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Reçu hier — 20 avril 2026

Le Narwal Flow 2 débarque en France avec sa serpillière-chenille et son IA de navigation

Présenté au CES 2026 en janvier dernier, le Narwal Flow 2 se faisait attendre de ce côté-ci de l’Atlantique. Déjà lancé aux États-Unis il y a quelques jours, le robot aspirateur-laveur est désormais également disponible en France. Le fabricant ne relâche pas le rythme, dans la mesure où le premier Narwal Flow (testé dans nos colonnes) est sorti il y a quelques mois à peine, en septembre dernier.

Dans un marché des aspirateurs-robots qui ressemble désormais à un coupe-gorge tant les produits sont nombreux et de qualité, Narwal compte sur quelques nouveautés intéressantes sur le papier pour se démarquer. À commencer par le système FlowWash, qui constitue la différenciation technique centrale du Flow 2. Oubliez le rouleau classique ou les patins rotatifs que l’on retrouve chez la concurrence. Narwal opte ici pour une chenille (« track mop ») qui se rince en continu à l’eau chaude portée à 60 °C, applique 12 N de pression vers le bas et sépare l’eau sale en temps réel. Le résultat, selon le constructeur, est un nettoyage qui ne se contente jamais d’étaler la saleté.

Par rapport au Flow original, la serpillière peut désormais s’étendre de 4,6 cm sur le côté pour atteindre les plinthes et les coins. C’est un vrai gain pratique. Une fois le cycle terminé, la base prend le relais en lavant la serpillière à l’eau chaude puis en la séchant à l’air chaud à 40 °C.

Narwal Flow 2
La puissance d’aspiration est annoncée à 30 000 Pa, soit une puissance monstre qui devient la norme sur tous les modèles haut de gamme récents.

Le robot fait appel au cloud pour comprendre son environnement

Si le lavage constitue le socle du Flow 2, c’est du côté de la navigation que se joue aussi le véritable saut générationnel. Le système NarMind Pro embarque deux caméras RGB 1080p offrant un champ de vision de 136°, un LiDAR et un modèle de langage visuel baptisé VLM OmniVision. Concrètement, lorsque le robot ne parvient pas à identifier un objet avec ses ressources locales, il envoie une image au cloud pour analyse. Le constructeur promet ainsi une reconnaissance « illimitée » d’objets, là où les modèles concurrents se cantonnent généralement à une liste prédéfinie. Plusieurs modes spécifiques découlent de cette intelligence embarquée, notamment Baby Care, Pet Care et AI Floor Tag, le tout accompagné d’une cartographie 3D en couleur.

Narwal Flow 2

Un entretien pensé pour être minimal

Narwal a visiblement voulu réduire au strict minimum les interventions de l’utilisateur. Le sac à poussière de 2,5 L promet jusqu’à 120 jours d’autonomie, et le filtre lavable ne demande qu’un nettoyage mensuel. Pour le reste de la fiche technique, le robot affiche un profil de 95 mm de hauteur, franchit des seuils de 40 mm, répond à 34 commandes vocales et se montre compatible avec Alexa, Google Home et Siri. Le poids combiné du robot et de sa base atteint 15 kg.

Le Narwal Flow 2 débarque en France avec sa serpillière-chenille et son IA de navigation

20 avril 2026 à 08:00

Présenté au CES 2026 en janvier dernier, le Narwal Flow 2 se faisait attendre de ce côté-ci de l’Atlantique. Déjà lancé aux États-Unis il y a quelques jours, le robot aspirateur-laveur est désormais également disponible en France. Le fabricant ne relâche pas le rythme, dans la mesure où le premier Narwal Flow (testé dans nos colonnes) est sorti il y a quelques mois à peine, en septembre dernier.

Dans un marché des aspirateurs-robots qui ressemble désormais à un coupe-gorge tant les produits sont nombreux et de qualité, Narwal compte sur quelques nouveautés intéressantes sur le papier pour se démarquer. À commencer par le système FlowWash, qui constitue la différenciation technique centrale du Flow 2. Oubliez le rouleau classique ou les patins rotatifs que l’on retrouve chez la concurrence. Narwal opte ici pour une chenille (« track mop ») qui se rince en continu à l’eau chaude portée à 60 °C, applique 12 N de pression vers le bas et sépare l’eau sale en temps réel. Le résultat, selon le constructeur, est un nettoyage qui ne se contente jamais d’étaler la saleté.

Par rapport au Flow original, la serpillière peut désormais s’étendre de 4,6 cm sur le côté pour atteindre les plinthes et les coins. C’est un vrai gain pratique. Une fois le cycle terminé, la base prend le relais en lavant la serpillière à l’eau chaude puis en la séchant à l’air chaud à 40 °C.

Narwal Flow 2
La puissance d’aspiration est annoncée à 30 000 Pa, soit une puissance monstre qui devient la norme sur tous les modèles haut de gamme récents.

Le robot fait appel au cloud pour comprendre son environnement

Si le lavage constitue le socle du Flow 2, c’est du côté de la navigation que se joue aussi le véritable saut générationnel. Le système NarMind Pro embarque deux caméras RGB 1080p offrant un champ de vision de 136°, un LiDAR et un modèle de langage visuel baptisé VLM OmniVision. Concrètement, lorsque le robot ne parvient pas à identifier un objet avec ses ressources locales, il envoie une image au cloud pour analyse. Le constructeur promet ainsi une reconnaissance « illimitée » d’objets, là où les modèles concurrents se cantonnent généralement à une liste prédéfinie. Plusieurs modes spécifiques découlent de cette intelligence embarquée, notamment Baby Care, Pet Care et AI Floor Tag, le tout accompagné d’une cartographie 3D en couleur.

Narwal Flow 2

Un entretien pensé pour être minimal

Narwal a visiblement voulu réduire au strict minimum les interventions de l’utilisateur. Le sac à poussière de 2,5 L promet jusqu’à 120 jours d’autonomie, et le filtre lavable ne demande qu’un nettoyage mensuel. Pour le reste de la fiche technique, le robot affiche un profil de 95 mm de hauteur, franchit des seuils de 40 mm, répond à 34 commandes vocales et se montre compatible avec Alexa, Google Home et Siri. Le poids combiné du robot et de sa base atteint 15 kg.

Dyson dévoile un purificateur capable de suivre l’utilisateur dans la pièce

19 avril 2026 à 08:00

Jusqu’ici, un purificateur d’air soufflait dans une direction fixe, et c’était à l’utilisateur de venir se placer dans le flux. Dyson entend inverser cette logique avec le Find+Follow Purifier Cool, une nouvelle génération de purificateur ventilateur qui détecte, suit et cible l’utilisateur en temps réel. Le principe paraît limpide. Sa mise en œuvre technique, en revanche, l’est nettement moins.

L’appareil s’appuie pour cela sur 17 points de détection qui lui permettent de localiser la présence humaine et d’orienter le flux d’air en conséquence. Le système peut aussi s’adapter à la présence de plusieurs personnes simultanément dans une même pièce, et il interrompt ses mouvements en l’absence d’utilisateur afin d’optimiser la consommation d’énergie.

Une filtration double flux contre particules et gaz

Côté purification, Dyson ne se contente pas de l’effet ventilateur. Le Find+Follow Purifier Cool embarque un filtre HEPA H13 hermétique, capable de capturer 99,95 % des particules jusqu’à 0,1 micron. Un second filtre, baptisé K-Carbon et enrichi en carbonate de potassium, vient compléter le dispositif en adsorbant jusqu’à 50 % de dioxyde d’azote (NO₂) supplémentaire, un polluant courant issu notamment des cuissons et appareils à gaz.

Dyson Find+Follow Purifier Cool
Dyson Find+Follow Purifier Cool

L’appareil ne filtre pas à l’aveugle. Il surveille en continu cinq polluants intérieurs (PM2,5, PM10, COV, NO₂ et formaldéhyde) et ajuste automatiquement ses performances en fonction de la qualité de l’air mesurée. Cette combinaison d’un filtre particulaire et d’un filtre gaz renforcé positionne clairement le produit sur le segment haut de gamme de la purification domestique, même si l’absence de données sur le débit d’air ou la superficie couverte empêche pour l’heure toute comparaison rigoureuse avec la concurrence.

Suivi en temps réel et vie privée

Intégrer un système de vision dans un appareil domestique soulève inévitablement des questions de confidentialité. Dyson a visiblement anticipé le sujet. Selon le constructeur, les images captées par le dispositif sont traitées localement dans l’appareil, supprimées immédiatement et ne quittent jamais celui-ci. Aucune donnée visuelle ne transiterait donc vers le cloud ou vers des serveurs distants.

L’argument est rassurant, du moins sur le papier (et nous aurions aimé qu’un audit indépendant vienne l’étayer). Plusieurs éléments techniques manquent encore pour évaluer pleinement le dispositif, notamment la distance maximale de détection ou l’angle d’oscillation du système Find+Follow.

Mode nuit, application et pilotage à distance

Pour un usage nocturne, le purificateur propose un mode nuit annoncé comme 50 % plus silencieux, qui atténue également la luminosité de l’écran afin de ne pas perturber le sommeil. Notez toutefois que Dyson ne fournit aucun niveau sonore précis en décibels, ni en fonctionnement normal ni en mode nuit. C’est dommage, car cette donnée reste déterminante pour quiconque envisage de placer l’appareil dans une chambre.

Dyson Find+Follow Purifier Cool

L’ensemble est pilotable à distance via l’application MyDyson. Rien n’est en revanche précisé quant à une éventuelle compatibilité avec les assistants vocaux comme Alexa ou Google Home.

Lancement en juin 2026, prix encore inconnu

Le Dyson Find+Follow Purifier Cool sera disponible à partir de juin 2026. Le prix de vente n’a pas encore été communiqué, pas plus que les marchés concernés par ce lancement ni les coloris disponibles. Compte tenu du positionnement habituel de Dyson et de la technologie embarquée, il serait toutefois surprenant que la facture se montre modeste. De même, il y a fort à parier qu’il sorte également en France.

Reçu avant avant-hier

Dyson dévoile un purificateur capable de suivre l’utilisateur dans la pièce

Jusqu’ici, un purificateur d’air soufflait dans une direction fixe, et c’était à l’utilisateur de venir se placer dans le flux. Dyson entend inverser cette logique avec le Find+Follow Purifier Cool, une nouvelle génération de purificateur ventilateur qui détecte, suit et cible l’utilisateur en temps réel. Le principe paraît limpide. Sa mise en œuvre technique, en revanche, l’est nettement moins.

L’appareil s’appuie pour cela sur 17 points de détection qui lui permettent de localiser la présence humaine et d’orienter le flux d’air en conséquence. Le système peut aussi s’adapter à la présence de plusieurs personnes simultanément dans une même pièce, et il interrompt ses mouvements en l’absence d’utilisateur afin d’optimiser la consommation d’énergie.

Une filtration double flux contre particules et gaz

Côté purification, Dyson ne se contente pas de l’effet ventilateur. Le Find+Follow Purifier Cool embarque un filtre HEPA H13 hermétique, capable de capturer 99,95 % des particules jusqu’à 0,1 micron. Un second filtre, baptisé K-Carbon et enrichi en carbonate de potassium, vient compléter le dispositif en adsorbant jusqu’à 50 % de dioxyde d’azote (NO₂) supplémentaire, un polluant courant issu notamment des cuissons et appareils à gaz.

Dyson Find+Follow Purifier Cool
Dyson Find+Follow Purifier Cool

L’appareil ne filtre pas à l’aveugle. Il surveille en continu cinq polluants intérieurs (PM2,5, PM10, COV, NO₂ et formaldéhyde) et ajuste automatiquement ses performances en fonction de la qualité de l’air mesurée. Cette combinaison d’un filtre particulaire et d’un filtre gaz renforcé positionne clairement le produit sur le segment haut de gamme de la purification domestique, même si l’absence de données sur le débit d’air ou la superficie couverte empêche pour l’heure toute comparaison rigoureuse avec la concurrence.

Suivi en temps réel et vie privée

Intégrer un système de vision dans un appareil domestique soulève inévitablement des questions de confidentialité. Dyson a visiblement anticipé le sujet. Selon le constructeur, les images captées par le dispositif sont traitées localement dans l’appareil, supprimées immédiatement et ne quittent jamais celui-ci. Aucune donnée visuelle ne transiterait donc vers le cloud ou vers des serveurs distants.

L’argument est rassurant, du moins sur le papier (et nous aurions aimé qu’un audit indépendant vienne l’étayer). Plusieurs éléments techniques manquent encore pour évaluer pleinement le dispositif, notamment la distance maximale de détection ou l’angle d’oscillation du système Find+Follow.

Mode nuit, application et pilotage à distance

Pour un usage nocturne, le purificateur propose un mode nuit annoncé comme 50 % plus silencieux, qui atténue également la luminosité de l’écran afin de ne pas perturber le sommeil. Notez toutefois que Dyson ne fournit aucun niveau sonore précis en décibels, ni en fonctionnement normal ni en mode nuit. C’est dommage, car cette donnée reste déterminante pour quiconque envisage de placer l’appareil dans une chambre.

Dyson Find+Follow Purifier Cool

L’ensemble est pilotable à distance via l’application MyDyson. Rien n’est en revanche précisé quant à une éventuelle compatibilité avec les assistants vocaux comme Alexa ou Google Home.

Lancement en juin 2026, prix encore inconnu

Le Dyson Find+Follow Purifier Cool sera disponible à partir de juin 2026. Le prix de vente n’a pas encore été communiqué, pas plus que les marchés concernés par ce lancement ni les coloris disponibles. Compte tenu du positionnement habituel de Dyson et de la technologie embarquée, il serait toutefois surprenant que la facture se montre modeste. De même, il y a fort à parier qu’il sorte également en France.

L’Amazfit Cheetah 2 Pro joue la carte du titane pour séduire les coureurs exigeants

C’est ce qu’on appelle avoir le sens du timing. En dévoilant la Cheetah 2 Pro quelques jours avant les marathons de Boston et de Londres, Amazfit envoie un signal clair sur le positionnement de sa nouvelle montre de course. La marque, propriété de Zepp Health, entend séduire les coureurs sérieux avec un produit qui monte en gamme tant par ses matériaux que par ses fonctionnalités logicielles. La Cheetah 2 Pro est d’ores et déjà disponible, au prix public conseillé de 449,99 euros.

Du titane et du saphir pour encaisser les kilomètres

Le choix des matériaux constitue sans doute l’argument le plus visible de cette montée en gamme. Le boîtier inférieur et le cadre intermédiaire de la Cheetah 2 Pro sont fabriqués en titane de grade 5, un alliage réputé pour son rapport résistance-poids particulièrement favorable. Le verre de protection, lui, fait appel au saphir résistant aux rayures. De fait, Amazfit aligne ici des matériaux que l’on retrouve habituellement sur des montres sensiblement plus onéreuses.

