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PlayStation exige la vérification d’âge au Royaume-Uni

Pourra-t-on seulement échapper à la vérification d’âge généralisée avant les années 2030 ? C’est de moins en moins sûr, en particulier pour nos voisins d’outre-Manche. Le Royaume-Uni a ouvert les hostilités de la vérification de l’âge sur les réseaux sociaux l’été dernier, et Sony, avec sa PlayStation, s’apprête à devoir se conformer à la règle. Explications.

Sony va vérifier l’âge des joueurs et joueuses britanniques

Dans son communiqué, Sony n’indique pas encore de date pour la mise en place de ce mécanisme de vérification d’âge, qui concernera dans un premier temps le Royaume-Uni et l’Irlande. « Plus tard dans l’année », glisse simplement le géant nippon dans un billet expliquant que cette mesure est nécessaire pour offrir « des expériences sûres et adaptées à l’âge pour les joueurs et les familles, tout en respectant leur vie privée », et leur donner « un contrôle significatif sur leur expérience de jeu ».

Tout cela pour dire que la plupart des fonctions sociales de la PlayStation 5 seront inaccessibles si le joueur ou la joueuse ne se plie pas à la vérification d’âge (un euphémisme pour « vérification d’identité »). On parle là de la messagerie, du chat vocal, mais également du fait de rejoindre des groupes de joueurs depuis l’interface de la console, ou de l’utilisation de Discord depuis la PS5 (Discord qui s’est récemment pris une volée de bois vert après l’annonce de sa propre solution de vérification de l’âge).

Les jeux, l’obtention de trophées et le PlayStation Store restent accessibles même aux personnes qui ne se soumettraient pas à la vérification d’âge. Un processus qui passera par le prestataire Yoti, et qui proposera d’utiliser votre numéro de téléphone portable, de scanner votre visage ou votre pièce d’identité, ajoute la FAQ officielle.

Durcissement de l’accès aux jeux en ligne

PlayStation ne se plie pas à la règle par effet de mode ; la marque y est contrainte par les réglementations en vigueur dans le pays. La vérification d’âge sur PlayStation s’inscrit dans un mouvement international de durcissement des règles d’accès à Internet, notamment pour les plus jeunes. On pense au cas de l’Australie, premier pays à interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Un exemple que nous suivrons aussi en France dès le 1er septembre prochain.

PlayStation ne fait que suivre l’exemple déjà donné par Discord, mais aussi Roblox, particulièrement visé par les législations en vertu de sa popularité insoupçonnable, pour les non-initiés, auprès des plus jeunes. Ce « métavers », comme on pourrait presque l’appeler, permet à tout un chacun de créer des petits jeux, des expériences à partager avec la communauté, et au sein desquelles se retrouver. Fin 2025, Roblox comptait 151,5 millions d’utilisateurs quotidiens, dont une part très importante de mineurs. Récemment, la plateforme a introduit des comptes spéciaux, réservés aux joueurs et joueuses de moins de 15 ans.

Il ne fait aucun doute que d’autres entreprises suivront, elles aussi, le mouvement, ajoutant ainsi une nouvelle friction à des services qui nous demandent déjà beaucoup de données personnelles pour pouvoir y accéder.

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PlayStation exige la vérification d’âge au Royaume-Uni

Pourra-t-on seulement échapper à la vérification d’âge généralisée avant les années 2030 ? C’est de moins en moins sûr, en particulier pour nos voisins d’outre-Manche. Le Royaume-Uni a ouvert les hostilités de la vérification de l’âge sur les réseaux sociaux l’été dernier, et Sony, avec sa PlayStation, s’apprête à devoir se conformer à la règle. Explications.

Sony va vérifier l’âge des joueurs et joueuses britanniques

Dans son communiqué, Sony n’indique pas encore de date pour la mise en place de ce mécanisme de vérification d’âge, qui concernera dans un premier temps le Royaume-Uni et l’Irlande. « Plus tard dans l’année », glisse simplement le géant nippon dans un billet expliquant que cette mesure est nécessaire pour offrir « des expériences sûres et adaptées à l’âge pour les joueurs et les familles, tout en respectant leur vie privée », et leur donner « un contrôle significatif sur leur expérience de jeu ».

Tout cela pour dire que la plupart des fonctions sociales de la PlayStation 5 seront inaccessibles si le joueur ou la joueuse ne se plie pas à la vérification d’âge (un euphémisme pour « vérification d’identité »). On parle là de la messagerie, du chat vocal, mais également du fait de rejoindre des groupes de joueurs depuis l’interface de la console, ou de l’utilisation de Discord depuis la PS5 (Discord qui s’est récemment pris une volée de bois vert après l’annonce de sa propre solution de vérification de l’âge).

Les jeux, l’obtention de trophées et le PlayStation Store restent accessibles même aux personnes qui ne se soumettraient pas à la vérification d’âge. Un processus qui passera par le prestataire Yoti, et qui proposera d’utiliser votre numéro de téléphone portable, de scanner votre visage ou votre pièce d’identité, ajoute la FAQ officielle.

Durcissement de l’accès aux jeux en ligne

PlayStation ne se plie pas à la règle par effet de mode ; la marque y est contrainte par les réglementations en vigueur dans le pays. La vérification d’âge sur PlayStation s’inscrit dans un mouvement international de durcissement des règles d’accès à Internet, notamment pour les plus jeunes. On pense au cas de l’Australie, premier pays à interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Un exemple que nous suivrons aussi en France dès le 1er septembre prochain.

PlayStation ne fait que suivre l’exemple déjà donné par Discord, mais aussi Roblox, particulièrement visé par les législations en vertu de sa popularité insoupçonnable, pour les non-initiés, auprès des plus jeunes. Ce « métavers », comme on pourrait presque l’appeler, permet à tout un chacun de créer des petits jeux, des expériences à partager avec la communauté, et au sein desquelles se retrouver. Fin 2025, Roblox comptait 151,5 millions d’utilisateurs quotidiens, dont une part très importante de mineurs. Récemment, la plateforme a introduit des comptes spéciaux, réservés aux joueurs et joueuses de moins de 15 ans.

Il ne fait aucun doute que d’autres entreprises suivront, elles aussi, le mouvement, ajoutant ainsi une nouvelle friction à des services qui nous demandent déjà beaucoup de données personnelles pour pouvoir y accéder.

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La baisse du prix du Game Pass n’est peut-être pas une bonne nouvelle pour vous

La direction que prend Microsoft avec sa division gaming est difficile à suivre. En octobre dernier, juste avant la sortie du nouveau Call of Duty, la firme annonçait une hausse substantielle du prix de l’abonnement au Game Pass – l’abonnement qui permet, notamment, de jouer au dernier « Call of » dès sa sortie, sans surcoût. En cette fin avril, l’entreprise revient sur sa décision et baisse ses prix. Mais ce n’est pas tout.

L’abonnement au Game Pass devient plus abordable…

Plus tôt cette semaine, et à la surprise générale, la PDG de Microsoft Gaming annonçait une baisse, substantielle elle aussi, du prix mensuel des différentes formules du Game Pass. Voilà des semaines que des bruits de couloir lui prêtaient un mécontentement quant aux tarifs actuels, et l’action n’a pas tardé à se joindre à la parole.

Il y a quelques semaines encore à 27,99 € par mois, la formule Xbox Game Pass Ultimate s’affiche désormais à 20,99 € par mois. Cela reste supérieur au prix d’avant l’augmentation d’octobre dernier (17,99 €), mais c’est dans l’air du temps. Les abonnements Xbox Game Pass Premium et PC Game Pass sont désormais proposés à 12,99 € par mois, et la formule Essential, ne contenant qu’une poignée de titres ainsi que l’accès aux modes en ligne sur consoles Xbox, s’affiche à 8,99 € mensuels.

Game Pass prix 2026
La nouvelle grille tarifaire du Xbox Game Pass.

… mais perd l’un de ses arguments clés

Cependant, quand Microsoft donne d’une main, il reprend de l’autre. C’est l’ombre au tableau : le Game Pass (re)devient plus accessible, mais perd au passage Call of Duty. La sortie de Call of Duty: Black Ops 7 a été une épreuve du feu pour Microsoft. Second gros opus du FPS ultrapopulaire depuis le rachat d’Activision-Blizzard par Microsoft en 2023 à sortir « day one » sur le Game Pass, les ventes n’ont pas du tout été au niveau des espérances. Boudé, le jeu de tir n’a pas su attirer les joueurs et les joueuses draguées par l’écurie d’en face : Electronic Arts avec son Battlefield 6.

