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Reçu aujourd’hui — 11 février 2026

FIJ 2026 : toutes les infos sur le rendez-vous des fans de jeux de société

11 février 2026 à 17:20

Qui dit Cannes, dit cinéma, glamour et paillettes. Cependant, la ville azuréenne est aussi le théâtre du Festival international des jeux (FIJ) depuis 40 ans. En février 2026, la manifestation fêtera sa 39ᵉ édition, confirmant son statut de plus grande rencontre ludique du monde francophone. Sur cinq jours réservés aux professionnels (25 février au 1er mars) et trois jours ouverts au public (27 février au 1er mars), le FIJ attire chaque année des visiteurs venus pour découvrir, tester et s’immerger dans l’univers des jeux de société.

“Une expérience unique”

Cette année encore, le festival se tient au Palais des Festivals et se deploie sur trois halls intérieurs (avec 300 stands) et sur son village extérieur (avec 50 stands). Au total, 60 000 m² – l’équivalent d’un Stade de France – sont dédiés aux jeux, aux animations et aux démonstrations. En 2025, 110 000 visiteurs s’étaient pressés sur les allées du festival, et les organisateurs attendent un afflux similaire cette année.

Un intérêt ludique qui se confirme au quotidien, auprès de toutes les générations. Une étude menée en 2023 par l’Union des éditeurs de jeux a révélé que 91 % des Français aiment jouer. Le marché français confirme sa vitalité avec un chiffre d’affaires record de 624 millions d’euros en 2025, en croissance de 3,9 % par rapport à l’année précédente. Au total, 37 millions de boîtes ont été vendues sur l’année, soit 70 jeux écoulés chaque minute. Et – surprise : la France est le deuxième marché européen derrière l’Allemagne.

« Tout le monde aime jouer, nous confie Cynthia Reberac, commissaire générale du FIJ. Certains ne se l’avouent peut-être pas, mais en venant au FIJ, ils pourront (re)trouver ce plaisir du jeu. Le festival est facile d’accès, plein de personnes sont disponibles pour expliquer les œuvres… En famille, en couple ou en solo, chacun va trouver son jeu et passer un super moment. C’est une expérience unique, qui procure des émotions uniques. »

Qui sera le jeu de l’année ?

Jeux de plateau, figurines, cartes à collectionner, loisirs créatifs… Les 350 stands mettent en avant tous les univers du jeu. Des tables de démonstration et de tournois proposent de tester les best-sellers et les nouveautés et, parmi les temps forts, l’As d’Or, label de référence, récompensera les meilleurs jeux édités en France sur l’année écoulée. La cérémonie de remise des prix se tiendra le jeudi 26 février à 20 heures dans le Grand Auditorium du Palais des Festivals, avec Vincent Dedienne comme maître de cérémonie. Cette année, trois jeux sont nommés : Flip 7, Rebirth et Toy Battle.

Le FIJ offre aussi aux visiteurs un accès privilégié aux créateurs avec les nuits du off. Chaque soir, entre 200 et 300 auteurs proposent des prototypes à tester jusqu’à 4 heures du matin. Certains de ces jeux, comme Fiesta de los Muertos, ont ainsi été découverts lors de ces événements, avant d’être édités, plusieurs années plus tard.

Quels sont les temps forts du FIJ ?

Autre événement particulièrement attendu cette année : le Magic Mirrors. Installée sur la terrasse du Palais des Festivals, cette expérience sensorielle propose une « aventure onirique autour du temps, de l’imaginaire et du jeu », détaille le communiqué de presse. Pensée pour tous les âges, elle invite à coopérer, raisonner et s’émerveiller dans un univers poétique inédit.

Le Village festival rassemble quant à lui les passionnés de jeux de cartes à collectionner avec le Village TCG Asmodee, où sont proposés tournois et initiations pour Magic, Pokémon, Flesh & Blood, One Piece, Riftbound ou Star Wars: Unlimited. Un espace Safe Zone, en partenariat avec l’association Safe in Game, sensibilise et accompagne les participants pour garantir un cadre sûr et inclusif. Enfin, la Bours’O Jeux permet de donner une seconde vie aux jeux, acheter d’occasion ou dénicher des pépites à prix réduit.

Les célébrations incluent également le 25ᵉ anniversaire des Loups-Garous de Thiercelieux, avec animations et surprises dans le Village et le Wagon SNCF, ainsi que des expositions retraçant le patrimoine ludique, de l’As d’Or à l’histoire des jeux de guerre, en passant par les 20 ans de carrière de l’illustrateur Pierô.

Le FIJ ne se limite pas au divertissement. Douze conférences et débats sont proposés autour des coulisses de la fabrication des jeux, de la place de l’Asie dans l’industrie mondiale ou encore de thématiques sociétales : femmes et jeux, régulation émotionnelle, « Donjons et Dragons Therapy », empathie ou encore développement durable.

Avec 1 200 nouveautés annuelles dans le monde et plus de 700 jeux qui sortent chaque année en France, le FIJ s’inscrit dans un marché en pleine effervescence. Entre découvertes, échanges et célébrations, la 39ᵉ édition promet de faire vivre à tous une expérience ludique complète et immersive, transformant Cannes en véritable capitale européenne du jeu.

