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Prise en main du Realme 16 Pro+ : 2 gros atouts dans la manche pour ce smartphone abordable

Le marché des smartphones de milieu de gamme est le terrain de jeu favori de Realme. Il s’agit d’un segment particulièrement convoité ces derniers temps et les marques s’y livrent une concurrence féroce. C’est dans ce contexte de guerre ouverte que Realme lance son nouveau 16 Pro+.

Il s’agit de nouveau d’un smartphone dont la marque affirme qu’il est capable de rivaliser avec des références établies comme le Google Pixel 10a, le Samsung Galaxy A57, les Nothing Phone 4a/4a Pro et la ribambelle de Xiaomi dans cette zone tarifaire. Le concept du nouveau venu tient en quelques mots : un capteur principal de 200 mégapixels, un téléobjectif dédié, une batterie massive de 7 000 mAh et un design signé Naoto Fukasawa. Une recette séduisante sur le papier. Voyons si elle tient ses promesses à l’usage.

Test Realme 16 Pro+

Avant de poursuivre, notez que le Realme 16 Pro+ est commercialisé en deux configurations. Au lancement, la version 8/256 Go s’affiche au prix public conseillé de 529 euros, tandis que celle en 12/512 Go atteint 599 euros.

Sans surprise en 2026, le chargeur rapide n’est pas fourni dans la boîte. Vous y trouverez tout de même un câble USB-C vers USB-A, une coque en silicone transparente, l’outil d’extraction SIM et la notice.

Le design et l’ergonomie

Pour ce 16 Pro+, Realme a de nouveau fait appel au designer japonais Naoto Fukasawa, déjà à l’œuvre sur les GT 2 Pro et GT Master Edition. Son travail se concentre ici sur les matériaux. Le dos est ainsi recouvert d’un silicone organique biosourcé d’après la marque et fabriqué à partir de paille végétale. Sous les doigts, la sensation se révèle très agréable. C’est doux, ça ne glisse pas et ça résiste remarquablement bien aux traces de doigts.

Test Realme 16 Pro+

Le coloris Gris Profond de notre exemplaire de test s’avère aussi sobre qu’élégant, tandis que le Master Gold confère à l’appareil un aspect presque luxueux, sans tomber dans l’excès. Quant à la durabilité de cette finition dans le temps, difficile de se prononcer après quelques semaines d’usage seulement.

Test Realme 16 Pro+

Le bloc photo arrière s’intègre dans la continuité du dos grâce à une pente douce et une platine carrée polie façon miroir. Le résultat est élégant. Posé à plat, le smartphone reste assez stable malgré la légère surélévation du module. L’écran incurvé sur les quatre bords adoucit de son côté les tranches.

Test Realme 16 Pro+

Les dimensions restent raisonnables pour un 6,8 pouces, avec 162,5×76,3 mm, pour 8,49 mm d’épaisseur et environ 200 grammes sur la balance. Ce n’est certes pas le plus fin du marché, mais la prise en main demeure confortable. Un autre bon point est à aller chercher du côté de la certification IP68/IP69K, assez rare à ce niveau de prix. Elle garantit une résistance à l’immersion et même aux jets d’eau sous pression. Même si soumettre l’appareil à un nettoyage au Kärcher n’est sans doute pas la meilleure des idées.

Test Realme 16 Pro+

Il y a tout de même deux (petits) bémols ergonomiques à signaler. D’abord, le lecteur d’empreintes optique placé sous la dalle, que nous trouvons positionné un peu trop bas. On finit par s’y habituer. En revanche, le moteur haptique nous a davantage irrités sur la durée. Ses vibrations manquent clairement de finesse et évoquent plutôt celles d’un smartphone d’entrée de gamme.

L’écran

L’affichage est confié à une dalle AMOLED LTPS de 6,8 pouces, pour une définition de 1 280×2 800 pixels (environ 450 ppp). Le taux de rafraîchissement grimpe jusqu’à 144 Hz, même si en pratique nous n’avons que rarement dépassé les 120 Hz lors de notre utilisation. Notez que la technologie LTPS, moins coûteuse que le LTPO, ne permet pas de descendre à 1 Hz. La dalle fonctionne donc par paliers (60, 90, 120, 144 Hz), ce qui pèse un peu sur la consommation en mode Always On.

Test Realme 16 Pro+

Côté luminosité, Realme annonce un pic à 6 500 nits. Cette valeur correspond à une mesure très localisée en pic HDR. Nous attendrons les résultats de notre Labo Fnac avant de nous prononcer sur les performances de cette luminosité, et de l’écran en général d’ailleurs. Ce que nous pouvons d’ores et déjà vous dire, c’est qu’à l’œil nu, cet afficheur ne pose aucun problème de lisibilité, tant en intérieur qu’en extérieur d’ailleurs.

La colorimétrie se montre de son côté plutôt juste. En mode naturel, traditionnellement le plus juste en matière de rendu des couleurs, la température semble tirer très légèrement vers le chaud.

Les performances

Sous le capot, on retrouve le Snapdragon 7 Gen 4 de Qualcomm, gravé en 4 nm. La puce est associée à 12 Go de RAM LPDDR5X et 512 Go de stockage UFS 3.1 sur notre modèle de test. Le GPU est un Adreno 722. Sur le papier, c’est un ensemble cohérent pour un smartphone positionné juste en dessous du haut de gamme.

En benchmarks, les résultats varient un peu selon les versions des outils utilisés, mais tournent globalement autour de 1 300 points en monocœur et 4 000 points en multicœurs sur Geekbench 6. Le score AnTuTu oscille quant à lui entre 875 000 et 1 400 000 points selon la version du benchmark (v10 ou v11). En 3D (Wild Life Extreme), le GPU affiche un peu plus de 2 000 points. Des chiffres corrects, sans être foudroyants pour un smartphone à ce tarif.

D’après nos observations, Realme a volontairement choisi de brider légèrement les fréquences du processeur. Avec un objectif clair : limiter la chauffe et préserver l’autonomie. Au quotidien, ce choix se traduit par une fluidité sans reproche dans la navigation, les applications de messagerie, la consultation web et le multitâche courant. L’interface ne souffre d’aucun ralentissement perceptible.

Test Realme 16 Pro+

En revanche, ce n’est pas la même chanson pour le jeu vidéo. Nous avons évidemment testé l’appareil avec les titres les plus gourmands et les plus populaires du moment. Sur Genshin Impact en qualité maximale, le framerate oscille entre 50 et 60 i/s, avec des chutes ponctuelles sous les 50 i/s. Fortnite en mode 60 i/s et qualité élevée tourne entre 50 et 60 i/s, avec parfois quelques baisses plus marquées. Même chose pour Call of Duty Mobile qui tourne correctement dans ses réglages les plus élevés, mais qui n’est pas non plus d’une fluidité à toute épreuve et pousse clairement le téléphone dans ses retranchements. Le résultat est dans l’ensemble convaincant pour un usage occasionnel, mais les joueurs assidus risquent de trouver cela un peu juste.

Après une trentaine de minutes de jeu intensif, la chaleur devient perceptible, mais jamais gênante. La gestion thermique fonctionne donc bien et la chambre à vapeur remplit son rôle. D’autant que le dos en silicone atténue la sensation de chaleur.

Puisque nous en sommes à parler des performances, évoquons aussi celles qui ne sont pas directement liées au processeur ou à la puce graphique. Nous avons en effet été assez déçus de constater que le port USB-C n’est qu’au standard 2.0, ce qui rend les transferts de fichiers volumineux assez pénibles. Quant au Wifi, il se limite à la norme 6, alors que le Wifi 6e aurait été le bienvenu à ce tarif.

L’interface utilisateur

Une fois le smartphone allumé, c’est Android 16 avec la surcouche Realme UI 7.0 qui accueille l’utilisateur. Si vous avez déjà manipulé un smartphone Oppo ou OnePlus récent, vous serez en terrain connu. L’interface est en effet quasi identique à ColorOS. Ce qui est loin d’être une mauvaise nouvelle, car cette surcouche est l’une des plus abouties du marché Android. Elle croule en effet sous les options de personnalisation (thèmes dynamiques, fonds d’écran avec profondeur de champ, dossiers en grande taille sur l’accueil, gestes de raccourci variés). Pour ne rien gâter, la navigation se montre très fluide.

Test Realme 16 Pro+

Un point noir récurrent chez Realme s’invite de nouveau dans ce smartphone, à savoir les applications préinstallées. Au premier démarrage, nous avons dû faire le ménage parmi les apps partenaires (Temu, TikTok, Netflix, Booking, AliExpress, quelques jeux…). Cela n’a rien de dramatique toutefois, dans la mesure où elles se désinstallent sans aucune difficulté. Cependant, c’est toujours du temps perdu pour rien.

Test Realme 16 Pro+

Passons maintenant à un sujet très tendance : l’intelligence artificielle. Il ne vous aura sans doute pas échappé qu’elle occupe une place de plus en plus importante dans nos smartphones. Le Realme 16 Pro+ n’échappe pas au phénomène. Contrairement à d’autres concurrents, la marque a su doser et injecter l’IA intelligemment. D’abord, l’ensemble est regroupé sous la bannière NEXTAI.

On en trouve dans la retouche photo, avec le « Génie de la modification IA », propulsé par le modèle Nano de Google, qui permet d’énoncer des requêtes textuelles pour transformer ses clichés : changer l’arrière-plan, rhabiller un sujet, modifier des détails. Le résultat est souvent bluffant… et parfois approximatif. La gomme IA et la suppression des reflets fonctionnent bien. Un entraîneur de jeu IA dispense des conseils en temps réel sur trois titres. Il s’agit là d’un gadget qui amusera un peu certains, sans plus.

Côté suivi, Realme annonce cinq ans de mises à jour Android et six ans de correctifs de sécurité. C’est dans la moyenne du marché, mais en retrait par rapport aux cadors comme Samsung ou Google qui font mieux avec sept ans.

Photo et vidéo

Le module photo du Realme 16 Pro+ repose sur trois capteurs arrière. Le principal embarque un Samsung ISOCELL HP5 de 200 mégapixels (1/1,56″, f/1,8) avec stabilisation optique. Le téléobjectif utilise un Samsung ISOCELL JN5 de 50 mégapixels (zoom optique x3,5, f/2,8, OIS). L’ultra grand-angle se contente d’un capteur de 8 mégapixels (f/2,2, 112-115°). En façade, un capteur de 50 mégapixels (f/2,4) sans autofocus assure les selfies.

De jour, le capteur principal livre des clichés d’une qualité que nous n’attendions pas à ce niveau de prix. Le piqué est très bon, les couleurs sont fidèles et la plage dynamique gère correctement les écarts entre zones d’ombre et de lumière. Le mode 200 Mpx produit des fichiers volumineux, sans gain flagrant de détails à l’écran du smartphone. En revanche, le zoom numérique x2 (recadrage dans le capteur principal) donne des résultats remarquables, quasi indiscernables d’une photo plein capteur.

Test Realme 16 Pro+

Le téléobjectif x3,5 constitue lui aussi l’une des bonnes surprises de ce test. Les images sont nettes, détaillées, avec une colorimétrie cohérente par rapport au capteur principal. Le mode portrait tire particulièrement parti de cette focale de 80 mm, avec un détourage précis, un bokeh progressif et des teintes de peau bien respectées. Le zoom reste exploitable jusqu’à x7, voire x10 si l’on n’est pas trop exigeant. Au-delà, le lissage devient trop visible. Enfin, le zoom maximal de x120 relève davantage du gadget que de l’outil photographique.

De son côté, l’ultra grand-angle est, sans surprise, le maillon faible de l’ensemble. Avec seulement 8 mégapixels, le manque de piqué se fait sentir dès que l’on zoome dans l’image. De jour, les clichés restent lisibles et les déformations bien corrigées en périphérie. Dès que la lumière baisse, les résultats chutent nettement. En mode nocturne, ce capteur montre cruellement ses limites.

Test Realme 16 Pro+

Justement, lorsque la lumière vient à manquer, le capteur principal s’en sort avec les honneurs. Son mode nuit gère bien les sources lumineuses artificielles, conserve des couleurs fidèles et produit des images suffisamment détaillées pour un smartphone dans cette zone tarifaire. Le traitement logiciel a certes parfois tendance à trop éclaircir la scène, mais le résultat global reste très satisfaisant. Le téléobjectif perd quant à lui logiquement en précision après le coucher du soleil, tout en maintenant une lisibilité correcte jusqu’au zoom x3,5.

Test Realme 16 Pro+

La caméra frontale de 50 mégapixels produit des selfies détaillés en journée, avec un mode portrait efficace et un détourage fin. Quand la lumière baisse, le traitement numérique lisse davantage la peau, ce qui peut dénaturer un peu le résultat.

En vidéo, le Realme 16 Pro+ filme jusqu’en 4K à 60 i/s sur le capteur principal et le téléobjectif. L’image est détaillée de jour, avec notamment une belle gestion des contrastes.

L’autonomie et la recharge

C’est sans aucun doute ici que le Realme 16 Pro+ se démarque le plus de la concurrence. Il débarque en effet avec une énorme batterie de 7 000 mAh silicium-carbone, qui offre une excellente endurance. En usage mixte (navigation, messagerie, réseaux sociaux, un peu de photo, streaming ponctuel), nous avons systématiquement atteint les deux jours complets sans chercher de prise électrique. Lors des journées plus intenses, mêlant jeu, GPS sur le scooter, scroll sur les réseaux sociaux et sessions de streaming vidéo prolongées, la batterie a tenu largement la journée avec encore environ 25 à 30 % à l’heure d’aller au lit.

Test Realme 16 Pro+

Du côté de la recharge, c’est en revanche un peu moins folichon. Le smartphone est certes compatible 80 W, mais uniquement avec le chargeur SuperVOOC dédié… non fourni, rappelons-le. Avec ce dernier, vous pouvez viser un passage de 0 à 50 % en un peu moins de trente minutes, et une charge complète en un peu plus d’une heure. Comme il y a fort à parier que peu d’acquéreurs du 16 Pro+ vont se fendre d’une cinquantaine d’euros supplémentaires pour se procurer ce chargeur SuperVOOC dédié, les temps de recharge devraient être significativement plus longs pour la majorité des utilisateurs.

Enfin, gardez à l’esprit que ce modèle ne propose aucune charge sans fil. Il s’agit d’un choix assumé par Realme, qui privilégie la capacité de la batterie et le tarif.

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Test du Bissell SpotClean C9 Pro : le détacheur textile qui va droit au but

Commençons par enfoncer une porte ouverte : un aspirateur classique, aussi puissant soit-il, ne peut pas grand-chose contre une tache de café incrustée dans un coussin de canapé ou une traînée de boue séchée sur un tapis. C’est précisément le créneau sur lequel Bissell positionne son SpotClean C9 Pro, un nettoyeur textile portable qui fonctionne par injection-extraction. Le principe n’a rien de nouveau bien sûr. On pulvérise une solution nettoyante, on frotte mécaniquement la surface, puis on aspire l’eau sale. Rien de nouveau sous le soleil, donc, mais Bissell promet quelques petits raffinements qui pourraient bien démarquer son SpotClean C9 Pro du lot. Nous l’avons donc mis à l’épreuve sur différentes surfaces, pour vérifier ce qu’il avait réellement dans le ventre.

Le design et la construction

Première impression en déballant l’appareil : on n’est pas face à un petit accessoire qu’on rangera dans un tiroir. Le C9 Pro affiche un gabarit intermédiaire pour sa catégorie, à peu près celui d’un aspirateur à main costaud, en un peu plus volumineux. C’est clairement le genre de machine qu’on sort du placard quand il y a une vraie tache à traiter, pas pour éponger trois gouttes d’eau.

Test du Bissell SpotClean C9 Pro

Côté conception, tout est pensé autour de la séparation eau propre/eau sale. Le réservoir d’eau propre affiche 1,7 litre de contenance, celui d’eau sale 1,5 litre. Dans la pratique, cela permet de traiter plusieurs zones à la suite sans devoir vider et remplir l’ensemble toutes les cinq minutes. Ce qui est franchement appréciable quand on s’attaque à un canapé entier ou à un escalier recouvert de moquette. Le flexible mesure de son côté 1,5 mètre et le câble d’alimentation atteint 4,6 mètres, ce qui laisse une marge de manœuvre correcte pour travailler sans déplacer la base en permanence.

Le design n’a rien de spectaculaire, mais se montre assez plaisant. Tout est fonctionnel, sobre et l’ensemble dégage une belle impression d’outil conçu pour faire son travail sans chichis. On apprécie aussi tout particulièrement le fait que les réservoirs se retirent facilement. Un point qui compte beaucoup à l’usage.

Test du Bissell SpotClean C9 Pro

Prise en main et ergonomie

Bissell n’en est pas à son coup d’essai en matière de détacheur et l’expérience du fabricant se ressent dans l’ergonomie. L’appareil se prend en main sans difficulté particulière et la logique d’utilisation est immédiate. On remplit le réservoir d’eau propre avec la solution Bissell fournie, on branche, on choisit son niveau de nettoyage et on attaque. Deux modes sont proposés, avec un mode standard pour l’entretien courant et un mode plus appuyé pour les salissures récalcitrantes. La bascule entre les deux se montre très simple.

Notez au passage que le C9 Pro intègre un système de rinçage du tuyau après usage. Sur ce type de machine, c’est loin d’être un détail. Quiconque a déjà utilisé un injecteur-extracteur sait à quel point le nettoyage post-utilisation peut être fastidieux, avec des odeurs qui s’installent vite si le flexible n’est pas correctement rincé. Ici, Bissell a manifestement réussi à simplifier cette corvée. Ce qui se révèle très appréciable à l’usage !

Il y a tout de même un bémol, qui est à aller chercher du côté du poids. Réservoir vide, ça reste gérable, mais une fois rempli, l’ensemble prend du lest et la sensation de portabilité s’émousse un peu. On n’est clairement pas sur un appareil que l’on bouge d’une pièce à l’autre sans y penser. C’est un outil de nettoyage localisé, pas un compagnon nomade. Il faut le savoir avant l’achat.

L’efficacité du nettoyage

Bien sûr, le plus important pour ce genre de produit est avant tout son efficacité. Dans ce domaine, le C9 Pro ne craint rien ni personne. Nous l’avons testé sur plusieurs types de surfaces, notamment des coussins de canapé en tissu, des tapis synthétiques, une moquette d’escalier et même un siège auto. À chaque fois, le résultat nous a agréablement surpris.

Test du Bissell SpotClean C9 Pro

Sur des taches fraîches, le traitement est rapide et net. Un passage suffit généralement pour les salissures légères. Sur des taches plus anciennes, deux à trois passages en mode intensif ont été nécessaires, mais le résultat final était convaincant. L’aspiration, surtout, fait bien son travail puisque le textile ne reste pas détrempé après le passage, ce qui est souvent le point faible des appareils de cette catégorie.

Test du Bissell SpotClean C9 Pro

Au final, nous avons retrouvé des surfaces propres et relativement sèches au toucher après seulement quelques minutes de séchage naturel. Gardez tout de même bien en tête que tout cela n’est pas magique et que de l’huile de coude est souvent nécessaire pour obtenir un résultat parfait. On n’a rien sans rien.

Test du Bissell SpotClean C9 Pro

Autre précision : le C9 Pro n’a pas vocation à remplacer un nettoyeur de sol ou un aspirateur-laveur. Sa proposition, c’est le nettoyage ponctuel, là où un aspirateur classique montre ses limites et où le nettoyage à la main serait long, fatigant et moins efficace. Sur ce terrain précis, il fait très bien le boulot.


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Prise en main du Asus ZenBook A16 (2026) : enfin de la puissance ET de l’autonomie sur un grand ultraportable ?

Nous ne vous apprendrons sans doute rien en écrivant que le marché des PC portables 16 pouces a longtemps été dominé par un compromis simple : soit on gagnait en puissance, soit on gagnait en légèreté. Rarement les deux à la fois. Sans parler de l’autonomie qui fond traditionnellement aussi vite que la puissance augmente. Asus tente de briser cette équation avec le ZenBook A16 millésime 2026, un portable qui confie ses entrailles au Qualcomm Snapdragon X2 Elite Extreme, deuxième génération de SoC ARM pour PC après une première salve qui n’avait pas franchement bousculé les habitudes. Précisons-le d’emblée : il s’agit du seul PC portable disponible en France avec cette puce, Asus ayant décroché l’exclusivité sur notre territoire.

Côté sans-fil, la puce Qualcomm FastConnect C7700 assure la compatibilité Wi-Fi 7 intégrale, avec prise en charge du 320 MHz, du 4K-QAM et du MLO, ainsi que le Bluetooth 5.4. Seule petite frustration : les deux ports USB-C se trouvent exclusivement à gauche, ce qui signifie que la charge mobilise toujours le même côté. Un port de charge à droite aurait été bienvenu pour plus de flexibilité au bureau.

Test Asus Zenbook A16 2026

Le constructeur taïwanais facture l’ensemble au prix public conseillé de 1 999 euros au moment du lancement. Un tarif qui, dans un contexte de flambée des prix de la mémoire vive, paraît contenu pour ce niveau de fiche technique. On apprécie également de retrouver un chargeur de 135 W avec l’ordinateur, même si on aurait aimé que ledit chargeur soit un peu moins encombrant.

Le design et l’ergonomie

La première chose qui frappe en sortant le ZenBook A16 de son carton, c’est évidemment son poids. 1,2 kg pour un 16 pouces, ça ne court pas les rayons. Asus parvient à ce résultat grâce à son alliage maison baptisé « céraluminium », un traitement de l’aluminium qui lui confère une texture rappelant la céramique polie. Avec un toucher très agréable à la clé. On aime aussi la couleur sable un brin foncée, qui change des couleurs habituelles de ce genre de machine.

Test Asus Zenbook A16 2026

Ce qui impressionne davantage, c’est que cette légèreté ne se fait pas au détriment de la rigidité. On peut appuyer au centre du clavier sans constater d’effet de fragilité, le capot ne fléchit pas de manière inquiétante, et la charnière offre une résistance rassurante à l’ouverture. Avec des dimensions de 353,5 × 242,4 mm pour une épaisseur oscillant entre 1,6 et 2 cm, le gabarit reste compact pour la diagonale. L’ensemble vient se glisser sans problème dans un sac prévu pour un 15 pouces.

Test Asus Zenbook A16 2026
Les bordures d’écran se montrent assez fines.

Sur la tranche gauche, on retrouve deux ports USB-C 4.0 à 40 Gb/s, un HDMI 2.1 plein format et un combo jack. La droite accueille un port USB-A 3.2 Gen 2 ainsi qu’un lecteur de cartes SD plein format à la norme UHS-II, capable de monter à 312 Mo/s. Pour un ultraportable, c’est une offre particulièrement complète, et les photographes apprécieront le lecteur SD sans adaptateur.