Microsoft réalise ainsi que conserver Call of Duty, véritable machine à imprimer des billets, dans un programme d’abonnement, n’est pas tenable pour la pérennité de Xbox Gaming. Dont acte : les futurs opus de la licence d’Activision ne seront plus intégrés dans le Game Pass dès leur sortie. Ils rejoindront le programme plus tard – probablement à la sortie d’un nouvel épisode, rétroactivement.

Asha Sharma précise dans son communiqué que cela ne concerne pas les épisodes déjà disponibles sur le Game Pass. Call of Duty: Black Ops 7 reste pleinement jouable pour les personnes qui sont abonnées au Game Pass. Mais, pour découvrir les futurs opus dès leur sortie, il faudra mettre la main au portefeuille.

Un repositionnement stratégique qui a du sens, mais qui pourrait aussi occasionner une vague de désengagement de la part de certains joueurs. Reste que, pour celles et ceux qui n’ont que faire de Call of Duty, tout cela reste une formidable nouvelle.

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La baisse du prix du Game Pass n’est peut-être pas une bonne nouvelle pour vous

La direction que prend Microsoft avec sa division gaming est difficile à suivre. En octobre dernier, juste avant la sortie du nouveau Call of Duty, la firme annonçait une hausse substantielle du prix de l’abonnement au Game Pass – l’abonnement qui permet, notamment, de jouer au dernier « Call of » dès sa sortie, sans surcoût. En cette fin avril, l’entreprise revient sur sa décision et baisse ses prix. Mais ce n’est pas tout.

L’abonnement au Game Pass devient plus abordable…

Plus tôt cette semaine, et à la surprise générale, la PDG de Microsoft Gaming annonçait une baisse, substantielle elle aussi, du prix mensuel des différentes formules du Game Pass. Voilà des semaines que des bruits de couloir lui prêtaient un mécontentement quant aux tarifs actuels, et l’action n’a pas tardé à se joindre à la parole.

Il y a quelques semaines encore à 27,99 € par mois, la formule Xbox Game Pass Ultimate s’affiche désormais à 20,99 € par mois. Cela reste supérieur au prix d’avant l’augmentation d’octobre dernier (17,99 €), mais c’est dans l’air du temps. Les abonnements Xbox Game Pass Premium et PC Game Pass sont désormais proposés à 12,99 € par mois, et la formule Essential, ne contenant qu’une poignée de titres ainsi que l’accès aux modes en ligne sur consoles Xbox, s’affiche à 8,99 € mensuels.

Game Pass prix 2026
La nouvelle grille tarifaire du Xbox Game Pass.

… mais perd l’un de ses arguments clés

Cependant, quand Microsoft donne d’une main, il reprend de l’autre. C’est l’ombre au tableau : le Game Pass (re)devient plus accessible, mais perd au passage Call of Duty. La sortie de Call of Duty: Black Ops 7 a été une épreuve du feu pour Microsoft. Second gros opus du FPS ultrapopulaire depuis le rachat d’Activision-Blizzard par Microsoft en 2023 à sortir « day one » sur le Game Pass, les ventes n’ont pas du tout été au niveau des espérances. Boudé, le jeu de tir n’a pas su attirer les joueurs et les joueuses draguées par l’écurie d’en face : Electronic Arts avec son Battlefield 6.

Microsoft réalise ainsi que conserver Call of Duty, véritable machine à imprimer des billets, dans un programme d’abonnement, n’est pas tenable pour la pérennité de Xbox Gaming. Dont acte : les futurs opus de la licence d’Activision ne seront plus intégrés dans le Game Pass dès leur sortie. Ils rejoindront le programme plus tard – probablement à la sortie d’un nouvel épisode, rétroactivement.

Asha Sharma précise dans son communiqué que cela ne concerne pas les épisodes déjà disponibles sur le Game Pass. Call of Duty: Black Ops 7 reste pleinement jouable pour les personnes qui sont abonnées au Game Pass. Mais, pour découvrir les futurs opus dès leur sortie, il faudra mettre la main au portefeuille.

Un repositionnement stratégique qui a du sens, mais qui pourrait aussi occasionner une vague de désengagement de la part de certains joueurs. Reste que, pour celles et ceux qui n’ont que faire de Call of Duty, tout cela reste une formidable nouvelle.

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Est-ce la fin de Nano Banana ? OpenAI lance ChatGPT Images 2.0

Étoile filante, le moteur de génération d’images de ChatGPT n’a pas fait parler de lui très longtemps – au-delà des polémiques entourant le studio Ghibli. Au contraire, le Nano Banana de Google enthousiasme les foules depuis presque un an. Il était plus que temps qu’OpenAI réagisse. C’est aujourd’hui chose faite avec ChatGPT Images 2.0, disponible auprès des abonné·es aux formules payantes de l’intelligence artificielle.

Quelles nouveautés sur ChatGPT Images 2.0 ?

Quelques semaines après avoir brutalement débranché Sora, son modèle de génération de vidéos adossé à un réseau social intégralement constitué de slop, OpenAI annonce en grande pompe son nouveau modèle d’IA générative, ChatGPT Images 2.0. Directement intégré à son chatbot, ChatGPT Images 2.0 est à la fois plus performant, plus pertinent, et plus malléable.

OpenAI l’a notamment perfectionné pour la génération de texte au sein même des images. Cette version devrait commettre moins d’erreurs grossières dans l’écriture, et se découvre même la capacité de répliquer une écriture manuscrite, constate-t-on dans les (nombreux) exemples partagés par l’entreprise sur son site web.

Côté langage, toujours, ChatGPT Images 2.0 ne se limite plus à l’alphabet latin et peut générer du texte en japonais, en chinois et bien d’autres sans dérailler.

Parmi les autres nouveautés, on retient également la possibilité de générer les images par lots (jusqu’à huit images), dans une résolution supérieure, et dans de nombreux formats s’étalant du 3:1 au 1:3.

Un nouvel outil intégré à Codex

Comme l’essentiel de ce que présente OpenAI ces dernières semaines, ChatGPT Images 2.0 se destine, mine de rien, davantage aux professionnels qu’aux particuliers. Pour reprendre l’exemple des nouveaux ratios d’aspects autorisés par son nouveau modèle, ils trouveront particulièrement leur intérêt chez les community managers ou les web designers qui veulent habiller un site web rapidement avec des bannières de différentes tailles, sans avoir à les retoucher sur un logiciel de conception graphique.

Par ailleurs, ChatGPT Images 2.0 est directement intégré dans la plateforme d’assistance à la programmation Codex – le concurrent maison de Claude Code. Les développeurs et concepteurs d’interfaces ont désormais une ligne directe vers l’outil de génération d’images, qu’ils peuvent mobiliser avec un prompt sans interrompre leur workflow habituel.

Mais, public pro oblige, il leur faudra passer à la caisse pour accéder aux fonctionnalités les plus impressionnantes de ce nouveau modèle. En effet, ce sont en réalité trois modèles distincts qui ont été lancés cette semaine par OpenAI. Les abonné·es à la formule ChatGPT Plus accèdent au mode « Thinking » permettant au moteur de réfléchir longuement avant d’accoucher de leur « création ». Pour obtenir la meilleure itération du modèle, il faut souscrire l’abonnement ChatGPT Pro, facturé entre 100 et 200 € par mois.

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Est-ce la fin de Nano Banana ? OpenAI lance ChatGPT Images 2.0

Étoile filante, le moteur de génération d’images de ChatGPT n’a pas fait parler de lui très longtemps – au-delà des polémiques entourant le studio Ghibli. Au contraire, le Nano Banana de Google enthousiasme les foules depuis presque un an. Il était plus que temps qu’OpenAI réagisse. C’est aujourd’hui chose faite avec ChatGPT Images 2.0, disponible auprès des abonné·es aux formules payantes de l’intelligence artificielle.

Quelles nouveautés sur ChatGPT Images 2.0 ?