Avec ​​Les enfants de plomb, Netflix mise sur un drame captivant et bien réel

11 février 2026 à 15:20

Après Détective Forst, Relève-toi ! et Heweliusz, ​​Les enfants de plomb (Ołowiane dzieci en version originale) pourrait bien devenir le nouveau phénomène polonais de Netflix. Diffusée depuis le 11 février sur la plateforme, cette série dramatique en six épisodes est réalisée par Maciej Pieprzyca (La vie est belle), imaginée par Jakub Korolczuk (Raven) et portée par Joanna Kulig (Cold War), Kinga Preis (The Lure), Agata Kulesza (Breslau), Sebastian Pawlak (Varsovie 83, une affaire d’État) ou encore Michał Żurawski (Raven). La production s’appuie sur la vie de la médecin Jolanta Wadowska-Król et sur l’ouvrage éponyme de Michał Jędryka.

Quelle est l’intrigue des Enfants de plomb ?

Dans le quartier ouvrier de Szopienice, Jolanta Wadowska-Król commence à observer chez plusieurs enfants des symptômes alarmants. Les examens médicaux révèlent un phénomène massif de saturnisme (une intoxication par le plomb ou par les sels de plomb), conséquence directe d’une exposition prolongée aux métaux lourds. La proximité de la fonderie apparaît rapidement comme l’origine de cette contamination qui menace toute une génération.

Les enfants de plomb

« Après sa découverte, la protagoniste tente de sauver les petits malades tout en affrontant un appareil étatique communiste oppressif, détaille le synopsis. Cette production plongera le public dans l’atmosphère industrielle de la Haute-Silésie des années 1970. C’est ici, dans la réalité de cette région ouvrière, que vont s’entremêler de dangereuses intrigues politiques et la mission sociale de la Dre Wadowska-Król. »

Les enfants de plomb

À mesure que son enquête progresse, les pressions se multiplient. Menaces, surveillance, isolement professionnel : tout concourt à la faire taire. Sa carrière est en jeu, tout comme la sécurité de son mari et de ses enfants. Le combat médical devient alors rapidement un affrontement politique.

Une ode à la résistance

Au-delà de la reconstitution historique, la série dresse le portrait d’une femme confrontée à un dilemme moral : se taire pour se protéger, ou parler au risque de tout perdre. Netflix présente cette œuvre comme « une histoire de courage, de détermination et d’espoir, prouvant qu’il suffit d’une seule personne courageuse pour déclencher un changement ».

Les enfants de plomb

Interrogée par Tudum (le média de Netflix), l’actrice Joanna Kulig abonde dans se sens. « Les enfants de plomb illustre la résistance au changement et la force intérieure nécessaire pour s’y opposer, confie-t-elle. En Jolanta Wadowska-Król, j’ai perçu avant tout une honnêteté, un courage extraordinaire, une obstination et une intransigeance sans faille. Son histoire nous amène à nous interroger : aurions-nous, à sa place, trouvé la force de tenir tête au système ? »

Batman : 40 ans après, pourquoi The Dark Knight Returns reste indétrônable ?

11 février 2026 à 11:00

1986, année faste pour la bande dessinée américaine. Art Spiegelman raconte comment ses parents ont survécu aux camps de concentration dans le premier tome de Maus. Un libraire de l’Oregon, Mike Richardson, lance une maison d’édition appelée à devenir l’un des acteurs majeurs de l’industrie du comics, Dark Horse, d’où sortiront Hellboy, The Mask et Sin City. DC entame la publication de Watchmen, magnus opum d’Alan Moore et Dave Gibbons. Et donne un coup de pied dans la fourmilière.

The Dark Knight Returns.

En février 1986, des millions de bédévores découvrent, ébahis, les premières pages de The Dark Knight Returns, polar hard-boiled dans les tréfonds méphitiques de Gotham City où un Batman fourbu joue au vigilante façon Clint Eastwood. À l’origine de ce coup d’éclat, un jeune prodige, iconoclaste en diable : Frank Miller.

L’homme qui a sorti Marvel du marasme en débarrassant Daredevil de ses collants ringards et de son décorum cosmique. Sous sa plume, la réalité d’une noirceur abyssale frappe les super-héros de plein fouet. Le ton de l’âge moderne du comics est donné. N’eût-il sorti le Chevalier noir de sa Batcave, la pop culture n’aurait pas le visage que nous lui connaissons aujourd’hui.

Le retour du héros

« Quand la loi n’est pas juste, la justice passe avant la loi. » La sentence qui clôture Film socialisme de Jean-Luc Godard résume le dilemme moral larvé dans les planches de The Dark Knight. C’est que la question travaille au corps Frank Miller depuis la plus tendre enfance. À l’âge de 5 ans, sa famille l’emmène voir au cinéma La bataille des Thermopyles, dans lequel le réalisateur Rudolph Maté exalte le courage des Spartiates mené par Léonidas face à l’invasion des guerriers perses.

The Dark Knight Returns.

« À la fin, mon grand frère et moi, nous nous sommes regardés, nous n’étions pas sûrs de ce qui s’était passé, se souvient Miller dans une interview accordée aux Inrocks en 2018. Mon frère s’est tourné vers mon père, assis derrière nous. “Papa… Les bons sont morts ?” Il a répondu : “Oui, mon fils, j’ai peur que ça soit le cas.” L’idée que je me faisais des héros avait changé à jamais. Avant, je pensais qu’ils gagnaient, récoltaient à chaque fois la gloire. J’ai alors compris qu’être un héros ne signifiait pas forcément triompher, mais, avant tout, essayer d’accomplir ce qui semble juste. » À l’instar de Batman sorti de sa retraite pour expurger le mal qui ronge (encore) Gotham City dans The Dark Knight Returns.