Test Asus Zenbook A16 2026

Quant à la partie audio, elle repose sur un système multi-haut-parleurs intégrant deux tweeters au niveau de la charnière et des modules woofers sous le clavier. À volume modéré, le rendu est correct, avec un équilibre aigus-médiums convenable. Les basses manquent, comme souvent sur le segment, et la qualité se dégrade quand on pousse le volume. Une sortie est aussi évidemment de la partie.

Test Asus Zenbook A16 2026

Enfin, le clavier reprend les commutateurs qu’Asus améliore depuis plusieurs générations. La frappe est stable, la distance d’activation suffisante pour un ultrabook, et le rétroéclairage sur trois niveaux fait le travail. Le pavé tactile, lui, offre une surface de glisse généreuse de 15 × 10 cm avec une prise en charge fluide des gestes Windows. Cela dit, on regrette l’absence de retour haptique, un élément qui se généralise chez la concurrence et que les utilisateurs de MacBook considèrent comme acquis depuis un moment. C’est le seul reproche côté ergonomie.

Test Asus Zenbook A16 2026

L’écran et la webcam

L’Asus ZenBook A16 embarque une dalle OLED de 16 pouces affichant une définition de 2 880 × 1 800 pixels, pour un ratio 16/10 devenu la norme sur ce segment. Son taux de rafraîchissement grimpe à 120 Hz, même si Windows le cale sur 60 Hz par défaut, pour préserver la batterie. Notez au passage que la dalle n’est pas tactile, ce qui peut surprendre à ce niveau de prix.

Le rendu de cet afficheur apparaît globalement très bon. Comme toujours, nous attendrons que le PC soit passé sous les sondes de notre Labo Fnac avant d’émettre un avis définitif sur ses performances. Toutefois, à l’œil, nous pouvons d’ores et déjà écrire sans trop nous avancer que les qualités ancestrales de l’OLED sont bien transposées ici. La colorimétrie sonne juste, les contrastes sont excellents et la luminosité semble très correcte.

Test Asus Zenbook A16 2026

Le problème se situe plutôt au niveau de la réflectivité de la dalle brillante. Le traitement antireflet n’impressionnera personne. Aussi, en extérieur ou dans un environnement très éclairé, les contenus sombres deviennent un miroir. On se voit littéralement à l’écran. C’est d’autant plus frustrant que la qualité de la dalle elle-même ne souffre d’aucun reproche.

Terminons avec la webcam 1080p qui surplombe cet écran. Elle délivre de son côté une prestation correcte, sans plus. L’image manque de piqué et de détails, avec un niveau de bruit assez marqué. Le rendu est en partie amélioré grâce aux effets logiciels, mais sans faire de miracles. On note tout de même que le flou d’arrière-plan et le cadrage automatique fonctionnent bien, sans grever l’autonomie. L’ensemble reste donc acceptable pour des visioconférences au quotidien, mais on a vu nettement mieux sur des portables à ce tarif.

Test Asus Zenbook A16 2026

Les performances

Le Snapdragon X2 Elite Extreme X2E94100 constitue évidemment le cœur de cette machine et sa principale attraction. Une précision tout de même : il ne s’agit pas ici de la version la plus puissante à 5 GHz, mais de celle plafonnée à 4,7 GHz sur un cœur et 4,4 GHz en multicœur. Voilà pour la précision. Même si ce n’est pas la version la plus puissante, il reste difficile de parler de déclassement puisque la bête embarque tout de même 18 cœurs Oryon de troisième génération, couplés à 48 Go (!) de RAM LPDDR5X à 9 523 MT/s soudée directement sur le processeur et 1 To de stockage SSD en PCIe Gen 4. À l’heure où la pénurie de RAM est sur toutes les lèvres, voilà qui fait plaisir à voir.

Test Asus Zenbook A16 2026

En attendant les résultats des tests de notre Labo Fnac, nous avons tout de même lancé quelques benchmarks commerciaux « pour voir ». Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le nouveau Cinebench 2026 donne des scores aux alentours de 6 500 points en multithread (moyenne de plusieurs passes) et environ 630 en single-thread. Ces résultats placent le Snapdragon X2 Elite Extreme devant l’Intel Panther Lake dans ses meilleures configurations. Sous Geekbench 6, le SoC atteint 3 903 points en single-core et 22 804 en multi-core. De très jolis scores… qui restent tout de même bien en deçà de ceux de l’Apple M5 qui garde une longueur d’avance, surtout sur le multi-threadé.

Test Asus Zenbook A16 2026
Les résultats CPU visibles sur Geekbench 6 corroborent (évidemment) ceux obtenus de notre côté.

Pour le traitement photo, la plateforme ARM ne souffre d’aucun handicap notable. Nous avons pu retoucher des images, parfois assez lourdes, sans temps de traitement démesurément longs. Côté vidéo, c’est plus contrasté, avec des résultats corrects, mais pas ébouriffants. Pour du montage 4K léger sur Premiere ou de la retouche photo, la machine assure sans broncher. Toutefois, les créatifs qui ont besoin de rendus vidéo lourds ou d’exports fréquents en haute résolution devront passer leur chemin.

On notera également que le NPU intégré affiche 80 TOPS, ce qui est inédit sur ce segment, Intel se contentant au mieux de 50 TOPS. Cela impacte directement les tâches d’intelligence artificielle locales, qui tournent sans trop impacter la batterie.

Autre bon point : les performances restent identiques que le PC soit branché sur secteur ou sur batterie. Il s’agit toutefois d’un comportement que l’on retrouve aussi chez Panther Lake.

Si les performances processeur impressionnent, la puce graphique Adreno X290 ne laisse en revanche pas un souvenir aussi impérissable. Nous avons ainsi observé environ 40 % de performances en moins par rapport à un Panther Lake sur les mêmes titres de référence. Ainsi, un Cyberpunk 2077 tourne entre 20 et 60 i/s au mieux, en fonction des réglages. De même, en 1080p, Black Myth : Wukong doit se contenter d’un peu moins d’une trentaine d’i/s sans aucune mise à l’échelle et peut monter à une soixantaine d’i/s en activant la génération de frames. Plusieurs titres refusent purement et simplement de se lancer.

Test Asus Zenbook A16 2026
Les résultats GPU visibles sur Geekbench 6 corroborent là encore ceux obtenus de notre côté.

La compatibilité logicielle

La compatibilité logicielle était sans conteste le gros point noir du Snapdragon X Elite première génération. Depuis, les choses ont évolué dans le bon sens. On note par exemple que les navigateurs web, la suite Adobe et une tonne d’outils de productivité quotidiens ont désormais leur propre version native ARM sous Windows. Nous n’avons ainsi rencontré aucun blocage sur les logiciels que nous utilisons au quotidien pour la rédaction, la retouche photo ou la navigation.

Au lancement de l’appareil, on découvre que c’est Windows 11 en version 26H1 qui l’anime. Cette mise à jour arrive en « exclusivité » sur les plateformes ARM. Pour les deux du fond que cela intéresse, on retrouve également le label Copilot+. Plus utile : les logiciels habituels d’Asus sont également de la partie. Et notamment MyAsus, qui reste un bon outil de gestion de la machine. Qualcomm propose de son côté un « Snapdragon Control Panel » facultatif pour gérer les pilotes et configurer des profils par application.

Test Asus Zenbook A16 2026

C’est encore du côté du jeu vidéo que cela coince un peu. Commençons par les bonnes nouvelles. L’anti-triche d’Epic Games fonctionne, permettant de jouer à Fortnite sans souci. Celui de Valve aussi, pour Counter-Strike 2 par exemple. Mais Vanguard, l’anti-triche de Riot Games, bloque le lancement de titres aussi populaires que League of Legends ou Valorant. Et, comme dit plus haut, certains jeux refusent tout simplement de se lancer, quelle que soit la configuration. Toutes proportions gardées, on peut tout de même comparer la situation à celle des premiers pas du Steam Deck sous Linux. Une grande majorité des titres semble fonctionner, mais il est plus prudent de vérifier avant achat depuis le site Works on Windows on Arm.

L’autonomie

Sur un usage bureautique avec l’écran réglé à 50 % de luminosité, nous avons constaté une autonomie comprise entre 23 et 24 heures, quasiment au coude-à-coude avec les meilleurs scores obtenus sur Intel Panther Lake. En lecture vidéo, comptez un peu moins de 15 h. Sous un usage mixte mêlant navigation web, tableur, vidéo et rendu 3D avec une luminosité moyenne pour l’écran, la machine tient environ 6 h 30, soit un score très correct.

Test Asus Zenbook A16 2026

L’atout ARM se manifeste surtout sur la veille. En deux jours d’inutilisation totale, nous n’avons perdu que 2 % de batterie ! Face à un Windows qui est historiquement mauvais sur ce point, c’est évidemment un argument de poids pour quiconque laisse son PC en veille dans un sac entre deux réunions.

Test Asus Zenbook A16 2026

Côté chauffe, la configuration reste d’un calme remarquable, même en cas d’usage un peu intense comme une session d’encodage vidéo prolongée. Les ventilateurs, quant à eux, restent quasi inaudibles en mode équilibré. Il faut vraiment lancer des applications lourdes pour les entendre.

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Test du Wood’s LD40 : un déshumidificateur taillé pour les buanderies et le séchage du linge

L’humidité excessive dans un logement, on la remarque rarement du jour au lendemain. Elle s’installe sournoisement. D’abord une vague odeur de renfermé. Puis le linge qui ne sèche plus. Et un beau matin, les premiers points noirs apparaissent dans les joints de la salle de bain ou sur les murs. À ce stade, le problème est déjà bien ancré.

C’est à cette problématique que le Wood’s entend s’attaquer avec son LD40. Fabriqué en Suède, ce déshumidificateur à compresseur est pensé pour les grandes pièces humides avec une capacité d’extraction annoncée à 13 litres par jour et un réservoir de 11,4 litres. Mais au-delà de la déshumidification pure, c’est surtout son mode Laundry, dédié au séchage du linge donc, qui le distingue sur le papier de la concurrence. Nous l’avons installé pendant plusieurs semaines dans une pièce multiusage d’une vingtaine de mètres carrés servant notamment de buanderie. Un terrain d’essai idéal puisque cette pièce souffre d’une humidité chronique, avec un taux oscillant en moyenne autour de 70 % et des pics réguliers à 80 %.

Quelques repères pour mettre ces chiffres en perspective. Entre 40 et 60 %, on se situe dans la zone de confort recommandée pour la plupart des pièces de vie. Au-dessus de 60 % de manière prolongée, l’air est déjà trop chargé en humidité. Et à 80 %, les dégâts matériels et sanitaires deviennent concrets. Ce n’est d’ailleurs pas tant le chiffre ponctuel qui compte, mais la durée pendant laquelle une pièce reste à ce niveau.

Design et construction

Première impression en sortant le LD40 de son carton : c’est costaud. L’objet respire la solidité. Le châssis principal est en métal d’après les spécifications du fabricant. Ici, pas de plastique qui grince, pas de finitions approximatives. On sent un appareil conçu pour encaisser les années, ce que tend à confirmer sa garantie de dix ans… sous conditions d’enregistrement et de remplacement annuel du filtre, tout de même.

Test Wood's LD40

Visuellement, autant être clair : le LD40 n’a rien d’élégant. Son allure est brute, utilitaire, presque industrielle. 640×348×575 mm et 19,5 kg sur la balance. Pour vous donner une idée, c’est à peu près le gabarit d’une grosse valise cabine, en plus lourd. Pas le genre d’appareil que l’on place discrètement dans un coin du salon donc.

Le déplacement, en revanche, se révèle plus aisé qu’on ne le craignait. Les roulettes intégrées glissent correctement et permettent de bouger l’appareil d’une pièce à l’autre sans effort disproportionné malgré le poids. Tant mieux, car il y a fort à parier que vous aurez envie de le déplacer assez régulièrement.

Test Wood's LD40

Un détail nous a franchement agacés tout au long du test, cela dit. Le câble d’alimentation mesure à peine plus d’un mètre cinquante. Nous avons dû utiliser une rallonge dans chacune des trois pièces où nous l’avons testé. Sans exception. Et comme le câble sort par le côté de l’appareil et non par l’arrière, le positionnement contre un mur devient un casse-tête supplémentaire selon la disposition des prises.

Prise en main et interface

L’écran tactile situé sur le dessus ne pose aucun problème de compréhension. L’affichage est clair, les icônes parlantes. On bascule d’un mode à l’autre en quelques pressions et l’hygromètre intégré indique en temps réel le taux d’humidité ambiant. Pas besoin du manuel donc, même s’il faut signaler que tout est en anglais.

Mais l’ensemble dégage un côté « low tech » à la fois rassurant et frustrant quand on pense au tarif. Pas d’application pour piloter l’appareil à distance. Pas de wifi, pas de Bluetooth. Concrètement, si votre linge sèche plus vite que prévu et que vous souhaitez basculer du mode Laundry, très bruyant, vers le mode Easy, bien plus reposant pour les oreilles, il faudra vous lever et aller appuyer physiquement sur l’écran. Nous avons pesté contre cette limitation à peu près une fois par jour pendant toute la durée du test.

Test Wood's LD40
L’écran , aussi archaïque que fonctionnel.

On ne réclame pas de la connexion pour le plaisir d’en avoir. Mais pouvoir changer de mode à distance, ou ne serait-ce que programmer une bascule automatique depuis l’appareil lui-même, nous aurait semblé pertinent. Ce n’est pas possible. Pour un déshumidificateur vendu à ce niveau de prix, c’est un point que le fabricant suédois devrait sérieusement considérer sur les prochaines générations.

Quatre modes de fonctionnement sont proposés. Le mode Normal permet de définir un taux d’humidité cible grâce à l’hygrostat variable (réglable entre 35 et 75 % HR) et laisse ensuite l’appareil gérer le maintien de ce niveau en toute autonomie. Le mode Easy automatise l’ensemble pour une utilisation simplifiée, adaptée aux petites pièces. Le mode Laundry, nous y reviendrons en détail, cible spécifiquement le séchage du linge. Le dernier mode autorise un fonctionnement continu, 24 heures sur 24.

Test Wood's LD40

Efficacité de déshumidification

Entrons dans le vif du sujet. Dans notre pièce de test de 20 m², le taux d’humidité stagnait à 70 % en moyenne, avec des montées régulières à 80 %. Après mise en route du LD40, la baisse a été franche. En quelques heures à peine, l’hygromètre affichait déjà un recul sensible. Sur la durée du test, l’appareil est parvenu à stabiliser le taux aux alentours de 35 %. C’est le bas de sa plage de réglage. Et c’est aussi bien en dessous de la zone de confort habituellement recommandée, signe que la machine ne manque pas de puissance.

Test Wood's LD40
La mesure d’humidité dans la pièce la première fois que nous avons installé le LD40 dans la buanderie.

Le LD40 ne grignote pas quelques points d’humidité : il transforme carrément l’atmosphère d’une pièce. Au quotidien, nous avons constaté un air perceptiblement plus sec, la sensation de moiteur avait disparu, ce qui n’a rien d’anodin.

Test Wood's LD40
Après quelques heures seulement de fonctionnement.

Techniquement, l’appareil s’appuie sur un système à compresseur et un débit d’air pouvant atteindre 350 m³/h à plein régime. Autre point notable : il est capable de fonctionner dès 2 °C. Nous ne l’avons pas testé dans ces conditions extrêmes, mais le fabricant le destine aussi aux garages et sous-sols non chauffés en hiver. Un argument qui le démarque de plusieurs concurrents, lesquels cessent tout bonnement de fonctionner en dessous de 5 °C.

Test Wood's LD40
Après quelques jours, l’air de la pièce est véritablement transformé, passant de 80 % donc de taux d’humidité à une trentaine de pourcents !

On note aussi la présence d’un filtre SMF, spécifiquement conçu pour lutter contre les moisissures. Et pour ceux qui ne veulent pas se soucier de vider le bac, un raccord de tuyau au format 1/2 pouce (non fourni, malheureusement) autorise l’évacuation continue de l’eau collectée. Dans notre cas, l’absence de point d’évacuation dans la pièce de test ne nous a pas permis d’évaluer cette option, mais elle paraît particulièrement pertinente pour une installation dans un sous-sol ou un garage.

Le mode Laundry, ou l’atout maître

C’est là que le Wood’s LD40 sort véritablement du lot. Nous avons activé ce mode des dizaines de fois au cours de notre test. Le constat est sans appel : ça marche. Le principe est simple. On positionne l’appareil à proximité de l’étendoir, on lance le mode dédié, et le ventilateur souffle un flux d’air chaud et sec directement vers le linge.

Le résultat nous a franchement convaincus. Du linge qui mettait habituellement une journée complète à sécher, voire davantage en hiver porte fermée, se retrouvait prêt en quelques heures. Les serviettes de bain, souvent les plus récalcitrantes sur un étendoir classique, séchaient en moins d’une demi-journée. Nous avons même chronométré : une charge complète de serviettes épaisses, lavées à 60 °C, est passée de « trempée » à « sèche au toucher » en un peu moins de 6 heures. On n’ira pas jusqu’à prétendre que l’appareil remplace un sèche-linge. Mais pour ceux qui n’en possèdent pas, ou qui préfèrent étendre leur linge, le gain de temps est considérable.

Test Wood's LD40

L’autre avantage est que pendant qu’il sèche votre linge, le LD40 continue de déshumidifier la pièce. Car le problème du séchage en intérieur, tout le monde le connaît : le linge mouillé fait grimper l’humidité ambiante, ce qui ralentit le séchage et qui maintient l’humidité encore plus longtemps. Avec le LD40, ce cercle vicieux se brise puisque les deux fonctions travaillent de concert.

Le revers de la médaille, c’est le bruit. En mode Laundry, le LD40 tourne à plein régime. Nous y reviendrons dans la section suivante, mais sachez que la cohabitation avec ce mode dans une pièce de vie relève purement du masochisme. Dans une buanderie dont on peut refermer la porte, ça reste gérable. Et c’est précisément là que l’absence de programmation ou de commande à distance se fait cruellement sentir, car une fois le linge sec, il faut physiquement se déplacer pour repasser sur un mode plus silencieux.

Les nuisances sonores

Comme dit plus haut, le Wood’s LD40 n’est pas un appareil discret. Le fabricant annonce entre 45 et 55 dB selon le mode et la vitesse de ventilation. Nous avons vérifié avec notre sonomètre à environ un mètre de distance : 46 dB en mode Easy, 52 dB en mode Normal vitesse haute, et un pic à 56 dB en mode Laundry. C’est 1 petit dB au-dessus de la valeur annoncée par Wood’s pour ce dernier mode. Pour donner un ordre de grandeur, 46 dB se rapproche du ronronnement d’un réfrigérateur. 56 dB, c’est le volume d’une conversation soutenue entre deux personnes ou le bruit d’un micro-onde en fonctionnement. Sauf que ce « bruit de fond » ne s’arrête jamais tant que le mode est actif.

En mode Easy, on finit par l’oublier au bout de quelques minutes. Honnêtement, au bout du troisième jour, nous ne le remarquions même plus. Mais dès que l’appareil bascule en Laundry, impossible de regarder un film dans la même pièce sans monter le volume du téléviseur. Passer un appel téléphonique à côté de l’appareil en fonctionnement intensif n’est pas non plus une partie de plaisir.

Pour un usage en pièce dédiée avec la porte fermée, ce n’est pas du tout un souci. Pour un salon ou une chambre, il faudra accepter de cohabiter avec ce vrombissement permanent, ou bien ne lancer le mode Laundry que lorsque vous quittez la pièce.

L’entretien au quotidien

Avec ses 11,4 litres de contenance, le réservoir du LD40 figure parmi les plus généreux du marché. Un vrai atout, car il évite les vidanges trop fréquentes. L’appareil s’éteint automatiquement lorsque le bac est plein, ce qui prévient tout débordement.

Test Wood's LD40

Dans notre cas, avec un fonctionnement quasi quotidien dans une pièce à 70 % d’humidité moyenne, nous sommes tombés sur un rythme d’une vidange tous les deux jours environ. Tout à fait raisonnable. Attention cependant : le bac plein pèse aux alentours de 13 kg avec l’eau. Si vous laissez passer un jour de trop, le transporter jusqu’à l’évier sans en renverser demande un minimum de précaution. Nous parlons d’expérience.

Test Wood's LD40
(Tuyau d’évacuation non fourni).

Pour ceux qui préfèrent ne plus y penser du tout, la possibilité de raccorder un tuyau d’évacuation en continu reste une alternative séduisante. Le raccord est au format 1/2 pouce, mais le tuyau n’est pas inclus dans la boîte. On aurait apprécié qu’il soit fourni d’office, tant cette fonctionnalité semble taillée pour l’usage buanderie ou sous-sol que cible le LD40.

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TCL : du QLED accessible au QD-Mini LED haut de gamme, tout sur les nouveaux modèles 2026

En marge de ses modèles SQD-Mini LED et RGB les plus premium, TCL a également profité de la fin du mois de mars 2026 pour officialiser deux nouvelles gammes de téléviseurs destinées au marché français. D’un côté, les séries S et P, qui ciblent le grand public avec des tarifs contenus. De l’autre, la collection NXTVISION, qui vient se positionner un peu plus haut en matière de tarifs avec des dalles QD-Mini LED et un parti pris esthétique assumé. Avec six modèles au total.

Le fil conducteur entre ces deux familles ? La technologie QLED, que TCL entend généraliser à l’ensemble de son catalogue 2026, y compris sur ses téléviseurs les moins chers. Une stratégie qui tranche avec celle de certains concurrents, lesquels réservent encore les Quantum Dots à leurs gammes intermédiaires et supérieures.

Séries S et P : le QLED descend en gamme

Commençons par les modèles les plus abordables. La série P compte deux références : le P7L et le P6L. Le premier embarque une dalle QLED avec gestion locale de l’éclairage (local dimming) et un panneau de type HVA. TCL annonce une couverture de 93 % de l’espace colorimétrique DCI-P3 et confie le traitement d’image à son processeur maison AiPQ, censé optimiser le rendu en temps réel via des algorithmes d’intelligence artificielle. Côté son, le constructeur a fait appel à ONKYO pour un système Hi-Fi 2.1 compatible Dolby Atmos et DTS Virtual:X. On note aussi la présence de l’assistant vocal Ageni pour la navigation.

