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Révolution dans nos smartphones : toutes les batteries devront être remplaçables en 2027

Voilà une nouvelle réglementation qui risque bien de faire se gratter la tête aux différents acteurs du marché du smartphone. Après avoir imposé le port USB-C comme standard et opéré plusieurs percées dans différents monopoles (notamment du côté d’Apple), la Commission européenne prend le sujet de la réparabilité à bras le corps. L’année prochaine, tous les nouveaux smartphones commercialisés sur le territoire devront intégrer une batterie amovible. Explications.

Des smartphones plus réparables

Aujourd’hui, les constructeurs de smartphones doivent déjà proposer des pièces détachées pour leurs produits et des mises à jour logicielles pendant au moins cinq ans. Dès l’année prochaine, un nouveau bloc de mesures pèsera sur eux, avec l’obligation d’intégrer des batteries « faciles à remplacer », c’est-à-dire avec des outils simples, sans avoir à faire appel à un service après-vente. Les pièces détachées, et donc notamment la batterie de rechange, devront quant à elles rester disponibles pendant sept ans après la commercialisation du produit.

Concrètement, cela signifie que les nouveaux smartphones du marché devront être faciles à ouvrir, et la batterie accessible en suivant un tutoriel simple. Nous relayons souvent sur L’Éclaireur les observations des experts de la réparation iFixit qui, encore aujourd’hui, regrettent qu’un grand nombre de composants informatiques qui composent les smartphones (et autres appareils) soient soudés ou collés de façon à ce qu’une intervention soit impossible. Autant l’écrire : de l’obsolescence programmée.

Partant du constat qu’un grand nombre d’appareils encore fonctionnels sont aujourd’hui jetés à cause d’une batterie en fin de vie, la Commission européenne espère améliorer la durée de vie moyenne des smartphones de trois ans aujourd’hui à quatre ans. Par ailleurs, « les téléphones mobiles et les tablettes produits en vertu de ces règles permettront d’économiser près de 14 térawattheures d’énergie primaire chaque année d’ici 2030″, assure le rapport.

Un frein à l’innovation ?

Comme chaque fois que l’Europe agite une nouvelle régulation sous le nez des constructeurs (en particulier américains), la même rengaine apparaît : on veut tuer l’innovation. Une parade éculée, d’autant que l’histoire récente nous prouve bien que se conformer à des normes de réparabilité vertueuses n’empêche ni l’innovation ni les succès commerciaux. On prend pour exemple le MacBook Neo d’Apple : véritable best-seller, cet ordinateur portable vendu 700 € est qualifié par iFixit de « MacBook le plus réparable depuis 14 ans ». Quand on veut…

Les marques ne manqueront toutefois pas d’opposer une certaine forme de résistance. On s’attend d’ailleurs à ce qu’Apple grince des dents. D’après la rumeur, le fabricant préparerait un smartphone inédit pour les 20 ans de l’iPhone, l’année prochaine. Il se dit qu’il pourrait s’agir d’un smartphone « tout écran », d’un seul tenant. Autant dire que le rendre facile à réparer pourrait compromettre les idées de design de la firme à la pomme.

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Streaming : les morceaux générés par IA représentent presque la moitié des mises en ligne quotidiennes

En tête de file de la lutte contre la musique générée par IA, notamment grâce à son algorithme de détection perfectionné, la plateforme de streaming française Deezer publie un nouveau bilan alarmant de la déferlante qui s’abat, quotidiennement, sur les plateformes. D’après Deezer, 44 % des uploads quotidiens sont désormais générés par IA, contre 39 % en janvier dernier.

75 000 titres générés par IA par jour

Voilà un peu plus d’un an que Deezer vogue à contre-courant de l’industrie et labellise systématiquement (et avec 99 % de certitude) les titres générés entièrement, ou en partie, par des outils d’intelligence artificielle comme Suno ou Udio (les leaders de ce marché). Pourtant, rien n’y fait : chaque jour, davantage de musique générée par l’intelligence artificielle s’invite sur les plateformes.

« La musique générée par l’IA est désormais loin d’être un phénomène marginal et, alors que les livraisons quotidiennes ne cessent d’augmenter, nous espérons que l’ensemble de l’écosystème musical se joindra à nous pour prendre des mesures visant à protéger les droits des artistes et à promouvoir la transparence pour les fans », a déclaré Alexis Lanternier, DG de Deezer. Dans son dernier bilan, la plateforme aux 10 millions d’utilisateurs dit recevoir près de 75 000 titres générés par IA par jour, soit environ 44 % du total quotidien. En 12 mois, ce chiffre a donc été multiplié par 7,5.

Des morceaux qui sont publiés en masse, et pas seulement sur Deezer. Toutes les plateformes de streaming sont concernées. Mais, à part Deezer, Qobuz et, dans une certaine mesure, Bandcamp, les autres plateformes (Spotify, Apple Music) ne semblent pas prendre la mesure du problème.

Des streams en majeure partie frauduleux

On a déjà eu l’occasion de l’aborder : la musique par IA n’est pas un problème pour la culture avec un grand « C ». Les défenseurs de cette technologie ne manquent pas de prendre en exemple l’arrivée du synthétiseur, qui aurait provoqué une même levée de boucliers. Ce n’est pas la question. Le problème n’est pas que l’IA produise de la musique médiocre. C’est que ses outils permettent, de fait, la mise en ligne massive de morceaux produits en quelques secondes, qui inondent les serveurs et invisibilisent le travail d’artistes de chair et de sang.

Sur Deezer, c’est presque devenu un non-problème. Les titres explicitement identifiés comme étant de l’IA sont exclus des recommandations et ne peuvent pas prétendre à la rémunération. Mais, sur toutes les autres plateformes, et notamment sur Spotify, des titres totalement générés par IA s’invitent régulièrement dans des playlists publiques – celles que l’on écoute sans trop s’en apercevoir, en fond. C’est comme cela que l’on explique le succès de groupes IA comme The Velvet Sundown ou Xania Monet, signée par un label pour un million de dollars.

Le problème sous-jacent de la musique par IA est qu’elle est conçue par des robots, pour des robots. Toujours d’après Deezer, 85 % des streams enregistrés sur les morceaux faits par IA sont frauduleux, c’est-à-dire réalisés par des bots, achetés en masse sur des sites spécialisés. Le mécanisme est simple : des producteurs peu scrupuleux produisent des titres par IA, les mettent en ligne sur les plateformes, achètent des streams à bas coût sur des plateformes à l’étranger, et espèrent que la sauce prenne et qu’ils se retrouvent ensuite dans une playlist publique afin de générer un revenu passif.

Cependant, avec un nombre grandissant de titres créés par l’IA mis en ligne chaque jour, c’est justement le piège qui se referme sur ces producteurs opportunistes qui n’auront fait qu’aggraver le problème de « découvrabilité » d’artistes sur les plateformes de streaming.

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Révolution dans nos smartphones : toutes les batteries devront être remplaçables en 2027

Voilà une nouvelle réglementation qui risque bien de faire se gratter la tête aux différents acteurs du marché du smartphone. Après avoir imposé le port USB-C comme standard et opéré plusieurs percées dans différents monopoles (notamment du côté d’Apple), la Commission européenne prend le sujet de la réparabilité à bras le corps. L’année prochaine, tous les nouveaux smartphones commercialisés sur le territoire devront intégrer une batterie amovible. Explications.

Des smartphones plus réparables

Aujourd’hui, les constructeurs de smartphones doivent déjà proposer des pièces détachées pour leurs produits et des mises à jour logicielles pendant au moins cinq ans. Dès l’année prochaine, un nouveau bloc de mesures pèsera sur eux, avec l’obligation d’intégrer des batteries « faciles à remplacer », c’est-à-dire avec des outils simples, sans avoir à faire appel à un service après-vente. Les pièces détachées, et donc notamment la batterie de rechange, devront quant à elles rester disponibles pendant sept ans après la commercialisation du produit.