Amazfit Cheetah 2 Pro

L’écran AMOLED de 1,32 pouce promet de son côté la lisibilité des données dans toutes les conditions. Quant à l’autonomie, elle est annoncée jusqu’à 29 heures en mode GPS et jusqu’à 17 jours en usage quotidien, d’après la marque. Ces chiffres, s’ils se confirment à l’usage, placeraient la montre dans le haut du panier pour une tocante à écran AMOLED. Notez que ni le poids exact ni les dimensions du boîtier n’ont été communiqués à ce stade.

Autre caractéristique intéressante : la Cheetah 2 Pro embarque un GPS double bande avec positionnement multi-satellites. Il s’agit d’un élément devenu quasi indispensable pour les coureurs qui s’entraînent en milieu urbain dense ou sous couvert forestier. Enfin, une lampe torche double mode à luminosité réglable complète l’équipement.

Amazfit Cheetah 2 Pro

Un écosystème logiciel tourné vers la performance

Au-delà du matériel, c’est aussi à travers le logiciel qu’Amazfit cherche à se différencier. Zepp Coach, le système de coaching intégré, génère des plans d’entraînement personnalisés couvrant des distances allant de 3 km au marathon complet. Les métriques avancées de course ne manquent pas, du rythme au seuil lactique en passant par la puissance de course, l’analyse de la foulée et les prédictions de temps d’arrivée.

Amazfit Cheetah 2 Pro

Le volet récupération n’est pas en reste. La montre collecte des données de fréquence cardiaque, de variabilité de la fréquence cardiaque (VFC), de sommeil et de fatigue, le tout consultable dans l’application Zepp. L’idée est de fournir une vision globale de la réponse du corps à la charge d’entraînement, un aspect que les coureurs aguerris surveillent de près.

Amazfit Cheetah 2 Pro

Pour ceux qui utilisent déjà des plateformes tierces, la Cheetah 2 Pro s’intègre à TrainingPeaks, Runna, Strava et Intervals.icu. Une compatibilité élargie qui pourrait convaincre les coureurs les plus exigeants, souvent attachés à leur écosystème d’entraînement.

Un ambassadeur de poids et des questions en suspens

Pour porter ce lancement, Amazfit s’appuie sur Rory Linkletter, coureur de marathon professionnel et ambassadeur de la marque. Ce dernier résume sa philosophie en ces termes : « L’entraînement pour un marathon, c’est une question de régularité, de discipline et d’intentionnalité dans chaque aspect de votre préparation. Alors que je m’entraîne pour Boston, la Cheetah 2 Pro m’aide à rester concentré sur les détails qui comptent, du rythme à la récupération et elle le fait d’une manière qui semble légère, confortable et adaptée aux exigences d’un entraînement à kilométrage élevé. » Un discours marketing assez convenu, mais qui a le mérite de bien montrer la cible visée par la marque.

L’Amazfit Cheetah 2 Pro joue la carte du titane pour séduire les coureurs exigeants

18 avril 2026 à 08:00

C’est ce qu’on appelle avoir le sens du timing. En dévoilant la Cheetah 2 Pro quelques jours avant les marathons de Boston et de Londres, Amazfit envoie un signal clair sur le positionnement de sa nouvelle montre de course. La marque, propriété de Zepp Health, entend séduire les coureurs sérieux avec un produit qui monte en gamme tant par ses matériaux que par ses fonctionnalités logicielles. La Cheetah 2 Pro est d’ores et déjà disponible, au prix public conseillé de 449,99 euros.

Du titane et du saphir pour encaisser les kilomètres

Le choix des matériaux constitue sans doute l’argument le plus visible de cette montée en gamme. Le boîtier inférieur et le cadre intermédiaire de la Cheetah 2 Pro sont fabriqués en titane de grade 5, un alliage réputé pour son rapport résistance-poids particulièrement favorable. Le verre de protection, lui, fait appel au saphir résistant aux rayures. De fait, Amazfit aligne ici des matériaux que l’on retrouve habituellement sur des montres sensiblement plus onéreuses.

Amazfit Cheetah 2 Pro

L’écran AMOLED de 1,32 pouce promet de son côté la lisibilité des données dans toutes les conditions. Quant à l’autonomie, elle est annoncée jusqu’à 29 heures en mode GPS et jusqu’à 17 jours en usage quotidien, d’après la marque. Ces chiffres, s’ils se confirment à l’usage, placeraient la montre dans le haut du panier pour une tocante à écran AMOLED. Notez que ni le poids exact ni les dimensions du boîtier n’ont été communiqués à ce stade.

Autre caractéristique intéressante : la Cheetah 2 Pro embarque un GPS double bande avec positionnement multi-satellites. Il s’agit d’un élément devenu quasi indispensable pour les coureurs qui s’entraînent en milieu urbain dense ou sous couvert forestier. Enfin, une lampe torche double mode à luminosité réglable complète l’équipement.

Amazfit Cheetah 2 Pro

Un écosystème logiciel tourné vers la performance

Au-delà du matériel, c’est aussi à travers le logiciel qu’Amazfit cherche à se différencier. Zepp Coach, le système de coaching intégré, génère des plans d’entraînement personnalisés couvrant des distances allant de 3 km au marathon complet. Les métriques avancées de course ne manquent pas, du rythme au seuil lactique en passant par la puissance de course, l’analyse de la foulée et les prédictions de temps d’arrivée.

Amazfit Cheetah 2 Pro

Le volet récupération n’est pas en reste. La montre collecte des données de fréquence cardiaque, de variabilité de la fréquence cardiaque (VFC), de sommeil et de fatigue, le tout consultable dans l’application Zepp. L’idée est de fournir une vision globale de la réponse du corps à la charge d’entraînement, un aspect que les coureurs aguerris surveillent de près.

Amazfit Cheetah 2 Pro

Pour ceux qui utilisent déjà des plateformes tierces, la Cheetah 2 Pro s’intègre à TrainingPeaks, Runna, Strava et Intervals.icu. Une compatibilité élargie qui pourrait convaincre les coureurs les plus exigeants, souvent attachés à leur écosystème d’entraînement.

Un ambassadeur de poids et des questions en suspens

Pour porter ce lancement, Amazfit s’appuie sur Rory Linkletter, coureur de marathon professionnel et ambassadeur de la marque. Ce dernier résume sa philosophie en ces termes : « L’entraînement pour un marathon, c’est une question de régularité, de discipline et d’intentionnalité dans chaque aspect de votre préparation. Alors que je m’entraîne pour Boston, la Cheetah 2 Pro m’aide à rester concentré sur les détails qui comptent, du rythme à la récupération et elle le fait d’une manière qui semble légère, confortable et adaptée aux exigences d’un entraînement à kilométrage élevé. » Un discours marketing assez convenu, mais qui a le mérite de bien montrer la cible visée par la marque.

Applications gratuites : combien valent vraiment vos données ?

Le geste est devenu réflexe. Attraper son smartphone et ouvrir une application météo au réveil, scroller quelques minutes sur Instagram, lancer une playlist, vérifier un itinéraire… Tout semble fluide, instantané et, en plus, c’est gratuit. Mais dans cette économie-là, rien ne l’est vraiment. Depuis plus d’une décennie, une règle implicite s’est imposée : si vous ne payez pas, c’est que vous êtes la matière première.

Ce modèle n’est pas né d’un complot, mais d’une logique économique. Les produits numériques ont un coût marginal proche de zéro : une fois développée, une application peut être distribuée à des millions d’utilisateurs et d’utilisatrices sans coût supplémentaire significatif (même s’il ne faut pas totalement oublier les coûts d’hébergement, de modération, de calcul d’intelligence artificielle, etc.). Dans ce contexte, la concurrence tire les prix vers le bas, jusqu’à la gratuité. Pour exister, ces services doivent donc trouver ailleurs leur source de revenus. Et cette source, ce sont les données.

Une collecte permanente et souvent invisible

Derrière chaque interaction se cache une captation d’informations. Les applications ne se contentent pas de ce que vous leur donnez volontairement (votre nom, votre e-mail ou votre âge), elles observent aussi ce que vous faites, comment vous le faites, et parfois même ce que vous pourriez faire ensuite. Sur des plateformes comme TikTok ou Facebook, le temps passé sur une vidéo, la vitesse de défilement ou les hésitations du doigt deviennent, par exemple, des signaux exploitables.

À cela s’ajoutent des données plus techniques, mais tout aussi précieuses : votre adresse IP, le type d’appareil utilisé (qui peut refléter votre pouvoir d’achat), vos paramètres, votre localisation parfois en continu. Certaines applications vont encore plus loin en collectant des informations sur ce que vous faites en dehors d’elles, en croisant les données issues d’autres services ou partenaires. L’utilisateur n’a souvent qu’une vision fragmentaire de cette collecte, diluée dans des politiques de confidentialité longues, opaques… bref, rebutantes à lire.

Applications gratuites : combien valent vraiment vos données ?

La publicité ciblée, moteur économique

Cette masse d’informations alimente un système extrêmement rentable : la publicité ciblée. Chez Meta, qui regroupe Facebook, Instagram, WhatsApp ou encore Threads, près de 98 % des revenus proviennent de ce levier, selon Statista. Mais la publicité d’aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec celle d’hier. Il ne s’agit plus de diffuser un message à une audience large, mais de toucher des individus précisément définis, en fonction de leurs comportements, de leurs centres d’intérêt et même de leurs intentions supposées.

Chaque ouverture d’application déclenche ainsi, en coulisses, une mise aux enchères de votre profil en temps réel. Les annonceurs paient pour atteindre une cible extrêmement fine. Et plus cette cible est précise, plus elle vaut cher. Vos données deviennent alors un actif stratégique, non pas en tant qu’éléments isolés, mais comme pièces d’un puzzle comportemental beaucoup plus vaste.

« En 2007, un an après le lancement des publicités ciblées, Facebook a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 153 millions de dollars, soit trois fois plus que l’année précédente. Au cours des 17 dernières années, ce chiffre a été multiplié par plus de 1 000 », explique The Conversation. À cela, il faut aussi ajouter la revente de vos données à des fins de campagnes politiques (profilage, modération différenciée, scoring, etc.).

Un écosystème de données qui dépasse les applications

Mais la publicité n’est qu’une partie de l’équation. Derrière elle se déploie un marché plus discret, où les données circulent entre acteurs. Ce que vous faites sur Amazon peut influencer ce que vous voyez ailleurs, sur Instagram ou sur d’autres plateformes. Ces échanges reposent sur des partenariats, des outils d’analyse et parfois des pratiques plus contestées, qui permettent de relier des informations pourtant censées rester séparées.

Applications gratuites : combien valent vraiment vos données ?

Des entreprises spécialisées agrègent ces données, les enrichissent, puis les revendent. L’objectif n’est plus seulement de comprendre qui vous êtes, mais de prédire ce que vous allez faire. Dans cette logique, la donnée devient un levier d’anticipation et d’influence, bien au-delà du simple ciblage publicitaire.

Pourquoi nous continuons d’accepter

Le plus paradoxal, c’est que ce système repose en grande partie sur notre consentement. Nous savons, au moins vaguement, que nos données sont collectées. Nous affirmons y être attachés. Et pourtant, dans les faits, nous choisissons presque toujours la solution gratuite. Des travaux menés depuis plusieurs années montrent que, face à une alternative payante, mais plus respectueuse de la vie privée, la majorité des utilisateurs privilégie le prix le plus bas (Étude Preibusch, Kübler & Beresford, 2010).

Cette contradiction s’explique en partie par une difficulté à percevoir la valeur réelle des données. Contrairement à un abonnement mensuel, le « coût » de la collecte est diffus, indirect, parfois différé. Il se manifeste par des publicités mieux ciblées, des recommandations plus efficaces, mais aussi par une exposition accrue à certaines influences commerciales ou informationnelles.

Reprendre un peu de contrôle

Faut-il pour autant renoncer à ces services ? Pas nécessairement. Mais il est possible de rééquilibrer la relation. Les systèmes comme iOS et Android offrent aujourd’hui des outils pour limiter le suivi, restreindre les permissions ou désactiver la personnalisation publicitaire. Encore faut-il prendre le temps de les explorer (navigation privée dans les navigateurs, utilisation d’un VPN…).

Au-delà des réglages techniques, une forme de vigilance s’impose. S’interroger sur la pertinence d’une application, limiter les informations partagées, comprendre – au moins dans les grandes lignes – ce que deviennent ses données. Ce ne sont pas des gestes spectaculaires, mais ils participent à redonner un peu de valeur à ce que nous cédons souvent sans y penser.

Une richesse qui ne nous revient pas

Nos données valent-elles de l’or ? Oui, sans doute. Mais cet or ne circule pas dans nos poches. Il alimente un système économique dont nous sommes à la fois les utilisateurs et la ressource. Tant que la gratuité restera la norme, cet échange continuera de structurer le numérique. La vraie question n’est peut-être pas de savoir combien valent nos données, mais si nous sommes prêts, un jour, à payer le prix pour les garder.

Applications gratuites : combien valent vraiment vos données ?

15 avril 2026 à 10:00

Le geste est devenu réflexe. Attraper son smartphone et ouvrir une application météo au réveil, scroller quelques minutes sur Instagram, lancer une playlist, vérifier un itinéraire… Tout semble fluide, instantané et, en plus, c’est gratuit. Mais dans cette économie-là, rien ne l’est vraiment. Depuis plus d’une décennie, une règle implicite s’est imposée : si vous ne payez pas, c’est que vous êtes la matière première.

Ce modèle n’est pas né d’un complot, mais d’une logique économique. Les produits numériques ont un coût marginal proche de zéro : une fois développée, une application peut être distribuée à des millions d’utilisateurs et d’utilisatrices sans coût supplémentaire significatif (même s’il ne faut pas totalement oublier les coûts d’hébergement, de modération, de calcul d’intelligence artificielle, etc.). Dans ce contexte, la concurrence tire les prix vers le bas, jusqu’à la gratuité. Pour exister, ces services doivent donc trouver ailleurs leur source de revenus. Et cette source, ce sont les données.

Une collecte permanente et souvent invisible

Derrière chaque interaction se cache une captation d’informations. Les applications ne se contentent pas de ce que vous leur donnez volontairement (votre nom, votre e-mail ou votre âge), elles observent aussi ce que vous faites, comment vous le faites, et parfois même ce que vous pourriez faire ensuite. Sur des plateformes comme TikTok ou Facebook, le temps passé sur une vidéo, la vitesse de défilement ou les hésitations du doigt deviennent, par exemple, des signaux exploitables.

