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Reçu hier — 10 février 2026

Discord va vérifier que vous êtes majeurs dès le mois prochain : à quoi faut-il s’attendre ?

Discord prend de l’avance sur la législation française, qui interdira dès septembre prochain l’accès des moins de 15 ans aux réseaux sociaux. Dans un communiqué de presse publié par l’entreprise hier, on apprend que l’âge de tous les utilisateurs et utilisatrices de la plateforme dans le monde va être vérifié dès le mois de mars 2026. Voici ce que l’on sait sur cette mesure controversée.

La vérification d’âge arrive sur Discord

Voici comment les choses vont se passer. Lorsque cette mesure sera appliquée, tous les comptes (nouveaux comme existants) se retrouveront placés en « teen mode » (mode adolescent), qui restreint drastiquement les accès à des serveurs réservés aux majeurs, floute le contenu adulte et érige des barrières, notamment en matière d’échanges privés (DM). Pour lever ces restrictions, les utilisateurs et utilisatrices devront prouver leur majorité.

Pour ce faire, deux méthodes seront proposées. La première est la même que celle utilisée par la plupart des gouvernements ayant introduit la vérification d’âge pour accéder à certaines plateformes (et notamment la France pour les sites pornographiques depuis l’été dernier). Elle demande de prendre une courte vidéo où il nous sera demandé d’effectuer différentes mimiques pour prouver que l’on ne cherche pas à tromper le système avec une photo. L’intelligence artificielle va étudier notre visage afin d’estimer notre âge. Si ça passe, on n’en parle plus. Si le système a un doute, alors il faudra utiliser la seconde méthode.

Celle-ci est relativement infaillible, puisqu’elle demande aux internautes de scanner leur carte d’identité nationale, laquelle indique très clairement notre date de naissance. Dans son communiqué, Discord annonce aussi étudier des façons passives de vérifier l’âge de ses utilisateurs et utilisatrices, par exemple en analysant les comportements et la nature des échanges sur la plateforme.

Discord vérification âge
Les deux méthodes principales de vérification de l’âge utilisées par Discord.

Pourquoi cette annonce fait-elle polémique ?

Discord est la première plateforme sociale à mettre en place, partout dans le monde, un processus de vérification de l’âge de ses utilisateurs. Cette mesure intervient dans le sillage de beaucoup de législations locales (plusieurs États des États-Unis ; l’Australie pour les moins de 16 ans…), mais le caractère mondial de cette annonce est pour le moins inédit… et n’est pas bien accueilli du tout.

La raison est simple : sous prétexte de mieux protéger les mineur·es sur sa plateforme, Discord demande à l’intégralité de ses utilisateurs et utilisatrices de renoncer à leur anonymat en ligne et de montrer patte blanche. Même si Discord assure que les vidéos censées prouver votre majorité sont stockées sur votre appareil et supprimées instantanément après la vérification, personne n’a les moyens de vérifier ces allégations (Discord est une application fermée).

Pire : l’introduction de la vérification d’âge au Royaume-Uni en octobre dernier a conduit à la fuite quasi instantanée de plus de 70 000 pièces d’identité. Autant dire que cela n’a rien de rassurant.

Discord va vérifier que vous êtes majeurs dès le mois prochain : à quoi faut-il s’attendre ?

10 février 2026 à 11:40

Discord prend de l’avance sur la législation française, qui interdira dès septembre prochain l’accès des moins de 15 ans aux réseaux sociaux. Dans un communiqué de presse publié par l’entreprise hier, on apprend que l’âge de tous les utilisateurs et utilisatrices de la plateforme dans le monde va être vérifié dès le mois de mars 2026. Voici ce que l’on sait sur cette mesure controversée.

La vérification d’âge arrive sur Discord

Voici comment les choses vont se passer. Lorsque cette mesure sera appliquée, tous les comptes (nouveaux comme existants) se retrouveront placés en « teen mode » (mode adolescent), qui restreint drastiquement les accès à des serveurs réservés aux majeurs, floute le contenu adulte et érige des barrières, notamment en matière d’échanges privés (DM). Pour lever ces restrictions, les utilisateurs et utilisatrices devront prouver leur majorité.

