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Instagram va alerter les parents d’adolescents se renseignant sur ces sujets sensibles

Alors que les pays du monde entier s’accordent à durcir l’accès des adolescents au Web, Meta déploie une fonctionnalité essentielle, attendue de longue date. Dès cette semaine, mais seulement aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie et au Canada (d’autres pays suivront dans l’année), la fonction de supervision parentale va s’enrichir de notifications visant à donner l’alerte si des recherches concernant des sujets comme le suicide et l’automutilation sont effectuées par le compte supervisé.

Des notifications pour donner l’alerte

Meta détaille dans son billet de blog le fonctionnement de cette nouvelle fonctionnalité. Lorsqu’elle sera disponible, d’ici la fin de semaine, le compte des parents comme celui des ados recevra une notification expliquant la nouveauté.

Pour le parent, il est inscrit qu’une notification d’alerte leur sera envoyée (par courriel, SMS, WhatsApp ou Instagram) si leur ado consulte, dans un court laps de temps, des « sujets qui pourraient soulever des inquiétudes à propos de leur sécurité ». Encourageant les parents à avoir une discussion avec leur enfant, la notification renvoie également vers des ressources en ligne permettant de les accompagner dans leur démarche.

Du côté des comptes supervisés, même chose. Au prochain lancement de l’application, une notification les avertira que, désormais, leurs recherches sur le suicide ou l’automutilation peuvent mener à l’envoi d’une notification à leurs parents ou tuteurs.

Instagram alerte safety
Parents comme enfants reçoivent une notification les informant de la nouvelle fonctionnalité.

Des faux positifs ne sont pas à exclure

Après l’introduction des comptes pour adolescents, restreignant l’accès à certaines fonctionnalités d’Instagram (comme les messages privés, « DM ») en 2024, cette nouvelle mesure est plus que bienvenue pour les parents inquiets du temps passé par leur progéniture sur le réseau de Meta.

L’entreprise américaine reconnaît d’ailleurs avoir poussé la sensibilité de son outil de détection un peu loin et qu’il existe un risque de faux positifs. « Nous pourrions parfois notifier des parents sans qu’il y ait de réel motif d’inquiétude, indique le billet de blog, mais nous estimons, et les experts sont d’accord, qu’il s’agit d’un bon point de départ. »

Les réseaux sociaux, comme les intelligences artificielles, sont, ces derniers mois, sous le feu des critiques, accusés par certains parents d’encourager les personnes souffrant de troubles mentaux à s’enfoncer toujours plus loin dans leur mal-être à cause de leurs algorithmes très perfectionnés. À Los Angeles, Meta et Google sont d’ailleurs attaqués en justice par une jeune femme reprochant aux entreprises le caractère addictif de leurs applications, visant, selon elle, à rendre les jeunes dépendants.

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Google lance Nano Banana 2 et accélère la génération d’images sur Gemini

Quelques jours après le lancement de Gemini 3.1 Pro, Google s’attaque à son grand modèle de langage adapté à la génération d’images. Gemini 3.1 Flash Image, ou Nano Banana 2, vise à accélérer drastiquement le traitement des requêtes des utilisateurs, tout en réduisant la quantité d’énergie requise pour obtenir un bon résultat.

Quelles sont les nouveautés de Nano Banana 2 ?

Toujours accessible depuis l’interface du chatbot Gemini, Nano Banana 2 remplace son prédécesseur de façon transparente. Aujourd’hui, si vous souhaitez générer une image avec l’intelligence artificielle de Google, c’est forcément cette nouvelle version qui sera mobilisée. Inutile de regarder dans le rétroviseur : Nano Banana 2 est de toute façon bien meilleure que la première version.

Il faut dire qu’elle mobilise des fonctionnalités jusqu’ici réservées à Nano Banana Pro – le modèle ultraperfectionné et réservé aux abonné·es à Google AI Pro ou Ultra. Le billet de blog publié par Google nous en dit plus.

Nano Banana 2 serait plus performant pour générer, rapidement, une image précise, collant au mieux à la requête de l’utilisateur ou de l’utilisatrice. Le rendu des textes est aussi amélioré, et une fonction de traduction permet même de décliner un objet en plusieurs langues (pratique pour du design de packaging, par exemple). Plus impressionnant encore : Nano Banana 2 est capable de maintenir la cohérence des sujets au sein de plusieurs images. Cinq personnages et jusqu’à 14 objets peuvent ainsi être déclinés sur plusieurs tableaux.

Enfin, l’export des visuels peut désormais se faire jusqu’en 4K.

Nano Banana 2 infographie
Nano Banana 2 est meilleur pour générer des infographies et maintenir la cohérence des textes et des objets au sein de plusieurs images.

Google enrichit son catalogue de produits IA

Ce lancement arrive quelques jours à peine après l’inauguration de Lyria, un modèle spécifiquement dédié à la génération de musique par intelligence artificielle. Comme lui, le fruit des générations issues de Nano Banana 2 porte les métadonnées SynthID, permettant de certifier qu’il s’agit bien là d’une création IA. On peut ainsi téléverser une image dans Gemini et lui demander si une image est de son fait ; le robot sera capable de lire les métadonnées de l’image ou du son afin de dire si, oui ou non, ils sont bien générés par IA.

En creux, Google souhaite devenir le couteau suisse de l’intelligence artificielle. Entre Gemini, Nano Banana, Lyria, Veo pour la génération de vidéos et même Genie pour la conception de jeux vidéo, le portfolio du géant américain ne cesse de croître.

Hier, la marque franchissait même une étape importante en annonçant l’arrivée des premières fonctionnalités agentiques au sein de ses smartphones Pixel et des tout nouveaux Samsung Galaxy S26.

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Instagram va alerter les parents d’adolescents se renseignant sur ces sujets sensibles

Alors que les pays du monde entier s’accordent à durcir l’accès des adolescents au Web, Meta déploie une fonctionnalité essentielle, attendue de longue date. Dès cette semaine, mais seulement aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie et au Canada (d’autres pays suivront dans l’année), la fonction de supervision parentale va s’enrichir de notifications visant à donner l’alerte si des recherches concernant des sujets comme le suicide et l’automutilation sont effectuées par le compte supervisé.

Des notifications pour donner l’alerte

Meta détaille dans son billet de blog le fonctionnement de cette nouvelle fonctionnalité. Lorsqu’elle sera disponible, d’ici la fin de semaine, le compte des parents comme celui des ados recevra une notification expliquant la nouveauté.

Pour le parent, il est inscrit qu’une notification d’alerte leur sera envoyée (par courriel, SMS, WhatsApp ou Instagram) si leur ado consulte, dans un court laps de temps, des « sujets qui pourraient soulever des inquiétudes à propos de leur sécurité ». Encourageant les parents à avoir une discussion avec leur enfant, la notification renvoie également vers des ressources en ligne permettant de les accompagner dans leur démarche.

Du côté des comptes supervisés, même chose. Au prochain lancement de l’application, une notification les avertira que, désormais, leurs recherches sur le suicide ou l’automutilation peuvent mener à l’envoi d’une notification à leurs parents ou tuteurs.

Instagram alerte safety
Parents comme enfants reçoivent une notification les informant de la nouvelle fonctionnalité.

Des faux positifs ne sont pas à exclure

Après l’introduction des comptes pour adolescents, restreignant l’accès à certaines fonctionnalités d’Instagram (comme les messages privés, « DM ») en 2024, cette nouvelle mesure est plus que bienvenue pour les parents inquiets du temps passé par leur progéniture sur le réseau de Meta.

L’entreprise américaine reconnaît d’ailleurs avoir poussé la sensibilité de son outil de détection un peu loin et qu’il existe un risque de faux positifs. « Nous pourrions parfois notifier des parents sans qu’il y ait de réel motif d’inquiétude, indique le billet de blog, mais nous estimons, et les experts sont d’accord, qu’il s’agit d’un bon point de départ. »

Les réseaux sociaux, comme les intelligences artificielles, sont, ces derniers mois, sous le feu des critiques, accusés par certains parents d’encourager les personnes souffrant de troubles mentaux à s’enfoncer toujours plus loin dans leur mal-être à cause de leurs algorithmes très perfectionnés. À Los Angeles, Meta et Google sont d’ailleurs attaqués en justice par une jeune femme reprochant aux entreprises le caractère addictif de leurs applications, visant, selon elle, à rendre les jeunes dépendants.