À cela s’ajoutent des données plus techniques, mais tout aussi précieuses : votre adresse IP, le type d’appareil utilisé (qui peut refléter votre pouvoir d’achat), vos paramètres, votre localisation parfois en continu. Certaines applications vont encore plus loin en collectant des informations sur ce que vous faites en dehors d’elles, en croisant les données issues d’autres services ou partenaires. L’utilisateur n’a souvent qu’une vision fragmentaire de cette collecte, diluée dans des politiques de confidentialité longues, opaques… bref, rebutantes à lire.

Applications gratuites : combien valent vraiment vos données ?

La publicité ciblée, moteur économique

Cette masse d’informations alimente un système extrêmement rentable : la publicité ciblée. Chez Meta, qui regroupe Facebook, Instagram, WhatsApp ou encore Threads, près de 98 % des revenus proviennent de ce levier, selon Statista. Mais la publicité d’aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec celle d’hier. Il ne s’agit plus de diffuser un message à une audience large, mais de toucher des individus précisément définis, en fonction de leurs comportements, de leurs centres d’intérêt et même de leurs intentions supposées.

Chaque ouverture d’application déclenche ainsi, en coulisses, une mise aux enchères de votre profil en temps réel. Les annonceurs paient pour atteindre une cible extrêmement fine. Et plus cette cible est précise, plus elle vaut cher. Vos données deviennent alors un actif stratégique, non pas en tant qu’éléments isolés, mais comme pièces d’un puzzle comportemental beaucoup plus vaste.

« En 2007, un an après le lancement des publicités ciblées, Facebook a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 153 millions de dollars, soit trois fois plus que l’année précédente. Au cours des 17 dernières années, ce chiffre a été multiplié par plus de 1 000 », explique The Conversation. À cela, il faut aussi ajouter la revente de vos données à des fins de campagnes politiques (profilage, modération différenciée, scoring, etc.).

Un écosystème de données qui dépasse les applications

Mais la publicité n’est qu’une partie de l’équation. Derrière elle se déploie un marché plus discret, où les données circulent entre acteurs. Ce que vous faites sur Amazon peut influencer ce que vous voyez ailleurs, sur Instagram ou sur d’autres plateformes. Ces échanges reposent sur des partenariats, des outils d’analyse et parfois des pratiques plus contestées, qui permettent de relier des informations pourtant censées rester séparées.

Applications gratuites : combien valent vraiment vos données ?

Des entreprises spécialisées agrègent ces données, les enrichissent, puis les revendent. L’objectif n’est plus seulement de comprendre qui vous êtes, mais de prédire ce que vous allez faire. Dans cette logique, la donnée devient un levier d’anticipation et d’influence, bien au-delà du simple ciblage publicitaire.

Pourquoi nous continuons d’accepter

Le plus paradoxal, c’est que ce système repose en grande partie sur notre consentement. Nous savons, au moins vaguement, que nos données sont collectées. Nous affirmons y être attachés. Et pourtant, dans les faits, nous choisissons presque toujours la solution gratuite. Des travaux menés depuis plusieurs années montrent que, face à une alternative payante, mais plus respectueuse de la vie privée, la majorité des utilisateurs privilégie le prix le plus bas (Étude Preibusch, Kübler & Beresford, 2010).

Cette contradiction s’explique en partie par une difficulté à percevoir la valeur réelle des données. Contrairement à un abonnement mensuel, le « coût » de la collecte est diffus, indirect, parfois différé. Il se manifeste par des publicités mieux ciblées, des recommandations plus efficaces, mais aussi par une exposition accrue à certaines influences commerciales ou informationnelles.

Reprendre un peu de contrôle

Faut-il pour autant renoncer à ces services ? Pas nécessairement. Mais il est possible de rééquilibrer la relation. Les systèmes comme iOS et Android offrent aujourd’hui des outils pour limiter le suivi, restreindre les permissions ou désactiver la personnalisation publicitaire. Encore faut-il prendre le temps de les explorer (navigation privée dans les navigateurs, utilisation d’un VPN…).

Au-delà des réglages techniques, une forme de vigilance s’impose. S’interroger sur la pertinence d’une application, limiter les informations partagées, comprendre – au moins dans les grandes lignes – ce que deviennent ses données. Ce ne sont pas des gestes spectaculaires, mais ils participent à redonner un peu de valeur à ce que nous cédons souvent sans y penser.

Une richesse qui ne nous revient pas

Nos données valent-elles de l’or ? Oui, sans doute. Mais cet or ne circule pas dans nos poches. Il alimente un système économique dont nous sommes à la fois les utilisateurs et la ressource. Tant que la gratuité restera la norme, cet échange continuera de structurer le numérique. La vraie question n’est peut-être pas de savoir combien valent nos données, mais si nous sommes prêts, un jour, à payer le prix pour les garder.

Euro-Office : une suite bureautique souveraine pour concurrencer Microsoft

Lors d’une conférence de presse organisée à Berlin par IONOS et Nextcloud, une coalition d’entreprises et d’organisations communautaires européennes a officiellement dévoilé Euro-Office, une suite bureautique souveraine capable de traiter documents, feuilles de calcul et présentations. Le projet réunit plus d’une douzaine d’organisations, parmi lesquelles figurent IONOS, Nextcloud, Eurostack, XWiki, OpenProject, Soverin, Abilian et bTactic. L’ambition clairement affichée étant d’offrir au Vieux Continent une alternative souveraine crédible à Microsoft 365.

Une préversion technique publique est d’ores et déjà disponible sur GitHub et une première version stable est annoncée pour l’été. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le calendrier se veut serré.

Une compatibilité Microsoft au cœur du projet

L’un des principaux arguments avancés par la coalition tient à la compatibilité avec les formats de fichiers les plus répandus, c’est-à-dire ceux de Microsoft. La suite est en effet conçue pour gérer facilement les documents Word, les feuilles de calcul Excel et les présentations PowerPoint, tout en proposant une interface que ses promoteurs décrivent comme « extrêmement familière ». L’objectif affiché est de minimiser les besoins de formation et les difficultés de migration pour les organisations qui souhaiteraient abandonner les outils de Redmond.

Le contexte géopolitique actuel, avec des tensions transatlantiques et des questionnements sur la dépendance technologique vis-à-vis des États-Unis, donne un écho particulier à cette initiative.

L’intégralité du code source est publiée sous une licence entièrement open source, libre de toute contrainte de marque. Le développement s’effectue selon un processus transparent, ouvert à l’examen et à la contribution du public, dans le cadre d’une gouvernance partagée entre les membres fondateurs. La licence exacte utilisée n’a toutefois pas été précisée.

La souveraineté numérique se précise

Frank Karlitschek, PDG de Nextcloud, replace l’initiative dans une perspective plus large : « L’Europe dispose des briques technologiques nécessaires depuis des années. Ce qui manquait jusqu’à présent, c’était une initiative pour les rassembler en une solution cohérente et complète. » Selon lui, Euro-Office ne part pas de zéro, mais prend « la responsabilité d’un élément essentiel de l’infrastructure numérique ».

La formule est habile, mais elle soulève aussi des questions. Sur quelle base de code le projet s’appuie-t-il exactement ? LibreOffice, OnlyOffice, un autre socle ? Aucune précision n’a été communiquée à ce stade. De même, les modalités d’hébergement (cloud, on-premise, hybride) restent floues, tout comme le modèle économique envisagé. Autant de zones d’ombre qu’il faudra éclaircir avant de pouvoir juger de la viabilité à long terme du projet.

Un chemin encore long

Ce n’est toutefois pas la première fois qu’on voit émerger une tentative européenne de s’affranchir de la domination de Microsoft sur le terrain bureautique. Néanmoins, qu’il s’agisse de migrations vers LibreOffice dans certaines administrations ou de projets collaboratifs open source, les tentatives précédentes ont quasi systématiquement buté sur des problèmes de compatibilité, de financement ou tout simplement d’adoption par les utilisateurs.

Euro-Office peut néanmoins s’appuyer sur la diversité de sa coalition pour espérer réussir, car le fait de réunir sous un même toit un hébergeur de la taille d’IONOS, un spécialiste du cloud collaboratif comme Nextcloud et des acteurs du logiciel libre tels que XWiki ou OpenProject donne au projet une assise industrielle qu’aucune initiative similaire n’a pu revendiquer par le passé. Reste à transformer cette promesse en produit abouti.

Euro-Office : une suite bureautique souveraine pour concurrencer Microsoft

13 avril 2026 à 14:52

Lors d’une conférence de presse organisée à Berlin par IONOS et Nextcloud, une coalition d’entreprises et d’organisations communautaires européennes a officiellement dévoilé Euro-Office, une suite bureautique souveraine capable de traiter documents, feuilles de calcul et présentations. Le projet réunit plus d’une douzaine d’organisations, parmi lesquelles figurent IONOS, Nextcloud, Eurostack, XWiki, OpenProject, Soverin, Abilian et bTactic. L’ambition clairement affichée étant d’offrir au Vieux Continent une alternative souveraine crédible à Microsoft 365.

Une préversion technique publique est d’ores et déjà disponible sur GitHub et une première version stable est annoncée pour l’été. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le calendrier se veut serré.

Une compatibilité Microsoft au cœur du projet

L’un des principaux arguments avancés par la coalition tient à la compatibilité avec les formats de fichiers les plus répandus, c’est-à-dire ceux de Microsoft. La suite est en effet conçue pour gérer facilement les documents Word, les feuilles de calcul Excel et les présentations PowerPoint, tout en proposant une interface que ses promoteurs décrivent comme « extrêmement familière ». L’objectif affiché est de minimiser les besoins de formation et les difficultés de migration pour les organisations qui souhaiteraient abandonner les outils de Redmond.

Le contexte géopolitique actuel, avec des tensions transatlantiques et des questionnements sur la dépendance technologique vis-à-vis des États-Unis, donne un écho particulier à cette initiative.

L’intégralité du code source est publiée sous une licence entièrement open source, libre de toute contrainte de marque. Le développement s’effectue selon un processus transparent, ouvert à l’examen et à la contribution du public, dans le cadre d’une gouvernance partagée entre les membres fondateurs. La licence exacte utilisée n’a toutefois pas été précisée.

La souveraineté numérique se précise

Frank Karlitschek, PDG de Nextcloud, replace l’initiative dans une perspective plus large : « L’Europe dispose des briques technologiques nécessaires depuis des années. Ce qui manquait jusqu’à présent, c’était une initiative pour les rassembler en une solution cohérente et complète. » Selon lui, Euro-Office ne part pas de zéro, mais prend « la responsabilité d’un élément essentiel de l’infrastructure numérique ».

La formule est habile, mais elle soulève aussi des questions. Sur quelle base de code le projet s’appuie-t-il exactement ? LibreOffice, OnlyOffice, un autre socle ? Aucune précision n’a été communiquée à ce stade. De même, les modalités d’hébergement (cloud, on-premise, hybride) restent floues, tout comme le modèle économique envisagé. Autant de zones d’ombre qu’il faudra éclaircir avant de pouvoir juger de la viabilité à long terme du projet.

Un chemin encore long

Ce n’est toutefois pas la première fois qu’on voit émerger une tentative européenne de s’affranchir de la domination de Microsoft sur le terrain bureautique. Néanmoins, qu’il s’agisse de migrations vers LibreOffice dans certaines administrations ou de projets collaboratifs open source, les tentatives précédentes ont quasi systématiquement buté sur des problèmes de compatibilité, de financement ou tout simplement d’adoption par les utilisateurs.

Euro-Office peut néanmoins s’appuyer sur la diversité de sa coalition pour espérer réussir, car le fait de réunir sous un même toit un hébergeur de la taille d’IONOS, un spécialiste du cloud collaboratif comme Nextcloud et des acteurs du logiciel libre tels que XWiki ou OpenProject donne au projet une assise industrielle qu’aucune initiative similaire n’a pu revendiquer par le passé. Reste à transformer cette promesse en produit abouti.

Prise en main du Realme 16 Pro+ : 2 gros atouts dans la manche pour ce smartphone abordable

Le marché des smartphones de milieu de gamme est le terrain de jeu favori de Realme. Il s’agit d’un segment particulièrement convoité ces derniers temps et les marques s’y livrent une concurrence féroce. C’est dans ce contexte de guerre ouverte que Realme lance son nouveau 16 Pro+.

Il s’agit de nouveau d’un smartphone dont la marque affirme qu’il est capable de rivaliser avec des références établies comme le Google Pixel 10a, le Samsung Galaxy A57, les Nothing Phone 4a/4a Pro et la ribambelle de Xiaomi dans cette zone tarifaire. Le concept du nouveau venu tient en quelques mots : un capteur principal de 200 mégapixels, un téléobjectif dédié, une batterie massive de 7 000 mAh et un design signé Naoto Fukasawa. Une recette séduisante sur le papier. Voyons si elle tient ses promesses à l’usage.

Test Realme 16 Pro+

Avant de poursuivre, notez que le Realme 16 Pro+ est commercialisé en deux configurations. Au lancement, la version 8/256 Go s’affiche au prix public conseillé de 529 euros, tandis que celle en 12/512 Go atteint 599 euros.

Sans surprise en 2026, le chargeur rapide n’est pas fourni dans la boîte. Vous y trouverez tout de même un câble USB-C vers USB-A, une coque en silicone transparente, l’outil d’extraction SIM et la notice.

Le design et l’ergonomie

Pour ce 16 Pro+, Realme a de nouveau fait appel au designer japonais Naoto Fukasawa, déjà à l’œuvre sur les GT 2 Pro et GT Master Edition. Son travail se concentre ici sur les matériaux. Le dos est ainsi recouvert d’un silicone organique biosourcé d’après la marque et fabriqué à partir de paille végétale. Sous les doigts, la sensation se révèle très agréable. C’est doux, ça ne glisse pas et ça résiste remarquablement bien aux traces de doigts.

Test Realme 16 Pro+

Le coloris Gris Profond de notre exemplaire de test s’avère aussi sobre qu’élégant, tandis que le Master Gold confère à l’appareil un aspect presque luxueux, sans tomber dans l’excès. Quant à la durabilité de cette finition dans le temps, difficile de se prononcer après quelques semaines d’usage seulement.

Test Realme 16 Pro+

Le bloc photo arrière s’intègre dans la continuité du dos grâce à une pente douce et une platine carrée polie façon miroir. Le résultat est élégant. Posé à plat, le smartphone reste assez stable malgré la légère surélévation du module. L’écran incurvé sur les quatre bords adoucit de son côté les tranches.

Test Realme 16 Pro+

Les dimensions restent raisonnables pour un 6,8 pouces, avec 162,5×76,3 mm, pour 8,49 mm d’épaisseur et environ 200 grammes sur la balance. Ce n’est certes pas le plus fin du marché, mais la prise en main demeure confortable. Un autre bon point est à aller chercher du côté de la certification IP68/IP69K, assez rare à ce niveau de prix. Elle garantit une résistance à l’immersion et même aux jets d’eau sous pression. Même si soumettre l’appareil à un nettoyage au Kärcher n’est sans doute pas la meilleure des idées.