À 55 ans sonnés, Bruce Wayne n’a plus la superbe d’autrefois. La mort de Jason Todd/Robin a exacerbé sa misanthropie. Ses pulsions de violence explosent les potards. Épaulé par un nouveau Robin, une adolescente du nom de Carrie Kelley (une première dans l’histoire de Batman), le Chevalier noir reprend du service, cette fois contre le gang des Mutants, une clique de pillards et de meurtriers. La croisade vengeresse prend des accents de règlement de comptes lorsque ressurgissent deux visages du passé.

The Dark Knight Returns.

La bouille rafistolée, Harvey Dent, alias Double-Face, menace de prendre Gotham en otage peu avant que le Joker ne fasse des siennes à nouveau. Batman doit aussi composer avec Superman qui tente de le neutraliser sur ordre du Président des États-Unis, Ronald Reagan. Un programme chargé (178 pages), truffé de références à l’univers DC et de commentaires sociopolitiques trempés dans une encre noire comme jamais.

Un comics d’un genre nouveau

Franc-tireur, Frank Miller dynamite les codes établis du comics dans The Dark Knight Returns. Entre autres audaces formelles, la démultiplication des cases sur une même planche, allant parfois jusqu’à en incruster 16 par page. La noirceur de son univers bénéficie du crayonné inégalable de Lynn Varley (déjà à l’œuvre sur une précédente minisérie de Miller, l’excellent Ronin), mais aussi aux talents de son fidèle encreur, Klaus Janson, dont le travail a d’ailleurs été distingué par trois prix Jack-Kirby.

The Dark Knight Returns.

Miller taille à la serpe les visages des personnages masculins, quitte à parfois grossir le trait. Bruce Wayne hérite ainsi d’une musculature hypertrophiée et d’une mâchoire anguleuse à l’excès. Une esthétique nietzschéenne à l’image des héros bodybuildés (Arnold Schwarzenegger, Sylvester Stallone…) qui ont le vent en poupe dans l’Amérique de Ronald Reagan.

Avec The Dark Knight Returns, Frank Miller livre surtout une charge furieuse contre la culture des écrans, alors en plein boom aux États-Unis. « Aussi, je voulais utiliser les écrans de télévision pour montrer à quel point nous sommes ridicules dans notre manière de rapporter les informations. Nous nous emparons d’événements importants et terrifiants, et les faisons apparaître banals, presque amusants. À l’inverse, nous prenons des faits anodins et les rendons importants », explique-t-il dans une interview publiée par Le Monde en 2015.

The Dark Knight Returns.

Un commentaire d’un pessimisme toujours aussi corrosif 40 ans plus tard. Si Christopher Nolan (derrière la trilogie The Dark Knight) et Zack Snyder (Batman v Superman) lui sont redevables, Miller compte aussi bon nombre de détracteurs sur le registre politique.

En cause, des opinions ultraconservatrices dans ses prises de parole, les années passant. Une lecture attentive permet d’en déceler les prémisses dans le scénario The Dark Knight Returns, qui voit Batman prendre la tête d’une milice chargée de faire régner la loi à Gotham City, symptôme d’une idéologie sécuritaire à la racine du fascisme.

Thaïs Alessandrin pour LOL 2.0 : “La peur de décevoir a été notre moteur”

11 février 2026 à 09:00

Vous aviez 9 ans lorsque vous jouiez la petite sœur dans le premier LOL. Dix-huit ans plus tard, vous êtes l’héroïne de LOL 2.0. Que représente cette saga dans votre vie personnelle et dans votre parcours d’actrice ?

C’est très étrange. J’ai une mère [la réalisatrice Lisa Azuelos, ndlr] qui écrit majoritairement sur sa propre vie. Tout est évidemment romancé, ce ne sont pas exactement nos vies, mais on y retrouve les mêmes dynamiques. C’est parfois un peu étrange de voir son existence à l’écran, ces petits moments intimes utilisés et réinterprétés. Par exemple, le premier film s’inspirait beaucoup de l’histoire de ma grande sœur. En fait, c’est comme s’il y avait toujours eu cet œil extérieur qui nous avait suivies toute notre vie. D’ailleurs, la fiction a rejoint la réalité : pendant le tournage, ma sœur nous a annoncé qu’elle était enceinte pour de vrai. C’était une vraie mise en abyme, qui était presque flippante. [Rires] Du coup, on va accueillir le premier enfant de cette nouvelle génération dans un mois. Il y a le bébé film qui sort, puis ce vrai bébé en suivant. Je suis surexcitée !

La bande-annonce de LOL 2.0.

LOL est devenu un film générationnel. À l’époque – ou peut-être plus tard – ce premier film a-t-il aussi résonné en vous d’une manière particulière ?

Tout au long de ma vie, on m’a sorti les répliques de LOL. Du coup, je suis toujours restée éloignée de cette œuvre. C’est ma mère qui l’avait réalisée, donc je ne ressentais pas le même engouement que les autres personnes de ma génération. C’était plus difficile pour moi de dire : “Je suis fan de ce film.” Je ne peux pas être fan d’un film de ma mère, même si je les aime énormément. J’ai toujours été presque gênée par son immense succès, sans trop savoir pourquoi. C’est au moment de l’écriture de ce deuxième volet que je l’ai vraiment redécouvert en me disant : “Waouh, c’est excellent en fait ! Ma mère est trop douée !” [Rires]

En revenant sur ce plateau, avez-vous eu le sentiment de retrouver un lieu familier de votre enfance, presque intime ?