Le P6L, pour sa part, mise sur un positionnement plus accessible. Il conserve la résolution 4K et le panneau HVA, mais troque le QLED contre une dalle HDR classique. La plateforme logicielle repose sur Google TV, avec 2 Go de RAM et 16 Go de stockage. La connectique comprend du HDMI 2.1, de l’USB 3.0 et du Bluetooth 5.2. TCL y ajoute la technologie MEMC pour la compensation de mouvement et le Dolby Audio. Le cadre métallique sans bordure lui donne un aspect soigné.

Mais c’est probablement le S5L qui attire le plus l’attention dans cette gamme d’entrée. Et pour cause : il s’agit, selon TCL, du premier téléviseur à intégrer la technologie Quantum Dot sur un modèle entrée de gamme. Disponible en Full HD et en HD — pas de 4K ici —, le S5L propose tout de même le HDR10, le Dolby Audio et le Google Cast. Les puristes noteront l’absence de processeur AiPQ et de panneau HVA sur cette référence. Il s’agit clairement d’un téléviseur d’appoint ou de chambre, mais avec une promesse colorimétrique supérieure à ce que l’on trouve habituellement à ce niveau de prix.

NXTVISION : quand le téléviseur se prend pour un tableau

Changement radical d’ambiance avec la gamme NXTVISION. Ici, TCL joue la carte du design autant que celle de la performance. Le concept ? Des téléviseurs pensés pour se fondre dans la décoration, avec des cadres en noyer clair, des dalles mates et des profils ultrafins. Le constructeur assume ouvertement la comparaison avec les « téléviseurs cadre » popularisés par Samsung avec sa série The Frame.

Le fer de lance de cette collection, c’est l’A400 Pro. TCL le présente comme le premier téléviseur de type cadre à embarquer une dalle QD-Mini LED. Précisons toutefois que les versions 43 et 32 pouces se contentent d’une dalle QLED classique. Sur les diagonales supérieures (de 55 à 98 pouces), le QD-Mini LED est bien de la partie avec jusqu’à 448 zones de gradation locale. La luminosité annoncée atteint 1 000 nits. L’audio est confié à un système Hi-Fi Onkyo 2.0 compatible Dolby Atmos et DTS. Particularité notable : l’A400 Pro intègre une galerie d’art embarquée avec plus de 80 œuvres, auxquelles s’ajoutent des créations générées par intelligence artificielle. L’installation murale se fait sans boîtier de connexion externe, ce qui devrait simplifier la pose.

Nouvelle gamme TCL 2026, QD-Mini LED, SQD-Mini LED, NXT Vision, RGB

Un cran au-dessus, l’A400U Premium Wallpaper pousse les curseurs techniques encore plus loin. Son rétroéclairage QD-Mini LED va de 400 zones sur la version 55 pouces à 1 344 zones sur le modèle 98 pouces. TCL revendique une luminosité de pointe à 2 500 nits en 4K HDR Premium. Le panneau HVA Pro est censé garantir de meilleurs angles de vision que le HVA standard. La fonction « Art For Life » transforme l’écran en galerie lorsqu’il n’est pas utilisé. Quant au format « wallpaper », il désigne un profil suffisamment fin pour que le téléviseur se plaque contre le mur à la manière d’une affiche.

Enfin, l’A400 Premium QLED TV ferme la marche comme version la plus abordable de cette gamme NXTVISION. Pas de Mini LED ici, mais une dalle QLED dans un châssis ultrafin avec la même finition noyer que le reste de la collection. TCL le décrit comme un modèle conçu pour « disparaître visuellement » une fois éteint. Reste à voir si cette promesse se vérifie dans la réalité, ce que seul un test en conditions réelles permettra de confirmer.

Enfin, notez que TCL n’a communiqué aucun tarif pour ces six modèles. Les dates de disponibilité précises manquent également à l’appel.

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TCL dégaine le SQD-Mini LED et un premier téléviseur RGB : ce que promettent les très haut de gamme 2026

Comme évoqué dans notre autre article consacré aux gammes NXTVISION, S et P, TCL a multiplié les annonces fin mars 2026 pour dévoiler l’intégralité de son catalogue téléviseurs de l’année. Mais si les séries d’entrée et de milieu de gamme misent sur la démocratisation du QLED, c’est bien sur le segment très haut de gamme que le constructeur chinois concentre ses arguments les plus musclés. Deux technologies sont au programme, avec le SQD-Mini LED de 8e génération, qui équipe quatre modèles, et le RGB Mini LED, une approche totalement différente du rétroéclairage dont le RM9L constitue la toute première concrétisation commerciale.

SQD-Mini LED génération 8 : ce qui change sur le papier

Avant de détailler les modèles, un mot sur la technologie elle-même. Le sigle SQD signifie Super Quantum Dot. Par rapport à la 7e génération, TCL met en avant trois axes d’amélioration. Le premier, baptisé Ultra Color Filter, consisterait en un nouveau filtre couleur qui élargirait la gamme chromatique de 33 %. Le deuxième porte sur l’architecture des points quantiques, avec une couche protectrice renforcée et des barrières contre l’humidité et l’oxygène qui amélioreraient la précision colorimétrique de 69 %. Le troisième concerne le rétroéclairage lui-même, dont la densité de zones progresserait de 20 à 25 % selon les références. Autant de chiffres avancés par TCL qu’il faudra vérifier en conditions de test.

X11L : le vaisseau amiral à 10 000 nits

Le X11L occupe le sommet de la hiérarchie. C’est le modèle dont les caractéristiques donnent le vertige. TCL revendique une couverture de 100 % de l’espace BT.2020, ce qui constituerait, si les mesures le confirment, une première sur le marché des téléviseurs LCD. Le nombre de zones de dimming atteint 20 736 sur la version 98 pouces, 14 400 sur le 85 pouces et 11 520 sur le 75 pouces. Quant à la luminosité, elle est annoncée à 10 000 nits HDR sur les deux plus grandes diagonales, et à 9 000 nits sur le 75 pouces. Des valeurs colossales.

Nouvelle gamme TCL 2026, QD-Mini LED, SQD-Mini LED, NXT Vision, RGB

Le panneau est un WHVA 2.0 Ultra. Le taux de rafraîchissement grimpe à 144 Hz en natif, avec prise en charge du HDR10+ et du Dolby Vision. TCL a confié la partie audio à Bang & Olufsen et annonce un design Flat-Thin de seulement 2 cm d’épaisseur. Le processeur maison TSR AiPQ et la surcouche TCL AI complètent le dispositif. Trois tailles seulement : 75, 85 et 98 pouces, disponibles dès maintenant d’après la marque.

C8L Premium : le cran juste en dessous

Le C8L reprend une bonne partie des attributs du X11L, à commencer par la couverture BT.2020 à 100 % et le panneau WHVA 2.0 Ultra. Il y ajoute la technologie ZeroBorder, censée permettre à l’image d’occuper la totalité de la surface de la dalle. En revanche, les zones de dimming et la luminosité décrochent sensiblement. On passe à 4 032 zones et 6 000 nits sur le 98 pouces, pour descendre à 1 008 zones et 3 000 nits sur le 55 pouces. L’écart entre les diagonales extrêmes est donc très marqué. L’audio reste signée Bang & Olufsen et le 144 Hz natif est de la partie. Cinq tailles sont proposées, du 55 au 98 pouces.

C7L Premium : l’entrée du SQD-Mini LED

Avec le C7L, on bascule sur un panneau HVA 2.0 Pro au lieu du WHVA. TCL annonce tout de même 100 % du BT.2020 et l’Ultra Color Filter. Le nombre de zones plafonne à 2 176 sur le 98 pouces et la luminosité à 3 000 nits HDR. Ce modèle se distingue toutefois par son orientation gaming. Le 144 Hz natif est accompagné d’un accélérateur 288 VRR Game Accelerator et d’une connectique HDMI 2.1. L’audio est assurée par un duo Dolby Atmos et Bang & Olufsen. On retrouve la même gamme de diagonales que le C8L, du 55 au 98 pouces, avec une disponibilité fixée au 31 mars.

Nouvelle gamme TCL 2026, QD-Mini LED, SQD-Mini LED, NXT Vision, RGB

C6K Pro : du QD-Mini LED, pas du SQD

Attention à la nomenclature. Le C6K Pro n’est pas un SQD-Mini LED mais un QD-Mini LED. La nuance est importante : on descend en gamme sur la technologie d’affichage. Le nombre de zones se limite à 512, la luminosité à 1 000 nits HDR, et le panneau QLED est accompagné d’une finition mate HVA, mais uniquement sur les diagonales 98 et 85 pouces. Le C6K Pro conserve le 144 Hz natif et ajoute une fonction Game Master pour les joueurs. Sa sortie est décalée à mai 2026, ce qui le sépare du reste de la gamme.

RM9L : le pari du RGB Mini LED

C’est la vraie curiosité de cette salve d’annonces. Avec le RM9L, TCL commercialise pour la première fois un téléviseur à rétroéclairage RGB Mini LED. Le principe diffère fondamentalement du Mini LED classique : au lieu d’une LED bleue associée à des points quantiques pour générer les couleurs, chaque LED est ici remplacée par trois LED distinctes (rouge, verte, bleue). Chaque zone est divisée en trois sections indépendantes, avec 6 chipsets par zone de couleur. Le résultat annoncé : un contrôle individuel de millions de nuances et une couverture de 100 % du BT.2020.

En chiffres, la version 115 pouces affiche 16 848 zones et une luminosité plafonnant à 9 000 nits. TCL évoque environ 24 000 LED RGB contrôlées individuellement. Le tout intègre les technologies ZeroBorder, le processeur TSR AiPQ et l’audio Bang & Olufsen. Trois diagonales sont proposées : 85, 98 et 115 pouces.

Nouvelle gamme TCL 2026, QD-Mini LED, SQD-Mini LED, NXT Vision, RGB

Des prix à confirmer, sauf pour le RM9L

Comme pour les gammes NXTVISION, S et P, aucun tarif n’a été communiqué pour ces cinq modèles. On sait en revanche que pour le TCL RM9L, il faudra compter environ 6 000 € en 85 pouces, 8 000 € en 98 pouces et 13 000 € en 115 pouces. Ce qui vient confirmer le positionnement haut de gamme.

Enfin, toutes les données de luminosité, de couverture colorimétrique et de nombre de zones restent évidemment des chiffres constructeur. Seul un passage sous les sondes de notre Labo Fnac permettra de confirmer, ou non, ces promesses. Surtout la couverture de 100 % du BT.2020, revendiquée par pas moins de quatre modèles sur cinq, et qui serait une première dans l’industrie du LCD si elle se vérifiait.

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TCL : du QLED accessible au QD-Mini LED haut de gamme, tout sur les nouveaux modèles 2026

En marge de ses modèles SQD-Mini LED et RGB les plus premium, TCL a également profité de la fin du mois de mars 2026 pour officialiser deux nouvelles gammes de téléviseurs destinées au marché français. D’un côté, les séries S et P, qui ciblent le grand public avec des tarifs contenus. De l’autre, la collection NXTVISION, qui vient se positionner un peu plus haut en matière de tarifs avec des dalles QD-Mini LED et un parti pris esthétique assumé. Avec six modèles au total.

Le fil conducteur entre ces deux familles ? La technologie QLED, que TCL entend généraliser à l’ensemble de son catalogue 2026, y compris sur ses téléviseurs les moins chers. Une stratégie qui tranche avec celle de certains concurrents, lesquels réservent encore les Quantum Dots à leurs gammes intermédiaires et supérieures.

Séries S et P : le QLED descend en gamme

Commençons par les modèles les plus abordables. La série P compte deux références : le P7L et le P6L. Le premier embarque une dalle QLED avec gestion locale de l’éclairage (local dimming) et un panneau de type HVA. TCL annonce une couverture de 93 % de l’espace colorimétrique DCI-P3 et confie le traitement d’image à son processeur maison AiPQ, censé optimiser le rendu en temps réel via des algorithmes d’intelligence artificielle. Côté son, le constructeur a fait appel à ONKYO pour un système Hi-Fi 2.1 compatible Dolby Atmos et DTS Virtual:X. On note aussi la présence de l’assistant vocal Ageni pour la navigation.

Le P6L, pour sa part, mise sur un positionnement plus accessible. Il conserve la résolution 4K et le panneau HVA, mais troque le QLED contre une dalle HDR classique. La plateforme logicielle repose sur Google TV, avec 2 Go de RAM et 16 Go de stockage. La connectique comprend du HDMI 2.1, de l’USB 3.0 et du Bluetooth 5.2. TCL y ajoute la technologie MEMC pour la compensation de mouvement et le Dolby Audio. Le cadre métallique sans bordure lui donne un aspect soigné.

Mais c’est probablement le S5L qui attire le plus l’attention dans cette gamme d’entrée. Et pour cause : il s’agit, selon TCL, du premier téléviseur à intégrer la technologie Quantum Dot sur un modèle entrée de gamme. Disponible en Full HD et en HD — pas de 4K ici —, le S5L propose tout de même le HDR10, le Dolby Audio et le Google Cast. Les puristes noteront l’absence de processeur AiPQ et de panneau HVA sur cette référence. Il s’agit clairement d’un téléviseur d’appoint ou de chambre, mais avec une promesse colorimétrique supérieure à ce que l’on trouve habituellement à ce niveau de prix.

NXTVISION : quand le téléviseur se prend pour un tableau

Changement radical d’ambiance avec la gamme NXTVISION. Ici, TCL joue la carte du design autant que celle de la performance. Le concept ? Des téléviseurs pensés pour se fondre dans la décoration, avec des cadres en noyer clair, des dalles mates et des profils ultrafins. Le constructeur assume ouvertement la comparaison avec les « téléviseurs cadre » popularisés par Samsung avec sa série The Frame.

Le fer de lance de cette collection, c’est l’A400 Pro. TCL le présente comme le premier téléviseur de type cadre à embarquer une dalle QD-Mini LED. Précisons toutefois que les versions 43 et 32 pouces se contentent d’une dalle QLED classique. Sur les diagonales supérieures (de 55 à 98 pouces), le QD-Mini LED est bien de la partie avec jusqu’à 448 zones de gradation locale. La luminosité annoncée atteint 1 000 nits. L’audio est confié à un système Hi-Fi Onkyo 2.0 compatible Dolby Atmos et DTS. Particularité notable : l’A400 Pro intègre une galerie d’art embarquée avec plus de 80 œuvres, auxquelles s’ajoutent des créations générées par intelligence artificielle. L’installation murale se fait sans boîtier de connexion externe, ce qui devrait simplifier la pose.

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Un cran au-dessus, l’A400U Premium Wallpaper pousse les curseurs techniques encore plus loin. Son rétroéclairage QD-Mini LED va de 400 zones sur la version 55 pouces à 1 344 zones sur le modèle 98 pouces. TCL revendique une luminosité de pointe à 2 500 nits en 4K HDR Premium. Le panneau HVA Pro est censé garantir de meilleurs angles de vision que le HVA standard. La fonction « Art For Life » transforme l’écran en galerie lorsqu’il n’est pas utilisé. Quant au format « wallpaper », il désigne un profil suffisamment fin pour que le téléviseur se plaque contre le mur à la manière d’une affiche.

Enfin, l’A400 Premium QLED TV ferme la marche comme version la plus abordable de cette gamme NXTVISION. Pas de Mini LED ici, mais une dalle QLED dans un châssis ultrafin avec la même finition noyer que le reste de la collection. TCL le décrit comme un modèle conçu pour « disparaître visuellement » une fois éteint. Reste à voir si cette promesse se vérifie dans la réalité, ce que seul un test en conditions réelles permettra de confirmer.

Enfin, notez que TCL n’a communiqué aucun tarif pour ces six modèles. Les dates de disponibilité précises manquent également à l’appel.

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TCL dégaine le SQD-Mini LED et un premier téléviseur RGB : ce que promettent les très haut de gamme 2026

Comme évoqué dans notre autre article consacré aux gammes NXTVISION, S et P, TCL a multiplié les annonces fin mars 2026 pour dévoiler l’intégralité de son catalogue téléviseurs de l’année. Mais si les séries d’entrée et de milieu de gamme misent sur la démocratisation du QLED, c’est bien sur le segment très haut de gamme que le constructeur chinois concentre ses arguments les plus musclés. Deux technologies sont au programme, avec le SQD-Mini LED de 8e génération, qui équipe quatre modèles, et le RGB Mini LED, une approche totalement différente du rétroéclairage dont le RM9L constitue la toute première concrétisation commerciale.

SQD-Mini LED génération 8 : ce qui change sur le papier

Avant de détailler les modèles, un mot sur la technologie elle-même. Le sigle SQD signifie Super Quantum Dot. Par rapport à la 7e génération, TCL met en avant trois axes d’amélioration. Le premier, baptisé Ultra Color Filter, consisterait en un nouveau filtre couleur qui élargirait la gamme chromatique de 33 %. Le deuxième porte sur l’architecture des points quantiques, avec une couche protectrice renforcée et des barrières contre l’humidité et l’oxygène qui amélioreraient la précision colorimétrique de 69 %. Le troisième concerne le rétroéclairage lui-même, dont la densité de zones progresserait de 20 à 25 % selon les références. Autant de chiffres avancés par TCL qu’il faudra vérifier en conditions de test.

X11L : le vaisseau amiral à 10 000 nits

Le X11L occupe le sommet de la hiérarchie. C’est le modèle dont les caractéristiques donnent le vertige. TCL revendique une couverture de 100 % de l’espace BT.2020, ce qui constituerait, si les mesures le confirment, une première sur le marché des téléviseurs LCD. Le nombre de zones de dimming atteint 20 736 sur la version 98 pouces, 14 400 sur le 85 pouces et 11 520 sur le 75 pouces. Quant à la luminosité, elle est annoncée à 10 000 nits HDR sur les deux plus grandes diagonales, et à 9 000 nits sur le 75 pouces. Des valeurs colossales.

Nouvelle gamme TCL 2026, QD-Mini LED, SQD-Mini LED, NXT Vision, RGB

Le panneau est un WHVA 2.0 Ultra. Le taux de rafraîchissement grimpe à 144 Hz en natif, avec prise en charge du HDR10+ et du Dolby Vision. TCL a confié la partie audio à Bang & Olufsen et annonce un design Flat-Thin de seulement 2 cm d’épaisseur. Le processeur maison TSR AiPQ et la surcouche TCL AI complètent le dispositif. Trois tailles seulement : 75, 85 et 98 pouces, disponibles dès maintenant d’après la marque.

C8L Premium : le cran juste en dessous

Le C8L reprend une bonne partie des attributs du X11L, à commencer par la couverture BT.2020 à 100 % et le panneau WHVA 2.0 Ultra. Il y ajoute la technologie ZeroBorder, censée permettre à l’image d’occuper la totalité de la surface de la dalle. En revanche, les zones de dimming et la luminosité décrochent sensiblement. On passe à 4 032 zones et 6 000 nits sur le 98 pouces, pour descendre à 1 008 zones et 3 000 nits sur le 55 pouces. L’écart entre les diagonales extrêmes est donc très marqué. L’audio reste signée Bang & Olufsen et le 144 Hz natif est de la partie. Cinq tailles sont proposées, du 55 au 98 pouces.

C7L Premium : l’entrée du SQD-Mini LED

Avec le C7L, on bascule sur un panneau HVA 2.0 Pro au lieu du WHVA. TCL annonce tout de même 100 % du BT.2020 et l’Ultra Color Filter. Le nombre de zones plafonne à 2 176 sur le 98 pouces et la luminosité à 3 000 nits HDR. Ce modèle se distingue toutefois par son orientation gaming. Le 144 Hz natif est accompagné d’un accélérateur 288 VRR Game Accelerator et d’une connectique HDMI 2.1. L’audio est assurée par un duo Dolby Atmos et Bang & Olufsen. On retrouve la même gamme de diagonales que le C8L, du 55 au 98 pouces, avec une disponibilité fixée au 31 mars.

Nouvelle gamme TCL 2026, QD-Mini LED, SQD-Mini LED, NXT Vision, RGB

C6K Pro : du QD-Mini LED, pas du SQD

Attention à la nomenclature. Le C6K Pro n’est pas un SQD-Mini LED mais un QD-Mini LED. La nuance est importante : on descend en gamme sur la technologie d’affichage. Le nombre de zones se limite à 512, la luminosité à 1 000 nits HDR, et le panneau QLED est accompagné d’une finition mate HVA, mais uniquement sur les diagonales 98 et 85 pouces. Le C6K Pro conserve le 144 Hz natif et ajoute une fonction Game Master pour les joueurs. Sa sortie est décalée à mai 2026, ce qui le sépare du reste de la gamme.

RM9L : le pari du RGB Mini LED

C’est la vraie curiosité de cette salve d’annonces. Avec le RM9L, TCL commercialise pour la première fois un téléviseur à rétroéclairage RGB Mini LED. Le principe diffère fondamentalement du Mini LED classique : au lieu d’une LED bleue associée à des points quantiques pour générer les couleurs, chaque LED est ici remplacée par trois LED distinctes (rouge, verte, bleue). Chaque zone est divisée en trois sections indépendantes, avec 6 chipsets par zone de couleur. Le résultat annoncé : un contrôle individuel de millions de nuances et une couverture de 100 % du BT.2020.

En chiffres, la version 115 pouces affiche 16 848 zones et une luminosité plafonnant à 9 000 nits. TCL évoque environ 24 000 LED RGB contrôlées individuellement. Le tout intègre les technologies ZeroBorder, le processeur TSR AiPQ et l’audio Bang & Olufsen. Trois diagonales sont proposées : 85, 98 et 115 pouces.

Nouvelle gamme TCL 2026, QD-Mini LED, SQD-Mini LED, NXT Vision, RGB

Des prix à confirmer, sauf pour le RM9L

Comme pour les gammes NXTVISION, S et P, aucun tarif n’a été communiqué pour ces cinq modèles. On sait en revanche que pour le TCL RM9L, il faudra compter environ 6 000 € en 85 pouces, 8 000 € en 98 pouces et 13 000 € en 115 pouces. Ce qui vient confirmer le positionnement haut de gamme.

Enfin, toutes les données de luminosité, de couverture colorimétrique et de nombre de zones restent évidemment des chiffres constructeur. Seul un passage sous les sondes de notre Labo Fnac permettra de confirmer, ou non, ces promesses. Surtout la couverture de 100 % du BT.2020, revendiquée par pas moins de quatre modèles sur cinq, et qui serait une première dans l’industrie du LCD si elle se vérifiait.

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WoW Midnight : un mois après, le succès est-il au rendez-vous ?

Pour des millions de joueurs aux quatre coins du monde, le 3 mars 2026 était une journée entourée de longue date dans leur calendrier. Et surlignée même. Il faut dire que c’est ce jour-là qu’est sorti Midnight, la sixième extension majeure de World of Warcraft et un nouveau chapitre de la Worldsoul Saga au passage. Blizzard avait mis les petits plats dans les grands pour l’occasion, avec quatre zones à explorer, une race alliée inédite, un système de Logis très attendu et pas moins de trois raids programmés pour la saison inaugurale. Le tout jouable sur un PC gamer évidemment, mais aussi sur beaucoup de PC portables récents milieu et haut de gamme.