Test Realme 16 Pro+

Il y a tout de même deux (petits) bémols ergonomiques à signaler. D’abord, le lecteur d’empreintes optique placé sous la dalle, que nous trouvons positionné un peu trop bas. On finit par s’y habituer. En revanche, le moteur haptique nous a davantage irrités sur la durée. Ses vibrations manquent clairement de finesse et évoquent plutôt celles d’un smartphone d’entrée de gamme.

L’écran

L’affichage est confié à une dalle AMOLED LTPS de 6,8 pouces, pour une définition de 1 280×2 800 pixels (environ 450 ppp). Le taux de rafraîchissement grimpe jusqu’à 144 Hz, même si en pratique nous n’avons que rarement dépassé les 120 Hz lors de notre utilisation. Notez que la technologie LTPS, moins coûteuse que le LTPO, ne permet pas de descendre à 1 Hz. La dalle fonctionne donc par paliers (60, 90, 120, 144 Hz), ce qui pèse un peu sur la consommation en mode Always On.

Test Realme 16 Pro+

Côté luminosité, Realme annonce un pic à 6 500 nits. Cette valeur correspond à une mesure très localisée en pic HDR. Nous attendrons les résultats de notre Labo Fnac avant de nous prononcer sur les performances de cette luminosité, et de l’écran en général d’ailleurs. Ce que nous pouvons d’ores et déjà vous dire, c’est qu’à l’œil nu, cet afficheur ne pose aucun problème de lisibilité, tant en intérieur qu’en extérieur d’ailleurs.

La colorimétrie se montre de son côté plutôt juste. En mode naturel, traditionnellement le plus juste en matière de rendu des couleurs, la température semble tirer très légèrement vers le chaud.

Les performances

Sous le capot, on retrouve le Snapdragon 7 Gen 4 de Qualcomm, gravé en 4 nm. La puce est associée à 12 Go de RAM LPDDR5X et 512 Go de stockage UFS 3.1 sur notre modèle de test. Le GPU est un Adreno 722. Sur le papier, c’est un ensemble cohérent pour un smartphone positionné juste en dessous du haut de gamme.

En benchmarks, les résultats varient un peu selon les versions des outils utilisés, mais tournent globalement autour de 1 300 points en monocœur et 4 000 points en multicœurs sur Geekbench 6. Le score AnTuTu oscille quant à lui entre 875 000 et 1 400 000 points selon la version du benchmark (v10 ou v11). En 3D (Wild Life Extreme), le GPU affiche un peu plus de 2 000 points. Des chiffres corrects, sans être foudroyants pour un smartphone à ce tarif.

D’après nos observations, Realme a volontairement choisi de brider légèrement les fréquences du processeur. Avec un objectif clair : limiter la chauffe et préserver l’autonomie. Au quotidien, ce choix se traduit par une fluidité sans reproche dans la navigation, les applications de messagerie, la consultation web et le multitâche courant. L’interface ne souffre d’aucun ralentissement perceptible.

Test Realme 16 Pro+

En revanche, ce n’est pas la même chanson pour le jeu vidéo. Nous avons évidemment testé l’appareil avec les titres les plus gourmands et les plus populaires du moment. Sur Genshin Impact en qualité maximale, le framerate oscille entre 50 et 60 i/s, avec des chutes ponctuelles sous les 50 i/s. Fortnite en mode 60 i/s et qualité élevée tourne entre 50 et 60 i/s, avec parfois quelques baisses plus marquées. Même chose pour Call of Duty Mobile qui tourne correctement dans ses réglages les plus élevés, mais qui n’est pas non plus d’une fluidité à toute épreuve et pousse clairement le téléphone dans ses retranchements. Le résultat est dans l’ensemble convaincant pour un usage occasionnel, mais les joueurs assidus risquent de trouver cela un peu juste.

Après une trentaine de minutes de jeu intensif, la chaleur devient perceptible, mais jamais gênante. La gestion thermique fonctionne donc bien et la chambre à vapeur remplit son rôle. D’autant que le dos en silicone atténue la sensation de chaleur.

Puisque nous en sommes à parler des performances, évoquons aussi celles qui ne sont pas directement liées au processeur ou à la puce graphique. Nous avons en effet été assez déçus de constater que le port USB-C n’est qu’au standard 2.0, ce qui rend les transferts de fichiers volumineux assez pénibles. Quant au Wifi, il se limite à la norme 6, alors que le Wifi 6e aurait été le bienvenu à ce tarif.

L’interface utilisateur

Une fois le smartphone allumé, c’est Android 16 avec la surcouche Realme UI 7.0 qui accueille l’utilisateur. Si vous avez déjà manipulé un smartphone Oppo ou OnePlus récent, vous serez en terrain connu. L’interface est en effet quasi identique à ColorOS. Ce qui est loin d’être une mauvaise nouvelle, car cette surcouche est l’une des plus abouties du marché Android. Elle croule en effet sous les options de personnalisation (thèmes dynamiques, fonds d’écran avec profondeur de champ, dossiers en grande taille sur l’accueil, gestes de raccourci variés). Pour ne rien gâter, la navigation se montre très fluide.

Test Realme 16 Pro+

Un point noir récurrent chez Realme s’invite de nouveau dans ce smartphone, à savoir les applications préinstallées. Au premier démarrage, nous avons dû faire le ménage parmi les apps partenaires (Temu, TikTok, Netflix, Booking, AliExpress, quelques jeux…). Cela n’a rien de dramatique toutefois, dans la mesure où elles se désinstallent sans aucune difficulté. Cependant, c’est toujours du temps perdu pour rien.

Test Realme 16 Pro+

Passons maintenant à un sujet très tendance : l’intelligence artificielle. Il ne vous aura sans doute pas échappé qu’elle occupe une place de plus en plus importante dans nos smartphones. Le Realme 16 Pro+ n’échappe pas au phénomène. Contrairement à d’autres concurrents, la marque a su doser et injecter l’IA intelligemment. D’abord, l’ensemble est regroupé sous la bannière NEXTAI.

On en trouve dans la retouche photo, avec le « Génie de la modification IA », propulsé par le modèle Nano de Google, qui permet d’énoncer des requêtes textuelles pour transformer ses clichés : changer l’arrière-plan, rhabiller un sujet, modifier des détails. Le résultat est souvent bluffant… et parfois approximatif. La gomme IA et la suppression des reflets fonctionnent bien. Un entraîneur de jeu IA dispense des conseils en temps réel sur trois titres. Il s’agit là d’un gadget qui amusera un peu certains, sans plus.

Côté suivi, Realme annonce cinq ans de mises à jour Android et six ans de correctifs de sécurité. C’est dans la moyenne du marché, mais en retrait par rapport aux cadors comme Samsung ou Google qui font mieux avec sept ans.

Photo et vidéo

Le module photo du Realme 16 Pro+ repose sur trois capteurs arrière. Le principal embarque un Samsung ISOCELL HP5 de 200 mégapixels (1/1,56″, f/1,8) avec stabilisation optique. Le téléobjectif utilise un Samsung ISOCELL JN5 de 50 mégapixels (zoom optique x3,5, f/2,8, OIS). L’ultra grand-angle se contente d’un capteur de 8 mégapixels (f/2,2, 112-115°). En façade, un capteur de 50 mégapixels (f/2,4) sans autofocus assure les selfies.

De jour, le capteur principal livre des clichés d’une qualité que nous n’attendions pas à ce niveau de prix. Le piqué est très bon, les couleurs sont fidèles et la plage dynamique gère correctement les écarts entre zones d’ombre et de lumière. Le mode 200 Mpx produit des fichiers volumineux, sans gain flagrant de détails à l’écran du smartphone. En revanche, le zoom numérique x2 (recadrage dans le capteur principal) donne des résultats remarquables, quasi indiscernables d’une photo plein capteur.

Test Realme 16 Pro+

Le téléobjectif x3,5 constitue lui aussi l’une des bonnes surprises de ce test. Les images sont nettes, détaillées, avec une colorimétrie cohérente par rapport au capteur principal. Le mode portrait tire particulièrement parti de cette focale de 80 mm, avec un détourage précis, un bokeh progressif et des teintes de peau bien respectées. Le zoom reste exploitable jusqu’à x7, voire x10 si l’on n’est pas trop exigeant. Au-delà, le lissage devient trop visible. Enfin, le zoom maximal de x120 relève davantage du gadget que de l’outil photographique.

De son côté, l’ultra grand-angle est, sans surprise, le maillon faible de l’ensemble. Avec seulement 8 mégapixels, le manque de piqué se fait sentir dès que l’on zoome dans l’image. De jour, les clichés restent lisibles et les déformations bien corrigées en périphérie. Dès que la lumière baisse, les résultats chutent nettement. En mode nocturne, ce capteur montre cruellement ses limites.

Test Realme 16 Pro+

Justement, lorsque la lumière vient à manquer, le capteur principal s’en sort avec les honneurs. Son mode nuit gère bien les sources lumineuses artificielles, conserve des couleurs fidèles et produit des images suffisamment détaillées pour un smartphone dans cette zone tarifaire. Le traitement logiciel a certes parfois tendance à trop éclaircir la scène, mais le résultat global reste très satisfaisant. Le téléobjectif perd quant à lui logiquement en précision après le coucher du soleil, tout en maintenant une lisibilité correcte jusqu’au zoom x3,5.

Test Realme 16 Pro+

La caméra frontale de 50 mégapixels produit des selfies détaillés en journée, avec un mode portrait efficace et un détourage fin. Quand la lumière baisse, le traitement numérique lisse davantage la peau, ce qui peut dénaturer un peu le résultat.

En vidéo, le Realme 16 Pro+ filme jusqu’en 4K à 60 i/s sur le capteur principal et le téléobjectif. L’image est détaillée de jour, avec notamment une belle gestion des contrastes.

L’autonomie et la recharge

C’est sans aucun doute ici que le Realme 16 Pro+ se démarque le plus de la concurrence. Il débarque en effet avec une énorme batterie de 7 000 mAh silicium-carbone, qui offre une excellente endurance. En usage mixte (navigation, messagerie, réseaux sociaux, un peu de photo, streaming ponctuel), nous avons systématiquement atteint les deux jours complets sans chercher de prise électrique. Lors des journées plus intenses, mêlant jeu, GPS sur le scooter, scroll sur les réseaux sociaux et sessions de streaming vidéo prolongées, la batterie a tenu largement la journée avec encore environ 25 à 30 % à l’heure d’aller au lit.

Test Realme 16 Pro+

Du côté de la recharge, c’est en revanche un peu moins folichon. Le smartphone est certes compatible 80 W, mais uniquement avec le chargeur SuperVOOC dédié… non fourni, rappelons-le. Avec ce dernier, vous pouvez viser un passage de 0 à 50 % en un peu moins de trente minutes, et une charge complète en un peu plus d’une heure. Comme il y a fort à parier que peu d’acquéreurs du 16 Pro+ vont se fendre d’une cinquantaine d’euros supplémentaires pour se procurer ce chargeur SuperVOOC dédié, les temps de recharge devraient être significativement plus longs pour la majorité des utilisateurs.

Enfin, gardez à l’esprit que ce modèle ne propose aucune charge sans fil. Il s’agit d’un choix assumé par Realme, qui privilégie la capacité de la batterie et le tarif.

Test du Bissell SpotClean C9 Pro : le détacheur textile qui va droit au but

Commençons par enfoncer une porte ouverte : un aspirateur classique, aussi puissant soit-il, ne peut pas grand-chose contre une tache de café incrustée dans un coussin de canapé ou une traînée de boue séchée sur un tapis. C’est précisément le créneau sur lequel Bissell positionne son SpotClean C9 Pro, un nettoyeur textile portable qui fonctionne par injection-extraction. Le principe n’a rien de nouveau bien sûr. On pulvérise une solution nettoyante, on frotte mécaniquement la surface, puis on aspire l’eau sale. Rien de nouveau sous le soleil, donc, mais Bissell promet quelques petits raffinements qui pourraient bien démarquer son SpotClean C9 Pro du lot. Nous l’avons donc mis à l’épreuve sur différentes surfaces, pour vérifier ce qu’il avait réellement dans le ventre.

Le design et la construction

Première impression en déballant l’appareil : on n’est pas face à un petit accessoire qu’on rangera dans un tiroir. Le C9 Pro affiche un gabarit intermédiaire pour sa catégorie, à peu près celui d’un aspirateur à main costaud, en un peu plus volumineux. C’est clairement le genre de machine qu’on sort du placard quand il y a une vraie tache à traiter, pas pour éponger trois gouttes d’eau.

Test du Bissell SpotClean C9 Pro

Côté conception, tout est pensé autour de la séparation eau propre/eau sale. Le réservoir d’eau propre affiche 1,7 litre de contenance, celui d’eau sale 1,5 litre. Dans la pratique, cela permet de traiter plusieurs zones à la suite sans devoir vider et remplir l’ensemble toutes les cinq minutes. Ce qui est franchement appréciable quand on s’attaque à un canapé entier ou à un escalier recouvert de moquette. Le flexible mesure de son côté 1,5 mètre et le câble d’alimentation atteint 4,6 mètres, ce qui laisse une marge de manœuvre correcte pour travailler sans déplacer la base en permanence.

Le design n’a rien de spectaculaire, mais se montre assez plaisant. Tout est fonctionnel, sobre et l’ensemble dégage une belle impression d’outil conçu pour faire son travail sans chichis. On apprécie aussi tout particulièrement le fait que les réservoirs se retirent facilement. Un point qui compte beaucoup à l’usage.

Test du Bissell SpotClean C9 Pro

Prise en main et ergonomie

Bissell n’en est pas à son coup d’essai en matière de détacheur et l’expérience du fabricant se ressent dans l’ergonomie. L’appareil se prend en main sans difficulté particulière et la logique d’utilisation est immédiate. On remplit le réservoir d’eau propre avec la solution Bissell fournie, on branche, on choisit son niveau de nettoyage et on attaque. Deux modes sont proposés, avec un mode standard pour l’entretien courant et un mode plus appuyé pour les salissures récalcitrantes. La bascule entre les deux se montre très simple.

Notez au passage que le C9 Pro intègre un système de rinçage du tuyau après usage. Sur ce type de machine, c’est loin d’être un détail. Quiconque a déjà utilisé un injecteur-extracteur sait à quel point le nettoyage post-utilisation peut être fastidieux, avec des odeurs qui s’installent vite si le flexible n’est pas correctement rincé. Ici, Bissell a manifestement réussi à simplifier cette corvée. Ce qui se révèle très appréciable à l’usage !

