Alors que le Game Pass, programme d’abonnement mensuel offrant l’accès à des centaines de jeux sur consoles et PC, a subi une grosse augmentation de prix l’automne dernier, le modèle même du jeu par abonnement est remis en cause par Asha Sharma. D’après un mémo interne obtenu par The Verge, « le modèle actuel n’est pas la forme finale » du Game Pass.
Un programme “trop coûteux”
Avec la sortie des consoles Xbox Series en 2020, l’essentiel de la stratégie de Microsoft s’est articulé autour du Game Pass. Cet abonnement, à l’époque proposé à 14,99€ par mois, offrait l’accès à un catalogue de plus de 200 jeux, dont certaines sorties récentes. L’intérêt du catalogue n’a fait que s’étoffer, en 2023, avec l’acquisition de l’ogre Activision-Blizzard-King, qui possède notamment la licence Call of Duty. Seulement, ce modèle ne serait plus tenable… Ni pour Microsoft, ni pour les joueurs et les joueuses.
« Le Game Pass est central dans la valeur de Xbox, pose la PDG de Microsoft Gaming dans le mémo obtenu par The Verge. Mais il est clair que le modèle actuel n’est pas optimal. Le Game Pass est devenu trop cher pour les joueurs et joueuses, nous avons besoin d’une meilleure équation de valeur à court terme. À long terme, nous ferons évoluer le Game Pass vers un système plus flexible, ce qui prendra du temps et demandera des enseignements. »
La réorganisation du service en fin d’année dernière n’a donc pas suffi à apporter plus de clarté à l’offre, qui intègre désormais le cloud gaming, quelle que soit la formule choisie. Il est aussi bon de rappeler que, depuis sa prise de poste, Asha Sharma a définitivement enterré la campagne « Tout est une Xbox » lancée quelques années plus tôt par Microsoft Gaming, et qui a pu avoir un impact non négligeable sur les ventes des consoles Xbox.
Le dernier Call of Duty bientôt exclu du Game Pass ?
Aujourd’hui, la formule Game Pass Ultimate, qui garantit un accès au plus grand nombre de jeux, y compris les sorties les plus récentes des studios de l’écurie Xbox (notamment le futur Forza Horizon 6, le mois prochain), est facturée 26,99 € par mois. C’est, en France, plus cher que certaines offres d’abonnement à Internet. À ce tarif, il est probable que peu de joueurs et de joueuses restent abonné·es longtemps et ne profitent de la formule que quelques mois dans l’année, au gré des sorties qui les intéressent.
Pour rendre le Game Pass viable, Microsoft va donc devoir repenser son modèle. Mais sous quelle forme ? D’après des informations de Windows Central, la firme est même carrément en train de se demander s’il est pertinent de continuer à offrir le nouveau Call of Duty dans le cadre de l’abonnement Game Pass. Le dernier opus, Black Ops 7, se serait en effet particulièrement mal vendu sur PC et sur consoles Xbox. Or, on rappelle qu’il s’agit de l’une des licences de jeux vidéo les plus lucratives de l’histoire.
On le sait, Asha Sharma a rencontré le mois dernier le patron de Netflix Greg Peters, afin de discuter d’une potentielle offre groupée du service de vidéo à la demande et du Game Pass. D’autres pistes, comme un palier d’abonnement moins onéreux, mais soutenu par la publicité (comme Netflix, donc), sont aussi à l’étude.
D’après le dernier rapport du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisir (SELL), sur les 20 jeux les plus vendus en France en 2025, aucun n’était un jeu Xbox.
Alors que Meta, leader du secteur, a déjà lancé plusieurs générations de ses lunettes connectées et y intègre même désormais des écrans, Apple n’aurait pas envie de se brûler les ailes avec un produit aussi particulier. D’après les informations de Mark Gurman pour Bloomberg, la firme californienne se contenterait, dans un premier temps, de « simples » lunettes sans écran.
Une première paire de lunettes connectées très simple
On l’a vu avec le succès indécent des lunettes Meta Ray-Ban : le style, c’est primordial. Accessoires de mode avant d’être des gadgets technologiques, les lunettes du géant américain ont su trouver leur public en apportant simplement un twist tech à des produits de la vie de tous les jours – un peu comme les montres connectées, quand on y pense.
C’est exactement l’approche que souhaiterait suivre Apple avec sa première paire. D’après Gurman, Apple articulerait sa stratégie autour d’un « design iconique », directement identifiable comme appartenant à la marque. Quatre designs différents seraient actuellement à l’étude dans les laboratoires d’Apple : une grande monture rectangulaire, façon Ray-Ban, un modèle rectangulaire fin, similaire à celles que porte le PDG d’Apple, Tim Cook, et deux déclinaisons de montures ovales pour s’adapter à la morphologie du porteur ou de la porteuse.
Fidèle à sa réputation d’excellence, Apple mise sur des matériaux nobles, comme l’acétate. Côté coloris, les sources du journaliste parlent de noir, de bleu océan et de marron clair. Mais quelles seraient les particularités techniques de cette première paire de lunettes ?
Des caméras, des haut-parleurs… et c’est tout ?
On l’a dit, Apple veut essentiellement concurrencer un Meta qui a pris beaucoup d’avance sur un marché où il nage librement. Si l’entreprise de Mark Zuckerberg souhaite désormais investir davantage dans la réalité mixte grâce à ses Meta Display, son best-seller reste les Meta Ray-Ban. Des lunettes au look iconique, dotées de caméras, de haut-parleurs et dopées à l’IA.
C’est précisément ce que compte faire Apple. Des lunettes qui permettent de prendre des photos et des vidéos, d’écouter de la musique et de passer des appels les mains libres, mais également de converser avec Siri qui, d’ici à la sortie des lunettes de la marque, devrait enfin avoir reçu la visite de Gemini pour décupler ses capacités intelligentes.
Restera évidemment l’épineuse question du prix à clarifier. Si les Meta Ray-Ban sont à ce point populaires, c’est aussi parce qu’elles ne coûtent pas beaucoup plus cher qu’une paire de solaires de grande marque. Apple parviendra-t-il à s’aligner ?
Déjà bien implanté dans le domaine de la maison intelligente, Xiaomi se doit de rester compétitif sur un marché qui ne cesse de se renouveler. Le géant chinois profite de ce début de printemps pour lancer deux nouveaux aspirateurs. Le premier, le Vacuum Cleaner G30 Max, est plutôt classique dans sa conception. Le Dust Mite Vacuum Cleaner 2 Pro, plus spécialisé, se destine quant à lui tout particulièrement à un sommeil plus sain.
Une “brosse aspirante” pour votre matelas
Commençons par ce dernier. Le Xiaomi Dust Mite Vacuum Cleaner 2 Pro est, comme son nom (à rallonge) le suggère, une nouvelle édition d’un produit déjà existant. Cette fois, Xiaomi améliore pourtant sa copie, avec un appareil consacré à l’élimination des acariens et des allergènes dans les fibres des matelas… mais également des canapés et autres textiles !
Sa brosse batteuse effectue 72 000 tapotements par minute afin de déloger la poussière, et un moteur puissant développant une force d’aspiration de 16 000 Pa la capture instantanément. Pour couronner le tout, le Dust Mite Vacuum Cleaner 2 Pro se dote d’une lampe UV-C de 254 mm censée éliminer « 99% des bactéries et des acariens », assure Xiaomi dans son communiqué. Un flux d’air chaud à 65 ºC fait office de finition pour réduire l’humidité des tissus et ainsi éviter la prolifération d’acariens.
Utilisable sur secteur uniquement, le Dust Mite Vacuum Cleaner 2 Pro embarque un écran informant l’utilisateur·ice du degré de propreté de la zone ciblée. Il est déjà disponible sur le store Xiaomi pour 79,99 €.
Un nouvel aspirateur-balai endurant, qui traque la poussière
Plus conventionnel, le Xiaomi Vacuum Cleaner G30 Max est un aspirateur-balai fonctionnant sur batterie et offrant une autonomie de 90 minutes en mode Éco. Il est livré avec une brosse rotative anti-emmêlement ainsi que divers accessoires au service d’un capteur intelligent, adaptant automatiquement la puissance d’aspiration selon le niveau de saleté détecté. Pratique, non seulement pour garantir la propreté de l’intérieur, mais aussi pour préserver la batterie de l’aspirateur.