Oui, il y avait cette impression de déjà-vu. J’étais trop jeune pour me souvenir complètement de ce tournage et, en même temps, j’avais l’impression d’avoir rêvé ce lieu. C’était assez fou.

Thaïs Alessandrin et Victor Belmondo dans LOL 2.0.

Vous avez été filmée enfant, puis jeune adulte. Est-ce troublant de se voir grandir à l’écran ? Cela a-t-il influencé votre rapport à votre image, à votre corps ou au temps qui passe ?

Notre génération entretient un rapport permanent à l’image. On a grandi avec des caméras, des photos et des parents qui filmaient tout, tout le temps. Je n’ai pas vécu cette expérience plus intensément que d’autres. La seule différence, c’est que je ne suis pas la seule à avoir revu ces images de mon enfance : elles ont été partagées avec la France entière. [Rires]

Que raconte LOL 2.0 sur cette nouvelle génération, presque 20 ans après le premier film ?

Il parle de nos angoisses face à ce monde terrifiant qui nous entoure. Les réseaux sociaux ont créé chez nous une incapacité à la satisfaction. Quand tout va bien, on culpabilise d’être heureux dans un monde qui va mal. Quand tout va mal, on s’interdit de se plaindre parce que “ça pourrait être pire”. C’est une éducation à la culpabilisation permanente.

Pour y échapper, on se divertit avec des shoots de dopamine numériques qui fonctionnent comme une drogue, nous déshumanisent et nous permettent de ne pas voir ce qui va mal à l’intérieur. C’est une fuite exceptionnelle. Il y a une phrase dans le film qui résume bien cette situation : “C’est la comparaison qui vous tue. À notre époque, on essayait de construire une vie et c’était déjà dur. Vous, vous voulez en vivre 1 000 à la fois.” Nous sommes constamment tiraillés entre un idéal inatteignable sur les écrans et une réalité souvent glauque. C’est très difficile de construire son identité dans cet écartèlement.

Sophie Marceau et Thaïs Alessandrin dans LOL 2.0.

Louise revient vivre chez sa mère après une rupture et un échec professionnel. À quel point son parcours et ses fragilités résonnent-elles en vous ?

Sur le plan professionnel, ma vie n’a rien à voir avec celle de Louise. Je n’ai jamais essayé de monter une boîte dans la tech et je suis très loin de l’univers des start-ups ! [Rires] En revanche, je me suis beaucoup inspirée d’amis qui ont vécu cette expérience. Ils se sont investis à fond pendant parfois deux ans et ils ont détruit leur santé pour une entreprise qui a fini par s’écrouler. Je trouvais ça juste de raconter cette génération qui rêve grand après l’université, à qui l’on dit que “tout est possible” et qui réalise brutalement que ce n’est pas si simple. Ce désenchantement post-université a donc été mon point de départ pour écrire ce personnage. Cependant, les fragilités intimes et la rupture amoureuse résonnent énormément en moi. Ma rupture remonte à longtemps, mais j’y trouve un grand écho. J’ai utilisé beaucoup de mes propres failles, même si Louise les tourne presque en ridicule.

Elle évoque notamment l’anxiété et la neuro-atypie…

Oui, Louise dit : “J’ai des crises d’anxiété à cause de mon TDAH [Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, ndlr], du coup je fume des joints pour m’aider.” C’est quelque chose que je vis – mais c’est une très mauvaise habitude à ne surtout pas avoir quand on a cette neuro-atypie. J’ai vraiment un TDAH, et il faut savoir que c’est parfois très paralysant. Je sais qu’aujourd’hui, on met des étiquettes sur tout – HPI, TDAH… – et il y a un côté un peu ridicule à vouloir tout classer. Mais, d’un autre côté, il y a une vraie recherche sur le fonctionnement de ces cerveaux qui sont différents.

Thaïs Alessandrin dans LOL 2.0.

Le fait de poser des mots sur ce qu’on vit nous permet aussi de mieux l’appréhender et le dompter. Ce qui fait du bien, c’est de se dire : “Ok, je suis différent, mais je dois apprendre à aborder les choses à ma manière”, plutôt que de se renfermer en se répétant “Je suis nulle, je n’ai pas les codes de la société et je suis une merde.”

C’est ce que vous avez ressenti quand vous étiez plus jeune ?

Énormément. À l’école, je devais travailler deux fois plus pour obtenir les mêmes résultats que les autres. Je travaillais beaucoup à perte, je faisais beaucoup de crises d’angoisse. L’université a été très difficile pour moi de ce point de vue là. C’est pourquoi je pense qu’il est très important d’en parler. Ça permet, aussi, de créer des solutions pour réadapter le monde et la société à ces types de personnes, et de ne pas les laisser tomber. Parce que les laisser à la dérive peut avoir des conséquences dramatiques, comme l’addiction.

Le film aborde des thèmes très intimes – rupture, amitié, doutes, échecs personnels et professionnels. Quelle scène vous a le plus marquée d’un point de vue émotionnel ?

La scène du concert m’a bouleversée. Théo Delincak, qui joue le rôle de Joseph, est un ami très proche. Je le connais depuis la sortie du premier LOL. J’étais donc en CM2 ! Il a eu un grave accident il y a six ans, il est resté dans le coma pendant 12 jours, on a cru qu’il allait mourir… Le voir aujourd’hui devant une caméra, monter sur scène et chanter après avoir frôlé la mort, c’est incroyable. On se disait : “We made it”, on s’en est sortis. J’étais en larmes.

