C’est déjà la fin, en France, de la nouvelle saga à succès de Mercedes Ron. Ce 25 février sort en librairie le livreDis‑le‑moi avec amour (Hachette Romans), qui vient conclure la saga Dis‑le‑moi, débutée en avril 2025.
Moins d’un an après la sortie du premier tome et quelques mois après Dis‑le‑moi en secret, le deuxième, l’autrice propose un troisième volume particulièrement attendu, qui devrait enfin répondre à la question principale : qui Kamila va-t-elle choisir entre les deux frères Di Bianco, Taylor ou Thiago ?
Dans Dis‑le‑moi, l’histoire suit la lycéenne Kamila Hamilton, une adolescente populaire qui voit ressurgir dans sa vie les frères Di Bianco. Ce retour dans le même lycée ravive des souvenirs lointains et plonge Kamila dans un triangle amoureux aux conséquences imprévues. D’un côté, il y a Taylor, doux et protecteur, et de l’autre, Thiago, plus intense et passionnel.
Outre le tiraillement amoureux et les relations sulfureuses, la trilogie Dis‑le‑moi joue avec les codes du lycée, entre secrets révélés, amitiés changeantes et retournements de situation. Si le troisième tome devrait avoir son lot de surprises — avec notamment la présence accrue de Julian, un autre prétendant de Kamila —, l’enjeu reste de savoir avec qui finira la protagoniste.
Qui devrait-elle choisir ?
Comme dans tout bon triangle amoureux, les lecteurs sont partagés entre Taylor et Thiago. Pour une majorité des fans, Taylor représente le choix le plus logique, moins impulsif que son frère, plus attentionné, protecteur et doux. À l’inverse, Thiago incarne l’amour passionnel et la relation sulfureuse, propre au genre de la New Romance et au style développé par Mercedes Ron.
L’autrice derrière le phénomène À contre-sens aime s’attarder sur des relations conflictuelles (entre trahison, pardon et réconciliation), ce que représente bien Thiago dans la saga Dis‑le‑moi. Toutefois, la communauté est encore divisée et devra attendre le 25 février pour connaître le fin mot de l’histoire.
L’autrice conclut sa trilogie avec ce troisième tome, mais est loin d’en finir avec l’écriture, travaillant actuellement sur de nouveaux projets. Les fans de Dis‑le‑moi retrouveront également la saga sur Prime Video dans quelques mois.
Comment est née l’idée de Losers’ Fraternity ? D’où vient l’envie d’écrire cette histoire et cet univers à deux ?
Jenn Guerrieri : L’idée est surtout venue d’Océane. On a souvent des idées communes quand je suis chez elle. À ce moment-là, on écrivait beaucoup de romances psychologiques, plutôt sombres, et elle avait envie de changer de registre. Elle m’a dit qu’elle aimerait écrire une romance universitaire. Au début, j’étais un peu sceptique, parce que, pour moi, la romance campus avec les populaires, les joueurs de hockey ou de football américain, était déjà très exploitée. Et puis elle m’a dit : “Oui, mais cette fois, on parlerait des losers, des marginaux de l’université.” Et là, j’ai trouvé ça génial. À partir de là, on a commencé à creuser les psychologies, à construire les personnages, et le projet est né.
Océane Ghanem : Pour l’anecdote, juste avant, on avait regardé le PixarMonstres Academy (2013). Il y avait ce système de jeux universitaires, de fraternités, je trouvais ça super. Je me suis dit qu’il y avait peut-être quelque chose à faire, mais en version losers. Et puis, on sortait de deux projets très durs, très sombres. J’avais besoin de me reconnecter à quelque chose de plus doux, avec un univers dans lequel on rigole rien qu’en l’écrivant. J’ai fait une petite référence à Monstres Academy dans le premier livre, d’ailleurs.
Comment fonctionne votre écriture à quatre mains, concrètement ?
O. G. : Il y a plein de façons d’écrire à quatre mains, je ne sais pas si c’est pareil pour les autres, mais Jenn et moi, on s‘attribue simplement les personnages. Pour le premier livre, Jenn a écrit Isaïah et moi, Juliett. Pour le deuxième, elle a fait Seven et moi, Lele. Pour le troisième, j’écris Jordy et elle, Cassiopée. On avait déjà fonctionné comme ça pour L’art du trompe-l’œil (Plumes du Web). On part d’une idée de base et d’un plan… qu’on ne respecte jamais. Ensuite, on alterne les chapitres selon les points de vue.
