W. Pour générer un tel volume sonore, l’architecture interne s’appuie sur quatre haut-parleurs : deux woofers de 18 cm spécifiquement dédiés aux basses fréquences et deux tweeters de 6,3 cm qui se chargent des aigus. Le tout est épaulé par un large évent bass-reflex.

Les amateurs de graves prononcés profiteront également d’une fonction bass boost activable à la volée.

La connectivité et l’interface pensées pour la fête

Côté connectique, l’appareil se montre très bien fourni. La puce Bluetooth 5.3 intègre la fonction multipoint. Deux smartphones ou tablettes peuvent ainsi s’y connecter simultanément sans le moindre fil, ce qui se montre particulièrement pratique lors d’une soirée animée. Le panneau arrière dissimule par ailleurs plusieurs entrées physiques. Une prise auxiliaire analogique côtoie un port USB-A. Ce dernier décode les fichiers MP3 locaux et permet de recharger un appareil mobile avec une sortie de 5 V / 1 A.

Panasonic SC-BMAX30

Deux entrées jack 6,35 mm sont aussi de la partie. L’une sert exclusivement aux microphones avec un bouton d’écho dédié au karaoké. L’autre connecteur bascule entre un second micro ou une guitare. Chaque canal possède bien entendu son propre réglage de volume indépendant. Sur le dessus de la machine, de grandes commandes tactiles et un large bouton rotatif facilitent la navigation globale. Trois boutons physiques supplémentaires activent par ailleurs les effets sonores du DJ soundboard.

Mobilité et jeu de lumières

Enceinte festive oblige, l’aspect visuel n’a évidemment pas été mis de côté. Derrière sa large grille métallique, l’enceinte cache un véritable système d’éclairage LED. Sept couleurs vives, trois modes lumineux et huit effets stroboscopiques s’animent au rythme de la musique. Malgré des dimensions qui s’annoncent conséquentes, le transport reste aisé grâce à une poignée télescopique et deux roulettes.

Panasonic SC-BMAX30

L’utilisation en extérieur est possible grâce à une certification IPX4, qui devrait assurer une protection efficace contre les éclaboussures (mais pas contre la poussière). Mais pas contre une pluie battante donc. L’autonomie grimpe à 14 h grâce à la batterie rechargeable. Un écran de contrôle affiche le niveau d’énergie restant en temps réel. Il est enfin possible de relier d’autres modèles BMAX compatibles sans le moindre câble via la fonction wireless chain connection pour étendre la scène sonore.

Prix et disponibilité

La Panasonic SC-BMAX30 sera disponible dans le courant du mois de mars et sera proposée au prix public conseillé de 449 €.

Test du Cosori Dual Blaze TwinFry 10L : que vaut ce air fryer familial qui veut remplacer votre four ?

22 février 2026 à 09:00

Est-il encore besoin de présenter la friteuse sans huile ? Ou plutôt, le air fryer. Car c’est bien sous ce nom que la popularité du produit a explosé partout dans le monde. En quelques années à peine, l’appareil s’est imposé comme un équipement incontournable dans les cuisines européennes. Il faut dire qu’il est porté par une promesse aussi simple qu’efficace puisqu’il jure de permettre de frire, rôtir et griller, avec seulement une fraction de l’huile nécessaire dans une friteuse classique.

Après le Cosori Turbo Tower Pro Smart déjà testé dans nos colonnes, l’ambitieuse marque revient avec le Dual Blaze TwinFry 10L. Avec ce modèle, Cosori mise sur la polyvalence avec deux zones de cuisson de cinq litres chacune, qui peuvent fusionner en un seul panier de 10 litres, baptisé « Grandzone ». Elles profitent de la technologie Dual Blaze, censée garantir une cuisson homogène. L’ensemble est pilotable depuis une application smartphone.

Le design et l’ergonomie

Avec ses 33,8 × 51,8 × 31,3 cm et ses 9 kg sur la balance, on ne peut pas vraiment qualifier le TwinFry de discret. Il occupe un espace conséquent sur le plan de travail. D’autant qu’il faut également prévoir 13 cm de dégagement à l’arrière pour l’aération. Autant dire que si votre cuisine est exiguë, la cohabitation risque d’être tendue. Mais tout cela est finalement logique au regard de la capacité du produit.

Test du Cosori Dual Blaze TwinFry 10L

Une fois l’appareil en place, sa finition ne déçoit pas. Son noir mat associé aux touches brossées (argentées sur notre modèle, mais qui peuvent aussi être dorées selon la variante) confère à l’ensemble un aspect haut de gamme qui s’intègre parfaitement dans une cuisine moderne. On note que le tiroir, une fois ouvert après cuisson, repose à l’intérieur de la chambre principale plutôt que directement sur le comptoir. Un détail qui paraît anodin, mais qui se révèle très appréciable pour éviter de brûler votre plan de travail.

Test du Cosori Dual Blaze TwinFry 10L

L’interface tactile, positionnée sur le dessus de l’appareil, se révèle pour sa part intuitive. Les six modes de cuisson (Air Fry, Roast, Bake, Grill, Reheat, Dehydrate) s’affichent clairement, et la sélection temps/température par les flèches directionnelles ne pose aucun problème. Après une première utilisation, nous n’avons plus eu besoin de consulter le manuel.

Dual Zone, Grandzone et cuisson synchronisée

Le concept central du TwinFry repose sur sa modularité. Un diviseur amovible permet de basculer entre deux configurations : soit deux zones indépendantes de cinq litres, chacune avec ses propres réglages de température et de durée, soit une Grandzone unique de 10 litres, idéale pour les pièces volumineuses comme un poulet entier ou une pizza surgelée.

Test du Cosori Dual Blaze TwinFry 10L

C’est ici que les fonctions Sync Cooking et Match Cooking entrent en jeu. La première est la plus maline des deux puisqu’elle calcule automatiquement le décalage de démarrage entre les deux zones pour que les deux préparations terminent exactement en même temps. Des ailes de poulet d’un côté, des frites maison de l’autre ? L’appareil lance d’abord la zone qui nécessite le plus de temps, puis enclenche la seconde au bon moment.

Test du Cosori Dual Blaze TwinFry 10L

En pratique, nous avons constaté que cela fonctionne remarquablement bien. La préparation d’un repas complet s’en trouve considérablement simplifiée. Match Cooking, de son côté, se montre plus simple d’approche puisqu’il applique les mêmes paramètres aux deux zones simultanément. Pratique quand on veut tout bonnement doubler la quantité d’un même plat. Pour une famille de quatre personnes, ces deux modes changent la donne par rapport aux air fryers à zone unique.

Les performances de cuisson

Commençons par le positif, parce qu’il y en a beaucoup. La plage de température s’étend de 35 °C à 240 °C, avec un minuteur allant d’une minute à 48 heures (mode déshydratation compris). La puissance de 2 800 W assure une montée en chaleur rapide. On entre vite dans le vif du sujet.
Les ailes de poulet sortent croustillantes à l’extérieur, juteuses à l’intérieur. Les frites maison, enrobées d’un filet d’huile et cuites 25 minutes à 200 °C avec un secouage à mi-cuisson, atteignent un niveau de croustillant très satisfaisant. Le bœuf rôti ? Un beau medium-rare avec une croûte savoureuse en surface, tandis que les pommes de terre rôties dans l’autre zone ressortent dorées et fondantes.

Test du Cosori Dual Blaze TwinFry 10L

C’est d’ailleurs lors de ces repas complets que le Sync Cooking révèle tout son potentiel.
Les nuggets et bâtonnets de poisson surgelés cuisent en un tiers du temps nécessaire au four traditionnel, avec une cuisson uniformément dorée. La pizza surgelée, une fois le diviseur retiré, tient parfaitement dans la Grandzone (pour peu qu’elle ne soit pas énorme) et ressort mieux cuite qu’au four classique. Les burgers et saucisses restent juteux.

Test du Cosori Dual Blaze TwinFry 10L

On peut certes parfois pester contre quelques petits détails comme les frites surgelées les plus petites qui tombent à travers la grille et finissent par griller. Dans l’ensemble, l’appareil offre donc une excellente prestation en matière de cuisson.

Le niveau sonore et la sécurité

En fonctionnement, le TwinFry émet un bruit équivalent à celui d’une hotte aspirante, aux environs d’une soixantaine de décibels. Dans une cuisine animée avec des enfants, le bruit passe quasiment inaperçu. En revanche, en télétravail dans un environnement calme, c’est une autre paire de manches. Le déclencher à proximité de vous alors que vous passez un appel vidéo n’est pas la meilleure des idées.

Côté sécurité, la surface extérieure reste à environ 25 °C pendant le fonctionnement. Aucun risque de brûlure au toucher, ce qui ne manquera pas de rassurer au sein d’un foyer avec de jeunes enfants. La fonction d’arrêt automatique en fin de cuisson (auto-off) ajoute une couche de tranquillité supplémentaire. L’appareil émet plusieurs bips, puis s’éteint de lui-même. Les aliments ne continuent pas à cuire ni à se dessécher.

L’application

La compatibilité avec une application est mine de rien encore assez rare pour les air fryers. Cosori a pris une longueur d’avance sur la concurrence dans ce domaine. Son TwinFry se montre en effet pilotable par l’application VeSync, disponible sur iOS et Android. L’appairage et la configuration initiale se font très rapidement, comme avec une enceinte Bluetooth par exemple. Ensuite, on accède au contrôle complet de l’appareil depuis le smartphone. Vous pouvez régler le choix du mode, les réglages temps/température pour chaque zone, ou encore le démarrage à distance.

Ce démarrage à distance, justement, se révèle particulièrement pratique à l’usage. Imaginons : vous préparez les aliments dans le panier avant de partir chercher les enfants à l’école, puis vous lancez la cuisson depuis votre téléphone sur le chemin du retour. Le repas est prêt quand vous passez la porte. Les notifications push signalent quant à elles la fin de cuisson, ce qui évite de surveiller l’appareil en permanence.

En revanche, le catalogue de recettes intégré déçoit. On y trouve peu de suggestions, des temps de cuisson parfois approximatifs, et un manque flagrant de guide détaillé pour exploiter pleinement le potentiel de la machine. Le livret papier fourni (Quick Start Guide) n’est guère plus étoffé. Pour un produit positionné haut de gamme, on est en droit d’attendre mieux côté accompagnement. Heureusement, vous trouverez facilement votre bonheur sur Internet.

L’entretien

C’est probablement le point le plus frustrant du TwinFry. Sur le papier, tout semble simple : les plaques crisper, le diviseur et les pinces fournies passent au lave-vaisselle. Sauf que le panier principal, lui, est trop volumineux pour la plupart des lave-vaisselle domestiques. Problème.
Reste le lavage à la main. L’encombrement du panier rend la manœuvre pénible dans un évier standard. Et la crainte d’abîmer le revêtement antiadhésif interdit l’usage d’éponges abrasives.

Test du Cosori Dual Blaze TwinFry 10L

Certains se contentent d’un essuyage au papier absorbant, mais ce n’est pas toujours suffisant après une cuisson grasse. Certes, le fond plat et les coins arrondis du tiroir facilitent le nettoyage en l’absence de recoins piégeurs. Mais cela ne compense pas totalement l’inconvénient de la taille. Notez tout de même que ce n’est pas propre à cet air fryer en particulier et qu’il partage ce handicap avec tous ses concurrents qui arborent le même genre de cuve.

Prise en main de l’Asus ExpertBook Ultra : la nouvelle puce Intel Panther Lake dans un ultraportable pro d’à peine 1 kg

21 février 2026 à 09:00

Quand on parle de PC pour les professionnels ou les prosumers, Asus est rarement le premier nom qui vient à l’esprit. Ce segment est habituellement la chasse gardée de gammes telles que les ThinkPad de Lenovo, les EliteBook de HP ou les Dell Latitude. Mais avec l’ExpertBook Ultra, Asus entend clairement s’inviter dans la conversation. Ce nouveau membre de la gamme ExpertBook est un modèle 14 pouces qui nous intéresse d’autant plus qu’il est l’un des tout premiers à embarquer la puce Intel Panther Lake. Cette architecture gravée en 18A concentre une bonne partie des espoirs du fondeur américain et nous avions donc hâte de la tester.

Au-delà de cette puce, Asus a mis les petits plats dans les grands pour se donner les moyens de ses ambitions. Ainsi, son ExpertBook Ultra arrive avec une fiche technique rutilante puisque l’appareil est équipé d’un processeur Core Ultra 7 358H, de 32 Go de RAM LPDDR5x et d’un SSD de 2 To (PCIe 5.0). Il se montre également compatible avec le wifi 7.

Le design et la qualité de fabrication

La première chose qui frappe en sortant l’ExpertBook Ultra de sa boîte, c’est son poids. Avec un peu moins d’un kilo sur la balance, il se place d’emblée parmi les ultraportables 14 pouces les plus légers du marché. On l’attrape d’une seule main sans effort. Et pourtant, il ne donne jamais cette impression de fragilité qui accompagne presque systématiquement les machines aussi légères. Le châssis en alliage magnésium-aluminium y est pour beaucoup.