Il y a tout de même un bémol, qui est à aller chercher du côté du poids. Réservoir vide, ça reste gérable, mais une fois rempli, l’ensemble prend du lest et la sensation de portabilité s’émousse un peu. On n’est clairement pas sur un appareil que l’on bouge d’une pièce à l’autre sans y penser. C’est un outil de nettoyage localisé, pas un compagnon nomade. Il faut le savoir avant l’achat.

L’efficacité du nettoyage

Bien sûr, le plus important pour ce genre de produit est avant tout son efficacité. Dans ce domaine, le C9 Pro ne craint rien ni personne. Nous l’avons testé sur plusieurs types de surfaces, notamment des coussins de canapé en tissu, des tapis synthétiques, une moquette d’escalier et même un siège auto. À chaque fois, le résultat nous a agréablement surpris.

Test du Bissell SpotClean C9 Pro

Sur des taches fraîches, le traitement est rapide et net. Un passage suffit généralement pour les salissures légères. Sur des taches plus anciennes, deux à trois passages en mode intensif ont été nécessaires, mais le résultat final était convaincant. L’aspiration, surtout, fait bien son travail puisque le textile ne reste pas détrempé après le passage, ce qui est souvent le point faible des appareils de cette catégorie.

Test du Bissell SpotClean C9 Pro

Au final, nous avons retrouvé des surfaces propres et relativement sèches au toucher après seulement quelques minutes de séchage naturel. Gardez tout de même bien en tête que tout cela n’est pas magique et que de l’huile de coude est souvent nécessaire pour obtenir un résultat parfait. On n’a rien sans rien.

Test du Bissell SpotClean C9 Pro

Autre précision : le C9 Pro n’a pas vocation à remplacer un nettoyeur de sol ou un aspirateur-laveur. Sa proposition, c’est le nettoyage ponctuel, là où un aspirateur classique montre ses limites et où le nettoyage à la main serait long, fatigant et moins efficace. Sur ce terrain précis, il fait très bien le boulot.


Prise en main du Asus ZenBook A16 (2026) : enfin de la puissance ET de l’autonomie sur un grand ultraportable ?

Nous ne vous apprendrons sans doute rien en écrivant que le marché des PC portables 16 pouces a longtemps été dominé par un compromis simple : soit on gagnait en puissance, soit on gagnait en légèreté. Rarement les deux à la fois. Sans parler de l’autonomie qui fond traditionnellement aussi vite que la puissance augmente. Asus tente de briser cette équation avec le ZenBook A16 millésime 2026, un portable qui confie ses entrailles au Qualcomm Snapdragon X2 Elite Extreme, deuxième génération de SoC ARM pour PC après une première salve qui n’avait pas franchement bousculé les habitudes. Précisons-le d’emblée : il s’agit du seul PC portable disponible en France avec cette puce, Asus ayant décroché l’exclusivité sur notre territoire.

Côté sans-fil, la puce Qualcomm FastConnect C7700 assure la compatibilité Wi-Fi 7 intégrale, avec prise en charge du 320 MHz, du 4K-QAM et du MLO, ainsi que le Bluetooth 5.4. Seule petite frustration : les deux ports USB-C se trouvent exclusivement à gauche, ce qui signifie que la charge mobilise toujours le même côté. Un port de charge à droite aurait été bienvenu pour plus de flexibilité au bureau.

Test Asus Zenbook A16 2026

Le constructeur taïwanais facture l’ensemble au prix public conseillé de 1 999 euros au moment du lancement. Un tarif qui, dans un contexte de flambée des prix de la mémoire vive, paraît contenu pour ce niveau de fiche technique. On apprécie également de retrouver un chargeur de 135 W avec l’ordinateur, même si on aurait aimé que ledit chargeur soit un peu moins encombrant.

Le design et l’ergonomie

La première chose qui frappe en sortant le ZenBook A16 de son carton, c’est évidemment son poids. 1,2 kg pour un 16 pouces, ça ne court pas les rayons. Asus parvient à ce résultat grâce à son alliage maison baptisé « céraluminium », un traitement de l’aluminium qui lui confère une texture rappelant la céramique polie. Avec un toucher très agréable à la clé. On aime aussi la couleur sable un brin foncée, qui change des couleurs habituelles de ce genre de machine.

Test Asus Zenbook A16 2026

Ce qui impressionne davantage, c’est que cette légèreté ne se fait pas au détriment de la rigidité. On peut appuyer au centre du clavier sans constater d’effet de fragilité, le capot ne fléchit pas de manière inquiétante, et la charnière offre une résistance rassurante à l’ouverture. Avec des dimensions de 353,5 × 242,4 mm pour une épaisseur oscillant entre 1,6 et 2 cm, le gabarit reste compact pour la diagonale. L’ensemble vient se glisser sans problème dans un sac prévu pour un 15 pouces.

Test Asus Zenbook A16 2026
Les bordures d’écran se montrent assez fines.

Sur la tranche gauche, on retrouve deux ports USB-C 4.0 à 40 Gb/s, un HDMI 2.1 plein format et un combo jack. La droite accueille un port USB-A 3.2 Gen 2 ainsi qu’un lecteur de cartes SD plein format à la norme UHS-II, capable de monter à 312 Mo/s. Pour un ultraportable, c’est une offre particulièrement complète, et les photographes apprécieront le lecteur SD sans adaptateur.

Test Asus Zenbook A16 2026

Quant à la partie audio, elle repose sur un système multi-haut-parleurs intégrant deux tweeters au niveau de la charnière et des modules woofers sous le clavier. À volume modéré, le rendu est correct, avec un équilibre aigus-médiums convenable. Les basses manquent, comme souvent sur le segment, et la qualité se dégrade quand on pousse le volume. Une sortie est aussi évidemment de la partie.

Test Asus Zenbook A16 2026

Enfin, le clavier reprend les commutateurs qu’Asus améliore depuis plusieurs générations. La frappe est stable, la distance d’activation suffisante pour un ultrabook, et le rétroéclairage sur trois niveaux fait le travail. Le pavé tactile, lui, offre une surface de glisse généreuse de 15 × 10 cm avec une prise en charge fluide des gestes Windows. Cela dit, on regrette l’absence de retour haptique, un élément qui se généralise chez la concurrence et que les utilisateurs de MacBook considèrent comme acquis depuis un moment. C’est le seul reproche côté ergonomie.

Test Asus Zenbook A16 2026

L’écran et la webcam

L’Asus ZenBook A16 embarque une dalle OLED de 16 pouces affichant une définition de 2 880 × 1 800 pixels, pour un ratio 16/10 devenu la norme sur ce segment. Son taux de rafraîchissement grimpe à 120 Hz, même si Windows le cale sur 60 Hz par défaut, pour préserver la batterie. Notez au passage que la dalle n’est pas tactile, ce qui peut surprendre à ce niveau de prix.

Le rendu de cet afficheur apparaît globalement très bon. Comme toujours, nous attendrons que le PC soit passé sous les sondes de notre Labo Fnac avant d’émettre un avis définitif sur ses performances. Toutefois, à l’œil, nous pouvons d’ores et déjà écrire sans trop nous avancer que les qualités ancestrales de l’OLED sont bien transposées ici. La colorimétrie sonne juste, les contrastes sont excellents et la luminosité semble très correcte.

Test Asus Zenbook A16 2026

Le problème se situe plutôt au niveau de la réflectivité de la dalle brillante. Le traitement antireflet n’impressionnera personne. Aussi, en extérieur ou dans un environnement très éclairé, les contenus sombres deviennent un miroir. On se voit littéralement à l’écran. C’est d’autant plus frustrant que la qualité de la dalle elle-même ne souffre d’aucun reproche.

Terminons avec la webcam 1080p qui surplombe cet écran. Elle délivre de son côté une prestation correcte, sans plus. L’image manque de piqué et de détails, avec un niveau de bruit assez marqué. Le rendu est en partie amélioré grâce aux effets logiciels, mais sans faire de miracles. On note tout de même que le flou d’arrière-plan et le cadrage automatique fonctionnent bien, sans grever l’autonomie. L’ensemble reste donc acceptable pour des visioconférences au quotidien, mais on a vu nettement mieux sur des portables à ce tarif.

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Les performances

Le Snapdragon X2 Elite Extreme X2E94100 constitue évidemment le cœur de cette machine et sa principale attraction. Une précision tout de même : il ne s’agit pas ici de la version la plus puissante à 5 GHz, mais de celle plafonnée à 4,7 GHz sur un cœur et 4,4 GHz en multicœur. Voilà pour la précision. Même si ce n’est pas la version la plus puissante, il reste difficile de parler de déclassement puisque la bête embarque tout de même 18 cœurs Oryon de troisième génération, couplés à 48 Go (!) de RAM LPDDR5X à 9 523 MT/s soudée directement sur le processeur et 1 To de stockage SSD en PCIe Gen 4. À l’heure où la pénurie de RAM est sur toutes les lèvres, voilà qui fait plaisir à voir.

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En attendant les résultats des tests de notre Labo Fnac, nous avons tout de même lancé quelques benchmarks commerciaux « pour voir ». Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le nouveau Cinebench 2026 donne des scores aux alentours de 6 500 points en multithread (moyenne de plusieurs passes) et environ 630 en single-thread. Ces résultats placent le Snapdragon X2 Elite Extreme devant l’Intel Panther Lake dans ses meilleures configurations. Sous Geekbench 6, le SoC atteint 3 903 points en single-core et 22 804 en multi-core. De très jolis scores… qui restent tout de même bien en deçà de ceux de l’Apple M5 qui garde une longueur d’avance, surtout sur le multi-threadé.

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Les résultats CPU visibles sur Geekbench 6 corroborent (évidemment) ceux obtenus de notre côté.

Pour le traitement photo, la plateforme ARM ne souffre d’aucun handicap notable. Nous avons pu retoucher des images, parfois assez lourdes, sans temps de traitement démesurément longs. Côté vidéo, c’est plus contrasté, avec des résultats corrects, mais pas ébouriffants. Pour du montage 4K léger sur Premiere ou de la retouche photo, la machine assure sans broncher. Toutefois, les créatifs qui ont besoin de rendus vidéo lourds ou d’exports fréquents en haute résolution devront passer leur chemin.

On notera également que le NPU intégré affiche 80 TOPS, ce qui est inédit sur ce segment, Intel se contentant au mieux de 50 TOPS. Cela impacte directement les tâches d’intelligence artificielle locales, qui tournent sans trop impacter la batterie.

Autre bon point : les performances restent identiques que le PC soit branché sur secteur ou sur batterie. Il s’agit toutefois d’un comportement que l’on retrouve aussi chez Panther Lake.

Si les performances processeur impressionnent, la puce graphique Adreno X290 ne laisse en revanche pas un souvenir aussi impérissable. Nous avons ainsi observé environ 40 % de performances en moins par rapport à un Panther Lake sur les mêmes titres de référence. Ainsi, un Cyberpunk 2077 tourne entre 20 et 60 i/s au mieux, en fonction des réglages. De même, en 1080p, Black Myth : Wukong doit se contenter d’un peu moins d’une trentaine d’i/s sans aucune mise à l’échelle et peut monter à une soixantaine d’i/s en activant la génération de frames. Plusieurs titres refusent purement et simplement de se lancer.

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Les résultats GPU visibles sur Geekbench 6 corroborent là encore ceux obtenus de notre côté.

La compatibilité logicielle

La compatibilité logicielle était sans conteste le gros point noir du Snapdragon X Elite première génération. Depuis, les choses ont évolué dans le bon sens. On note par exemple que les navigateurs web, la suite Adobe et une tonne d’outils de productivité quotidiens ont désormais leur propre version native ARM sous Windows. Nous n’avons ainsi rencontré aucun blocage sur les logiciels que nous utilisons au quotidien pour la rédaction, la retouche photo ou la navigation.

Au lancement de l’appareil, on découvre que c’est Windows 11 en version 26H1 qui l’anime. Cette mise à jour arrive en « exclusivité » sur les plateformes ARM. Pour les deux du fond que cela intéresse, on retrouve également le label Copilot+. Plus utile : les logiciels habituels d’Asus sont également de la partie. Et notamment MyAsus, qui reste un bon outil de gestion de la machine. Qualcomm propose de son côté un « Snapdragon Control Panel » facultatif pour gérer les pilotes et configurer des profils par application.

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C’est encore du côté du jeu vidéo que cela coince un peu. Commençons par les bonnes nouvelles. L’anti-triche d’Epic Games fonctionne, permettant de jouer à Fortnite sans souci. Celui de Valve aussi, pour Counter-Strike 2 par exemple. Mais Vanguard, l’anti-triche de Riot Games, bloque le lancement de titres aussi populaires que League of Legends ou Valorant. Et, comme dit plus haut, certains jeux refusent tout simplement de se lancer, quelle que soit la configuration. Toutes proportions gardées, on peut tout de même comparer la situation à celle des premiers pas du Steam Deck sous Linux. Une grande majorité des titres semble fonctionner, mais il est plus prudent de vérifier avant achat depuis le site Works on Windows on Arm.

L’autonomie

Sur un usage bureautique avec l’écran réglé à 50 % de luminosité, nous avons constaté une autonomie comprise entre 23 et 24 heures, quasiment au coude-à-coude avec les meilleurs scores obtenus sur Intel Panther Lake. En lecture vidéo, comptez un peu moins de 15 h. Sous un usage mixte mêlant navigation web, tableur, vidéo et rendu 3D avec une luminosité moyenne pour l’écran, la machine tient environ 6 h 30, soit un score très correct.

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L’atout ARM se manifeste surtout sur la veille. En deux jours d’inutilisation totale, nous n’avons perdu que 2 % de batterie ! Face à un Windows qui est historiquement mauvais sur ce point, c’est évidemment un argument de poids pour quiconque laisse son PC en veille dans un sac entre deux réunions.

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Côté chauffe, la configuration reste d’un calme remarquable, même en cas d’usage un peu intense comme une session d’encodage vidéo prolongée. Les ventilateurs, quant à eux, restent quasi inaudibles en mode équilibré. Il faut vraiment lancer des applications lourdes pour les entendre.

Test du Wood’s LD40 : un déshumidificateur taillé pour les buanderies et le séchage du linge

L’humidité excessive dans un logement, on la remarque rarement du jour au lendemain. Elle s’installe sournoisement. D’abord une vague odeur de renfermé. Puis le linge qui ne sèche plus. Et un beau matin, les premiers points noirs apparaissent dans les joints de la salle de bain ou sur les murs. À ce stade, le problème est déjà bien ancré.

C’est à cette problématique que le Wood’s entend s’attaquer avec son LD40. Fabriqué en Suède, ce déshumidificateur à compresseur est pensé pour les grandes pièces humides avec une capacité d’extraction annoncée à 13 litres par jour et un réservoir de 11,4 litres. Mais au-delà de la déshumidification pure, c’est surtout son mode Laundry, dédié au séchage du linge donc, qui le distingue sur le papier de la concurrence. Nous l’avons installé pendant plusieurs semaines dans une pièce multiusage d’une vingtaine de mètres carrés servant notamment de buanderie. Un terrain d’essai idéal puisque cette pièce souffre d’une humidité chronique, avec un taux oscillant en moyenne autour de 70 % et des pics réguliers à 80 %.