Avec une puissance d’aspiration de 25 000 Pa, le Vacuum Cleaner G30 Max ne recule devant aucune surface ni aucun tapis, aussi épais soit-il. Le système de filtration, en cinq étapes, capture « 99,9 % des particules fines, rejetant ainsi un air purifié dans chaque pièce », promet la marque. Comme de nombreux concurrents, le Vacuum Cleaner G30 Max dispose d’un manche articulé facilitant le passage sous les meubles.
Le Xiaomi Vacuum Cleaner G30 Max est disponible pour 399,99 €.
L’entreprise néerlandaise, leader des salles de sport en Europe depuis 2019, annonce en ce début de semaine qu’environ « un million de membres » ont pu être concerné·es par ce piratage. Voici ce que l’on sait, 24 heures après les déclarations de Basic-Fit.
Quelles données sont concernées ?
Basic-Fit annonce à l’AFP (via Le Monde) qu’un « accès non autorisé au système qui enregistre les passages des membres dans les clubs Basic-Fit » a été remarqué ces derniers jours. Une intrusion qui, d’après le siège, aurait permis aux pirates d’acquérir un certain nombre de données personnelles plus ou moins sensibles. Dans le détail, « les informations d’abonnement, les noms et adresses, les adresses e-mail, les numéros de téléphone, les dates de naissance et les coordonnées bancaires » sont concernées – sans plus de précision sur la nature de ces coordonnées bancaires.
« Aucun mot de passe n’a été compromis », tente de rassurer la chaîne, ajoutant que les pièces d’identité de ses membres ne sont jamais conservées sur ses serveurs. « Les membres dont les données sont concernées ont été informés », conclut Basic-Fit dans son communiqué adressé à l’agence de presse. Si vous êtes abonné·es, pensez à vérifier votre adresse e-mail afin de savoir si votre compte fait partie du larcin des cybercriminels.
Un peu moins d’un abonné sur cinq concerné
Avec quelque 5,8 millions de membres revendiqués dans ses 2 150 clubs européens, Basic-Fit voit ainsi sa réputation écornée auprès de quasiment un cinquième de ses abonné·es. En effet, il est assez rare que les pirates parviennent à mettre la main sur les numéros de comptes bancaires lors de tels piratages. Ce détail peut illustrer un certain laxisme de l’entreprise néerlandaise dans la protection des données les plus sensibles de sa clientèle.
Basic-Fit dit surveiller « de près si les données téléchargées sont rendues publiques » avec l’aide de spécialistes en cybersécurité. Dans tous les cas, le mal est fait. Comme d’habitude dans de pareils cas, il est capital de rester vigilant, notamment lorsqu’il s’agit de cliquer sur des liens qui pourraient être inclus dans des courriels. Le but des pirates est de mettre au point des arnaques sophistiquées basées sur de l’usurpation d’identité. Il est capital de ne jamais communiquer d’informations sensibles, telles qu’un mot de passe ou des données bancaires, à un interlocuteur qui n’a pas toute votre confiance. Vous pouvez vous rapprocher de votre banque afin d’obtenir des conseils plus détaillés sur les façons de vous protéger contre les fraudes en ligne.
Basic-Fit s’ajoute à la liste interminable d’enseignes qui ont été piratées ces derniers mois. Ce siphonnage de données arrive d’ailleurs quelques mois après celui de MaSalleDeSport, un prestataire commun à de nombreuses chaînes sportives en France… qui compte Basic-Fit parmi ses clients.
Lors d’une conférence de presse organisée à Berlin par IONOS et Nextcloud, une coalition d’entreprises et d’organisations communautaires européennes a officiellement dévoilé Euro-Office, une suite bureautique souveraine capable de traiter documents, feuilles de calcul et présentations. Le projet réunit plus d’une douzaine d’organisations, parmi lesquelles figurent IONOS, Nextcloud, Eurostack, XWiki, OpenProject, Soverin, Abilian et bTactic. L’ambition clairement affichée étant d’offrir au Vieux Continent une alternative souveraine crédible à Microsoft 365.
Une préversion technique publique est d’ores et déjà disponible sur GitHub et une première version stable est annoncée pour l’été. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le calendrier se veut serré.
Une compatibilité Microsoft au cœur du projet
L’un des principaux arguments avancés par la coalition tient à la compatibilité avec les formats de fichiers les plus répandus, c’est-à-dire ceux de Microsoft. La suite est en effet conçue pour gérer facilement les documents Word, les feuilles de calcul Excel et les présentations PowerPoint, tout en proposant une interface que ses promoteurs décrivent comme « extrêmement familière ». L’objectif affiché est de minimiser les besoins de formation et les difficultés de migration pour les organisations qui souhaiteraient abandonner les outils de Redmond.
Le contexte géopolitique actuel, avec des tensions transatlantiques et des questionnements sur la dépendance technologique vis-à-vis des États-Unis, donne un écho particulier à cette initiative.
L’intégralité du code source est publiée sous une licence entièrement open source, libre de toute contrainte de marque. Le développement s’effectue selon un processus transparent, ouvert à l’examen et à la contribution du public, dans le cadre d’une gouvernance partagée entre les membres fondateurs. La licence exacte utilisée n’a toutefois pas été précisée.
La souveraineté numérique se précise
Frank Karlitschek, PDG de Nextcloud, replace l’initiative dans une perspective plus large : « L’Europe dispose des briques technologiques nécessaires depuis des années. Ce qui manquait jusqu’à présent, c’était une initiative pour les rassembler en une solution cohérente et complète. » Selon lui, Euro-Office ne part pas de zéro, mais prend « la responsabilité d’un élément essentiel de l’infrastructure numérique ».
La formule est habile, mais elle soulève aussi des questions. Sur quelle base de code le projet s’appuie-t-il exactement ? LibreOffice, OnlyOffice, un autre socle ? Aucune précision n’a été communiquée à ce stade. De même, les modalités d’hébergement (cloud, on-premise, hybride) restent floues, tout comme le modèle économique envisagé. Autant de zones d’ombre qu’il faudra éclaircir avant de pouvoir juger de la viabilité à long terme du projet.
Un chemin encore long
Ce n’est toutefois pas la première fois qu’on voit émerger une tentative européenne de s’affranchir de la domination de Microsoft sur le terrain bureautique. Néanmoins, qu’il s’agisse de migrations vers LibreOffice dans certaines administrations ou de projets collaboratifs open source, les tentatives précédentes ont quasi systématiquement buté sur des problèmes de compatibilité, de financement ou tout simplement d’adoption par les utilisateurs.
Euro-Office peut néanmoins s’appuyer sur la diversité de sa coalition pour espérer réussir, car le fait de réunir sous un même toit un hébergeur de la taille d’IONOS, un spécialiste du cloud collaboratif comme Nextcloud et des acteurs du logiciel libre tels que XWiki ou OpenProject donne au projet une assise industrielle qu’aucune initiative similaire n’a pu revendiquer par le passé. Reste à transformer cette promesse en produit abouti.
Un véritable coach de santé personnel. Voilà en substance la nouvelle casquette que va pouvoir revêtir Gemini, l’intelligence artificielle développée par Google, désormais accessible en bêta (« Public Preview ») au sein de l’application Fitbit (propriété de Google depuis 2021). Déjà lancée aux États-Unis, la fonction de coach de santé avait été présentée par la marque américaine l’été dernier, au moment de l’annonce de la nouvelle Pixel Watch 4.
Un coach sportif intelligent
Jusqu’à présent, Fitbit Coach manquait cruellement de pertinence. Capable de prodiguer des conseils de santé et des programmes sportifs, l’assistant était pour le moins statique, et manquait, pour employer un mot que les promoteurs de l’IA adorent, d’agentivité. Avec cette nouvelle version dopée à Gemini, c’est désormais un véritable chatbot qui s’offre à vous.
Un coach avec lequel on peut discuter, donc, notamment pour tenter de décoder certaines données récupérées par les montres et bracelets connectés de Google et Fitbit, qui ne sont pas toujours évidentes à appréhender. Que signifie mon score de sommeil ? Pourquoi ma fréquence cardiaque varie-t-elle autant dans la journée ? Comment ménager mon genou douloureux lors de ma course ? Ce genre de choses.