Test Asus ExpertBook Ultra

Asus l’a recouvert d’un revêtement baptisé Nano Ceramic, qui confère à la surface une texture mate légèrement granuleuse, assez éloignée du métal lisse et froid que l’on trouve habituellement sur les ultraportables premium. Ce traitement résiste plutôt bien aux traces de doigts et aux micro-rayures, là où un châssis en aluminium brossé classique se transforme en aimant à empreintes dès la première utilisation. La rigidité est au rendez-vous, avec une certification MIL-STD-810H à la clé.

Notre exemplaire de test arborait le coloris Morn Grey, un gris clair au lustre métallique discret qui change subtilement selon l’éclairage. D’un point de vue purement esthétique, l’appareil est d’une grande sobriété. Ce qui nous semble parfait dans un environnement pro, mais qui pourra paraître tristounet à certains.

Les lignes sont épurées à l’extrême, sobres mais pas austères. On remarque une barre LED décorative baptisée ExpertLumi, placée le long de la charnière, qui s’allume au démarrage. Son utilité reste pour l’instant purement cosmétique.

Côté dimensions, l’appareil mesure environ 311×213 mm pour une épaisseur de 10,9 à 16,4 mm. Il se glisse sans difficulté dans un sac ou une sacoche, y compris les modèles conçus pour des PC de 13 pouces. Pour un appareil aussi fin, nous avons été surpris de constater qu’Asus a réussi le tour de force de ne pas sacrifier la connectique, comme c’est hélas souvent le cas sur ce type de machine, se contentant de deux ports USB-C.

Test Asus ExpertBook Ultra

On retrouve ainsi deux ports Thunderbolt 4 (un de chaque côté, ce qui facilite grandement la gestion des câbles), deux ports USB-A 3.2 Gen 2 (eux aussi répartis de part et d’autre), un port HDMI 2.1 plein format et une prise jack combo 3,5 mm. Pas besoin donc de se promener avec un hub ou un dongle pour brancher une clé USB, un écran externe ou un vidéoprojecteur en salle de réunion. C’est suffisamment rare sur un PC de moins d’un kilo pour être souligné. Les deux Thunderbolt 4 supportent chacun la charge (Power Delivery) et la sortie vidéo via DisplayPort.

Test Asus ExpertBook Ultra

L’ergonomie

Taper sur le clavier de l’ExpertBook Ultra est un vrai plaisir. La course des touches est franche, avec un retour tactile net sans être trop ferme. On sent qu’Asus a progressé dans ce domaine ces dernières années. Le résultat est un clavier qui se hisse parmi les meilleurs que nous ayons essayés récemment sur un ultraportable Windows, et qui n’a pas à rougir face aux références dans ce domaine. Il y a tout de même un petit bémol : les touches fléchées haut et bas sont un peu étriquées, et la touche Suppr a été décalée pour laisser la place à un lecteur d’empreintes intégré au bouton d’alimentation. On s’y fait toutefois très vite et le compromis en vaut la peine au regard de l’efficacité du lecteur en question.

Test Asus ExpertBook Ultra

Quant au touchpad haptique, il occupe une belle surface. Il est en verre, parfaitement lisse, et offre un retour haptique convaincant qui remplace avantageusement le clic mécanique traditionnel. Les gestes multitouch de Windows passent sans accroc, y compris le swipe à cinq doigts. Précisons toutefois qu’il nous est arrivé ponctuellement de déclencher des clics involontaires, le bord avant du touchpad étant totalement affleurant avec le châssis. Un détail, mais qui peut agacer les utilisateurs les plus pointilleux.

L’ExpertBook Ultra embarque par ailleurs un système audio à six haut-parleurs compatible Dolby Atmos. Pour un PC aussi fin, le résultat est décent. Le son offre un volume assez généreux, une certaine clarté dans les médiums et un soupçon de graves qui donne un minimum de corps à la restitution. Pour des visioconférences ou un fond musical en travaillant, c’est largement suffisant. En revanche, poussé au volume maximum, le son devient un peu agressif et métallique.

La webcam, en revanche, constitue le maillon faible. Sur le papier, les specs sont correctes, avec un capteur Full HD 1080p, un obturateur de confidentialité physique et une compatibilité Windows Hello. En pratique, l’image est correcte dans de bonnes conditions de luminosité, mais devient vite granuleuse et peu flatteuse dès que la lumière baisse. Le champ de vision est très large, ce qui ne plaira pas à tout le monde. Pour un PC qui excelle quasiment partout ailleurs, cette webcam simplement passable détonne un peu, surtout au regard du positionnement « pro » du produit.

Test Asus ExpertBook Ultra

Enfin, comme dit plus haut, ce PC profite d’un double dispositif biométrique, avec donc un lecteur d’empreintes sur le bouton power et la reconnaissance faciale Windows Hello. L’authentification est rapide et fiable dans les deux cas.

L’écran

Avec la nouvelle puce Intel, l’écran est sans aucun doute l’autre maître de cette machine. L’ExpertBook Ultra embarque en effet une dalle Tandem OLED de 14 pouces en 2880×1800 pixels (ratio 16:10), avec un taux de rafraîchissement adaptatif de 30 à 120 Hz. Et surtout, un traitement anti-reflets mat grâce à un verre Corning Gorilla Glass Victus micro-gravé. Rappelons que la technologie Tandem OLED empile deux couches OLED au lieu d’une. La luminosité s’en trouve considérablement augmentée. Nous attendrons les résultats exacts de notre laboratoire pour nous prononcer définitivement sur cette dalle. Mais nous pouvons d’ores et déjà vous dire qu’elle paraît bien lumineuse à l’œil nu.

Et puis il y a cette finition mate. C’est rare. Très rare, même. L’immense majorité des PC équipés d’un écran OLED optent pour une surface brillante, qui exalte les contrastes mais transforme l’écran en miroir dès que l’on sort de la pénombre. Ici, Asus a fait le choix inverse, et le résultat est franchement convaincant. Même en extérieur ou sous un éclairage agressif de bureau, l’affichage reste lisible sans effort. Les couleurs conservent leur vivacité OLED, les noirs restent profonds, et les reflets ne viennent plus parasiter la lecture.

Les performances

Passons à la partie qui intéressera le plus les technophiles, à savoir le processeur Intel Core Ultra 7 358H qui anime cet ExpertBook Ultra. Il s’agit de l’une des toutes premières machines à proposer la nouvelle puce Panther Lake. Nous n’avions pas encore eu l’occasion de la découvrir. Rappelons qu’il s’agit d’une architecture de troisième génération (Core Ultra Series 3), qui reprend le principe des cœurs hétérogènes cher à Intel, avec quatre cœurs Performance (Cougar Cove), huit cœurs Efficient (Darkmont) et quatre cœurs basse consommation. Le tout cadencé jusqu’à 4,8 GHz en Turbo. Le TDP est configuré à 50 W, ce qui est conséquent pour un châssis aussi fin.

Test Asus ExpertBook Ultra

La gamme Core Ultra Series a été fraîchement accueillie pour son entrée en matière en 2024. Intel a su redresser la barre dès la deuxième itération en 2025, mais nous n’étions pas certains qu’il avait de la marge pour améliorer encore la formule en aussi peu de temps. Nous avions tort ! Nous n’allons pas vous assommer ici avec des résultats de benchmarks, mais sachez tout de même que sous PCMark 10, l’ExpertBook Ultra fait aussi bien, voire mieux dans certaines configurations, que des machines sous AMD Ryzen AI 9 et Qualcomm Snapdragon X Elite. Sur Cinebench R24, le Core Ultra 7 358H se montre à son avantage et progresse sensiblement par rapport aux processeurs Lunar Lake de la génération précédente, notamment en multithread où l’architecture à 16 cœurs fait la différence. En single-thread, les gains s’avèrent plus modestes, mais restent suffisants pour placer la puce dans le haut du panier.

Test Asus ExpertBook Ultra

Toutefois, si Panther Lake était si attendu, c’est surtout pour ses capacités graphiques. Son nouveau GPU, l’Intel Arc B390, affiche 12 cœurs Xe3 cadencés jusqu’à 2,5 GHz, ce qui représente un saut générationnel par rapport aux précédents Arc 140V et Arc 140T. Intel promet monts et merveilles et ne déçoit pas cette fois. Sur les différents benchmarks graphiques que nous avons lancés, l’ExpertBook Ultra s’en tire remarquablement bien et fait généralement 70 % à 80 % mieux que l’Arc 140V. Pour vous donner une idée plus concrète d’où il se situe, il offre des performances entre les GeForce RTX 3050 et RTX 4050 d’entrée de gamme il y a deux ou trois ans. Sur un PC de moins d’un kilo, c’est tout simplement du jamais vu !

Test Asus ExpertBook Ultra

Au-delà des benchmarks, nous avons pu constater en usage réel les performances de la bête. Ainsi, Shadow of the Tomb Raider tourne à 80 fps en 1080p avec les réglages au maximum. De son côté, Cyberpunk 2077 atteint une soixantaine de fps en 1080p en niveau moyen, sans même recourir au XeSS, la technologie d’Intel concurrente du DLSS. Même le très gourmand Black Myth: Wukong s’avère tout à fait jouable à 35 fps en 1080p Medium. Pour un ultraportable professionnel, c’est assez remarquable.

Test Asus ExpertBook Ultra

Notez toutefois que nous avons mené tous nos tests avec le PC branché au secteur. Les performances sont en effet sensiblement bridées sur batterie. Le TDP se retrouve plafonné à un niveau inférieur, ce qui entraîne un déficit de performances non négligeable par rapport au fonctionnement sur secteur. Ce n’est pas un comportement si courant sur des machines à GPU intégré. Il faut donc le garder en tête si vous êtes de ceux qui ont besoin d’un maximum possible de puissance lorsque vous êtes en déplacement.

Test Asus ExpertBook Ultra

Enfin, Asus intègre aussi un système de refroidissement à trois caloducs, pour un flux d’air qui traverse le châssis de bas en haut. En usage bureautique, la machine est parfaitement silencieuse. Même en charge modérée, les ventilateurs restent discrets. Ce n’est que lorsque l’on sollicite intensivement le GPU ou le CPU (jeux, rendu 3D, stress test) que le niveau sonore monte à un niveau certes audible, mais qui reste tout à fait raisonnable. On peut poser le PC sur ses genoux sans inconfort, même lors d’un usage soutenu.

L’interface utilisateur

Sans surprise, l’ExpertBook Ultra tourne sous Windows 11 Pro et intègre un NPU de 50 TOPS, ce qui lui confère le label Copilot+. On retrouve donc la touche dédiée à l’IA de Microsoft sur le clavier. Asus ajoute ici sa propre couche logique avec MyExpert, un assistant IA maison qui permet d’effectuer des recherches dans ses fichiers, de lancer des tâches courantes et d’interagir via un chatbot IA intégré. La solution n’est pas très connue, mais sait se montrer assez efficace dans la plupart des situations.

Test Asus ExpertBook Ultra
Test Asus ExpertBook Ultra

S’y ajoute Expert Guardian, un outil de gestion et de sécurité destiné aux déploiements en entreprise, avec contrôle à distance du firmware et de l’OS. Des fonctions qui n’intéresseront pas le grand public, mais qui constituent un vrai plus pour les flottes d’entreprise.

Test Asus ExpertBook Ultra
L’ExpertPanel est intégré accessible directement depuis la barre des tâches.

L’autonomie

L’ExpertBook Ultra embarque une batterie de 70 Wh. Soit une capacité standard pour un 14 pouces mais méritoire au vu de la place occupée par le système de refroidissement décrit plus haut. Nous attendrons les résultats de notre laboratoire pour rendre un verdict chiffré et précis de l’autonomie. En attendant, nous pouvons déjà vous dire que l’appareil est généralement en mesure de tenir une journée de travail loin d’une prise, tant que vous ne vous adonnez pas à des usages très énergivores. L’ensemble nous a toutefois semblé un peu en retrait par rapport à la génération précédente en matière d’autonomie. Toutefois, cette dernière était excellente, alors qu’ici, c’est simplement très bon.

Le chargeur USB-C de 90 W fourni est compact (moins de 8 cm de côté) et permet une recharge rapide, avec 50 % d’autonomie récupérés en 30 minutes environ.

Logitech Pro X2 Superstrike : une souris gaming haut de gamme qui ose le changement

7 février 2026 à 08:00

Si vous vous intéressez au monde de la compétition esport, vous savez sans doute déjà que Logitech domine largement le sujet avec sa gamme de souris gamer Superlight, que l’on retrouve très souvent dans les mains des joueurs professionnels. À l’heure de présenter le nouveau modèle de cette gamme, on aurait pu s’attendre à ce que le fabricant se contente d’une simple mise à jour matérielle. Une pratique courante dans le monde de la tech. Cependant, Logitech surprend avec sa nouvelle Pro X2 Superstrike. Il s’attaque en effet à la pièce maîtresse de toute souris, à savoir le switch, en abandonnant purement et simplement les mécanismes de contact physique pour une détection analogique.