Concrètement, cela signifie que les nouveaux smartphones du marché devront être faciles à ouvrir, et la batterie accessible en suivant un tutoriel simple. Nous relayons souvent sur L’Éclaireur les observations des experts de la réparation iFixit qui, encore aujourd’hui, regrettent qu’un grand nombre de composants informatiques qui composent les smartphones (et autres appareils) soient soudés ou collés de façon à ce qu’une intervention soit impossible. Autant l’écrire : de l’obsolescence programmée.

Partant du constat qu’un grand nombre d’appareils encore fonctionnels sont aujourd’hui jetés à cause d’une batterie en fin de vie, la Commission européenne espère améliorer la durée de vie moyenne des smartphones de trois ans aujourd’hui à quatre ans. Par ailleurs, « les téléphones mobiles et les tablettes produits en vertu de ces règles permettront d’économiser près de 14 térawattheures d’énergie primaire chaque année d’ici 2030″, assure le rapport.

Un frein à l’innovation ?

Comme chaque fois que l’Europe agite une nouvelle régulation sous le nez des constructeurs (en particulier américains), la même rengaine apparaît : on veut tuer l’innovation. Une parade éculée, d’autant que l’histoire récente nous prouve bien que se conformer à des normes de réparabilité vertueuses n’empêche ni l’innovation ni les succès commerciaux. On prend pour exemple le MacBook Neo d’Apple : véritable best-seller, cet ordinateur portable vendu 700 € est qualifié par iFixit de « MacBook le plus réparable depuis 14 ans ». Quand on veut…

Les marques ne manqueront toutefois pas d’opposer une certaine forme de résistance. On s’attend d’ailleurs à ce qu’Apple grince des dents. D’après la rumeur, le fabricant préparerait un smartphone inédit pour les 20 ans de l’iPhone, l’année prochaine. Il se dit qu’il pourrait s’agir d’un smartphone « tout écran », d’un seul tenant. Autant dire que le rendre facile à réparer pourrait compromettre les idées de design de la firme à la pomme.

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Streaming : les morceaux générés par IA représentent presque la moitié des mises en ligne quotidiennes

En tête de file de la lutte contre la musique générée par IA, notamment grâce à son algorithme de détection perfectionné, la plateforme de streaming française Deezer publie un nouveau bilan alarmant de la déferlante qui s’abat, quotidiennement, sur les plateformes. D’après Deezer, 44 % des uploads quotidiens sont désormais générés par IA, contre 39 % en janvier dernier.

75 000 titres générés par IA par jour

Voilà un peu plus d’un an que Deezer vogue à contre-courant de l’industrie et labellise systématiquement (et avec 99 % de certitude) les titres générés entièrement, ou en partie, par des outils d’intelligence artificielle comme Suno ou Udio (les leaders de ce marché). Pourtant, rien n’y fait : chaque jour, davantage de musique générée par l’intelligence artificielle s’invite sur les plateformes.

« La musique générée par l’IA est désormais loin d’être un phénomène marginal et, alors que les livraisons quotidiennes ne cessent d’augmenter, nous espérons que l’ensemble de l’écosystème musical se joindra à nous pour prendre des mesures visant à protéger les droits des artistes et à promouvoir la transparence pour les fans », a déclaré Alexis Lanternier, DG de Deezer. Dans son dernier bilan, la plateforme aux 10 millions d’utilisateurs dit recevoir près de 75 000 titres générés par IA par jour, soit environ 44 % du total quotidien. En 12 mois, ce chiffre a donc été multiplié par 7,5.

Des morceaux qui sont publiés en masse, et pas seulement sur Deezer. Toutes les plateformes de streaming sont concernées. Mais, à part Deezer, Qobuz et, dans une certaine mesure, Bandcamp, les autres plateformes (Spotify, Apple Music) ne semblent pas prendre la mesure du problème.

Des streams en majeure partie frauduleux

On a déjà eu l’occasion de l’aborder : la musique par IA n’est pas un problème pour la culture avec un grand « C ». Les défenseurs de cette technologie ne manquent pas de prendre en exemple l’arrivée du synthétiseur, qui aurait provoqué une même levée de boucliers. Ce n’est pas la question. Le problème n’est pas que l’IA produise de la musique médiocre. C’est que ses outils permettent, de fait, la mise en ligne massive de morceaux produits en quelques secondes, qui inondent les serveurs et invisibilisent le travail d’artistes de chair et de sang.

Sur Deezer, c’est presque devenu un non-problème. Les titres explicitement identifiés comme étant de l’IA sont exclus des recommandations et ne peuvent pas prétendre à la rémunération. Mais, sur toutes les autres plateformes, et notamment sur Spotify, des titres totalement générés par IA s’invitent régulièrement dans des playlists publiques – celles que l’on écoute sans trop s’en apercevoir, en fond. C’est comme cela que l’on explique le succès de groupes IA comme The Velvet Sundown ou Xania Monet, signée par un label pour un million de dollars.

Le problème sous-jacent de la musique par IA est qu’elle est conçue par des robots, pour des robots. Toujours d’après Deezer, 85 % des streams enregistrés sur les morceaux faits par IA sont frauduleux, c’est-à-dire réalisés par des bots, achetés en masse sur des sites spécialisés. Le mécanisme est simple : des producteurs peu scrupuleux produisent des titres par IA, les mettent en ligne sur les plateformes, achètent des streams à bas coût sur des plateformes à l’étranger, et espèrent que la sauce prenne et qu’ils se retrouvent ensuite dans une playlist publique afin de générer un revenu passif.

Cependant, avec un nombre grandissant de titres créés par l’IA mis en ligne chaque jour, c’est justement le piège qui se referme sur ces producteurs opportunistes qui n’auront fait qu’aggraver le problème de « découvrabilité » d’artistes sur les plateformes de streaming.

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La fin d’une ère : les 5 succès et 5 échecs de Tim Cook à la tête d’Apple

Les rumeurs de ces derniers mois se sont transformées en réalité. Après 15 ans d’un règne qui a profondément changé le visage d’Apple et en a fait l’une des entreprises tech les plus lucratives du monde, Tim Cook cèdera, dans quelques mois, sa place à John Ternus, actuel vice-président de la division hardware. Retour sur la carrière d’un PDG discret, à travers ses succès et ses défaites.

Les 5 succès de Tim Cook à la tête d’Apple

Celui qui a eu la lourde tâche de succéder à Steve Jobs, ingénieur visionnaire à qui l’on doit notamment l’iPhone, n’a pas à rougir de son bilan à la tête d’Apple. Un mandat que l’intéressé dit, dans un communiqué officiel, avoir été « le plus grand privilège de [sa] vie ». Voici, en quelques lignes, les révolutions entamées ces 15 dernières années par Tim Cook à la tête d’Apple.

  1. La révolution des wearables : l’Apple Watch, c’est lui. Tout comme les AirPods, d’ailleurs. Autour de 2015, Tim Cook se met en tête de développer tout un écosystème autour du monolithe iPhone et entame, sans le savoir, une profonde transformation du marché. Depuis 2017 et l’arrivée des AirPods premiers du nom, rares sont les écouteurs à être toujours équipés d’un câble.
  2. L’essor des services : le hardware ne suffit plus. Pour renforcer la captivité des utilisateurs et des utilisatrices, il faut blinder la partie software. Dont acte : Apple, ce ne sont plus que des MacBook ou des iPhone. C’est aussi le stockage iCloud, les services de streaming Apple Music et Apple TV, et le service de paiement mobile Apple Pay.
  3. La transition vers les puces Apple Silicon : en 2020, Apple entame une transformation profonde en se détachant d’Intel, jusqu’alors fournisseur des processeurs de ses Mac et MacBook. Dorénavant, la firme produira ses propres puces Apple Silicon, baptisées « M ». La dernière version, M5, est sortie il y a quelques mois, et la concurrence côté Windows a toujours beaucoup de mal à s’aligner.
  4. Ancrage des valeurs d’Apple : Tim Cook a posé les pierres du projet de neutralité carbone « Apple 2030 », visant à faire de la firme (l’une des plus puissantes au monde, donc les plus polluantes) un exemple en matière de responsabilité environnementale. Dans le même temps, Apple se présente depuis une dizaine d’années comme le chevalier blanc de la protection des données personnelles de ses client·es, qui ne sont jamais revendues à des tiers.
  5. Croissance financière hors du commun : si Apple était déjà reconnue du temps de Jobs, c’est à Tim Cook que l’on doit sa valorisation actuelle de 3 660 milliards de dollars. Sous Cook, la masse salariale d’Apple dans le monde a été multipliée par trois (166 000 employé·es à l’international), et le chiffre d’affaires atteint des records chaque année. Une croissance phénoménale, qui s’explique notamment par les points abordés ci-dessus.