Grâce au nouveau bouton « Demander au coach » désormais disponible dans l’application Fitbit, on est mieux accompagné·e dans sa démarche santé. Même si, il est capital de le rappeler : de la même manière que les chatbots sont des machines programmées pour vous donner la réponse la plus probable à votre question, le coach intelligent de Fitbit n’a pas réponse à tout, et ne doit en aucun cas se substituer à un suivi médical régulier.
L’interface du coach Fitbit.
Un coach intelligent payant
Si la version gratuite de Fitbit permet déjà de récupérer de nombreuses données de santé et de les comprendre grâce à une riche documentation, l’accès au coach intelligent animé par Gemini est conditionné à l’abonnement Fitbit Premium, proposé à 8,99 € par mois (ou 79,99 € par an). À noter qu’il n’est pas indispensable de disposer d’un compte Google AI Pro (même s’il est plus intéressant que jamais).
Pour commencer à découvrir cette nouvelle fonction intelligente de Fitbit, rendez-vous sur l’application Fitbit, puis sélectionnez « Public Preview » et « Rejoindre la Public Preview ».
Il était inévitable que l’intelligence artificielle finisse par arriver dans les applications, et sur les objets connectés consacrés à la santé. On l’a déjà vu il y a quelques mois, quand ChatGPT a ouvert un espace dédié spécifiquement à la santé. Le concurrent Apple envisage pour sa part une refonte complète de l’application Santé, également en vue d’y intégrer des fonctionnalités « intelligentes » de la sorte.
Aux dernières nouvelles, seuls 5 % des quelque 900 millions d’utilisateurs et utilisatrices hebdomadaires de ChatGPT paient pour utiliser son intelligence artificielle. Autant dire que ce ne sont pas ces 45 millions de clients qui suffisent à soutenir les investissements massifs de l’entreprise américaine. Pour se montrer plus compétitif, mais également pour tenir tête à son ennemi juré Anthropic (Claude), OpenAI lance une nouvelle version de son abonnement Pro. Voici ce qu’il propose.
Un abonnement taillé pour Codex
Autant le préciser d’emblée : l’abonnement ChatGPT Pro est, comme son nom l’indique, réservé aux professionnels… ou aux passionné·es qui utilisent abondamment le nouvel outil d’aide au développement Codex afin de lancer un projet sur leur temps libre. Affiché à 103 € par mois, son principal intérêt consiste à rehausser considérablement les limites d’utilisation de ChatGPT, notamment au sein de Codex, donc. L’idée est de pouvoir « vibe coder » plus longuement, sans avoir à patienter jusqu’à la réinitialisation des tokens inclus dans son abonnement Plus (ou Go).
D’après la nouvelle grille tarifaire d’OpenAI, ChatGPT Pro offre une limite d’utilisation cinq fois supérieure à celle de la formule ChatGPT Plus. Cet abonnement offre aussi un accès aux modèles de langage (LLM) les plus perfectionnés d’OpenAI, ainsi qu’une « utilisation maximale de la recherche approfondie », utile notamment pour décortiquer de nombreux documents dans leurs moindres détails.
D’autres avantages plus basiques sont évidemment inclus dans la formule, comme la génération d’images rapide et illimitée, et l’accès en avant-première à des fonctionnalités expérimentales.
La nouvelle grille tarifaire de ChatGPT.
Un deuxième abonnement ChatGPT Pro ?
Si vous suivez l’actualité de l’intelligence artificielle, vous savez qu’il existe en réalité déjà un abonnement ChatGPT Pro depuis un peu plus d’un an. Jusqu’ici, cette formule était facturée 200 €, ce qui représente un écart de prix assez démesuré par rapport à la formule ChatGPT Plus, relativement abordable. Pour rendre sa grille de tarifs plus juste, mais également pour concurrencer plus directement Anthropic, qui dispose d’un abonnement Claude Max à 100 $ par mois, OpenAI a donc pris la décision de scinder sa formule Pro en deux.
Le nouveau produit d’appel est donc celui présenté plus haut. Mais les personnes qui le souhaitent peuvent également opter pour l’abonnement ChatGPT Pro à 200 € mensuels, qui n’offre plus des limites d’usage cinq fois supérieures, mais fois supérieures supérieures à celles de ChatGPT Plus. Autant dire un produit cette fois réservé aux utilisateur·rices avides de l’IA, qui ont d’énormes besoins de tokens au quotidien pour mener à bien leurs projets.
Cette nouvelle formule s’intègre dans une période de remise en question pour le fleuron de l’intelligence artificielle, qui déplace ses pions en faveur d’une stratégie commerciale davantage tournée vers les professionnels. En effet, les produits grand public, à l’image du générateur de vidéos Sora, débranché il y a peu, coûtent bien plus qu’ils ne rapportent, et ne permettent pas d’assurer la pérennité de l’entreprise qui, rappelons-le, ne sera pas rentable avant, au mieux, 2029.
D’après les dires informés du journaliste Mark Gurman et de l’analyste spécialisé Ming-Chi Kuo, le déploiement des futurs iPhone se ferait en deux temps. Une première pour Apple, qui veut capitaliser sur l’élan créé par la sortie de son récent iPhone 17e pour créer un second événement annuel autour de sa gamme de smartphones… et pour laisser de la place au petit nouveau de la bande, l’iPhone « Fold ».
La feuille de route de sortie des futurs iPhone
Sans surprise majeure, la prochaine famille d’iPhone devrait s’appeler iPhone 18 et être composée comme d’habitude d’un modèle classique et de deux modèles Pro/Pro Max encore plus perfectionnés. Mais, comme on le devine depuis un certain moment désormais, Apple devrait lancer à la rentrée son très attendu premier smartphone pliant, a priori baptisé iPhone Fold (certains informateurs parlent d’iPhone « Ultra »).
Par ailleurs, pour laisser son nouveau venu respirer, la marque californienne pourrait opérer un changement majeur dans sa stratégie de sortie en décalant la commercialisation de l’iPhone 18 « classique » au printemps prochain, en 2027. Un lancement qui serait alors conjoint avec celui de l’iPhone 18e, la version milieu de gamme lancée l’année dernière.
D’après les informations partagées par Kuo, l’iPhone Air, le plus fin du catalogue, est bien parti pour rester, et devrait être lancé en même temps que les iPhone 18 Pro et l’iPhone Fold, en septembre 2026.
Calendrier hypothétique de sortie des futurs iPhone.
Un changement de stratégie risqué
Si cette bascule s’avérait, on aurait alors deux « événements iPhone » dans l’année, qui ne s’adresseraient plus du tout au même public. Septembre serait alors réservé aux smartphones très haut de gamme, la crème de la crème. Si l’on se base sur les tarifs d’aujourd’hui, le modèle le plus abordable de la prochaine génération attendue dans quelques mois serait l’iPhone 18 Air… à partir de 1 229 €. L’iPhone 17 Pro se négocie actuellement à 1 329 €, et l’iPhone 17 Pro Max à 1 479 €. Les rumeurs concernant l’iPhone Fold, elles, parlent d’un smartphone pliant qui dépasserait les 2 000 €.
Pour les consommateurs qui n’ont ni besoin d’un modèle Pro ni envie de dépenser plus de 1 000 € dans un téléphone, le rendez-vous est donc pris pour le printemps 2027 – soit un an et demi après la sortie de l’iPhone 17. Plusieurs sources affirment en effet que les iPhone 18 et 18e seraient lancés simultanément, probablement autour du mois de mars. Aux tarifs actuels, ce sont deux références qui pourraient se présenter à 969 € et 719 €.
En retardant à ce point la sortie de son best-seller, Apple prend le risque que ses fans historiques lui tournent le dos, mais peut également compter sur l’excellente performance des actuels iPhone 17, qui continuent de se vendre comme des petits pains. Peut-être faut-il aussi deviner un iPhone 18 aux nouveautés trop maigres pour être présenté en même temps qu’un produit de rupture comme le supposé iPhone Fold ? Réponse dans quelques mois.
Quelques semaines après Netflix, et alors que Google commence à introduire des publicités impossibles à passer de 90 secondes sur YouTube, le prix de YouTube Premium gonfle de 2 $ mensuels aux États-Unis. Pour l’heure, le tarif français reste stable, mais il faut naturellement s’attendre à une augmentation dans les prochains mois.