La fin du « clic » physique

Le cœur de cette annonce réside dans le système HITS (Haptic Inductive Trigger System). Contrairement aux souris classiques où une lamelle métallique ferme un circuit, la Superstrike est dotée de capteurs inductifs pour détecter la pression du doigt. Il n’y a plus de contact électrique direct.

Logitech Pro X2 Superstrike

Pour ne pas dérouter les utilisateurs habitués au retour tactile, un moteur haptique simule la sensation du clic. L’intérêt ? La vitesse. Logitech annonce un gain de latence pouvant atteindre 30 millisecondes par rapport aux solutions mécaniques actuelles. C’est massif à l’échelle de la compétition professionnelle.

La personnalisation du point d’activation sur dix niveaux est rendue possible par cette technologie, souvent appelée « Rapid Trigger ». Le joueur peut définir que le clic se déclenche à la moindre pression ou, au contraire, qu’il nécessite un appui franc pour éviter les erreurs. Le point de réinitialisation est lui aussi ajustable : plus besoin de relâcher totalement le bouton pour cliquer à nouveau. Les adeptes du spam-click apprécieront.

Logitech Pro X2 Superstrike

44 000 DPI et 8 000 Hz dans 61 grammes

On trouve par ailleurs dans la fiche technique des caractéristiques impressionnantes sur le papier. La sensibilité du nouveau capteur HERO 2 est ainsi portée à 44 000 DPI. Une sensibilité théorique que peu d’humains pourront toutefois exploiter pleinement. D’autant qu’elle est couplée à une vitesse de suivi de 888 IPS et une accélération supportée de 88 G. Un taux d’interrogation (polling rate) de 8 000 Hz est désormais assuré par la technologie Lightspeed. Sa position est communiquée à l’ordinateur 8 000 fois par seconde.

Logitech Pro X2 Superstrike

Bien que très énergivore, cette fréquence élevée n’empêche pas l’appareil de revendiquer une autonomie de 90 heures. Bien entendu, il faudra voir ce que ça donne réellement à l’usage, dans la mesure où ce chiffre devrait probablement varier en fonction de l’intensité du polling choisi.

Le châssis reste quant à lui fidèle à la philosophie de la marque, avec une coque symétrique, sobre, disponible en noir ou en blanc. Malgré l’ajout des moteurs haptiques et de la nouvelle électronique, le poids reste contenu à 61 grammes. Ce n’est pas le record absolu de légèreté du marché, mais cela reste dans la fourchette basse des souris compétitives actuelles.

Logitech Pro X2 Superstrike
Le contenu de la boîte de la souris.

Disponibilité et tarif

Vous vous en doutez, cette débauche technologique a un coût. Il vous faudra donc débourser 179,99 € (prix public conseillé) pour mettre la main sur cette souris. Elle est d’ores et déjà disponible en précommande, avec les premières expéditions prévues pour le 11 février.

La maison connectée séduit toujours plus… les pirates

4 février 2026 à 16:00

Les anecdotes relatant le piratage d’équipements et d’objets connectés ont souvent fait le buzz, qu’un pirate s’introduise dans le réseau par le truchement d’un réfrigérateur connecté, d’un aspirateur robot ou d’une caméra de surveillance…

Dans leur rapport annuel commun sur la sécurité de l’Internet des objets (IoT Security Landscape Report) publié récemment, Netgear et Bitdefender constatent que le nombre d’appareils connectés présents dans les foyers augmente et que leur vulnérabilité croît en proportion.

Le constat : les logements connectés subissent des attaques constantes

Ce rapport est basé sur l’analyse de données provenant de 6,1 millions de foyers connectés à travers le monde (Amérique du Nord, Europe, Australie). Les chiffres communiqués reposent sur l’étude de plus de 13 milliards d’attaques perpétrées par le biais d’équipements connectés (auxquels s’ajoutent 4,6 milliards de tentatives d’exploitation de vulnérabilités). Netgear et Bitdefender éditent cette étude en commun parce que les deux entreprises collaborent sur ces thématiques. En effet, pour sa solution de sécurisation sur abonnement Netgear Armor, l’entreprise s’appuie sur le spécialiste de la cybersécurité Bitdefender. Cette solution, qui fonctionne avec les routeurs et dispositifs Wifi Mesh de Netgear, promet justement de protéger l’ensemble des équipements connectés à Internet, dont les objets connectés.

Le premier constat tiré de l’étude tient au nombre d’appareils connectés, qui augmente pour atteindre en moyenne 22 par foyer en 2025, à l’échelle mondiale. Les menaces et tentatives d’attaques ciblant les équipements connectés, elles, explosent. Selon le rapport, ces logements subissent en moyenne 29 attaques par jour, soit trois fois plus qu’en 2024 (où il y en avait une dizaine).

Extrait du rapport de Netgear et Bitdefender IoT Security Landscape Report.

Des équipements sensibles, car moins bien sécurisés

Quand on pense piratage d’objets connectés, on a tendance à songer à des produits comme les serrures connectées, parce qu’elles contrôlent les accès au logement ou aux caméras de surveillance, dont on pourrait craindre le vol d’images privées. Toutefois, ce n’est pas seulement de cela qu’il est question. Les hackers cherchent à s’introduire au sein du réseau pour intercepter tout type d’informations et données sensibles. En l’occurrence, les appareils connectés sont nombreux et, une fois installés, on oublie parfois même qu’ils le sont – téléviseurs, éclairage, volets, thermostat, imprimante, routeur, enceintes, streamer, sonnette vidéo, électroménager… sont autant de possibles points d’entrée.

« Chaque ampoule, caméra ou routeur est désormais une cible potentielle », indique Ciprian Istrate, vice-président senior des opérations du Bitdefender Consumer Solutions Group dans l’analyse du rapport. Si les équipements connectés sont des cibles de choix, c’est parce qu’ils sont souvent moins bien sécurisés que nos ordinateurs ou nos smartphones, par exemple, parce qu’on a conscience que ceux-ci contiennent des données sensibles.

La Cnil encadre l’utilisation de l’authentification multifacteur.

Selon le rapport, les hackers exploitent certaines failles, dont les micrologiciels non sécurisés, des appareils connectés obsolètes et qui n’ont pas bénéficié des mises à jour. Il est intéressant de relever que les appareils les plus souvent ciblés sont ceux liés au divertissement, à commencer par les boîtiers de streaming (presque 26 %), les téléviseurs connectés (21 %) et les caméras (plus de 8 %). À elles seules, ces trois catégories regroupent plus de la moitié des vulnérabilités liées aux objets connectés.

Des attaques “automatisées”

Oubliez le fantasme du hacker qui tente de pirater votre réseau de manière « artisanale ». L’un des enseignements du rapport concerne la nature des attaques, qui seraient de plus en plus « automatisées et industrialisées ». D’ailleurs, des événements marquants de l’année 2025 évoqués dans l’étude l’illustrent bien, comme une attaque DDoS « à 22,2 Tbit/s » ou encore le botnet BadBox qui a infecté nombre d’appareils Android. C’est justement ce qui explique en partie que les logements connectés soient constamment la cible d’attaques ou de tentatives.

Des conseils de la DGCCRF pour utiliser ses équipements connectés plus sereinement.
Des conseils de la DGCCRF (direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes) pour utiliser ses équipements connectés plus sereinement.

Des gestes indispensables pour sécuriser sa maison connectée

Netgear et Bitdefender fournissent une liste de conseils pour se prémunir de ces dangers.

  • Les mises à jour font partie des gestes incontournables pour protéger ses équipements connectés et donc son logement contre les cyberintrusions. Un chiffre cité dans le rapport est édifiant : plus de 99 % de ce que l’étude nomme des « exploits IoT » ciblent des failles déjà connues et corrigées. D’où la nécessité de réaliser les mises à jour dès qu’elles sont proposées.
  • Les rédacteurs de l’étude vont plus loin en conseillant de se séparer des appareils trop anciens qui ne feraient plus l’objet de mises à jour.
  • Il est aussi recommandé de faire une liste des objets connectés présents dans le foyer ainsi qu’au travail et de la tenir à jour, puis de supprimer ceux qu’on n’utilise plus.
  • En termes d’organisation, les sociétés suggèrent de « segmenter » le réseau en regroupant d’un côté les prises, caméras, appareils électroménagers, etc., et, de l’autre, les équipements personnels – à commencer par le ou les smartphones du foyer.
  • Sur ce sujet, on peut aussi s’appuyer sur un communiqué de l’éditeur de service Planet VPN, qui constate que certains utilisateurs ne modifient pas les mots de passe d’origine des équipements, faciles à deviner, ou choisissent des mots de passe « trop faibles ». Ses recommandations : remplacer les mots de passe par défaut, naturellement, mais surtout choisir des mots de passe uniques et activer l’authentification multifacteur.
  • Lors d’un achat, Planet VPN suggère aussi de se méfier des appareils connectés bon marché (citant comme exemples certaines caméras) qui utilisent souvent des protocoles pas assez sécurisés et un chiffrement insuffisant – l’éditeur conseille de vérifier que les appareils s’appuient sur des protocoles de communication sécurisés (comme le WPA3). Le ministère français de l’Économie donne des conseils semblables quant au choix des appareils achetés, recommandant notamment de se renseigner sur les « interactions avec les autres appareils électroniques et les dispositifs de protection des données mis en place ».

Des accessoires qui font rêver pour votre smartphone

1 février 2026 à 13:00

Chaque année, la sortie d’un nouveau smartphone ressemble à la précédente. Même design affiné au micron près, même promesse de puissance, de photos d’une qualité hallucinante, d’une intelligence artificielle censée tout changer… sans que l’usage quotidien, lui, ne subisse de véritable transformation. Le smartphone est devenu un outil total, indispensable, mais aussi parfaitement prévisible. On l’achète parce qu’il faut le remplacer, mais de moins en moins parce qu’il fait battre le cœur un peu plus vite.

Pendant ce temps, les accessoires prennent leur revanche. Plus libres, plus ludiques, souvent plus abordables, ils redonnent du relief à la tech. Un projecteur portable qui improvise une séance ciné n’importe où. Un clavier pliable qui réconcilie écriture et mobilité. Un SSD qui libère des clouds anxiogènes. Une batterie solaire qui promet l’autonomie hors réseau… Là où le smartphone centralise, les accessoires racontent des usages, des envies, des modes de vie. C’est précisément pour ça qu’ils font encore et toujours rêver. Voici une sélection pour se faire plaisir.

Nomadisme productif

Clavier portable mini ultra‑slim pliable BT

Voilà l’exemple parfait de la manière dont un petit accessoire peut métamorphoser l’usage d’un smartphone ou d’une tablette. Ultra-compact et pliable, ce clavier sans fil Bluetooth se déploie en quelques secondes pour offrir une vraie expérience de saisie – bien plus confortable que le clavier virtuel à l’écran – tout en intégrant un pavé tactile qui remplace astucieusement la souris. Avec sa disposition à 64 touches, sa frappe silencieuse et sa compatibilité avec iOS, Android et Windows, il devient le compagnon idéal pour écrire des mails, préparer des notes ou travailler en mobilité, sans sacrifier l’espace dans un sac ou une poche. Là où un smartphone reste un écran, ce clavier prolonge ses possibilités et redonne du plaisir à écrire dans tous les contextes.

Ecran PC nomade Port Designs Connect 15″ Full HD

Un autre accessoire qui change radicalement la donne en mobilité, c’est cet écran portable de 15,6 pouces, vendu environ 160 €. Léger, fin et alimenté directement en USB-C, il permet d’ajouter un second écran à un ordinateur portable, une tablette compatible ou même un smartphone, sans station d’accueil ni prise secteur. Résolution 1920×1080, dalle IPS confortable, haut-parleurs intégrés : tout est pensé pour recréer, en déplacement, des conditions de travail proches d’un bureau fixe. Pour celles et ceux qui écrivent, montent, comparent des documents ou enchaînent les visios, c’est un gain de confort immédiat – et un révélateur frappant : ce n’est plus le smartphone qui fait rêver, mais la capacité à travailler partout, sans compromis.

Objets d’évasion et de convivialité

Les projecteurs nomades incarnent une promesse : sortir des écrans plats et reconnecter la tech à un moment partagé, un luxe qu’aucun smartphone ne peut matérialiser seul.

Philips vidéoprojecteur NeoPix 140

Ce petit projecteur portable très abordable est bien loin de posséder des qualités ridicules. Avec une résolution 720p, une luminosité d’environ 150 lumens et la possibilité de projeter jusqu’à 65 pouces (environ 165 cm) de diagonale, il distille une atmosphère cinéma dans n’importe quelle pièce sombre ou quasi sombre : salon, chambre, coin de vacances… Le système LED compact inclut Wifi, HDMI, USB-C et USB-A, ainsi que la recopie d’écran depuis un smartphone ou un ordinateur, pour diffuser photos, vidéos et séries sans compromis sur la simplicité d’usage. Petit, léger et malin, ce projecteur rend l’expérience audiovisuelle plus sociale et immersive qu’un simple écran de smartphone, tout en restant abordable et facile à transporter.