J. G. : Je trouve que c’est la meilleure méthode pour garder chacune notre style et approfondir la psychologie de “notre” personnage. Il y a plusieurs façons de faire quand tu écris un quatre mains. Des amis à nous écrivent le même chapitre en même temps. Là, j’aime bien cette méthode qui consiste à alterner. On se concentre sur un seul point de vue.
O. G. : Je ne supporterais pas qu’on écrive le même chapitre ensemble ! J’ai besoin de liberté. Ce que j’aime avec Jenn, c’est qu’elle ne met pas de limite à ma créativité. Si je veux changer quelque chose, je peux lui en parler. Elle me questionne parfois, mais elle trouve toujours un moyen de retravailler l’idée plutôt que de dire non.
Vous vous relisez et vous corrigez mutuellement ?
O. G. : Oui, toujours. On se lit et on se corrige mutuellement, ça nous fait gagner du temps de correction. Si Jenn écrit une scène où mon personnage parle et que je ne reconnais pas sa manière de s’exprimer, je modifie. Et inversement.
J. G. : Pour le deuxième livre, Océane s’est chargée de connecter les chapitres entre eux. Faire des références à des événements qui se sont passés avant et ainsi de suite.
Avec autant de personnages, avez-vous une “bible de personnages” ?
J. G. : On aurait dû ! [Rires] Il y a énormément de personnages dans Losers’ Fraternity, on s’est piégées nous-mêmes.
O. G. : Notre éditrice nous a fait une liste, parce qu’on les renommait sans arrêt. J’écris plusieurs projets en même temps, donc parfois j’importais des personnages d’un autre univers sans m’en rendre compte. Jenn me disait : “Brody n’existe pas ici !”, même après trois tomes.
J. G. : C’est elle qui nous a soumis l’idée de faire une liste de tous les personnages au début du roman, en fonction des fraternités. Ça permet aux lecteurs de se repérer, et à nous aussi !
J. G. : Sur Losers’ Fraternity, très peu. L’intrigue est plus simple, plus douce. Sur le premier tome, on n’avait pas forcément les thématiques principales en tête, c’est venu au fur et à mesure de l’écriture, notamment le problème de colère d’Isaïa.
O. G. : On en a eu davantage sur L’art du trompe-l’œil. À 80 % du manuscrit, je voulais changer complètement la fin, parce que je trouvais que la conclusion prévue n’allait pas avec la cohérence de mon personnage. On a débattu. Au départ, elle était réticente. Mais elle m’a laissée écrire le chapitre que j’avais en tête et, au final, on l’a gardé. Sur Loser’s, j’ai juste enlevé quelques blagues un peu borderline…
Si vous aviez inversé les rôles, le résultat aurait-il été différent ?
O. G. : Ça n’aurait pas donné la même chose, parce que mes personnages masculins ne sont pas aussi détachés, désinvoltes, ils sont toujours un peu plus drama queen. Et comme je suis pleine de doutes et de remises en question, j’avais envie d’aborder, avec Juliett, mes propres questionnements sur l’écriture à travers le personnage.
J. G. : J’aime les personnages “passion » et Isaïah m’offrait la possibilité de parler de cinéma aussi. Océane a tendance à plus creuser le ressenti et la psychologie de ses personnages.
Écrire à deux, est-ce que cela permet d’aller plus vite ?
J. G. : Oui. Seule, je mets entre quatre et six mois pour écrire un roman. À deux, ça booste. C’est motivant de recevoir le chapitre de l’autre et d’avoir envie d’écrire la suite. Et c’est rassurant. On partage le stress, les sorties, les critiques.
Le premier livre joue beaucoup sur le rapport à l’écriture et aux plateformes en ligne. Est-ce un clin d’œil à vos débuts ?