Clairement, sur le papier, le contenu est massif. Pourtant, à y regarder de plus près, un mois après le coup d’envoi, la communauté affiche un enthousiasme loin d’être unanime. Entre un déploiement de contenu encore en cours, des ajustements permanents et une polémique autour du doublage français qui refuse de s’éteindre, Midnight incarne tout à la fois les ambitions retrouvées du MMO de Blizzard et les tensions qui agitent actuellement l’industrie du jeu vidéo dans son ensemble. Heureusement, le tableau est loin d’être négatif.

Quel’Thalas revisitée

Commençons par le factuel. Midnight relève le plafond de niveau à 90 et propulse les joueurs dans une version remaniée de Quel’Thalas, où Xal’atath, antagoniste centrale de la Worldsoul Saga, étend son emprise. Quatre zones composent le terrain de jeu : Eversong Woods et Zul’Aman, retravaillées pour l’occasion, ainsi que deux territoires inédits, Harandar et Voidstorm. La première offre un cadre verdoyant qui tranche avec les tunnels de The War Within. La seconde plonge les aventuriers dans un chaos spatial qui sert d’écrin au raid principal de la saison.

World of Warcraft Midnight

Silvermoon City, reconstruite de fond en comble, tient le rôle de hub central. Un choix fort, symboliquement. La ville est partagée entre Horde et Alliance, avec environ un tiers dédié exclusivement à la Horde et le reste accessible aux deux factions. Pour beaucoup de vétérans, revoir Silvermoon vivante et fonctionnelle constituait déjà une raison suffisante de se connecter.

Côté nouveautés de gameplay, Blizzard a introduit les Haranir, nouvelle race alliée déblocable via une chaîne de quêtes et disponible pour les deux factions. Les Demon Hunters gagnent pour leur part une troisième spécialisation baptisée Devourer, à laquelle s’ajoute la possibilité inédite de créer un Demon Hunter Elfe du Vide. Enfin, le PvP accueille Slayer’s Rise, un champ de bataille 40 contre 40 situé dans Voidstorm, et un nouveau système de chasse appelé Prey system propose trois paliers de difficulté.

Un contenu endgame déployé au compte-gouttes

C’est sans doute le point qui suscite le plus de débats. Midnight est sortie le 3 mars, mais la saison 1 n’a véritablement démarré que le 17 mars, soit deux semaines plus tard. Et le contenu continue de se déployer progressivement depuis lors. Au 30 mars, le troisième raid, March on Quel’Danas, n’avait toujours pas ouvert ses portes en LFR et Story Mode. C’est dire si l’expression « un mois après le lancement » recouvre en réalité une extension encore en train de sortir.

En chiffres, la saison 1 propose huit donjons, dix delves auxquelles s’ajoute une Nemesis Delve (Torment’s Rise), et trois raids totalisant neuf boss. The Voidspire, le raid principal, en aligne six à lui seul. The Dreamrift se limite à un affrontement unique dans les plaines d’Harandar, tandis que March on Quel’Danas en compte deux.

World of Warcraft Midnight
Le survol de Quel’Thalas est assez grisant.

Précisons que deux delves, The Darkway et Parhelion Plaza, ont été décalées respectivement aux 24 et 31 mars. Le contenu annoncé n’était donc pas intégralement disponible dès le premier jour. Et nous manquons de recul à l’heure de la publication de ces lignes pour mesurer l’impact de ces nouveautés.

Ce calendrier qui s’étire en longueur est loin d’être une première pour World of Warcraft et pose immanquablement une question : peut-on dresser un vrai bilan après un mois quand une partie significative du contenu endgame n’est même pas encore totalement accessible ? Blizzard assume clairement cette stratégie de déploiement échelonné, sans l’ombre d’un doute pour étaler la consommation de contenu et maintenir l’intérêt sur la durée.

Hotfixes et ajustements : une extension encore en rodage

Néanmoins, le rythme effréné des correctifs est un signe qui ne trompe pas. Blizzard maintient carrément une page dédiée aux hotfixes de Midnight et continuait activement de publier des patchs à la fin du mois de mars, plus de trois semaines après la sortie du jeu, donc. En y regardant de plus près, le lot du 25-26 mars en dit long sur l’étendue des ajustements opérés. On y trouve en effet pêle-mêle des modifications de dégâts pour plusieurs classes et spécialisations, des corrections sur des boss, des bugs résolus dans les delves The Gulf of Memory, Sunkiller Sanctum et Twilight Crypts, ainsi que des corrections de progression pour des quêtes comme « Midnight: Stormarion Assault » et « Guarded Treasures ».

Toutefois, cela n’a rien de vraiment alarmant en soi. Toute extension WoW traverse une phase de polissage post-lancement. La réactivité de Blizzard en la matière est même plutôt rassurante. Reste que cette densité de correctifs rappelle que Midnight, malgré sa taille imposante, est encore un produit en cours de stabilisation. Le joueur patient y trouvera sans aucun doute son compte. Celui qui espérait une expérience parfaitement huilée dès le jour 1 aura sans doute un peu déchanté.

Le Logis, ça vaut quoi ?

Passons maintenant au Logis (Housing en anglais), l’une des fonctionnalités les plus attendues de Midnight. D’autant que Blizzard en a fait un argument de vente dès l’annonce du préachat. On notera au passage que l’accès anticipé au système de Logis était inclus dans toutes les éditions, y compris la moins chère. Les joueurs ont ainsi pu commencer à explorer, personnaliser et décorer leur espace dès le 2 décembre 2025, à l’occasion de la mise à jour prologue « The Warning ».

World of Warcraft Midnight
L’idée du Logis est évidemment d’en créer un rien qu’à vous.

Toutefois, l’éditeur a lui-même reconnu que cet accès anticipé ne proposait qu’une sélection limitée de contenus décoratifs, la suite complète étant promise pour le lancement effectif de l’extension. Un décalage qui a fatalement pu générer de la frustration chez certains joueurs désireux de se lancer à fond dans la décoration de leur repaire.

Ce Logis sert aussi de levier de différenciation entre les éditions du jeu. Le « Midnight Housing Pack », avec ses rotondes, fontaines et tableaux inspirés de l’univers, est réservé à l’Epic Edition. On observe donc un système à double étage, où le Logis fonctionne à la fois comme nouveauté de gameplay et comme vecteur de monétisation douce.

World of Warcraft Midnight
Un Logis plus ambitieux.

À cela s’ajoutent les mises à jour du système de transmog, qui permettent désormais de sauvegarder des apparences par emplacement et des tenues complètes. On se retrouve au final avec un outil de personnalisation, de lifestyle presque, de plus en plus central dans l’identité de WoW.

Des retours en demi-teinte sur les forums officiels

Que disent les joueurs, un mois après ? Les forums officiels francophones offrent un panorama assez représentatif. Dès les premiers jours, certains n’ont pas hésité à parler de « sans-faute ». Parmi les points qui reviennent le plus souvent : la qualité des 17 chapitres d’histoire, la variété des zones et cette sensation d’air libre bienvenue après les environnements souterrains de The War Within. Certains donjons, Maisara Caverns en tête, ont été particulièrement salués.

World of Warcraft Midnight

Mais les mêmes fils de discussion révèlent aussi des voix moins enthousiastes. Plusieurs joueurs affichent explicitement un « bilan mitigé ». Plus frappant : un topic ouvert dès le 27 février, soit avant même le lancement, s’intitulait « Midnight, une extension sans âme ». La critique ne portait pas tant sur le volume de contenu que sur un supposé manque de cohérence narrative, d’émotion et de véritable sensation d’exploration.

Un autre fil, publié le 2 mars, interrogeait la profondeur réelle des nouveautés systémiques et du Mythic+. Pour le premier topic cité, il est assez étonnant que des joueurs puissent avoir un avis avant même d’avoir posé les mains sur l’extension. En revanche, il est certain qu’à ce stade, le constat est celui d’une réception ni unanimement enthousiaste, ni massivement hostile. Les joueurs reconnaissent globalement la générosité du contenu, mais une partie d’entre eux questionne l’âme de l’ensemble.

La polémique de l’IA dans le doublage français

Mais si tous les points précédents sont avant tout affaire d’attente ou de goût, ce n’est pas la même chanson pour ce qui est de la controverse qui a enflammé la communauté francophone bien avant la sortie du jeu. D’abord à cause de la réaction épidermique au doublage français de l’extension. L’élément déclencheur a été la diffusion du court-métrage « Suprématie », qui a révélé un changement de voix pour Xal’atath, personnage pourtant central de toute la Worldsoul Saga. Toutefois, le problème dépasse largement le cas d’un simple remplacement de comédien. Avant même Midnight, des joueurs avaient constaté l’absence de doublage sur du contenu de la mise à jour 11.2.7 de The War Within, ce qui avait déjà alimenté les inquiétudes quant à la stratégie audio de l’éditeur.

C’est toutefois un témoignage qui a mis le feu aux réseaux sociaux. En septembre dernier, Corinne Wellong, voix française du personnage Talanji, annonçait publiquement qu’elle ne reprendrait pas son rôle dans Midnight. Elle refuse en effet de signer certaines clauses contractuelles liées à l’intelligence artificielle proposées par Microsoft et Blizzard.

Si vous suivez régulièrement l’actualité du marché du jeu vidéo, vous savez déjà que la dimension du problème est d’ailleurs internationale et que son cas est loin d’être isolé. Des changements de voix ont aussi été signalés en Espagne et en Allemagne. Au moment où la polémique battait son plein, Blizzard n’avait fourni aucune communication officielle claire sur le sujet, toujours selon BlizzSpirit. Ce silence a contribué à nourrir la méfiance d’une partie de la communauté.

Voilà pour les faits. Mais sur cet aspect précis, la prudence reste de mise. Car aucune déclaration officielle de Blizzard ne s’est étendue sur le sujet. Il serait donc un brin hasardeux d’en tirer des conclusions définitives sur la stratégie de l’éditeur en matière d’IA et de doublage. Ce qui est certain, en revanche, c’est que cette controverse a jeté une ombre sur le lancement de Midnight dans l’Hexagone et touche à un sujet sociétal qui dépasse largement le cadre du jeu vidéo.

Confort : ce qui change au quotidien pour les joueurs

En marge du gameplay pur, Midnight propose également quelques améliorations ergonomiques qui méritent d’être mentionnées. Blizzard a ainsi intégré des damage meters directement dans l’interface de base. Les boss alerts sont elles aussi désormais natives. Deux ajouts qui, s’ils ne révolutionnent rien pour les joueurs aguerris, abaissent la barrière d’entrée pour les nouveaux venus.

World of Warcraft Midnight

Le système de transmog a également été revu, avec la possibilité de sauvegarder des apparences par emplacement et de stocker des tenues complètes. Une fonctionnalité que la communauté réclamait depuis longtemps et qui participe de cet axe « personnalisation » que Blizzard semble vouloir pousser de plus en plus fort. Des mises à jour d’interface complètent le tableau, même si leur portée reste modeste comparée aux ajouts de contenu.

Un verdict encore en suspens

Vous l’aurez compris, dresser un bilan définitif de Midnight au bout de 30 jours relève presque de l’exercice impossible. Et pour cause : une partie du contenu endgame n’est même pas encore entièrement déployée. Le troisième raid n’ouvre en LFR qu’à compter du 7 avril. Les hotfixes continuent de pleuvoir. L’extension, au sens strict, est encore en train de se mettre en place.

World of Warcraft Midnight
Le généreux contenu du pack collector.

Ce que l’on peut dire, en revanche, c’est que Midnight ne manque ni d’ambition, ni de matière. Entre les quatre zones, huit donjons, trois raids, un système de Logis, une nouvelle race, une spécialisation inédite, la densité de contenu est clairement au rendez-vous. La sensation de renouveau après The War Within est palpable pour beaucoup de joueurs, qui apprécient de retrouver l’air libre et un cadre narratif fort autour de Quel’Thalas.

Midnight est au final une extension copieuse, ambitieuse, mais encore en rodage, et dont le véritable bilan ne pourra être dressé qu’une fois l’ensemble du contenu pleinement accessible. Rendez-vous dans quelques mois, donc, pour y voir plus clair. Mais si Azeroth vous manque et que vous avez bien en tête les quelques limites actuelles, vous pouvez foncer les yeux fermés.

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Samsung préinstalle WEBTOON sur ses nouveaux Galaxy A37 et A57

Samsung et WEBTOON viennent d’annoncer un partenariat autour des Galaxy A37 5G et Galaxy A57 5G, les deux derniers-nés de la série Galaxy A du constructeur sud-coréen. Concrètement, l’application WEBTOON sera préinstallée sur ces deux modèles. Les acheteurs pourront donc accéder au catalogue de la plateforme de webcomics dès le premier allumage de leur smartphone, sans passer par le Google Play Store.

L’association de deux géants coréens

Pour rappel, WEBTOON revendique plus de 160 millions d’utilisateurs actifs par mois à travers le monde. La plateforme, qui propose plus d’un millier d’histoires originales couvrant des genres aussi variés que la romance, le thriller, la fantasy ou la comédie, a la particularité de miser sur un format de lecture en défilement vertical, pensé dès l’origine pour les écrans de smartphones. Plusieurs de ses séries ont d’ailleurs été adaptées en animation ou en live-action, à l’image de Tower of God, All of Us Are Dead ou encore Marry My Husband.

Des smartphones abordables, mais capables

Du côté des smartphones, les Galaxy A37 et A57 partagent une diagonale d’écran de 6,7 pouces et embarquent tous deux une dalle Super AMOLED avec un taux de rafraîchissement pouvant monter jusqu’à 120 Hz. Samsung met aussi en avant sa technologie Vision Booster, qui ajuste la luminosité de l’écran en fonction des conditions d’éclairage ambiantes. Des caractéristiques que le constructeur juge particulièrement adaptées à la lecture de bandes dessinées numériques, où le rendu des couleurs et la fluidité du défilement comptent.

Samsung Galaxy A37 et Galaxy A57
Le Samsung Galaxy A57.

Samsung n’a toutefois pas précisé si ce partenariat avec WEBTOON s’étendrait à d’autres modèles de sa gamme à l’avenir. Les tarifs et dates de disponibilité des Galaxy A37 5G et Galaxy A57 5G en France n’ont pas non plus été communiqués à ce stade.

La France, championne du manga

Ce type de partenariat n’est pas nouveau dans l’industrie du smartphone. Les fabricants préinstallent régulièrement des applications tierces sur leurs appareils, que ce soit dans le cadre d’accords commerciaux ou pour enrichir l’expérience logicielle proposée à l’acheteur. En revanche, l’association d’un constructeur avec une plateforme de webcomics spécifiquement reste assez inhabituelle et illustre bien la place grandissante qu’occupe ce format de divertissement, en particulier en France. Car, même s’il connaît un ralentissement ces derniers temps après des années de croissance explosive, le marché du manga reste un pilier majeur de l’édition BD hexagonale. Ainsi, en 2024, il a représenté environ la moitié des ventes de bandes dessinées, avec des volumes conséquents malgré une baisse donc. La France est même le 2e consommateur mondial après le Japon.

Interface web Webtoon
L’interface d’accueil de la version web de WEBTOON.

Le boom des manhwas

Pour être tout à fait complet, notez tout de même que WEBTOON ne propose pas de manga japonais. C’est plutôt leurs équivalents coréens que l’on retrouve ici, à savoir les manhwas. Cette sous-catégorie profite à plein de l’invasion mondiale de la pop culture du Pays du matin calme. Leur représentant le plus connu chez nous est Solo Leveling, bien qu’il ne soit plus disponible sur WEBTOON. Le service propose tout de même quelques pépites du même genre, comme Lecteur omniscient, High School Mercenary, The Stellar Swordmaster et bien d’autres.

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Objets connectés : ces gadgets de la maison qui vous espionnent (et comment s’en préserver)

Allumer la lumière à distance, lancer un aspirateur robot depuis son bureau, vérifier son chez-soi grâce à une caméra quand on est en vacances… La promesse de la maison connectée repose sur une évidence : tout est relié. Et c’est précisément là que le bât blesse. Car chaque objet connecté est aussi devenu un point d’entrée potentiel pour le piratage.

Car, contrairement à un ordinateur ou un smartphone, ces appareils sont rarement conçus avec la sécurité comme priorité. Résultat : mots de passe par défaut jamais changés, mises à jour inexistantes, communications non chiffrées… Un terrain de jeu idéal pour les cyberattaques. On pourrait se dire que le problème est marginal, mais il n’en est rien. Des chercheurs en cybersécurité alertent régulièrement sur la facilité avec laquelle certains équipements peuvent être pris en main à distance – parfois en quelques minutes et sans compétences avancées.

Les objets les plus souvent piratés

Tous les objets connectés ne se valent pas. Certains concentrent les vulnérabilités, soit parce qu’ils sont très répandus, soit parce qu’ils manipulent des données sensibles.

Les caméras de surveillance

C’est la cible numéro un. Mal configurées, elles peuvent être accessibles en ligne sans protection solide. Certaines images se retrouvent même indexées sur des moteurs de recherche spécialisés. Le risque est évident : surveillance à votre insu, repérage des habitudes, voire chantage.

Nouveaux designs pour les ampoules connectées Philips Hue.

Les prises et ampoules connectées

Elles paraissent anodines, mais elles le sont rarement. Ces objets sont souvent peu sécurisés alors qu’ils sont connectés en permanence. Un pirate peut s’en servir comme point d’entrée dans votre réseau domestique, avant de rebondir vers d’autres appareils plus sensibles.

Les aspirateurs robots

Ils cartographient votre intérieur avec précision. Piratés, ils peuvent révéler la configuration de votre logement, vos habitudes de vie (présence, absence), voire servir de relais pour d’autres attaques. Certains modèles ont aussi été détournés pour enregistrer des sons ambiants.

Les assistants vocaux et enceintes connectées

Toujours à l’écoute, ils concentrent des données sensibles. Même si les grandes marques renforcent la sécurité, des failles existent, notamment à l’aide d’applications tierces malveillantes.

Les box domotiques et hubs centralisés

Ce sont les chefs d’orchestre de la maison connectée. S’ils sont compromis, tout l’écosystème devient accessible. Une seule faille peut suffire à ouvrir toutes les portes.

Objets connectés : ces gadgets de la maison qui vous espionnent (et comment s’en préserver)

Des attaques de plus en plus discrètes

Le piratage d’objets connectés ne ressemble plus à un film hollywoodien. Il est silencieux, diffus, souvent invisible. Dans certains cas, les appareils sont intégrés à des réseaux de machines zombies (botnets), utilisés pour lancer des attaques massives ailleurs. Vous ne voyez rien, mais votre équipement travaille pour quelqu’un d’autre.

Dans d’autres cas, les données collectées – habitudes de vie, horaires de présence, configuration du logement – deviennent une matière première précieuse. Pas forcément pour vous cibler directement, mais pour alimenter des bases de données revendues ou exploitées à grande échelle. Un minimum de méfiance est donc de mise.

Comment ne pas se faire pirater

La bonne nouvelle, c’est qu’une grande partie des risques peut être réduite avec quelques réflexes simples… mais encore trop peu appliqués.

Changer les mots de passe par défaut

C’est la base. Et pourtant, des millions d’objets utilisent encore des identifiants comme « admin/admin ». Optez pour des mots de passe uniques et robustes, à savoir douze caractères ou plus, avec au moins un nombre, une majuscule, un caractère spécial.

Mettre à jour régulièrement

Les mises à jour ne servent pas qu’à ajouter des fonctions. Elles corrigent surtout des failles de sécurité. Activez les mises à jour automatiques dès que possible. Créez-vous une routine mensuelle pour faire un tour de tous les appareils connectés et de leurs applications.

Segmenter son réseau wifi

Créer un réseau dédié aux objets connectés (un « réseau invité », par exemple) permet d’éviter qu’un appareil compromis donne accès à votre ordinateur ou à votre smartphone.

Désactiver les fonctions inutiles

Accès à distance, micro, caméra… Si vous n’en avez pas besoin, coupez-les. Moins il y a de portes ouvertes, mieux c’est.

Vérifier la réputation des marques

Tous les fabricants ne se valent pas. Privilégiez ceux qui assurent un suivi logiciel dans le temps et communiquent sur la sécurité. Une marque inconnue vendue sur une plateforme e-commerce ? Méfiance.

Supprimer les objets obsolètes

Un objet non mis à jour devient rapidement une faille permanente. Parfois, le remplacer est plus sûr que de le conserver.

Reprendre le contrôle

La maison connectée n’est pas un problème en soi. Elle devient risquée lorsqu’elle est pensée uniquement comme un empilement de gadgets, sans vision d’ensemble.

Derrière chaque objet, il y a une question simple : ai-je vraiment besoin qu’il soit connecté ? Et si oui, suis-je prêt à en assumer les implications ? Car, au fond, sécuriser sa maison connectée, ce n’est pas seulement une affaire de technologie. C’est une affaire de lucidité.

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Objets connectés : ces gadgets de la maison qui vous espionnent (et comment s’en préserver)

Allumer la lumière à distance, lancer un aspirateur robot depuis son bureau, vérifier son chez-soi grâce à une caméra quand on est en vacances… La promesse de la maison connectée repose sur une évidence : tout est relié. Et c’est précisément là que le bât blesse. Car chaque objet connecté est aussi devenu un point d’entrée potentiel pour le piratage.

Car, contrairement à un ordinateur ou un smartphone, ces appareils sont rarement conçus avec la sécurité comme priorité. Résultat : mots de passe par défaut jamais changés, mises à jour inexistantes, communications non chiffrées… Un terrain de jeu idéal pour les cyberattaques. On pourrait se dire que le problème est marginal, mais il n’en est rien. Des chercheurs en cybersécurité alertent régulièrement sur la facilité avec laquelle certains équipements peuvent être pris en main à distance – parfois en quelques minutes et sans compétences avancées.

Les objets les plus souvent piratés

Tous les objets connectés ne se valent pas. Certains concentrent les vulnérabilités, soit parce qu’ils sont très répandus, soit parce qu’ils manipulent des données sensibles.

Les caméras de surveillance

C’est la cible numéro un. Mal configurées, elles peuvent être accessibles en ligne sans protection solide. Certaines images se retrouvent même indexées sur des moteurs de recherche spécialisés. Le risque est évident : surveillance à votre insu, repérage des habitudes, voire chantage.

Nouveaux designs pour les ampoules connectées Philips Hue.