Samsung The Freestyle 2nd Gen Smart TV SP-LFF3 Full HD

Ce vidéoprojecteur haut de gamme transforme n’importe quel mur, plafond ou surface plane en écran Full HD jusqu’à 100 pouces, avec une luminosité suffisamment forte pour des séances immersives à la maison ou en déplacement. Compact, inclinable à 180°, et doté d’un système Smart TV complet (applications intégrées, mirroring depuis smartphone), il offre une expérience audiovisuelle complète sans console ni télé traditionnelle. Grâce à la correction automatique de l’image et à un son « 360° » intégré, il réinvente la notion de salon nomade ou de soirée entre amis, tout en restant léger à porter au quotidien. Un must.

Sécurité, autonomie, stockage

Disque SSD externe portable SanDisk E30 USB 3.2 Gen 2 2 To Noir

Dans un monde où on génère toujours plus de photos en haute résolution, vidéos Ultra HD et fichiers lourds, stocker et accéder rapidement à ses données devient essentiel. Ce SSD externe portable combine grande capacité (2 To), vitesses de transfert rapides et format ultra compact, ce qui en fait un compagnon parfait pour les créateurs, voyageurs et nomades du quotidien. Au-delà de la simple sauvegarde, il permet de travailler directement depuis le disque, d’importer ou d’exporter des projets sans attente interminable et de sécuriser ses souvenirs sans dépendre du cloud. Solide, discret et facile à glisser dans une poche ou un sac, il incarne cette catégorie d’accessoires qui réinventent la mobilité numérique bien au-delà du smartphone lui-même.

Avizar Powerbank Alya Solaire 20 000 mAh

Parmi les accessoires qui cristallisent notre envie d’autonomie totale, l’Avizar Powerbank Alya Solaire 20 000 mAh coche toutes les cases. Avec sa capacité XXL de 20 000 mAh, cette batterie externe permet de recharger plusieurs fois un smartphone, des écouteurs ou un SSD portable, tout en offrant une recharge solaire intégrée pour les situations où les prises se font rares – ou disparaissent complètement. On est loin du gadget symbolique : ici, le panneau solaire devient un vrai filet de sécurité énergétique, idéal pour les festivals, les voyages au long cours ou les journées passées dehors. Robuste, pensée pour le nomadisme et résolument pratique, l’Avizar incarne parfaitement ce qui fait rêver aujourd’hui : une tech qui ne dépend plus du mur, mais du soleil.

Serez-vous obligé d’avoir un thermostat chez vous dès janvier 2027 ?

31 janvier 2026 à 11:00

Le décret initial (qui date de l’été 2023) prévoyait d’appliquer cette obligation au 1er janvier 2027. On a récemment eu la confirmation que, pour les logements existants, le gouvernement a décidé de repousser l’obligation d’équipement en thermostat au 1er janvier 2030 (le nouveau décret, tout frais, date du 26 décembre 2025). Le but de ce report est de laisser plus de temps et « de souplesse » aux Françaises et Français pour s’équiper.

Toutefois, les bâtiments qui seront construits à partir de janvier 2027 devront obligatoirement en être équipés. De la même manière, si vous procédez à l’installation d’un nouveau système de chauffage, il doit être pourvu d’un « système de régulation automatique de la température » (c’est le cas depuis 2018).

Qui est concerné ?

Sont visés par cette obligation les « bâtiments résidentiels et tertiaires » – comprenez par là les particuliers, qui devront équiper leur logement, ainsi que les professionnels et locaux publics (ces derniers bénéficient du même délai, jusqu’à 2030). Quasiment tous les systèmes de chauffage sont concernés, à l’exception de ceux qui ne sont pas automatiquement alimentés en combustible (comme les cheminées ou poêles à bois, par exemple).

Le thermostat doit-il être connecté ?

Le texte a pu être interprété de cette manière à tort. En effet, rien n’indique qu’il faut opter pour un modèle connecté. La loi prévoit que les logements doivent renfermer un thermostat programmable gérant la température pièce par pièce ou éventuellement par zones « si c’est justifié ». Le pilotage par pièce est ce qui permet de faire le plus d’économies d’énergie : l’Ademe estime que dans cette configuration, elles peuvent atteindre jusqu’à 15 %. Les modèles connectés répondent à ces exigences, mais la connectivité n’est pas une condition sine qua non pour répondre à l’obligation. Précisons au passage que le texte de loi prévoit, comme pour le chauffage, le même type de régulation de la température (par pièce ou par zone également) pour les systèmes de refroidissement si les logements en sont pourvus.

Tado
Certaines fonctionnalités s’appuyant sur l’IA (pour les modèles connectés) visent à améliorer le confort et optimiser les économies.

Combien ça coûte ? Existe-t-il des aides ?

L’Ademe estime que le coût d’un thermostat programmable varie de 60 à 250 €, auxquels il faut ajouter 150 à 300 € si on fait appel à un professionnel pour l’installation. Ce prix nous semble relativement cohérent aussi si on veut s’équiper d’un thermostat connecté composé d’un pack de départ, accompagné soit d’un second thermostat, soit de quelques vannes thermostatiques. Naturellement, tout dépend du modèle choisi et surtout du nombre de radiateurs à équiper – s’ils sont nombreux, mieux vaut opter pour des têtes vendues en pack, ce qui est généralement plus avantageux.

Concernant les aides, plusieurs opérations « coup de pouce » ont été proposées sur les thermostats par le passé, mais aucune n’a cours au moment où nous écrivons ces lignes. En revanche, il est possible de solliciter des aides dans le cadre des certificats d’économies d’énergie (CEE) auprès des fournisseurs d’énergie. À noter que, si vous vous chauffez à l’aide de radiateurs électriques, sous certaines conditions, il est possible de faire installer de tels dispositifs gratuitement.

Qui a la charge de l’installation ?

Si vous êtes propriétaire du logement dans lequel vous vivez, l’installation est à votre charge (même s’il n’est pas prévu que qui que ce soit vienne vérifier la présence d’un tel équipement chez vous…). En revanche, si vous en êtes locataire, c’est au bailleur de faire le nécessaire pour respecter l’obligation légale. D’ailleurs, selon l’IGNES, « cette mesure vise surtout à s’assurer que les 40 % des ménages locataires puissent rapidement bénéficier de cet équipement minimal de pilotage de leur chauffage, alors qu’ils dépendent de leur propriétaire pour son installation. Les chiffres confirment ainsi que les ménages locataires sont aujourd’hui plus faiblement équipés (seulement 40 % contre 60 % des propriétaires occupants) ».

Extrait de l’infographie de l’Ademe Pourquoi passer au thermostat programmable ? .

Pour autant, faut-il attendre 2030 ?

Tous les acteurs du secteur s’accordent sur ce point : malgré ce report, rien n’empêche de s’équiper dès maintenant, d’autant que les économies substantielles qu’il est possible de réaliser le justifient amplement. Dans un récent communiqué de presse sur les thermostats, l’IGNES a repris les estimations de l’Ademe concernant les économies réalisables sur les factures d’énergie : jusqu’à 270 € par an pour une maison chauffée à l’électricité (sur la base d’une facture de 1 800 €/an) et jusqu’à 210 € si le logement est chauffé au gaz (sur une facture annuelle de 1 400 €). L’IGNES a ensuite fait le calcul : un thermostat serait rentabilisé en moins de cinq ans. Si on se base cette fois sur l’étude sur le pilotage connecté récemment réalisée par la CSTB à l’initiative de l’IGNES, justement, en choisissant une solution de chauffage connectée, selon la maison et son niveau d’isolation, l’économie pourrait grimper jusqu’à 30 %.

Pourquoi Internet nous fatigue-t-il autant (et ce n’est pas une illusion) ?

28 janvier 2026 à 11:00

C’est un geste devenu automatique : au réveil, dans les transports ou avant de dormir, le pouce parcourt des kilomètres de contenus sur l’écran du smartphone. Inventé par l’ingénieur américain Aza Raskin en 2006, l’infinite scroll (ou scroll infini) était destiné initialement à fluidifier l’expérience utilisateur, bien que son créateur ait depuis largement alerté sur ses effets addictifs. Cette absence de barrière visuelle prive notre cerveau de « points d’arrêt », ces moments de pause naturels qui nous permettent d’évaluer si nous voulons continuer ou non.

Le psychologue américain Adam Alter, auteur de l’ouvrage Irresistible, the Rise of Addictive Technology, explique que cette conception exploite ce qu’on appelle la récompense aléatoire. Comme devant une machine à sous, l’utilisateur continue de scroller dans l’espoir que le prochain contenu sera gratifiant. Cette sollicitation constante du circuit de la récompense génère une lassitude profonde : le plaisir disparaît, mais l’automatisme demeure. On peut parler de « technostress », un concept formalisé dès les années 1980 pour décrire le stress induit par les technologies de l’information.

Internet nous fatigue

Le coût caché de l’interruption permanente

La fatigue numérique est aussi une fatigue de l’attention fragmentée. Selon une étude célèbre – The Cost of Interrupted Work — de la chercheuse Gloria Mark, professeure à l’Université de Californie à Irvine, il faut en moyenne 23 minutes et 15 secondes pour se reconcentrer et reprendre pleinement la réalisation de sa tâche après avoir été interrompu. Or, entre les e-mails, les messageries internes et les notifications de réseaux sociaux, l’utilisateur moyen est sollicité toutes les quelques minutes.

Ce passage incessant d’une tâche à l’autre, le « multitasking », a un coût métabolique. Chaque microdécision – « Dois-je cliquer sur ce lien ? », « Dois-je répondre à ce message ? » – consomme du glucose, le carburant de notre cerveau. Résultat : en fin de journée, nous souffrons de fatigue décisionnelle, et notre capacité à faire des choix éclairés s’effondre, nous laissant dans un état d’hébétude devant nos écrans.

Zoom fatigue et “context collapse”

L’épuisement ne vient pas seulement de l’information, mais aussi de l’interaction sociale. La « Zoom fatigue », ce phénomène d’épuisement propre aux visioconférences, a été théorisée par le chercheur Jeremy Bailenson du Stanford Virtual Human Interaction Lab.​ En cause : le contact visuel prolongé à une distance intime, la vision constante de son propre visage qui alimente une autosurveillance permanente, et une charge cognitive accrue pour interpréter les signaux non verbaux à l’écran. Cette fatigue ne se limite pas au travail : elle révèle plus largement l’épuisement généré par des interactions numériques constantes et normées.

Internet repli

À cela s’ajoute le concept de « context collapse » (effondrement des contextes), dans l’étude Marwick and Boyd en 2010 : sur Internet, nos différents mondes – professionnel, familial, amical – se percutent dans la même interface. Gérer son image simultanément pour tous ces publics demande une gymnastique mentale constante. Autrement dit, nous sommes contraints par Internet à parler à tout le monde en même temps, sans jamais changer de ton. Pour la chercheuse Danah Boyd, les réseaux sociaux transforment nos échanges en véritables performances face à une audience mêlant tous nos cercles sociaux. Et cette mise en scène de soi permanente devient une source majeure de charge mentale.

Vers une fatigue informationnelle généralisée

En France, la Fondation Jean-Jaurès a mis en lumière un phénomène croissant : l’évitement de l’information. Près de la moitié des Français déclarent éprouver une forme de lassitude face au flux d’actualités, souvent anxiogène, un comportement que l’on rattache au « doomscrolling« .​ Cette saturation mène à une forme d’anesthésie émotionnelle, où les mauvaises nouvelles ne provoquent plus que de l’indifférence ou de la sidération.

Pour Tristan Harris, ancien designer éthique chez Google et cofondateur du Center for Humane Technology, la structure même de l’économie de l’attention est en conflit avec notre biologie. « Nos technologies ne sont pas de simples outils qui attendent d’être utilisés. Ce sont des environnements qui nous manipulent pour nous garder engagés le plus longtemps possible », affirmait-il dans le documentaire Derrière nos écrans de fumée (Netflix). Autrement dit, l’épuisement que nous ressentons n’est pas un bug, mais la conséquence logique de plateformes conçues pour capturer notre attention.

Reprendre le contrôle : de la résistance à la sobriété

Face à ce constat, des mouvements émergent. ​En France, la Cnil pointe désormais du doigt les « dark patterns », ces designs d’interface trompeurs qui incitent l’utilisateur à rester connecté plus longtemps ou à partager plus de données qu’il ne le souhaiterait, allant jusqu’à prononcer des mises en demeure et sanctions. ​Mais la réponse est aussi individuelle, avec une tendance croissante à la « déconnexion sélective ».

Il ne s’agit plus forcément de tout couper, contrairement à la « digital detox » souvent culpabilisante, mais de restaurer des barrières : désactivation des notifications non essentielles, retour au format papier pour la lecture longue ou usage d’applications de limitation de temps. L’enjeu de demain ne sera plus seulement d’accéder à l’information, mais de savoir préserver nos ressources les plus précieuses : notre attention et notre capacité à la diriger nous-mêmes.