Le prix de YouTube Premium part en flèche
Toujours affiché à partir de 12,99 € par mois en France, l’abonnement YouTube Premium coûte désormais 15,99 $ par mois outre-Atlantique. Une augmentation qui ne frappe pas seulement la formule dite « individuelle » du service. YouTube Premium Family, permettant de partager la note avec quatre personnes au sein d’un même foyer, s’affiche désormais à 26,99 $ mensuels (+4 $), et le nouveau venu YouTube Premium Lite, qui n’était déjà pas bien enthousiasmant, passe de 7,99 $ à 8,99 $ par mois.
Les nouveaux tarifs sont déjà en vigueur pour les nouvelles souscriptions et les abonné·es actuel·les commencent à être informé·es par e-mail que le prochain renouvellement de leur formule réévaluera le prix de l’abonnement à la hausse, rapporte 9to5Google.
« Afin de continuer à vous offrir un service et des fonctionnalités de qualité, nous augmentons votre prix à 15,99 $/mois. Cette décision n’a pas été prise à la légère, mais cette mise à jour nous permettra de continuer à améliorer Premium et de soutenir les créateurs et artistes que vous regardez sur YouTube.
Vous constaterez ce changement lors de votre facturation du 7 juin 2026. »
YouTube
La valse des augmentations continue
Cette annonce de Google, peu surprenante, arrive, comme on l’a dit, à la suite d’autres augmentations… et avant d’innombrables autres qui suivront encore au cours de cette année 2026. Les utilisateurs et utilisatrices sont désormais rodé·es à ce genre d’exercice et, comme le prophétisent des analystes financiers depuis des années, les éditeurs de ces plateformes ne vont pas se priver d’augmenter leurs prix tous les ans.
Toutefois, une jurisprudence italienne pourrait les inviter à la mesure. La semaine dernière, le tribunal de Rome a en effet rendu un jugement historique, accusant Netflix de hausse de prix abusive et obligeant la plateforme à la fois à rembourser ses abonné·es les plus fidèles et à réajuster à la baisse le prix de son abonnement en raison du manque de contreparties offertes par ces augmentations tarifaires. Un jugement dont Netflix a évidemment fait appel, mais qui pourrait toutefois donner des idées à d’autres associations de consommateurs en Europe.
Est-ce la raison pour laquelle l’augmentation du prix de YouTube Premium ne concerne pour l’instant que les États-Unis ? Croisons les doigts.
Le marché des smartphones de milieu de gamme est le terrain de jeu favori de Realme. Il s’agit d’un segment particulièrement convoité ces derniers temps et les marques s’y livrent une concurrence féroce. C’est dans ce contexte de guerre ouverte que Realme lance son nouveau 16 Pro+.
Il s’agit de nouveau d’un smartphone dont la marque affirme qu’il est capable de rivaliser avec des références établies comme le Google Pixel 10a, le Samsung Galaxy A57, les Nothing Phone 4a/4a Pro et la ribambelle de Xiaomi dans cette zone tarifaire. Le concept du nouveau venu tient en quelques mots : un capteur principal de 200 mégapixels, un téléobjectif dédié, une batterie massive de 7 000 mAh et un design signé Naoto Fukasawa. Une recette séduisante sur le papier. Voyons si elle tient ses promesses à l’usage.
Avant de poursuivre, notez que le Realme 16 Pro+ est commercialisé en deux configurations. Au lancement, la version 8/256 Go s’affiche au prix public conseillé de 529 euros, tandis que celle en 12/512 Go atteint 599 euros.
Sans surprise en 2026, le chargeur rapide n’est pas fourni dans la boîte. Vous y trouverez tout de même un câble USB-C vers USB-A, une coque en silicone transparente, l’outil d’extraction SIM et la notice.
Le design et l’ergonomie
Pour ce 16 Pro+, Realme a de nouveau fait appel au designer japonais Naoto Fukasawa, déjà à l’œuvre sur les GT 2 Pro et GT Master Edition. Son travail se concentre ici sur les matériaux. Le dos est ainsi recouvert d’un silicone organique biosourcé d’après la marque et fabriqué à partir de paille végétale. Sous les doigts, la sensation se révèle très agréable. C’est doux, ça ne glisse pas et ça résiste remarquablement bien aux traces de doigts.
Le coloris Gris Profond de notre exemplaire de test s’avère aussi sobre qu’élégant, tandis que le Master Gold confère à l’appareil un aspect presque luxueux, sans tomber dans l’excès. Quant à la durabilité de cette finition dans le temps, difficile de se prononcer après quelques semaines d’usage seulement.
Le bloc photo arrière s’intègre dans la continuité du dos grâce à une pente douce et une platine carrée polie façon miroir. Le résultat est élégant. Posé à plat, le smartphone reste assez stable malgré la légère surélévation du module. L’écran incurvé sur les quatre bords adoucit de son côté les tranches.
Les dimensions restent raisonnables pour un 6,8 pouces, avec 162,5×76,3 mm, pour 8,49 mm d’épaisseur et environ 200 grammes sur la balance. Ce n’est certes pas le plus fin du marché, mais la prise en main demeure confortable. Un autre bon point est à aller chercher du côté de la certification IP68/IP69K, assez rare à ce niveau de prix. Elle garantit une résistance à l’immersion et même aux jets d’eau sous pression. Même si soumettre l’appareil à un nettoyage au Kärcher n’est sans doute pas la meilleure des idées.
Il y a tout de même deux (petits) bémols ergonomiques à signaler. D’abord, le lecteur d’empreintes optique placé sous la dalle, que nous trouvons positionné un peu trop bas. On finit par s’y habituer. En revanche, le moteur haptique nous a davantage irrités sur la durée. Ses vibrations manquent clairement de finesse et évoquent plutôt celles d’un smartphone d’entrée de gamme.
L’écran
L’affichage est confié à une dalle AMOLED LTPS de 6,8 pouces, pour une définition de 1 280×2 800 pixels (environ 450 ppp). Le taux de rafraîchissement grimpe jusqu’à 144 Hz, même si en pratique nous n’avons que rarement dépassé les 120 Hz lors de notre utilisation. Notez que la technologie LTPS, moins coûteuse que le LTPO, ne permet pas de descendre à 1 Hz. La dalle fonctionne donc par paliers (60, 90, 120, 144 Hz), ce qui pèse un peu sur la consommation en mode Always On.
Côté luminosité, Realme annonce un pic à 6 500 nits. Cette valeur correspond à une mesure très localisée en pic HDR. Nous attendrons les résultats de notre Labo Fnac avant de nous prononcer sur les performances de cette luminosité, et de l’écran en général d’ailleurs. Ce que nous pouvons d’ores et déjà vous dire, c’est qu’à l’œil nu, cet afficheur ne pose aucun problème de lisibilité, tant en intérieur qu’en extérieur d’ailleurs.
La colorimétrie se montre de son côté plutôt juste. En mode naturel, traditionnellement le plus juste en matière de rendu des couleurs, la température semble tirer très légèrement vers le chaud.
Les performances
Sous le capot, on retrouve le Snapdragon 7 Gen 4 de Qualcomm, gravé en 4 nm. La puce est associée à 12 Go de RAM LPDDR5X et 512 Go de stockage UFS 3.1 sur notre modèle de test. Le GPU est un Adreno 722. Sur le papier, c’est un ensemble cohérent pour un smartphone positionné juste en dessous du haut de gamme.
En benchmarks, les résultats varient un peu selon les versions des outils utilisés, mais tournent globalement autour de 1 300 points en monocœur et 4 000 points en multicœurs sur Geekbench 6. Le score AnTuTu oscille quant à lui entre 875 000 et 1 400 000 points selon la version du benchmark (v10 ou v11). En 3D (Wild Life Extreme), le GPU affiche un peu plus de 2 000 points. Des chiffres corrects, sans être foudroyants pour un smartphone à ce tarif.
D’après nos observations, Realme a volontairement choisi de brider légèrement les fréquences du processeur. Avec un objectif clair : limiter la chauffe et préserver l’autonomie. Au quotidien, ce choix se traduit par une fluidité sans reproche dans la navigation, les applications de messagerie, la consultation web et le multitâche courant. L’interface ne souffre d’aucun ralentissement perceptible.