Isaline Prévost, Thaïs Alessandrin et Théo Augier dans LOL 2.0.

Avez-vous ressenti des attentes ou une forme de pression en revenant dans un film culte, aux côtés d’acteurs tout aussi iconiques, comme Sophie Marceau ?

Tout le monde me demande : “Ça fait quoi de rejouer avec Sophie Marceau ?”, mais, à 9 ans, je ne me rendais pas compte de ce que cela impliquait de partager le plateau avec des acteurs aussi impressionnants. Je n’avais pas encore vu les films de Sophie et je n’avais pas d’idoles ni de comédiens que j’admirais particulièrement. Là, je l’ai vécu comme une première fois. Jouer avec des artistes que j’admire au plus haut point, comme Sophie Marceau, Alexandre Astier ou encore Françoise Fabian était très touchant. D’autant plus que je les voyais interpréter des répliques que j’avais écrites.

En revanche, j’étais ultrastressée. J’ai passé deux ans à me mordre les doigts comme ce n’est pas permis, à douter, à faire des crises d’anxiété en me disant : “Les gens vont juste se rendre compte que c’est nul, ils vont détester ce film et se dire ‘Mais c’est qui cette fille de qui prend de la place pour faire de la merde ?’” Je me suis dit toutes les choses les plus négatives possibles à propos de moi-même.

D’un point de vue objectif et extérieur, ce deuxième film est très réussi, il résonne énormément en nous et le thème de la rupture est particulièrement bien traité !

C’est une thématique universelle, qui touche tout le monde ! J’ai mis beaucoup de moi dans ce film. Par exemple, le moment où Louise explose les écrans avec une batte de baseball s’inspire de ma propre expérience, quand mes copines m’ont emmenée dans une rage room après ma rupture, parce que j’avais emmagasiné trop de colère en moi durant des mois. C’est un des moments les plus satisfaisants de ma vie. [Rires]

Mais, honnêtement, je pense que cette peur de décevoir a été un moteur, pour ma mère et moi. Chaque fois, on se disait : “Il faut faire mieux, pour les fans du premier film.” On a beaucoup retravaillé le scénario, encore et encore, pour leur offrir la meilleure suite possible. Donc, ces deux ans de stress en valaient la peine.

Sophie Marceau et Thaïs Alessandrin dans LOL 2.0.

Comment avez-vous travaillé avec Sophie Marceau pour faire exister cette relation mère-fille à l’écran, qui fait écho au duo iconique formé autrefois avec Christa Theret ?

Sophie Marceau est une actrice exceptionnelle. Elle est tellement talentueuse. En une seconde, elle vous fait ressentir une chaleur maternelle incroyable. Avant de jouer la première scène, j’avais une appréhension : celle de ne pas réussir à installer l’intimité physique que j’ai avec ma mère – on est très tactiles, on se fait beaucoup de câlins, on n’a pas peur de se toucher – avec Sophie. Ma mère lui en a parlé en douce – parce qu’elle fait tout dans mon dos ! – et Sophie, adorable, est venue me faire un énorme câlin avant qu’on commence à jouer. Ça m’a rassurée et ça m’a permis d’oser la toucher.

Vous l’avez dit : la réalisatrice du film est votre mère, Lisa Azuelos. Comment trouve-t-on l’équilibre entre relation familiale et relation artistique sur un plateau, en tant qu’actrice et coscénariste ?

C’est ce qui a été le plus dur. Il fallait gérer le rapport actrice-réalisatrice, mère-fille et coscénaristes, car nous réécrivions les scènes jusqu’à la dernière seconde. Notre relation mère-fille a un peu disparu et ça nous a manqué. D’habitude, nous sommes le bureau des plaintes l’une de l’autre. Ma mère, c’est la personne que j’appelle tout le temps : quand j’ai une peine de cœur, quand j’ai une peine de travail… Mais, par peur d’ajouter de la pression à l’autre, on n’osait plus se confier.

Au bout d’un mois de tournage, on a explosé et je lui ai dit : “J’ai besoin de ma mère.” Elle m’a répondu : “J’ai besoin de ma fille.” On a décidé d’arrêter de faire semblant d’être juste des collègues et de se rappeler qu’on était une équipe. À partir de là, tout s’est débloqué.

Reçu avant avant-hier

Heated Rivalry : cette série gay et torride est-elle à la hauteur de sa réputation ?

6 février 2026 à 08:00

Vous les avez forcément aperçus quelque part. Ces dernières semaines, les minois de Hudson Williams et Connor Storrie ont envahi les réseaux sociaux. Les acteurs de Heated Rivalry sont devenus les nouvelles coqueluches de la pop culture, objets de memes et d’édit enflammés sur TikTok, invités aux derniers Golden Globes ou porteurs de la flamme des Jeux d’hiver 2026 de Milan-Cortina. Ils sont partout !

Tout a commencé au Canada, quand la plateforme Crave a diffusé fin 2025 sa nouvelle série originale. Adaptée des romans Game Changers de Rachel Reid par le showrunner Jacob Tierney, Heated Rivalry suit sur plusieurs années une liaison secrète entre deux joueurs professionnels rivaux de hockey sur glace, le Canadien Shane Hollander (Hudson Williams) et le Russe Ilya Rozanov (Connor Storrie).