­Pourquoi Internet se replie : le retour des communautés fermées… pour mieux respirer

27 janvier 2026 à 08:00

Pendant longtemps, Internet a été pensé comme une immense place publique. Tout le monde y parlait en même temps, sous l’œil d’algorithmes chargés d’organiser le bruit. Puis, la fatigue s’est installée. Trop de polémiques, trop d’injonctions à réagir, trop de contenus conçus pour capter l’attention plutôt que nourrir une discussion. Lentement, les usages bifurquent.

Forums spécialisés, newsletters éditoriales, communautés privées sur Discord, subreddits très cadrés sur Reddit, commentaires réinventés dans certains médias : un autre Internet est en train de se dessiner. Plus discret, plus fragmenté, mais aussi plus respirable… Ce n’est pas un retour en arrière, c’est une réaction.

La fatigue du Web sous algorithme

Les réseaux sociaux généralistes ont longtemps tenu leur promesse de connexion. Mais, à force d’optimiser l’engagement, ils ont aussi amplifié la conflictualité, la polarisation et la mise en scène permanente de soi. Chaque post devient une performance, chaque interaction un score. L’espace public numérique est désormais transformé en arène. Beaucoup se sentaient obligés de surjouer la réaction pour exister dans cet univers.

Internet nous fatigue

Au fil du temps, beaucoup d’internautes, s’ils n’ont pas quitté ces plateformes, s’en sont néanmoins éloignés. Ils scrollent moins, publient moins, commentent ailleurs. Non par rejet du débat, mais parce que le débat y est devenu trop coûteux en énergie. Le « tout public » ne fait plus envie. L’échange situé, contextualisé, oui, comme le souligne le dernier rapport Edelman Trust Barometer 2026.

Ce basculement est visible chez les plus jeunes comme chez les utilisateurs aguerris. On continue d’exister sur les grandes plateformes, mais on investit en parallèle des espaces plus fermés, plus codifiés, où l’on sait à qui l’on parle et où la parole est plus mesurée.

Le retour en grâce des forums (et du temps long)

On les disait dépassés. Ils n’ont jamais vraiment disparu. Les forums spécialisés sont l’objet d’un regain d’intérêt précisément parce qu’ils font l’inverse des réseaux sociaux. Ici, pas de viralité forcée. Pas d’urgence permanente. Une question peut rester visible plusieurs jours, voire plusieurs années. Les réponses s’accumulent, se corrigent, se complètent.

Ces espaces valorisent l’expertise collective. Qu’il s’agisse de sport d’endurance, de photographie, de réparation d’objets ou de parentalité, la valeur vient de l’expérience partagée, pas de la visibilité individuelle. On écrit pour aider, pas pour être vu. Les forums permettent la construction d’une mémoire. Là où les flux effacent, ils archivent. Ils produisent un savoir lent, parfois désordonné, mais profondément utile. Un Internet qui accepte de prendre son temps, en somme.

Newsletters : le média le plus intime du moment

Même logique du côté des newsletter. Longtemps cantonnées au marketing ou en best-of d’un flux d’actualité, elles sont devenues un format éditorial central. Des plateformes comme Substack ont accéléré le mouvement, mais le phénomène dépasse aujourd’hui largement la notion d’outil. La newsletter est fondée sur une relation simple : un auteur, un lecteur, un rendez-vous. Pas d’algorithme pour décider de la visibilité. Pas de course publique à la performance. L’abonnement – souvent payant – agit comme un filtre. On choisit une voix, un regard, une manière de hiérarchiser le monde.

Internet nous fatigue

Dans un paysage saturé d’informations, cette promesse de tri et de régularité séduit. La newsletter ne couvre pas tout, mais cherche à donner du sens. Elle n’exige pas une réaction immédiate, mais une attention disponible. Une respiration assumée.

Discord et Reddit, ou le retour du cadre

Les communautés privées sur Discord incarnent sans doute le mieux ce nouvel Internet. À rebours des réseaux classiques, rien n’y est poussé. Pas de fil algorithmique, pas de viralité par défaut. Il faut entrer, lire les règles, observer, puis participer. Ce cadre change la nature des échanges. Les discussions y sont souvent plus longues, plus techniques, parfois plus exigeantes.

Certaines communautés fonctionnent comme de véritables clubs : entraide professionnelle, veille sectorielle, échanges entre passionnés. L’accès peut être filtré, coopté, voire payant. Non pour exclure, mais pour préserver la qualité. Sur Reddit, la logique est proche, mais distribuée. Le site est organisé comme une fédération de micro-espaces autonomes. Chaque subreddit a ses règles, ses modérateurs, sa culture. Certains sont chaotiques, d’autres remarquablement structurés. Ce sont ces derniers qui attirent aujourd’hui celles et ceux qui cherchent du débat informé plutôt que du clash.

Les commentaires reviennent, eux aussi… mais autrement

Ce mouvement ne concerne pas seulement les plateformes communautaires ou les formats « hors réseaux ». Il touche aussi un espace que beaucoup de médias avaient abandonné : les commentaires sous les articles. Dans les années 2010, ils étaient devenus synonymes de dérapages (souvent racistes), de modération coûteuse et de risques réputationnels. Beaucoup de rédactions avaient préféré fermer ces espaces ou renvoyer la discussion vers les réseaux sociaux.

Dix ans plus tard, les commentaires connaissent une renaissance encadrée. Comme l’a montré récemment Nieman Lab, plusieurs grands médias les réintègrent, mais en changeant radicalement les règles du jeu. Accès réservé aux abonnés, modération active, mise en avant des contributions pertinentes, participation ponctuelle des journalistes : les commentaires cessent d’être un défouloir pour redevenir un prolongement du travail éditorial. Ici encore, la logique est la même : moins de volume, plus de qualité. Moins d’ouverture formelle, plus de responsabilité partagée.

Un Internet plus fragmenté, mais plus habitable

Ce repli interroge. Faut-il y voir un risque d’enfermement, de bulles idéologiques ? La question est légitime. Mais le Web ouvert n’a pas non plus tenu toutes ses promesses en matière de débat apaisé. La différence tient peut-être à l’intention. Les communautés fermées n’aspirent pas à représenter tout le monde. Elles assument un cadre, des règles, des limites. Elles privilégient la relation à l’audience, la qualité à la portée, le lien à la visibilité.

Pour les médias, les créateurs ou les marques, l’enjeu change. Il ne s’agit plus de toucher le plus grand nombre, mais de fédérer un cercle engagé. Moins de trafic, plus de confiance. Moins de bruit, plus de liens humains.

Du Web de la foule au Web des affinités

Internet ne disparaît pas. Il se reconfigure. Après l’ère du tout-algorithme et des plateformes géantes, voici celle des affinités choisies. Un Web moins spectaculaire, mais plus respirable. Moins ouvert en apparence, mais souvent plus accueillant en profondeur.

Forums, newsletters, communautés privées et commentaires réinventés ne sont pas des refuges hors du monde. Ce sont des espaces où l’on reprend la main sur son temps, ses échanges et son attention. Parfois, pour continuer à se parler, il faut accepter de refermer un peu la porte.

TikTok est-il en train de remplacer Google ?

24 janvier 2026 à 07:00

Pendant longtemps, chercher une information signifiait ouvrir un navigateur et taper quelques mots-clés dans Google. Une mécanique presque réflexe. Aujourd’hui, ce geste est fissuré. De plus en plus d’utilisateurs (jeunes, mais pas seulement) ouvrent d’abord TikTok sur leur smartphone pour savoir où manger, comment réparer un objet, comprendre une tendance ou préparer un voyage.

L’idée ? Non plus lire une réponse qu’il faudra trouver au milieu d’une liste de liens, mais la voir. Ce basculement discret est le signe d’une mutation profonde de nos usages : la recherche d’information devient visuelle, incarnée, sociale.

Chercher, ce n’est plus lire, c’est regarder

Sur TikTok, on ne « consulte » pas une information, on la traverse. Une vidéo de 30 secondes montre un itinéraire, un plat, un geste technique, parfois mieux que dix paragraphes optimisés SEO où l’information majeure n’est pas abordée avant le cinquième paragraphe afin de gagner du temps de lecture… et donc d’exposition à des bannières de publicité. Parfois pour un résultat très décevant.

La plateforme TikTok, de son côté, a compris très tôt que la recherche n’était pas seulement une question de mots-clés, mais de preuves visuelles et de récits courts. Chez les plus jeunes, cette logique s’impose naturellement. Pourquoi ouvrir Google pour chercher « meilleur café à Lisbonne » quand une série de vidéos permet de voir l’ambiance, les prix, les avis, les commentaires, le tout en quelques secondes ? La réponse est immédiate, située, humaine.

TikTok est-il en train de remplacer Google ?

“Je fais plus confiance à des gens qu’à des liens”

Laura, 20 ans, étudiante en droit, détaille ses habitudes numériques : TikTok d’abord, Google ensuite – parfois pas du tout. Elle résume sa logique ainsi : « Quand je cherche un resto, une idée de sortie ou un conseil pratique, je préfère voir quelqu’un qui y est allé, qui a déjà vécu l’expérience plutôt qu’une page optimisée pour le référencement. Sur TikTok, j’ai l’impression de chercher avec des gens comme moi, pas avec des marques. »

Ce témoignage est le signe de quelque chose d’essentiel : la recherche devient sociale. Elle repose moins sur l’autorité d’un site que sur la crédibilité perçue d’un pair, d’un créateur ou d’une communauté.

L’algorithme comme moteur de recherche implicite

Contrairement à Google, TikTok ne se contente pas de répondre à une requête : il anticipe. L’algorithme propose des contenus avant même que la question soit formulée. On ne cherche plus toujours activement ; on découvre passivement des réponses à des questions qu’on n’avait pas encore formulées. C’est une rupture majeure.

Là où Google organise le Web, TikTok organise l’attention. Cette organisation est profondément personnalisée : deux personnes tapant la même requête n’obtiendront pas les mêmes vidéos. La recherche devient contextuelle, émotionnelle, parfois biaisée – mais redoutablement efficace.

Une information plus accessible… mais plus fragile

Ce nouveau moteur de recherche pose cependant une question centrale : celle de la fiabilité. Sur TikTok, la hiérarchie de l’information repose sur l’engagement, pas sur la vérification. Une vidéo convaincante peut l’emporter sur une information exacte, mais moins spectaculaire. Autant cela aura des conséquences limitées sur le choix d’une terrasse pour boire un verre avec ses amis, autant pour s’informer sur la crise en Iran ou la guerre en Ukraine… L’impact est tout autre.

TikTok vs Google

Pour des recherches pratiques (recettes, bricolage, recommandations locales), le risque est limité. Pour des sujets de santé, de science ou d’actualité, il devient plus sérieux. La plateforme intègre désormais des encarts de contextualisation, mais la logique reste celle de la viralité. Sans compter que de plus en plus de contenus sont créés avec l’intelligence artificielle sans que cela ne soit jamais mentionné. Google, malgré ses défauts, conserve ici un avantage : la traçabilité des sources, la diversité des points de vue, la possibilité de recouper les informations.

Google est-il vraiment menacé ?

Non, pas au sens classique. Google, tant qu’il reste sous cette forme de moteur de recherche, avec sa logique de liens multiples, reste incontournable pour les recherches complexes, professionnelles, documentaires. Mais TikTok grignote un territoire stratégique : celui des usages quotidiens, rapides, incarnés. Là où se forgent les habitudes. Ce n’est donc pas un remplacement, mais une reconfiguration. Le réseau social devient un moteur de recherche du quotidien, du vécu, de l’inspiration. Google reste celui de la synthèse, de l’archive, de la profondeur.

La question n’est peut-être pas « TikTok va-t-il remplacer Google ? », mais « Que devient la recherche quand elle se transforme en flux de vidéos personnalisées ? » Et surtout, sommes-nous prêts à confier notre accès au savoir à des algorithmes conçus avant tout pour capter notre attention ? La bataille du search ne fait que commencer. Et elle se joue, désormais, en plein écran et scroll infini.

Prise en main des Huawei FreeClip 2 : enfin la maturité acoustique pour le format ouvert

21 janvier 2026 à 19:00

Le marché des écouteurs audio a longtemps été ronronnant, avec la réduction de bruit active comme Saint Graal. Néanmoins, depuis quelques mois, une contre-tendance prend de l’épaisseur, à savoir celle de l’écoute ouverte. L’idée est simple puisqu’il s’agit de profiter de sa musique sans se couper du monde extérieur. Une proposition forcément séduisante pour les sportifs urbains ou les travailleurs en open space. C’est sur ce créneau que Huawei avait surpris son monde fin 2023 avec les premiers FreeClip. Deux ans et trois millions d’unités vendues plus tard, le géant chinois dégaine les FreeClip 2.

Sur le papier, la fiche technique a de l’allure. Le constructeur annonce une architecture acoustique à double diaphragme de 10,8 mm, une puce audio de troisième génération dopée au NPU, et même l’intégration du Bluetooth 6.0. Le tout dans un format encore allégé affichant à peine plus de cinq grammes sur la balance pour chaque écouteur. Nous avons passé plusieurs semaines avec ces boucles d’oreilles high-tech pour voir si elles justifient l’investissement demandé.