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Google lance Nano Banana 2 et accélère la génération d’images sur Gemini

Quelques jours après le lancement de Gemini 3.1 Pro, Google s’attaque à son grand modèle de langage adapté à la génération d’images. Gemini 3.1 Flash Image, ou Nano Banana 2, vise à accélérer drastiquement le traitement des requêtes des utilisateurs, tout en réduisant la quantité d’énergie requise pour obtenir un bon résultat.

Quelles sont les nouveautés de Nano Banana 2 ?

Toujours accessible depuis l’interface du chatbot Gemini, Nano Banana 2 remplace son prédécesseur de façon transparente. Aujourd’hui, si vous souhaitez générer une image avec l’intelligence artificielle de Google, c’est forcément cette nouvelle version qui sera mobilisée. Inutile de regarder dans le rétroviseur : Nano Banana 2 est de toute façon bien meilleure que la première version.

Il faut dire qu’elle mobilise des fonctionnalités jusqu’ici réservées à Nano Banana Pro – le modèle ultraperfectionné et réservé aux abonné·es à Google AI Pro ou Ultra. Le billet de blog publié par Google nous en dit plus.

Nano Banana 2 serait plus performant pour générer, rapidement, une image précise, collant au mieux à la requête de l’utilisateur ou de l’utilisatrice. Le rendu des textes est aussi amélioré, et une fonction de traduction permet même de décliner un objet en plusieurs langues (pratique pour du design de packaging, par exemple). Plus impressionnant encore : Nano Banana 2 est capable de maintenir la cohérence des sujets au sein de plusieurs images. Cinq personnages et jusqu’à 14 objets peuvent ainsi être déclinés sur plusieurs tableaux.

Enfin, l’export des visuels peut désormais se faire jusqu’en 4K.

Nano Banana 2 infographie
Nano Banana 2 est meilleur pour générer des infographies et maintenir la cohérence des textes et des objets au sein de plusieurs images.

Google enrichit son catalogue de produits IA

Ce lancement arrive quelques jours à peine après l’inauguration de Lyria, un modèle spécifiquement dédié à la génération de musique par intelligence artificielle. Comme lui, le fruit des générations issues de Nano Banana 2 porte les métadonnées SynthID, permettant de certifier qu’il s’agit bien là d’une création IA. On peut ainsi téléverser une image dans Gemini et lui demander si une image est de son fait ; le robot sera capable de lire les métadonnées de l’image ou du son afin de dire si, oui ou non, ils sont bien générés par IA.

En creux, Google souhaite devenir le couteau suisse de l’intelligence artificielle. Entre Gemini, Nano Banana, Lyria, Veo pour la génération de vidéos et même Genie pour la conception de jeux vidéo, le portfolio du géant américain ne cesse de croître.

Hier, la marque franchissait même une étape importante en annonçant l’arrivée des premières fonctionnalités agentiques au sein de ses smartphones Pixel et des tout nouveaux Samsung Galaxy S26.

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Le Steam Deck est la dernière victime de la pénurie de RAM

Alors que Valve a déjà été forcé de revoir ses plans de commercialisation de ses futures consoles et accessoires, un autre produit phare subit les conséquences de la pénurie de composants informatiques en général, et de mémoire vive (RAM) en particulier. Quelques semaines après avoir officialisé l’arrêt de la production du Steam Deck LCD, il semble que les stocks de modèles OLED soient désormais à sec.

On ne peut plus acheter de Steam Deck

Lancé en 2022, le Steam Deck n’a jamais été distribué ailleurs que sur Steam, le magasin de jeux dématérialisé piloté par Valve. Un circuit de distribution maîtrisé de A à Z par l’entreprise américaine, qui lui permet d’avoir un contrôle total sur la production et sur ses stocks. Seulement, aujourd’hui, il apparaît que la marque doit faire des choix en matière d’allocation de ses ressources. N’attendant qu’une stabilisation du marché des composants pour lancer les Steam Machines, annoncées en fin d’année dernière, Valve doit faire des stocks de mémoire vive et de stockage flash pour soutenir la production de ces nouvelles consoles. Naturellement, c’est le Steam Deck qui trinque.

Aujourd’hui, si l’on se rend sur le store officiel pour s’offrir la console portable, on est donc accueilli par un message indiquant une rupture de stock sur les trois modèles proposés. On n’a pas davantage de chances en se rendant sur l’espace consacré aux consoles reconditionnées, elles aussi toutes épuisées.

Steam Deck 2026 rupture de stock
Tous les modèles de Steam Deck sont en rupture de stock.

Un retour en stock est-il envisageable ?

Sur le sujet, Valve garde le silence. Le fait est que le fabricant ne doit pas en savoir beaucoup plus. Comme on l’a dit, la priorité est sans doute de commercialiser, enfin, les nouveaux produits que l’entreprise a annoncés en novembre dernier. Déjà sur le marché depuis quelques années, le Steam Deck n’apparaît pas comme la priorité la plus brûlante.

Les joueurs et joueuses sont alors invité·es à ajouter la console à leur liste de souhait Steam afin d’être prévenu·es lorsqu’elle sera de nouveau disponible à l’achat. En attendant, il reste possible de se tourner vers le marché de l’occasion pour tenter de dénicher la perle rare. Par ailleurs, de nombreuses alternatives ont fleuri ces dernières années. On pense à la ROG Ally d’Asus, ou encore à la Lenovo Legion Go.

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Le Steam Deck est la dernière victime de la pénurie de RAM

Alors que Valve a déjà été forcé de revoir ses plans de commercialisation de ses futures consoles et accessoires, un autre produit phare subit les conséquences de la pénurie de composants informatiques en général, et de mémoire vive (RAM) en particulier. Quelques semaines après avoir officialisé l’arrêt de la production du Steam Deck LCD, il semble que les stocks de modèles OLED soient désormais à sec.

On ne peut plus acheter de Steam Deck

Lancé en 2022, le Steam Deck n’a jamais été distribué ailleurs que sur Steam, le magasin de jeux dématérialisé piloté par Valve. Un circuit de distribution maîtrisé de A à Z par l’entreprise américaine, qui lui permet d’avoir un contrôle total sur la production et sur ses stocks. Seulement, aujourd’hui, il apparaît que la marque doit faire des choix en matière d’allocation de ses ressources. N’attendant qu’une stabilisation du marché des composants pour lancer les Steam Machines, annoncées en fin d’année dernière, Valve doit faire des stocks de mémoire vive et de stockage flash pour soutenir la production de ces nouvelles consoles. Naturellement, c’est le Steam Deck qui trinque.

Aujourd’hui, si l’on se rend sur le store officiel pour s’offrir la console portable, on est donc accueilli par un message indiquant une rupture de stock sur les trois modèles proposés. On n’a pas davantage de chances en se rendant sur l’espace consacré aux consoles reconditionnées, elles aussi toutes épuisées.

Steam Deck 2026 rupture de stock
Tous les modèles de Steam Deck sont en rupture de stock.

Un retour en stock est-il envisageable ?

Sur le sujet, Valve garde le silence. Le fait est que le fabricant ne doit pas en savoir beaucoup plus. Comme on l’a dit, la priorité est sans doute de commercialiser, enfin, les nouveaux produits que l’entreprise a annoncés en novembre dernier. Déjà sur le marché depuis quelques années, le Steam Deck n’apparaît pas comme la priorité la plus brûlante.

Les joueurs et joueuses sont alors invité·es à ajouter la console à leur liste de souhait Steam afin d’être prévenu·es lorsqu’elle sera de nouveau disponible à l’achat. En attendant, il reste possible de se tourner vers le marché de l’occasion pour tenter de dénicher la perle rare. Par ailleurs, de nombreuses alternatives ont fleuri ces dernières années. On pense à la ROG Ally d’Asus, ou encore à la Lenovo Legion Go.

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Ce qu’il faut savoir sur la (grosse) hausse du prix de 1Password

Vous êtes de plus en plus nombreux et nombreuses à utiliser un gestionnaire de mots de passe. Du moins, on l’espère, face à la recrudescence de piratages qui touchent tout particulièrement la France ! Parmi les références les plus recommandées, 1Password fait figure d’évidence. Très réputé, disponible aussi bien sur ordinateur que sur smartphone et synchronisé en permanence, il a la préférence de centaines de milliers d’internautes. Mais le vent pourrait bien tourner : cette semaine, l’éditeur du logiciel annonce une nouvelle grille tarifaire pour le moins… douloureuse.