O. G. : Dans le premier tome, Juliette écrit un livre, L’aube de la liberté, un mélange entre nos deux sagas qu’on avait écrites juste avant, c’est-à-dire L’aube écarlate et Les oiseaux de la liberté. On a commencé sur Wattpad. L’écriture en ligne, c’est incroyable pour la confiance, mais c’est aussi très violent. Un livre, c’est intime. Tu exposes quelque chose de personnel et tu peux être jugée très durement. Juliett met une barrière pour se protéger, mais cette barrière l’empêche aussi d’écrire librement. C’est un cercle vicieux.
J. G. : Les commentaires peuvent influencer. Quand tu écris sur plateforme, tu peux être tentée d’aller dans la direction qui plaira au plus grand nombre. On dit qu’on écrit pour soi, mais, en réalité, on est tiraillées entre l’envie d’être fidèles à nous-mêmes et celle de plaire. C’est un débat actuel.
Pensez-vous au lecteur quand vous écrivez aujourd’hui ?
O. G. : On ne pense pas au lecteur. On pense aux polémiques. C’est devenu compliqué d’écrire sans risquer d’offenser quelqu’un. Parfois, une blague entre personnages peut être mal interprétée. Beaucoup ne font pas la distinction entre l’auteur ou l’autrice et ses personnages.
J. G. : Les réseaux sociaux amplifient ça.
O. G. : Oui, même une publication anodine peut être mal reçue.
La saga des Losers’ Fraternity comporte désormais trois tomes, peuvent-ils se lire indépendamment ?
J. G. : Le tome 2, Angel vs Devil peut se lire indépendamment. Le tome 3, en revanche, Red Flag vs Green Flag, nécessite d’avoir lu les précédents romans. C’est mieux de connaître la saga dans son intégralité. Par contre, même s’il s’agit du même univers, les ambiances sont très différentes. Le premier est très doux, cocooning. Le deuxième a un côté enquête, plus dynamique. Le troisième est plus mélancolique, introspectif.
O. G. : Chaque tome a une ambiance différente. Mais, dans le tome 3, l’élément déclencheur de la romance arrive à la fin du deuxième. On voulait faire trois livres, trois univers, sans se répéter chaque fois. Les histoires d’amour sont totalement différentes. Le deuxième a une ambiance 21 Jump Street, tandis que le troisième a des références à la culture manga. Il fait aussi référence au pouvoir de l’amitié.
Il y a finalement un aspect “anthologie” avec la saga de Losers’s Fraternity. Avez-vous envie d’y revenir ? Ou bien avez-vous d’autres projets en tête ensemble ?
O. G. : On a trop d’idées ! Il y aurait matière à faire un quatrième tome, surtout autour de certains personnages. Ne jamais dire jamais !
J. G. : Mais on a aussi d’autres projets ensemble !
Morgane Moncomble : Bonjour, je suis Morgane Moncomble et aujourd’hui je vous parle de ma méthode d’écriture de la New Romance et je vous donne rendez-vous à la fin de cette vidéo pour vous mettre au défi et vous proposer un concours d’écriture.
Qu’est- ce que ce succès en 2025 provoque en vous ?
C’est assez fou. Pour être honnête, j’ai encore du mal à y croire. J’ai pas du tout réalisé et parfois j’ai encore du mal à réaliser. Donc c’est assez extraordinaire et je pense que à la fois je suis heureuse forcément fière pour la Morgane de 12 ans qui écrivait seule dans sa chambre et qui ne pensait pas du tout pouvoir en faire son métier. Il y a tout ça qui se mélange et en même temps, il y a aussi beaucoup de pression parce que j’essaie de faire en sorte que ça continue comme ça.
Peut-on dire : « Place aux jeunes, place aux femmes » ?
Oui, ça fait plaisir. D’ailleurs, quand j’ai annoncé la nouvelle à ma mère, c’est le premier truc qu’elle m’a dit. Elle m’a dit : »Ah, ça fait du bien quand même de voir des femmes sur le podium. » Donc effectivement, ça fait plaisir. Et en même temps, on voit qu’il y a encore pas mal de chemin à faire.
La new romance est -elle en train de gagner ses lettres de noblesse ?