Le design

Ne tournons pas autour du pot. Les FreeClip 2 réussissent le tour de force de complètement se faire oublier une fois portées. Leur architecture générale reste fidèle au concept du « C-bridge » (pont en C) qui relie la sphère acoustique (dans l’oreille) au « Comfort Bean » (le haricot derrière l’oreille). Mais Huawei a revu sa copie en matière de matériaux et de tension.

L’arceau utilise désormais un alliage à mémoire de forme nickel-titane recouvert d’un silicone liquide annoncé comme « respectueux de la peau ». Concrètement, le serrage est présent, mais la pression est répartie de manière si uniforme qu’elle ne crée aucun point de chauffe, même après plusieurs heures d’écoute continue. On est loin de la sensation de pincement que l’on peut parfois ressentir avec des bagues d’oreille concurrentes. Cette flexibilité améliorée devrait permettre aux écouteurs de s’adapter à des morphologies d’oreilles plus variées. De notre côté, nous n’avons en tout cas rencontré strictement aucun problème.

Test Huawei FreeClip 2

La cure d’amaigrissement est perceptible. Avec 5,1 g par écouteur contre 5,6 g pour la génération précédente, le gain peut sembler dérisoire sur le papier. À l’usage, il contribue à cette sensation de ne rien porter. Lors de nos sessions de course à pied, le maintien s’est révélé parfait. Les écouteurs ne bougent pas d’un millimètre, même lors de mouvements brusques de la tête.

Le boîtier de charge a lui aussi subi un régime drastique. D’après la marque, il est « 17 % plus étroit et 14 % plus léger » que son prédécesseur. Au-delà des chiffres, son format galet compact se glisse désormais sans aucune difficulté dans la petite poche d’un jean. Et une petite mention spéciale pour la finition texturée de la version blanche que nous avons eu entre les mains et qui offre une préhension rassurante et évite l’aspect « savonnette » des plastiques lisses habituels.

Le tout est certifié IP57, ce qui signifie que les écouteurs résistent non seulement à la transpiration et à la pluie, mais peuvent théoriquement survivre à une immersion accidentelle d’un mètre. Et uniquement accidentelle. Il est tout de même déconseillé de chercher à nager avec.

L’ergonomie

L’ergonomie des commandes a elle aussi été revue. On peut toujours tapoter (double ou triple tape) sur n’importe quelle zone de l’écouteur (la boule, le pont ou le haricot) pour gérer la lecture. C’est pratique, car on ne cherche pas une zone tactile minuscule à tâtons.

La grande nouveauté réside dans le contrôle du volume. Il est désormais possible de glisser le doigt (swipe) sur la surface du « Comfort Bean » (le haricot derrière l’oreille) pour ajuster le niveau sonore. Le geste est naturel, car le haricot est calé contre le crâne et ne bouge pas sous la pression du doigt. C’est une belle amélioration par rapport à la génération précédente qui obligeait souvent à sortir le téléphone.

Test Huawei FreeClip 2

L’autre bonne surprise est à aller chercher du côté de l’ajout de contrôles par mouvements de tête. Un hochement suffit pour prendre un appel, une secousse latérale pour le rejeter. Si l’idée peut prêter à sourire et vous faire passer pour un excentrique dans la rue, elle s’avère redoutablement efficace lorsque vous avez les mains prises (cuisine, courses, bricolage). Cette fonctionnalité nous est même devenue indispensable en deux-roues.

Le rendu sonore

La restitution audio est le talon d’Achille historique des écouteurs ouverts. L’absence d’isolation passive (pas d’embout dans le conduit auditif) entraîne physiquement une déperdition des basses fréquences. Pour casser ce paradigme, Huawei a doté ses FreeClip 2 d’un nouveau transducteur à double diaphragme de 10,8 mm, avec un double circuit magnétique.

Toutes ces nouveautés permettent-elles d’améliorer le rendu sonore ? La réponse est un grand « oui ». C’est même assez bluffant au regard du format. Dès les premières mesures d’un morceau chargé en fréquences basses, on constate que la promesse d’une puissance améliorée n’est pas qu’un argument marketing. On ressent une véritable assise, que l’on n’attendait pas vraiment sur ce format. Bien sûr, ne vous attendez pas à la profondeur infra-basses d’un intra-auriculaire scellé comme les FreeBuds Pro 4 chez le même constructeur. Les limites physiques sont toujours là, même si Huawei les a repoussées. Toutefois, pour un usage quotidien, le son est riche, dynamique et ne sonne jamais creux.

La clarté des médiums et des aigus est également au rendez-vous. Les voix se détachent bien, ce qui rend l’écoute de podcasts particulièrement agréable, même dans un environnement urbain modérément bruyant. C’est là qu’intervient le système de volume adaptatif intelligent. Grâce au processeur NPU embarqué, les écouteurs analysent le bruit ambiant pour ajuster le gain en temps réel. Le système fonctionne de manière transparente. Lorsque vous passez d’une rue calme à un boulevard fréquenté, le volume grimpe subtilement pour compenser le brouhaha, sans que vous ayez à toucher votre smartphone. Cela fonctionne correctement dans l’ensemble, même si nous avons tout de même constaté quelques ratés. Et si cela ne vous convient pas, vous pouvez très bien désactiver l’option depuis l’application.

L’autre inquiétude légitime concerne la confidentialité. Il n’est pas forcément plaisant de savoir que vos voisins de métro profitent de votre playlist. Huawei utilise ici un système d’ondes sonores inverses via des évents situés à l’arrière de la boule acoustique pour annuler les fuites. En pratique, à volume moyen (environ 50 %), une personne assise à côté de vous dans un bureau silencieux n’entendra qu’un murmure imperceptible. En revanche, si vous augmentez le volume, le son sera de plus en plus perceptible. Cela reste toutefois une réussite technique indéniable, qui rend le produit d’autant plus viable en open space.

L’application et la connectivité

Les FreeClip 2 inaugurent le support du Bluetooth 6.0. Mais même si vous ne possédez pas un smartphone, une tablette ou un ordinateur compatible, la stabilité de la connexion reste exemplaire dans tous les cas. Nous n’avons subi aucune micro-coupure, même dans des zones saturées en interférences. Le multipoint est géré efficacement, permettant par exemple de basculer le flux audio entre un ordinateur et un smartphone sans friction.

Cependant, l’expérience utilisateur souffre d’une fragmentation regrettable liée au contexte géopolitique de la marque. Pour paramétrer les écouteurs (égaliseur, gestes, mises à jour), il faut passer par la nouvelle application Huawei Audio Connect (qui remplace AI Life pour l’audio). Si vous êtes sur iOS ou possédez un smartphone Samsung (via le Galaxy Store), aucun problème. En revanche, l’application est absente du Google Play Store. Les utilisateurs de Pixel ou d’autres marques Android devront télécharger l’APK via un QR code ou un store alternatif. Ce n’est ni grave, ni compliqué, mais il s’agit indubitablement d’une friction aussi inutile qu’étrange en 2026. D’autant qu’on ne comprend pas trop la logique, Apple étant toujours américain aux dernières nouvelles.

Une fois l’application installée, les possibilités de personnalisation sont riches. On apprécie tout particulièrement la détection automatique gauche/droite. Les deux écouteurs sont strictement identiques. Il suffit de les placer sur vos oreilles pour que le gyroscope intégré réattribue automatiquement les canaux stéréo en un instant.

Les appels

Pour la captation vocale, Huawei déploie l’artillerie lourde, avec trois microphones couplés à un capteur VPU (Voice Pickup Unit) à conduction osseuse. Ce dernier capte les vibrations de la voix directement via les os du crâne, ce qui permet de l’isoler du bruit ambiant bien plus efficacement qu’un micro aérien seul.

Lors de nos tests, nos interlocuteurs n’ont pas manqué de saluer la clarté de la voix, même lorsque nous marchions dans une rue animée. L’algorithme de réduction de bruit DNN (Deep Neural Network) parvient à gommer les bruits de fond (circulation, travaux) sans rendre la voix trop robotique. Pour un format ouvert, la performance est impressionnante et permet même d’envisager des appels professionnels sans crainte.

Test Huawei FreeClip 2

L’autonomie

L’autonomie est un autre point fort de ce produit, qui n’en manque décidément pas. Nos tests corroborent en effet les 9 heures d’écoute par charge annoncées par Huawei. Avec le volume adaptatif activé. Avec le boîtier, cette autonomie peut grimper jusqu’à 38 heures au total.

Côté recharge, ce boîtier accepte l’USB-C, mais aussi la charge sans fil (jusqu’à 3 W). De plus il peut même être rechargé via un chargeur de montre connectée Huawei. La charge rapide est efficace puisque 10 minutes dans l’étui suffisent pour récupérer environ 3 heures d’écoute.

Prise en main du Honor Magic8 Pro : beaucoup d’IA, de belles évolutions et un sacrifice

20 janvier 2026 à 19:30

Chez Honor, la gamme Magic Pro représente ce qui se fait de mieux pour la marque. Smartphone premium, il a pour ambition de tenir tête au ténor du marché qui ne devrait pas tarder à débarquer avec sa collection 2026, Samsung et ses Galaxy S. Mais il doit aussi faire face aux challengers comme Oppo et son Find X9 Pro, Realme et son GT8 Pro ou encore OnePlus avec son OnePlus 15. Autrement dit, ça se bouscule au portillon sur le segment du haut de gamme.

Le Magic8 Pro sorti en Chine à la fin de l’année s’apprête maintenant à passer la douane française. Le 29 janvier prochain, il pourra rejoindre dans les rayons son petit frère le Magic8 Lite arrivé un peu plus tôt. Nous avons pu prendre en main ce smartphone durant plusieurs jours avant son arrivée officielle afin de constater ses évolutions par rapport au Magic7 Pro sorti l’an dernier et qui avait déjà réussi à séduire notre labo.

Un design qui évolue peu mais une nouveauté à dompter

Honor a visiblement joué une fois de plus la carte de la sagesse. Si vous avez apprécié le look du Magic7 Pro, vous voilà déjà en terrain connu tant les similitudes sont nombreuses. Son gabarit évolue discrètement pour une compacité légèrement améliorée. Il perd quelques dixièmes de millimètres en hauteur et en largeur et s’affine un peu plus passant d’une épaisseur de 8,8 mm à 8,3 mm.

Ce n’est pas une révolution mais ça reste appréciable d’autant que la différence de poids demeure minime puisqu’il ne perd que 4 g. En mains, ce smartphone laisse donc une sensation assez dense et rassurante.

Au gabarit quasiment identique au Magic7 Pro s’ajoute un design lui aussi assez similaire. On retrouve au dos, le très large et proéminent îlot photo et ses trois modules. Toujours circulaire et très voyant, il se pare sur cette version d’un cerclage cranté (comme sur le Magic8 Lite) inspiré de l’horlogerie de luxe. Décliné en trois coloris (Sky Cyan, Black et Sunrise Gold, celui de notre modèle de prêt), l’appareil présente des finitions impeccables et demeure un bel objet. 

S’il y a une différence notable à citer vis-à-vis de son prédécesseur, c’est sur la tranche droite qu’il faut la chercher. La marque a en effet repris le concept installé sur son Honor 400 Lite sorti à l’été 2025 et exploité également sur les iPhone 16 Pro et 17 comme les Oppo Find X8 Pro et X9 Pro. Un nouveau bouton côtoie ainsi les touches de volume et de mise sous tension.

Il peut endosser plusieurs rôles selon les préférences de l’utilisateur pour servir de déclencheur photo, de variateur de zoom mais aussi d’accès direct aux fonctions d’intelligence artificielle embarquées. À régler selon les usages qui vous paraissent les plus pertinents. Néanmoins, on se rend compte au quotidien qu’il est fréquent de presser ce bouton par mégarde lorsque l’on saisit le smartphone. Et pour ceux qui restent perplexes face à son utilité, il est tout à fait possible de le désactiver.

Dans l’ensemble, le Magic8 Pro inspire confiance. D’autant que côté solidité, l’appareil respecte les standards actuels même s’il va moins loin que la version Lite. Il revendique les indices IP68 pour résister à la poussière et à l’immersion mais aussi IP69K pour ne pas broncher sous la pression de jets d’eau. Côté face, l’écran bénéficie d’une protection Nano Crystal Shield un poil moins performante que sur le baroudeur Magic8 Lite.

Un écran plus petit mais plus lumineux encore

Si le gabarit général du smartphone s’amenuise, c’est aussi le cas de l’écran. Que l’on se rassure, la différence est minime puisque l’on passe d’une dalle de 6,8 pouces sur le Magic7 Pro à 6,71 pouces ici. Pas de quoi s’alarmer donc, d’autant que Honor a conservé l’aspect légèrement incurvé de cette dalle OLED LTPO qui favorise l’immersion (et qui empêche aussi ce modèle Pro de bénéficier du même degré de résistance aux rayures que la version Lite dotée d’une dalle entièrement plate).