Les prises et ampoules connectées

Elles paraissent anodines, mais elles le sont rarement. Ces objets sont souvent peu sécurisés alors qu’ils sont connectés en permanence. Un pirate peut s’en servir comme point d’entrée dans votre réseau domestique, avant de rebondir vers d’autres appareils plus sensibles.

Les aspirateurs robots

Ils cartographient votre intérieur avec précision. Piratés, ils peuvent révéler la configuration de votre logement, vos habitudes de vie (présence, absence), voire servir de relais pour d’autres attaques. Certains modèles ont aussi été détournés pour enregistrer des sons ambiants.

Les assistants vocaux et enceintes connectées

Toujours à l’écoute, ils concentrent des données sensibles. Même si les grandes marques renforcent la sécurité, des failles existent, notamment à l’aide d’applications tierces malveillantes.

Les box domotiques et hubs centralisés

Ce sont les chefs d’orchestre de la maison connectée. S’ils sont compromis, tout l’écosystème devient accessible. Une seule faille peut suffire à ouvrir toutes les portes.

Objets connectés : ces gadgets de la maison qui vous espionnent (et comment s’en préserver)

Des attaques de plus en plus discrètes

Le piratage d’objets connectés ne ressemble plus à un film hollywoodien. Il est silencieux, diffus, souvent invisible. Dans certains cas, les appareils sont intégrés à des réseaux de machines zombies (botnets), utilisés pour lancer des attaques massives ailleurs. Vous ne voyez rien, mais votre équipement travaille pour quelqu’un d’autre.

Dans d’autres cas, les données collectées – habitudes de vie, horaires de présence, configuration du logement – deviennent une matière première précieuse. Pas forcément pour vous cibler directement, mais pour alimenter des bases de données revendues ou exploitées à grande échelle. Un minimum de méfiance est donc de mise.

Comment ne pas se faire pirater

La bonne nouvelle, c’est qu’une grande partie des risques peut être réduite avec quelques réflexes simples… mais encore trop peu appliqués.

Changer les mots de passe par défaut

C’est la base. Et pourtant, des millions d’objets utilisent encore des identifiants comme « admin/admin ». Optez pour des mots de passe uniques et robustes, à savoir douze caractères ou plus, avec au moins un nombre, une majuscule, un caractère spécial.

Mettre à jour régulièrement

Les mises à jour ne servent pas qu’à ajouter des fonctions. Elles corrigent surtout des failles de sécurité. Activez les mises à jour automatiques dès que possible. Créez-vous une routine mensuelle pour faire un tour de tous les appareils connectés et de leurs applications.

Segmenter son réseau wifi

Créer un réseau dédié aux objets connectés (un « réseau invité », par exemple) permet d’éviter qu’un appareil compromis donne accès à votre ordinateur ou à votre smartphone.

Désactiver les fonctions inutiles

Accès à distance, micro, caméra… Si vous n’en avez pas besoin, coupez-les. Moins il y a de portes ouvertes, mieux c’est.

Vérifier la réputation des marques

Tous les fabricants ne se valent pas. Privilégiez ceux qui assurent un suivi logiciel dans le temps et communiquent sur la sécurité. Une marque inconnue vendue sur une plateforme e-commerce ? Méfiance.

Supprimer les objets obsolètes

Un objet non mis à jour devient rapidement une faille permanente. Parfois, le remplacer est plus sûr que de le conserver.

Reprendre le contrôle

La maison connectée n’est pas un problème en soi. Elle devient risquée lorsqu’elle est pensée uniquement comme un empilement de gadgets, sans vision d’ensemble.

Derrière chaque objet, il y a une question simple : ai-je vraiment besoin qu’il soit connecté ? Et si oui, suis-je prêt à en assumer les implications ? Car, au fond, sécuriser sa maison connectée, ce n’est pas seulement une affaire de technologie. C’est une affaire de lucidité.

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Philips OLED 2026 : premiers téléviseurs OLED au monde avec Dolby Vision 2 Max, AmbiScape et l’adieu définitif à Google TV

À quelques semaines du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, le moment est bien choisi pour renouveler son téléviseur de salon. Samsung avait ouvert le bal au CES, LG et Panasonic ont suivi dans la foulée. Philips, resté plus discret que ses rivaux coréens ces derniers mois, sort à son tour du bois avec une gamme OLED 2026 structurée en quatre modèles : OLED+951, OLED+911, OLED811 et OLED761. L’ambition clairement affichée : boxer dans la catégorie supérieure face à LG et Samsung sur le segment premium. Voyons ensemble ce qu’elle vaut sur le papier.

Dolby Vision 2 Max, une première mondiale sur OLED

En janvier, dans une annonce conjointe avec Dolby, Philips s’est positionné comme le premier constructeur OLED à annoncer la compatibilité avec Dolby Vision 2. Aucune autre marque OLED n’a suivi depuis, ce qui fait de Philips le pionnier non seulement du Dolby Vision 2, mais du Dolby Vision 2 Max, le niveau supérieur du standard, sur ce type de dalle.

Philips OLED 2026 : premiers téléviseurs OLED au monde avec Dolby Vision 2 Max, AmbiScape et l'adieu définitif à Google TV

Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Dolby Vision 2 apporte quatre composantes clés calibrées selon les capacités de chaque téléviseur : noirs plus précis (Precision Black), tone mapping encore mieux contrôlé, optimisation pour le sport, et un contrôle d’intensité laissé à l’utilisateur. La déclinaison Max y ajoute trois éléments exclusifs : l’Authentic Motion, où les cinéastes pilotent eux-mêmes la réduction du judder image par image, un capteur de lumière ambiante de nouvelle génération pour ajuster l’image automatiquement, et un mode Pro Reference pour les utilisateurs les plus exigeants.

Un détail qui a son importance : le contenu Dolby Vision original encodé en ancienne génération ne bénéficiera pas des métadonnées enrichies nécessaires à l’Authentic Motion, par exemple. Les créateurs devront remettre la main dans le cambouis pour encoder leurs œuvres selon le nouveau standard, ce qui laisse présager un démarrage progressif côté bibliothèque de contenus. Canal+ a néanmoins été confirmé comme premier partenaire à diffuser des films, séries et sports en direct masterisés dans le nouveau format. La compétition se dessine clairement en filigrane : face au Dolby Vision 2 Max de Philips, Samsung pousse de son côté HDR10+ Advanced, sa propre évolution HDR également pilotée par intelligence artificielle.

Une dalle META 4.0 Tandem RGB 2.0 avec luminosité revue à la hausse

Les OLED+951 et OLED+911 partagent la même dalle META 4.0 Primary RGB Tandem 2.0 WOLED. Cette structure empilée à quatre couches de sources lumineuses pures (rouge, vert, bleu) affiche une couverture colorimétrique de 99,5 % du DCI-P3, un pic lumineux annoncé à 4 500 nits et, nouveauté appréciable, une technologie anti-reflets ultra-faible qui bloquerait plus de 99 % des reflets à l’écran. Sur le papier, on dépasse les ~3 700 cd/m² de l’OLED+950 de 2025. Dans les faits, les mesures en mode calibré seront nécessairement plus modestes, c’est le propre de toute fiche technique constructeur.

Philips OLED 2026 : premiers téléviseurs OLED au monde avec Dolby Vision 2 Max, AmbiScape et l'adieu définitif à Google TV

Le traitement vidéo est confié à la puce P5 AI Dual Engine dans une version revue pour 2026, qui introduit notamment Specular Highlight Enhancement pour les hautes lumières, AI Machine Learn Sharpness V3, AI Smart Bit Enhancement V4 et AI Perfect Reality V4. La fonction AI HDR Expansion/Restore analyse chaque image afin de restaurer la dynamique lumineuse originale du contenu, tandis que le tone mapping HDR assisté par IA optimise simultanément zones sombres et hautes lumières. Liste à la Prévert, certes. Cependant, les améliorations réelles, nous les vérifierons lors de nos tests en laboratoire.

Pour les joueurs, les deux téléviseurs vedettes de la marque affichent un taux de rafraîchissement de 165 Hz et proposent désormais quatre ports HDMI 2.1 pleine bande passante, tous compatibles VRR et ALLM, grâce au chipset MediaTek Pentonic 800. Une belle progression depuis l’année dernière, puisque l’OLED+950 de 2025 n’en offrait que deux.

Même dalle, mais deux philosophies audio qui divergent

Les deux modèles partagent le même processeur P5 AI de 10, la même dalle et les mêmes performances gaming. La différence tient à deux points précis : la puissance de traitement et le son.

L’OLED+951 embarque ainsi une version dual-chip du P5 pour des améliorations d’image supplémentaires. Il est couplé à un système audio 2.2 à 70 W. L’OLED+911, lui, dispose d’un seul chip, mais se distingue par un système Bowers & Wilkins 3.1 à 81 W. Ce dernier s’articule autour d’une configuration LCR avec deux nouveaux médiums de 45 mm en fibre de verre par canal, un tweeter à dôme titane de 19 mm avec tube Nautilus, un woofer arrière et des radiateurs passifs pour améliorer la profondeur des basses. L’OLED+951 mise donc sur la performance image brute, à connecter à des éléments extérieurs pour une expérience sonore optimale, tandis que l’OLED+911 propose un package audio-vidéo intégré plus complet.

Autre bonne nouvelle pour l’OLED+911 : il sera disponible dès juin 2026, avec l’arrivée d’un nouveau format de 48 pouces inédit sur la gamme, aux côtés des 55, 65 et 77 pouces habituels. L’OLED+951, lui, devra patienter jusqu’en septembre, et seulement en 65 et 77 pouces.

OLED811 et OLED761, une gamme accessible prometteuse

Le modèle le plus populaire de Philips reste sa série 8. L’OLED811 remplace l’OLED810 très apprécié, et sera disponible de 42 à 77 pouces à partir de juin. Sa grande nouveauté : une dalle OLED EX améliorée, avec des performances d’image jusqu’ici réservées aux modèles haut de gamme, et un pic lumineux annoncé à 2 500 cd/m². Il embarque également le Dolby Vision 2 Max et le système AmbiScape, avec un son 2.2 à 70 W (50 W sur le 42 pouces).

L’OLED761 adopte un positionnement plus accessible. Il intègre la dalle OLED SE de LG Display (la même que celle du Panasonic Z86C) avec un pic annoncé à 1 000 nits, le processeur P5 AI de 7 et quatre ports HDMI 2.1 supportant du gaming jusqu’en 4K/ 120 Hz avec VRR et ALLM. Il ne supporte pas le Dolby Vision 2. Dommage, mais cohérent avec le positionnement entrée de gamme. Son avantage demeure l’Ambilight trois côtés et la compatibilité AmbiScape, rarissimes à ce niveau de prix.

Avec AmbiScape, l’Ambilight passe à l’échelle de la pièce

La grande nouveauté transversale de 2026 chez Philips, c’est AmbiScape, qui permet aux téléviseurs de se synchroniser avec des ampoules connectées comme Philips Hue, IKEA et NanoLeaf pour créer une expérience Ambilight étendue à toute la pièce. Les OLED+951 et OLED+911 bénéficient d’un Ambilight sur quatre côtés qui étend les couleurs de l’image sur les murs, et AmbiScape permet de synchroniser l’éclairage du téléviseur avec jusqu’à quatre lampes connectées. Pour les amateurs de la signature lumineuse de Philips, et ils sont nombreux, c’est une évolution naturelle et particulièrement bien pensée.

Philips OLED 2026 : premiers téléviseurs OLED au monde avec Dolby Vision 2 Max, AmbiScape et l'adieu définitif à Google TV

L’abandon de Google TV : le vrai séisme de cette gamme 2026

C’est sans doute la décision la plus radicale de ce cycle. Jusqu’ici, TitanOS n’équipait que les modèles d’entrée de gamme comme l’OLED760. Cette année, Philips l’étend à l’intégralité de sa gamme OLED, y compris ses modèles haut de gamme. L’explication officielle tient en quelques arguments : meilleure maîtrise de l’interface, moins de ressources système consommées, et, sans doute, la possibilité d’explorer de nouvelles sources de revenus publicitaires liées à la CTV.

À première vue, TitanOS s’en sort convenablement. La plateforme donne accès aux principaux services de streaming (Netflix, Disney+, HBO Max, YouTube et Prime Video) et est compatible avec Google Assistant, Alexa, Apple AirPlay 2 et Control4. Apple TV est annoncé pour le printemps 2026, et Spotify devrait suivre. De nouvelles fonctions font leur apparition : page Sports dédiée, ‘Continue Watching’, Watchlist, et recommandations grâce à un partenariat avec TMDB.

Le bât blesse toutefois sur un point précis à nos yeux, à savoir l’abandon du Google Cast officiel (Chromecast). Apple AirPlay est en revanche bien présent, mais les utilisateurs Android devront passer par une application tierce pour caster vers le téléviseur, avec les limites que cela pourrait impliquer au quotidien. Là où Google TV, Samsung Tizen et LG webOS proposent tous une implémentation officielle de Google Cast, TitanOS accuse donc pour le moment un retard structurel. Rappelons que la plateforme avait été inaugurée dès 2024 sur les séries Mini LED PML9049 et LED PUS8909 de Philips.

Les joueurs qui utilisent Xbox, GeForce Now ou SteamLink seront également sur leur faim, car seuls Blacknut et Boosteroid servent d’alternatives côté cloud gaming. Bien sûr, tout cela peut évoluer dans les semaines et les mois à venir. Bien que la feuille de route de TitanOS avance assez lentement, beaucoup de fonctionnalités promises il y a plusieurs années au lancement de la plateforme tardent encore à se concrétiser. Il ne reste plus qu’à espérer que l’urgence du déploiement sur des modèles haut de gamme accélérera les choses.

Prix et disponibilité

Philips n’a pas encore communiqué les prix ni les dates de commercialisation précises de ces nouveaux téléviseurs. Les disponibilités sont en revanche confirmées de manière échelonnée : OLED+911 en juin, OLED811 entre juin et septembre, OLED761 à partir d’août selon la diagonale, et OLED+951 en septembre, exclusivement en 65 et 77 pouces.

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Test Dyson Spot + Scrub AI : un robot aspirateur laveur intéressant, mais il manque encore quelque chose

Quand Dyson se décide enfin à sortir un robot aspirateur-laveur, c’est tout le marché qui retient son souffle. Le nouveau robot Spot + Scrub AI est-il à la hauteur des attentes et des promesses ? C’est ce que nous vous proposons de découvrir dans ce test.

Dire que ce Dyson Spot + Scrub AI était attendu tient du doux euphémisme. Alors que la guerre fait rage entre les constructeurs chinois sur le front du marché des aspirateurs-laveurs robots, Dyson s’en était soigneusement tenu à l’écart. Cependant, cela ne pouvait pas durer indéfiniment. L’objectif du nouveau modèle Spot + Scrub AI se résume finalement en quelques mots. Il s’agit pour le constructeur britannique de montrer qu’il peut faire mieux que la concurrence asiatique particulièrement féroce.

Pour ce retour, Dyson s’est donné les moyens de ses ambitions, avec une station d’entretien complète, un système de lavage au rouleau et une navigation LiDAR très prometteuse. Nous avons mis l’ensemble longuement à l’épreuve, afin de déterminer s’il tient réellement toutes ses promesses au quotidien.

Test Dyson Spot + Scrub AI

Le design et la station

Esthétiquement, le design de l’appareil se montre plus sage par rapport aux précédentes tentatives de la marque. Ses touches de bleu et de rouge suffisent néanmoins à l’identifier immédiatement comme un produit Dyson. Avec 11 cm de hauteur pour un diamètre frôlant les 38 cm, ce robot se révèle plutôt volumineux. Le fabricant a pourtant eu la bonne idée d’intégrer le capteur LiDAR dans une fente discrète située sous la coque supérieure. C’est malin. Cette astuce technique ne réduit malheureusement pas l’encombrement global pour autant.

Test Dyson Spot + Scrub AI

De son côté, la base d’accueil ne fait pas dans la discrétion. Elle embarque un imposant collecteur sans sac de 3 L. Viennent s’y ajouter deux grands bacs pour l’eau propre (2,3 L) et l’eau sale (2,1 L), ainsi qu’un compartiment dédié au détergent. La marque annonce jusqu’à 100 jours de tranquillité pour la collecte des poussières.

Test Dyson Spot + Scrub AI

Nous n’avons logiquement pas pu vérifier cette durée sur la totalité de la période. Toutefois, le niveau de saleté restait largement sous la moitié du bac après six semaines d’utilisation quotidienne. Voilà un atout de poids. L’absence de sacs à racheter constitue un vrai confort financier et logistique.

Test Dyson Spot + Scrub AI

Cette station réclame un espace conséquent dans votre intérieur. Elle n’est pas particulièrement gracieuse, même si ses formes originales plairont à certains. Il faudra donc lui trouver un emplacement adéquat pour ne pas gâcher votre décoration. Nous avons d’ailleurs tiqué sur une mesquinerie difficilement pardonnable à ce niveau de prix. Le détergent brille par son absence dans la boîte.

Test Dyson Spot + Scrub AI

L’aspiration et la navigation

Le Spot + Scrub AI montre l’étendue de ses capacités lorsqu’il commence à circuler. Son système de navigation couple un capteur dToF au LiDAR pour analyser l’environnement à raison de sept scans par seconde. Sur le terrain, cela se traduit par des déplacements fluides et très assurés. Il évite avec une belle précision les objets traînant au sol. Les passages de seuils s’effectuent sans la moindre hésitation, et le robot ne donne jamais le sentiment d’errer sans but au milieu d’une pièce. C’est propre et net.

Test Dyson Spot + Scrub AI

L’aspiration déploie une puissance brute de 18 000 Pa. Ce chiffre n’est pas le plus élevé du secteur. Il offre pourtant d’excellents résultats sur les sols durs, notamment grâce à un ajustement intelligent de la vitesse des brosses qui évite l’éparpillement des miettes. Le traitement des tapis se montre tout aussi sérieux. L’appareil démontre une belle réserve de puissance lors du nettoyage complet d’une pièce. Nous sommes bien face à une machine volontaire.

Test Dyson Spot + Scrub AI

Reste l’épineuse question des cheveux longs. C’est un test impitoyable pour ce genre de produit. Le Dyson s’en sort avec les honneurs. L’accumulation autour des cylindres reste minime, même dans un foyer abritant plusieurs têtes chevelues. La maintenance manuelle ne disparaît pas totalement. Elle ne devient jamais fastidieuse. Les bordures et les coins bénéficient d’une couverture tout à fait satisfaisante.

Les performances de lavage

L’approche de Dyson diffère des serpillières plates traditionnelles. Le constructeur intègre un véritable rouleau motorisé. Ce dernier est rincé en continu par une eau chauffée à 60 °C environ. Il peut même se déporter latéralement de 40 mm pour traquer la saleté le long des plinthes. Cette solution technique se révèle nettement plus hygiénique qu’un simple patin humide traînant la crasse d’une pièce à l’autre. Le système relève automatiquement l’appendice au-dessus des tapis détectés. Le mécanisme montre toutefois quelques limites d’exécution sur les moquettes les plus épaisses.

Test Dyson Spot + Scrub AI

L’efficacité de ce rouleau dépend largement de la nature des taches. La lumière verte et l’algorithme de détection font des merveilles sur des liquides récemment renversés. Le robot insiste lourdement. Il repasse sur la zone avant d’adapter intelligemment la pression exercée. C’est bien pensé. La situation se complique logiquement face à des salissures sèches et profondément incrustées. La machine parvient à effacer une bonne partie des traces. Elle ne remplacera pas un nettoyage manuel vigoureux pour les cas les plus extrêmes. Ce rouleau constitue un bel atout matériel. Ce n’est pas un outil magique.

Test Dyson Spot + Scrub AI

C’est ici que l’appareil dévoile sa véritable vocation. Il excelle dans un entretien préventif et régulier. Si vous le laissez tourner fréquemment, votre intérieur restera propre.

Demandez-lui de rattraper une semaine de négligence dans une cuisine poisseuse, et le résultat vous laissera clairement sur votre faim. Le mode de nettoyage ciblé possède un intérêt certain. Il manque encore d’une efficacité infaillible pour convaincre totalement. Cette légère faiblesse se remarque inévitablement à un tel niveau tarifaire.

L’application MyDyson

La configuration initiale se déroule sans le moindre accroc. La cartographie s’appuie efficacement sur le LiDAR pour modéliser votre intérieur en quelques minutes. L’interface propose l’arsenal classique des modèles concurrents. Vous pouvez nommer les pièces. Vous définissez des zones interdites tout en programmant l’ordre de passage. Les bases sont là. Il n’y a malheureusement rien d’autre à se mettre sous la dent.

Test Dyson Spot + Scrub AI

Les lacunes logicielles apparaissent rapidement. Le découpage automatique des cartes manque parfois cruellement de précision. L’affichage des meubles sur le plan s’apparente à un gadget inutile. Créer des petites zones spécifiques demande une patience infinie pour obtenir le résultat escompté. Les fonctions avancées manquent tout bonnement à l’appel. Nous n’avons trouvé ni vue caméra, ni pilotage manuel, ni véritable intégration domotique. Le nettoyage ciblé refuse même l’ajout de plusieurs zones simultanées.

Test Dyson Spot + Scrub AI

Certains utilisateurs loueront sans doute cette grande sobriété. Nous y voyons pour notre part un vrai décalage entre l’excellence du matériel et la pauvreté du logiciel embarqué.

Test Dyson Spot + Scrub AI

Au quotidien

La discrétion acoustique n’est clairement pas le fort de ce modèle. Le passage du robot s’entend distinctement. La vidange automatique et le nettoyage du rouleau génèrent un niveau sonore particulièrement élevé. L’appareil sait se faire remarquer, y compris lorsque le mode silencieux est activé.

Ce défaut s’atténue si vous programmez les cycles durant vos heures de bureau à l’extérieur. Ce n’est pas l’allié idéal pour travailler au calme dans la pièce voisine. L’autonomie théorique de 140 minutes se vérifie globalement en pratique. Le Spot + Scrub AI donne la pleine mesure de son talent dans le cadre d’une routine assidue. Ses passages quotidiens maintiennent un excellent niveau de propreté sur tous les revêtements. La base auto-nettoyante prend alors tout son sens. Le rouleau reste sain. Les interventions humaines s’espacent considérablement. Ce Dyson procure enfin cette agréable sensation de déléguer une véritable charge mentale. Nous avons néanmoins subi quelques ratés ponctuels lors du retour à la base. Il ne s’agit pas d’un défaut rédhibitoire pour autant. C’est tout de même frustrant.

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Prise en main de l’Apple MacBook Neo : enfin un Mac abordable et qui enterre la concurrence ?