Les prix de 1Password flambent

Depuis le début de semaine, les abonné·es de 1Password reçoivent un courriel les informant d’une hausse de prix à venir. À compter du 27 mars prochain, les formules individuelles et familiales subiront une hausse respective de 38 % et 20 %. L’abonnement personnel coûtera désormais 43,80 € HT par an, contre 31,80 € HT aujourd’hui. La formule famille, qui permet de partager l’abonnement avec quatre membres de votre foyer, passe quant à elle à 69 € HT annuels.

Les abonné·es à 1Password peuvent conserver leur tarif actuel s’ils ou elles renouvellent l’abonnement avant la date butoir du 27 mars prochain. Dans tous les cas, le prochain renouvellement les fera passer sur cette nouvelle grille tarifaire.

Autant dire que la pilule est difficile à avaler pour les inconditionnels de 1Password. Si certains fans sur Reddit acceptent de payer plus pour soutenir un produit qui les accompagne depuis bientôt 20 ans, d’autres jugent ces nouveaux tarifs exagérés. D’autant que la justification avancée par l’éditeur du service a de quoi irriter.

Mail hausse prix 1password
Un mail reçu par un·e abonné·e à 1Password en début de semaine.

Des investissements… dans l’IA

Dans son courriel, 1Password commence par rappeler que le prix de son produit est resté très stable ces dernières années. Mais, pour soutenir de nouveaux investissements et « repousser les limites de l’innovation », l’entreprise dit avoir besoin « d’actualiser » les tarifs des plans d’abonnement. On notera l’utilisation d’un euphémisme pour éviter de parler d’une hausse.

1Password ne détaille pas en quoi la hausse des tarifs va lui permettre d’effectivement repousser les limites de l’innovation. Mais, sur Reddit toujours, des utilisateurs font le lien entre cette annonce et celle, en fin d’année dernière, d’une approche davantage tournée vers l’intelligence artificielle, notamment par le biais d’un partenariat avec AWS.

« Alors, voyons si j’ai bien compris. Ils ont “investi” dans des “fonctionnalités d’IA” et maintenant ils ont besoin d’argent ?, s’agace un internaute. Tout d’abord, je ne veux pas d’IA dans mon gestionnaire de mots de passe et de données personnelles. Je n’ai pas besoin d’IA en dehors de quelques sites et services spécifiques. Mais surtout, je n’ai pas besoin que l’IA ait accès aux sites que je visite, aux données de mes documents juridiques, à mes informations de cartes bancaires, à mes mots de passe et à d’autres données que n’importe qui considérerait comme hautement privées. Et pourtant, ils ont le culot de me demander de payer plus pour ça ? Eh bien, bonne chance. »

Rappelons qu’il existe un grand nombre de gestionnaires de mots de passe réputés sur le marché, parfois gratuits. Bitwarden est régulièrement cité comme le plus recommandable, avec Proton Pass.

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Nouvelle fuite de données à la CAF : les bénéficiaires du RSA exposés

Presque un an jour pour jour après un piratage de la Caisse d’allocations familiales (CAF), des hackers remettent le couvert. La direction interministérielle du Numérique (Dinum) nous apprend aujourd’hui avoir été victime d’une intrusion frauduleuse dans ses systèmes (qui font le lien entre différents organismes publics), et que des données particulièrement sensibles concernant les bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA) ont pu être consultées et récupérées par les cybercriminels.

Des numéros de sécurité sociale dans la nature

En France, en 2026, un piratage chasse l’autre. C’est simple, il ne se passe pas une semaine sans qu’une institution ou administration française cède sous les assauts de pirates qui, une fois encore, semblent avoir fait un gros coup.

Le hacker « white hat » (c’est-à-dire aidant les entreprises à améliorer leurs pratiques de cybersécurité) SaxX rapporte la nouvelle sur son compte X. Citant le mail de la Dinum dont nous parlions plus haut, l’expert liste par le menu les données de bénéficiaires du RSA qui ont pu être compromises dans cette fuite constatée en « janvier 2026 », d’après le courriel.

🚨🔴CYBERALERT 🇫🇷FRANCE🔴 | Cyberattaque à la CAF : Les bénéficiaires au RSA exposés dans une fuite de données… ⤵

Aucune institution en France ne sera épargnée…

La DINUM (Direction du Numérique), l'opérateur chargé de la transmission aux conseils départementaux des données… pic.twitter.com/aHX5JuEQs2

— SaxX ¯_(ツ)_/¯ (@_SaxX_) February 25, 2026

Sont concernés :

  • Coordonnées de contact liées à la demande de RSA
  • Numéro d’allocataire
  • Identité du bénéficiaire (Nom et prénoms)
  • Identité du responsable du dossier (Nom et prénoms)
  • Numéro de sécurité sociale
  • Date de dépôt de la demande
  • Date d’ouverture des droits et devoirs
  • Numéro de téléphone
  • Adresse e-mail

Pour l’heure, on ignore combien de bénéficiaires sont concerné·es par ce nouveau piratage. La Dinum indique toutefois qu’il n’aura « aucun impact sur votre droit au RSA ou sur la date du paiement ».

À quoi faut-il s’attendre ?

Vous commencez à connaître la chanson. À chaque nouveau piratage, c’est la même chose. Grâce aux données ainsi récupérées, les pirates accumulent une masse de données conséquentes sur leurs victimes et, en les croisant, ils obtiennent des profils extrêmement précis permettant de mettre sur pied des arnaques. « Attendez-vous à une recrudescence d’arnaques que vont recevoir ces bénéficiaires du RSA », alerte SaxX dans son post.

Malheureusement, le mal est déjà fait, et il n’est pas du fait des bénéficiaires du RSA. L’heure n’est pas à changer de mots de passe, il faut simplement conserver une vigilance accrue concernant d’éventuels courriels qui pourraient vous être adressés et qui vous demanderaient d’effectuer des actions pour obtenir le paiement de vos droits. En cas de doute, n’hésitez pas à contacter par téléphone votre conseiller·e pour avoir confirmation que la CAF est en attente de documents pour procéder à votre paiement.

À la semaine prochaine pour un autre piratage ?

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Ce qu’il faut savoir sur la (grosse) hausse du prix de 1Password

Vous êtes de plus en plus nombreux et nombreuses à utiliser un gestionnaire de mots de passe. Du moins, on l’espère, face à la recrudescence de piratages qui touchent tout particulièrement la France ! Parmi les références les plus recommandées, 1Password fait figure d’évidence. Très réputé, disponible aussi bien sur ordinateur que sur smartphone et synchronisé en permanence, il a la préférence de centaines de milliers d’internautes. Mais le vent pourrait bien tourner : cette semaine, l’éditeur du logiciel annonce une nouvelle grille tarifaire pour le moins… douloureuse.

Les prix de 1Password flambent

Depuis le début de semaine, les abonné·es de 1Password reçoivent un courriel les informant d’une hausse de prix à venir. À compter du 27 mars prochain, les formules individuelles et familiales subiront une hausse respective de 38 % et 20 %. L’abonnement personnel coûtera désormais 43,80 € HT par an, contre 31,80 € HT aujourd’hui. La formule famille, qui permet de partager l’abonnement avec quatre membres de votre foyer, passe quant à elle à 69 € HT annuels.

Les abonné·es à 1Password peuvent conserver leur tarif actuel s’ils ou elles renouvellent l’abonnement avant la date butoir du 27 mars prochain. Dans tous les cas, le prochain renouvellement les fera passer sur cette nouvelle grille tarifaire.

Autant dire que la pilule est difficile à avaler pour les inconditionnels de 1Password. Si certains fans sur Reddit acceptent de payer plus pour soutenir un produit qui les accompagne depuis bientôt 20 ans, d’autres jugent ces nouveaux tarifs exagérés. D’autant que la justification avancée par l’éditeur du service a de quoi irriter.

Mail hausse prix 1password
Un mail reçu par un·e abonné·e à 1Password en début de semaine.

Des investissements… dans l’IA

Dans son courriel, 1Password commence par rappeler que le prix de son produit est resté très stable ces dernières années. Mais, pour soutenir de nouveaux investissements et « repousser les limites de l’innovation », l’entreprise dit avoir besoin « d’actualiser » les tarifs des plans d’abonnement. On notera l’utilisation d’un euphémisme pour éviter de parler d’une hausse.