Les défaites de Tim Cook à la tête d’Apple

Quinze ans, c’est long, et un tel mandat ne saurait être constitué que de succès. Voici les cinq moments clés où l’empire Cook a chaviré.

  1. Le lancement d’Apple Plans : c’est l’une des premières briques de l’écosystème logiciel d’Apple, et le lancement ne s’est pas du tout passé comme prévu. En raison d’erreurs de cartographie grossières, le service est devenu la risée du Web le temps que la copie s’améliore. En attendant, Apple a dû présenter ses excuses, ce qui a durablement écorné sa réputation (en plus d’encourager les internautes à rester sur Google Maps).
  2. Le « batterygate » : en 2017, Apple a été condamné pour avoir délibérément dégradé la batterie d’anciens iPhone à l’aide de mises à jour logicielles, afin « d’en préserver la durabilité ». Un manque de transparence qui, une fois encore, a terni sa réputation dans un moment où, par ailleurs, l’autonomie des iPhone était l’un des points noirs de la proposition technique.
  3. Le clavier papillon : introduit sur les MacBook entre 2015 et 2019, ce nouveau type de clavier ultrafin a causé d’innombrables problèmes et autant de pannes chez les utilisateurs et utilisatrices, obligeant Apple à lancer des programmes de réparation partout dans le monde, avant de retrouver la raison et d’en revenir à des claviers plus traditionnels depuis.
  4. L’abandon de l’Apple Car : alors que la concurrence chinoise (on pense à Xiaomi) investit massivement dans la voiture électrique, Apple n’ira finalement pas sur ce terrain. En dépit d’investissements massifs et d’une bonne décennie de recherche et développement, Apple annonce en 2024 la fin du projet « Titan », le nom de code de l’Apple Car.
  5. Le manque de clairvoyance sur l’IA : Tim Cook n’a pas su voir le raz de marée de l’intelligence artificielle. Non seulement la marque a tardé à lancer sa propre IA, Apple Intelligence, mais elle est très loin de se hisser au niveau de la concurrence, notamment de Google. Un Google qui, d’ailleurs, prêtera main-forte à Apple pour le lancement futur de la nouvelle version de Siri, alimentée par une version custom de Gemini.

En septembre prochain, Tim Cook rejoindra le conseil d’administration d’Apple, et gardera à n’en pas douter un œil attentif sur les travaux de son successeur, dont les experts croient déjà savoir qu’il s’inscrira dans la continuité de l’ère Cook.

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La fin d’une ère : les 5 succès et 5 échecs de Tim Cook à la tête d’Apple

Les rumeurs de ces derniers mois se sont transformées en réalité. Après 15 ans d’un règne qui a profondément changé le visage d’Apple et en a fait l’une des entreprises tech les plus lucratives du monde, Tim Cook cèdera, dans quelques mois, sa place à John Ternus, actuel vice-président de la division hardware. Retour sur la carrière d’un PDG discret, à travers ses succès et ses défaites.

Les 5 succès de Tim Cook à la tête d’Apple

Celui qui a eu la lourde tâche de succéder à Steve Jobs, ingénieur visionnaire à qui l’on doit notamment l’iPhone, n’a pas à rougir de son bilan à la tête d’Apple. Un mandat que l’intéressé dit, dans un communiqué officiel, avoir été « le plus grand privilège de [sa] vie ». Voici, en quelques lignes, les révolutions entamées ces 15 dernières années par Tim Cook à la tête d’Apple.

  1. La révolution des wearables : l’Apple Watch, c’est lui. Tout comme les AirPods, d’ailleurs. Autour de 2015, Tim Cook se met en tête de développer tout un écosystème autour du monolithe iPhone et entame, sans le savoir, une profonde transformation du marché. Depuis 2017 et l’arrivée des AirPods premiers du nom, rares sont les écouteurs à être toujours équipés d’un câble.
  2. L’essor des services : le hardware ne suffit plus. Pour renforcer la captivité des utilisateurs et des utilisatrices, il faut blinder la partie software. Dont acte : Apple, ce ne sont plus que des MacBook ou des iPhone. C’est aussi le stockage iCloud, les services de streaming Apple Music et Apple TV, et le service de paiement mobile Apple Pay.
  3. La transition vers les puces Apple Silicon : en 2020, Apple entame une transformation profonde en se détachant d’Intel, jusqu’alors fournisseur des processeurs de ses Mac et MacBook. Dorénavant, la firme produira ses propres puces Apple Silicon, baptisées « M ». La dernière version, M5, est sortie il y a quelques mois, et la concurrence côté Windows a toujours beaucoup de mal à s’aligner.
  4. Ancrage des valeurs d’Apple : Tim Cook a posé les pierres du projet de neutralité carbone « Apple 2030 », visant à faire de la firme (l’une des plus puissantes au monde, donc les plus polluantes) un exemple en matière de responsabilité environnementale. Dans le même temps, Apple se présente depuis une dizaine d’années comme le chevalier blanc de la protection des données personnelles de ses client·es, qui ne sont jamais revendues à des tiers.
  5. Croissance financière hors du commun : si Apple était déjà reconnue du temps de Jobs, c’est à Tim Cook que l’on doit sa valorisation actuelle de 3 660 milliards de dollars. Sous Cook, la masse salariale d’Apple dans le monde a été multipliée par trois (166 000 employé·es à l’international), et le chiffre d’affaires atteint des records chaque année. Une croissance phénoménale, qui s’explique notamment par les points abordés ci-dessus.

Les défaites de Tim Cook à la tête d’Apple

Quinze ans, c’est long, et un tel mandat ne saurait être constitué que de succès. Voici les cinq moments clés où l’empire Cook a chaviré.

  1. Le lancement d’Apple Plans : c’est l’une des premières briques de l’écosystème logiciel d’Apple, et le lancement ne s’est pas du tout passé comme prévu. En raison d’erreurs de cartographie grossières, le service est devenu la risée du Web le temps que la copie s’améliore. En attendant, Apple a dû présenter ses excuses, ce qui a durablement écorné sa réputation (en plus d’encourager les internautes à rester sur Google Maps).
  2. Le « batterygate » : en 2017, Apple a été condamné pour avoir délibérément dégradé la batterie d’anciens iPhone à l’aide de mises à jour logicielles, afin « d’en préserver la durabilité ». Un manque de transparence qui, une fois encore, a terni sa réputation dans un moment où, par ailleurs, l’autonomie des iPhone était l’un des points noirs de la proposition technique.
  3. Le clavier papillon : introduit sur les MacBook entre 2015 et 2019, ce nouveau type de clavier ultrafin a causé d’innombrables problèmes et autant de pannes chez les utilisateurs et utilisatrices, obligeant Apple à lancer des programmes de réparation partout dans le monde, avant de retrouver la raison et d’en revenir à des claviers plus traditionnels depuis.
  4. L’abandon de l’Apple Car : alors que la concurrence chinoise (on pense à Xiaomi) investit massivement dans la voiture électrique, Apple n’ira finalement pas sur ce terrain. En dépit d’investissements massifs et d’une bonne décennie de recherche et développement, Apple annonce en 2024 la fin du projet « Titan », le nom de code de l’Apple Car.
  5. Le manque de clairvoyance sur l’IA : Tim Cook n’a pas su voir le raz de marée de l’intelligence artificielle. Non seulement la marque a tardé à lancer sa propre IA, Apple Intelligence, mais elle est très loin de se hisser au niveau de la concurrence, notamment de Google. Un Google qui, d’ailleurs, prêtera main-forte à Apple pour le lancement futur de la nouvelle version de Siri, alimentée par une version custom de Gemini.