Quelques semaines après avoir brutalement débranché Sora, son modèle de génération de vidéos adossé à un réseau social intégralement constitué de slop, OpenAI annonce en grande pompe son nouveau modèle d’IA générative, ChatGPT Images 2.0. Directement intégré à son chatbot, ChatGPT Images 2.0 est à la fois plus performant, plus pertinent, et plus malléable.

OpenAI l’a notamment perfectionné pour la génération de texte au sein même des images. Cette version devrait commettre moins d’erreurs grossières dans l’écriture, et se découvre même la capacité de répliquer une écriture manuscrite, constate-t-on dans les (nombreux) exemples partagés par l’entreprise sur son site web.

Côté langage, toujours, ChatGPT Images 2.0 ne se limite plus à l’alphabet latin et peut générer du texte en japonais, en chinois et bien d’autres sans dérailler.

Parmi les autres nouveautés, on retient également la possibilité de générer les images par lots (jusqu’à huit images), dans une résolution supérieure, et dans de nombreux formats s’étalant du 3:1 au 1:3.

Un nouvel outil intégré à Codex

Comme l’essentiel de ce que présente OpenAI ces dernières semaines, ChatGPT Images 2.0 se destine, mine de rien, davantage aux professionnels qu’aux particuliers. Pour reprendre l’exemple des nouveaux ratios d’aspects autorisés par son nouveau modèle, ils trouveront particulièrement leur intérêt chez les community managers ou les web designers qui veulent habiller un site web rapidement avec des bannières de différentes tailles, sans avoir à les retoucher sur un logiciel de conception graphique.

Par ailleurs, ChatGPT Images 2.0 est directement intégré dans la plateforme d’assistance à la programmation Codex – le concurrent maison de Claude Code. Les développeurs et concepteurs d’interfaces ont désormais une ligne directe vers l’outil de génération d’images, qu’ils peuvent mobiliser avec un prompt sans interrompre leur workflow habituel.

Mais, public pro oblige, il leur faudra passer à la caisse pour accéder aux fonctionnalités les plus impressionnantes de ce nouveau modèle. En effet, ce sont en réalité trois modèles distincts qui ont été lancés cette semaine par OpenAI. Les abonné·es à la formule ChatGPT Plus accèdent au mode « Thinking » permettant au moteur de réfléchir longuement avant d’accoucher de leur « création ». Pour obtenir la meilleure itération du modèle, il faut souscrire l’abonnement ChatGPT Pro, facturé entre 100 et 200 € par mois.

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Google choisit Gucci pour ses premières lunettes connectées

Eh oui, il faut se souvenir de l’échec des Google Glass il y a une quinzaine d’années ! Autant dire qu’on aurait eu du mal, à l’époque, à prédire la percée de Meta sur ce domaine. En effet, l’entreprise de Mark Zuckerberg règne pour le moment sans partage sur le marché des lunettes connectées. Des lunettes conçues en partenariat avec Ray-Ban, qui seront donc bientôt concurrencées par des modèles conçus par Google et la maison de mode italienne Gucci.

Des lunettes connectées Google x Gucci

L’agence de presse Reuters rapportait plus tôt cette semaine que Gucci s’apprêtait à collaborer avec le géant du Web sur la conception de « lunettes connectées haut de gamme ». Pour l’heure, on manque évidemment de détails pour savoir de quoi seront faites ces « premières » lunettes intelligentes, mais Google semble résolu à emprunter le même chemin que son concurrent Meta avec sa première paire. Ce qui manquait aux Google Glass, c’était le facteur cool. Quoi de mieux pour s’assurer le succès que de s’associer à une marque dont c’est justement le métier ?

Le design d’une paire de lunettes connectées est effectivement capital pour emporter l’adhésion du public, et en particulier des plus jeunes. Meta a d’ailleurs déjà enrichi son catalogue d’un nouveau partenariat avec la marque sportive Oakley et prend donc une avance considérable sur un marché encore relativement naissant.

D’après les informations de Reuters, Google ne prévoit pas de lancer sa paire de lunettes connectées avec Gucci avant 2027, sans plus de précisions sur une fenêtre de sortie. En revanche, la marque américaine ne compte pas attendre plus longtemps avant de réinvestir le marché, et doit lancer deux premières paires (sans le concours d’un styliste ?) dans le courant de l’année. Probablement pour couper la chique à un certain Apple, qui s’intéresse de près au sujet, lui aussi.

Des lunettes IA chez l’opticien

Si l’on ignore exactement ce que proposeront les lunettes de Google, il ne faut pas avoir beaucoup d’imagination pour deviner qu’elles proposeront, naturellement, un accès privilégié à son intelligence artificielle Gemini – tout comme les Ray-Ban connectées offrent une ligne directe avec Meta AI. Des lunettes que l’on suppose équipées d’une caméra, de haut-parleurs et de micros permettant d’écouter de la musique, de passer des appels et de converser avec le chatbot de Google pour lui poser toutes les questions qui nous passent par la tête.

Il faut donc s’attendre à ce que les étals des opticiens se garnissent, petit à petit, de plus en plus de références « connectées », misant sur l’IA pour séduire. Il faut dire que, si les géants de la tech s’associent à des marques de mode reconnues, c’est aussi pour rassurer la clientèle. Qui serait à l’aise de porter des lunettes estampillées Meta ou Google, deux entreprises de multiples fois condamnées pour leurs infractions à la vie privée de leurs utilisateurs et utilisatrices ?

Porter du Gucci ou du Ray-Ban, ça rassure. Même si les caméras sont clairement visibles.

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Google choisit Gucci pour ses premières lunettes connectées

Eh oui, il faut se souvenir de l’échec des Google Glass il y a une quinzaine d’années ! Autant dire qu’on aurait eu du mal, à l’époque, à prédire la percée de Meta sur ce domaine. En effet, l’entreprise de Mark Zuckerberg règne pour le moment sans partage sur le marché des lunettes connectées. Des lunettes conçues en partenariat avec Ray-Ban, qui seront donc bientôt concurrencées par des modèles conçus par Google et la maison de mode italienne Gucci.

Des lunettes connectées Google x Gucci

L’agence de presse Reuters rapportait plus tôt cette semaine que Gucci s’apprêtait à collaborer avec le géant du Web sur la conception de « lunettes connectées haut de gamme ». Pour l’heure, on manque évidemment de détails pour savoir de quoi seront faites ces « premières » lunettes intelligentes, mais Google semble résolu à emprunter le même chemin que son concurrent Meta avec sa première paire. Ce qui manquait aux Google Glass, c’était le facteur cool. Quoi de mieux pour s’assurer le succès que de s’associer à une marque dont c’est justement le métier ?

Le design d’une paire de lunettes connectées est effectivement capital pour emporter l’adhésion du public, et en particulier des plus jeunes. Meta a d’ailleurs déjà enrichi son catalogue d’un nouveau partenariat avec la marque sportive Oakley et prend donc une avance considérable sur un marché encore relativement naissant.

D’après les informations de Reuters, Google ne prévoit pas de lancer sa paire de lunettes connectées avec Gucci avant 2027, sans plus de précisions sur une fenêtre de sortie. En revanche, la marque américaine ne compte pas attendre plus longtemps avant de réinvestir le marché, et doit lancer deux premières paires (sans le concours d’un styliste ?) dans le courant de l’année. Probablement pour couper la chique à un certain Apple, qui s’intéresse de près au sujet, lui aussi.

Des lunettes IA chez l’opticien

Si l’on ignore exactement ce que proposeront les lunettes de Google, il ne faut pas avoir beaucoup d’imagination pour deviner qu’elles proposeront, naturellement, un accès privilégié à son intelligence artificielle Gemini – tout comme les Ray-Ban connectées offrent une ligne directe avec Meta AI. Des lunettes que l’on suppose équipées d’une caméra, de haut-parleurs et de micros permettant d’écouter de la musique, de passer des appels et de converser avec le chatbot de Google pour lui poser toutes les questions qui nous passent par la tête.

Il faut donc s’attendre à ce que les étals des opticiens se garnissent, petit à petit, de plus en plus de références « connectées », misant sur l’IA pour séduire. Il faut dire que, si les géants de la tech s’associent à des marques de mode reconnues, c’est aussi pour rassurer la clientèle. Qui serait à l’aise de porter des lunettes estampillées Meta ou Google, deux entreprises de multiples fois condamnées pour leurs infractions à la vie privée de leurs utilisateurs et utilisatrices ?