En revanche, ce n’est pas la même chanson pour le jeu vidéo. Nous avons évidemment testé l’appareil avec les titres les plus gourmands et les plus populaires du moment. Sur Genshin Impact en qualité maximale, le framerate oscille entre 50 et 60 i/s, avec des chutes ponctuelles sous les 50 i/s. Fortnite en mode 60 i/s et qualité élevée tourne entre 50 et 60 i/s, avec parfois quelques baisses plus marquées. Même chose pour Call of Duty Mobile qui tourne correctement dans ses réglages les plus élevés, mais qui n’est pas non plus d’une fluidité à toute épreuve et pousse clairement le téléphone dans ses retranchements. Le résultat est dans l’ensemble convaincant pour un usage occasionnel, mais les joueurs assidus risquent de trouver cela un peu juste.
Après une trentaine de minutes de jeu intensif, la chaleur devient perceptible, mais jamais gênante. La gestion thermique fonctionne donc bien et la chambre à vapeur remplit son rôle. D’autant que le dos en silicone atténue la sensation de chaleur.
Puisque nous en sommes à parler des performances, évoquons aussi celles qui ne sont pas directement liées au processeur ou à la puce graphique. Nous avons en effet été assez déçus de constater que le port USB-C n’est qu’au standard 2.0, ce qui rend les transferts de fichiers volumineux assez pénibles. Quant au Wifi, il se limite à la norme 6, alors que le Wifi 6e aurait été le bienvenu à ce tarif.
L’interface utilisateur
Une fois le smartphone allumé, c’est Android 16 avec la surcouche Realme UI 7.0 qui accueille l’utilisateur. Si vous avez déjà manipulé un smartphone Oppo ou OnePlus récent, vous serez en terrain connu. L’interface est en effet quasi identique à ColorOS. Ce qui est loin d’être une mauvaise nouvelle, car cette surcouche est l’une des plus abouties du marché Android. Elle croule en effet sous les options de personnalisation (thèmes dynamiques, fonds d’écran avec profondeur de champ, dossiers en grande taille sur l’accueil, gestes de raccourci variés). Pour ne rien gâter, la navigation se montre très fluide.
Un point noir récurrent chez Realme s’invite de nouveau dans ce smartphone, à savoir les applications préinstallées. Au premier démarrage, nous avons dû faire le ménage parmi les apps partenaires (Temu, TikTok, Netflix, Booking, AliExpress, quelques jeux…). Cela n’a rien de dramatique toutefois, dans la mesure où elles se désinstallent sans aucune difficulté. Cependant, c’est toujours du temps perdu pour rien.
Passons maintenant à un sujet très tendance : l’intelligence artificielle. Il ne vous aura sans doute pas échappé qu’elle occupe une place de plus en plus importante dans nos smartphones. Le Realme 16 Pro+ n’échappe pas au phénomène. Contrairement à d’autres concurrents, la marque a su doser et injecter l’IA intelligemment. D’abord, l’ensemble est regroupé sous la bannière NEXTAI.
On en trouve dans la retouche photo, avec le « Génie de la modification IA », propulsé par le modèle Nano de Google, qui permet d’énoncer des requêtes textuelles pour transformer ses clichés : changer l’arrière-plan, rhabiller un sujet, modifier des détails. Le résultat est souvent bluffant… et parfois approximatif. La gomme IA et la suppression des reflets fonctionnent bien. Un entraîneur de jeu IA dispense des conseils en temps réel sur trois titres. Il s’agit là d’un gadget qui amusera un peu certains, sans plus.
Côté suivi, Realme annonce cinq ans de mises à jour Android et six ans de correctifs de sécurité. C’est dans la moyenne du marché, mais en retrait par rapport aux cadors comme Samsung ou Google qui font mieux avec sept ans.
Photo et vidéo
Le module photo du Realme 16 Pro+ repose sur trois capteurs arrière. Le principal embarque un Samsung ISOCELL HP5 de 200 mégapixels (1/1,56″, f/1,8) avec stabilisation optique. Le téléobjectif utilise un Samsung ISOCELL JN5 de 50 mégapixels (zoom optique x3,5, f/2,8, OIS). L’ultra grand-angle se contente d’un capteur de 8 mégapixels (f/2,2, 112-115°). En façade, un capteur de 50 mégapixels (f/2,4) sans autofocus assure les selfies.
De jour, le capteur principal livre des clichés d’une qualité que nous n’attendions pas à ce niveau de prix. Le piqué est très bon, les couleurs sont fidèles et la plage dynamique gère correctement les écarts entre zones d’ombre et de lumière. Le mode 200 Mpx produit des fichiers volumineux, sans gain flagrant de détails à l’écran du smartphone. En revanche, le zoom numérique x2 (recadrage dans le capteur principal) donne des résultats remarquables, quasi indiscernables d’une photo plein capteur.
Le téléobjectif x3,5 constitue lui aussi l’une des bonnes surprises de ce test. Les images sont nettes, détaillées, avec une colorimétrie cohérente par rapport au capteur principal. Le mode portrait tire particulièrement parti de cette focale de 80 mm, avec un détourage précis, un bokeh progressif et des teintes de peau bien respectées. Le zoom reste exploitable jusqu’à x7, voire x10 si l’on n’est pas trop exigeant. Au-delà, le lissage devient trop visible. Enfin, le zoom maximal de x120 relève davantage du gadget que de l’outil photographique.
De son côté, l’ultra grand-angle est, sans surprise, le maillon faible de l’ensemble. Avec seulement 8 mégapixels, le manque de piqué se fait sentir dès que l’on zoome dans l’image. De jour, les clichés restent lisibles et les déformations bien corrigées en périphérie. Dès que la lumière baisse, les résultats chutent nettement. En mode nocturne, ce capteur montre cruellement ses limites.
Justement, lorsque la lumière vient à manquer, le capteur principal s’en sort avec les honneurs. Son mode nuit gère bien les sources lumineuses artificielles, conserve des couleurs fidèles et produit des images suffisamment détaillées pour un smartphone dans cette zone tarifaire. Le traitement logiciel a certes parfois tendance à trop éclaircir la scène, mais le résultat global reste très satisfaisant. Le téléobjectif perd quant à lui logiquement en précision après le coucher du soleil, tout en maintenant une lisibilité correcte jusqu’au zoom x3,5.
La caméra frontale de 50 mégapixels produit des selfies détaillés en journée, avec un mode portrait efficace et un détourage fin. Quand la lumière baisse, le traitement numérique lisse davantage la peau, ce qui peut dénaturer un peu le résultat.
En vidéo, le Realme 16 Pro+ filme jusqu’en 4K à 60 i/s sur le capteur principal et le téléobjectif. L’image est détaillée de jour, avec notamment une belle gestion des contrastes.
L’autonomie et la recharge
C’est sans aucun doute ici que le Realme 16 Pro+ se démarque le plus de la concurrence. Il débarque en effet avec une énorme batterie de 7 000 mAh silicium-carbone, qui offre une excellente endurance. En usage mixte (navigation, messagerie, réseaux sociaux, un peu de photo, streaming ponctuel), nous avons systématiquement atteint les deux jours complets sans chercher de prise électrique. Lors des journées plus intenses, mêlant jeu, GPS sur le scooter, scroll sur les réseaux sociaux et sessions de streaming vidéo prolongées, la batterie a tenu largement la journée avec encore environ 25 à 30 % à l’heure d’aller au lit.
Du côté de la recharge, c’est en revanche un peu moins folichon. Le smartphone est certes compatible 80 W, mais uniquement avec le chargeur SuperVOOC dédié… non fourni, rappelons-le. Avec ce dernier, vous pouvez viser un passage de 0 à 50 % en un peu moins de trente minutes, et une charge complète en un peu plus d’une heure. Comme il y a fort à parier que peu d’acquéreurs du 16 Pro+ vont se fendre d’une cinquantaine d’euros supplémentaires pour se procurer ce chargeur SuperVOOC dédié, les temps de recharge devraient être significativement plus longs pour la majorité des utilisateurs.