En septembre prochain, Tim Cook rejoindra le conseil d’administration d’Apple, et gardera à n’en pas douter un œil attentif sur les travaux de son successeur, dont les experts croient déjà savoir qu’il s’inscrira dans la continuité de l’ère Cook.

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Finalement, le MacBook Pro OLED prendrait (encore) du retard

Cette fois-ci, ce devait être la bonne. Il n’en sera rien, assure aujourd’hui le journaliste spécialisé Mark Gurman, dont les informations sont la plupart du temps très fiables. D’après ses sources, le nouveau MacBook Pro (parfois appelé MacBook Ultra) équipé d’un écran OLED, qui devait sortir aux alentours du mois de novembre 2026, est repoussé à une date ultérieure – sans plus de précisions.

Apple n’est pas immunisé contre les pénuries

À en croire Gurman, même le géant Apple n’est pas imperméable aux pénuries de composants qui frappent aujourd’hui toute l’industrie (et pourraient durer encore des années). Alors que l’essentiel de la production de mémoire vive et de stockage NAND (pour les SSD) est fléché vers la construction de data centers pour l’intelligence artificielle, les constructeurs de produits grand public doivent composer avec les miettes qu’on leur laisse, créant d’inévitables difficultés logistiques.

Par ailleurs, à ce jour, Apple serait dans l’incapacité de sécuriser un stock de RAM et de stockage suffisant pour assurer un bon lancement à sa nouvelle génération de MacBook Pro très haut de gamme. Notez que cela concerne aussi bien les MacBook à écran OLED que les futurs Mac Studio, également concernés par la « RAMpocalypse », comme l’appellent certains.

Un retard qui reste à confirmer, mais qui ne devrait pas étonner outre mesure les fans de la marque, qui attendent déjà depuis des années un MacBook équipé d’un écran OLED. Il faut dire que toute la concurrence sous Windows s’y est mise il y a un moment… et que même les iPad Pro d’Apple sont équipés de panneaux OLED. En sus de cette nouveauté, le MacBook « Ultra » devrait aussi se mettre au tactile et afficher la même Dynamic Island (encoche) que les iPhone récents.

Une multiplication de lancements qui ne fait qu’aggraver le problème

D’après le journaliste de Bloomberg, les MacBook Ultra et Mac Studio nouvelle génération sont désormais attendus en début d’année 2027, au mieux. Il faut dire que, d’ici là, Apple a déjà du pain sur la planche et devrait justement lancer, en septembre prochain, un nouveau produit lui aussi attendu de longue date : son premier iPhone pliant.

Un nouveau produit, pour une nouvelle ligne de production, donc, qui ne doit rien arranger aux problèmes logistiques rencontrés par la marque, qui doit également lancer prochainement une paire de lunettes connectées. Une diversification du catalogue bienvenue, pour une marque qui n’avait pas lancé de nouveau produit depuis le Vision Pro en 2024, mais qui intervient dans un moment particulièrement complexe pour l’industrie du hardware.

Toujours est-il que la marque a les reins solides et peut notamment s’appuyer sur le succès spectaculaire de son récent MacBook Neo pour porter son prochain bilan financier, même si décalage du calendrier il y a.

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Une sonnette de vélo qui s’entend même avec des écouteurs : l’innovation de Škoda qui pourrait changer la vie des cyclistes

Les écouteurs et casques à réduction de bruit, c’est génial… sauf pour les cyclistes, qui doivent souvent ruser et parfois se mettre en danger pour éviter de percuter un piéton perdu dans sa musique, hermétiquement isolé du monde qui l’entoure. Un problème auquel a réfléchi le tchèque Škoda, qui propose aujourd’hui DuoBell, une sonnette d’un nouveau genre, capable de « percer » la réduction de bruit (ANC) des écouteurs et casques récents.

Comment fonctionne la DuoBell ?

Élaborée en partenariat avec les chercheurs de l’université de Salford (Manchester), la sonnette DuoBell ressemble, a priori, à n’importe quelle autre. À fixer sur un guidon, elle présente deux dômes en aluminium qui vont s’activer au déclenchement pour émettre un tintement aigu censé alerter autrui de notre présence. Mais, à la différence d’autres modèles du marché, la DuoBell est capable de déjouer l’ANC des écouteurs et casques perfectionnés.

Tout est affaire de rétro-ingénierie. Les chercheurs de Salford (les résultats de l’étude peuvent être téléchargés gratuitement à cette adresse) sont partis de la façon dont les produits audio à réduction de bruit fonctionnent. Certaines fréquences sont davantage bloquées que d’autres, ont-ils compris. Leurs essais ont aussi montré que, par sécurité, l’ANC avait justement un « angle mort », permettant à certaines fréquences de rester audibles, notamment en cas de danger. Il s’agit de la fréquence des 750 Hz, indique Škoda dans sa vidéo de présentation.

Jusqu’à 24 % d’accidents en plus à cause de l’ANC

La vidéo de Škoda démarre par un constat : à Londres, 54 % des casques et écouteurs vendus sont à réduction de bruit, ce qui a entraîné ces dernières années une augmentation de 24 % des collisions entre les quelque 1,5 million de cyclistes et des piétons.

Après avoir conçu de nombreux prototypes et tâtonné sur la bonne fréquence à utiliser, les équipes du fabricant automobile (dont le premier produit était un vélo) sont finalement parvenus à leurs fins. Dans un essai à l’aveugle, il apparaît que la DuoBell alerte les cyclistes jusqu’à 22 mètres avant une sonnette traditionnelle, soit avec environ cinq secondes d’avance. C’est une différence énorme pour la sûreté des piétons et des cyclistes.

La marque veut commencer à commercialiser « sa solution analogique à un problème digital », comme elle le dit si bien, prochainement, et d’abord à Londres. D’autres villes suivront – mais on ignore encore à combien sera vendue la DuoBell.

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Claude Design : c’est quoi ce nouvel outil consacré à la création d’interfaces ?

Quelques heures à peine après le coup d’envoi donné à Claude Opus 4.7, l’Américain Anthropic, premier rival d’OpenAI (ChatGPT), lance Claude Design. Une toute nouvelle boîte à outils, uniquement accessible en bêta pour le moment, qui vient marcher sur les platebandes de Figma. Voyons ce qu’elle a dans le ventre.

Qu’est-ce que Claude Design ?

Le nom de la dernière invention d’Anthropic est assez explicite : il s’agit d’un outil permettant de designer des interfaces web ou des applications, par exemple, en s’aidant de la puissance de Claude, notamment de son dernier LLM en date – Opus 4.7, justement décrit comme particulièrement efficace dans ce genre de tâches.

Tout part d’un simple prompt permettant de poser les bases du projet. Dans la vidéo de présentation de l’outil, la personne demande à Claude Design de designer une page web de visualisation de la Terre, illustrant l’interconnexion des grandes villes avec un aspect moderne. Rapidement, Claude s’exécute et le résultat s’affiche à l’écran. D’ici, il suffit de cliquer sur le bouton « Tweaks » (modifications) pour ajouter, retirer ou préciser certaines fonctions.

Une autre fonction, « Comment », permet de cibler précisément un élément de l’interface naissance pour apporter des modifications ciblées. Par exemple : ajouter un interrupteur pour mode sombre sur la fenêtre flottante à droite. Un outil aux applications impressionnantes et d’une déconcertante facilité d’utilisation.

Une intégration fine dans l’écosystème professionnel

Une fois le projet terminé sur Design, l’outil permet de l’exporter d’un clic vers différents logiciels tiers – Canva, PowerPoint, PDF, HTML, Zip… – ou de passer la main à Claude Code pour poursuivre le déploiement du projet une fois le design finalisé.