Porter du Gucci ou du Ray-Ban, ça rassure. Même si les caméras sont clairement visibles.

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La nouvelle montre d’Oppo va faire mal à la concurrence

Dans le sillage du lancement du très attendu Find X9 Ultra, Oppo annonce la sortie en France de la Watch X3, une nouvelle montre connectée ambitieuse, animée chez nous par le Wear OS de Google. Une petite particularité française, car la montre tourne sous ColorOS dans le reste du monde. Voyons ce qu’elle propose.

Un look classique et un catalogue d’applications riche

Aujourd’hui, Wear OS est, à l’image de Google TV sur les téléviseurs connectés, le système d’exploitation le plus complet que l’on puisse imaginer pour une montre connectée. Enrichi par des années de sorties de nouvelles applications, l’essentiel des applis que l’on a sur son smartphone est disponible aussi au poignet.

De quoi rassurer celles et ceux pour qui une montre connectée, c’est un peu plus qu’un simple coach sportif. D’ailleurs, le look de cette Oppo Watch X3 ne se prête pas forcément à la pratique sportive, même si elle propose naturellement d’innombrables modes de suivi et des programmes adaptés. Avec son boîtier en titane et son bracelet métallique, elle rappelle plutôt les montres de joaillerie classiques et, autant l’écrire, véhicule une certaine idée de la mode masculine (aucune femme n’est représentée sur la fiche produit de la Watch X3).

Son écran AMOLED de 1,5 pouce est protégé par un verre saphir et il promet une luminosité atteignant les 3 000 nits. Côté performances, la puce Snapdragon W5 Gen 1 est aux manettes. Suffisant pour une utilisation fluide et pour utiliser abondamment l’assistant d’IA Gemini, qui trouve naturellement sa place sur Wear OS.

Oppo Watch X3

Une autonomie record et un tarif plutôt abordable

Là où l’Oppo Watch X3 sort particulièrement du lot, c’est au chapitre de l’autonomie. Oppo parle en effet de trois jours en « usage intensif », de cinq jours en « usage classique », et même de 16 jours en utilisation économe. C’est bien plus que la plupart des montres Wear OS du marché d’aujourd’hui.

Disponible dans un unique format de 47 mm, l’Oppo Watch X3 est proposée à 379 €. Un tarif très agressif, quand on sait que les Samsung Galaxy Watch 8 commencent les enchères à 409 €, et que la Pixel Watch 4 de Google démarre à 449 € pour un format plus petit.

La montre est déjà disponible à la précommande sur le site officiel du fabricant et prochainement chez les revendeurs habituels.

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Oppo lance le Find X9 Ultra et envoie du très lourd sur la photo

Attendu au tournant par les amateurs de photographie, l’Oppo Find X9 Ultra s’impose comme le concurrent évident aux Xiaomi 17 Ultra et Samsung Galaxy S26 Ultra. Sa proposition repose notamment sur un téléobjectif aux capacités hors du commun. Il est désormais disponible à la précommande, pour 1 699,99 €, ce qui en fait l’un des smartphones les plus chers du marché.

Une configuration à quatre appareils photo

Le Find X9 Ultra d’Oppo fait étalage de sa configuration photo. Difficile de la rater, elle qui est mise en avant dans ce gigantesque bloc circulaire au dos du smartphone. La mention du partenariat avec Hasselblad devrait également nous donner les gages nécessaires pour imaginer une prestation optique hors du commun. Et, dans les faits, Oppo en met plein les yeux !

Le Find X9 Ultra combine un grand-angle de 200 Mpx ouvrant à ƒ/1,5, un ultra grand-angle de 50 Mpx (ƒ/2,0), et surtout un duo de téléobjectifs inédit. Le premier, proposant un zoom optique x3, offre 200 Mpx et ouvre à ƒ/2,2. Le second propose un zoom optique x10 sur une résolution de 50 Mpx (ƒ/3,5). Autant dire que la polyvalence est le maître mot ici. À l’avant, un énième capteur de 50 mégapixels complète cette configuration flamboyante.

Pour enrichir davantage la proposition, Oppo intègre également un nouveau laser de mise au point ultraperfectionné, et Hasselblad s’est occupé personnellement de la calibration des couleurs. Le pipeline de traitement des photos a été optimisé dans ses moindres détails, et le smartphone n’utilise en aucun cas l’IA générative pour « améliorer » les clichés.

Oppo Find x9 Ultra

Le smartphone de tous les superlatifs

L’Oppo Find X9 Ultra est-il le smartphone parfait ? En tout cas, il en a assurément les atours. Mais il faut aimer les assiettes bien remplies. En l’occurrence, le présent X9 Ultra est très grand, très épais, mais aussi très lourd, avec presque 240 grammes sur la balance – c’est plus que la majorité des smartphones pliants d’aujourd’hui !

Le nec plus Ultra d’Oppo intègre tout naturellement la dernière puce haut de gamme de Qualcomm (Snapdragon 8 Elite Gen 5) et 12 Go de RAM, ainsi que 256 Go de stockage. Une batterie imposante de 7 050 mAh trouve sa place et peut être rechargée à 100 W en filaire ou à 50 W sans fil. Le smartphone est bien évidemment certifié IP68/69, pour assurer une résistance optimale aux aléas du quotidien.

Pour son écran, Oppo s’est dirigé vers une dalle OLED de 6,82 pouces, offrant une résolution QHD+ (510 ppp) et une fréquence de rafraîchissement dynamique 1-144 Hz. Le fabricant chinois promet une luminosité de pointe atteignant les 3 600 nits et une réactivité optimale.

L’Oppo Find X9 Ultra sera commercialisé le 5 mai prochain. Un accessoire prenant la forme d’un objectif d’appareil photo pouvant se greffer au bloc de caméras est également attendu pour 200 €.

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La nouvelle montre d’Oppo va faire mal à la concurrence

Dans le sillage du lancement du très attendu Find X9 Ultra, Oppo annonce la sortie en France de la Watch X3, une nouvelle montre connectée ambitieuse, animée chez nous par le Wear OS de Google. Une petite particularité française, car la montre tourne sous ColorOS dans le reste du monde. Voyons ce qu’elle propose.

Un look classique et un catalogue d’applications riche

Aujourd’hui, Wear OS est, à l’image de Google TV sur les téléviseurs connectés, le système d’exploitation le plus complet que l’on puisse imaginer pour une montre connectée. Enrichi par des années de sorties de nouvelles applications, l’essentiel des applis que l’on a sur son smartphone est disponible aussi au poignet.

De quoi rassurer celles et ceux pour qui une montre connectée, c’est un peu plus qu’un simple coach sportif. D’ailleurs, le look de cette Oppo Watch X3 ne se prête pas forcément à la pratique sportive, même si elle propose naturellement d’innombrables modes de suivi et des programmes adaptés. Avec son boîtier en titane et son bracelet métallique, elle rappelle plutôt les montres de joaillerie classiques et, autant l’écrire, véhicule une certaine idée de la mode masculine (aucune femme n’est représentée sur la fiche produit de la Watch X3).

Son écran AMOLED de 1,5 pouce est protégé par un verre saphir et il promet une luminosité atteignant les 3 000 nits. Côté performances, la puce Snapdragon W5 Gen 1 est aux manettes. Suffisant pour une utilisation fluide et pour utiliser abondamment l’assistant d’IA Gemini, qui trouve naturellement sa place sur Wear OS.

Oppo Watch X3

Une autonomie record et un tarif plutôt abordable

Là où l’Oppo Watch X3 sort particulièrement du lot, c’est au chapitre de l’autonomie. Oppo parle en effet de trois jours en « usage intensif », de cinq jours en « usage classique », et même de 16 jours en utilisation économe. C’est bien plus que la plupart des montres Wear OS du marché d’aujourd’hui.

Disponible dans un unique format de 47 mm, l’Oppo Watch X3 est proposée à 379 €. Un tarif très agressif, quand on sait que les Samsung Galaxy Watch 8 commencent les enchères à 409 €, et que la Pixel Watch 4 de Google démarre à 449 € pour un format plus petit.

La montre est déjà disponible à la précommande sur le site officiel du fabricant et prochainement chez les revendeurs habituels.