Enfin, gardez à l’esprit que ce modèle ne propose aucune charge sans fil. Il s’agit d’un choix assumé par Realme, qui privilégie la capacité de la batterie et le tarif.
Aussi sûr qu’Apple lance ses nouveaux iPhone en septembre, LG profite toujours du printemps pour lancer officiellement sa nouvelle gamme de téléviseurs OLED. Une gamme toujours représentée par les modèles B, C, G et W, qui mise une fois encore sur une amélioration sensible de la luminosité et la réduction des reflets. Rapide tour du propriétaire avant de nous intéresser aux prix !
Ce qu’il faut retenir des LG B6, C6, G6 et W6
La grosse nouveauté de cette année, c’est la démocratisation de la technologie OLED Tandem sur les modèles les plus onéreux. À partir du LG C6 (en 77 et 83 pouces uniquement), on récupère en effet une dalle utilisant la technologie Brightness Booster Pro, promettant des pics de luminosité 3,9 fois supérieurs à un écran OLED classique. Naturellement, toute la famille des G6 en profite également. La marque annonce une luminosité de 2 300 nits, un record pour ce type d’écrans. La gamme G6 accueille également un nouveau revêtement Reflection Free deux fois plus efficace que la génération précédente.
Le nec plus ultra de LG cette année s’appelle W6. D’une épaisseur de 9 mm seulement, il se destine à une installation murale (le W, c’est pour « Wall ») et se décline en deux modèles géants de 77” et 83”. Sans fil, le W6 déporte toute l’électronique, ou presque, dans un boîtier « Zero Connect » à installer ailleurs dans le salon, dans une limite de dix mètres pour ne pas dégrader le flux vidéo.
Est commun aux C6, G6 et W6 le nouveau processeur α11 AI 4K Gen3, démultipliant la puissance de calcul et la fluidité de l’interface. LG promet des performances graphiques en hausse de 70 % – parfait pour supporter la nouvelle fréquence d’affichage de 165 Hz de ces modèles.
Enfin, la gamme B6 vise le rapport qualité-prix. Ici, on recycle une dalle OLED classique, de 120 Hz, ainsi qu’un processeur α8 AI Gen3 d’ancienne génération. Tous ces nouveaux modèles seront lancés avec webOS 26 et profiteront de cinq ans de mises à jour.
Des tarifs stables, voire en baisse !
On pouvait avoir des craintes au vu du contexte entourant les composants informatiques, mais LG lancera finalement ses nouveaux produits en mai prochain à des tarifs très attractifs, notamment pour le B6 en 77” dont le prix fond, par rapport à l’an dernier.
La sortie du MacBook Neo a beau pousser la concurrence à faire son introspection, elle pose aussi un énorme défi logistique à son concepteur. Basé sur la puce A18 Pro des iPhone de l’année dernière, le nouvel ordinateur portable vendu 699 € s’écoule peut-être un peu trop vite pour qu’Apple puisse suivre la cadence.
Un succès inattendu ?
Avec son MacBook Neo, Apple fait un pari audacieux : utiliser des puces de smartphones pour abaisser considérablement le prix d’entrée dans son catalogue d’ordinateurs portables (le MacBook Neo s’affiche 500 € moins cher que le MacBook Air dernier cri). Mais il ne s’agit pas de n’importe quelle puce : Apple recycle en réalité un lot « défectueux » de puces A18 Pro, amputé d’un cœur graphique (cinq cœurs GPU contre six normalement). Bien vu, pour ne pas gaspiller d’importants stocks de silicium. Mais le problème est que les stocks s’épuisent à un rythme très, très soutenu.
D’après les sources du journaliste Tim Culpan, Apple pourrait rapidement assécher son stock, et doit déjà envisager de relancer la production de sa puce de l’an dernier. Une gageure, même pour l’une des entreprises les plus riches du monde : TSMC, l’entreprise taïwanaise qui grave ces puces, tourne déjà à plein régime. Réallouer une ligne de production à ces puces « datées » et effectuer l’opération de soustraire un cœur GPU entraînerait des coûts faramineux.
Finalement, Apple pourrait se retrouver confronté au même problème que l’ensemble des constructeurs de la tech en 2026 : soit augmenter ses prix pour répercuter le surcoût de la production de nouvelles puces, soit absorber ce coût pour que le MacBook Neo reste le plus attractif possible, faisant ainsi entrer quantité de nouveaux venus dans l’écosystème Apple.
Un nouveau modèle déjà assuré
Dans l’attente de connaître à quelle sauce les consommateurs vont être mangés (ou brossés dans le sens du poil), Apple planche déjà naturellement sur un successeur à Neo. De l’aveu de Tim Cook, aucun autre MacBook ne s’est vendu aussi vite la semaine de son lancement. Preuve que le fabricant a fait le bon choix avec son entrée de gamme. D’autant que tous les sites spécialisés s’accordent à dire qu’il n’existe tout simplement pas de meilleur ordinateur portable à 699 € actuellement. Pour The Verge, le MacBook Neo est même ce qui pouvait arriver de mieux au marché de l’informatique, en cela que sa sortie va obliger les fabricants de PC Windows à considérablement améliorer leur copie pour lui tenir tête à un prix aussi attractif.
Pour l’encore hypothétique MacBook Neo 2, Apple réutiliserait probablement les puces A19 Pro logées aujourd’hui au sein des iPhone 17 Pro et iPhone Air. D’après des rumeurs très préliminaires, ce futur modèle embarquerait toutefois 12 Go de RAM, contre 8 Go seulement aujourd’hui. Mais, quand on sait combien coûte la mémoire vive cette année, Apple arrivera-t-il à résister à une hausse des prix ?
Un énorme chantier, dont l’objet est de « réduire la dépendance numérique extra-européenne », explique la DINUM, et qui concernera d’ici la fin d’année l’ensemble des ministères. Dans un contexte géopolitique tendu, et après un sursaut de lucidité sur l’énorme retard accumulé par l’Europe dans le développement de ses propres outils numériques, cette annonce est aussi prometteuse que tardive.
Linux a le vent en poupe
Concrètement, la Direction interministérielle du numérique annonce ni plus ni moins que « sa sortie de Windows au profit de postes sous système d’exploitation Linux ». En clair, les ordinateurs de la DINUM n’utiliseront plus le système d’exploitation phare de Microsoft, mais une distribution Linux non précisée. Une bascule qui a pour but de réduire la dépendance du ministère aux outils américains, mais qui devrait également renforcer la sécurité des infrastructures – Linux ayant meilleure réputation sur ce point.
Si l’annonce est inédite pour un ministère, elle ne l’est pas réellement à l’échelle française. La gendarmerie nationale utilise en effet Linux depuis 2008 et, à l’échelle locale, plusieurs municipalités (notamment lyonnaises) ont annoncé l’an dernier tourner le dos à Windows au profit du système représenté par un manchot.
Si le système d’exploitation est l’arbre qui cache la forêt, c’est en réalité l’ensemble des outils numériques utilisés par les ministères qui vont évoluer. Pour l’instant non contraignantes, les recommandations de la DINUM encouragent notamment les administrations à utiliser les outils de la Suite numérique, comprenant notamment des alternatives à Google Meet (Visio) et d’autres plateformes américaines.
Un gros chantier
D’ici l’automne prochain, indique la DINUM, « chaque ministère (opérateurs inclus) sera tenu de formaliser son propre plan […], portant sur les axes suivants : poste de travail, outils collaboratifs, anti-virus, intelligence artificielle, bases de données, virtualisation, équipements réseau ». Autant dire que les responsables de parcs informatiques ne vont pas chômer, et que les agents vont devoir passer par la case formation à plus d’une reprise. Linux a beau être un système ouvert, son fonctionnement est très différent de celui de Windows et nécessite une adaptation.
« Nous devons nous désensibiliser des outils américains et reprendre le contrôle de notre destin numérique. Nous ne pouvons plus accepter que nos données, nos infrastructures et nos décisions stratégiques dépendent de solutions dont nous ne maîtrisons ni les règles, ni les tarifs, ni les évolutions, ni les risques », a réagi le ministre David Amiel.
Pour forcer les abonnements à son service YouTube Premium, Google ne semble reculer devant aucune friction. Sur Reddit, plusieurs internautes anglo-saxons se plaignent en effet que la plateforme de vidéos en ligne les oblige dorénavant à regarder des publicités pouvant durer 90 secondes avant de pouvoir accéder au contenu désiré.