Keanu Reeves et Patrick Swayze, nouvelle génération

Pour une production comme celle-ci, dont le succès repose en grande partie sur la tension sexuelle entre les deux acteurs principaux, il s’agissait de ne pas se louper côté casting. Scénariste et réalisateur des six épisodes, Jacob Tierney a déniché deux nouveaux venus, Hudson Williams et Connor Storrie, dont l’alchimie crève l’écran.

Hollywood raffole de nouveaux visages, d’autant plus quand ceux-ci évoquent des gloires anciennes : c’est le cas de ces deux apollons, Internet ayant fait son travail en comparant leurs physiques avec ceux de Keanu Reeves et Patrick Swayze dans leur jeunesse.

La ressemblance est en effet frappante. Au-delà de leur physique avantageux, les deux acteurs brillent dans leur partition respective. Connor Storrie, Américain, a étudié la langue russe et travaillé son accent pour ses dialogues en anglais. Il incarne à la perfection Ilya Rozanov, un jeune homme en apparence arrogant et qui va peu à peu ouvrir son cœur à Shane.

Dans un rôle plus introverti, Hudson Williams, qui a confié que son personnage était sur le spectre de l’autisme, est tout aussi convaincant. Ensemble, les deux comédiens font des étincelles, exploitant toutes les micro-expressions de leur visage pour retranscrire l’émotion et le désir que leurs attachants personnages éprouvent l’un pour l’autre.

Des scènes de sexe révolutionnaires

On n’avait pas vu un couple aussi bien assorti depuis Robert Pattinson et Kristen Stewart dans la franchise Twilight. La comparaison avec la très prude romance vampirique s’arrête ici. Heated Rivalry joue dans une autre catégorie en ce qui concerne ses scènes intimes. Après une montée en tension maîtrisée durant la première moitié du premier épisode, Ilya et Shane ont un premier rapprochement sexuel, annonciateur de bien d’autres.

Heated Rivalry.

D’abord filmées de façon léchée, en clair obscur sur une lumière rouge tamisée, puis de façon de plus en plus intime, les scènes de sexe entre les deux athlètes évoluent au fil de la relation et sont l’une des grandes réussites de la série. Elles sont plus explicites et variées (avec ou sans pénétration) que dans les séries qui proposent des romances LGBTQ+, comme Heartstopper ou Sex Education, sans l’être nécessairement plus que certaines romances hétérosexuelles, comme Normal People ou Bridgerton. Si à l’écran, ces scènes paraissent « naturelles », elles ont en réalité demandé un travail très précis aux acteurs. Tantôt hot, tantôt émouvantes, parfois les deux en même temps, elles ont été chorégraphiées avec la coordinatrice d’intimité Chala Hunter.

Heated Rivalry.

Présente durant le tournage pour préparer en amont tous les mouvements prévus lors des scènes d’intimité, pour mettre les acteurs à l’aise et leur fournir des accessoires adaptés (comme des sous-vêtements rembourrés), elle explique dans une interview accordée à Elle.com : « Les scènes ont été écrites avec une grande précision, fidèles au livre. Jacob a vraiment mis en scène l’action dans le scénario. Représenter la joie et la sexualité queer sans les insinuer ni les suggérer à l’écran est rare. La sexualité, la joie et l’amour queer sont encore trop peu représentés dans les médias. Le sexe est un élément essentiel du parcours émotionnel, physique et psychologique de ces personnages. Il reflète fidèlement l’expérience humaine. »

Pourquoi les femmes adorent-elles (autant) Heated Rivalry ?

Les scènes de sexe de Heated Rivalry ont le grand mérite d’être à la fois très très hot et dans le consentement. Plus expérimenté que Shane, Ilya met son partenaire à l’aise. Si la communication des émotions entre les deux hommes représente un enjeu phare de la deuxième partie de la saison, leurs diverses parties de jambes en l’air passent par la verbalisation de leur consentement.

Heated Rivalry.

Certains médias se sont demandé pourquoi les femmes, grandes fans de la série (le roman original est écrit par une femme), s’intéressent à une fiction où elles ne sont pas représentées – ou seulement à travers le prisme de la meilleure amie avec laquelle on tente de coucher pour réaliser que ce n’est pas possible ? Réponse : pas seulement pour l’excellente reprise du hit lesbien de Tatu, All the Things she Said, présent dans la bande-son.

Heated Rivalry.

D’une part, tout comme les hommes gays ont appris à se projeter dans les héroïnes de comédies romantiques, les femmes queers et hétérosexuelles ont appris à se projeter dans les personnages masculins, majoritaires dans la fiction. D’autre part, la relation entre Shane et Ilya est pleine de désir, de communication et absolument dénuée de misogynie. Voilà qui est reposant et qui fait rêver beaucoup de femmes hétérosexuelles. Heated Rivalry propose des représentations de masculinités attractives, loin du retour des machos de l’ère Trump.

Une série sexy et politique

Si on peut lui reprocher une mécanique un peu trop bien huilée, avec des ellipses de temps à vous donner le vertige (l’histoire se déroule entre 2008 et 2017) et quelques occasions manquées (les JO en Russie méritaient plus de développement), Heated Rivalry est dans l’ensemble une réussite artistique. Avec sa bande-son pop et électro et ses séquences sportives aux allures de préliminaires, elle s’inscrit dans le renouveau de la romance sportive, initié en 2024 par le très sexy et queer Challengers de Luca Guadagnino. Il est clair que la compétition de haut niveau et la tension sexuelle font bon ménage… Probablement l’adrénaline.

Heated Rivalry.