Une forme de continuité pour ce nouveau logiciel qui veut s’ajouter à l’attirail déjà utilisé au quotidien par les professionnels du développement web et d’applications – qui sont déjà nombreux·euses à avoir adopté l’IA, en particulier Claude Code.

Conscient de sa popularité auprès des pros, Anthropic accélère, ces dernières semaines, le lancement de nouveaux produits visant à leur faciliter la vie. Une approche « B2B » qui commence à rendre jaloux OpenAI, qui a récemment entamé un virage moins tourné vers le grand public et davantage vers les entreprises (autrement dit : vers les utilisateurs qui paient).

Claude Design est accessible en Preview pour les abonné·es aux formules Pro, Max et Team. Toutefois, comme le fait remarquer de manière grinçante le top commentaire sous la vidéo YouTube, « Je suis désolé, j’ai atteint ma limite d’usage [de Claude] juste en regardant cette vidéo ». Une référence aux quotas d’utilisation perçus comme de plus en plus faibles ces dernières semaines, comme pour inviter les pros à passer à des formules supérieures… et plus onéreuses (20 € par mois pour Pro, 100 € par mois pour Max).

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Honor lance une souris très particulière

Honor ne fait pas que des smartphones au rapport qualité-prix imbattable. C’est aussi, à l’image de Xiaomi, une galaxie de périphériques qui ne concernent pas seulement la mobilité. Placée sous l’égide Honor Choice (des accessoires en réalité conçus par des partenaires, mais vendus par Honor), la MouseBuds Pro pourrait trouver son public auprès du personnel de bureau.

Une souris ? Oui, mais pas seulement

La Honor Choice MouseBuds Pro se présente, d’apparence, comme une souris bureautique tout à fait classique. Disponible en version gris sombre ou dorée, elle dispose d’un design ambidextre plutôt plat, des deux boutons habituels et d’une molette de défilement. Sans fil, elle se connecte à un ordinateur (ou tout type d’appareil) en Bluetooth et se recharge à l’aide d’un port USB-C. Pas de quoi tomber à la renverse, nous direz-vous. Oui, mais il y a un mais.

Le capot de la souris peut en effet se soulever pour dévoiler une paire d’écouteurs sans fil. De conception semi-ouverte (similaire aux AirPods classiques d’Apple), ils embarquent un transducteur de 10 mm à double aimant et se connectent, eux aussi, en Bluetooth à l’appareil cible. Plus inattendu : les MouseBuds Pro offrent de la réduction de bruit (ANC) jusqu’à 30 dB, informe la marque sur son site. Un mode transparence est aussi de la partie pour rester conscient de son environnement.

Des écouteurs certifiés IP54 et donc résistants aux éclaboussures et à la poussière, offrant diverses commandes tactiles de pilotage de la lecture. Des micros sont évidemment en place et permettent de prendre et de passer des appels. Pour les recharger ? Il suffit de les glisser à nouveau dans la souris. De fait, n’imaginez pas vous promener avec. La Honor MouseBuds Pro est destinée à rester au même endroit (au bureau, par exemple) et à vous accompagner durant votre journée de travail.

Honor MouseBuds Pro

Un prix assez salé

Ce produit innovant et original est pourtant assez peu abordable. Affiché à 119,90 €, ce combo souris-écouteurs sans fil risque d’avoir du mal à trouver son public – d’autant que la souris manque cruellement de personnalisation. À 10 € d’écart avec la formidable Logitech MX Master 4, il n’y a pas photo !

Pour le lancement, Honor propose d’ajouter gratuitement au panier le dictaphone IA Honor Choice, qui permet d’enregistrer des notes vocales ou des entretiens et de laisser l’intelligence artificielle organiser les notes de façon plus claire, ou encore les résumer.

Surtout tournée vers l’audio, la gamme Honor Choice s’enrichira prochainement d’un projecteur vidéo à bas prix. On sent poindre chez Honor l’envie de se diversifier, un peu comme le fait son concurrent Xiaomi depuis des années déjà.

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Finalement, le MacBook Pro OLED prendrait (encore) du retard

Cette fois-ci, ce devait être la bonne. Il n’en sera rien, assure aujourd’hui le journaliste spécialisé Mark Gurman, dont les informations sont la plupart du temps très fiables. D’après ses sources, le nouveau MacBook Pro (parfois appelé MacBook Ultra) équipé d’un écran OLED, qui devait sortir aux alentours du mois de novembre 2026, est repoussé à une date ultérieure – sans plus de précisions.

Apple n’est pas immunisé contre les pénuries

À en croire Gurman, même le géant Apple n’est pas imperméable aux pénuries de composants qui frappent aujourd’hui toute l’industrie (et pourraient durer encore des années). Alors que l’essentiel de la production de mémoire vive et de stockage NAND (pour les SSD) est fléché vers la construction de data centers pour l’intelligence artificielle, les constructeurs de produits grand public doivent composer avec les miettes qu’on leur laisse, créant d’inévitables difficultés logistiques.

Par ailleurs, à ce jour, Apple serait dans l’incapacité de sécuriser un stock de RAM et de stockage suffisant pour assurer un bon lancement à sa nouvelle génération de MacBook Pro très haut de gamme. Notez que cela concerne aussi bien les MacBook à écran OLED que les futurs Mac Studio, également concernés par la « RAMpocalypse », comme l’appellent certains.

Un retard qui reste à confirmer, mais qui ne devrait pas étonner outre mesure les fans de la marque, qui attendent déjà depuis des années un MacBook équipé d’un écran OLED. Il faut dire que toute la concurrence sous Windows s’y est mise il y a un moment… et que même les iPad Pro d’Apple sont équipés de panneaux OLED. En sus de cette nouveauté, le MacBook « Ultra » devrait aussi se mettre au tactile et afficher la même Dynamic Island (encoche) que les iPhone récents.

Une multiplication de lancements qui ne fait qu’aggraver le problème

D’après le journaliste de Bloomberg, les MacBook Ultra et Mac Studio nouvelle génération sont désormais attendus en début d’année 2027, au mieux. Il faut dire que, d’ici là, Apple a déjà du pain sur la planche et devrait justement lancer, en septembre prochain, un nouveau produit lui aussi attendu de longue date : son premier iPhone pliant.

Un nouveau produit, pour une nouvelle ligne de production, donc, qui ne doit rien arranger aux problèmes logistiques rencontrés par la marque, qui doit également lancer prochainement une paire de lunettes connectées. Une diversification du catalogue bienvenue, pour une marque qui n’avait pas lancé de nouveau produit depuis le Vision Pro en 2024, mais qui intervient dans un moment particulièrement complexe pour l’industrie du hardware.

Toujours est-il que la marque a les reins solides et peut notamment s’appuyer sur le succès spectaculaire de son récent MacBook Neo pour porter son prochain bilan financier, même si décalage du calendrier il y a.

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Une sonnette de vélo qui s’entend même avec des écouteurs : l’innovation de Škoda qui pourrait changer la vie des cyclistes

Les écouteurs et casques à réduction de bruit, c’est génial… sauf pour les cyclistes, qui doivent souvent ruser et parfois se mettre en danger pour éviter de percuter un piéton perdu dans sa musique, hermétiquement isolé du monde qui l’entoure. Un problème auquel a réfléchi le tchèque Škoda, qui propose aujourd’hui DuoBell, une sonnette d’un nouveau genre, capable de « percer » la réduction de bruit (ANC) des écouteurs et casques récents.

Comment fonctionne la DuoBell ?

Élaborée en partenariat avec les chercheurs de l’université de Salford (Manchester), la sonnette DuoBell ressemble, a priori, à n’importe quelle autre. À fixer sur un guidon, elle présente deux dômes en aluminium qui vont s’activer au déclenchement pour émettre un tintement aigu censé alerter autrui de notre présence. Mais, à la différence d’autres modèles du marché, la DuoBell est capable de déjouer l’ANC des écouteurs et casques perfectionnés.