Des pubs de 90 secondes pour encourager les abonnements
« Alors, ça commence », soupire un internaute postant sur Reddit une photo de son téléviseur, affichant une publicité, impossible à passer, de 90 secondes avant de pouvoir accéder à la vidéo désirée. Si Google ne se prive déjà pas de passer plusieurs publicités à la suite, elles sont généralement courtes ou, si elles ne le sont pas, peuvent être passées. Cette image prouve qu’une nouvelle stratégie est peut-être à l’étude dans les locaux de YouTube.
À l’étude, oui, car, pour l’heure, Google n’a fait aucune annonce officielle. Par ailleurs, tous les internautes ne semblent pas rencontrer ces nouvelles publicités très intrusives, ce qui laisse penser à une expérimentation comme les Gafam en mènent à longueur d’année sur un panel serré d’utilisateurs et d’utilisatrices. Google essaie probablement de jauger à quel point des publicités aussi longues, et impossibles à passer, permettent de « convertir » des internautes vers son abonnement YouTube Premium, qui ne contient aucune publicité.
Photo d’un internaute montrant une publicité impossible à passer, de 90 secondes.
La lente “enshittification” de YouTube
Si elle venait à être déployée mondialement, cette nouveauté marquerait probablement le pinacle d’années de durcissement de YouTube à l’encontre des utilisateurs et utilisatrices gratuits de la plateforme. Une « enshittification », pour utiliser un terme très à la mode ces derniers mois, qui désigne la politique de dégradation des services en ligne afin « d’encourager » les internautes à souscrire un abonnement.
Cela s’est notamment illustré ces dernières années par la croisade menée par Google contre les bloqueurs de publicités. Les éditeurs de ces extensions pour navigateurs jouent au jeu du chat et de la souris : Google corrige les failles permettant de contourner les pubs, les extensions trouvent d’autres portes dérobées, et ainsi de suite. Toujours est-il qu’utiliser YouTube dans sa version gratuite, en 2026, et sans bloqueur de pub fonctionnel, est devenu extrêmement pénible.
C’est précisément ce que semble viser Google avec ce genre de méthode : parier sur l’épuisement des utilisateurs et utilisatrices, qui n’auront d’autre choix que de céder pour YouTube Premium afin de redécouvrir, enfin, une version assainie de YouTube. Mais, alors que l’abonnement coûte aujourd’hui 12,99 € par mois, pas certain que tout le monde puisse se le permettre. Surtout quand d’autres plateformes continuent d’augmenter leurs prix.
Commençons par enfoncer une porte ouverte : un aspirateur classique, aussi puissant soit-il, ne peut pas grand-chose contre une tache de café incrustée dans un coussin de canapé ou une traînée de boue séchée sur un tapis. C’est précisément le créneau sur lequel Bissell positionne son SpotClean C9 Pro, un nettoyeur textile portable qui fonctionne par injection-extraction. Le principe n’a rien de nouveau bien sûr. On pulvérise une solution nettoyante, on frotte mécaniquement la surface, puis on aspire l’eau sale. Rien de nouveau sous le soleil, donc, mais Bissell promet quelques petits raffinements qui pourraient bien démarquer son SpotClean C9 Pro du lot. Nous l’avons donc mis à l’épreuve sur différentes surfaces, pour vérifier ce qu’il avait réellement dans le ventre.
Le design et la construction
Première impression en déballant l’appareil : on n’est pas face à un petit accessoire qu’on rangera dans un tiroir. Le C9 Pro affiche un gabarit intermédiaire pour sa catégorie, à peu près celui d’un aspirateur à main costaud, en un peu plus volumineux. C’est clairement le genre de machine qu’on sort du placard quand il y a une vraie tache à traiter, pas pour éponger trois gouttes d’eau.
Côté conception, tout est pensé autour de la séparation eau propre/eau sale. Le réservoir d’eau propre affiche 1,7 litre de contenance, celui d’eau sale 1,5 litre. Dans la pratique, cela permet de traiter plusieurs zones à la suite sans devoir vider et remplir l’ensemble toutes les cinq minutes. Ce qui est franchement appréciable quand on s’attaque à un canapé entier ou à un escalier recouvert de moquette. Le flexible mesure de son côté 1,5 mètre et le câble d’alimentation atteint 4,6 mètres, ce qui laisse une marge de manœuvre correcte pour travailler sans déplacer la base en permanence.
Le design n’a rien de spectaculaire, mais se montre assez plaisant. Tout est fonctionnel, sobre et l’ensemble dégage une belle impression d’outil conçu pour faire son travail sans chichis. On apprécie aussi tout particulièrement le fait que les réservoirs se retirent facilement. Un point qui compte beaucoup à l’usage.
Prise en main et ergonomie
Bissell n’en est pas à son coup d’essai en matière de détacheur et l’expérience du fabricant se ressent dans l’ergonomie. L’appareil se prend en main sans difficulté particulière et la logique d’utilisation est immédiate. On remplit le réservoir d’eau propre avec la solution Bissell fournie, on branche, on choisit son niveau de nettoyage et on attaque. Deux modes sont proposés, avec un mode standard pour l’entretien courant et un mode plus appuyé pour les salissures récalcitrantes. La bascule entre les deux se montre très simple.
Notez au passage que le C9 Pro intègre un système de rinçage du tuyau après usage. Sur ce type de machine, c’est loin d’être un détail. Quiconque a déjà utilisé un injecteur-extracteur sait à quel point le nettoyage post-utilisation peut être fastidieux, avec des odeurs qui s’installent vite si le flexible n’est pas correctement rincé. Ici, Bissell a manifestement réussi à simplifier cette corvée. Ce qui se révèle très appréciable à l’usage !
Il y a tout de même un bémol, qui est à aller chercher du côté du poids. Réservoir vide, ça reste gérable, mais une fois rempli, l’ensemble prend du lest et la sensation de portabilité s’émousse un peu. On n’est clairement pas sur un appareil que l’on bouge d’une pièce à l’autre sans y penser. C’est un outil de nettoyage localisé, pas un compagnon nomade. Il faut le savoir avant l’achat.
L’efficacité du nettoyage
Bien sûr, le plus important pour ce genre de produit est avant tout son efficacité. Dans ce domaine, le C9 Pro ne craint rien ni personne. Nous l’avons testé sur plusieurs types de surfaces, notamment des coussins de canapé en tissu, des tapis synthétiques, une moquette d’escalier et même un siège auto. À chaque fois, le résultat nous a agréablement surpris.
Sur des taches fraîches, le traitement est rapide et net. Un passage suffit généralement pour les salissures légères. Sur des taches plus anciennes, deux à trois passages en mode intensif ont été nécessaires, mais le résultat final était convaincant. L’aspiration, surtout, fait bien son travail puisque le textile ne reste pas détrempé après le passage, ce qui est souvent le point faible des appareils de cette catégorie.
Au final, nous avons retrouvé des surfaces propres et relativement sèches au toucher après seulement quelques minutes de séchage naturel. Gardez tout de même bien en tête que tout cela n’est pas magique et que de l’huile de coude est souvent nécessaire pour obtenir un résultat parfait. On n’a rien sans rien.
Autre précision : le C9 Pro n’a pas vocation à remplacer un nettoyeur de sol ou un aspirateur-laveur. Sa proposition, c’est le nettoyage ponctuel, là où un aspirateur classique montre ses limites et où le nettoyage à la main serait long, fatigant et moins efficace. Sur ce terrain précis, il fait très bien le boulot.
L’IA, c’est formidable, qu’ils nous disent. Ça trouve des vaccins, ça résout des équations, ça nous rend plus productifs, ça réchauffe la planète, assèche les rivières et fait perdre des emplois… Mais, surtout, ça ne sait pas dire l’heure. Alors qu’OpenAI a toujours été très vocal sur sa prétendue capacité à développer une intelligence artificielle générale, qui surpasserait l’intellect humain, ChatGPT ne sait toujours pas lancer un bête chronomètre. Et il ne saura toujours pas le faire dans un an, de l’aveu même de Sam Altman.