699 euros. Oui, vous avez bien lu. Apple vend désormais un MacBook neuf pour le prix d’un PC portable Windows de milieu de gamme. Et pas n’importe quel MacBook puisqu’il est ici question d’un ordinateur entièrement repensé. Ce MacBook Neo n’est ni un MacBook Air au rabais, ni un recyclage de vieux design. C’est un produit à part entière, pensé pour les étudiants, les primo-accédants et tous ceux qui voulaient un Mac sans y laisser un mois de salaire.

Avant de passer au test à proprement parler, commençons par nous pencher sur sa fiche technique. Le MacBook Neo embarque une puce Apple A18 Pro, un SoC à six cœurs CPU (deux performance, quatre efficience) accompagné de cinq cœurs GPU et d’un Neural Engine 16 cœurs, avec 8 Go de mémoire vive LPDDR5. Côté stockage, Apple propose 256 Go de SSD sur le modèle de base (ici testé) ou 512 Go sur la version embarquant aussi Touch ID. L’écran est une dalle IPS Liquid Retina de 13 pouces affichant une définition de 2 408 x 1 506 pixels à 60 Hz, avec une luminosité mesurée aux alentours de 500 nits.

Test Apple MacBook Neo

Quant à la connectique, elle se résume à deux ports USB-C (un USB 3.2 Gen 2 à 10 Gb/s avec DisplayPort et un USB 2.0 à 480 Mb/s) ainsi qu’un jack 3,5 mm, le tout positionné sur le côté gauche. Le sans-fil repose sur du wifi 6e et du Bluetooth 6. Enfin, l’ensemble est alimenté par une batterie de 36,5 Wh, pèse 1,23 kg pour des dimensions de 297,5 x 206,4 x 12,7 mm, et tourne sous macOS Tahoe 26.3.1.

Enfin, rappelons que comme ses concurrents, Apple a pris de l’avance sur la Directive 2022/2380 réglementation européenne sur le chargeur universel qui rentrera en vigueur à partir du mois d’avril prochain pour les ordinateurs portables et ne fournit plus de chargeur avec ses Mac.

L’interface (macOS Tahoe)

Le MacBook Neo tourne sous macOS Tahoe 26.3.1, avec le nouveau langage graphique « Liquid Glass » qui utilise des effets de transparence et des icônes remaniées. L’interface est familière pour quiconque possède déjà un iPhone ou un iPad. Et c’est là que réside l’un des atouts les plus puissants du Neo : l’intégration avec l’écosystème Apple. D’iMessage, à FaceTime en passant par la synchronisation Photos, Notes, Rappels, Recopie de l’iPhone (le jour où cette fonction daignera sortiren France…), tout fonctionne de concert et à la perfection, comme sur n’importe quel Mac. Pour quelqu’un qui possède un iPhone et qui n’a jamais eu de Mac, le Neo offre une excellente porte d’entrée. Apple fournit aussi ses applications gratuites (Pages, Numbers, Keynote) et l’App Store propose les grands classiques (Microsoft Office, entre autres) en version native Apple Silicon.

Test Apple MacBook Neo

On apprécie d’autre part l’absence de bloatware. Là où de nombreux PC Windows abordables arrivent chargés de logiciels d’essai et de publicités, le Neo se présente avec un système propre et fonctionnel dès le démarrage. La configuration et le lancement se font comme sur n’importe quel Mac. Si nous répétons sans arrêt « comme sur n’importe quel Mac », c’est parce que ce nouvel ordinateur portable est le tout premier à tourner avec une puce de smartphone, la A18 Pro en l’occurrence. Pour mémoire, cette puce est celle qui équipait les iPhone 16 Pro et 16 Pro Max en 2024. L’initiative a de quoi étonner quand on sait que même les iPad les plus proches des Mac dans l’esprit (les Air et les Pro) embarquent depuis quelques années déjà les mêmes puces M que les ordinateurs. Mais autant spoiler la surprise d’entrée de test : la présence de la puce A18 Pro est finalement un non-sujet. Plus loin dans l’article, nous allons bien sûr nous pencher sur ses performances, mais jamais sur d’éventuels problèmes de compatibilité, car il n’y en a tout simplement aucun.

Test Apple MacBook Neo

Le design et la qualité de fabrication

Au premier contact avec la bête, le ton est donné. Le MacBook Neo ne ressemble à rien de ce qu’on trouve à ce tarif dans le monde PC. Châssis aluminium intégral, finitions soignées, charnière parfaite… nous avons du mal à croire qu’il s’agit d’un ordinateur à 700 euros. Le Neo reprend les lignes des MacBook actuels avec des bords plats et des angles arrondis, tout en affichant un gabarit légèrement plus compact que le MacBook Air 13 pouces.

Test Apple MacBook Neo

Il mesure 297,5 x 206,4 x 12,7 mm pour 1,23 kg, soit exactement le même poids que le Air. Quatre coloris sont ici proposés, avec du Silver, Citrus (un jaune-vert quelque part entre la balle de tennis et le surligneur fluorescent), du Blush (rose pâle) et de l’Indigo (bleu foncé). La finition brossée de l’aluminium nous est apparue un tantinet plus prononcée que sur d’autres MacBook. C’est peut-être lié au fait que la machine intègre 60 % d’aluminium recyclé, un record pour un produit Apple. Le rendu est en tout cas flatteur.

Test Apple MacBook Neo

Les teintes ne s’arrêtent pas au châssis et se prolongent sur les touches du clavier, les pieds en caoutchouc, les fonds d’écran macOS et même certains éléments d’interface comme les icônes de dossiers et les boutons de confirmation. Non seulement cela flatte l’œil, mais cela montre en plus que le Neo a été pensé comme un produit à part entière et non comme un sous-produit.

Test Apple MacBook Neo

Le logo Apple, embossé en ton sur ton sur le couvercle, abandonne la finition miroir réservée aux Air et Pro. Quant à la webcam, elle vient se loger dans le bandeau supérieur de l’écran sans recourir à l’encoche (notch) qu’on retrouve sur les MacBook plus onéreux.

Test Apple MacBook Neo

Pour parvenir à caser cette webcam, Apple a légèrement épaissi les bordures de la dalle. Le compromis reste honnête, et certains y verront même un avantage esthétique par rapport à l’encoche.

Test Apple MacBook Neo
Les bordures de l’écran.

Passons à la connectique du MacBook Neo, qui est sans doute son point le plus discutable. On trouve ici deux ports USB-C et un jack 3,5 mm, le tout regroupé sur le côté gauche. Pas de Thunderbolt ni de MagSafe donc. Un détail vient compliquer les choses à nos yeux : ces deux ports USB-C ne sont pas identiques. Le premier (le plus proche de la charnière) est un USB 3.2 Gen 2 à 10 Gb/s avec sortie DisplayPort, capable de piloter un écran externe 4K à 60 Hz. Le second ? Un USB 2.0 à 480 Mb/s. Soit un standard vieux de 25 ans. On a connu plus moderne. Le problème est que ces deux ports ne sont pas étiquetés. Apple se contente d’envoyer une notification macOS si l’on branche un moniteur ou un périphérique rapide dans le mauvais port. Bien sûr, on s’y fait très vite et cela reste fonctionnel, mais c’est le genre de friction qu’on n’attend pas d’un produit Apple.

Test Apple MacBook Neo
On comprend vite que le Port USB-C le plus à l’extérieur est le 3.2 Gen 2. Mais un petit marqueur n’aurait pas été superflu.

Cette asymétrie a tout de même une raison technique. Elle s’explique par les limitations du A18 Pro, un SoC conçu à l’origine pour un smartphone n’ayant qu’un seul port. Ajouter un second port USB, fût-il en USB 2.0, a déjà nécessité un travail d’ingénierie non négligeable d’après les dires de la marque. Il n’empêche qu’on aurait aimé que les deux ports soient au minimum USB 3, et qu’un marquage visuel permette de les différencier sans recourir à un message logiciel.

L’écran et la webcam

Après la qualité de fabrication, c’est probablement au niveau de son écran que le MacBook Neo frappe le plus fort sur la concurrence. Sa dalle IPS Liquid Retina de 13 pouces affiche en effet une très belle définition de 2 408 x 1 506 pixels, supérieure au 1080p et même au 1440p que l’on retrouve généralement sur les PC portables vendus à ce prix. Le taux de rafraîchissement reste à 60 Hz, ce qui paraît logique pour cette gamme tarifaire.

Test Apple MacBook Neo

Côté luminosité, Apple promet 500 nits, ce que nous ne manquerons pas de vérifier dès que ce Neo aura passé notre batterie de tests Labo. Mais à l’œil nu, nous pouvons d’ores et déjà vous dire que le rendu de cet afficheur est très supérieur à ce qu’offrent bon nombre de PC portables concurrents, dont certains plafonnent à 250 ou 300 nits. En matière de colorimétrie, la dalle couvre l’essentiel du spectre sRGB, avec une profondeur de couleur 10 bits, ce qui est là encore rare à ce niveau de prix. On note toutefois que l’écran ne prend pas en charge le gamut DCI-P3, le HDR, le True Tone ou encore le nano-texture antireflet. Autant de concessions compréhensibles au regard du positionnement tarifaire.

Test Apple MacBook Neo

À l’usage, l’écran se révèle très agréable pour la consommation de contenu vidéo, la navigation web et même la retouche photo occasionnelle. Les angles de vision restent corrects, même si une légère perte de luminosité se fait sentir en inclinant la dalle.

Au-dessus de cet afficheur, la webcam 1080p FaceTime HD se montre honnête, avec une bonne balance des blancs et des détails corrects en visioconférence. Elle perd en revanche la fonction Center Stage (suivi automatique du sujet) et le capteur 12 mégapixels des MacBook Air récents. On note aussi l’absence de LED physique d’activité à côté de la caméra. Elle se trouve remplacée par un indicateur logiciel dans la barre de menus de macOS.

Le clavier et le trackpad

Le clavier du MacBook Neo reprend le mécanisme à ciseaux des autres MacBook. La course est d’environ 1 mm, la frappe est dans l’ensemble agréable, et les touches teintées dans la couleur du modèle apportent une touche de personnalité bienvenue. Jusque-là, pas grand-chose à redire donc.

Sauf que ce clavier n’est pas rétroéclairé. Il s’agit-là du principal compromis à faire en matière d’ergonomie. Même si les dactylos chevronnés s’en accommoderont sans peine, les étudiants qui travaillent tard le soir ou les utilisateurs occasionnels moins familiers du placement des touches risquent d’être parfois frustrés. Absolument tous les MacBook vendus ces 15 dernières années bénéficiaient d’un rétroéclairage. Son absence se fait donc ici sentir.

Test Apple MacBook Neo
Les claviers des nouveaux MacBook Neo sont légèrement teintés, dans le même coloris que la coque.

L’autre point à noter concerne Touch ID, présent uniquement sur le modèle 512 Go. Sur le modèle de base, la touche d’alimentation en haut à droite fait office de simple bouton marche/arrêt. En conséquence, chaque déverrouillage, chaque achat sur l’App Store, chaque authentification Apple Pay passe par la saisie manuelle du mot de passe. Cela reste certes fonctionnel, mais on perd la fluidité à laquelle l’écosystème Apple nous a habitués. Notez qu’il s’agit-là de la remarque de quelqu’un qui est habitué depuis fort longtemps au confort de cette identification Touch ID. Un utilisateur qui n’y a jamais eu le droit ne verra évidemment pas la différence.

Côté trackpad, Apple a opté pour un mécanisme physique en lieu et place du Force Touch haptique des MacBook Air et Pro. Mais la Pomme a fait les choses proprement. Ce trackpad se montre en effet cliquable sur toute sa surface, du coin supérieur au coin inférieur, ce qui est rare pour un trackpad mécanique. Les gestes multitouch de macOS fonctionnent tous correctement. Le clic est un peu plus sonore et la surface légèrement plus petite que sur le Air, mais l’expérience reste très satisfaisante au quotidien. On perd en revanche la possibilité d’ajuster la sensibilité du clic et les fonctions de retour haptique, comme le Force Click permettant de renommer rapidement des fichiers dans le Finder. Rien de bien grave en somme.

Les performances

Alors, une puce d’iPhone dans un Mac, ça vaut quoi ? Le cœur du MacBook Neo bat en effet au rythme de la puce Apple A18 Pro, celle-là même qui animait l’iPhone 16 Pro en 2024. Six cœurs CPU (deux performance, quatre efficience), cinq cœurs GPU (un de moins que la version iPhone), un Neural Engine 16 cœurs et 8 Go de mémoire unifiée LPDDR5. C’est la première fois qu’Apple utilise un processeur de la série A dans un Mac, et les sceptiques n’ont pas manqué de le faire remarquer. Mais nous vous avons un peu divulgâché cette partie en introduction.

Test Apple MacBook Neo

En single-core, le A18 Pro se montre très convaincant. Sur Geekbench 6, le Neo obtient aux alentours de 3500 points, soit un score qui surpasse le M1 (environ 2400 points) et le Snapdragon X Plus (environ 2500 points). Pour les tâches quotidiennes comme la navigation web, le traitement de texte, la messagerie, c’est plus que suffisant pour procurer une expérience si fluide et réactive qu’on oublie vite son prix.

Sans surprise, la chanson n’est pas la même dès qu’il est question de multi-core et de charge soutenue. Le A18 Pro n’a que deux cœurs performance contre quatre sur le M1, et ça se ressent évidemment. Ainsi, sur Cinebench 2024, le Neo atteint un score multi-core d’environ 330, contre 500 pour le M1 MacBook Air.

Passons maintenant à la RAM. Les 8 Go de RAM en 2026 ont fait grincer des dents. D’autant qu’ils ne sont pas évolutifs qui plus est, car soudés au SoC, et qu’Apple avait généralisé les 16 Go sur l’ensemble de sa gamme MacBook fin 2024, ce qui met d’autant plus en exergue la chose sur le Neo. Pourtant, en usage courant, avec une vingtaine d’onglets Safari, une appli de messagerie, un document texte, de la musique en fond, tout roule sans l’ombre d’un accroc. Le Neo reste fluide et agréable. Mais dès qu’on pousse un peu l’usage, la pression mémoire peut se faire sentir. Ouvrir Photoshop en parallèle d’une session Safari bien garnie suffit à faire toussoter l’ensemble. Le moniteur d’activité de macOS passe régulièrement au jaune, signalant que le système recourt activement au swap sur le SSD pour compenser le manque de RAM physique.

Test Apple MacBook Neo

Concrètement, cela se traduit par des onglets qui se rechargent quand on y revient, des applications qui prennent une seconde de plus à s’afficher, ou un appel vidéo qui saccade ponctuellement. Il faut avoir conscience de ces limitations avant de craquer ou pas pour la machine, tout comme il faut bien avoir en tête que cela n’a rien de rédhibitoire. Au même tarif, la concurrence ne fait pas mieux, même en proposant souvent le double de RAM.

De plus, le fait de comparer la puce A18 Pro du Neo à des processeurs plus chers devrait vous en dire long sur les capacités de la bête dès lors que l’on se rappelle de son positionnement tarifaire. En terme de performances globales à l’usage, le nouveau MacBook ne craint pas grand-monde dans sa gamme de prix. Il délivre tout au long de la journée une expérience fluide et réactive pour un usage classique. Si vous êtes du genre à vous soucier de la quantité de RAM ou du nombre de cœurs GPU dans un processeur, cette machine n’est sans doute pas faite pour vous.

Le gaming et l’audio

Aussi étonnant que cela puisse paraître, il est parfaitement possible de jouer sur ce nouveau Mac. Et pas qu’un peu. Pour commencer, un grand nombre de jeux iOS sont compatibles depuis belle lurette avec macOS. Pour ceux-là, il suffit de se rendre dans le Mac App Store et de les télécharger. Ils fonctionnent sans autre forme de procès. En bonus, les sauvegardes sont synchronisées avec tous les appareils connectés au même compte iCloud. Vous pouvez donc commencer une partie sur votre iPhone et la continuer sur le Neo sans problème. Oceanhorn 3 ou NBA 2K26 Arcade Edition tournent correctement, et tirent parti de l’écran coloré du Neo.

Test Apple MacBook Neo
Tous les (nombreux) jeux Apple Arcade que nous avons essayés sur le MacBook Neo tournaient à la perfection.

Nous étions en revanche plus curieux de voir ce que cela allait donner du côté de Steam. Après quelques heures à installer et essayer plusieurs jeux, le constat est simple : tout fonctionne normalement. Tous les titres compatibles Mac de notre bibliothèque se sont lancés sans aucun problème, comme ils le feraient sur un Mac doté d’une puce M1. Avec des réglages par défaut évidemment revus à la baisse, en fonction de l’exigence de chaque jeu. Mais les titres en 2D comme Streets of Rage 4 sont ultra-fluides. C’est bien sûr pour ceux en 3D que les choses peuvent sans surprise se compliquer.

Test Apple MacBook Neo
Des jeux en 2D comme Streets of Rage 4 tournent sans surprise à la perfection sur le dernier-né des MacBook.

Toutefois, nous avons été assez étonnés de constater que la plupart des anciens jeux assez costauds tournaient très bien sur le Neo. Nous avons par exemple pu nous adonner à Rise of the Tomb Raider avec un niveau de détails moyen en 720p à 30 fps. Ce n’est pas fou, bien entendu, mais cela reste tout à fait praticable, surtout sur un écran de 13 pouces.

Test Apple MacBook Neo
Rise of The Tomb Raider reste tout à fait épique sur le Neo.

Mieux, le très bon BioShock Remastered se lance en 1080p, avec des niveaux de détails et de framerate très corrects qui plus est. Cyberpunk 2077, en réglages bas/moyen, tourne quant à lui autour de 32-33 i/s à une résolution inférieure au 1080p, avec du MetalFX en renfort. C’est jouable, mais pas agréable sur la durée.

Test Apple MacBook Neo
Même les effets de lumière sont fort jolis dans Bioshock Remastered.

Le terrain de jeu naturel du Neo reste les titres Apple Arcade et les jeux légers. Pour les AAA récents, il faudra se tourner vers un MacBook Air ou un Pro. Mais le Neo obtient de bien meilleurs résultats qu’on ne l’aurait cru sur les classiques en 3D.

Terminons avec les deux haut-parleurs latéraux du Neo, qui font mieux que la plupart des PC portables à ce prix, avec des voix claires et un volume suffisant pour remplir une petite pièce. Pas de miracle toutefois côté basses, avec un son qui reste un peu maigre et légèrement métallique dans les médiums. À volume élevé, on perçoit de légères vibrations au niveau du repose-poignets, mais elles ne sont ni vraiment gênantes, ni rédhibitoires.

Test Apple MacBook Neo
La prise jack 3.5 mm.

L’autonomie et la recharge

La batterie de 36,5 Wh du MacBook Neo est nettement plus petite que celle du MacBook Air (53,8 Wh). Mais la puce A18 Pro a un avantage ici, à savoir sa sobriété énergétique. Son enveloppe thermique réduite joue ici en faveur de l’autonomie.

En lecture vidéo locale, le Neo tient entre 13 et 15 heures, ce qui est cohérent avec la promesse d’Apple (16 heures de lecture vidéo). En usage mixte réel (Safari, Google Chat, visioconférence, musique et vidéo en streaming), il faut plutôt compter une dizaine d’heures. C’est une autonomie très correcte pour ce tarif. On boucle une journée de travail sans souci.

Test Apple MacBook Neo
Il est possible de brancher le chargeur sur n’importe lequel des deux ports.

En revanche, la recharge est un point perfectible. Il faut compter environ une heure pour passer de 0 à 45 % avec un chargeur USB-C de 20 W. Avec un chargeur tiers de 45 W, soit le maximum reconnu par le Neo, on grimpe à environ 65 % en une heure. Pas de charge rapide donc, et pas de MagSafe non plus.

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Prise en main du Google Pixel 10a : toujours le « roi abordable » de la photo ?

Il y a des smartphones qui font parler d’eux pour ce qu’ils apportent. D’autres alimentent les discussions pour ce qu’ils n’apportent pas. Le Google Pixel 10a appartient aux deux catégories à la fois. Ce nouveau venu de la série A reconduit le prix du Pixel 9a sans bouger d’un centime. Voilà pour la bonne nouvelle. La moins bonne, c’est que la fiche technique a elle aussi à peine bougé. Même processeur Tensor G4, mêmes capteurs photo, même capacité de batterie.

Google rompt donc ici avec une tradition bien ancrée dans la lignée A : jusqu’à présent, chaque nouveau modèle héritait du SoC de la gamme flagship correspondante. Le Pixel 10a est le premier à déroger à cette règle, puisque le Tensor G5 reste l’apanage des Pixel 10 et 10 Pro. Faut-il pour autant bouder ce smartphone ? Il mérite a minima le bénéfice du doute, car derrière cette apparente paresse se cache un appareil qui, à l’usage, continue de cocher pratiquement toutes les cases que l’on attend d’un téléphone à ce tarif.

Nous l’avons donc utilisé pendant plusieurs semaines, afin de nous forger notre propre opinion. Force est de constater que le bilan est plus nuancé qu’un simple copier-coller ne le laisserait croire.

Un design épuré et un dos enfin parfaitement plat

Le Pixel 10a tient bien en main, c’est indéniable. Ses 183 g, répartis dans un châssis de 153,9x73x9 mm, en font un compagnon compact dans un marché où les très grandes dalles sont devenues la norme. Le cadre en aluminium recyclé confère une sensation de rigidité rassurante, tandis que le dos en plastique mat présente l’avantage de ne pas se transformer en collecteur d’empreintes, même s’il n’offre pas le toucher d’un verre dépoli.

Test Google Pixel 10a

Toutefois, le changement le plus visible par rapport au Pixel 9a concerne le module photo. Celui-ci affleure désormais parfaitement la surface du dos. Une évolution très appréciable pour qui se souvient du léger renflement qui faisait tanguer le 9a sur une table. C’est un détail, certes. C’est toutefois un détail qui change beaucoup la prise en main quotidienne.

Pour le reste, on retrouve un format très proche de celui de son prédécesseur, avec des bords plats et des coins arrondis. Les bordures d’écran ont été légèrement réduites, d’environ 10 %, mais ne vous attendez pas à un bond spectaculaire sur ce point. Elles restent plus épaisses que ce que propose la concurrence chinoise dans la même tranche de prix.

Test Google Pixel 10a

Enfin, quatre coloris sont disponibles au lancement : Obsidian, Fog, un Lavender partagé avec la gamme Pixel 10, et un Berry qui n’est pas sans rappeler le rouge du Nexus 5 de 2014. Ce dernier attire clairement l’œil. La certification IP68 complète le tableau, pour une résistance à la poussière et à l’immersion jusqu’à 1,5 m pendant 30 minutes.