Tout est affaire de rétro-ingénierie. Les chercheurs de Salford (les résultats de l’étude peuvent être téléchargés gratuitement à cette adresse) sont partis de la façon dont les produits audio à réduction de bruit fonctionnent. Certaines fréquences sont davantage bloquées que d’autres, ont-ils compris. Leurs essais ont aussi montré que, par sécurité, l’ANC avait justement un « angle mort », permettant à certaines fréquences de rester audibles, notamment en cas de danger. Il s’agit de la fréquence des 750 Hz, indique Škoda dans sa vidéo de présentation.

Jusqu’à 24 % d’accidents en plus à cause de l’ANC

La vidéo de Škoda démarre par un constat : à Londres, 54 % des casques et écouteurs vendus sont à réduction de bruit, ce qui a entraîné ces dernières années une augmentation de 24 % des collisions entre les quelque 1,5 million de cyclistes et des piétons.

Après avoir conçu de nombreux prototypes et tâtonné sur la bonne fréquence à utiliser, les équipes du fabricant automobile (dont le premier produit était un vélo) sont finalement parvenus à leurs fins. Dans un essai à l’aveugle, il apparaît que la DuoBell alerte les cyclistes jusqu’à 22 mètres avant une sonnette traditionnelle, soit avec environ cinq secondes d’avance. C’est une différence énorme pour la sûreté des piétons et des cyclistes.

La marque veut commencer à commercialiser « sa solution analogique à un problème digital », comme elle le dit si bien, prochainement, et d’abord à Londres. D’autres villes suivront – mais on ignore encore à combien sera vendue la DuoBell.

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Claude Design : c’est quoi ce nouvel outil consacré à la création d’interfaces ?

Quelques heures à peine après le coup d’envoi donné à Claude Opus 4.7, l’Américain Anthropic, premier rival d’OpenAI (ChatGPT), lance Claude Design. Une toute nouvelle boîte à outils, uniquement accessible en bêta pour le moment, qui vient marcher sur les platebandes de Figma. Voyons ce qu’elle a dans le ventre.

Qu’est-ce que Claude Design ?

Le nom de la dernière invention d’Anthropic est assez explicite : il s’agit d’un outil permettant de designer des interfaces web ou des applications, par exemple, en s’aidant de la puissance de Claude, notamment de son dernier LLM en date – Opus 4.7, justement décrit comme particulièrement efficace dans ce genre de tâches.

Tout part d’un simple prompt permettant de poser les bases du projet. Dans la vidéo de présentation de l’outil, la personne demande à Claude Design de designer une page web de visualisation de la Terre, illustrant l’interconnexion des grandes villes avec un aspect moderne. Rapidement, Claude s’exécute et le résultat s’affiche à l’écran. D’ici, il suffit de cliquer sur le bouton « Tweaks » (modifications) pour ajouter, retirer ou préciser certaines fonctions.

Une autre fonction, « Comment », permet de cibler précisément un élément de l’interface naissance pour apporter des modifications ciblées. Par exemple : ajouter un interrupteur pour mode sombre sur la fenêtre flottante à droite. Un outil aux applications impressionnantes et d’une déconcertante facilité d’utilisation.

Une intégration fine dans l’écosystème professionnel

Une fois le projet terminé sur Design, l’outil permet de l’exporter d’un clic vers différents logiciels tiers – Canva, PowerPoint, PDF, HTML, Zip… – ou de passer la main à Claude Code pour poursuivre le déploiement du projet une fois le design finalisé.

Une forme de continuité pour ce nouveau logiciel qui veut s’ajouter à l’attirail déjà utilisé au quotidien par les professionnels du développement web et d’applications – qui sont déjà nombreux·euses à avoir adopté l’IA, en particulier Claude Code.

Conscient de sa popularité auprès des pros, Anthropic accélère, ces dernières semaines, le lancement de nouveaux produits visant à leur faciliter la vie. Une approche « B2B » qui commence à rendre jaloux OpenAI, qui a récemment entamé un virage moins tourné vers le grand public et davantage vers les entreprises (autrement dit : vers les utilisateurs qui paient).

Claude Design est accessible en Preview pour les abonné·es aux formules Pro, Max et Team. Toutefois, comme le fait remarquer de manière grinçante le top commentaire sous la vidéo YouTube, « Je suis désolé, j’ai atteint ma limite d’usage [de Claude] juste en regardant cette vidéo ». Une référence aux quotas d’utilisation perçus comme de plus en plus faibles ces dernières semaines, comme pour inviter les pros à passer à des formules supérieures… et plus onéreuses (20 € par mois pour Pro, 100 € par mois pour Max).

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Honor lance une souris très particulière

Honor ne fait pas que des smartphones au rapport qualité-prix imbattable. C’est aussi, à l’image de Xiaomi, une galaxie de périphériques qui ne concernent pas seulement la mobilité. Placée sous l’égide Honor Choice (des accessoires en réalité conçus par des partenaires, mais vendus par Honor), la MouseBuds Pro pourrait trouver son public auprès du personnel de bureau.

Une souris ? Oui, mais pas seulement

La Honor Choice MouseBuds Pro se présente, d’apparence, comme une souris bureautique tout à fait classique. Disponible en version gris sombre ou dorée, elle dispose d’un design ambidextre plutôt plat, des deux boutons habituels et d’une molette de défilement. Sans fil, elle se connecte à un ordinateur (ou tout type d’appareil) en Bluetooth et se recharge à l’aide d’un port USB-C. Pas de quoi tomber à la renverse, nous direz-vous. Oui, mais il y a un mais.

Le capot de la souris peut en effet se soulever pour dévoiler une paire d’écouteurs sans fil. De conception semi-ouverte (similaire aux AirPods classiques d’Apple), ils embarquent un transducteur de 10 mm à double aimant et se connectent, eux aussi, en Bluetooth à l’appareil cible. Plus inattendu : les MouseBuds Pro offrent de la réduction de bruit (ANC) jusqu’à 30 dB, informe la marque sur son site. Un mode transparence est aussi de la partie pour rester conscient de son environnement.

Des écouteurs certifiés IP54 et donc résistants aux éclaboussures et à la poussière, offrant diverses commandes tactiles de pilotage de la lecture. Des micros sont évidemment en place et permettent de prendre et de passer des appels. Pour les recharger ? Il suffit de les glisser à nouveau dans la souris. De fait, n’imaginez pas vous promener avec. La Honor MouseBuds Pro est destinée à rester au même endroit (au bureau, par exemple) et à vous accompagner durant votre journée de travail.

Honor MouseBuds Pro

Un prix assez salé

Ce produit innovant et original est pourtant assez peu abordable. Affiché à 119,90 €, ce combo souris-écouteurs sans fil risque d’avoir du mal à trouver son public – d’autant que la souris manque cruellement de personnalisation. À 10 € d’écart avec la formidable Logitech MX Master 4, il n’y a pas photo !

Pour le lancement, Honor propose d’ajouter gratuitement au panier le dictaphone IA Honor Choice, qui permet d’enregistrer des notes vocales ou des entretiens et de laisser l’intelligence artificielle organiser les notes de façon plus claire, ou encore les résumer.

Surtout tournée vers l’audio, la gamme Honor Choice s’enrichira prochainement d’un projecteur vidéo à bas prix. On sent poindre chez Honor l’envie de se diversifier, un peu comme le fait son concurrent Xiaomi depuis des années déjà.

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iPhone 17e vs Samsung Galaxy S25 FE : comment choisir le meilleur smartphone premium accessible ?

L'iPhone 17e et le Galaxy S25 FE de Samsung sont des rivaux évidents. Mais, indépendamment de vos préférences envers iOS ou Android, comment se défendent-ils sur la partie technique ? On les compare pour vous aider à choisir !
 [Lire la suite]
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Voici comment désactiver les Shorts sur YouTube

Le temps que vous passez sur YouTube vous inquiète, et les Shorts (ces vidéos verticales courtes, façon TikTok ou Reels) n’arrangent rien à l’histoire ? La nouvelle fonctionnalité de Google peut vous être utile. Si elle ne fait pas disparaître l’onglet Shorts de l’application pour smartphones, elle empêche d’y accéder (mais met votre détermination à rude épreuve). Explications.