Pour ce faire, deux méthodes seront proposées. La première est la même que celle utilisée par la plupart des gouvernements ayant introduit la vérification d’âge pour accéder à certaines plateformes (et notamment la France pour les sites pornographiques depuis l’été dernier). Elle demande de prendre une courte vidéo où il nous sera demandé d’effectuer différentes mimiques pour prouver que l’on ne cherche pas à tromper le système avec une photo. L’intelligence artificielle va étudier notre visage afin d’estimer notre âge. Si ça passe, on n’en parle plus. Si le système a un doute, alors il faudra utiliser la seconde méthode.

Celle-ci est relativement infaillible, puisqu’elle demande aux internautes de scanner leur carte d’identité nationale, laquelle indique très clairement notre date de naissance. Dans son communiqué, Discord annonce aussi étudier des façons passives de vérifier l’âge de ses utilisateurs et utilisatrices, par exemple en analysant les comportements et la nature des échanges sur la plateforme.

Discord vérification âge
Les deux méthodes principales de vérification de l’âge utilisées par Discord.

Pourquoi cette annonce fait-elle polémique ?

Discord est la première plateforme sociale à mettre en place, partout dans le monde, un processus de vérification de l’âge de ses utilisateurs. Cette mesure intervient dans le sillage de beaucoup de législations locales (plusieurs États des États-Unis ; l’Australie pour les moins de 16 ans…), mais le caractère mondial de cette annonce est pour le moins inédit… et n’est pas bien accueilli du tout.

La raison est simple : sous prétexte de mieux protéger les mineur·es sur sa plateforme, Discord demande à l’intégralité de ses utilisateurs et utilisatrices de renoncer à leur anonymat en ligne et de montrer patte blanche. Même si Discord assure que les vidéos censées prouver votre majorité sont stockées sur votre appareil et supprimées instantanément après la vérification, personne n’a les moyens de vérifier ces allégations (Discord est une application fermée).

Pire : l’introduction de la vérification d’âge au Royaume-Uni en octobre dernier a conduit à la fuite quasi instantanée de plus de 70 000 pièces d’identité. Autant dire que cela n’a rien de rassurant.

Reçu avant avant-hier

Signal a le vent en poupe en Europe : pourquoi choisir cette messagerie chiffrée ?

Lancée en 2014, la messagerie instantanée chiffrée Signal a le vent dans le dos. Dans un billet de blog, la Signal Foundation, un site non-officiel dédié à la messagerie tenu par des usagers et contributeurs historiques de Signal, fait le point. L’application est actuellement la plus téléchargée dans la catégorie « applications de communication » sur les smartphones Android en Finlande, et deuxième sur l’App Store des iPhone dans le même pays. Les internautes sont par ailleurs de plus en plus curieux des services offerts par l’organisation à but non lucratif américaine : la fréquentation de ses pages Wikipedia explose. Comment expliquer ce phénomène ?

C’est quoi Signal, et quelle différence avec WhatsApp ?

Pour l’œil non averti, Signal se présente à peu de choses près comme WhatsApp. Il s’agit d’une application de messagerie instantanée permettant de converser avec les autres membres, ou de créer des groupes de conversation. Le principal atout de Signal, c’est sa garantie de chiffrement des données de bout en bout. Concrètement, cela signifie que personne, à part vous et votre interlocuteur, ne peut lire les messages échangés.

Mais WhatsApp aussi chiffre les échanges, non ? Bonne remarque. WhatsApp propose effectivement la même politique de chiffrement des messages que Signal. Mais, se pose alors la question essentielle de la confiance : Meta, qui possède WhatsApp, mais également Instagram, Facebook et d’autres, collecte de nombreuses métadonnées à votre propos. Qui vous êtes, avec qui vous parlez, à quelle heure, depuis quel type de connexion… Autant de données qui, additionnées à celles collectées sur les autres réseaux du groupe, permettent de façonner votre profil publicitaire et d’affiner les pubs que vous voyez sur le Web.

Signal, elle, ne collecte strictement rien (à part un numéro de téléphone à la création du compte). La Signal Foundation est, on l’a dit, une organisation à but non lucratif. Elle vit essentiellement du mécénat, se refuse à introduire de la publicité et l’argent des capital-risqueurs qui feraient peser un risque sur les missions de son application. Bref : Signal vous donne les clés pour rester anonyme en ligne, et ça plaît, dans un monde en ligne de plus en plus surveillé.