L’écran

La dalle pOLED de 6,3 pouces affiche une définition de 1080×2424 pixels, avec un taux de rafraîchissement adaptatif de 60 à 120 Hz. Sur le papier, la fiche reste identique à celle du 9a. Cependant, deux améliorations méritent d’être soulignées. À commencer par le passage du Gorilla Glass 3 au Gorilla Glass 7i. Il s’agit d’une amélioration à la fois discrète et très pertinente tant le Gorilla Glass 3 se faisait vieillissant. Le 7i promet une bien meilleure résistance aux rayures et aux chutes. Ce qui n’est pas anodin pour un appareil qui offre sept ans de mises à jour.

Ensuite, Google annonce un pic de luminosité en hausse de 11 %, porté à 3 000 nits en HDR et 2 000 nits en mode haute luminosité. Suffisant pour un usage confortable en plein soleil. Nous attendrons les données de notre laboratoire pour nous prononcer sur ce point. Nous pouvons en revanche d’ores et déjà vous dire que le rendu de la luminosité apparaît à l’œil nu très proche de celle du Pixel 9a.

Test Google Pixel 10a

Dans l’ensemble, cet afficheur reste très agréable. Les couleurs sont vives, les contrastes profonds, et le 120 Hz apporte la fluidité attendue dans la navigation. On regrettera simplement l’absence de réglage de la palette de couleurs, une option pourtant devenue courante chez la concurrence.

Les performances

Voilà le sujet qui fâche. Ou plutôt « qui pourrait fâcher certains ». Le Pixel 10a embarque en effet le Tensor G4, soit la même puce que celle du Pixel 9a, du Pixel 9 et du Pixel 9 Pro. Le Tensor G5, gravé par TSMC et introduit avec les Pixel 10 flagships, n’est pas de la partie. C’est une première pour la série A, et cela mérite d’être souligné.

Est-ce vraiment dramatique pour autant ? Pas vraiment. Le Tensor G4, gravé en 4 nm, associe un cœur Cortex-X4 cadencé à 3,1 GHz, trois cœurs Cortex-A720 à 2,6 GHz et quatre petits cœurs Cortex-A520 à 1,9 GHz. Il est épaulé par un GPU Mali-G715 MP7 et par 8 Go de RAM. Dans les faits, cette configuration suffit amplement à assurer une utilisation quotidienne qui conjuguera réactivité et fluidité, que ce soit pour la navigation web, les réseaux sociaux, le streaming ou le multitâche. Les applications se lancent rapidement, l’interface Android 16 répond au doigt et à l’œil, et l’on ne ressent aucun ralentissement perceptible.

Test Google Pixel 10a

C’est du côté du jeu vidéo que le bât peut parfois blesser. Le Tensor G4 n’a jamais été un champion graphique, et cela se ressent sur les titres les plus gourmands. Genshin Impact ou Call of Duty Mobile tourneront très bien dans l’ensemble, mais n’espérez pas pousser les réglages au maximum sans subir quelques baisses de framerate et une montée en température. Nous avons passé l’année écoulée à jouer à Call of Duty Mobile sur le Pixel 10 Pro XL et ces désagréments sont tout à fait supportables. Pour un smartphone au prix de ce Pixel 10a, cela reste d’autant plus acceptable. Il faut toutefois le savoir.

Précisons que le passage au modem Exynos 5400 apporte le support du SOS par satellite, une première sur la série A. En matière de connectivité, on note aussi le passage au Bluetooth 6.0, là où le 9a se contentait du 5.3. Le Wifi 6e, la 5G sub-6 GHz, le NFC et l’USB-C 3.2 complètent un arsenal sans mauvaise surprise.

La photographie

Le module photo du Pixel 10a est strictement identique à celui du 9a. Un capteur principal de 48 mégapixels (f/1,2, 25 mm, stabilisation optique), un ultra grand-angle de 13 mégapixels (f/2,2, 120 °) et un capteur selfie de 13 mégapixels (f/2,2, 20 mm). On ne retrouve donc ni téléobjectif ni nouveauté matérielle.

Test Google Pixel 10a

Et pourtant, le Pixel 10a continue de produire des clichés que bien des smartphones plus chers lui envieraient. Le traitement d’image de Google demeure redoutable en conditions de bonne luminosité, avec des couleurs fidèles sans être saturées à outrance, une exposition maîtrisée, et une balance entre hautes lumières et ombres qui reste l’une des meilleures du marché dans cette gamme de prix. Les tons chair, notamment, sont parmi les plus naturels que l’on puisse obtenir sur un smartphone.

Test Google Pixel 10a
Cliché avec le capteur principal grand-angle.
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Cliché avec le capteur principal grand-angle, en 2x (zoom numérique).

Le mode Vision de nuit fait toujours des merveilles quand la lumière se fait rare. Là où d’autres téléphones peinent à capturer quoi que ce soit d’exploitable, le Pixel parvient à tirer des clichés détaillés avec un niveau de bruit maîtrisé. La vitesse d’obturation reste suffisamment rapide pour figer un sujet en mouvement dans des conditions de lumière moyenne, un point sur lequel Samsung et Apple peuvent encore se faire surprendre.

Test Google Pixel 10a

En revanche, le zoom numérique montre sans aucune surprise très vite ses limites. À x2, le recadrage reste propre. Toutefois, dès que l’on dépasse le x3-4, l’image perd en piqué et commence à trahir un traitement logiciel trop appuyé. À x8, le maximum autorisé, la qualité chute assez nettement. L’absence de téléobjectif se fait sentir, et c’est probablement le compromis le plus visible par rapport aux Pixel 10 et 10 Pro.

Test Google Pixel 10a
Cliché avec le capteur principal grand-angle. Le Pixel 10a fait un excellent travail, tant pour les contrastes que pour les couleurs.
Test Google Pixel 10a
En x2, le résultat reste très correct.

Côté vidéo, le Pixel 10a filme en 4K à 30 et 60 images par seconde. La stabilisation a légèrement progressé par rapport au 9a, mais elle ne rivalise pas avec ce que proposent les meilleurs du genre.

L’interface utilisateur

L’expérience logicielle signée Google reste sans aucun doute la plus aboutie du monde Android. Aussi, le fait que le Pixel 10a tourne d’emblée sous Android 16 est l’une de ses plus grandes forces par rapport à la concurrence. Ici, pas de bloatware ni d’applications partenaires imposées. L’interface Material 3 Expressive se montre agréable, cohérente, et profite même d’un thème dynamique qui adapte les couleurs du système au fond d’écran.

Test Google Pixel 10a

2026 oblige, l’intelligence artificielle est également présente en force dans ce smartphone, même si l’arsenal ici déployé par Google est un peu moins conséquent en la matière que sur ses flagships. On retrouve tout de même Gemini Live, Entourer pour chercher (« Circle to Search ») et la plupart des outils photo dopés à l’IA comme Magic Editor, Auto Best Take, Camera Coach, etc. Ce dernier, nouveauté de cette génération, utilise l’IA pour prodiguer des conseils de cadrage en temps réel. Pratique pour les néophytes, moins utile pour les photographes aguerris. Notez qu’il reste possible de désactiver les modèles locaux pour récupérer un peu de stockage.

Test Google Pixel 10a

Enfin, une mention spéciale pour la présence du mode bureau d’Android 16, qui transforme le Pixel 10a en poste de travail une fois connecté à un écran externe. L’expérience est proche de celle de Samsung DeX et transforme l’ensemble en véritable ordinateur, avec une interface capable de générer des fenêtres multiples. Il s’agit-là d’un atout inattendu sur un smartphone de milieu de gamme. Certes, il nous a fallu activer le mode développeur pour le trouver, ce n’est toutefois qu’une question de temps avant que tous les possesseurs puissent en profiter sans aucune manipulation supplémentaire.

Test Google Pixel 10a

Pour finir, notez que le Pixel 10a bénéficie de sept ans de mises à jour Android et de patchs de sécurité, soit un suivi garanti jusqu’en 2033. Google promet aussi des ajouts réguliers grâce à ses Pixel Drops trimestriels. C’est tout simplement ce qui se fait de mieux sur Android, à égalité avec Samsung.

L’autonomie et la recharge

La batterie de 5 100 mAh est reconduite à l’identique. Sur le papier, rien de neuf. Dans les faits, le Pixel 10a semble pourtant tenir un peu plus longtemps que le 9a. À l’usage, nous avons bouclé sans difficulté des journées complètes avec un mélange de navigation web, de réseaux sociaux, de streaming vidéo et de podcasts, le tout principalement en Wifi. Les jours d’utilisation plus légère, il est tout à fait possible de franchir le cap des deux journées.

Test Google Pixel 10a

La charge filaire passe de 23 W à 30 W, ce qui permet d’atteindre environ 50 % en une demi-heure selon Google. La charge sans fil grimpe quant à elle de 7,5 W à 10 W, un progrès modeste mais bienvenu.

En revanche, le Pixel 10a fait l’impasse sur le PixelSnap, le système d’aimants compatible Qi2 introduit sur les Pixel 10 flagships. C’est l’une des déceptions de ce modèle, bien qu’il reste possible d’ajouter un étui magnétique tiers.

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Prise en main du Samsung Galaxy Z TriFold : on a vu le futur du smartphone (et il se plie en trois)


En 2019, Samsung levait le voile sur son premier smartphone pliant, le Galaxy Fold. C’était déjà il y a presque sept ans. Une éternité dans le monde des nouvelles technologies. Très vite, le Galaxy Flip au format clapet a suivi. Avec à chaque fois un pli au milieu de l’écran. Depuis, les évolutions ont été incrémentales : des modèles toujours plus fins, mieux équipés, mais fondamentalement construits autour du même principe.

Il a donc fallu attendre décembre 2025 pour que Samsung annonce le Galaxy Z TriFold, avant de le présenter au grand public international lors du CES 2026 en janvier. Le nouveau venu ne se contente pas d’ajouter un panneau supplémentaire au format qu’on connaît déjà. Il change la nature même de l’objet. Plié, c’est un téléphone. Déplié, c’est une tablette 10 pouces qui tient dans la poche d’un jean. Le concept rappelle immédiatement le Huawei Mate XT, seul autre tri-pliable du marché. Mais Samsung a fait des choix de conception différents, que nous allons détailler.
Nous avons eu l’occasion de manipuler ce Galaxy Z TriFold lors d’une session de prise en main organisée par le constructeur. Voici nos premières impressions.

Le design et l’ergonomie

Première surprise en le prenant en main : on s’attendait à un parpaing. Ce n’est pas le cas. Le Galaxy Z TriFold affiche certes 309 grammes sur la balance, soit tout de même près de 90 g de plus que le Z Fold 7. La sensation en main dément pourtant ce chiffre. Attention, loin de nous l’idée de vous faire croire qu’on a l’impression de tenir un smartphone classique. Mais l’appareil se révèle bien plus manipulable fermé que ce que laissent imaginer ses caractéristiques.

Test Samsung Galaxy Trifold

Plié, il mesure 75×159,2×12,9 mm. C’est compact. Plus épais qu’un Z Fold 7 (8,9 mm plié), certes, mais à peine plus qu’un Z Fold 6 qui affichait 12,1 mm. Et que dire du premier Fold et ses 15,5 mm ? Quand on songe que le TriFold renferme un écran de 10 pouces, le compromis d’encombrement force le respect. En le glissant dans une poche de pantalon, on sent sa présence. Il ne dépasse pas pour autant et ne gêne pas tant que ça, à condition de ne pas porter un jean slim.

Test Samsung Galaxy Trifold

Déplié, c’est là que le Z TriFold fait son petit effet. L’épaisseur tombe à 3,9 mm au niveau du panneau côté tiroir SIM, 4,2 mm au centre et 4,0 mm côté boutons. Une finesse presque déconcertante. On a littéralement l’impression de tenir une feuille rigide entre les mains. Samsung a opté pour un châssis en aluminium renforcé (Advanced Armor Aluminum), un dos en polymère renforcé de fibre céramique-verre avec un motif style fibre de carbone du plus bel effet, et une protection Gorilla Glass Victus Ceramic 2 pour l’écran de couverture.

Test Samsung Galaxy Trifold

Le pliage suit un schéma en G, comme une brochure. On rabat d’abord le panneau gauche vers l’intérieur, puis le droit par-dessus. L’écran flexible se retrouve ainsi entièrement protégé entre les deux volets. C’est un choix plus sûr que le design en accordéon du Mate XT de Huawei, où une portion de l’écran reste exposée à l’air libre.

Test Samsung Galaxy Trifold

Si vous tentez de plier dans le mauvais ordre, le téléphone vibre et affiche un avertissement à l’écran. Et même en insistant, les charnières refusent physiquement le mauvais mouvement. C’est particulièrement rassurant.

Test Samsung Galaxy Trifold

Plus globalement, on sent bien que les charnières en titane sont le fruit de plusieurs années d’itération chez Samsung. Le tout est certifié IP48, ce qui protège l’appareil contre les grosses particules de poussière et l’eau. Un seul coloris au lancement : Crafted Black. Un noir profond, élégant, mais qui se révèle être un véritable aimant à traces de doigts.

Contrairement au Z Fold 7, qui peut rester entrouvert à mi-angle pour servir de mini-ordinateur portable posé sur une table, le TriFold ne propose pas de Flex Mode. Les charnières ne maintiennent que deux positions, soit complètement fermé soit complètement ouvert. Ici donc, pas de position à 90 degrés ou de mode « tente ». Pour ceux qui utilisent beaucoup le Flex Mode au quotidien pour, par exemple, regarder une vidéo YouTube posé sur un bureau ou prendre un selfie en posant le téléphone sur un rocher, cette absence se fera sentir. Le TriFold ne tient tout simplement pas debout seul sans sa coque de protection.

Test Samsung Galaxy Trifold
Le Trifold et le Fold7.

La comparaison avec le Huawei Mate XT s’impose évidemment. Grâce à son design en accordéon (pli en Z), le Mate XT peut s’utiliser en trois configurations avec un tiers de l’écran (6,4 pouces), deux tiers (7,9 pouces) ou la totalité (10,2 pouces). Le TriFold, lui, n’offre que deux états. Samsung compense cette limitation par une meilleure protection de l’écran flexible, entièrement à l’abri une fois le téléphone fermé. En somme, c’est le match de la sécurité contre la polyvalence.

Les écrans

Plié, le Galaxy Z TriFold présente un écran de couverture de 6,5 pouces, en définition 2520×1080 pixels, avec un taux de rafraîchissement adaptatif de 1 à 120 Hz. C’est exactement la même dalle que celle du Z Fold 7. Le ratio est celui d’un smartphone classique : SMS, réseaux sociaux, appel rapide, tout se fait de manière parfaitement naturelle. Les bordures sont en revanche un peu plus épaisses que sur le Z Fold 7. Un compromis lié à cette première génération de tri-pliable.

Test Samsung Galaxy Trifold
En haut, le Trifold déplié, en bas, le Samsung Galaxy Fold7.

C’est une fois déplié que le TriFold révèle son atout maître. L’écran principal de 10 pouces, au format 4:3 et à la définition de 2160×1584 pixels, offre une surface d’affichage qui dépasse celle d’un iPad mini. Il s’agit d’une dalle Dynamic AMOLED 2X, lumineuse et colorée, avec un taux de rafraîchissement adaptatif identique de 1 à 120 Hz. En paysage, on se retrouve véritablement face à une tablette. Le mot « phablet », longtemps galvaudé, retrouve ici tout son sens.

Test Samsung Galaxy Trifold
L’écran externe du Trifold. Il est très semblable à celui du Fold7.

Deux plis, donc deux marques sur la dalle. Samsung a considérablement réduit la visibilité du pli unique du Z Fold 7, mais le défi est ici doublé. Les deux marques restent perceptibles dès qu’on regarde l’écran légèrement de biais. De face, en revanche, elles se font très discrètes. On finit par les oublier en utilisation courante. La qualité d’image, elle, ne souffre d’aucune critique : couleurs vibrantes, noirs profonds, luminosité généreuse.

La photo et la vidéo

Côté photo, le Z TriFold reprend le même arsenal que le Z Fold 7. Le capteur principal de 200 Mpx (ƒ/1,7) est accompagné d’un ultra grand-angle de 12 Mpx (ƒ/2,2) et d’un téléobjectif de 10 Mpx avec zoom optique x3 (ƒ/2,4). Deux capteurs selfie de 10 Mpx complètent le dispositif : un sur l’écran de couverture, l’autre sur l’écran intérieur. Le capteur 200 Mpx produit des clichés de belle facture, même dans les conditions artificielles de notre session. On regrette néanmoins un zoom optique limité à x3, qui paraît un brin léger pour un appareil de ce standing.

Petit détail appréciable : Galaxy AI tire parti du grand écran pour afficher côte à côte l’image originale et l’image retouchée par l’IA, en synchronisation parfaite. Nous avons pu tester cette fonctionnalité lors de la démo avec la suppression de personnes sur une photo. L’écran de 10 pouces rend cette opération nettement plus lisible et confortable que sur un pliable classique.

Les performances

Sous le capot, Samsung a logé ce qui se fait de mieux dans l’écosystème Android. Le SoC Qualcomm Snapdragon 8 Elite for Galaxy, dans sa déclinaison personnalisée pour Samsung, assure la puissance de calcul. Il est épaulé par 16 Go de RAM, une dotation généreuse qui profite notamment aux opérations d’IA embarquée grâce à Galaxy AI et Google Gemini. Le stockage démarre à 512 Go. Une option 1 To existe sur certains marchés, mais elle n’est pas disponible partout au lancement.

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Il est même possible de lire un manga en format double-page…

Lors de notre session, chaque opération s’est montrée fluide et réactive. Mais soyons honnêtes : une prise en main de quelques dizaines de minutes ne permet pas de juger des performances réelles dans la durée. Nous n’avons par exemple pas pu essayer de jeux en 3D gourmands pour jauger les capacités de la bête. Au regard de son processeur surpuissant, il ne fait guère de doute que cela ne posera aucun problème. Mais il faudra tout de même attendre un éventuel test complet pour évaluer la gestion thermique et l’endurance sous charge prolongée.

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… même si cela reste évidemment plus confortable de n’afficher qu’une seule page à la fois.

L’interface utilisateur

Le Galaxy Z TriFold tourne sous Android 16 avec la surcouche One UI 8 de Samsung. Notez que dans le cadre de cette prise en main, nous n’avons pas eu le temps de tester en détail les fonctionnalités d’intelligence artificielle. Toutefois, l’expérience logicielle est, dans les grandes lignes, identique à celle des autres pliables de la marque. Galaxy AI et Google Gemini sont identiques à ce que l’on retrouve sur le Z Fold 7 ou la gamme Galaxy S25. Point important pour les utilisateurs de stylets : le TriFold ne prend pas en charge le S Pen. À cette épaisseur de dalle, il n’y a tout simplement pas la place pour une couche de numérisation.

Test Samsung Galaxy Trifold

L’intérêt d’un écran de 10 pouces serait limité sans une expérience logicielle à la hauteur. Samsung l’a bien compris. Sur le grand écran déplié, il est possible de lancer jusqu’à trois applications en plein écran côte à côte, chacune occupant un panneau.

Le redimensionnement des fenêtres se montre fluide et intuitif. En utilisation portrait, la sensation rappelle celle d’une tablette, à la différence près que cette tablette-là tient dans votre poche.

Test Samsung Galaxy Trifold
Test Samsung Galaxy Trifold

Samsung DeX, la surcouche qui transforme l’interface Android en un environnement de type PC, prend ici tout son sens. En glissant le doigt vers le bas depuis le haut de l’écran, on bascule en mode DeX : barre des tâches, fenêtres redimensionnables, bureau d’allure familière. L’idée est séduisante. Avec un clavier et une souris Bluetooth, le TriFold devient un poste de travail mobile. Samsung le présente d’ailleurs comme un véritable trois-en-un : téléphone plié, tablette dépliée, mini-ordinateur avec DeX et un clavier externe.

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Le mode DeX en action.

Le tableau n’est toutefois pas parfait. En mode DeX, la compatibilité des applications pose question. Toutes les apps ne sont pas encore optimisées pour cet écran au format inhabituel. Certaines, comme X (ex-Twitter), se retrouvent forcées en mode DeX sur le grand écran, obligeant l’utilisateur à les exécuter en mode réduit pour retrouver un affichage normal. Rien de rédhibitoire, mais le signe que les développeurs tiers auront besoin de temps pour s’adapter.

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Même les BD rendent bien sur le superbe écran une fois qu’il est déplié.

L’autonomie

La batterie du Galaxy Z TriFold est répartie en trois modules, un par segment de l’appareil, pour un total de 5 600 mAh. C’est la plus grosse batterie jamais intégrée dans un smartphone Samsung. Mais il y a un « mais ». Alimenter un écran de 10 pouces en AMOLED à 120 Hz, avec un Snapdragon 8 Elite et 16 Go de RAM en arrière-plan, c’est gourmand. Très gourmand.

Nous n’avons pas pu évaluer l’autonomie réelle lors de cette prise en main. Samsung fournit un chargeur 45 W dans la boîte, un geste devenu rare, qui promet 50 % de charge en 30 minutes. Le constructeur inclut également une coque de protection, un contenu de boîte généreux qui tranche avec la tendance actuelle du secteur. L’autonomie restera néanmoins le point d’interrogation majeur de ce produit jusqu’à un test en conditions réelles.

Prix et disponibilité

Le Galaxy Z TriFold est pour l’instant commercialisé en Corée du Sud, aux États-Unis, en Chine, à Taïwan, aux Émirats arabes unis et à Singapour. Un éventuel lancement européen n’est pas à l’ordre du jour et nous parions plutôt sur le fait que nous aurons droit sous nos latitudes au TriFold 2. Le tarif officiel en Corée s’établit à 3 590 400 wons, soit environ 2 430 dollars par conversion directe. Aux États-Unis, le prix a été fixé à 2 899 dollars. Cela suggère un prix plutôt aux alentours de 2 800/3 000 euros en Europe, charges et taxes comprises.

Samsung positionne ce produit comme un objet de niche, destiné aux professionnels nomades et aux passionnés de technologie prêts à payer le prix fort pour une tablette dans la poche. Le Z Fold 7, déjà vendu autour de 2 000 dollars, reste la référence pour qui veut un pliable sans basculer dans l’ultra-premium.

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MWC 2026 – Xiaomi Pad 8 et Pad 8 Pro, de nouvelles tablettes suréquipées très prometteuses

Le grand salon de la téléphonie mobile bat son plein en Catalogne. C’est dans ce cadre que Xiaomi a dévoilé ses nouvelles tablettes, sobrement baptisées Xiaomi Pad 8 et Xiaomi Pad 8 Pro. Conçue pour un usage intensif au quotidien, cette nouvelle série fait aussi la part belle aux fonctionnalités d’intelligence artificielle. La firme cherche ici à marier une portabilité extrême avec des performances de premier plan, tout en ancrant solidement ces produits dans son vaste écosystème connecté. Voyons dans le détail ce qu’elles proposent.