YouTube améliore son outil de gestion du temps

Lancée en octobre dernier, la fonctionnalité de gestion du temps d’écran sur YouTube était perfectible sur bien des aspects. Jusqu’alors, la limite la plus basse était de 15 minutes quotidiennes. Pour les personnes qui se considèrent comme accros à leur téléphone, cela peut déjà être trop et continuer de titiller les mécanismes d’addiction, ainsi que le circuit de dopamine sur lequel est basé l’algorithme de recommandation.

Cette semaine, Google améliore sa formule. Désormais, un panneau permet de sélectionner la limite « 0 minute », empêchant tout simplement de pouvoir visionner le moindre Short sur l’application YouTube. Voici comment l’activer.

  • Sur votre smartphone, ouvrez l’application YouTube.
  • Sélectionnez votre profil en bas à droite, puis la roue crantée en haut à droite.
  • Tapez « Gestion du temps ».
  • En bas du menu, trouvez « Limites quotidiennes », et activez « Limite du flux Shorts ».
  • Choisissez la durée souhaitée entre 0 minute et 2 heures.

Attention, ce réglage n’est pas partagé entre le smartphone et l’ordinateur ! Même si l’utilisateur est connecté à son compte, il reste possible de doom scroller sur la version web de YouTube et de consulter des shorts.

Réglages youtube shorts
Le nouveau réglage permet de désactiver la consultation de shorts.

L’onglet Shorts reste actif

Bien que l’on puisse imaginer que désactiver les Shorts sur l’application YouTube fasse disparaître ces vidéos courtes du flux, il n’en est rien. Même avec une limite fixée sur 0, l’onglet Shorts reste en place et des vidéos continuent de vous être proposées sur votre page d’accueil. Ce que ça change alors ? Si vous cliquez dessus pour accéder à la vidéo, une fenêtre popup vous avertit que votre temps d’écran quotidien est écoulé… et vous propose d’outrepasser cette limite pour aujourd’hui. Il va falloir être fort pour résister.

Ce changement dans le réglage de gestion du temps d’écran arrive quelques semaines après un revers majeur pour Google et Meta (Instagram), qui ont été reconnus coupables de façonner leurs algorithmes de recommandations afin de créer des mécanismes d’addiction, notamment chez les plus jeunes. Une décision de justice évidemment contestée par les deux géants du Web, qui vont faire appel.

Quand bien même Google et Meta finiraient par avoir gain de cause, on ne peut que se réjouir de ce nouveau réglage qui permettra, peut-être, à certain·es de décoller plus facilement le nez de leur écran.

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Il n’a fallu que 2 minutes pour pirater la nouvelle appli de vérification d’âge de l’UE

Présentée en grande pompe le 15 avril dernier par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, l’application européenne de vérification d’âge n’a pas tenu plus de 120 secondes face à des hackers. C’est le chercheur en cybersécurité Paul Moore qui en fait la démonstration sur son compte X, pointant des erreurs d’amateur.

“Les normes de confidentialité les plus élevées au monde”

Vingt-quatre heures après le lever de rideau sur Age Verification (c’est son nom), les déclarations de la présidente de la Commission ont déjà mal vieilli. Alors qu’Ursula von der Leyen vantait le caractère open source d’une application qui « cochait toutes les cases » en offrant « les normes de confidentialité les plus élevées au monde », Paul Moore a déniché une faille critique permettant à des acteurs malveillants d’accéder à l’espace sécurisé de l’application en moins de deux minutes.

Le chercheur explique, preuve à l’appui, que la création d’un code PIN au premier démarrage de l’application n’est pas sécurisée. Le fichier où est inscrit le code est stocké dans le smartphone et peut être manipulé pour outrepasser l’authentification. Par conséquent, n’importe qui peut s’inviter dans l’espace « sécurisé » d’Age Verification et donc accéder aux données d’identité de la personne à qui appartient le smartphone. De fait, cette intrusion peut aussi servir à passer la vérification d’âge sur les sites où elle sera prochainement demandée.

Et si l’on préfère l’authentification biométrique (Face ID ou scan de l’empreinte) à un code PIN, alors ? Même constat. Une simple ligne de code, indiquant à l’application de ne pas vérifier la biométrie de l’utilisateur, permet de contourner le système.

Hacking the #EU #AgeVerification app in under 2 minutes.

During setup, the app asks you to create a PIN. After entry, the app *encrypts* it and saves it in the shared_prefs directory.

1. It shouldn't be encrypted at all – that's a really poor design.
2. It's not… https://t.co/z39qBdclC2 pic.twitter.com/FGRvWtWzaZ

— Paul Moore – Security Consultant  (@Paul_Reviews) April 16, 2026

Encore beaucoup de travail

Voilà donc l’application imaginée par les dirigeants européens pour « protéger les enfants sur Internet ». Une vérification d’âge à laquelle, il faut le rappeler, tous les internautes devront de fait se soumettre, les obligeant donc à potentiellement stocker des données sensibles dans une application tierce – fût-elle celle présentée par l’Union européenne.

Autant l’écrire : depuis que la vérification d’âge est devenue une idée fixe pour les gouvernements, rien ne se passe comme prévu. D’abord inaugurée au Royaume-Uni, elle a déjà conduit à des fuites de données massives, notamment du côté du réseau social Discord. En Australie, alors que les adolescents de moins de 16 ans n’ont plus le droit d’accéder à certains sites web et réseaux sociaux, ils se sont simplement dirigés vers des applications moins surveillées, mais également plus douteuses (ruinant, de fait, l’objet même de cette politique censée les protéger sur le Web). Et n’évoquons même pas ces systèmes de vérification d’âge facilement trompés par l’apparence d’un personnage de jeu vidéo.

Si le projet de la Commission européenne est noble (proposer une application souveraine, open source, servant de base aux projets de vérification de l’âge en Europe) et permet de s’éloigner des solutions américaines clé en main (comme le très controversé Persona, proche du géant de la cybersurveillance Palantir), il faut se rendre à l’évidence : en l’état, on se dirige surtout vers une catastrophe en matière de cybersécurité. « Cette appli est une blague », ponctue Paul Moore.

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Voici comment désactiver les Shorts sur YouTube

Le temps que vous passez sur YouTube vous inquiète, et les Shorts (ces vidéos verticales courtes, façon TikTok ou Reels) n’arrangent rien à l’histoire ? La nouvelle fonctionnalité de Google peut vous être utile. Si elle ne fait pas disparaître l’onglet Shorts de l’application pour smartphones, elle empêche d’y accéder (mais met votre détermination à rude épreuve). Explications.

YouTube améliore son outil de gestion du temps

Lancée en octobre dernier, la fonctionnalité de gestion du temps d’écran sur YouTube était perfectible sur bien des aspects. Jusqu’alors, la limite la plus basse était de 15 minutes quotidiennes. Pour les personnes qui se considèrent comme accros à leur téléphone, cela peut déjà être trop et continuer de titiller les mécanismes d’addiction, ainsi que le circuit de dopamine sur lequel est basé l’algorithme de recommandation.

Cette semaine, Google améliore sa formule. Désormais, un panneau permet de sélectionner la limite « 0 minute », empêchant tout simplement de pouvoir visionner le moindre Short sur l’application YouTube. Voici comment l’activer.

  • Sur votre smartphone, ouvrez l’application YouTube.
  • Sélectionnez votre profil en bas à droite, puis la roue crantée en haut à droite.
  • Tapez « Gestion du temps ».
  • En bas du menu, trouvez « Limites quotidiennes », et activez « Limite du flux Shorts ».
  • Choisissez la durée souhaitée entre 0 minute et 2 heures.

Attention, ce réglage n’est pas partagé entre le smartphone et l’ordinateur ! Même si l’utilisateur est connecté à son compte, il reste possible de doom scroller sur la version web de YouTube et de consulter des shorts.