Je ne dirais pas que j’en souffre parce que nous les autrices de romance, on mène un peu notre barque dans notre coin mais effectivement je trouve ça un petit peu injuste. Il y a vraiment cette pensée des gens qui ne connaissent pas du tout la romance pour le coup, qui est que ce genre littéraire n’est que pour les femmes. Ce n’est pas vrai. Ils pensent c’est une littérature abrutissante, parfois pas du tout réaliste ou parfois au contraire pornographique alors c’est absolument faux. Et donc, il y a cette image qui nous colle à la peau et on essaie petit à petit de se de se différencier de de ça, mais ce n’est pas facile.
Vos romans ont-ils un pouvoir ?
Oui, mais je pense que déjà n’importe quel livre a une forme de pouvoir dans le sens où quand on est auteur, quand on est autrice, on a une voix et on essaie de porter des messages. En général, on a tendance à dire que la romance, c’est pas du tout ce genre de littérature un peu engagée. Et en fait, on montre exactement le contraire de plus en plus. Ce n’est pas une mauvaise chose d’écrire de la romance pour que ce soit divertissant. Mais on a de l’amour, on a de la sexualité, on évoque aussi des thèmes qui sont hyper importants, qui sont d’actualité, qui vont pouvoir résonner chez les lectrices mais aussi chez les lecteurs, pas que les femmes. Et je pense qu’il y a aussi cette responsabilité là qu’on a dans le sens où nos lectrices sont de plus en plus jeunes et en fait ça va être un peu une sorte de d’éducation dans les relations hommes-femmes, femmes-femmes, hommes-hommes, peu importe. Mais il est certain que cette responsabilité est bien là et moi j’adore ça, personnellement, parce que j’aime parler d’amour mais j’aime aussi parler de choses qui nous concernent tous.
Le cliché sur la new romance qui vous énerve le plus ?
Il y en a beaucoup mais je vais en prendre un exemple parce que j’en ai parlé récemment avec une copine. J’avais vu une vidéo passée qui laissait entendre que les gens ont tendance à dire que la romance c’est pas du tout réaliste et que c’est stupide. Mais en fait, la romance c’est vraiment juste des femmes, en majorité hétérosexuelle, qui fantasment sur l’idée que les hommes puissent les aimer et les traiter gentiment. Et les hommes pensent que c’est stupide et pas réaliste ? Ça en dit beaucoup. Voilà.
Quand avez-vous décidé de faire de l’écriture votre métier ?
C’est arrivé assez tard. Je pense que j’ai fantasmé l’idée d’en faire mon métier assez tôt quand j’avais 14 ou 15 ans. Mais c’est vrai qu’autour de moi, on disait souvent que ça devait être qu’un hobby. Écrire, ce n’est pas un métier, c’est très fermé, ce qui est vrai. Et je pense que les gens autour de moi s’inquiétaient parce que c’est un métier assez aléatoire… Mais je suis assez têtue et assez bornée. Donc, j’ai continué à écrire à fond et je suis allée à l’université. Pendant mes études, je me suis convaincue vraiment qu’il fallait que ce soit mon métier à temps plein. Et je pense qu’à ce moment-là, quand j’ai commencé à publier mon premier roman, je me suis dit que peut-être c’était possible.
Un conseil pour celles et ceux de la communauté Kobo By Fnac qui n’osent pas se lancer ?
C’est toujours difficile de prodiguer des conseils d’écriture. Je trouve que c’est vraiment compliqué parce qu’on est tous très différents. Je sais ce que c’est de se lancer dans l’écriture, de douter et de se comparer. Et vraiment le conseil que je pourrais donner, c’est de ne pas se comparer à des auteurs qui ont 10 ou 15 ans d’expérience, qui ont déjà publié énormément de livres. Et surtout, de ne se comparer à personne pour commencer mais encore moins à ces personnes-là. Je pense qu’il faut vraiment juste écrire des livres qu’on a envie de lire soi-même. C’est ce qui s’est passé pour moi. Je ne me suis pas dit du jour au lendemain que j’allais écrire un roman. Je lis beaucoup et j’ai des histoires en tête que j’avais envie de lire mais je ne les trouvais pas en librairie… Alors, j’ai décidé de les écrire pour moi pouvoir les lire et je pense que c’est un peu le meilleur mindset qu’on puisse avoir. Éclatez-vous. Lancez-vous tête la première ! Votre premier jet ne sera jamais parfait parce que les miens ne le sont pas. Mais ce n’est pas grave. Continuez, croyez en vous et amusez-vous.