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Oppo lance le Find X9 Ultra et envoie du très lourd sur la photo

Attendu au tournant par les amateurs de photographie, l’Oppo Find X9 Ultra s’impose comme le concurrent évident aux Xiaomi 17 Ultra et Samsung Galaxy S26 Ultra. Sa proposition repose notamment sur un téléobjectif aux capacités hors du commun. Il est désormais disponible à la précommande, pour 1 699,99 €, ce qui en fait l’un des smartphones les plus chers du marché.

Une configuration à quatre appareils photo

Le Find X9 Ultra d’Oppo fait étalage de sa configuration photo. Difficile de la rater, elle qui est mise en avant dans ce gigantesque bloc circulaire au dos du smartphone. La mention du partenariat avec Hasselblad devrait également nous donner les gages nécessaires pour imaginer une prestation optique hors du commun. Et, dans les faits, Oppo en met plein les yeux !

Le Find X9 Ultra combine un grand-angle de 200 Mpx ouvrant à ƒ/1,5, un ultra grand-angle de 50 Mpx (ƒ/2,0), et surtout un duo de téléobjectifs inédit. Le premier, proposant un zoom optique x3, offre 200 Mpx et ouvre à ƒ/2,2. Le second propose un zoom optique x10 sur une résolution de 50 Mpx (ƒ/3,5). Autant dire que la polyvalence est le maître mot ici. À l’avant, un énième capteur de 50 mégapixels complète cette configuration flamboyante.

Pour enrichir davantage la proposition, Oppo intègre également un nouveau laser de mise au point ultraperfectionné, et Hasselblad s’est occupé personnellement de la calibration des couleurs. Le pipeline de traitement des photos a été optimisé dans ses moindres détails, et le smartphone n’utilise en aucun cas l’IA générative pour « améliorer » les clichés.

Oppo Find x9 Ultra

Le smartphone de tous les superlatifs

L’Oppo Find X9 Ultra est-il le smartphone parfait ? En tout cas, il en a assurément les atours. Mais il faut aimer les assiettes bien remplies. En l’occurrence, le présent X9 Ultra est très grand, très épais, mais aussi très lourd, avec presque 240 grammes sur la balance – c’est plus que la majorité des smartphones pliants d’aujourd’hui !

Le nec plus Ultra d’Oppo intègre tout naturellement la dernière puce haut de gamme de Qualcomm (Snapdragon 8 Elite Gen 5) et 12 Go de RAM, ainsi que 256 Go de stockage. Une batterie imposante de 7 050 mAh trouve sa place et peut être rechargée à 100 W en filaire ou à 50 W sans fil. Le smartphone est bien évidemment certifié IP68/69, pour assurer une résistance optimale aux aléas du quotidien.

Pour son écran, Oppo s’est dirigé vers une dalle OLED de 6,82 pouces, offrant une résolution QHD+ (510 ppp) et une fréquence de rafraîchissement dynamique 1-144 Hz. Le fabricant chinois promet une luminosité de pointe atteignant les 3 600 nits et une réactivité optimale.

L’Oppo Find X9 Ultra sera commercialisé le 5 mai prochain. Un accessoire prenant la forme d’un objectif d’appareil photo pouvant se greffer au bloc de caméras est également attendu pour 200 €.

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Pourquoi ChatGPT va-t-il vous demander une photo de votre visage ?

Pas encore lancée publiquement, la future version de l’application ChatGPT pour smartphones pourrait bien vous décontenancer. D’après le site spécialisé Android Authority, le chatbot d’intelligence artificielle disposerait d’une nouvelle option baptisée « photo de référence », aux contours encore flous.

Des images personnalisées utilisant notre image

Même si rien, dans l’application actuelle, ne permet de préjuger de l’utilité de cette nouvelle fonction, on peut assez facilement deviner de quoi il s’agit. Pour Android Authority, en tout cas, c’est assez clair : ChatGPT veut obtenir une photo de référence de votre visage afin de pouvoir générer des images vous ressemblant plus facilement.

Sans doute en quête d’un nouveau moment viral (on se souvient des détournements façon Ghibli, ou des starter packs), OpenAI prépare donc une nouvelle fonctionnalité amusante permettant de détourner son image grâce à l’IA afin de la partager sur les réseaux.

Cette nouvelle option se trouvera a priori dans l’onglet Mémoire des réglages de l’application. L’utilisateur ou l’utilisatrice est libre d’uploader une nouvelle photo, d’en prendre une sur l’instant avec sa caméra, ou de supprimer la photo de référence.

ChatGPT photo de référence

Une fonction différente de la vérification d’âge

Cette nouvelle fonctionnalité n’a a priori rien à voir avec la vérification d’âge à laquelle les utilisateurs et utilisatrices de ChatGPT vous bientôt devoir se plier. Pour répondre aux réglementations qui essaiment partout dans le monde, OpenAI va en effet devoir vérifier la majorité des personnes qui utilisent ses services. Comme bien d’autres, la firme a annoncé avoir choisi le prestataire Persona (lié au géant de la surveillance Palantir) pour implémenter sa fonctionnalité qui, pour l’heure, n’est pas encore entrée en vigueur en France.

Toutefois, on sait aussi que, comme Discord, OpenAI prévoit de mettre en place des algorithmes de prédiction, capables (dans la plupart des cas) de certifier qu’un utilisateur ou une utilisatrice est majeur·e, sans avoir à procéder à une vérification manuelle. On imagine que si la personne a déjà pris le soin de mettre en ligne une photo de référence, cela peut également faire office de vérification d’âge.

Ces dernières semaines, OpenAI semble en tout cas moins intéressé par le développement de fonctionnalités « grand public » pour ChatGPT. En effet, la startup américaine part conquérir le marché professionnel, chasse gardée de son grand rival Anthropic (Claude). En manque de liquidités, OpenAI doit urgemment trouver des fonds pour garantir son entrée en bourse, dont certains experts prédisent qu’elle arrivera avant la fin de l’année.

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Pourquoi ChatGPT va-t-il vous demander une photo de votre visage ?

Pas encore lancée publiquement, la future version de l’application ChatGPT pour smartphones pourrait bien vous décontenancer. D’après le site spécialisé Android Authority, le chatbot d’intelligence artificielle disposerait d’une nouvelle option baptisée « photo de référence », aux contours encore flous.

Des images personnalisées utilisant notre image

Même si rien, dans l’application actuelle, ne permet de préjuger de l’utilité de cette nouvelle fonction, on peut assez facilement deviner de quoi il s’agit. Pour Android Authority, en tout cas, c’est assez clair : ChatGPT veut obtenir une photo de référence de votre visage afin de pouvoir générer des images vous ressemblant plus facilement.

Sans doute en quête d’un nouveau moment viral (on se souvient des détournements façon Ghibli, ou des starter packs), OpenAI prépare donc une nouvelle fonctionnalité amusante permettant de détourner son image grâce à l’IA afin de la partager sur les réseaux.

Cette nouvelle option se trouvera a priori dans l’onglet Mémoire des réglages de l’application. L’utilisateur ou l’utilisatrice est libre d’uploader une nouvelle photo, d’en prendre une sur l’instant avec sa caméra, ou de supprimer la photo de référence.

ChatGPT photo de référence

Une fonction différente de la vérification d’âge

Cette nouvelle fonctionnalité n’a a priori rien à voir avec la vérification d’âge à laquelle les utilisateurs et utilisatrices de ChatGPT vous bientôt devoir se plier. Pour répondre aux réglementations qui essaiment partout dans le monde, OpenAI va en effet devoir vérifier la majorité des personnes qui utilisent ses services. Comme bien d’autres, la firme a annoncé avoir choisi le prestataire Persona (lié au géant de la surveillance Palantir) pour implémenter sa fonctionnalité qui, pour l’heure, n’est pas encore entrée en vigueur en France.

Toutefois, on sait aussi que, comme Discord, OpenAI prévoit de mettre en place des algorithmes de prédiction, capables (dans la plupart des cas) de certifier qu’un utilisateur ou une utilisatrice est majeur·e, sans avoir à procéder à une vérification manuelle. On imagine que si la personne a déjà pris le soin de mettre en ligne une photo de référence, cela peut également faire office de vérification d’âge.