Quelques repères pour mettre ces chiffres en perspective. Entre 40 et 60 %, on se situe dans la zone de confort recommandée pour la plupart des pièces de vie. Au-dessus de 60 % de manière prolongée, l’air est déjà trop chargé en humidité. Et à 80 %, les dégâts matériels et sanitaires deviennent concrets. Ce n’est d’ailleurs pas tant le chiffre ponctuel qui compte, mais la durée pendant laquelle une pièce reste à ce niveau.

Design et construction

Première impression en sortant le LD40 de son carton : c’est costaud. L’objet respire la solidité. Le châssis principal est en métal d’après les spécifications du fabricant. Ici, pas de plastique qui grince, pas de finitions approximatives. On sent un appareil conçu pour encaisser les années, ce que tend à confirmer sa garantie de dix ans… sous conditions d’enregistrement et de remplacement annuel du filtre, tout de même.

Test Wood's LD40

Visuellement, autant être clair : le LD40 n’a rien d’élégant. Son allure est brute, utilitaire, presque industrielle. 640×348×575 mm et 19,5 kg sur la balance. Pour vous donner une idée, c’est à peu près le gabarit d’une grosse valise cabine, en plus lourd. Pas le genre d’appareil que l’on place discrètement dans un coin du salon donc.

Le déplacement, en revanche, se révèle plus aisé qu’on ne le craignait. Les roulettes intégrées glissent correctement et permettent de bouger l’appareil d’une pièce à l’autre sans effort disproportionné malgré le poids. Tant mieux, car il y a fort à parier que vous aurez envie de le déplacer assez régulièrement.

Test Wood's LD40

Un détail nous a franchement agacés tout au long du test, cela dit. Le câble d’alimentation mesure à peine plus d’un mètre cinquante. Nous avons dû utiliser une rallonge dans chacune des trois pièces où nous l’avons testé. Sans exception. Et comme le câble sort par le côté de l’appareil et non par l’arrière, le positionnement contre un mur devient un casse-tête supplémentaire selon la disposition des prises.

Prise en main et interface

L’écran tactile situé sur le dessus ne pose aucun problème de compréhension. L’affichage est clair, les icônes parlantes. On bascule d’un mode à l’autre en quelques pressions et l’hygromètre intégré indique en temps réel le taux d’humidité ambiant. Pas besoin du manuel donc, même s’il faut signaler que tout est en anglais.

Mais l’ensemble dégage un côté « low tech » à la fois rassurant et frustrant quand on pense au tarif. Pas d’application pour piloter l’appareil à distance. Pas de wifi, pas de Bluetooth. Concrètement, si votre linge sèche plus vite que prévu et que vous souhaitez basculer du mode Laundry, très bruyant, vers le mode Easy, bien plus reposant pour les oreilles, il faudra vous lever et aller appuyer physiquement sur l’écran. Nous avons pesté contre cette limitation à peu près une fois par jour pendant toute la durée du test.

Test Wood's LD40
L’écran , aussi archaïque que fonctionnel.

On ne réclame pas de la connexion pour le plaisir d’en avoir. Mais pouvoir changer de mode à distance, ou ne serait-ce que programmer une bascule automatique depuis l’appareil lui-même, nous aurait semblé pertinent. Ce n’est pas possible. Pour un déshumidificateur vendu à ce niveau de prix, c’est un point que le fabricant suédois devrait sérieusement considérer sur les prochaines générations.

Quatre modes de fonctionnement sont proposés. Le mode Normal permet de définir un taux d’humidité cible grâce à l’hygrostat variable (réglable entre 35 et 75 % HR) et laisse ensuite l’appareil gérer le maintien de ce niveau en toute autonomie. Le mode Easy automatise l’ensemble pour une utilisation simplifiée, adaptée aux petites pièces. Le mode Laundry, nous y reviendrons en détail, cible spécifiquement le séchage du linge. Le dernier mode autorise un fonctionnement continu, 24 heures sur 24.

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Efficacité de déshumidification

Entrons dans le vif du sujet. Dans notre pièce de test de 20 m², le taux d’humidité stagnait à 70 % en moyenne, avec des montées régulières à 80 %. Après mise en route du LD40, la baisse a été franche. En quelques heures à peine, l’hygromètre affichait déjà un recul sensible. Sur la durée du test, l’appareil est parvenu à stabiliser le taux aux alentours de 35 %. C’est le bas de sa plage de réglage. Et c’est aussi bien en dessous de la zone de confort habituellement recommandée, signe que la machine ne manque pas de puissance.

Test Wood's LD40
La mesure d’humidité dans la pièce la première fois que nous avons installé le LD40 dans la buanderie.

Le LD40 ne grignote pas quelques points d’humidité : il transforme carrément l’atmosphère d’une pièce. Au quotidien, nous avons constaté un air perceptiblement plus sec, la sensation de moiteur avait disparu, ce qui n’a rien d’anodin.

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Après quelques heures seulement de fonctionnement.

Techniquement, l’appareil s’appuie sur un système à compresseur et un débit d’air pouvant atteindre 350 m³/h à plein régime. Autre point notable : il est capable de fonctionner dès 2 °C. Nous ne l’avons pas testé dans ces conditions extrêmes, mais le fabricant le destine aussi aux garages et sous-sols non chauffés en hiver. Un argument qui le démarque de plusieurs concurrents, lesquels cessent tout bonnement de fonctionner en dessous de 5 °C.

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Après quelques jours, l’air de la pièce est véritablement transformé, passant de 80 % donc de taux d’humidité à une trentaine de pourcents !

On note aussi la présence d’un filtre SMF, spécifiquement conçu pour lutter contre les moisissures. Et pour ceux qui ne veulent pas se soucier de vider le bac, un raccord de tuyau au format 1/2 pouce (non fourni, malheureusement) autorise l’évacuation continue de l’eau collectée. Dans notre cas, l’absence de point d’évacuation dans la pièce de test ne nous a pas permis d’évaluer cette option, mais elle paraît particulièrement pertinente pour une installation dans un sous-sol ou un garage.

Le mode Laundry, ou l’atout maître

C’est là que le Wood’s LD40 sort véritablement du lot. Nous avons activé ce mode des dizaines de fois au cours de notre test. Le constat est sans appel : ça marche. Le principe est simple. On positionne l’appareil à proximité de l’étendoir, on lance le mode dédié, et le ventilateur souffle un flux d’air chaud et sec directement vers le linge.

Le résultat nous a franchement convaincus. Du linge qui mettait habituellement une journée complète à sécher, voire davantage en hiver porte fermée, se retrouvait prêt en quelques heures. Les serviettes de bain, souvent les plus récalcitrantes sur un étendoir classique, séchaient en moins d’une demi-journée. Nous avons même chronométré : une charge complète de serviettes épaisses, lavées à 60 °C, est passée de « trempée » à « sèche au toucher » en un peu moins de 6 heures. On n’ira pas jusqu’à prétendre que l’appareil remplace un sèche-linge. Mais pour ceux qui n’en possèdent pas, ou qui préfèrent étendre leur linge, le gain de temps est considérable.

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L’autre avantage est que pendant qu’il sèche votre linge, le LD40 continue de déshumidifier la pièce. Car le problème du séchage en intérieur, tout le monde le connaît : le linge mouillé fait grimper l’humidité ambiante, ce qui ralentit le séchage et qui maintient l’humidité encore plus longtemps. Avec le LD40, ce cercle vicieux se brise puisque les deux fonctions travaillent de concert.

Le revers de la médaille, c’est le bruit. En mode Laundry, le LD40 tourne à plein régime. Nous y reviendrons dans la section suivante, mais sachez que la cohabitation avec ce mode dans une pièce de vie relève purement du masochisme. Dans une buanderie dont on peut refermer la porte, ça reste gérable. Et c’est précisément là que l’absence de programmation ou de commande à distance se fait cruellement sentir, car une fois le linge sec, il faut physiquement se déplacer pour repasser sur un mode plus silencieux.

Les nuisances sonores

Comme dit plus haut, le Wood’s LD40 n’est pas un appareil discret. Le fabricant annonce entre 45 et 55 dB selon le mode et la vitesse de ventilation. Nous avons vérifié avec notre sonomètre à environ un mètre de distance : 46 dB en mode Easy, 52 dB en mode Normal vitesse haute, et un pic à 56 dB en mode Laundry. C’est 1 petit dB au-dessus de la valeur annoncée par Wood’s pour ce dernier mode. Pour donner un ordre de grandeur, 46 dB se rapproche du ronronnement d’un réfrigérateur. 56 dB, c’est le volume d’une conversation soutenue entre deux personnes ou le bruit d’un micro-onde en fonctionnement. Sauf que ce « bruit de fond » ne s’arrête jamais tant que le mode est actif.

En mode Easy, on finit par l’oublier au bout de quelques minutes. Honnêtement, au bout du troisième jour, nous ne le remarquions même plus. Mais dès que l’appareil bascule en Laundry, impossible de regarder un film dans la même pièce sans monter le volume du téléviseur. Passer un appel téléphonique à côté de l’appareil en fonctionnement intensif n’est pas non plus une partie de plaisir.

Pour un usage en pièce dédiée avec la porte fermée, ce n’est pas du tout un souci. Pour un salon ou une chambre, il faudra accepter de cohabiter avec ce vrombissement permanent, ou bien ne lancer le mode Laundry que lorsque vous quittez la pièce.

L’entretien au quotidien

Avec ses 11,4 litres de contenance, le réservoir du LD40 figure parmi les plus généreux du marché. Un vrai atout, car il évite les vidanges trop fréquentes. L’appareil s’éteint automatiquement lorsque le bac est plein, ce qui prévient tout débordement.

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Dans notre cas, avec un fonctionnement quasi quotidien dans une pièce à 70 % d’humidité moyenne, nous sommes tombés sur un rythme d’une vidange tous les deux jours environ. Tout à fait raisonnable. Attention cependant : le bac plein pèse aux alentours de 13 kg avec l’eau. Si vous laissez passer un jour de trop, le transporter jusqu’à l’évier sans en renverser demande un minimum de précaution. Nous parlons d’expérience.

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(Tuyau d’évacuation non fourni).

Pour ceux qui préfèrent ne plus y penser du tout, la possibilité de raccorder un tuyau d’évacuation en continu reste une alternative séduisante. Le raccord est au format 1/2 pouce, mais le tuyau n’est pas inclus dans la boîte. On aurait apprécié qu’il soit fourni d’office, tant cette fonctionnalité semble taillée pour l’usage buanderie ou sous-sol que cible le LD40.

TCL : du QLED accessible au QD-Mini LED haut de gamme, tout sur les nouveaux modèles 2026

En marge de ses modèles SQD-Mini LED et RGB les plus premium, TCL a également profité de la fin du mois de mars 2026 pour officialiser deux nouvelles gammes de téléviseurs destinées au marché français. D’un côté, les séries S et P, qui ciblent le grand public avec des tarifs contenus. De l’autre, la collection NXTVISION, qui vient se positionner un peu plus haut en matière de tarifs avec des dalles QD-Mini LED et un parti pris esthétique assumé. Avec six modèles au total.

Le fil conducteur entre ces deux familles ? La technologie QLED, que TCL entend généraliser à l’ensemble de son catalogue 2026, y compris sur ses téléviseurs les moins chers. Une stratégie qui tranche avec celle de certains concurrents, lesquels réservent encore les Quantum Dots à leurs gammes intermédiaires et supérieures.

Séries S et P : le QLED descend en gamme

Commençons par les modèles les plus abordables. La série P compte deux références : le P7L et le P6L. Le premier embarque une dalle QLED avec gestion locale de l’éclairage (local dimming) et un panneau de type HVA. TCL annonce une couverture de 93 % de l’espace colorimétrique DCI-P3 et confie le traitement d’image à son processeur maison AiPQ, censé optimiser le rendu en temps réel via des algorithmes d’intelligence artificielle. Côté son, le constructeur a fait appel à ONKYO pour un système Hi-Fi 2.1 compatible Dolby Atmos et DTS Virtual:X. On note aussi la présence de l’assistant vocal Ageni pour la navigation.

Le P6L, pour sa part, mise sur un positionnement plus accessible. Il conserve la résolution 4K et le panneau HVA, mais troque le QLED contre une dalle HDR classique. La plateforme logicielle repose sur Google TV, avec 2 Go de RAM et 16 Go de stockage. La connectique comprend du HDMI 2.1, de l’USB 3.0 et du Bluetooth 5.2. TCL y ajoute la technologie MEMC pour la compensation de mouvement et le Dolby Audio. Le cadre métallique sans bordure lui donne un aspect soigné.

Mais c’est probablement le S5L qui attire le plus l’attention dans cette gamme d’entrée. Et pour cause : il s’agit, selon TCL, du premier téléviseur à intégrer la technologie Quantum Dot sur un modèle entrée de gamme. Disponible en Full HD et en HD — pas de 4K ici —, le S5L propose tout de même le HDR10, le Dolby Audio et le Google Cast. Les puristes noteront l’absence de processeur AiPQ et de panneau HVA sur cette référence. Il s’agit clairement d’un téléviseur d’appoint ou de chambre, mais avec une promesse colorimétrique supérieure à ce que l’on trouve habituellement à ce niveau de prix.

NXTVISION : quand le téléviseur se prend pour un tableau

Changement radical d’ambiance avec la gamme NXTVISION. Ici, TCL joue la carte du design autant que celle de la performance. Le concept ? Des téléviseurs pensés pour se fondre dans la décoration, avec des cadres en noyer clair, des dalles mates et des profils ultrafins. Le constructeur assume ouvertement la comparaison avec les « téléviseurs cadre » popularisés par Samsung avec sa série The Frame.

Le fer de lance de cette collection, c’est l’A400 Pro. TCL le présente comme le premier téléviseur de type cadre à embarquer une dalle QD-Mini LED. Précisons toutefois que les versions 43 et 32 pouces se contentent d’une dalle QLED classique. Sur les diagonales supérieures (de 55 à 98 pouces), le QD-Mini LED est bien de la partie avec jusqu’à 448 zones de gradation locale. La luminosité annoncée atteint 1 000 nits. L’audio est confié à un système Hi-Fi Onkyo 2.0 compatible Dolby Atmos et DTS. Particularité notable : l’A400 Pro intègre une galerie d’art embarquée avec plus de 80 œuvres, auxquelles s’ajoutent des créations générées par intelligence artificielle. L’installation murale se fait sans boîtier de connexion externe, ce qui devrait simplifier la pose.