Sur une période de combien de temps s’étire l’écriture d’un roman ?
Il y a quelques années, je mettais entre 3 et 4 mois pour écrire un roman et Seasons pour le coup a tout chamboulé dans manière d’écrire dans mes méthodes d’écriture. Le premier, j’ai pris du temps pour l’écrire parce que j’avais le temps. Ensuite je n’avais plus le temps. Pour les trois derniers tomes, je les ai écrits chacun pendant un mois. Donc à moi, un mois c’est vraiment très court. Donc ça a été ça a été intense.
Êtes-vous du genre à beaucoup vous relire ?
Je reviens beaucoup sur ce que j’écris, surtout dans le début. Par exemple la première moitié du roman. Je vais beaucoup revenir sur les premiers chapitres parce que je sais que c’est les chapitres les plus les plus compliqués à écrire. Il faut accrocher tout de suite le lecteur, la lectrice. Donc j’ai tendance à un peu les chouchouter. Et puis après, une fois que je suis partie en général la deuxième moitié, je l’écris en one shot.
Qu’est-ce que vous mettez de vous dans vos personnages ?
Dans les personnages de mes premiers romans, il y avait énormément de moi parce que ce que j’écrivais c’était très cathartique. Je mettais beaucoup de ma vie, beaucoup des gens autour de moi mais moins maintenant que j’ai publié beaucoup de romans. Il est certain que j’ai tendance un peu à me distancier. Je crée des personnages qui sont totalement différents de moi et qui vivent des choses totalement différentes de ma vie. Mais il y a toujours un peu un peu de mes failles, un peu de de mes envies, un peu de mes de mes goûts aussi. Cela m’aide aussi à m’identifier à eux. Je pense que mes personnages sont un peu des versions améliorées de moi-même.
Les playlists vous ont-elles accompagnée pendant l’écriture ?
Oui, je j’écoute de la musique tout le temps, je n’arrive pas à écrire en silence, ça me perturbe. J’ai l’impression que si je suis dans le silence, je m’entends penser et il ne faut pas que je m’entende penser quand je suis en train d’écrire. C’est vrai que de mettre mon casque et d’avoir de la musique, ça me met dans une ambiance qui me permet un peu de déconnecter vraiment de qui je suis et de vraiment me mettre dans la tête de mes personnages. C’est aussi pour ça que je mets des playlists qui sont vraiment dont les paroles correspondent un peu à mes personnages et à l’histoire.
Êtes-vous une lectrice assidue ?
J’étais une très grande lectrice avant et c’est vrai que depuis que j’écris de manière un peu plus soutenue, j’ai beaucoup de mal à lire. Déjà, je n’ai plus beaucoup de temps. Quand je suis en processus d’écriture, il y a deux choses qui se passent. Si je lis, j’ai l’impression que c’est aussi travailler parce que mon cerveau, en tant qu’autrice, il analyse absolument tout et, j’ai alors l’impression que mon cerveau ne s’éteint jamais. Donc je préfère regarder une série ou un film. Et il y a aussi cette peur toujours de se comparer ou de d’être influencé inconsciemment, de prendre des idées qui ne sont pas forcément les miennes. Lorsque je suis en processus d’écriture, je préfère terminer mon roman et après quand je suis en break, quand je suis en pause, je dévore des romans et là c’est savoureux.
Que pensez-vous de la lecture numérique ?
Je suis assez old school, j’avoue. J’aime bien lire sur papier parce que l’expérience est vraiment différente. C’est cliché ! Mais il y a l’odeur, la sensation du papier sur ses doigts. Mais j’ai une liseuse évidemment c’est quand même très pratiqueJj’ai tendance à voyager beaucoup et je ne peux pas emmener ma bibliothèque avec moi, dans la valise. Finalement, la liseuse, c’est assez pratique.
Si vous ne deviez garder qu’un personnage de Seasons, lequel et pourquoi ?