1Password ne détaille pas en quoi la hausse des tarifs va lui permettre d’effectivement repousser les limites de l’innovation. Mais, sur Reddit toujours, des utilisateurs font le lien entre cette annonce et celle, en fin d’année dernière, d’une approche davantage tournée vers l’intelligence artificielle, notamment par le biais d’un partenariat avec AWS.

« Alors, voyons si j’ai bien compris. Ils ont “investi” dans des “fonctionnalités d’IA” et maintenant ils ont besoin d’argent ?, s’agace un internaute. Tout d’abord, je ne veux pas d’IA dans mon gestionnaire de mots de passe et de données personnelles. Je n’ai pas besoin d’IA en dehors de quelques sites et services spécifiques. Mais surtout, je n’ai pas besoin que l’IA ait accès aux sites que je visite, aux données de mes documents juridiques, à mes informations de cartes bancaires, à mes mots de passe et à d’autres données que n’importe qui considérerait comme hautement privées. Et pourtant, ils ont le culot de me demander de payer plus pour ça ? Eh bien, bonne chance. »

Rappelons qu’il existe un grand nombre de gestionnaires de mots de passe réputés sur le marché, parfois gratuits. Bitwarden est régulièrement cité comme le plus recommandable, avec Proton Pass.

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Nouvelle fuite de données à la CAF : les bénéficiaires du RSA exposés

Presque un an jour pour jour après un piratage de la Caisse d’allocations familiales (CAF), des hackers remettent le couvert. La direction interministérielle du Numérique (Dinum) nous apprend aujourd’hui avoir été victime d’une intrusion frauduleuse dans ses systèmes (qui font le lien entre différents organismes publics), et que des données particulièrement sensibles concernant les bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA) ont pu être consultées et récupérées par les cybercriminels.

Des numéros de sécurité sociale dans la nature

En France, en 2026, un piratage chasse l’autre. C’est simple, il ne se passe pas une semaine sans qu’une institution ou administration française cède sous les assauts de pirates qui, une fois encore, semblent avoir fait un gros coup.

Le hacker « white hat » (c’est-à-dire aidant les entreprises à améliorer leurs pratiques de cybersécurité) SaxX rapporte la nouvelle sur son compte X. Citant le mail de la Dinum dont nous parlions plus haut, l’expert liste par le menu les données de bénéficiaires du RSA qui ont pu être compromises dans cette fuite constatée en « janvier 2026 », d’après le courriel.

🚨🔴CYBERALERT 🇫🇷FRANCE🔴 | Cyberattaque à la CAF : Les bénéficiaires au RSA exposés dans une fuite de données… ⤵

Aucune institution en France ne sera épargnée…

La DINUM (Direction du Numérique), l'opérateur chargé de la transmission aux conseils départementaux des données… pic.twitter.com/aHX5JuEQs2

— SaxX ¯_(ツ)_/¯ (@_SaxX_) February 25, 2026

Sont concernés :

  • Coordonnées de contact liées à la demande de RSA
  • Numéro d’allocataire
  • Identité du bénéficiaire (Nom et prénoms)
  • Identité du responsable du dossier (Nom et prénoms)
  • Numéro de sécurité sociale
  • Date de dépôt de la demande
  • Date d’ouverture des droits et devoirs
  • Numéro de téléphone
  • Adresse e-mail

Pour l’heure, on ignore combien de bénéficiaires sont concerné·es par ce nouveau piratage. La Dinum indique toutefois qu’il n’aura « aucun impact sur votre droit au RSA ou sur la date du paiement ».

À quoi faut-il s’attendre ?

Vous commencez à connaître la chanson. À chaque nouveau piratage, c’est la même chose. Grâce aux données ainsi récupérées, les pirates accumulent une masse de données conséquentes sur leurs victimes et, en les croisant, ils obtiennent des profils extrêmement précis permettant de mettre sur pied des arnaques. « Attendez-vous à une recrudescence d’arnaques que vont recevoir ces bénéficiaires du RSA », alerte SaxX dans son post.

Malheureusement, le mal est déjà fait, et il n’est pas du fait des bénéficiaires du RSA. L’heure n’est pas à changer de mots de passe, il faut simplement conserver une vigilance accrue concernant d’éventuels courriels qui pourraient vous être adressés et qui vous demanderaient d’effectuer des actions pour obtenir le paiement de vos droits. En cas de doute, n’hésitez pas à contacter par téléphone votre conseiller·e pour avoir confirmation que la CAF est en attente de documents pour procéder à votre paiement.

À la semaine prochaine pour un autre piratage ?

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Samsung et Google posent les premières pierres d’une IA agentique sur smartphones

Et soudain, Samsung et Google semblent réaliser ce qu’avait promis Apple il y a pratiquement deux ans. Hier, à San Francisco, à l’occasion de la conférence Unpacked de Samsung, qui nous a permis de découvrir les nouveaux Galaxy S26, S26+ et S26 Ultra, démonstration a été faite d’une nouvelle fonctionnalité exclusive à ces nouveautés, mais aussi aux Google Pixel 10 et Pixel 10 Pro. Si vous suivez un peu les progrès de l’intelligence artificielle, c’est ce qui se rapproche aujourd’hui le plus du fantasme d’une IA agentique, capable d’agir à la place de l’utilisateur directement sur son smartphone.

“Gemini, commande ma pizza préférée”

Pendant la grand-messe annuelle de Samsung, le président d’Android, Sameer Samat, est monté sur scène pour nous faire la démonstration d’une nouveauté de l’IA de Google, Gemini. Elle sera d’abord lancée en exclusivité sur la série Samsung Galaxy S26 et sur les derniers Pixel 10 haut de gamme, et permet, tout simplement, de déléguer certaines tâches à l’intelligence artificielle.

En l’occurrence, deux exemples ont été pris par l’homme sur scène. Imaginons une conversation WhatsApp familiale, depuis laquelle on organise une soirée pizza. On peut demander à Gemini de scanner la conversation pour regrouper la commande de tout le monde, puis lui demander de passer la commande desdites pizzas sur la plateforme de livraison de repas compatible (ici, Grubhub). L’utilisateur ou l’utilisatrice doit tout de même valider la commande, une fois qu’il ou elle a vérifié que l’IA n’a pas fait d’erreurs.

Un autre exemple permet notamment de commander, vocalement, un Uber pour se rendre à tel endroit, tout simplement avec un prompt d’une phrase. Pour l’heure, cette fonctionnalité (qualifiée de « preview » par Samsung et Google) sera d’abord lancée aux États-Unis et en Corée du Sud. Seule une poignée d’applications seront d’abord compatibles, le temps de laisser les développeurs imaginer des actions utilisant l’IA à bon escient.

Les questions que pose cette nouvelle technologie

C’est l’évolution naturelle de l’intelligence artificielle embarquée sur les smartphones. Les chatbots sont déjà les rejetons plus capables des assistants vocaux qui nous ont accompagnés la décennie dernière, et la vitesse à laquelle progresse l’IA permet, déjà, aux concepteurs d’imaginer de nouveaux usages rendant les modèles de langage plus autonomes. On commence à le voir avec des navigateurs web qui se proposent de naviguer à votre place, de booker des hôtels ou de comparer des vols sans que vous ayez besoin de bouger la souris. C’est le même principe ici : piloter son smartphone uniquement à la voix, sans prendre la peine d’interagir avec.

Aujourd’hui, cette fonctionnalité suppose encore que l’application avec laquelle doit interagir l’IA s’ouvre au premier plan, comme le ferait un humain. Grâce à des capacités de raisonnement avancées, Gemini navigue au sein de l’app pour passer la commande de votre pizza. Mais, prochainement, ce genre de tâches pourrait s’effectuer en arrière-plan, laissant l’utilisateur poursuivre d’autres tâches et ne le prévenant que lorsqu’une action est requise.

Comme le soulève de façon pertinente The Verge, cela représente un nouveau défi pour les éditeurs d’applications qui, pour prendre l’exemple d’Uber, ont aussi des abonnements et autres produits à vendre. Si les internautes n’ouvrent plus l’application, comment les exposer à ses avantages ? On peut même extrapoler davantage : à quoi bon s’offrir un smartphone à 1 500 € si le but devient de ne plus l’utiliser et de le commander à la voix ?

