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Les contes du pommier : trois bonnes raisons de voir le film d’animation

(1) Trois histoires en une

L’histoire des Contes du pommier suit trois enfants en visite chez leur grand-père. La grand-mère, disparue il y a peu, avait pour habitude de leur raconter des histoires magiques « tirées de son chapeau ». Pour passer le temps et se lier avec ses frères, Suzanne perpétue la tradition et raconte trois histoires différentes.

Les contes du pommier est un film d’anthologie, composé de trois segments autonomes, invitant le spectateur à découvrir des univers distincts et plusieurs personnages. Le format donne envie de suivre ces enfants dans leur imagination et de découvrir, avec eux, le prochain segment.

La bande-annonce des Contes du pommier.

(2) L’animation et l’ambiance

Animé avec brio en stop-motion, Les contes du pommier est une œuvre à la fois féérique et un brin effrayante, rappelant le style d’animation de Tim Burton, Adam Elliot ou encore Guillermo Del Toro. Simple dans la construction, mais très efficace, le long-métrage ajuste son ton en fonction de l’histoire racontée, allant du fantastique à l’inquiétant, en passant par l’aventure et la poésie.

Le film est inventif, joli et touche parfois au macabre, avec des ambiances folkloriques et féériques qui laissent libre cours au fantastique.

(3) Le discours sur le deuil et la perte

Les trois histoires racontées dans Les contes du pommier abordent une thématique similaire : le deuil ou la perte. Deuil rencontré par des enfants ou des personnes âgées, souvenir de la personne disparue, regrets des moments perdus, nouvelle vie qui commence… Le film s’empare d’un sujet difficile et arrive à le traiter à hauteur d’enfants.

Sans ignorer la complexité du discours ou la tristesse inhérente à la perte des êtres aimés, le long-métrage a une certaine gravité dans le fond et une belle justesse. Après une présentation au Festival d’animation d’Annecy 2025, Les contes du pommier est à découvrir au cinéma depuis le 8 avril 2026.

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T’aimer à l’infini, de Sophie Jomain : romance, personnages… Tout savoir sur le livre événement

Cœur, amour et sentiments : Sophie Jomain fait son retour en librairie avec une nouvelle histoire conçue pour faire naître les palpitations. Dans T’aimer à l’infini, publié le 1er avril chez Albin Michel Jeunesse dans la collection Teen Romance, l’autrice poursuit sa voie avec un récit à la croisée de la romance et d’un fantastique discret.

De quoi parle le roman ?

L’histoire suit une adolescente contrainte de quitter son cadre de vie pour s’installer à Lille avec ses parents. En perte de repères, elle voit son quotidien bouleversé par sa rencontre avec Hadrien, un garçon à la fois attirant et troublant. Parallèlement, un phénomène étrange apparaît : des murmures semblent provenir des murs de sa chambre, introduisant une dimension surnaturelle.

Le roman s’inscrit dans le registre du young adult. Il aborde le passage à l’âge adulte à travers une romance marquée par l’intensité des premiers sentiments et des zones de secret. Le fantastique reste discret, intégré au quotidien plutôt que central à l’intrigue.

La réception reste encore limitée en raison de la sortie récente du roman. Les premiers retours évoquent une écriture fluide et sensible, avec quelques réserves sur une entrée dans le récit parfois jugée déroutante. Sur les réseaux sociaux, l’engagement provient surtout du lectorat déjà fidèle de l’autrice.

Qui est Sophie Jomain ?

Née en 1975, Sophie Jomain compte parmi les figures actuelles de la littérature young adult et new adult en France. Elle s’est fait connaître avec la saga Les étoiles de Noss Head, qui mêlait déjà romance et fantastique. Depuis, elle a développé une œuvre prolifique, allant de l’urban fantasy, avec la série Felicity Atcock, à la romance contemporaine, en passant par des romans à tonalité plus légère.

Son dernier roman devrait intéresser le lectorat déjà familier de ses récits, ainsi que les amateurs d’histoires sentimentales traversées par une part d’étrangeté, dans la lignée de titres récents, comme Powerless de Lauren Roberts ou la saga Le sang et la cendre de Jennifer L. Armentrout.

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