L’IA la plus populaire au monde est incapable de déclencher un chronomètre
L’article de Gizmodo est moqueur, mais il est bon de rappeler qu’OpenAI, entreprise valorisée à 852 milliards de dollars et qui prépare son entrée en bourse, vante depuis des années sa capacité à changer nos vies pour le meilleur. Un retour sur Terre, occasionnel, est toujours le bienvenu. Invité du talk show Mostly Human, Sam Altman a été cuisiné au sujet des vidéos virales de @huskistaken, qui publie sur TikTok des clips humoristiques illustrant les limites les plus absurdes de l’IA. Dans la vidéo montrée à Altman, le vidéaste demande à ChatGPT de chronométrer une course d’un mile (1,6 km), ce qu’il est incapable de faire. Après seulement quelques secondes de course, Husk interrompt ChatGPT pour lui demander son temps : 10 minutes, assure mordicus le chatbot.
« C’est un problème connu », assure Sam Altman dans l’émission. Le patron d’OpenAI ajoute que le modèle vocal de ChatGPT n’a pas la capacité de lancer un chronomètre ou d’avoir connaissance du temps qui passe, « mais nous ajouterons ce genre d’intelligence dans le modèle », assure-t-il, avant de clarifier que cela pourrait prendre « peut-être un an de plus » avant que ChatGPT soit capable d’effectuer cette action aussi élémentaire – que Siri et Google Assistant savaient accomplir il y a 15 ans.
Menteur menteur
Taquin, Husk a publié une autre vidéo quelques jours plus tard pour piéger ChatGPT. Il commence par lui demander la même chose : « Je vais m’apprêter à courir un mile, je veux que tu me chronomètres, peux-tu faire ça ? » Le robot lui assure que c’est dans ses cordes. Le vidéaste active alors la caméra de son smartphone pour montrer à ChatGPT les images de Sam Altman déclarant que son assistant vocal était incapable de lancer un chronomètre. Pourtant, ChatGPT n’en démord pas, il sait chronométrer les utilisateurs. « Je peux t’assurer que j’ai bien la capacité de te chronométrer », martèle le chatbot. « Très bien, je vais courir un mile alors. Lance le timer », exige Husk avant que ChatGPT s’exécute. Quelques secondes plus tard, le vidéaste l’interrompt et lui demande son temps : « Bon retour ! Cela t’a pris 7 minutes de courir un mile. »
Évidemment insignifiante pour beaucoup, cette limite de ChatGPT (et d’autres LLM) écorne pourtant les promesses faites à longueur d’année par les promoteurs de l’intelligence artificielle. Non, ce n’est pas un outil magique. C’est une machine, qui a ses failles – aussi absurdes soient-elles. Et, alors qu’une part considérable des finances mondiales semble désormais fléchée vers le développement de cette technologie, il est sans doute bon de s’en souvenir.
Alors que Valve cherche toujours le « bon moment » pour lancer ses nouveaux produits, dont le casque de VR Steam Frame, elle se fait la main en publiant, chez la concurrence, une application particulièrement bienvenue. Steam Link permet de streamer ses jeux vidéo depuis son PC directement sur les écrans du Vision Pro d’Apple.
Le Vision Pro devient un vrai accessoire gaming
On ne va pas se le cacher : on doute fortement qu’un successeur au Vision Pro voie le jour dans un futur proche. La tentative de percée d’Apple dans le monde de la réalité mixte ne semble pas s’être passée comme prévu – le marché reste ultradominé par un Meta qui, désormais, retire ses billes du métavers et de la VR, et le prix actuel des composants ferait de ce produit, déjà grand luxe, un produit absolument inabordable même pour son public cible. Reste que le Vision Pro M5 est un casque tout à fait impressionnant, notamment grâce à ses écrans de haute qualité.
Des écrans qui, désormais, peuvent projeter vos jeux vidéo PC préférés via Steam Link. Valve propose en effet de participer à la bêta de la version Vision Pro de son service de streaming local, en s’inscrivant au programme TestFlight (gratuit). Une version encore préliminaire, susceptible de mal fonctionner, mais qui permet déjà de diffuser ses jeux en 4K sur le casque haut de gamme d’Apple.
Attention, malgré les apparences, impossible de streamer des jeux VR avec Steam Link. Il s’agit, comme les jeux Game Pass sur un casque Meta Quest, par exemple, d’une image plate, simplement diffusée sur les écrans du Vision Pro. Cela n’en fait pas moins une expérience très immersive – d’autant que Steam Link permet d’adapter la courbure de l’écran en mode panoramique.
Une excellente connexion est requise
Si Valve ne peut proposer des jeux VR via Steam Link sur Vision Pro, ce n’est pas une punition, mais une limitation technique. D’après sa documentation, le streaming VR demande une latence inférieure à 20 ms. Une valeur atteignable uniquement grâce à une connexion directe entre un casque et l’émetteur (l’ordinateur), avec un dongle, par exemple (ce qui sera le cas du Steam Frame). L’Apple Vision Pro, lui, se connecte en wifi au réseau domestique, ce qui allonge le traitement et ne permet pas d’obtenir une latence aussi faible.
Ce sera d’ailleurs un aspect à prendre en compte pour profiter au mieux de vos jeux sur le Vision Pro. Déjà disponible sur les téléviseurs connectés, Steam Link est une application qui est très sujette aux interférences du réseau. Les joueurs et joueuses les mieux renseigné·es ont ainsi tendance à préférer à Steam Link le duo Sunshine/Moonlight, qui permet de streamer son ordinateur sur n’importe quel écran, avec une latence beaucoup plus basse que la solution de Valve.
Reste que c’est déjà un très bon premier pas pour dépoussiérer un Vision Pro qui traînerait dans un tiroir, voire pour faire office d’excuse si l’achat de ce drôle de produit commençait à vous démanger.
On voit les plus réfractaires faire la moue d’ici, mais on vous l’assure : les essayer, c’est les adopter. Les onglets verticaux, inaugurés sur le navigateur Arc au début des années 2020, sont depuis apparus sur d’innombrables navigateurs web… sauf sur Chrome. C’est désormais chose faite, avec la dernière version de l’appli, désormais disponible sur ordinateur.
Comment activer les onglets verticaux sur Chrome ?
« Faites-en plus avec les nouveaux onglets verticaux », propose le billet de blog publié hier par Google, promettant une augmentation de la productivité à ses quelques milliards d’utilisateur·rices dans le monde. Après de longs mois de tests sur les versions expérimentales de Chrome, Google donne enfin le coup d’envoi de cette fonctionnalité attendue de longue date.
Une « disposition idéale pour le multitâche, puisqu’elle permet de ne jamais perdre un onglet de vue », ajoute le billet de blog, tout en rappelant que cette vue verticale se conjugue parfaitement bien avec la vue fractionnée (Split View), permettant d’afficher deux onglets côte à côte (une autre fonction réclamée à cor et à cri par la communauté qui n’est apparue que récemment).
Pour activer les onglets verticaux sur Chrome, rien de plus simple.
Mettez à jour Google Chrome sur votre ordinateur.
Faites clic droit sur la barre d’onglets du navigateur.
Sélectionnez « Afficher les onglets verticalement ».
Comme d’habitude avec Google, le déploiement de cette mise à jour peut prendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Pensez à vérifier régulièrement les mises à jour si vous ne pouvez pas encore accéder à cette option.
Un mode lecture plus confortable
Google ne s’arrête pas là et inaugure aussi une nouvelle mouture du mode Lecture, présenté par la marque comme « l’une de ses fonctionnalités phares de Chrome ». Désormais, le mode est accessible depuis le menu déroulant (clic droit) depuis n’importe quelle page. Il permet de faire disparaître les distractions visuelles (notamment la barre d’onglets, qu’elle soit verticale ou horizontale), et de mettre en valeur le texte pour faciliter, on vous le donne en mille, la lecture.
À l’instar de la fonction similaire sur iOS, par exemple, le mode lecture désactive l’essentiel de l’habillage des pages web pour ne laisser apparent que le texte et éventuellement des images. Mais cela a aussi le mérite de masquer, la plupart du temps, les publicités ou autres éléments gênant votre lecture.
Google Chrome, qui poursuit sa mue vers un navigateur 100 % IA, est utilisé par plus de 66 % des internautes dans le monde.