Une interrogation, légitime, qui n’a naturellement pas été abordée hier au Samsung Unpacked. Reste qu’un certain Apple a dû voir d’un œil vexé de se faire ainsi voler la vedette sur des fonctionnalités qu’il avait imaginées il y a bientôt deux ans. Pourtant, on attend toujours que la nouvelle version de Siri soit lancée sur les iPhone.

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Samsung et Google posent les premières pierres d’une IA agentique sur smartphones

Et soudain, Samsung et Google semblent réaliser ce qu’avait promis Apple il y a pratiquement deux ans. Hier, à San Francisco, à l’occasion de la conférence Unpacked de Samsung, qui nous a permis de découvrir les nouveaux Galaxy S26, S26+ et S26 Ultra, démonstration a été faite d’une nouvelle fonctionnalité exclusive à ces nouveautés, mais aussi aux Google Pixel 10 et Pixel 10 Pro. Si vous suivez un peu les progrès de l’intelligence artificielle, c’est ce qui se rapproche aujourd’hui le plus du fantasme d’une IA agentique, capable d’agir à la place de l’utilisateur directement sur son smartphone.

“Gemini, commande ma pizza préférée”

Pendant la grand-messe annuelle de Samsung, le président d’Android, Sameer Samat, est monté sur scène pour nous faire la démonstration d’une nouveauté de l’IA de Google, Gemini. Elle sera d’abord lancée en exclusivité sur la série Samsung Galaxy S26 et sur les derniers Pixel 10 haut de gamme, et permet, tout simplement, de déléguer certaines tâches à l’intelligence artificielle.

En l’occurrence, deux exemples ont été pris par l’homme sur scène. Imaginons une conversation WhatsApp familiale, depuis laquelle on organise une soirée pizza. On peut demander à Gemini de scanner la conversation pour regrouper la commande de tout le monde, puis lui demander de passer la commande desdites pizzas sur la plateforme de livraison de repas compatible (ici, Grubhub). L’utilisateur ou l’utilisatrice doit tout de même valider la commande, une fois qu’il ou elle a vérifié que l’IA n’a pas fait d’erreurs.

Un autre exemple permet notamment de commander, vocalement, un Uber pour se rendre à tel endroit, tout simplement avec un prompt d’une phrase. Pour l’heure, cette fonctionnalité (qualifiée de « preview » par Samsung et Google) sera d’abord lancée aux États-Unis et en Corée du Sud. Seule une poignée d’applications seront d’abord compatibles, le temps de laisser les développeurs imaginer des actions utilisant l’IA à bon escient.

Les questions que pose cette nouvelle technologie

C’est l’évolution naturelle de l’intelligence artificielle embarquée sur les smartphones. Les chatbots sont déjà les rejetons plus capables des assistants vocaux qui nous ont accompagnés la décennie dernière, et la vitesse à laquelle progresse l’IA permet, déjà, aux concepteurs d’imaginer de nouveaux usages rendant les modèles de langage plus autonomes. On commence à le voir avec des navigateurs web qui se proposent de naviguer à votre place, de booker des hôtels ou de comparer des vols sans que vous ayez besoin de bouger la souris. C’est le même principe ici : piloter son smartphone uniquement à la voix, sans prendre la peine d’interagir avec.

Aujourd’hui, cette fonctionnalité suppose encore que l’application avec laquelle doit interagir l’IA s’ouvre au premier plan, comme le ferait un humain. Grâce à des capacités de raisonnement avancées, Gemini navigue au sein de l’app pour passer la commande de votre pizza. Mais, prochainement, ce genre de tâches pourrait s’effectuer en arrière-plan, laissant l’utilisateur poursuivre d’autres tâches et ne le prévenant que lorsqu’une action est requise.

Comme le soulève de façon pertinente The Verge, cela représente un nouveau défi pour les éditeurs d’applications qui, pour prendre l’exemple d’Uber, ont aussi des abonnements et autres produits à vendre. Si les internautes n’ouvrent plus l’application, comment les exposer à ses avantages ? On peut même extrapoler davantage : à quoi bon s’offrir un smartphone à 1 500 € si le but devient de ne plus l’utiliser et de le commander à la voix ?

Une interrogation, légitime, qui n’a naturellement pas été abordée hier au Samsung Unpacked. Reste qu’un certain Apple a dû voir d’un œil vexé de se faire ainsi voler la vedette sur des fonctionnalités qu’il avait imaginées il y a bientôt deux ans. Pourtant, on attend toujours que la nouvelle version de Siri soit lancée sur les iPhone.

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Soudain, l’abonnement YouTube Premium Lite devient beaucoup plus intéressant

Lancé l’été dernier, YouTube Premium Lite est un abonnement permettant de bénéficier d’une meilleure qualité visuelle sur la plateforme et de réduire de moitié la quantité de publicité à laquelle on est exposé. Une proposition pas bien alléchante, pour 7,99 € par mois. D’autant moins alléchante, en fait, que la lecture en arrière-plan et le téléchargement de vidéos sur smartphone restaient exclusifs à l’abonnement YouTube Premium classique, proposé à 12,99 € par mois. Mais, justement, Google lâche aujourd’hui la bride et annonce que ces deux fonctions arrivent finalement sur Lite !

La lecture en arrière-plan et le téléchargement de vidéos enfin sur YouTube Premium Lite

Autant l’écrire : l’abonnement YouTube Premium Lite devient enfin intéressant. Jusqu’à présent, difficile de dire que la formule, aussi abordable soit-elle, ait suscité beaucoup d’engouements. C’est sans doute la raison qui motive aujourd’hui Google à revoir sa stratégie.

Toujours pour 7,99 €, YouTube Premium Lite permet donc de réduire les publicités, de profiter d’une qualité plus élevée sur les vidéos compatibles, mais aussi d’écouter les vidéos sur son smartphone avec l’écran éteint (ou avec une autre appli au premier plan) et de les télécharger pour les moments où vous n’avez pas de réseau. Autrement dit : c’est pratiquement YouTube Premium, mais avec encore quelques publicités.

Alors, que reste-t-il au juste à YouTube Premium classique ? Dans le tableau comparatif partagé par Google dans son billet de blog, on trouve un accès au service de streaming musical YouTube Music, ainsi que des fonctionnalités de lecture avancées, comme le « jump ahead », qui permet d’arriver directement au moment le plus visionné d’une vidéo (pratique, pour les tutoriels).

YouTube Premium Lite vs YouTube Premium
La nouvelle grille de fonctionnalités de YouTube Premium Lite.

Google fait-il toujours la guerre aux bloqueurs de publicités ?

Depuis deux ans, Google ne relâche pas ses efforts pour faire craquer les internautes qui continuent d’utiliser des bloqueurs de publicités pour profiter d’une expérience premium sur YouTube à moindres frais. C’est un jeu du chat et de la souris, avec d’un côté des éditeurs d’extensions pour navigateurs qui mettent à jour leurs systèmes de contournement à l’instant où Google affine sa détection de ce genre d’outils.

Le géant du Web n’en a pas fini avec ses assauts répétés, et agit aussi bien sur le débit du flux vidéo que sur le chargement pour encourager les internautes à passer à un abonnement payant. Parfois, ce sont les commentaires ou la description des vidéos qui ne s’affichent tout simplement pas si un bloqueur de publicité est détecté par YouTube. Une situation qui, à la longue, peut paraître pénible aux utilisateurs et utilisatrices, et les encourager à souscrire à YouTube Premium.

Maintenant que Lite propose enfin des fonctionnalités dignes de ce nom, peut-être Google réussira-t-il à convaincre les plus réfractaires ?

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Pourquoi Dolby Vision n’est plus disponible sur Disney+ ?

Nos confrères de Numerama révèlent que, depuis le début du mois de février, les abonné·es à Disney+ en France ont perdu l’accès à plusieurs fonctionnalités normalement offertes dans le cadre de l’abonnement Premium de la plateforme (facturé, pour rappel, 15,99 € par mois). L’image Dolby Vision n’est plus disponible, tout comme la HDR10+. Cerise sur le gâteau, l’intégralité du catalogue 3D de Disney+ a elle aussi été supprimée. Que se passe-t-il au juste ?

Des “soucis techniques” à la racine du problème

Plusieurs abonné·es à la plateforme de vidéo à la demande ont remarqué la disparition de plusieurs fonctionnalités phares de la formule Premium de Disney+. Si elles ne sont disponibles que sur les téléviseurs compatibles, il va sans dire que le HDR10+ et le Dolby Vision sont deux piliers d’une expérience cinématographique haut de gamme. Pourtant, aujourd’hui, ces deux options ont totalement disparu du catalogue français de Disney+. Pire : il apparaît que plus aucun film en 3D n’est proposé sur la plateforme, au grand dam des quelques utilisateurs et utilisatrices d’un casque Apple Vision Pro.