C’est vraiment dur parce que j’ai l’impression que c’est tous mes enfants. Donc normalement, on n’a pas de préféré ! Je pense que tout le monde sera d’accord pour dire que Camille qui est le héros du tome 3, Un printemps pour te succomber, c’est vraiment « the » personnage. Pour le coup, je me suis vraiment amusée à le créer, à le faire parler aussi et c’est vraiment un peu l’homme parfait. Donc il revient très souvent.
Écrire une fiction historique, c’est plus de contraintes ou plus de libertés ?
Je pense que c’est la même chose. Il y a forcément plus de contraintes parce que c’est un monde, enfin une époque, dans laquelle nous n’avons jamais vécu. Donc il y a beaucoup de recherches à faire. Il y a des choses qu’on ne peut pas forcément dire, des choses qui se sont qui ne peuvent pas se passer forcément. Mais heureusement, on a fait appel à une historienne. Donc on a eu aussi son retour et c’était très intéressant, c’est aussi beaucoup de liberté. C’est un peu le fantasme des belles robes, des châteaux … Il y a aussi beaucoup plus d’action. Par exemple j’adore par exemple la fantasy, mon domaine de prédilection à mes débuts : je trouve que l’historique c’est le bon compromis entre la romance traditionnelle et la romantasy.
Vous avez cité Marie-Antoinette comme une source d’inspiration
Alors effectivement, Marie-Antoinette a été une grosse source d’inspiration pour mon personnage principal de La Révolte de la Reine. Forcément le contexte historique fait que l’action se déroule en 1788-1789, pendant la Révolution française, à Versailles. Et puis c’est vrai que Marie Antoinette c’est une figure une figure très controversée. Il y a beaucoup de choses qui qui se qui se dites sur elle. Donc on peut l’aimer comme ne pas l’aimer. Mais aujourd’hui, elle a quand même un impact qui est incommensurable. Je crois que c’était intéressant de jouer avec la réalité et en même temps d’inventer certaines choses.
Une petite indiscrétion sur votre nouveau livre ?
Ce que je peux vous dire, qui n’est pas vraiment un spoiler, et qu’on n’a pas forcément expliqué dans le résumé mais que moi j’ai déjà expliqué auparavant, c’est que cette parle d’une lignée de femmes. C’est une sorte d’héritage qui va de génération en génération. Mon héroïne du tome 1 s’appelle Acacia, on suit sa descendance, de femme en femme. Chaque fois mes personnages principaux ont un peu marqué l’histoire dans l’ombre ou pas à sa manière.
Deux livres marquants que vous aimeriez recommander ?
Alors, j’ai choisi Dis-le à la mer de Solène Merono. J’adore cette autrice. Je trouve qu’elle a vraiment une plume très poétique, très apaisante et en même temps, elle évoque des sujets qui sont assez difficiles et enfin aussi d’actualité mais toujours avec beaucoup de douceur. Ce roman m’a complètement détruite. Il faut prévoir les mouchoirs mais c’est vraiment écrit avec une justesse incroyable. Donc je le conseille. Et ensuite, j’ai choisi le tome 2 de la trilogie Campus Agency par Lily Bay. C’est vraiment tout ce qu’on adore dans la campus romance : on a ce groupe de potes, la troupe Found Family dans une université américaine. C’est à la fois hyper drôle, hyper romantique. Et dans ce tome 2, il y a un petit côté romantique suspense. Donc on ne s’ennuie pas.
Ne plus jamais lire ou ne plus jamais écrire ?
Ne plus jamais écrire. Je préfère lire les histoires des autres que les miennes.
Une histoire d’amour qui finit mal : pour ou contre ?
Pour. Je ne veux pas le savoir en avance, mais quand ça me prend par surprise, j’adore.
Lire sur une liseuse : surcoté ou sous-coté ?
Sous-coté, c’est pratique.
Le jeu concours Kobo by Fnac par Morgane Moncomble
Jusqu’au 27 février, imaginez une histoire romantique qui commence par la phrase « Oh non ! Le message ne lui était pas destiné, à LUI ! » Votre texte doit faire 1 paragraphe d’une dizaine de lignes maximum, il peut être écrit à la première ou à la troisième personne. Pour participer, il vous suffit de cliquer ici. À gagner, une liseuse Kobo Clara Color et son étui de protection signé par Morgane Moncomble, ainsi que les 4 tomes de la série Seasons