Réglages youtube shorts
Le nouveau réglage permet de désactiver la consultation de shorts.

L’onglet Shorts reste actif

Bien que l’on puisse imaginer que désactiver les Shorts sur l’application YouTube fasse disparaître ces vidéos courtes du flux, il n’en est rien. Même avec une limite fixée sur 0, l’onglet Shorts reste en place et des vidéos continuent de vous être proposées sur votre page d’accueil. Ce que ça change alors ? Si vous cliquez dessus pour accéder à la vidéo, une fenêtre popup vous avertit que votre temps d’écran quotidien est écoulé… et vous propose d’outrepasser cette limite pour aujourd’hui. Il va falloir être fort pour résister.

Ce changement dans le réglage de gestion du temps d’écran arrive quelques semaines après un revers majeur pour Google et Meta (Instagram), qui ont été reconnus coupables de façonner leurs algorithmes de recommandations afin de créer des mécanismes d’addiction, notamment chez les plus jeunes. Une décision de justice évidemment contestée par les deux géants du Web, qui vont faire appel.

Quand bien même Google et Meta finiraient par avoir gain de cause, on ne peut que se réjouir de ce nouveau réglage qui permettra, peut-être, à certain·es de décoller plus facilement le nez de leur écran.

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Il n’a fallu que 2 minutes pour pirater la nouvelle appli de vérification d’âge de l’UE

Présentée en grande pompe le 15 avril dernier par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, l’application européenne de vérification d’âge n’a pas tenu plus de 120 secondes face à des hackers. C’est le chercheur en cybersécurité Paul Moore qui en fait la démonstration sur son compte X, pointant des erreurs d’amateur.

“Les normes de confidentialité les plus élevées au monde”

Vingt-quatre heures après le lever de rideau sur Age Verification (c’est son nom), les déclarations de la présidente de la Commission ont déjà mal vieilli. Alors qu’Ursula von der Leyen vantait le caractère open source d’une application qui « cochait toutes les cases » en offrant « les normes de confidentialité les plus élevées au monde », Paul Moore a déniché une faille critique permettant à des acteurs malveillants d’accéder à l’espace sécurisé de l’application en moins de deux minutes.

Le chercheur explique, preuve à l’appui, que la création d’un code PIN au premier démarrage de l’application n’est pas sécurisée. Le fichier où est inscrit le code est stocké dans le smartphone et peut être manipulé pour outrepasser l’authentification. Par conséquent, n’importe qui peut s’inviter dans l’espace « sécurisé » d’Age Verification et donc accéder aux données d’identité de la personne à qui appartient le smartphone. De fait, cette intrusion peut aussi servir à passer la vérification d’âge sur les sites où elle sera prochainement demandée.

Et si l’on préfère l’authentification biométrique (Face ID ou scan de l’empreinte) à un code PIN, alors ? Même constat. Une simple ligne de code, indiquant à l’application de ne pas vérifier la biométrie de l’utilisateur, permet de contourner le système.

Hacking the #EU #AgeVerification app in under 2 minutes.

During setup, the app asks you to create a PIN. After entry, the app *encrypts* it and saves it in the shared_prefs directory.

1. It shouldn't be encrypted at all – that's a really poor design.
2. It's not… https://t.co/z39qBdclC2 pic.twitter.com/FGRvWtWzaZ

— Paul Moore – Security Consultant  (@Paul_Reviews) April 16, 2026

Encore beaucoup de travail

Voilà donc l’application imaginée par les dirigeants européens pour « protéger les enfants sur Internet ». Une vérification d’âge à laquelle, il faut le rappeler, tous les internautes devront de fait se soumettre, les obligeant donc à potentiellement stocker des données sensibles dans une application tierce – fût-elle celle présentée par l’Union européenne.

Autant l’écrire : depuis que la vérification d’âge est devenue une idée fixe pour les gouvernements, rien ne se passe comme prévu. D’abord inaugurée au Royaume-Uni, elle a déjà conduit à des fuites de données massives, notamment du côté du réseau social Discord. En Australie, alors que les adolescents de moins de 16 ans n’ont plus le droit d’accéder à certains sites web et réseaux sociaux, ils se sont simplement dirigés vers des applications moins surveillées, mais également plus douteuses (ruinant, de fait, l’objet même de cette politique censée les protéger sur le Web). Et n’évoquons même pas ces systèmes de vérification d’âge facilement trompés par l’apparence d’un personnage de jeu vidéo.

Si le projet de la Commission européenne est noble (proposer une application souveraine, open source, servant de base aux projets de vérification de l’âge en Europe) et permet de s’éloigner des solutions américaines clé en main (comme le très controversé Persona, proche du géant de la cybersurveillance Palantir), il faut se rendre à l’évidence : en l’état, on se dirige surtout vers une catastrophe en matière de cybersécurité. « Cette appli est une blague », ponctue Paul Moore.

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Anthropic lance Claude Opus 4.7 et reprend la couronne de l’IA la plus performante

La course à l’intelligence artificielle la plus performante n’est pas près de prendre fin. Dans un contexte plus compétitif que jamais, Anthropic lance Claude Opus 4.7, son modèle de langage (LLM) le plus impressionnant, deux mois seulement après la publication d’Opus 4.6, qui restait encore aujourd’hui une référence, notamment en développement.

La meilleure IA du marché ?

Comme c’est désormais la coutume lors de la sortie d’un nouveau LLM, Anthropic sort l’artillerie lourde avec un tableau récapitulant les résultats de sa nouvelle IA sur les différents benchmarks du marché. Sans grande surprise, Claude Opus 4.7 repart en tête dans quasiment tous les tests. Il dépasse d’ailleurs assez nettement Gemini 3.1 Pro pour le développement agentique et signe des progrès importants en analyse financière.

Claude Opus 4.7
Les résultats de Claude Opus 4.7 sur les différents benchmarks du marché.

Tous ces chiffres pour dire : « On est les plus forts », et remettre une pièce dans la machine. Comme d’habitude, la publication d’un modèle novateur pousse la concurrence à ne pas trop tarder à riposter. On s’attend à ce que Google et OpenAI dégainent dans les prochaines semaines une nouvelle version de leurs LLM respectifs et clament, à leur tour, « On est les plus forts ».

Pourquoi ça ne vous concerne sans doute pas vraiment

Si Anthropic est une entreprise méconnue du grand public, c’est qu’elle oriente depuis toujours sa communication à destination des pros (vers lesquels lorgne désormais aussi OpenAI, qui n’arrive pas à dégager suffisamment d’argent avec ses produits grand public). Opus 4.7 est, comme on le voit dans le tableau ci-dessus, un modèle qui a de quoi faire saliver les développeurs et programmeurs, mais dont les utilisateurs lambda ne verront sans doute pas l’apport, face à Sonnet 4.6 – le modèle grand public de Claude.

Cependant, il y a toujours un effet de ruissellement dans l’IA. Les modèles les plus perfectionnés permettent aux ingénieurs d’apporter aux modèles « inférieurs » de nouvelles capacités et de réduire également leur empreinte énergétique. On fait autant, mais mieux, en quelque sorte. Comme c’est la règle chez Anthropic, Sonnet 4.7 ne devrait également pas trop tarder et pourrait récupérer certaines des spécificités d’Opus pour se montrer plus utile encore aux internautes le préférant à ChatGPT ou Gemini.

Anthropic fait beaucoup parler ces derniers temps en raison des inquiétudes entourant son projet Claude Mythos : une superintelligence artificielle dont la version préliminaire aurait, pour résumer grossièrement, déniché des failles de cybersécurité absolument majeures sur à peu près toutes les infrastructures web du monde. Un grand pouvoir… qui implique de grandes responsabilités, comme le dit l’adage. Aussi, en attendant de savoir comment bien « vendre » Mythos, Anthropic précise d’emblée qu’Opus 4.7 n’est pas un modèle dédié à la cybersécurité.

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