Numerama a tenté la comparaison en se connectant, à l’aide d’un VPN, au catalogue américain du service. Si l’on est localisé aux États-Unis, HDR10+, Dolby Vision et 3D sont tous disponibles. Alors, pourquoi ça coince en France ?

D’après le site spécialisé FlatpanelsHD, l’origine du problème remonte à l’entreprise américaine InterDigital, souvent qualifiée de « patent troll » (troll des brevets, en français). Cette société détient des milliers de brevets dans la télécommunication et également dans l’encodage vidéo, et aurait ainsi attaqué Disney pour usage frauduleux de ses technologies. En clair, Disney n’aurait pas payé InterDigital pour utiliser HDR10+, Dolby Vision ou la 3D en Europe. Attaqué en justice à Munich, Disney aurait ainsi été forcé de dégrader l’offre des abonné·es européen·nes dans l’attente d’une résolution du conflit.

Sur ses réseaux, Disney+ botte en touche et évoque des fonctionnalités « momentanément indisponibles » en raison « d’un souci technique ».

Bonjour! La prise en charge de Dolby Vision et de la 3D sur Disney+ est actuellement indisponible dans plusieurs pays européens en raison d'un souci technique. Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée et mettons tout en œuvre pour résoudre ce souci. Nous vous…

— Disney+ Help (@DisneyPlusHelp) February 10, 2026

Une situation qui pourrait s’éterniser

Disney a deux options. La première serait de plier l’échine et de régler à InterDigital la somme demandée, à laquelle pourraient s’ajouter des dommages et intérêts si la violation des brevets est avérée. On avoue qu’on imagine mal Mickey se montrer si beau joueur et ne pas essayer de tenir tête à l’entreprise américaine. Ce qui nous amène à l’option deux, moins satisfaisante pour les consommateurs… Une bataille judiciaire qui risque de s’éterniser.

À moins que Disney ne parvienne à faire invalider l’ordonnance du tribunal de Munich en attente d’un potentiel procès, il est probable que les abonné·es en France et en Europe ne récupèrent pas de sitôt l’accès à ces fonctionnalités pour lesquelles ils et elles paient presque 16 € par mois. Alors, quels recours pour les consommateurs ?

Malheureusement, leur marge de manœuvre est réduite. Toutefois, ils peuvent tenter de contacter Disney+ afin d’obtenir un dédommagement pour l’indisponibilité de ces fonctionnalités. Disney prend le risque de se confronter à une vague de désabonnements s’il ne rectifie pas rapidement la situation. On imagine que le service client doit avoir reçu des consignes visant à arrondir les angles et à proposer aux abonné·es des offres avantageuses.

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Soudain, l’abonnement YouTube Premium Lite devient beaucoup plus intéressant

Lancé l’été dernier, YouTube Premium Lite est un abonnement permettant de bénéficier d’une meilleure qualité visuelle sur la plateforme et de réduire de moitié la quantité de publicité à laquelle on est exposé. Une proposition pas bien alléchante, pour 7,99 € par mois. D’autant moins alléchante, en fait, que la lecture en arrière-plan et le téléchargement de vidéos sur smartphone restaient exclusifs à l’abonnement YouTube Premium classique, proposé à 12,99 € par mois. Mais, justement, Google lâche aujourd’hui la bride et annonce que ces deux fonctions arrivent finalement sur Lite !

La lecture en arrière-plan et le téléchargement de vidéos enfin sur YouTube Premium Lite

Autant l’écrire : l’abonnement YouTube Premium Lite devient enfin intéressant. Jusqu’à présent, difficile de dire que la formule, aussi abordable soit-elle, ait suscité beaucoup d’engouements. C’est sans doute la raison qui motive aujourd’hui Google à revoir sa stratégie.

Toujours pour 7,99 €, YouTube Premium Lite permet donc de réduire les publicités, de profiter d’une qualité plus élevée sur les vidéos compatibles, mais aussi d’écouter les vidéos sur son smartphone avec l’écran éteint (ou avec une autre appli au premier plan) et de les télécharger pour les moments où vous n’avez pas de réseau. Autrement dit : c’est pratiquement YouTube Premium, mais avec encore quelques publicités.

Alors, que reste-t-il au juste à YouTube Premium classique ? Dans le tableau comparatif partagé par Google dans son billet de blog, on trouve un accès au service de streaming musical YouTube Music, ainsi que des fonctionnalités de lecture avancées, comme le « jump ahead », qui permet d’arriver directement au moment le plus visionné d’une vidéo (pratique, pour les tutoriels).

YouTube Premium Lite vs YouTube Premium
La nouvelle grille de fonctionnalités de YouTube Premium Lite.

Google fait-il toujours la guerre aux bloqueurs de publicités ?

Depuis deux ans, Google ne relâche pas ses efforts pour faire craquer les internautes qui continuent d’utiliser des bloqueurs de publicités pour profiter d’une expérience premium sur YouTube à moindres frais. C’est un jeu du chat et de la souris, avec d’un côté des éditeurs d’extensions pour navigateurs qui mettent à jour leurs systèmes de contournement à l’instant où Google affine sa détection de ce genre d’outils.

Le géant du Web n’en a pas fini avec ses assauts répétés, et agit aussi bien sur le débit du flux vidéo que sur le chargement pour encourager les internautes à passer à un abonnement payant. Parfois, ce sont les commentaires ou la description des vidéos qui ne s’affichent tout simplement pas si un bloqueur de publicité est détecté par YouTube. Une situation qui, à la longue, peut paraître pénible aux utilisateurs et utilisatrices, et les encourager à souscrire à YouTube Premium.

Maintenant que Lite propose enfin des fonctionnalités dignes de ce nom, peut-être Google réussira-t-il à convaincre les plus réfractaires ?

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Pourquoi Dolby Vision n’est plus disponible sur Disney+ ?

Nos confrères de Numerama révèlent que, depuis le début du mois de février, les abonné·es à Disney+ en France ont perdu l’accès à plusieurs fonctionnalités normalement offertes dans le cadre de l’abonnement Premium de la plateforme (facturé, pour rappel, 15,99 € par mois). L’image Dolby Vision n’est plus disponible, tout comme la HDR10+. Cerise sur le gâteau, l’intégralité du catalogue 3D de Disney+ a elle aussi été supprimée. Que se passe-t-il au juste ?

Des “soucis techniques” à la racine du problème

Plusieurs abonné·es à la plateforme de vidéo à la demande ont remarqué la disparition de plusieurs fonctionnalités phares de la formule Premium de Disney+. Si elles ne sont disponibles que sur les téléviseurs compatibles, il va sans dire que le HDR10+ et le Dolby Vision sont deux piliers d’une expérience cinématographique haut de gamme. Pourtant, aujourd’hui, ces deux options ont totalement disparu du catalogue français de Disney+. Pire : il apparaît que plus aucun film en 3D n’est proposé sur la plateforme, au grand dam des quelques utilisateurs et utilisatrices d’un casque Apple Vision Pro.

Numerama a tenté la comparaison en se connectant, à l’aide d’un VPN, au catalogue américain du service. Si l’on est localisé aux États-Unis, HDR10+, Dolby Vision et 3D sont tous disponibles. Alors, pourquoi ça coince en France ?

D’après le site spécialisé FlatpanelsHD, l’origine du problème remonte à l’entreprise américaine InterDigital, souvent qualifiée de « patent troll » (troll des brevets, en français). Cette société détient des milliers de brevets dans la télécommunication et également dans l’encodage vidéo, et aurait ainsi attaqué Disney pour usage frauduleux de ses technologies. En clair, Disney n’aurait pas payé InterDigital pour utiliser HDR10+, Dolby Vision ou la 3D en Europe. Attaqué en justice à Munich, Disney aurait ainsi été forcé de dégrader l’offre des abonné·es européen·nes dans l’attente d’une résolution du conflit.

Sur ses réseaux, Disney+ botte en touche et évoque des fonctionnalités « momentanément indisponibles » en raison « d’un souci technique ».

