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Reçu hier — 10 février 2026

Motorvalley : la réalité derrière la série Netflix

10 février 2026 à 09:25

Netflix enrichit de nouveau son catalogue de séries italiennes avec Motorvalley, surnom historique de l’Émilie-Romagne, berceau italien de la course automobile. Mise en ligne sur la plateforme le 10 février, cette production se déploie en six épisodes diffusés simultanément.

Une histoire vraie derrière les moteurs ?

Malgré son ancrage, Motorvalley n’adapte pas le parcours d’un pilote ou d’une écurie ayant réellement existé. Les personnages, leurs trajectoires et les conflits du récit sont des créations originales.

Motorvalley

En revanche, le décor, lui, est bien réel. Motorvalley prend part dans l’authentique environnement du championnat italien Gran Turismo et des circuits emblématiques d’Imola, Monza, Mugello ou Vallelunga, utilisés comme lieux de tournage. La série cherche à restituer les codes, la pression et la technicité de ce milieu.

De quoi parle la série ?

Le récit suit trois personnages que tout oppose mais que la course rassemble. Arturo, ancien champion retiré après un accident ; Elena, héritière de la famille Dionisi, qui lutte pour exister dans une écurie sous le contrôle de son frère ; et Blu, jeune pilote impulsive, symbole d’une génération prête à tout risquer pour la vitesse.

Motorvalley

Le casting réunit Luca Argentero, Giulia Michelini et Caterina Forza, au cœur d’un projet créé par Francesca Manieri, Gianluca Bernardini et Matteo Rovere. La réalisation est partagée avec Pippo Mezzapesa et Lyda Patitucci.

Le sport automobile, nouveau terrain de jeu des fictions

Ces dernières années, le sport automobile connaît un regain d’intérêt dans l’audiovisuel. Le Mans 66, d’abord, a mis en scène la rivalité industrielle entre Ford et Ferrari. Dans un registre différent, Gran Turismo a brouillé les frontières entre jeu vidéo et compétition réelle en racontant l’ascension d’un joueur devenu pilote professionnel. La tendance s’est confirmée en 2025 avec F1, porté par Brad Pitt dans le rôle d’un ancien pilote qui reprend le volant pour encadrer un jeune prodige.

Reçu avant avant-hier

La Grazia : que vaut le nouveau film de Paolo Sorrentino ?

28 janvier 2026 à 12:30

La Grazia marque le retour de Paolo Sorrentino (La grande bellezza, 2013) sur le grand écran après la sortie Parthenope l’an dernier. Le cinéaste italien y explore une nouvelle fois les zones grises du pouvoir et la fatigue morale des figures d’autorité. Le film sort au cinéma le 28 janvier.

La bande-annonce de La Grazia.

Le récit se concentre sur Mariano De Santis, un président fictif de la République italienne, à six mois de la fin de son mandat. Juriste et catholique, il doit trancher un lourd dossier : un projet de loi sur l’euthanasie, ainsi que des demandes de grâce présidentielle liées à des crimes conjugaux. À ces dilemmes publics s’ajoute une crise personnelle, nourrie par le deuil de son épouse et le soupçon persistant d’une infidélité passée.

Que dit la critique ?

Télérama salue « un film sobre et sérieux, sans être grandiloquent », où Sorrentino « s’essaie au registre intimiste, avec succès » et parvient à faire émerger « des notes d’émotion » à partir d’un monde protocolaire et austère. The Guardian évoque un « retour bienvenu à son style naturel », parlant d’une « comédie douce-amère sur le deuil et le regret » qui « prouve que Sorrentino est bien l’héritier d’Antonioni dans le cinéma italien ». Variety y voit un « drame présidentiel plus sobre que d’habitude pour lui, et c’est tant mieux ».

Toni Servillo dans La Grazia.

La presse s’accorde également sur la performance de Toni Servillo. « Acteur capable de suggérer d’un simple sourire des profondeurs insondables de tristesse ou un humour bienveillant », note le quotidien britannique. The New York Times parle de son côté d’un comédien « incroyablement expressif », dont l’interprétation est « calme, humaine, d’une mélancolie empreinte d’empathie ».

Enfin, plusieurs critiques soulignent la finesse avec laquelle La Grazia aborde la question de l’euthanasie sans la transformer en manifeste. Variety insiste sur ces choix moraux « qui, avec subtilité, donnent au film une véritable profondeur », rappelant que un président « tiraillé entre sa compassion et sa foi ». NYT évoque quant à lui « de profonds questionnements éthiques et juridiques », portés par un récit qui s’attarde sur l’indécision plutôt que sur la prise de position.

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