Si cette dalle perd quelques dixièmes de pouces en diagonale, elle promet toutefois de grimper en éclat. La marque annonce ainsi une luminosité maximale à 1800 nits et même 6000 nits en pic HDR soit respectivement 200 nits et 1000 nits de plus que l’an passé. En attendant les vérifications de notre labo, nous n’avons jamais souffert de la moindre gêne pour lire ce qui s’y affichait, quelles qu’étaient les conditions de lumière ambiante.

Un SoC paré pour toutes les situations

Pas question d’intégrer un moteur sous-dimensionné pour un smartphone de cette trempe. Honor a donc jeté son dévolu sur le SoC le plus à la pointe du moment pour animer son Magic8 Pro soit le Snapdragon 8 Elite (Gen 5) de Qualcomm. Une puce dotée de huit cœurs et gravée en 3 nm (deux Oryon V3 Phoenix L à 4.6 GHz et six Oryon V3 Phoenix M à 3.62 GHz). La partie graphique est quant à elle confiée à un GPU Adreno 840. En France, le Magic8 Pro ne sera proposé que dans une seule version dotée de 12 Go de RAM et 512 Go d’espace de stockage. De quoi affronter a priori sans pépin toutes les applis gourmandes et surtout, faire tourner sans anicroche toutes les fonctions IA actuelles et probablement à venir. En attendant confirmation du labo, nous n’avons jamais rencontré le moindre ralentissement dans la manipulation de ce smartphone. Nous avons toutefois constaté une chauffe sensible lorsque l’appareil est très fortement sollicité.

L’IA au cœur de la bataille

Comme presque toute la concurrence depuis deux ans, Honor mise énormément sur les fonctions IA pour se démarquer. La firme a investi lourdement depuis l’année dernière dans ce domaine et ses avancées sont mises en avant dans ce Magic8 Pro. Animé par Android 16 et la surcouche logicielle maison MagicOS en version 10, l’appareil propose quantité d’usages. Suggestions IA en fonction de ce qui est affiché à l’écran, contrôle des paramètres système, correction et génération d’images, souvenirs IA, texte magique, sous-titres en direct, rédaction par IA, et une bonne poignée d’autres fonctions encore qui rejoignent les traditionnelles gomme magique, recadrage photo, etc.

Ce que l’on retient aussi, c’est que, enfin, Honor passe un cap pour la durabilité. La marque promet un suivi logiciel et de sécurité sur sept ans. Elle rejoint sur ce terrain les propositions de Samsung et de Google.

Photo : adieu ouverture variable

Le Magic7 Pro de l’an dernier avait récolté une note très satisfaisante de 8/10 lors des tests de notre labo. Cette année, Honor modifie toutefois sa copie. Pour le module grand-angle et son capteur 1/1,3 pouce de 50 Mpx, Honor abandonne l’ouverture variable (f/1,4 – f/2,0) au profit d’une ouverture fixe (f/1,6).

Un choix étonnant dont il nous tarde de voir l’impact sur les clichés réalisés et si Honor arrive à compenser cette différence avec une maîtrise des algorithmes de correction. Des premières images que nous avons capturées, il ressort des résultats très propres, particulièrement en basse lumière. Signe que l’IA fait apparemment du bon travail. Le reste de la monture évolue quant à lui très peu. Le téléobjectif périscopique optique (3,7x, f/2,6) et son capteur de 200 Mpx comme l’ultra grand-angle de 50 Mpx (f/2,0) reste de la partie. Les selfies sont quant à eux confiés à un capteur 50 Mpx (f/2,0).

L’autonomie en hausse

Terrain sur lequel s’affrontent à peu près tous les constructeurs depuis un an, l’autonomie n’est pas oubliée sur ce modèle haut de gamme. Et le gain devrait être assez significatif par rapport au Magic7 Pro de l’an dernier. L’accu, toujours équipé d’une batterie silicium-carbone, passe ainsi d’une capacité de 5270 mAh à 6270 mAh. Cela reste inférieur au Magic8 Lite et sa batterie gargantuesque de 7500 mAh mais promet une bonne endurance. Des premiers essais que nous avons menés, et avec un usage standard du smartphone, le Magic8 Pro ne semble pas particulièrement gourmand en énergie. C’est très prometteur.

Quant à la recharge, elle paraît, elle aussi, à la hauteur d’un smartphone premium même si Honor ne fait pas le souhait ici de battre des records. L’appareil supporte la charge filaire 100 W (avec un chargeur maison) et sans fil jusqu’à 80 W. Pas mal.

Prise en main du Dyson PencilVac : que vaut cet aspirateur à la finesse impossible ?

15 janvier 2026 à 10:45

Chez Dyson, la course à la performance a longtemps été synonyme de gros chiffres, avec plus de puissance, plus de cyclones, plus d’autonomie. Mais depuis quelque temps, le géant britannique semble accorder de plus en plus d’importance à l’agilité également. Après avoir tâté le terrain avec des modèles d’aspirateurs « Slim » ou l’Omni-glide, la marque passe à une vitesse radicalement supérieure avec le PencilVac. Pour les non-anglophones parmi nos lecteurs, « Pencil » en anglais signifie « stylo ». Comme son nom le laisse donc deviner, l’appareil abandonne le format traditionnel pour adopter une silhouette filiforme, celle d’un simple tube de 38 mm de diamètre.

Sur le papier, la promesse est séduisante puisqu’on nous propose un appareil ultra-léger, capable de se faufiler partout, équipé d’un moteur tournant à 140 000 tours/minute et d’une toute nouvelle brosse motorisée baptisée « Fluffycones ». Néanmoins, cette cure d’amincissement s’accompagne sans surprise de compromis techniques certains, notamment une puissance d’aspiration qui tombe à 55 Air Watts annoncés. Une valeur bien loin des standards habituels de la marque. Nous avons mis à l’épreuve ce « stylo » de nettoyage pendant plusieurs semaines, pour voir s’il tient la route face à la réalité du quotidien.

Le design et l’ergonomie

La première prise en main du PencilVac est pour le moins déroutante. On a moins l’impression de tenir un aspirateur qu’un simple balai. Le constructeur a réussi le tour de force de tout intégrer dans un corps tubulaire n’excédant pas 4 cm de large. La poignée elle-même ne mesure que 30 mm. Le résultat est assez incroyable.

Test Dyson PencilVac

Cette légèreté change la donne. Là où un V16 Piston Animal ou un Gen5 Detect peut finir par peser sur le poignet lors de longues sessions, le PencilVac se manipule avec une aisance déconcertante. Il est conçu pour être attrapé à la volée pour un nettoyage rapide. Sa station d’accueil facilite d’ailleurs la manipulation puisqu’il n’y a pas besoin de « l’enclencher » dedans. On le clipse et déclipse de manière très rapide et naturelle.

Test Dyson PencilVac
Ici, pas de batterie ou de collecteur qui dépassent, tout tient dans le tube.

Côté interface, Dyson continue sur la lancée de ses derniers modèles puisqu’il n’y a plus de gâchette, souvent fatigante à la longue, au profit d’un bouton d’alimentation unique. Un écran LCD intégré sur le manche permet de garder un œil sur le mode de nettoyage et l’autonomie restante. L’appareil est également connecté, s’appairant à l’application MyDyson pour le suivi de la maintenance et des données d’utilisation. C’est moderne, propre, et visuellement très réussi.

Test Dyson PencilVac
L’interface sur le petit écran s’avère très lisible. Elle est ici à l’envers, afin d’être parfaitement lisible par la personne qui passe l’aspirateur.

Cependant, cette compacité extrême a un prix immédiat, puisqu’il n’y pas vraiment de collecteur de poussière traditionnel. Ici, les débris s’accumulent directement dans le corps du tube. C’est esthétiquement impressionnant, mais cela signifie en contrepartie qu’il faut vider ledit tube bien plus souvent.

La brosse Fluffycones

Pour accompagner ce nouveau format, Dyson ne pouvait pas se contenter de ses brosses habituelles. Le fabricant introduit donc les « Conical Fluffycones ». Concrètement, la tête d’aspiration n’utilise pas un rouleau unique, mais quatre cônes motorisés, deux de chaque côté, qui tournent dans des sens opposés.

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L’intérêt de cette architecture ? D’abord, elle permet d’éviter l’enroulement des cheveux et des poils d’animaux, qui migrent vers l’extrémité des cônes plutôt que de bloquer le mécanisme. Ensuite, la forme hexagonale et la rotation inversée permettent à la brosse de glisser aussi bien vers l’avant que vers l’arrière, facilitant les manœuvres dans les coins et le long des plinthes.

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À l’usage, cette brosse se révèle très agile. Elle permet de passer sous des meubles très bas, l’appareil pouvant se mettre quasiment à plat jusqu’à une hauteur de 95 mm. Dyson a également revu sa copie concernant l’éclairage. Le PencilVac intègre désormais des lasers (ou LED vertes) à la fois à l’avant et à l’arrière de la brosse, contre uniquement vers l’avant sur les précédents modèles. Cela permet d’illuminer la poussière quel que soit le sens de votre mouvement, révélant impitoyablement les moutons de poussière cachés sous le canapé. C’est le genre de détail ergonomique qu’on apprécie et qui rend le ménage presque ludique.

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Les lasers en action.

Les performances d’aspiration

C’est ici que le bât blesse. Pour faire tenir un moteur dans un tube de 38 mm, Dyson a logiquement dû réduire la voilure. Le moteur tourne certes à une vitesse impressionnante de 140 000 tours/minute, mais sa puissance d’aspiration plafonne elle à 55 Air Watts (AW). Pour mettre ce chiffre en perspective, le Gen5 Detect de la marque affiche une puissance de 262 AW, tandis que le V16 Piston Animal monte même jusqu’à 315 AW d’après les données du fabricant. Nous sommes donc face à un appareil sensiblement moins puissant sur le papier.

Test Dyson PencilVac
Le collecteur est complètement intégré dans le tube, ce qui limite sa capacité.

À l’usage, pas de miracle, cette différence se ressent bel et bien. Le PencilVac excelle sur les sols durs et pour ramasser les poils d’animaux ou la poussière de surface. Sa brosse Fluffycones fait un excellent travail mécanique pour décoller la saleté légère. En revanche, dès qu’il s’agit de débris plus lourds ou d’un nettoyage en profondeur, l’appareil montre ses limites.

Le système de filtration a dû être entièrement repensé. Faute de place pour les cyclones habituels, Dyson utilise un système de séparation à deux étages qui force l’air à travers un maillage fin par force centrifuge. Si la technologie est ingénieuse, elle semble plus sensible à certains types de saletés.

L’entretien

La gestion de la poussière est un autre point potentiel de friction si vous ne savez pas où vous mettez les pieds. Comme évoqué plus haut, le collecteur est intégré au manche et sa capacité est limitée. Il se remplit à une vitesse grand V, surtout si vous avez des animaux qui perdent leurs poils.

Test Dyson PencilVac
Le mécanisme d’éjection.

Le système de vidage implique de retirer la brosse et d’actionner un mécanisme d’éjection qui fonctionne comme une seringue pour pousser la poussière hors du tube. L’idée est d’éviter le contact avec la saleté et les nuages de poussière, et cela fonctionne plutôt bien. Les débris sont compactés et tombent proprement. Néanmoins, l’opération doit être répétée très fréquemment si votre logement n’est pas déjà quasi-propre.

L’autonomie

Côté endurance, le PencilVac ne fait pas de miracles non plus. Dyson annonce jusqu’à 30 minutes d’autonomie en mode Eco. Dans la réalité, en jonglant avec les modes pour obtenir une aspiration décente, on tourne plutôt autour des 20 minutes. C’est suffisant pour faire le tour d’un deux-pièces ou nettoyer la cuisine après le repas.

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Sans surprise, c’est en revanche beaucoup trop juste pour le ménage hebdomadaire d’une maison familiale. Comme dit plus haut, la station d’accueil qui est fournie pour la recharge est très bien conçue et rend l’appareil toujours prêt à être saisi.

CES 2026 : Asus dévoile une tonne de nouveaux accessoires (ROG, Xreal, Kojima Productions…)

12 janvier 2026 à 10:00

Les ingénieurs d’Asus n’ont pas chômé ces derniers mois. On en veut pour preuve la pléthore d’ordinateurs portables et de moniteurs présentés dans le cadre du CES 2026. Mais ce n’est pas pour autant que le fabricant taïwanais a délaissé ses gammes d’accessoires, comme vous allez pouvoir le constater avec cette liste exhaustive de tout ce qu’il a présenté dans ce domaine à Las Vegas ces derniers jours.

ROG se diversifie

Dans les étals d’Asus, la curiosité de cette édition 2026 se porte sur le nez avec les ROG Xreal R1 Glasses. Fruit d’une collaboration avec le spécialiste Xreal, ces lunettes de réalité augmentée promettent de placer sous vos yeux un énorme écran. Pour ce faire, elles intègrent des dalles micro-OLED Full HD capables de grimper à 240 Hz. Le champ de vision de 57° permet, selon Asus, de simuler un écran de 171 pouces placé à quatre mètres. Livrées avec un dock de contrôle, elles semblent être le compagnon tout trouvé pour la console portable ROG Ally, ou tout autre console PC bien entendu.