Bonjour! La prise en charge de Dolby Vision et de la 3D sur Disney+ est actuellement indisponible dans plusieurs pays européens en raison d'un souci technique. Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée et mettons tout en œuvre pour résoudre ce souci. Nous vous…

— Disney+ Help (@DisneyPlusHelp) February 10, 2026

Une situation qui pourrait s’éterniser

Disney a deux options. La première serait de plier l’échine et de régler à InterDigital la somme demandée, à laquelle pourraient s’ajouter des dommages et intérêts si la violation des brevets est avérée. On avoue qu’on imagine mal Mickey se montrer si beau joueur et ne pas essayer de tenir tête à l’entreprise américaine. Ce qui nous amène à l’option deux, moins satisfaisante pour les consommateurs… Une bataille judiciaire qui risque de s’éterniser.

À moins que Disney ne parvienne à faire invalider l’ordonnance du tribunal de Munich en attente d’un potentiel procès, il est probable que les abonné·es en France et en Europe ne récupèrent pas de sitôt l’accès à ces fonctionnalités pour lesquelles ils et elles paient presque 16 € par mois. Alors, quels recours pour les consommateurs ?

Malheureusement, leur marge de manœuvre est réduite. Toutefois, ils peuvent tenter de contacter Disney+ afin d’obtenir un dédommagement pour l’indisponibilité de ces fonctionnalités. Disney prend le risque de se confronter à une vague de désabonnements s’il ne rectifie pas rapidement la situation. On imagine que le service client doit avoir reçu des consignes visant à arrondir les angles et à proposer aux abonné·es des offres avantageuses.

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À son tour, Spotify veut ouvrir (un peu) son algorithme

Quelques jours après que son concurrent Deezer a permis à ses utilisateurs et utilisatrices de personnaliser l’algorithme de la fonction Flow, il apparaît que Spotify s’apprête à faire de même. Les experts d’Android Authority ont décortiqué la version 9.1.28.385 de Spotify sur smartphone Android et ont trouvé des traces d’une fonction à venir, qui laissera davantage la main aux auditeurs sur leurs préférences d’écoute.

Comment Spotify va-t-elle nous laisser influencer son algorithme ?

D’après les trouvailles d’Android Authority, cette nouvelle fonction intégrée à Spotify prendra la forme de « Notes » qui seront liées à votre profil de goûts musicaux. Le fonctionnement est encore nébuleux, mais il pourrait s’agir de prompts permettant d’indiquer à l’algorithme de Spotify ce que vous souhaitez écouter davantage et ce que vous souhaitez exclure.

« Dis-nous-en plus à propos de toi », semble inviter l’un des prompts, qui aura pour effet « d’influencer ce que tu vois sur ta page d’accueil », rapporte Android Authority. Pour guider ses utilisateurs et utilisatrices, Spotify préremplit le champ textuel avec un texte invitant à se confier sur ses écoutes récentes : « Ces derniers temps, j’écoute beaucoup de… »

Ces notes seront limitées en nombre de caractères, donc il pourrait être nécessaire d’en créer plusieurs afin de façonner l’algorithme comme on l’entend. Toutefois, le nombre de notes est lui aussi limité. On imagine donc qu’il faudra faire un tri régulier dans son profil pour actualiser, supprimer ou ajouter de nouvelles notes à destination de l’algorithme.

On ignore toutefois si cette fonctionnalité sera réservée aux abonné·es Premium ou accessible à toutes et tous. Rien ne garantit que Spotify la lancera in fine ou qu’elle arrivera en France. Après tout, de nombreuses features de la plateforme musicale ne sont toujours pas disponibles chez nous, comme les playlists générées par l’IA ou la messagerie.

Cher algo…

Quoi qu’il en soit, cette nouvelle fonctionnalité rappelle beaucoup celle que vient de lancer Meta pour son réseau social Threads. Depuis la semaine dernière, les internautes peuvent rédiger des posts commençant par « Dear algo » (cher algo, en français) et suivis de requêtes permettant de clarifier leurs centres d’intérêt. Comme sur Spotify, on peut faire se superposer plusieurs requêtes à destination de l’algorithme pour affiner le feed de l’application.

Des nouveautés réjouissantes, qui rompent avec des décennies d’opacité totale sur les algorithmes qui, mine de rien, pilotent énormément notre navigation en ligne. Que ce soit pour les posts auxquels nous sommes exposés sur les réseaux ou pour les découvertes musicales que nous faisons, il faut se réjouir de récupérer un peu plus de contrôle sur les applications qui nous occupent tant… et pour lesquelles, parfois, nous payons !

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Sous une pluie de critiques, Discord retarde sa fonction de vérification de l’âge des utilisateurs

Alors que la plateforme de discussion en ligne devait commencer à vérifier l’âge de tout le monde au mois de mars prochain, un nouveau billet de blog annonce que le lancement de cette fonctionnalité controversée est repoussé au second semestre de 2026. Un répit bienvenu, duquel Discord profite également pour faire son autocritique.

Pourquoi la vérification d’âge sur Discord a-t-elle fait polémique ?

Il y a quelques jours, la messagerie en ligne, prisée des gamers (mais pas seulement), annonçait sans crier gare qu’elle commencerait à vérifier l’âge de tous ses utilisateurs et de toutes ses utilisatrices. En mars, tous les comptes allaient être automatiquement passés en « mode adolescent », restreignant l’accès à certains salons de discussion et à d’autres fonctionnalités jusqu’à ce que le possesseur du compte se plie à une vérification d’identité. Rapidement critiqué, et sous la menace d’un exode massif de ses utilisateurs vers d’autres plateformes (à quelques jours de son introduction en bourse, par ailleurs), Discord a tenté d’éteindre l’incendie.

La plateforme précisait alors que la majorité des utilisatrices et utilisateurs actuels de Discord n’auraient pas besoin de vérifier leur identité, car elle dispose déjà d’assez d’informations attestant de leur âge (par exemple, si un achat à l’abonnement Nitro a déjà été effectué). Mais impossible pour les nouveaux comptes, ou les comptes récents, d’y couper. Et, c’est là que la situation s’est encore davantage tendue.

Alors que Discord assurait que le processus de vérification d’âge était effectué localement sur l’appareil depuis lequel l’internaute se connecte, il est apparu que la plateforme était partenaire de Persona, une entreprise spécialisée dans la vérification d’identité, financée par Peter Thiel, grand argentier ô combien controversé de la Silicon Valley. L’homme est notamment connu pour être à la tête de Palantir, entreprise de surveillance de masse qui travaille étroitement avec la police de l’immigration américaine (ICE) pour qu’advienne le projet de déportation des étrangers voulu par Donald Trump. Autant dire une entreprise à laquelle on aimerait éviter de fournir nos données biométriques.

Discord change de braquet

Un véritable tollé a éclaté en ligne ces derniers jours, et des campagnes de résiliation massives de l’abonnement Discord Nitro ont été menées par des utilisateurs et utilisatrices refusant de voir leurs données nourrir la banque de données de Persona. Des menaces entendues par la plateforme américaine, qui annonce donc retarder l’implémentation de la vérification d’identité de ses utilisateurs.

Le fondateur de Discord, Stanislav Vishnevskiy, le reconnaît : son entreprise n’a pas fait un assez bon travail pour expliquer la raison qui motive le lancement de cette fonction controversée. Discord annonce ainsi plusieurs étapes claires qui mèneront à l’introduction de la vérification d’âge dans les prochains mois :

  • Ajout de plus d’options de vérification : « Nous disposions déjà d’alternatives en développement, y compris la vérification par carte de crédit. Nous les compléterons et les étendrons avant un déploiement mondial afin que vous disposiez de plus d’options avec lesquelles vous êtes à l’aise. »
  • Transparence des fournisseurs : « Nous documenterons chaque fournisseur de vérification et ses pratiques sur notre site web, et il sera clairement indiqué dans le produit qui est chaque fournisseur. Nous avons également établi une nouvelle exigence : tout partenaire proposant une estimation de l’âge par reconnaissance faciale doit l’effectuer entièrement sur l’appareil. S’ils ne respectent pas cette norme, nous ne travaillerons pas avec eux. »
  • Une nouvelle option de canal pour les spoilers : « Nous savons que de nombreuses communautés utilisent des canaux soumis à des restrictions d’âge non pas pour du contenu adulte, mais pour des sujets que les gens préfèrent aborder selon leurs propres termes : les spoilers, la politique et les conversations plus sérieuses. Nous développons une option de canal dédiée aux spoilers afin que les communautés n’aient pas à restreindre l’accès à leur serveur en fonction de l’âge juste pour offrir ce choix à leurs membres. »
  • Un article de blog technique avant le lancement mondial : « Nous publierons un article détaillé expliquant le fonctionnement de nos systèmes automatiques de détermination de l’âge, y compris les catégories de signaux et les contraintes de confidentialité. Afin que vous puissiez évaluer notre approche par vous-mêmes. »
  • Données sur l’assurance de l’âge dans nos rapports de transparence : « Nous inclurons le nombre d’utilisateurs invités à vérifier leur âge, les méthodes qu’ils ont utilisées et la fréquence à laquelle nos systèmes automatisés ont géré cela sans aucune action de l’utilisateur. »
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À son tour, Spotify veut ouvrir (un peu) son algorithme

Quelques jours après que son concurrent Deezer a permis à ses utilisateurs et utilisatrices de personnaliser l’algorithme de la fonction Flow, il apparaît que Spotify s’apprête à faire de même. Les experts d’Android Authority ont décortiqué la version 9.1.28.385 de Spotify sur smartphone Android et ont trouvé des traces d’une fonction à venir, qui laissera davantage la main aux auditeurs sur leurs préférences d’écoute.