Nouvelle gamme TCL 2026, QD-Mini LED, SQD-Mini LED, NXT Vision, RGB

Un cran au-dessus, l’A400U Premium Wallpaper pousse les curseurs techniques encore plus loin. Son rétroéclairage QD-Mini LED va de 400 zones sur la version 55 pouces à 1 344 zones sur le modèle 98 pouces. TCL revendique une luminosité de pointe à 2 500 nits en 4K HDR Premium. Le panneau HVA Pro est censé garantir de meilleurs angles de vision que le HVA standard. La fonction « Art For Life » transforme l’écran en galerie lorsqu’il n’est pas utilisé. Quant au format « wallpaper », il désigne un profil suffisamment fin pour que le téléviseur se plaque contre le mur à la manière d’une affiche.

Enfin, l’A400 Premium QLED TV ferme la marche comme version la plus abordable de cette gamme NXTVISION. Pas de Mini LED ici, mais une dalle QLED dans un châssis ultrafin avec la même finition noyer que le reste de la collection. TCL le décrit comme un modèle conçu pour « disparaître visuellement » une fois éteint. Reste à voir si cette promesse se vérifie dans la réalité, ce que seul un test en conditions réelles permettra de confirmer.

Enfin, notez que TCL n’a communiqué aucun tarif pour ces six modèles. Les dates de disponibilité précises manquent également à l’appel.

TCL dégaine le SQD-Mini LED et un premier téléviseur RGB : ce que promettent les très haut de gamme 2026

Comme évoqué dans notre autre article consacré aux gammes NXTVISION, S et P, TCL a multiplié les annonces fin mars 2026 pour dévoiler l’intégralité de son catalogue téléviseurs de l’année. Mais si les séries d’entrée et de milieu de gamme misent sur la démocratisation du QLED, c’est bien sur le segment très haut de gamme que le constructeur chinois concentre ses arguments les plus musclés. Deux technologies sont au programme, avec le SQD-Mini LED de 8e génération, qui équipe quatre modèles, et le RGB Mini LED, une approche totalement différente du rétroéclairage dont le RM9L constitue la toute première concrétisation commerciale.

SQD-Mini LED génération 8 : ce qui change sur le papier

Avant de détailler les modèles, un mot sur la technologie elle-même. Le sigle SQD signifie Super Quantum Dot. Par rapport à la 7e génération, TCL met en avant trois axes d’amélioration. Le premier, baptisé Ultra Color Filter, consisterait en un nouveau filtre couleur qui élargirait la gamme chromatique de 33 %. Le deuxième porte sur l’architecture des points quantiques, avec une couche protectrice renforcée et des barrières contre l’humidité et l’oxygène qui amélioreraient la précision colorimétrique de 69 %. Le troisième concerne le rétroéclairage lui-même, dont la densité de zones progresserait de 20 à 25 % selon les références. Autant de chiffres avancés par TCL qu’il faudra vérifier en conditions de test.

X11L : le vaisseau amiral à 10 000 nits

Le X11L occupe le sommet de la hiérarchie. C’est le modèle dont les caractéristiques donnent le vertige. TCL revendique une couverture de 100 % de l’espace BT.2020, ce qui constituerait, si les mesures le confirment, une première sur le marché des téléviseurs LCD. Le nombre de zones de dimming atteint 20 736 sur la version 98 pouces, 14 400 sur le 85 pouces et 11 520 sur le 75 pouces. Quant à la luminosité, elle est annoncée à 10 000 nits HDR sur les deux plus grandes diagonales, et à 9 000 nits sur le 75 pouces. Des valeurs colossales.

Nouvelle gamme TCL 2026, QD-Mini LED, SQD-Mini LED, NXT Vision, RGB

Le panneau est un WHVA 2.0 Ultra. Le taux de rafraîchissement grimpe à 144 Hz en natif, avec prise en charge du HDR10+ et du Dolby Vision. TCL a confié la partie audio à Bang & Olufsen et annonce un design Flat-Thin de seulement 2 cm d’épaisseur. Le processeur maison TSR AiPQ et la surcouche TCL AI complètent le dispositif. Trois tailles seulement : 75, 85 et 98 pouces, disponibles dès maintenant d’après la marque.

C8L Premium : le cran juste en dessous

Le C8L reprend une bonne partie des attributs du X11L, à commencer par la couverture BT.2020 à 100 % et le panneau WHVA 2.0 Ultra. Il y ajoute la technologie ZeroBorder, censée permettre à l’image d’occuper la totalité de la surface de la dalle. En revanche, les zones de dimming et la luminosité décrochent sensiblement. On passe à 4 032 zones et 6 000 nits sur le 98 pouces, pour descendre à 1 008 zones et 3 000 nits sur le 55 pouces. L’écart entre les diagonales extrêmes est donc très marqué. L’audio reste signée Bang & Olufsen et le 144 Hz natif est de la partie. Cinq tailles sont proposées, du 55 au 98 pouces.

C7L Premium : l’entrée du SQD-Mini LED

Avec le C7L, on bascule sur un panneau HVA 2.0 Pro au lieu du WHVA. TCL annonce tout de même 100 % du BT.2020 et l’Ultra Color Filter. Le nombre de zones plafonne à 2 176 sur le 98 pouces et la luminosité à 3 000 nits HDR. Ce modèle se distingue toutefois par son orientation gaming. Le 144 Hz natif est accompagné d’un accélérateur 288 VRR Game Accelerator et d’une connectique HDMI 2.1. L’audio est assurée par un duo Dolby Atmos et Bang & Olufsen. On retrouve la même gamme de diagonales que le C8L, du 55 au 98 pouces, avec une disponibilité fixée au 31 mars.

Nouvelle gamme TCL 2026, QD-Mini LED, SQD-Mini LED, NXT Vision, RGB

C6K Pro : du QD-Mini LED, pas du SQD

Attention à la nomenclature. Le C6K Pro n’est pas un SQD-Mini LED mais un QD-Mini LED. La nuance est importante : on descend en gamme sur la technologie d’affichage. Le nombre de zones se limite à 512, la luminosité à 1 000 nits HDR, et le panneau QLED est accompagné d’une finition mate HVA, mais uniquement sur les diagonales 98 et 85 pouces. Le C6K Pro conserve le 144 Hz natif et ajoute une fonction Game Master pour les joueurs. Sa sortie est décalée à mai 2026, ce qui le sépare du reste de la gamme.

RM9L : le pari du RGB Mini LED

C’est la vraie curiosité de cette salve d’annonces. Avec le RM9L, TCL commercialise pour la première fois un téléviseur à rétroéclairage RGB Mini LED. Le principe diffère fondamentalement du Mini LED classique : au lieu d’une LED bleue associée à des points quantiques pour générer les couleurs, chaque LED est ici remplacée par trois LED distinctes (rouge, verte, bleue). Chaque zone est divisée en trois sections indépendantes, avec 6 chipsets par zone de couleur. Le résultat annoncé : un contrôle individuel de millions de nuances et une couverture de 100 % du BT.2020.

En chiffres, la version 115 pouces affiche 16 848 zones et une luminosité plafonnant à 9 000 nits. TCL évoque environ 24 000 LED RGB contrôlées individuellement. Le tout intègre les technologies ZeroBorder, le processeur TSR AiPQ et l’audio Bang & Olufsen. Trois diagonales sont proposées : 85, 98 et 115 pouces.

Nouvelle gamme TCL 2026, QD-Mini LED, SQD-Mini LED, NXT Vision, RGB

Des prix à confirmer, sauf pour le RM9L

Comme pour les gammes NXTVISION, S et P, aucun tarif n’a été communiqué pour ces cinq modèles. On sait en revanche que pour le TCL RM9L, il faudra compter environ 6 000 € en 85 pouces, 8 000 € en 98 pouces et 13 000 € en 115 pouces. Ce qui vient confirmer le positionnement haut de gamme.

Enfin, toutes les données de luminosité, de couverture colorimétrique et de nombre de zones restent évidemment des chiffres constructeur. Seul un passage sous les sondes de notre Labo Fnac permettra de confirmer, ou non, ces promesses. Surtout la couverture de 100 % du BT.2020, revendiquée par pas moins de quatre modèles sur cinq, et qui serait une première dans l’industrie du LCD si elle se vérifiait.

TCL : du QLED accessible au QD-Mini LED haut de gamme, tout sur les nouveaux modèles 2026

4 avril 2026 à 08:03

En marge de ses modèles SQD-Mini LED et RGB les plus premium, TCL a également profité de la fin du mois de mars 2026 pour officialiser deux nouvelles gammes de téléviseurs destinées au marché français. D’un côté, les séries S et P, qui ciblent le grand public avec des tarifs contenus. De l’autre, la collection NXTVISION, qui vient se positionner un peu plus haut en matière de tarifs avec des dalles QD-Mini LED et un parti pris esthétique assumé. Avec six modèles au total.

Le fil conducteur entre ces deux familles ? La technologie QLED, que TCL entend généraliser à l’ensemble de son catalogue 2026, y compris sur ses téléviseurs les moins chers. Une stratégie qui tranche avec celle de certains concurrents, lesquels réservent encore les Quantum Dots à leurs gammes intermédiaires et supérieures.

Séries S et P : le QLED descend en gamme

Commençons par les modèles les plus abordables. La série P compte deux références : le P7L et le P6L. Le premier embarque une dalle QLED avec gestion locale de l’éclairage (local dimming) et un panneau de type HVA. TCL annonce une couverture de 93 % de l’espace colorimétrique DCI-P3 et confie le traitement d’image à son processeur maison AiPQ, censé optimiser le rendu en temps réel via des algorithmes d’intelligence artificielle. Côté son, le constructeur a fait appel à ONKYO pour un système Hi-Fi 2.1 compatible Dolby Atmos et DTS Virtual:X. On note aussi la présence de l’assistant vocal Ageni pour la navigation.

Le P6L, pour sa part, mise sur un positionnement plus accessible. Il conserve la résolution 4K et le panneau HVA, mais troque le QLED contre une dalle HDR classique. La plateforme logicielle repose sur Google TV, avec 2 Go de RAM et 16 Go de stockage. La connectique comprend du HDMI 2.1, de l’USB 3.0 et du Bluetooth 5.2. TCL y ajoute la technologie MEMC pour la compensation de mouvement et le Dolby Audio. Le cadre métallique sans bordure lui donne un aspect soigné.

Mais c’est probablement le S5L qui attire le plus l’attention dans cette gamme d’entrée. Et pour cause : il s’agit, selon TCL, du premier téléviseur à intégrer la technologie Quantum Dot sur un modèle entrée de gamme. Disponible en Full HD et en HD — pas de 4K ici —, le S5L propose tout de même le HDR10, le Dolby Audio et le Google Cast. Les puristes noteront l’absence de processeur AiPQ et de panneau HVA sur cette référence. Il s’agit clairement d’un téléviseur d’appoint ou de chambre, mais avec une promesse colorimétrique supérieure à ce que l’on trouve habituellement à ce niveau de prix.

NXTVISION : quand le téléviseur se prend pour un tableau

Changement radical d’ambiance avec la gamme NXTVISION. Ici, TCL joue la carte du design autant que celle de la performance. Le concept ? Des téléviseurs pensés pour se fondre dans la décoration, avec des cadres en noyer clair, des dalles mates et des profils ultrafins. Le constructeur assume ouvertement la comparaison avec les « téléviseurs cadre » popularisés par Samsung avec sa série The Frame.

Le fer de lance de cette collection, c’est l’A400 Pro. TCL le présente comme le premier téléviseur de type cadre à embarquer une dalle QD-Mini LED. Précisons toutefois que les versions 43 et 32 pouces se contentent d’une dalle QLED classique. Sur les diagonales supérieures (de 55 à 98 pouces), le QD-Mini LED est bien de la partie avec jusqu’à 448 zones de gradation locale. La luminosité annoncée atteint 1 000 nits. L’audio est confié à un système Hi-Fi Onkyo 2.0 compatible Dolby Atmos et DTS. Particularité notable : l’A400 Pro intègre une galerie d’art embarquée avec plus de 80 œuvres, auxquelles s’ajoutent des créations générées par intelligence artificielle. L’installation murale se fait sans boîtier de connexion externe, ce qui devrait simplifier la pose.

Nouvelle gamme TCL 2026, QD-Mini LED, SQD-Mini LED, NXT Vision, RGB

Un cran au-dessus, l’A400U Premium Wallpaper pousse les curseurs techniques encore plus loin. Son rétroéclairage QD-Mini LED va de 400 zones sur la version 55 pouces à 1 344 zones sur le modèle 98 pouces. TCL revendique une luminosité de pointe à 2 500 nits en 4K HDR Premium. Le panneau HVA Pro est censé garantir de meilleurs angles de vision que le HVA standard. La fonction « Art For Life » transforme l’écran en galerie lorsqu’il n’est pas utilisé. Quant au format « wallpaper », il désigne un profil suffisamment fin pour que le téléviseur se plaque contre le mur à la manière d’une affiche.

Enfin, l’A400 Premium QLED TV ferme la marche comme version la plus abordable de cette gamme NXTVISION. Pas de Mini LED ici, mais une dalle QLED dans un châssis ultrafin avec la même finition noyer que le reste de la collection. TCL le décrit comme un modèle conçu pour « disparaître visuellement » une fois éteint. Reste à voir si cette promesse se vérifie dans la réalité, ce que seul un test en conditions réelles permettra de confirmer.

Enfin, notez que TCL n’a communiqué aucun tarif pour ces six modèles. Les dates de disponibilité précises manquent également à l’appel.

TCL dégaine le SQD-Mini LED et un premier téléviseur RGB : ce que promettent les très haut de gamme 2026

4 avril 2026 à 08:00

Comme évoqué dans notre autre article consacré aux gammes NXTVISION, S et P, TCL a multiplié les annonces fin mars 2026 pour dévoiler l’intégralité de son catalogue téléviseurs de l’année. Mais si les séries d’entrée et de milieu de gamme misent sur la démocratisation du QLED, c’est bien sur le segment très haut de gamme que le constructeur chinois concentre ses arguments les plus musclés. Deux technologies sont au programme, avec le SQD-Mini LED de 8e génération, qui équipe quatre modèles, et le RGB Mini LED, une approche totalement différente du rétroéclairage dont le RM9L constitue la toute première concrétisation commerciale.

SQD-Mini LED génération 8 : ce qui change sur le papier

Avant de détailler les modèles, un mot sur la technologie elle-même. Le sigle SQD signifie Super Quantum Dot. Par rapport à la 7e génération, TCL met en avant trois axes d’amélioration. Le premier, baptisé Ultra Color Filter, consisterait en un nouveau filtre couleur qui élargirait la gamme chromatique de 33 %. Le deuxième porte sur l’architecture des points quantiques, avec une couche protectrice renforcée et des barrières contre l’humidité et l’oxygène qui amélioreraient la précision colorimétrique de 69 %. Le troisième concerne le rétroéclairage lui-même, dont la densité de zones progresserait de 20 à 25 % selon les références. Autant de chiffres avancés par TCL qu’il faudra vérifier en conditions de test.