ROG Kithara, la montée de gamme audio

Côté son, Asus a présenté le ROG Kithara, un casque co-développé avec les audiophiles de Hifiman. Ce produit a la particularité de ne pas proposer de transducteurs dynamiques classiques, mais une technologie planar magnetic. Le diaphragme ultra-fin suspendu dans un champ magnétique doit assurer une distorsion minimale et une réponse ultra-rapide. Sa conception ouverte devrait fournir une scène sonore large, tandis que le micro boom MEMS reste détachable.

Pour ceux qui préfèrent voyager léger, les ROG Cetra Open Wireless Gaming adoptent le format open-ear. L’idée est de laisser le canal auditif libre pour rester conscient de son environnement, un avantage certain pour les sessions en extérieur. Asus y a même ajouté une dragonne réfléchissante pour la sécurité.

Les claviers à l’heure du magnétique et du modulaire

Sur le front de la frappe, le ROG Falchion ACE 75 HE veut séduire les puristes de l’esport. Ce clavier compact (75%) délaisse les contacts mécaniques traditionnels pour des switches magnétiques ROG Hall Sensor. L’intérêt ? Une durabilité théorique infinie, mais surtout des fonctions comme le Rapid Trigger (réinitialisation instantanée de la touche) et le Speed Tap. Avec un polling rate de 8 000 Hz, la latence devrait être imperceptible.

Le ROG Strix Morph 96 joue, lui, la carte de la flexibilité. Ce modèle au format 96% conserve le pavé numérique tout en restant compact. Il est équipé de switches ROG NX V2 hot-swappable, que l’on peut donc changer sans soudure. La connectivité est complète : 2,4 GHz, Bluetooth et filaire USB-C.

La touche Kojima Productions

Si vous êtes fan de Kojima Productions en général et de Death Stranding en particulier, c’est jour de fête. Asus a en effet travaillé directement avec le studio et l’artiste Yoji Shinkawa pour rhabiller trois de ses produits phares dans le cadre d’une collection spéciale. Le casque ROG Delta II-KJP, la souris ROG Keris II Origin-KJP Edition et le tapis ROG Scabbard II XXL-KJP arborent ainsi une esthétique « sci-fi » industrielle très marquée, avec des accents de fibre de carbone. Techniquement, ils reprennent les spécifications des modèles standards, mais avec un look collector indéniable.

ProArt et Zen à l’honneur

La gamme ProArt s’étoffe avec des outils pensés pour les flux de travail créatifs. La ProArt Mouse MD301 intègre une molette SmartShift capable de débrayer le défilement cranté pour parcourir de longues timelines à toute vitesse. Elle dispose de six boutons programmables et d’un capteur 8 000 DPI. Elle s’accompagne du ProArt Keyboard KD300, un clavier 65% low-profile dont la particularité réside dans un panneau tactile multifonction remplaçant les touches F1-F12, personnalisable pour des macros ou des réglages de luminosité.

La marque a également un stylet dans ses cartons, l’Asus Pen 3.0. L’accessoire intègre un retour haptique, afin de simuler la friction du papier, ainsi qu’un bouton double fonction pour gommer ou activer des outils. Le tout est compatible Microsoft Pen Protocol 2.6 et se connecte en Bluetooth.

Enfin, la ZenMouse MD202 joue la carte du premium avec un châssis en « Ceraluminum », ce matériau hybride céramique-aluminium cher à Asus cette année. Capable de gérer quatre appareils en simultané, elle fonctionne sur toutes les surfaces, y compris le verre.

CES 2026 – les annonces qu’il ne fallait pas manquer

12 janvier 2026 à 13:56

Plus de 4 000 exposants, 1 400 startups et des km2 de stands, parcourir le CES de Las Vegas s’apparente à un véritable marathon. Et là encore l’intelligence artificielle est absolument sur toutes les bouches, parfois pour tout et n’importe quoi. L’autre grande tendance concerne les robots avec des démonstrations techniques parfois impressionnantes mais encore loin d’une commercialisation à grande échelle. Après notre best of des annonces les plus étonnantes et étranges du CES 2026, voici les nouveautés qu’il ne faudra vraiment pas rater cette année.

LG W6 Wallpaper

9 mm d’épaisseur, ce téléviseur LG est à peine plus épais qu’un smartphone. L’appareil est également sans fil (excepté le câble d’alimentation électrique), avec une connexion sans fil propriétaire vers un boîtier déporté ZeroConnect, qu’on pourra dissimuler n’importe où dans la pièce.

LG W6 Wallpaper
LG W6 Wallpaper.

Forcément, comme pour chaque nouvelle génération de téléviseurs, le constructeur promet une luminosité qui progresse encore (près de quatre fois plus qu’un LG OLED B6) pour la dalle Tandem OLED de 165 Hz. Deux diagonales de 77 et 83 pouces seront proposées à des prix qui n’ont pas encore été annoncés.

LG W6 Wallpaper
LG W6 Wallpaper.

LEGO SMART Play

Surprise, Lego a fait le déplacement jusqu’à Las Vegas pour dévoiler sa technologie Smart Play, qui promet de révolutionner les interactions avec nos chères petites briques. Le système se compose de la Smart Brique, du Smart Tag et des Smart Minifigurines. Au format 2×4 et dotée d’un accéléromètre, la première est au cœur de ce concept de jeu, en identifiant les mouvements et les contacts des Lego.

LEGO SMART Play
LEGO SMART Play.

C’est aussi elle qui détectera les deux autres éléments, Smart Tags et Smart Minifigurines, pour donner vie à la construction dixit le fabricant. En effet, une fois monté, le Smart Tag indique à la Smart Brique de quel objet il s’agit et quels sons générer, par exemple une voiture, un vaisseau spatial ou un avion. De la même façon, Smart Brique générera des sons dédiés et des lumières pour interagir avec les Smart Minifigurines en fonction de leur humeur et de leurs réactions. Les précommandes sont d’ores et déjà ouvertes.

LEGO SMART Play
LEGO SMART Play.

Asus ROG Cetra Open Wireless Gaming Earbuds

Les gamers le savent, les casques offrent immersion et précision audio aux dépens du confort durant les longues sessions de jeu. Quant aux écouteurs Bluetooth, les performances ne sont pas à la hauteur notamment en matière de latence. Asus a donc pris le problème à bras-le-corps et propose les ROG Cetra Open Wireless Gaming Earbuds. Des écouteurs ouverts qui offrent 16 h d’autonomie et qui permettent de rester en contact avec son environnement direct tout en jouant sans latence grâce à la connexion sans fil ROG SpeedNova 2,4 GHz. Pour ce faire, un dongle USB-C est fourni alors que les écouteurs disposent aussi du Bluetooth. Ainsi, les ROG Cetra Open Wireless Gaming Earbuds peuvent aussi être utilisés de manière plus classique, y compris pour le sport avec une conception tour d’oreille et la certification IPX5 contre la sueur.

Asus ROG Cetra Open Wireless Gaming Earbuds
Asus ROG Cetra Open Wireless Gaming Earbuds.

Withings Body Scan 2

Une fois de plus, la France était bien représentée au CES entre les nombreuses startups présentes à l’Eureka Park et surtout Withings qui compte parmi les grands habitués du salon. L’occasion pour cette dernière de dévoiler la Body Scan 2, la nouvelle version de la balance connectée la plus évoluée du marché. Ou plutôt la station de santé à domicile comme nous l’a précisé la marque, qui propose de mesurer 60 biomarqueurs avec un simple scan d’une minute. Grâce à un indicateur clé et à l’affichage de plusieurs paramètres de santé dans l’app, l’utilisateur peut notamment consulter son profil métabolique, ses phases de résistance à l’insuline ou encore l’âge de son cœur et de ses artères par exemple. La Body Scan 2 se différencie aussi physiquement avec l’intégration d’un écran directement dans la poignée afin de faciliter la lecture. Elle devrait être commercialisée d’ici l’été au prix de 499 €.

AWOL Aetherion

Successeur du LTV-3500 Pro, ce projecteur courte focale franchit une nouvelle étape avec une image 4K, qui ne perd rien de sa précision même jusqu’à 200 pouces. Du jamais vu. Les formats HDR Dolby Vision, HDR10+, HLG et IMAX Enhanced sont pris en charge tout comme la 3D (les lunettes sont proposées par ailleurs).

AWOL Aetherion
AWOL Aetherion.

Plus compact que le LTV-3500 Pro, l’Aetherion intègre un volet motorisé afin de protéger son objectif et trois ports HDMI 2.1 à côté du DisplayPort et de l’USB 3.0. D’ailleurs AWOL n’a pas lésiné sur le reste des caractéristiques avec Dolby Vision Gaming associé au rafraichissement jusqu’à 240 Hz, le Wifi 7 qui fait encore défaut aux téléviseurs même les plus haut de gamme. L’Aetherion est attendu pour la fin du premier semestre.

AWOL Aetherion
AWOL Aetherion.

Fraimic

Plus élégant qu’un simple cadre photo, Fraimic s’articule autour d’un écran E-Ink pour afficher des œuvres d’art. L’effet est bluffant y compris sous les projecteurs du CES. Comme pour les téléviseurs The Frame de Samsung, les bords du cadre peuvent être changés tandis qu’un accéléromètre identifie automatiquement l’orientation de l’image. Fraimic intègre aussi un micro afin de dicter des idées à son IA qui générera une image. Le tout sans abonnement pour 100 créations par an. Le cas échéant, il sera bien sûr possible d’uploader ses propres images par le site de Fraimic ou directement sur le cadre, gage de pérennité en cas de coupure des serveurs. Lancement attendu ce printemps.

Fraimic
Fraimic.

HP EliteBoard G1a

Si sa fiche technique est assez classique avec un processeur Ryzen cinq ou sept, une carte graphique Radeon 800, jusqu’à 64 Go de RAM et 2 To de stockage avec un SSD NVMe, le HP EliteBoard G1a n’est pourtant pas un ordinateur comme les autres. Car où donc se cache l’unité centrale ? Elle est tout simplement intégrée dans le clavier auquel il suffit donc de connecter un moniteur et une souris.

Reolink OMVI X16

Triple objectif 24 mégapixels, zoom x16, vision nocturne en couleur sans oublier la vue panoramique à 180°, cette caméra orientable à 360° horizontalement et inclinable à 140° représente le nec plus ultra en matière de vidéosurveillance. Et comme si cela ne suffisait pas, Reolink a aussi travaillé son logiciel, qui bénéficie d’une fonction de suivi intelligent assez impressionnante comme nous avons pu le voir sur le stand de la marque. Cette dernière mise aussi sur l’IA bien sûr (locale qui plus est), qui viendra aider l’utilisateur à retrouver plus facilement une séquence enregistrée.

Reolink OMVI X16
Reolink OMVI X16.

Antigravity A1

On croyait avoir tout vu en matière de drones alors que DJI règne sans partage ou presque sur ce segment. C’était sans compter avec Antigravity qui s’est associé avec Insta360 pour créer ce modèle capable de filmer à 360°.

Antigravity A1
Antigravity A1.

Les vidéos de démonstration sont bluffantes, mais à voir ce que cela donnera à l’usage. Le drone est livré avec une petite manette et un casque de VR qui rappellent ceux du DJI Avata, pour totalement s’immerger à 360° pendant les vols.

Longbow Speedster

Les principaux constructeurs automobiles ont pratiquement tous déserté le CES après avoir fait le show pendant des années. Reste néanmoins quelques voitures qui méritent le détour, notamment le Longbow Speedster qui n’a pas manqué de faire tourner les têtes avec sa ligne inspirée de la Ferrari Monza SP1. Le constructeur promet une expérience de conduite sans pareil avec un poids contenu de 900 kg seulement pour 900 ch.

Longbow Speedster
Longbow Speedster.

De quoi expédier le 0 à 100 km/h en 3,5 secondes ! La batterie de 55 kWh promet jusqu’à 400 km d’autonomie pour cette voiture électrique qui sera limitée à 150 exemplaires seulement. S’il vous faut plus de temps pour réunir les 98 000 € demandés, vous pourrez toujours vous retourner vers le roadster doté cette fois d’un toit, qui partage les mêmes caractéristiques.

Longbow Speedster
Longbow Speedster.

Dreame Cyber X

Dreame a fait une véritable démonstration de force au CES de Las Vegas avec pas moins de deux immenses stands sur les deux principaux sites du salon. Électroménager, téléviseurs et même un concept de supercar électrique se pressaient à côté de robots tondeuses, de piscine et aspirateurs de plus en plus évolués. La preuve avec le Cyber X qui promet de gravir les marches de 25 cm de haut, y compris dans les escaliers en colimaçon, en plus des pentes jusqu’à 42 degrés.

Dreame Cyber X
Dreame Cyber X.

Pour ce faire, il vient se loger dans un dock doté de chenilles. S’il ne s’agit que d’un concept susceptible d’arriver l’année prochaine, le constructeur chinois a aussi dévoilé le X60 Max Ultra, un robot aspirateur haut de gamme lui aussi capable de monter les escaliers avec des marches de 9 cm.

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