Comment Spotify va-t-elle nous laisser influencer son algorithme ?

D’après les trouvailles d’Android Authority, cette nouvelle fonction intégrée à Spotify prendra la forme de « Notes » qui seront liées à votre profil de goûts musicaux. Le fonctionnement est encore nébuleux, mais il pourrait s’agir de prompts permettant d’indiquer à l’algorithme de Spotify ce que vous souhaitez écouter davantage et ce que vous souhaitez exclure.

« Dis-nous-en plus à propos de toi », semble inviter l’un des prompts, qui aura pour effet « d’influencer ce que tu vois sur ta page d’accueil », rapporte Android Authority. Pour guider ses utilisateurs et utilisatrices, Spotify préremplit le champ textuel avec un texte invitant à se confier sur ses écoutes récentes : « Ces derniers temps, j’écoute beaucoup de… »

Ces notes seront limitées en nombre de caractères, donc il pourrait être nécessaire d’en créer plusieurs afin de façonner l’algorithme comme on l’entend. Toutefois, le nombre de notes est lui aussi limité. On imagine donc qu’il faudra faire un tri régulier dans son profil pour actualiser, supprimer ou ajouter de nouvelles notes à destination de l’algorithme.

On ignore toutefois si cette fonctionnalité sera réservée aux abonné·es Premium ou accessible à toutes et tous. Rien ne garantit que Spotify la lancera in fine ou qu’elle arrivera en France. Après tout, de nombreuses features de la plateforme musicale ne sont toujours pas disponibles chez nous, comme les playlists générées par l’IA ou la messagerie.

Cher algo…

Quoi qu’il en soit, cette nouvelle fonctionnalité rappelle beaucoup celle que vient de lancer Meta pour son réseau social Threads. Depuis la semaine dernière, les internautes peuvent rédiger des posts commençant par « Dear algo » (cher algo, en français) et suivis de requêtes permettant de clarifier leurs centres d’intérêt. Comme sur Spotify, on peut faire se superposer plusieurs requêtes à destination de l’algorithme pour affiner le feed de l’application.

Des nouveautés réjouissantes, qui rompent avec des décennies d’opacité totale sur les algorithmes qui, mine de rien, pilotent énormément notre navigation en ligne. Que ce soit pour les posts auxquels nous sommes exposés sur les réseaux ou pour les découvertes musicales que nous faisons, il faut se réjouir de récupérer un peu plus de contrôle sur les applications qui nous occupent tant… et pour lesquelles, parfois, nous payons !

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Sous une pluie de critiques, Discord retarde sa fonction de vérification de l’âge des utilisateurs

Alors que la plateforme de discussion en ligne devait commencer à vérifier l’âge de tout le monde au mois de mars prochain, un nouveau billet de blog annonce que le lancement de cette fonctionnalité controversée est repoussé au second semestre de 2026. Un répit bienvenu, duquel Discord profite également pour faire son autocritique.

Pourquoi la vérification d’âge sur Discord a-t-elle fait polémique ?

Il y a quelques jours, la messagerie en ligne, prisée des gamers (mais pas seulement), annonçait sans crier gare qu’elle commencerait à vérifier l’âge de tous ses utilisateurs et de toutes ses utilisatrices. En mars, tous les comptes allaient être automatiquement passés en « mode adolescent », restreignant l’accès à certains salons de discussion et à d’autres fonctionnalités jusqu’à ce que le possesseur du compte se plie à une vérification d’identité. Rapidement critiqué, et sous la menace d’un exode massif de ses utilisateurs vers d’autres plateformes (à quelques jours de son introduction en bourse, par ailleurs), Discord a tenté d’éteindre l’incendie.

La plateforme précisait alors que la majorité des utilisatrices et utilisateurs actuels de Discord n’auraient pas besoin de vérifier leur identité, car elle dispose déjà d’assez d’informations attestant de leur âge (par exemple, si un achat à l’abonnement Nitro a déjà été effectué). Mais impossible pour les nouveaux comptes, ou les comptes récents, d’y couper. Et, c’est là que la situation s’est encore davantage tendue.

Alors que Discord assurait que le processus de vérification d’âge était effectué localement sur l’appareil depuis lequel l’internaute se connecte, il est apparu que la plateforme était partenaire de Persona, une entreprise spécialisée dans la vérification d’identité, financée par Peter Thiel, grand argentier ô combien controversé de la Silicon Valley. L’homme est notamment connu pour être à la tête de Palantir, entreprise de surveillance de masse qui travaille étroitement avec la police de l’immigration américaine (ICE) pour qu’advienne le projet de déportation des étrangers voulu par Donald Trump. Autant dire une entreprise à laquelle on aimerait éviter de fournir nos données biométriques.

Discord change de braquet

Un véritable tollé a éclaté en ligne ces derniers jours, et des campagnes de résiliation massives de l’abonnement Discord Nitro ont été menées par des utilisateurs et utilisatrices refusant de voir leurs données nourrir la banque de données de Persona. Des menaces entendues par la plateforme américaine, qui annonce donc retarder l’implémentation de la vérification d’identité de ses utilisateurs.

Le fondateur de Discord, Stanislav Vishnevskiy, le reconnaît : son entreprise n’a pas fait un assez bon travail pour expliquer la raison qui motive le lancement de cette fonction controversée. Discord annonce ainsi plusieurs étapes claires qui mèneront à l’introduction de la vérification d’âge dans les prochains mois :

  • Ajout de plus d’options de vérification : « Nous disposions déjà d’alternatives en développement, y compris la vérification par carte de crédit. Nous les compléterons et les étendrons avant un déploiement mondial afin que vous disposiez de plus d’options avec lesquelles vous êtes à l’aise. »
  • Transparence des fournisseurs : « Nous documenterons chaque fournisseur de vérification et ses pratiques sur notre site web, et il sera clairement indiqué dans le produit qui est chaque fournisseur. Nous avons également établi une nouvelle exigence : tout partenaire proposant une estimation de l’âge par reconnaissance faciale doit l’effectuer entièrement sur l’appareil. S’ils ne respectent pas cette norme, nous ne travaillerons pas avec eux. »
  • Une nouvelle option de canal pour les spoilers : « Nous savons que de nombreuses communautés utilisent des canaux soumis à des restrictions d’âge non pas pour du contenu adulte, mais pour des sujets que les gens préfèrent aborder selon leurs propres termes : les spoilers, la politique et les conversations plus sérieuses. Nous développons une option de canal dédiée aux spoilers afin que les communautés n’aient pas à restreindre l’accès à leur serveur en fonction de l’âge juste pour offrir ce choix à leurs membres. »
  • Un article de blog technique avant le lancement mondial : « Nous publierons un article détaillé expliquant le fonctionnement de nos systèmes automatiques de détermination de l’âge, y compris les catégories de signaux et les contraintes de confidentialité. Afin que vous puissiez évaluer notre approche par vous-mêmes. »
  • Données sur l’assurance de l’âge dans nos rapports de transparence : « Nous inclurons le nombre d’utilisateurs invités à vérifier leur âge, les méthodes qu’ils ont utilisées et la fréquence à laquelle nos systèmes automatisés ont géré cela sans aucune action de l’utilisateur. »
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