Châssis fin et affichage 3,2K ultra-fluide

En matière de design, les deux déclinaisons partagent un look particulièrement svelte, affichant une épaisseur qui ne dépasse pas les 5,75 mm. Sur la balance, la pesée se révèle tout aussi contenue avec un poids plume de seulement 485 g. Ce format compact n’empêche pourtant pas l’intégration d’un afficheur assez conséquent. Xiaomi a opté pour une dalle IPS LCD de 11,2 pouces à la généreuse définition de 3,2K. Soit très exactement 3200×2136 pixels, avec un ratio d’image de 3:2 particulièrement adapté à la lecture.

Les Xiaomi Pad 8 et Pad 8 Pro

Il assure en prime un taux de rafraîchissement grimpant jusqu’à 144 Hz, promettant des défilements sans la moindre saccade. La luminosité culmine pour sa part à 800 nits d’après le constructeur. Cette cure d’amincissement du châssis en aluminium ne vient heureusement pas amputer l’endurance de la machine puisque le constructeur est en effet parvenu à y caser une belle batterie de 9 200 mAh.

La Xiaomi Pad 8 Pro

La version estampillée « Pro » devrait sans problème tirer son épingle du jeu en matière de puissance brute. Elle renferme en effet la redoutable puce Snapdragon 8 Elite de Qualcomm, gravée en 3 nanomètres. Cette puce octo-core de pointe promet une hausse drastique des capacités de traitement. Le fabricant évoque un bond conséquent des performances face à l’ancienne génération, avec une amélioration de 81 % pour le processeur et de 103 % pour la partie graphique. L’appareil supporte par ailleurs la technologie HyperCharge à 67 W, permettant de faire rapidement le plein d’énergie. Le stockage utilise quant à lui la norme ultra-rapide UFS 4.0 pour les déclinaisons embarquant 256 Go et 512 Go de mémoire interne.

De plus, le volet photographique n’a clairement pas été laissé de côté sur ce modèle. Le bloc arrière abrite un capteur principal de 50 mégapixels, tandis qu’à l’avant, une caméra grand-angle de 32 mégapixels assure les appels vidéo.

Xiaomi commercialise également une variante spécifique nommée « Matte Glass ». Elle a la particularité de proposer un écran nano-texturé gravé. Son traitement antireflet spécifique promet en outre 44 % de reflets en moins.

La Xiaomi Pad 8

Le modèle standard ne manque pas d’arguments pour séduire les budgets un peu plus serrés. À commencer par sa puce Snapdragon 8s Gen 4, gravé en 4 nanomètres. Même si elle n’est pas la plus rutilante du marché, cette puce devrait permettre de s’adonner à tous les usages sans aucune restriction, y compris les jeux vidéo en 3D les plus gourmands. Contrairement à celle de sa grande sœur, sa charge rapide est limitée à 45 W. Son équipement photographique est également revu à la baisse, avec un capteur dorsal de 13 mégapixels couplé à une caméra frontale de 8 mégapixels pour les visioconférences. La déclinaison 128 Go se contente d’un stockage de type UFS 3.1, tandis que la version 256 Go grimpe sur de l’UFS 4.0, bien plus véloce. L’expérience sonore reste néanmoins strictement identique entre les deux machines. Elles intègrent toutes deux un système de 4 haut-parleurs stéréo certifiés Dolby Atmos.

HyperOS 3 et Xiaomi HyperAI

Le matériel ne fait pas tout. La véritable valeur ajoutée de cette génération réside dans sa partition logicielle, puisque les deux ardoises exploitent Android 16 habillé par l’interface HyperOS 3. Le système incorpore nativement Xiaomi HyperAI, l’intelligence artificielle maison développée par la firme chinoise pour faciliter le quotidien. L’interface utilisateur bénéficie d’une refonte visuelle profonde incluant de nouvelles animations subtiles et des widgets largement personnalisables. La priorité est clairement donnée à la bureautique et à la gestion simultanée de plusieurs applications gourmandes.

Les Xiaomi Pad 8 et Pad 8 Pro

L’affichage en écran scindé inaugure par exemple un format vertical 5:5 ou un ratio horizontal 1:9, ce qui apporte une flexibilité bienvenue au moment de jongler entre plusieurs fenêtres. Le mode « Workstation » évolue en parallèle pour accueillir davantage d’outils dans le dock inférieur. Le navigateur web franchit un véritable palier. Il s’adapte désormais aux usages dignes d’un ordinateur personnel classique. Il gère le clic droit, les aperçus au survol du curseur et s’enrichit d’une barre d’outils très complète. L’écosystème Xiaomi garantit enfin une interconnectivité totalement transparente. Les utilisateurs peuvent passer d’un smartphone de la marque à la tablette sans interrompre leur flux de travail.

Focus Pen Pro et claviers

Une tablette taillée pour le travail nécessite inévitablement de bons périphériques. Xiaomi l’a bien compris et lance en parallèle le tout nouveau Focus Pen Pro. Ce stylet haut de gamme brille par sa légèreté extrême, ne pesant que 17,5 grammes sur la balance. Il gère avec une redoutable précision la sensibilité à la pression lors de la saisie. Il reconnaît également plusieurs gestes intuitifs. Un simple double tapotement ou un pincement suffit pour interagir de manière naturelle avec un document texte ou une illustration numérique.

Les Xiaomi Pad 8 et Pad 8 Pro

La gamme d’accessoires de productivité ne s’arrête évidemment pas là. Le fabricant décline plusieurs outils annexes comme le Xiaomi Focus Keyboard, le Xiaomi Keyboard standard et une housse de protection nommée Xiaomi Cover. Ces éléments visent à transformer la simple tablette en un véritable ordinateur d’appoint compact. L’intention du fabricant saute aux yeux. Il cherche à reproduire fidèlement le confort de frappe d’un clavier physique afin de soulager l’utilisateur lors de très longues sessions de rédaction.

Prix et déclinaisons de la nouvelle gamme au MWC

La Xiaomi Pad 8 standard se décline en 3 coloris distincts : Noir, Bleu et Vert. Sa version de base (8 Go de RAM et 128 Go de stockage) est proposée au tarif conseillé de 499 euros. Son tarif tombe même à 429 euros grâce à la remise immédiate de 70 euros jusqu’au 31 mars 2026. La variante 8+256 Go s’affiche quant à elle à 549 euros. On peut également la retrouver dans un pack regroupant la tablette, le clavier, la souris et le stylet, pour 599 euros.

Du côté de la Xiaomi Pad 8 Pro, il faut compter 649 euros pour la configuration 8+256 Go. La version plus musclée (12 Go / 512 Go) atteint pour sa part les 749 euros. Enfin, la déclinaison Matte Glass, uniquement disponible en coloris gris, coiffe la gamme avec un tarif de 769 euros.
Enfin, pour les périphériques, le Focus Keyboard est facturé à 199 euros, le clavier classique à 129 euros et le stylet Focus Pen Pro à 99 euros.

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Xiaomi dévoile sa nouvelle série TV S Mini LED 2026 : de très grands formats à prix alléchants

Décidément, Xiaomi n’a pas chômé en ce dernier jour de février 2026. En plus de ses derniers smartphones Xiaomi 17, du Leica Leitzphone et de sa ribambelle de nouveaux produits présentés dans le cadre du Mobile World Congress 2026 à Barcelone, le constructeur a aussi trouvé du temps pour renouveller l’intégralité de son catalogue de téléviseurs. Il vient en effet de lever le voile sur sa toute nouvelle famille de produits, sobrement baptisée Xiaomi TV S Mini LED 2026. La recette appliquée semble redoutablement claire. D’abord, proposer des diagonales massives en plus des formats plus standards. Ensuite, intégrer une technologie de rétroéclairage extrêmement demandée par les technophiles. Enfin, afficher des tarifs agressifs. Cette nouvelle offensive cible tout particulièrement les dalles géantes, un segment précis où les prix s’envolent habituellement très vite. Les consommateurs cherchent aujourd’hui à recréer une véritable ambiance de salle de cinéma directement dans leur salon. Les fabricants l’ont parfaitement bien compris.

La marque chinoise tente donc de s’imposer en force avec des fiches techniques très musclées. Le tout s’articule autour de la fameuse technologie QD-Mini LED. Un rétroéclairage spécifique qui garantit des contrastes profonds et une clarté visuelle de haut vol. Reste à savoir comment cette nouvelle gamme se structure concrètement.

Des mastodontes de 98 et 85 pouces pour la vitrine technologique

La firme n’y va absolument pas par quatre chemins avec ses modèles phares. Les déclinaisons de 98 et 85 pouces représentent le véritable sommet de cette série 2026. Ces deux appareils massifs embarquent une dalle affichant une résolution 4K de 3840 x 2160 pixels. D’après les données communiquées par le fabricant, la luminosité crête atteint la barre des 1200 nits. Une valeur largement suffisante pour profiter des contenus à large plage dynamique dans des pièces baignées de lumière. Sur le papier, la force de ces téléviseurs réside avant tout dans leur gestion précise du rétroéclairage. Le modèle gigantesque de 98 pouces s’appuie sur un total de 880 zones de Local Dimming. Sa variante de 85 pouces se « contente » logiquement d’un peu moins, avec 640 zones répertoriées au compteur. Cette finesse de gradation locale permet théoriquement de réduire drastiquement les effets de halo visuels autour des objets lumineux sur un fond très sombre. Les noirs devraient s’afficher avec une belle profondeur. Bien sûr, il faudra vérifier toutes ces belles promesses dans le cadre d’un test en bonne et due forme.

Les joueurs les plus exigeants devraient également trouver leur compte. Xiaomi a eu la bonne idée de doter ces deux très grandes diagonales d’un taux de rafraîchissement natif de 144 Hz. Les sessions de jeu vidéo s’annoncent donc particulièrement fluides et réactives. Surtout que le constructeur garantit une compatibilité native avec la technologie Freesync Premium d’AMD. Le panneau arrière cache cinq ports HDMI 2.1. Ils supportent les fonctions essentielles que sont le CEC, l’ALLM et le VRR. Le moteur sous le capot est un processeur Quad Cortex A73. Ce composant est solidement épaulé par un GPU Mali-G52 (2EE) MC1 et par 3 Go de mémoire vive. Côté restitution sonore, on retrouve deux haut-parleurs de 15 W compatibles avec les normes Dolby Atmos et DTS-X. Avec en prime le support du Dolby Vision et du format HDR10+. La connectivité réseau s’articule pour sa part autour du Wi-Fi 6 et du standard Bluetooth 5.2.

Il faudra néanmoins prévoir un meuble de taille conséquente et une aide pour l’installation. Le modèle de 98 pouces accuse un poids emballé de 69,5 kg et mesure plus de 2,17 mètres de long. Le 85 pouces pèse quant à lui 45 kg dans son carton d’origine.

Des formats plus classiques de 75, 65 et 55 pouces

Bien sûr, tout le monde n’a pas forcément la place ni l’envie d’accueillir un écran frôlant les 100 pouces dans son salon. La marque décline donc en toute logique sa technologie sur des tailles beaucoup plus conventionnelles. Les modèles de 75, 65 et 55 pouces viennent compléter l’offre par le bas. Ils conservent l’essentiel de l’ADN visuel de la gamme. La résolution 4K répond bien évidemment toujours à l’appel, tout comme l’impressionnante luminosité crête théorique grimpant à 1200 nits. La technologie QD-Mini LED reste le cœur battant du système d’affichage. Cependant, le nombre de zones de contrôle de la lumière diminue proportionnellement à la taille physique de la dalle. Le 75 pouces embarque 512 zones indépendantes. Le 65 pouces en propose 384. Le benjamin de 55 pouces ferme finalement la marche avec un total de 308 zones de gradation.

Des concessions techniques apparaissent sur cette partie plus accessible de la gamme. Le taux de rafraîchissement natif tombe à 60 Hz. Le constructeur évoque néanmoins dans sa communication un taux de 120 Hz spécifiquement taillé pour garantir un gaming fluide. Nous mettrons à jour cet article dès que nous aurons clarifié ce point. Pour le reste, l’architecture interne se montre elle aussi plus sage, avec un processeur Quad Cortex A55, cette fois-ci couplé à seulement 2 Go de RAM. La connectique vidéo s’allège d’ailleurs considérablement au passage. Ces trois téléviseurs ne disposent plus que d’un unique port HDMI 2.1, timidement accompagné de deux simples ports HDMI 2.0. Les protocoles sans-fil rétrogradent eux aussi d’une génération. Il faut ici se satisfaire du Wi-Fi 5 et du Bluetooth 5.0.

Enfin, le traitement audio subit lui aussi une nette cure d’amincissement technique. Fini le Dolby Atmos immersif. Les deux haut-parleurs de 15 W se contentent ici d’une compatibilité avec le Dolby Audio classique et le DTS:X. Le support du format dynamique HDR10+ reste tout de même présent, mais le Dolby Vision disparaît purement et simplement des fiches techniques de ces trois déclinaisons.

Le système Google TV aux commandes et un design soigné

L’expérience logicielle vient unifier l’ensemble de cette gamme conséquente puisque Xiaomi fait de nouveau le (très bon) choix d’intégrer le système d’exploitation Google TV sur tous ses nouveaux modèles sans aucune exception. L’accès direct au catalogue très fourni permet de profiter de milliers d’applications en quelques clics. De plus, Netflix, Prime Video et YouTube sont directement pré-installés d’usine pour faire gagner du temps dès le premier allumage. Google Assistant est logiquement de la partie pour faciliter la navigation vocale au quotidien. La polyvalence de diffusion est donc de mise. Les téléviseurs embarquent par ailleurs les indispensables protocoles Google Cast et Apple AirPlay. Le stockage interne s’établit confortablement à 32 Go, peu importe la diagonale d’écran que vous choisirez. Un espace largement suffisant pour multiplier les installations d’applications de streaming vidéo.

Un mot également sur l’esthétique globale de ces écrans, qui semble privilégier la sobriété. Le fabricant opte pour un design minimaliste, avec des bordures encadrant l’image particulièrement discrètes. Le châssis global revêt un coloris gris foncé très passe-partout. Chaque écran repose sur un système à double pied. Une conception classique mais largement éprouvée. Elle nécessitera toutefois un meuble TV bien adapté à l’écartement des bases. Xiaomi fournit avec chaque téléviseur une télécommande Bluetooth capable de fonctionner à 360 degrés. Le mode Réalisateur (connu sous le nom de Filmmaker Mode) est également supporté de base. C’est une fonction toujours très appréciée des vrais cinéphiles qui cherchent à préserver la vision originelle des créateurs de contenus lors des soirées films. Même s’il faudra voir comment elle est implémentée ici.

Comme dit en introduction, les tarifs annoncés se révèlent particulièrement agressifs pour cette technologie. Le fabricant cherche très clairement à s’immiscer sur le marché des très grandes tailles avec cette politique de prix très offensive. Sur le papier, les fiches techniques des modèles de 98 et 85 pouces ont de quoi faire frémir la concurrence directe. Reste maintenant à espérer que les résultats des tests en laboratoire seront réellement à la hauteur de ces belles promesses.

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MWC 2026 : Xiaomi dévoile une tonne de nouveautés (Electric Scooter 6, Watch 5, Buds 8 Pro, Tag, batterie)

En marge des annonces de la nouvelle gamme de smartphones Xiaomi 17 et des tablettes Pad 8 Series traitées par ailleurs dans nos colonnes, le fabricant a levé le voile sur une flopée d’autres produits. On le savait déjà, mais la firme chinoise prouve un peu plus encore qu’elle ne se contente plus de la téléphonie classique.

Xiaomi Electric Scooter 6 : la vitesse supérieure

La famille des trottinettes électriques du constructeur fait intégralement peau neuve. Le catalogue s’articule désormais autour de cinq itérations bien distinctes : Ultra, Max, Pro, Standard et Lite. Le modèle porte-étendard de cette génération, la Xiaomi Electric Scooter 6 Ultra, s’apparente à un véritable monstre d’asphalte. Propulsé par un bloc moteur délivrant une puissance maximale de 1 200 W, l’engin bénéficie d’un mode Boost inédit. Il franchit les côtes ou les ponts avec une facilité déconcertante, sans la moindre perte de vitesse. L’autonomie n’est pas en reste. La batterie autorise un rayon d’action maximal de 75 kilomètres. C’est massif. Une charge rapide permet même de récupérer 30 kilomètres en à peine 60 minutes d’immobilisation près d’une prise.

Xiaomi Electric Scooter 6

Pour assurer la stabilité du conducteur sur les pavés ou les chemins cabossés, les ingénieurs ont intégré des pneus tout-terrain de 12 pouces associés à une suspension à double bras oscillant. Le freinage s’appuie sur des disques à l’avant comme à l’arrière, complétés par un système électronique E-ABS et un dispositif TCS. La trottinette résiste aux fortes intempéries grâce à sa certification IPX6. Elle s’intègre même au réseau Apple Localiser pour rassurer les propriétaires anxieux de la laisser en pleine rue. Ce deux-roues s’affiche au prix public conseillé de 799,99 €.

Xiaomi Electric Scooter 6

Juste en dessous, la déclinaison Pro se défend avec de solides arguments. Son moteur de 1 000 W grimpe des pentes inclinées à 22 % sans sourciller. Le large plateau en acier au carbone de 75 centimètres dispose d’un repose-pied arrière incliné à 30°. Cette géométrie spécifique garantit une posture nettement plus naturelle lors des trajets prolongés. Des clignotants sont directement logés aux poignées pour sécuriser les changements de direction en ville. Comptez 549,99 € pour ce modèle, tandis que les versions Max, Standard et Lite s’échelonnent respectivement à 649,99 €, 399,99 € et 329,99 € pour ce qui est de leur prix public conseillé.

Xiaomi Watch 5 : Google Gemini au poignet

Le marché des montres connectées exige une indépendance matérielle toujours plus forte. La Xiaomi Watch 5 répond à cette attente en tournant sous la sixième mouture de Wear OS by Google. Mais la curiosité logicielle la plus intéressante réside sans nul doute dans l’intégration native de l’intelligence artificielle Google Gemini. L’assistant virtuel exécute des requêtes pointues, fournit des informations contextuelles et gère la navigation sans jamais exiger la présence du téléphone portable à proximité.

Xiaomi Watch 6

L’interaction franchit un nouveau palier technique avec le déploiement des capteurs EMG, IMU et PPG. Les utilisateurs déclenchent des actions de base d’un simple mouvement de la main. Pincer deux fois l’air permet de valider une commande. Claquer des doigts rejette un appel entrant en un quart de seconde. C’est ludique. Secouer le poignet active l’appareil photo à distance grâce à la surcouche Xiaomi HyperConnect.

Xiaomi Watch 6

L’écran ultra-large de 1,54 pouce, protégé par un double verre saphir, s’insère dans un boîtier en acier inoxydable au design soigné. Sous cette carrosserie, l’accumulateur de 930 mAh intègre 10 % de silicium-carbone. Cette chimie interne permet à la montre de tenir six jours complets en mode intelligent, ou jusqu’à 18 jours en basculant sur le profil d’économie d’énergie. Son ticket d’entrée est fixé à 319,99 €, avec une remise de lancement la positionnant temporairement à 299,99 €.

Batterie magnétique et traçage universel, ou les objets du quotidien repensés

Souvent, l’ingéniosité d’une marque s’évalue aussi (et surtout ?) à travers ses périphériques les plus discrets. La Xiaomi UltraThin Magnetic Power Bank 5000 15 W illustre brillamment ce concept de miniaturisation extrême. Malgré son nom à coucher dehors, elle n’est épaisse que de 6 petits millimètres, tout en affichant un poids dérisoire de 98 grammes. Ce format équivalent à une vulgaire carte de crédit renferme pourtant une réserve d’énergie de 5 000 mAh à haute densité. L’appareil dispense une charge rapide sans fil de 15 W grâce à un puissant alignement magnétique. Mieux encore, l’utilisateur peut brancher un câble USB-C pour recharger un second appareil en simultané. Une enveloppe en alliage d’aluminium protège le tout. Facturée 70,99 € en temps normal, elle tombe à 59,99 € durant sa période de commercialisation initiale.

Xiaomi UltraThin Magnetic Power Bank 5000 15 W

Le Xiaomi Tag vient chasser sur les terres des cadors du pistage d’objets. La petite balise adopte une philosophie particulièrement ouverte face à la concurrence. Contrairement à la majorité de ses adversaires verrouillés dans un seul écosystème, ce traqueur fonctionne indifféremment avec Apple Localiser ou Google Localiser. Vous choisissez votre camp technologique librement. Le galet intègre un mode perdu, une fonction de recherche collaborative et un bouclier de protection contre le pistage abusif. Si un tag inconnu voyage avec vous dans un sac à main, votre téléphone déclenche une alerte automatique. Le tarif unitaire s’élève à 19,99 €, mais un pack de quatre unités fait chuter l’addition à 59,99 €.

Xiaomi Tag

Redmi Buds 8 Pro, une réduction qui s’adapte aux bourrasques

L’audio sans fil a lui aussi droit à sa dose de nouveautés. Les Redmi Buds 8 Pro reposent sur une architecture coaxiale à triple haut-parleur, qui promet d’après la marque des basses percutantes et des fréquences claires. Ils se montrent aussi compatibles avec la norme Dolby Audio, en complément de la technologie audio dimensionnelle du fabricant. Via l’application, l’auditeur bascule entre cinq modes spatiaux dédiés. Le mode Standard assure la polyvalence quotidienne, tandis que le mode Jeu accentue la précision spatiale des bruitages pour les joueurs exigeants.

Xiaomi Tag

Le traitement actif du bruit (ANC) se montre très prometteur de son côté au regard de la gamme tarifaire. D’après le constructeur, le système serait en mesure d’annuler jusqu’à 55 dB de nuisances avec une bande passante étirée jusqu’à 5 kHz et une bulle d’isolement qui s’ajuste en temps réel. Lors des appels téléphoniques en extérieur, un triple microphone dopé à l’intelligence artificielle isole la voix de l’utilisateur. Les concepteurs ont même profilé la coque de l’écouteur pour casser le bruit du vent, assurant des conversations intelligibles face à des rafales soufflant à 12 mètres par seconde. Positionnés à 79,99 €, ces intra-auriculaires certifiés IP54 délivrent huit heures d’écoute musicale ininterrompue. Le boîtier pousse l’autonomie totale à 33 heures. Cinq minutes de charge prodiguent deux bonnes heures de lecture.

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