Ces dernières semaines, OpenAI semble en tout cas moins intéressé par le développement de fonctionnalités « grand public » pour ChatGPT. En effet, la startup américaine part conquérir le marché professionnel, chasse gardée de son grand rival Anthropic (Claude). En manque de liquidités, OpenAI doit urgemment trouver des fonds pour garantir son entrée en bourse, dont certains experts prédisent qu’elle arrivera avant la fin de l’année.

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Révolution dans nos smartphones : toutes les batteries devront être remplaçables en 2027

Voilà une nouvelle réglementation qui risque bien de faire se gratter la tête aux différents acteurs du marché du smartphone. Après avoir imposé le port USB-C comme standard et opéré plusieurs percées dans différents monopoles (notamment du côté d’Apple), la Commission européenne prend le sujet de la réparabilité à bras le corps. L’année prochaine, tous les nouveaux smartphones commercialisés sur le territoire devront intégrer une batterie amovible. Explications.

Des smartphones plus réparables

Aujourd’hui, les constructeurs de smartphones doivent déjà proposer des pièces détachées pour leurs produits et des mises à jour logicielles pendant au moins cinq ans. Dès l’année prochaine, un nouveau bloc de mesures pèsera sur eux, avec l’obligation d’intégrer des batteries « faciles à remplacer », c’est-à-dire avec des outils simples, sans avoir à faire appel à un service après-vente. Les pièces détachées, et donc notamment la batterie de rechange, devront quant à elles rester disponibles pendant sept ans après la commercialisation du produit.

Concrètement, cela signifie que les nouveaux smartphones du marché devront être faciles à ouvrir, et la batterie accessible en suivant un tutoriel simple. Nous relayons souvent sur L’Éclaireur les observations des experts de la réparation iFixit qui, encore aujourd’hui, regrettent qu’un grand nombre de composants informatiques qui composent les smartphones (et autres appareils) soient soudés ou collés de façon à ce qu’une intervention soit impossible. Autant l’écrire : de l’obsolescence programmée.

Partant du constat qu’un grand nombre d’appareils encore fonctionnels sont aujourd’hui jetés à cause d’une batterie en fin de vie, la Commission européenne espère améliorer la durée de vie moyenne des smartphones de trois ans aujourd’hui à quatre ans. Par ailleurs, « les téléphones mobiles et les tablettes produits en vertu de ces règles permettront d’économiser près de 14 térawattheures d’énergie primaire chaque année d’ici 2030″, assure le rapport.

Un frein à l’innovation ?

Comme chaque fois que l’Europe agite une nouvelle régulation sous le nez des constructeurs (en particulier américains), la même rengaine apparaît : on veut tuer l’innovation. Une parade éculée, d’autant que l’histoire récente nous prouve bien que se conformer à des normes de réparabilité vertueuses n’empêche ni l’innovation ni les succès commerciaux. On prend pour exemple le MacBook Neo d’Apple : véritable best-seller, cet ordinateur portable vendu 700 € est qualifié par iFixit de « MacBook le plus réparable depuis 14 ans ». Quand on veut…

Les marques ne manqueront toutefois pas d’opposer une certaine forme de résistance. On s’attend d’ailleurs à ce qu’Apple grince des dents. D’après la rumeur, le fabricant préparerait un smartphone inédit pour les 20 ans de l’iPhone, l’année prochaine. Il se dit qu’il pourrait s’agir d’un smartphone « tout écran », d’un seul tenant. Autant dire que le rendre facile à réparer pourrait compromettre les idées de design de la firme à la pomme.

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Streaming : les morceaux générés par IA représentent presque la moitié des mises en ligne quotidiennes

En tête de file de la lutte contre la musique générée par IA, notamment grâce à son algorithme de détection perfectionné, la plateforme de streaming française Deezer publie un nouveau bilan alarmant de la déferlante qui s’abat, quotidiennement, sur les plateformes. D’après Deezer, 44 % des uploads quotidiens sont désormais générés par IA, contre 39 % en janvier dernier.

75 000 titres générés par IA par jour

Voilà un peu plus d’un an que Deezer vogue à contre-courant de l’industrie et labellise systématiquement (et avec 99 % de certitude) les titres générés entièrement, ou en partie, par des outils d’intelligence artificielle comme Suno ou Udio (les leaders de ce marché). Pourtant, rien n’y fait : chaque jour, davantage de musique générée par l’intelligence artificielle s’invite sur les plateformes.

« La musique générée par l’IA est désormais loin d’être un phénomène marginal et, alors que les livraisons quotidiennes ne cessent d’augmenter, nous espérons que l’ensemble de l’écosystème musical se joindra à nous pour prendre des mesures visant à protéger les droits des artistes et à promouvoir la transparence pour les fans », a déclaré Alexis Lanternier, DG de Deezer. Dans son dernier bilan, la plateforme aux 10 millions d’utilisateurs dit recevoir près de 75 000 titres générés par IA par jour, soit environ 44 % du total quotidien. En 12 mois, ce chiffre a donc été multiplié par 7,5.

Des morceaux qui sont publiés en masse, et pas seulement sur Deezer. Toutes les plateformes de streaming sont concernées. Mais, à part Deezer, Qobuz et, dans une certaine mesure, Bandcamp, les autres plateformes (Spotify, Apple Music) ne semblent pas prendre la mesure du problème.

Des streams en majeure partie frauduleux

On a déjà eu l’occasion de l’aborder : la musique par IA n’est pas un problème pour la culture avec un grand « C ». Les défenseurs de cette technologie ne manquent pas de prendre en exemple l’arrivée du synthétiseur, qui aurait provoqué une même levée de boucliers. Ce n’est pas la question. Le problème n’est pas que l’IA produise de la musique médiocre. C’est que ses outils permettent, de fait, la mise en ligne massive de morceaux produits en quelques secondes, qui inondent les serveurs et invisibilisent le travail d’artistes de chair et de sang.

Sur Deezer, c’est presque devenu un non-problème. Les titres explicitement identifiés comme étant de l’IA sont exclus des recommandations et ne peuvent pas prétendre à la rémunération. Mais, sur toutes les autres plateformes, et notamment sur Spotify, des titres totalement générés par IA s’invitent régulièrement dans des playlists publiques – celles que l’on écoute sans trop s’en apercevoir, en fond. C’est comme cela que l’on explique le succès de groupes IA comme The Velvet Sundown ou Xania Monet, signée par un label pour un million de dollars.

Le problème sous-jacent de la musique par IA est qu’elle est conçue par des robots, pour des robots. Toujours d’après Deezer, 85 % des streams enregistrés sur les morceaux faits par IA sont frauduleux, c’est-à-dire réalisés par des bots, achetés en masse sur des sites spécialisés. Le mécanisme est simple : des producteurs peu scrupuleux produisent des titres par IA, les mettent en ligne sur les plateformes, achètent des streams à bas coût sur des plateformes à l’étranger, et espèrent que la sauce prenne et qu’ils se retrouvent ensuite dans une playlist publique afin de générer un revenu passif.

Cependant, avec un nombre grandissant de titres créés par l’IA mis en ligne chaque jour, c’est justement le piège qui se referme sur ces producteurs opportunistes qui n’auront fait qu’aggraver le problème de « découvrabilité » d’artistes sur les plateformes de streaming.

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Révolution dans nos smartphones : toutes les batteries devront être remplaçables en 2027

Voilà une nouvelle réglementation qui risque bien de faire se gratter la tête aux différents acteurs du marché du smartphone. Après avoir imposé le port USB-C comme standard et opéré plusieurs percées dans différents monopoles (notamment du côté d’Apple), la Commission européenne prend le sujet de la réparabilité à bras le corps. L’année prochaine, tous les nouveaux smartphones commercialisés sur le territoire devront intégrer une batterie amovible. Explications.

Des smartphones plus réparables

Aujourd’hui, les constructeurs de smartphones doivent déjà proposer des pièces détachées pour leurs produits et des mises à jour logicielles pendant au moins cinq ans. Dès l’année prochaine, un nouveau bloc de mesures pèsera sur eux, avec l’obligation d’intégrer des batteries « faciles à remplacer », c’est-à-dire avec des outils simples, sans avoir à faire appel à un service après-vente. Les pièces détachées, et donc notamment la batterie de rechange, devront quant à elles rester disponibles pendant sept ans après la commercialisation du produit.