Pourquoi Signal connaît-elle un regain d’intérêt en ce début d’année ?

On l’a dit : ce qui distingue Signal des autres messageries, c’est qu’elle ne collecte aucune donnée et, surtout, ne stocke rien. « À la différence de WhatsApp et Telegram, Signal ne collecte aucune donnée et ne peut absolument rien voir de ce que vous partagez. Comme ces données n’existent tout simplement pas, elles ne peuvent pas être transmises à des tiers, tels que des gouvernements ou les forces de l’ordre, rappelle l’article de blog. L’intégralité de vos messages, appels, informations de profil, groupes et contacts reste totalement privée. »

En d’autres termes : les régulateurs et les autorités ne peuvent rien attendre de Signal en termes de collaboration, car la fondation n’a simplement rien à leur fournir, même sous la contrainte. Une garantie de sécurité forte, qui rassure en ce début d’année où les pressions législatives sur la régulation du Web et la fin de l’anonymat en ligne se font de plus en plus fortes. Alors que les lois restreignant l’accès aux plus jeunes à Internet obligeront bientôt tout un chacun à prouver sa majorité (et son identité), Signal se pose comme un bastion de simplicité et de sécurité pour les utilisatrices et utilisateurs soucieux de garder certaines choses confidentielles.

Sur son blog, Signal a notamment publié un guide (en anglais) permettant de passer facilement de WhatsApp à Signal. Le principal frein étant finalement de parvenir à motiver vos proches à changer des habitudes qui, souvent, sont ancrées depuis de très, très longues années.

Fan de GIF ? Le service Tenor va (pratiquement) fermer ses portes

Les GIF sont-ils passés de mode ? Google ne donne pas son avis sur la question, mais annonçait le week-end dernier que l’API de Tenor, l’un des plus gros pourvoyeurs de GIF au monde, allait être débranchée le 30 juin 2026. Une annonce surprenante, qui va obliger d’innombrables sites web et services tiers à trouver une solution de repli pour permettre le partage d’images animées.

Tenor va-t-il disparaître ?

La décision de Google est étonnante à plus d’un titre. En désactivant l’API (l’interface de programmation permettant à des sites externes d’accéder à la riche bibliothèque d’images du service) de Tenor, la firme va tout simplement couper l’accès des tiers au catalogue d’images animées du site. Cependant, le site web Tenor.com lui, restera bel et bien en ligne.

Autrement dit, plutôt que d’accéder facilement à des GIF depuis son application de messagerie, voire depuis le clavier de son smartphone, il faudra prochainement se rendre sur le site de Tenor, trouver un GIF qui nous plaît, le télécharger sur son appareil, et ensuite l’envoyer à son destinataire. Un aller simple vers les années 2000.

Très utilisé par de nombreux réseaux sociaux, sites et services web à travers le monde, Tenor devrait ainsi rapidement perdre son attrait – d’autant qu’il est concurrencé par le Giphy de Shutterstock sur ce créneau 100 % web. Autrement dit, on ne donne pas cher de sa peau dans un avenir proche.

Comment s’organisent les sites tiers ?

Vous l’imaginez, c’est un peu la panique pour les sites et services qui reposent sur Tenor pour proposer des GIF à leurs utilisateurs et utilisatrices. Parmi les clients les plus connus, on cite WhatsApp, Discord, LinkedIn, Bluesky et même Apple, qui l’intègre directement dans son application iMessages. Si vous pouvez envoyer des GIF depuis votre application préférée, c’est très certainement Tenor qui est aux manettes.

Les éditeurs ont donc six mois pour se trouver une alternative. Heureusement, elles sont relativement nombreuses. Mais, sont-elles pour autant aussi exhaustives ? L’avenir le dira, et nul doute que les créateur·ices de GIF ne tarderont pas à délaisser Tenor au profit de ses concurrents dont le destin paraît moins incertain.

D’après les données incluses dans la dernière version bêta de WhatsApp, il semblerait que Meta ait senti le vent tourner et se prépare à adopter la solution de Klippy – un concurrent plutôt sérieux. La messagerie de Meta étant la plus populaire au monde, la plupart de ses petits camarades suivront sans doute le mouvement dans les mois à venir.

WhatsApp Klippy GIF
WhatsApp intègrera bientôt les GIF de Klippy.
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