L’intrigue de Heated Rivalry peut paraître légère au premier abord – une romance très physique sur fond de hockey –, mais l’orientation sexuelle de ses personnages change tout et en fait une série politique, dans notre société où les athlètes gay restent au placard toute leur carrière et subissent une homophobie de vestiaire quotidienne.

C’est particulièrement vrai dans la série pour Ilya, sportif bisexuel russe qui entretient une relation compliquée avec sa famille. Il a beau subvenir aux besoins de son frère, ce dernier ne cache pas sa biphobie, conduisant Ilya à devoir choisir entre être lui-même et conserver des liens avec sa famille.

Heated Rivalry.

Ce personnage nous permet de comprendre à quoi peut ressembler la vie d’une personne LGBTQ+ dans un pays comme la Russie, où règne une homophobie d’État. La jeunesse russe s’est empressée de télécharger Heated Rivalry et se la passe sous le manteau, la série devenant ainsi un symbole de résistance. La représentation compte. En abordant le sujet de l’homophobie dans le milieu du sport, sans violence – notamment à travers le très bel épisode 3 centré sur le parcours d’un hockeyeur gay au placard, plus âgé que Shane et Ilya – Heated Rivalry a inspiré des sportifs de la vraie vie. Le hockeyeur américain Jesse Kortuem a effectué son coming-out, en remerciant la série d’exister. Cette semaine, un arbitre de foot a demandé son compagnon en mariage pendant un match du FC Cologne. Qui a dit que le sexe et l’amour ne pouvaient pas changer le monde ?

Après Dark et Kleo, Unfamiliar sera-t-il le prochain phénomène allemand de Netflix ?

5 février 2026 à 14:25

Depuis plus d’une décennie, Netflix a un objectif : diversifier son offre sérielle en nous proposant des productions venues du monde entier. Si les œuvres espagnoles ont connu un regain d’intérêt après les succès de La casa de papel et Elite, les séries allemandes ont (aussi) su se faire une place de choix dans le catalogue de la plateforme. Notre premier coup de foudre ? Dark.

Puissant, sensible, mystérieux et captivant, ce show révélé en 2017 nous a profondément touchés et a marqué un tournant en ouvrant la voie à d’autres propositions remarquées comme le thriller Chère petite, la série d’espionnage Kleo ou encore la fiction SF Cassandra. Diffusée depuis le 5 février sur la plateforme, Unfamiliar pourrait bien s’inscrire dans cette lignée et marquer, à son tour, l’histoire de Netflix.

Quelle est l’intrigue d’Unfamiliar ?

La série suit Meret et Simon Schäfer, deux anciens agents du BND, le service de renseignement extérieur allemand. Installés à Berlin, ils dirigent une maison refuge discrète, destinée à accueillir des personnes en fuite. Une existence en apparence maîtrisée, jusqu’à ce qu’un appel inattendu bouscule leur quotidien et cette stabilité.

Susanne Wolff dans Unfamiliar.

Un homme blessé demande leur aide, et le couple sent que quelque chose cloche. En effet, cet inconnu semble s’être infligé ses propres blessures, son comportement intrigue, et surtout, il refuse de décliner son identité. Très vite, Meret et Simon comprennent qu’il ne s’agit pas d’un hasard.

Commence alors une course contre–la-montre où ils devront « fuir tueurs à gages, agents russes, BND, ex-amants ainsi qu’une horde de personnes à qui ils ont fait du tort… tout en essayant de sauver leur couple », détaille le synopsis.

Felix Kramer et Lennart Ruff dans Unfamiliar.

Créée par Paul Coates (Le dernier des templiers), la production réunit des visages bien connus du paysage sériel allemand. Susanne Wolff (Au rythme de Vera) et Felix Kramer (King’s Land) incarnent le couple central, entourés notamment de Samuel Finzi (Allmen), Natalia Belitski (Le parfum), Andreas Pietschmann (Dark, 1899), Henry Hübchen (Les vieux espions vous saluent bien) et Seyneb Saleh (Munich Games). Autant d’arguments qui pourraient faire d’Unfamiliar l’une des prochaines propositions allemandes incontournables de l’industrie sérielle.

La Défense Lincoln, saison 4 : quand l’avocat devient l’accusé

4 février 2026 à 15:25

Depuis plus d’un mois, les réseaux sociaux sont envahis de posts qui prônent le changement. Mickey Haller ne semble pas être un adepte des injonctions du genre « New year, new me », et pourtant, cette nouvelle année va profondément le bousculer. Le créateur, co-showrunner et producteur exécutif de La Défense Lincoln, Ted Humphrey, et la co-showrunner et productrice exécutive de la série, Dailyn Rodriguez, l’ont affirmé auprès de Tudum : « La saison 4 est le parcours le plus intense et le plus personnel que nous ayons fait vivre à Mickey Haller jusqu’à présent ».

Diffusés le 5 février sur Netflix, ces 10 nouveaux épisodes portés par Manuel Garcia-Rulfo (Mickey), Becki Newton (Lorna), Neve Campbell (Maggie), Jazz Raycole (Izzy Letts), Angus Sampson (Cisco) ou encore Constance Zimmer (Dana Berg) s’annoncent (très) prometteurs.

Quelle est l’intrigue de la saison 4 ?

Cette quatrième salve reprend juste après les événements survenus dans le final du troisième chapitre. Lors d’un contrôle routier, un policier signalait un liquide suspect s’écoulant du pare-chocs arrière de l’iconique voiture de l’avocat. Après l’ouverture du coffre, ces derniers ont découvert le corps sans vie de Sam Scales, escroc notoire et ancien client de Haller. Une situation inattendue, qui a immédiatement conduit à l’arrestation de Mickey.