Concrètement, cela signifie que les nouveaux smartphones du marché devront être faciles à ouvrir, et la batterie accessible en suivant un tutoriel simple. Nous relayons souvent sur L’Éclaireur les observations des experts de la réparation iFixit qui, encore aujourd’hui, regrettent qu’un grand nombre de composants informatiques qui composent les smartphones (et autres appareils) soient soudés ou collés de façon à ce qu’une intervention soit impossible. Autant l’écrire : de l’obsolescence programmée.

Partant du constat qu’un grand nombre d’appareils encore fonctionnels sont aujourd’hui jetés à cause d’une batterie en fin de vie, la Commission européenne espère améliorer la durée de vie moyenne des smartphones de trois ans aujourd’hui à quatre ans. Par ailleurs, « les téléphones mobiles et les tablettes produits en vertu de ces règles permettront d’économiser près de 14 térawattheures d’énergie primaire chaque année d’ici 2030″, assure le rapport.

Un frein à l’innovation ?

Comme chaque fois que l’Europe agite une nouvelle régulation sous le nez des constructeurs (en particulier américains), la même rengaine apparaît : on veut tuer l’innovation. Une parade éculée, d’autant que l’histoire récente nous prouve bien que se conformer à des normes de réparabilité vertueuses n’empêche ni l’innovation ni les succès commerciaux. On prend pour exemple le MacBook Neo d’Apple : véritable best-seller, cet ordinateur portable vendu 700 € est qualifié par iFixit de « MacBook le plus réparable depuis 14 ans ». Quand on veut…

Les marques ne manqueront toutefois pas d’opposer une certaine forme de résistance. On s’attend d’ailleurs à ce qu’Apple grince des dents. D’après la rumeur, le fabricant préparerait un smartphone inédit pour les 20 ans de l’iPhone, l’année prochaine. Il se dit qu’il pourrait s’agir d’un smartphone « tout écran », d’un seul tenant. Autant dire que le rendre facile à réparer pourrait compromettre les idées de design de la firme à la pomme.

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Streaming : les morceaux générés par IA représentent presque la moitié des mises en ligne quotidiennes

En tête de file de la lutte contre la musique générée par IA, notamment grâce à son algorithme de détection perfectionné, la plateforme de streaming française Deezer publie un nouveau bilan alarmant de la déferlante qui s’abat, quotidiennement, sur les plateformes. D’après Deezer, 44 % des uploads quotidiens sont désormais générés par IA, contre 39 % en janvier dernier.

75 000 titres générés par IA par jour

Voilà un peu plus d’un an que Deezer vogue à contre-courant de l’industrie et labellise systématiquement (et avec 99 % de certitude) les titres générés entièrement, ou en partie, par des outils d’intelligence artificielle comme Suno ou Udio (les leaders de ce marché). Pourtant, rien n’y fait : chaque jour, davantage de musique générée par l’intelligence artificielle s’invite sur les plateformes.

« La musique générée par l’IA est désormais loin d’être un phénomène marginal et, alors que les livraisons quotidiennes ne cessent d’augmenter, nous espérons que l’ensemble de l’écosystème musical se joindra à nous pour prendre des mesures visant à protéger les droits des artistes et à promouvoir la transparence pour les fans », a déclaré Alexis Lanternier, DG de Deezer. Dans son dernier bilan, la plateforme aux 10 millions d’utilisateurs dit recevoir près de 75 000 titres générés par IA par jour, soit environ 44 % du total quotidien. En 12 mois, ce chiffre a donc été multiplié par 7,5.

Des morceaux qui sont publiés en masse, et pas seulement sur Deezer. Toutes les plateformes de streaming sont concernées. Mais, à part Deezer, Qobuz et, dans une certaine mesure, Bandcamp, les autres plateformes (Spotify, Apple Music) ne semblent pas prendre la mesure du problème.

Des streams en majeure partie frauduleux

On a déjà eu l’occasion de l’aborder : la musique par IA n’est pas un problème pour la culture avec un grand « C ». Les défenseurs de cette technologie ne manquent pas de prendre en exemple l’arrivée du synthétiseur, qui aurait provoqué une même levée de boucliers. Ce n’est pas la question. Le problème n’est pas que l’IA produise de la musique médiocre. C’est que ses outils permettent, de fait, la mise en ligne massive de morceaux produits en quelques secondes, qui inondent les serveurs et invisibilisent le travail d’artistes de chair et de sang.

Sur Deezer, c’est presque devenu un non-problème. Les titres explicitement identifiés comme étant de l’IA sont exclus des recommandations et ne peuvent pas prétendre à la rémunération. Mais, sur toutes les autres plateformes, et notamment sur Spotify, des titres totalement générés par IA s’invitent régulièrement dans des playlists publiques – celles que l’on écoute sans trop s’en apercevoir, en fond. C’est comme cela que l’on explique le succès de groupes IA comme The Velvet Sundown ou Xania Monet, signée par un label pour un million de dollars.

Le problème sous-jacent de la musique par IA est qu’elle est conçue par des robots, pour des robots. Toujours d’après Deezer, 85 % des streams enregistrés sur les morceaux faits par IA sont frauduleux, c’est-à-dire réalisés par des bots, achetés en masse sur des sites spécialisés. Le mécanisme est simple : des producteurs peu scrupuleux produisent des titres par IA, les mettent en ligne sur les plateformes, achètent des streams à bas coût sur des plateformes à l’étranger, et espèrent que la sauce prenne et qu’ils se retrouvent ensuite dans une playlist publique afin de générer un revenu passif.

Cependant, avec un nombre grandissant de titres créés par l’IA mis en ligne chaque jour, c’est justement le piège qui se referme sur ces producteurs opportunistes qui n’auront fait qu’aggraver le problème de « découvrabilité » d’artistes sur les plateformes de streaming.

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La fin d’une ère : les 5 succès et 5 échecs de Tim Cook à la tête d’Apple

Les rumeurs de ces derniers mois se sont transformées en réalité. Après 15 ans d’un règne qui a profondément changé le visage d’Apple et en a fait l’une des entreprises tech les plus lucratives du monde, Tim Cook cèdera, dans quelques mois, sa place à John Ternus, actuel vice-président de la division hardware. Retour sur la carrière d’un PDG discret, à travers ses succès et ses défaites.

Les 5 succès de Tim Cook à la tête d’Apple

Celui qui a eu la lourde tâche de succéder à Steve Jobs, ingénieur visionnaire à qui l’on doit notamment l’iPhone, n’a pas à rougir de son bilan à la tête d’Apple. Un mandat que l’intéressé dit, dans un communiqué officiel, avoir été « le plus grand privilège de [sa] vie ». Voici, en quelques lignes, les révolutions entamées ces 15 dernières années par Tim Cook à la tête d’Apple.

  1. La révolution des wearables : l’Apple Watch, c’est lui. Tout comme les AirPods, d’ailleurs. Autour de 2015, Tim Cook se met en tête de développer tout un écosystème autour du monolithe iPhone et entame, sans le savoir, une profonde transformation du marché. Depuis 2017 et l’arrivée des AirPods premiers du nom, rares sont les écouteurs à être toujours équipés d’un câble.
  2. L’essor des services : le hardware ne suffit plus. Pour renforcer la captivité des utilisateurs et des utilisatrices, il faut blinder la partie software. Dont acte : Apple, ce ne sont plus que des MacBook ou des iPhone. C’est aussi le stockage iCloud, les services de streaming Apple Music et Apple TV, et le service de paiement mobile Apple Pay.
  3. La transition vers les puces Apple Silicon : en 2020, Apple entame une transformation profonde en se détachant d’Intel, jusqu’alors fournisseur des processeurs de ses Mac et MacBook. Dorénavant, la firme produira ses propres puces Apple Silicon, baptisées « M ». La dernière version, M5, est sortie il y a quelques mois, et la concurrence côté Windows a toujours beaucoup de mal à s’aligner.
  4. Ancrage des valeurs d’Apple : Tim Cook a posé les pierres du projet de neutralité carbone « Apple 2030 », visant à faire de la firme (l’une des plus puissantes au monde, donc les plus polluantes) un exemple en matière de responsabilité environnementale. Dans le même temps, Apple se présente depuis une dizaine d’années comme le chevalier blanc de la protection des données personnelles de ses client·es, qui ne sont jamais revendues à des tiers.
  5. Croissance financière hors du commun : si Apple était déjà reconnue du temps de Jobs, c’est à Tim Cook que l’on doit sa valorisation actuelle de 3 660 milliards de dollars. Sous Cook, la masse salariale d’Apple dans le monde a été multipliée par trois (166 000 employé·es à l’international), et le chiffre d’affaires atteint des records chaque année. Une croissance phénoménale, qui s’explique notamment par les points abordés ci-dessus.