Krista Warner, Neve Campbell et Angus Sampson dans la saison 4 de La Défense Lincoln.

Adaptée du sixième roman de la saga, L’innocence et la loi, cette nouvelle saison place l’avocat face à ce qui s’annonce comme l’affaire la plus difficile de sa carrière : prouver sa propre innocence. Avec son équipe, il doit reconstituer les derniers agissements de Sam Scales, démêler une escroquerie obscure et affronter à la fois le bureau du procureur, le FBI et les zones d’ombre de son propre passé.

Que montrent les premières minutes de la saison ?

Dans les premières minutes dévoilées en avant-première par Netflix, Mickey expose sa vision des affaires criminelles à un codétenu qui lui demande d’examiner son dossier : « Chaque affaire de meurtre est comme un arbre […] Alors si vous êtes accusé de meurtre, il vous faut une hache : abattez cet arbre et réduisez-le en cendres. » Une métaphore qui résonne comme un avertissement autant qu’un programme que l’on compte bien binger jusqu’à la dernière minute.

Neve Campbell, Jason OMara, Manuel Garcia-Rulfo et Becki Newton dans la saison 4 de La Défense Lincoln.

Pour Ted Humphrey, cette épreuve laissera une trace durable : « On ne peut pas traverser une telle [situation] sans en être profondément marqué, confie-t-il à Tudum. Être accusé à tort et devoir se battre pour sa survie… ça vous change forcément. » Mickey Haller survivra-t-il à cette épreuve, et surtout, dans quel état en ressortira-t-il ? La réponse le 5 février, sur Netflix.

Autopsie d’un drame : que vaut la série avec Diane Kruger ?

3 février 2026 à 16:35

Le sens du devoir est-il plus fort que l’amitié ? C’est la question que pose Autopsie d’un drame (Little Disasters en version originale), événement sériel de ce mois de février sur HBO Max. Initialement diffusée sur Paramount+ au Royaume-Uni au printemps 2025, cette adaptation du roman de Sarah Vaughan a été imaginée par Ruth Fowler (Rules of the Game) et Amanda Duke (En traître) et réalisée par Eva Sigurðardóttir (Domino Day).

Portée par Diane Kruger (Merteuil, Inglourious Basterds), Jo Joyner (For Her Sins, Ne t’éloigne pas), Shelley Conn (Gen V, La Chronique des Bridgerton), Emily Taaffe (Little Bird, The Dig), J. J. Feild (Périphériques, les mondes de Flynne, Troisième étoile à droite) et Stephen Campbell Moore (Braquage à l’anglaise, Le dernier des templiers), cette production en six épisodes interroge la notion de la vérité, de l’amitié et de la méfiance envers le corps médical.

Quelle est l’intrigue d’Autopsie d’un drame ?

Autopsie d’un drame suit un groupe d’amies soudées depuis leurs cours de préparation à la naissance. Jess (Diane Kruger), mère au foyer à l’image parfaite, débarque un soir à l’hôpital avec son bébé de dix mois, victime d’une fracture du crâne. Le médecin de garde n’est autre que Liz (Jo Joyner), membre de son cercle intime. Face aux contradictions de Jess, Liz doit trancher : faire confiance à son amie ou alerter les autorités.

Autopsie d’un drame

En choisissant la seconde option, elle déclenche une réaction en chaîne. Un conflit qui fait tout l’intérêt de la série, selon le site Decider. « À bien des égards, [le show] présente les caractéristiques des thrillers que l’on a vus en abondance ces dernières années, […] mais le fait que Jess et Liz étaient autrefois très proches, […] et l’idée que Liz doit faire ce qu’elle estime nécessaire en tant que professionnelle de la santé pour protéger Betsey, même si elle sait que cela lui coûtera cette amitié à laquelle elle a tant tenu, rend l’histoire vraiment intéressante. »

Qu’en pense la presse américaine ?

Outre-Atlantique, les spécialistes accueillent ce thriller avec une certaine réserve. Variety y voit une « exploration concise et captivante des tensions croissantes au sein d’un groupe d’amies » et note que l’intérêt majeur réside dans les attitudes opposées face aux soins, notamment le scepticisme vaccinal et le recours systématique à la médecine privée par Jess.

Autopsie d’un drame

Cependant, The Hollywood Reporter se montre plus sévère. Si le magazine apprécie le pragmatisme des trois premiers épisodes, il regrette que les deux derniers transforment des figures clés en « caricatures de méchants » et résolvent le mystère de façon « grotesque et peu convaincante ». Pour le critique, la série « finit par sacrifier la majeure partie de cette ambiguïté avec un final qui, tant sur le plan légal que moral, [paraît] totalement invraisemblable ».

Que vaut la prestation des actrices ?

Malgré ces réserves scénaristiques, la distribution fait l’unanimité. Diane Kruger, particulièrement attendue, « installe une tension palpable », note The Hollywood Reporter, qui la décrit comme « à la fois effrayante et touchante ». Face à elle, Jo Joyner campe une Liz fragile, hantée par des démons intérieurs et un problème d’alcool qui complique sa quête de vérité. Oscillant entre le mélodrame familial et l’enquête policière, Autopsie d’un drame réussit, selon The Hollywood Reporter, à bouleverser nos attentes en révélant la « toxicité de relations superficiellement affectueuses ».

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