Les défaites de Tim Cook à la tête d’Apple

Quinze ans, c’est long, et un tel mandat ne saurait être constitué que de succès. Voici les cinq moments clés où l’empire Cook a chaviré.

  1. Le lancement d’Apple Plans : c’est l’une des premières briques de l’écosystème logiciel d’Apple, et le lancement ne s’est pas du tout passé comme prévu. En raison d’erreurs de cartographie grossières, le service est devenu la risée du Web le temps que la copie s’améliore. En attendant, Apple a dû présenter ses excuses, ce qui a durablement écorné sa réputation (en plus d’encourager les internautes à rester sur Google Maps).
  2. Le « batterygate » : en 2017, Apple a été condamné pour avoir délibérément dégradé la batterie d’anciens iPhone à l’aide de mises à jour logicielles, afin « d’en préserver la durabilité ». Un manque de transparence qui, une fois encore, a terni sa réputation dans un moment où, par ailleurs, l’autonomie des iPhone était l’un des points noirs de la proposition technique.
  3. Le clavier papillon : introduit sur les MacBook entre 2015 et 2019, ce nouveau type de clavier ultrafin a causé d’innombrables problèmes et autant de pannes chez les utilisateurs et utilisatrices, obligeant Apple à lancer des programmes de réparation partout dans le monde, avant de retrouver la raison et d’en revenir à des claviers plus traditionnels depuis.
  4. L’abandon de l’Apple Car : alors que la concurrence chinoise (on pense à Xiaomi) investit massivement dans la voiture électrique, Apple n’ira finalement pas sur ce terrain. En dépit d’investissements massifs et d’une bonne décennie de recherche et développement, Apple annonce en 2024 la fin du projet « Titan », le nom de code de l’Apple Car.
  5. Le manque de clairvoyance sur l’IA : Tim Cook n’a pas su voir le raz de marée de l’intelligence artificielle. Non seulement la marque a tardé à lancer sa propre IA, Apple Intelligence, mais elle est très loin de se hisser au niveau de la concurrence, notamment de Google. Un Google qui, d’ailleurs, prêtera main-forte à Apple pour le lancement futur de la nouvelle version de Siri, alimentée par une version custom de Gemini.

En septembre prochain, Tim Cook rejoindra le conseil d’administration d’Apple, et gardera à n’en pas douter un œil attentif sur les travaux de son successeur, dont les experts croient déjà savoir qu’il s’inscrira dans la continuité de l’ère Cook.

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La fin d’une ère : les 5 succès et 5 échecs de Tim Cook à la tête d’Apple

Les rumeurs de ces derniers mois se sont transformées en réalité. Après 15 ans d’un règne qui a profondément changé le visage d’Apple et en a fait l’une des entreprises tech les plus lucratives du monde, Tim Cook cèdera, dans quelques mois, sa place à John Ternus, actuel vice-président de la division hardware. Retour sur la carrière d’un PDG discret, à travers ses succès et ses défaites.

Les 5 succès de Tim Cook à la tête d’Apple

Celui qui a eu la lourde tâche de succéder à Steve Jobs, ingénieur visionnaire à qui l’on doit notamment l’iPhone, n’a pas à rougir de son bilan à la tête d’Apple. Un mandat que l’intéressé dit, dans un communiqué officiel, avoir été « le plus grand privilège de [sa] vie ». Voici, en quelques lignes, les révolutions entamées ces 15 dernières années par Tim Cook à la tête d’Apple.

  1. La révolution des wearables : l’Apple Watch, c’est lui. Tout comme les AirPods, d’ailleurs. Autour de 2015, Tim Cook se met en tête de développer tout un écosystème autour du monolithe iPhone et entame, sans le savoir, une profonde transformation du marché. Depuis 2017 et l’arrivée des AirPods premiers du nom, rares sont les écouteurs à être toujours équipés d’un câble.
  2. L’essor des services : le hardware ne suffit plus. Pour renforcer la captivité des utilisateurs et des utilisatrices, il faut blinder la partie software. Dont acte : Apple, ce ne sont plus que des MacBook ou des iPhone. C’est aussi le stockage iCloud, les services de streaming Apple Music et Apple TV, et le service de paiement mobile Apple Pay.
  3. La transition vers les puces Apple Silicon : en 2020, Apple entame une transformation profonde en se détachant d’Intel, jusqu’alors fournisseur des processeurs de ses Mac et MacBook. Dorénavant, la firme produira ses propres puces Apple Silicon, baptisées « M ». La dernière version, M5, est sortie il y a quelques mois, et la concurrence côté Windows a toujours beaucoup de mal à s’aligner.
  4. Ancrage des valeurs d’Apple : Tim Cook a posé les pierres du projet de neutralité carbone « Apple 2030 », visant à faire de la firme (l’une des plus puissantes au monde, donc les plus polluantes) un exemple en matière de responsabilité environnementale. Dans le même temps, Apple se présente depuis une dizaine d’années comme le chevalier blanc de la protection des données personnelles de ses client·es, qui ne sont jamais revendues à des tiers.
  5. Croissance financière hors du commun : si Apple était déjà reconnue du temps de Jobs, c’est à Tim Cook que l’on doit sa valorisation actuelle de 3 660 milliards de dollars. Sous Cook, la masse salariale d’Apple dans le monde a été multipliée par trois (166 000 employé·es à l’international), et le chiffre d’affaires atteint des records chaque année. Une croissance phénoménale, qui s’explique notamment par les points abordés ci-dessus.

Les défaites de Tim Cook à la tête d’Apple

Quinze ans, c’est long, et un tel mandat ne saurait être constitué que de succès. Voici les cinq moments clés où l’empire Cook a chaviré.

  1. Le lancement d’Apple Plans : c’est l’une des premières briques de l’écosystème logiciel d’Apple, et le lancement ne s’est pas du tout passé comme prévu. En raison d’erreurs de cartographie grossières, le service est devenu la risée du Web le temps que la copie s’améliore. En attendant, Apple a dû présenter ses excuses, ce qui a durablement écorné sa réputation (en plus d’encourager les internautes à rester sur Google Maps).
  2. Le « batterygate » : en 2017, Apple a été condamné pour avoir délibérément dégradé la batterie d’anciens iPhone à l’aide de mises à jour logicielles, afin « d’en préserver la durabilité ». Un manque de transparence qui, une fois encore, a terni sa réputation dans un moment où, par ailleurs, l’autonomie des iPhone était l’un des points noirs de la proposition technique.
  3. Le clavier papillon : introduit sur les MacBook entre 2015 et 2019, ce nouveau type de clavier ultrafin a causé d’innombrables problèmes et autant de pannes chez les utilisateurs et utilisatrices, obligeant Apple à lancer des programmes de réparation partout dans le monde, avant de retrouver la raison et d’en revenir à des claviers plus traditionnels depuis.
  4. L’abandon de l’Apple Car : alors que la concurrence chinoise (on pense à Xiaomi) investit massivement dans la voiture électrique, Apple n’ira finalement pas sur ce terrain. En dépit d’investissements massifs et d’une bonne décennie de recherche et développement, Apple annonce en 2024 la fin du projet « Titan », le nom de code de l’Apple Car.
  5. Le manque de clairvoyance sur l’IA : Tim Cook n’a pas su voir le raz de marée de l’intelligence artificielle. Non seulement la marque a tardé à lancer sa propre IA, Apple Intelligence, mais elle est très loin de se hisser au niveau de la concurrence, notamment de Google. Un Google qui, d’ailleurs, prêtera main-forte à Apple pour le lancement futur de la nouvelle version de Siri, alimentée par une version custom de Gemini.

En septembre prochain, Tim Cook rejoindra le conseil d’administration d’Apple, et gardera à n’en pas douter un œil attentif sur les travaux de son successeur, dont les experts croient déjà savoir qu’il s’inscrira dans la continuité de l’ère Cook.

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