X11L : le vaisseau amiral à 10 000 nits

Le X11L occupe le sommet de la hiérarchie. C’est le modèle dont les caractéristiques donnent le vertige. TCL revendique une couverture de 100 % de l’espace BT.2020, ce qui constituerait, si les mesures le confirment, une première sur le marché des téléviseurs LCD. Le nombre de zones de dimming atteint 20 736 sur la version 98 pouces, 14 400 sur le 85 pouces et 11 520 sur le 75 pouces. Quant à la luminosité, elle est annoncée à 10 000 nits HDR sur les deux plus grandes diagonales, et à 9 000 nits sur le 75 pouces. Des valeurs colossales.

Nouvelle gamme TCL 2026, QD-Mini LED, SQD-Mini LED, NXT Vision, RGB

Le panneau est un WHVA 2.0 Ultra. Le taux de rafraîchissement grimpe à 144 Hz en natif, avec prise en charge du HDR10+ et du Dolby Vision. TCL a confié la partie audio à Bang & Olufsen et annonce un design Flat-Thin de seulement 2 cm d’épaisseur. Le processeur maison TSR AiPQ et la surcouche TCL AI complètent le dispositif. Trois tailles seulement : 75, 85 et 98 pouces, disponibles dès maintenant d’après la marque.

C8L Premium : le cran juste en dessous

Le C8L reprend une bonne partie des attributs du X11L, à commencer par la couverture BT.2020 à 100 % et le panneau WHVA 2.0 Ultra. Il y ajoute la technologie ZeroBorder, censée permettre à l’image d’occuper la totalité de la surface de la dalle. En revanche, les zones de dimming et la luminosité décrochent sensiblement. On passe à 4 032 zones et 6 000 nits sur le 98 pouces, pour descendre à 1 008 zones et 3 000 nits sur le 55 pouces. L’écart entre les diagonales extrêmes est donc très marqué. L’audio reste signée Bang & Olufsen et le 144 Hz natif est de la partie. Cinq tailles sont proposées, du 55 au 98 pouces.

C7L Premium : l’entrée du SQD-Mini LED

Avec le C7L, on bascule sur un panneau HVA 2.0 Pro au lieu du WHVA. TCL annonce tout de même 100 % du BT.2020 et l’Ultra Color Filter. Le nombre de zones plafonne à 2 176 sur le 98 pouces et la luminosité à 3 000 nits HDR. Ce modèle se distingue toutefois par son orientation gaming. Le 144 Hz natif est accompagné d’un accélérateur 288 VRR Game Accelerator et d’une connectique HDMI 2.1. L’audio est assurée par un duo Dolby Atmos et Bang & Olufsen. On retrouve la même gamme de diagonales que le C8L, du 55 au 98 pouces, avec une disponibilité fixée au 31 mars.

Nouvelle gamme TCL 2026, QD-Mini LED, SQD-Mini LED, NXT Vision, RGB

C6K Pro : du QD-Mini LED, pas du SQD

Attention à la nomenclature. Le C6K Pro n’est pas un SQD-Mini LED mais un QD-Mini LED. La nuance est importante : on descend en gamme sur la technologie d’affichage. Le nombre de zones se limite à 512, la luminosité à 1 000 nits HDR, et le panneau QLED est accompagné d’une finition mate HVA, mais uniquement sur les diagonales 98 et 85 pouces. Le C6K Pro conserve le 144 Hz natif et ajoute une fonction Game Master pour les joueurs. Sa sortie est décalée à mai 2026, ce qui le sépare du reste de la gamme.

RM9L : le pari du RGB Mini LED

C’est la vraie curiosité de cette salve d’annonces. Avec le RM9L, TCL commercialise pour la première fois un téléviseur à rétroéclairage RGB Mini LED. Le principe diffère fondamentalement du Mini LED classique : au lieu d’une LED bleue associée à des points quantiques pour générer les couleurs, chaque LED est ici remplacée par trois LED distinctes (rouge, verte, bleue). Chaque zone est divisée en trois sections indépendantes, avec 6 chipsets par zone de couleur. Le résultat annoncé : un contrôle individuel de millions de nuances et une couverture de 100 % du BT.2020.

En chiffres, la version 115 pouces affiche 16 848 zones et une luminosité plafonnant à 9 000 nits. TCL évoque environ 24 000 LED RGB contrôlées individuellement. Le tout intègre les technologies ZeroBorder, le processeur TSR AiPQ et l’audio Bang & Olufsen. Trois diagonales sont proposées : 85, 98 et 115 pouces.

Nouvelle gamme TCL 2026, QD-Mini LED, SQD-Mini LED, NXT Vision, RGB

Des prix à confirmer, sauf pour le RM9L

Comme pour les gammes NXTVISION, S et P, aucun tarif n’a été communiqué pour ces cinq modèles. On sait en revanche que pour le TCL RM9L, il faudra compter environ 6 000 € en 85 pouces, 8 000 € en 98 pouces et 13 000 € en 115 pouces. Ce qui vient confirmer le positionnement haut de gamme.

Enfin, toutes les données de luminosité, de couverture colorimétrique et de nombre de zones restent évidemment des chiffres constructeur. Seul un passage sous les sondes de notre Labo Fnac permettra de confirmer, ou non, ces promesses. Surtout la couverture de 100 % du BT.2020, revendiquée par pas moins de quatre modèles sur cinq, et qui serait une première dans l’industrie du LCD si elle se vérifiait.

WoW Midnight : un mois après, le succès est-il au rendez-vous ?

3 avril 2026 à 13:35

Pour des millions de joueurs aux quatre coins du monde, le 3 mars 2026 était une journée entourée de longue date dans leur calendrier. Et surlignée même. Il faut dire que c’est ce jour-là qu’est sorti Midnight, la sixième extension majeure de World of Warcraft et un nouveau chapitre de la Worldsoul Saga au passage. Blizzard avait mis les petits plats dans les grands pour l’occasion, avec quatre zones à explorer, une race alliée inédite, un système de Logis très attendu et pas moins de trois raids programmés pour la saison inaugurale. Le tout jouable sur un PC gamer évidemment, mais aussi sur beaucoup de PC portables récents milieu et haut de gamme.

Clairement, sur le papier, le contenu est massif. Pourtant, à y regarder de plus près, un mois après le coup d’envoi, la communauté affiche un enthousiasme loin d’être unanime. Entre un déploiement de contenu encore en cours, des ajustements permanents et une polémique autour du doublage français qui refuse de s’éteindre, Midnight incarne tout à la fois les ambitions retrouvées du MMO de Blizzard et les tensions qui agitent actuellement l’industrie du jeu vidéo dans son ensemble. Heureusement, le tableau est loin d’être négatif.

Quel’Thalas revisitée

Commençons par le factuel. Midnight relève le plafond de niveau à 90 et propulse les joueurs dans une version remaniée de Quel’Thalas, où Xal’atath, antagoniste centrale de la Worldsoul Saga, étend son emprise. Quatre zones composent le terrain de jeu : Eversong Woods et Zul’Aman, retravaillées pour l’occasion, ainsi que deux territoires inédits, Harandar et Voidstorm. La première offre un cadre verdoyant qui tranche avec les tunnels de The War Within. La seconde plonge les aventuriers dans un chaos spatial qui sert d’écrin au raid principal de la saison.

World of Warcraft Midnight

Silvermoon City, reconstruite de fond en comble, tient le rôle de hub central. Un choix fort, symboliquement. La ville est partagée entre Horde et Alliance, avec environ un tiers dédié exclusivement à la Horde et le reste accessible aux deux factions. Pour beaucoup de vétérans, revoir Silvermoon vivante et fonctionnelle constituait déjà une raison suffisante de se connecter.

Côté nouveautés de gameplay, Blizzard a introduit les Haranir, nouvelle race alliée déblocable via une chaîne de quêtes et disponible pour les deux factions. Les Demon Hunters gagnent pour leur part une troisième spécialisation baptisée Devourer, à laquelle s’ajoute la possibilité inédite de créer un Demon Hunter Elfe du Vide. Enfin, le PvP accueille Slayer’s Rise, un champ de bataille 40 contre 40 situé dans Voidstorm, et un nouveau système de chasse appelé Prey system propose trois paliers de difficulté.

Un contenu endgame déployé au compte-gouttes

C’est sans doute le point qui suscite le plus de débats. Midnight est sortie le 3 mars, mais la saison 1 n’a véritablement démarré que le 17 mars, soit deux semaines plus tard. Et le contenu continue de se déployer progressivement depuis lors. Au 30 mars, le troisième raid, March on Quel’Danas, n’avait toujours pas ouvert ses portes en LFR et Story Mode. C’est dire si l’expression « un mois après le lancement » recouvre en réalité une extension encore en train de sortir.

En chiffres, la saison 1 propose huit donjons, dix delves auxquelles s’ajoute une Nemesis Delve (Torment’s Rise), et trois raids totalisant neuf boss. The Voidspire, le raid principal, en aligne six à lui seul. The Dreamrift se limite à un affrontement unique dans les plaines d’Harandar, tandis que March on Quel’Danas en compte deux.

World of Warcraft Midnight
Le survol de Quel’Thalas est assez grisant.

Précisons que deux delves, The Darkway et Parhelion Plaza, ont été décalées respectivement aux 24 et 31 mars. Le contenu annoncé n’était donc pas intégralement disponible dès le premier jour. Et nous manquons de recul à l’heure de la publication de ces lignes pour mesurer l’impact de ces nouveautés.

Ce calendrier qui s’étire en longueur est loin d’être une première pour World of Warcraft et pose immanquablement une question : peut-on dresser un vrai bilan après un mois quand une partie significative du contenu endgame n’est même pas encore totalement accessible ? Blizzard assume clairement cette stratégie de déploiement échelonné, sans l’ombre d’un doute pour étaler la consommation de contenu et maintenir l’intérêt sur la durée.

Hotfixes et ajustements : une extension encore en rodage

Néanmoins, le rythme effréné des correctifs est un signe qui ne trompe pas. Blizzard maintient carrément une page dédiée aux hotfixes de Midnight et continuait activement de publier des patchs à la fin du mois de mars, plus de trois semaines après la sortie du jeu, donc. En y regardant de plus près, le lot du 25-26 mars en dit long sur l’étendue des ajustements opérés. On y trouve en effet pêle-mêle des modifications de dégâts pour plusieurs classes et spécialisations, des corrections sur des boss, des bugs résolus dans les delves The Gulf of Memory, Sunkiller Sanctum et Twilight Crypts, ainsi que des corrections de progression pour des quêtes comme « Midnight: Stormarion Assault » et « Guarded Treasures ».

Toutefois, cela n’a rien de vraiment alarmant en soi. Toute extension WoW traverse une phase de polissage post-lancement. La réactivité de Blizzard en la matière est même plutôt rassurante. Reste que cette densité de correctifs rappelle que Midnight, malgré sa taille imposante, est encore un produit en cours de stabilisation. Le joueur patient y trouvera sans aucun doute son compte. Celui qui espérait une expérience parfaitement huilée dès le jour 1 aura sans doute un peu déchanté.

Le Logis, ça vaut quoi ?

Passons maintenant au Logis (Housing en anglais), l’une des fonctionnalités les plus attendues de Midnight. D’autant que Blizzard en a fait un argument de vente dès l’annonce du préachat. On notera au passage que l’accès anticipé au système de Logis était inclus dans toutes les éditions, y compris la moins chère. Les joueurs ont ainsi pu commencer à explorer, personnaliser et décorer leur espace dès le 2 décembre 2025, à l’occasion de la mise à jour prologue « The Warning ».

World of Warcraft Midnight
L’idée du Logis est évidemment d’en créer un rien qu’à vous.

Toutefois, l’éditeur a lui-même reconnu que cet accès anticipé ne proposait qu’une sélection limitée de contenus décoratifs, la suite complète étant promise pour le lancement effectif de l’extension. Un décalage qui a fatalement pu générer de la frustration chez certains joueurs désireux de se lancer à fond dans la décoration de leur repaire.

Ce Logis sert aussi de levier de différenciation entre les éditions du jeu. Le « Midnight Housing Pack », avec ses rotondes, fontaines et tableaux inspirés de l’univers, est réservé à l’Epic Edition. On observe donc un système à double étage, où le Logis fonctionne à la fois comme nouveauté de gameplay et comme vecteur de monétisation douce.

World of Warcraft Midnight
Un Logis plus ambitieux.

À cela s’ajoutent les mises à jour du système de transmog, qui permettent désormais de sauvegarder des apparences par emplacement et des tenues complètes. On se retrouve au final avec un outil de personnalisation, de lifestyle presque, de plus en plus central dans l’identité de WoW.

Des retours en demi-teinte sur les forums officiels

Que disent les joueurs, un mois après ? Les forums officiels francophones offrent un panorama assez représentatif. Dès les premiers jours, certains n’ont pas hésité à parler de « sans-faute ». Parmi les points qui reviennent le plus souvent : la qualité des 17 chapitres d’histoire, la variété des zones et cette sensation d’air libre bienvenue après les environnements souterrains de The War Within. Certains donjons, Maisara Caverns en tête, ont été particulièrement salués.

World of Warcraft Midnight

Mais les mêmes fils de discussion révèlent aussi des voix moins enthousiastes. Plusieurs joueurs affichent explicitement un « bilan mitigé ». Plus frappant : un topic ouvert dès le 27 février, soit avant même le lancement, s’intitulait « Midnight, une extension sans âme ». La critique ne portait pas tant sur le volume de contenu que sur un supposé manque de cohérence narrative, d’émotion et de véritable sensation d’exploration.

Un autre fil, publié le 2 mars, interrogeait la profondeur réelle des nouveautés systémiques et du Mythic+. Pour le premier topic cité, il est assez étonnant que des joueurs puissent avoir un avis avant même d’avoir posé les mains sur l’extension. En revanche, il est certain qu’à ce stade, le constat est celui d’une réception ni unanimement enthousiaste, ni massivement hostile. Les joueurs reconnaissent globalement la générosité du contenu, mais une partie d’entre eux questionne l’âme de l’ensemble.

La polémique de l’IA dans le doublage français

Mais si tous les points précédents sont avant tout affaire d’attente ou de goût, ce n’est pas la même chanson pour ce qui est de la controverse qui a enflammé la communauté francophone bien avant la sortie du jeu. D’abord à cause de la réaction épidermique au doublage français de l’extension. L’élément déclencheur a été la diffusion du court-métrage « Suprématie », qui a révélé un changement de voix pour Xal’atath, personnage pourtant central de toute la Worldsoul Saga. Toutefois, le problème dépasse largement le cas d’un simple remplacement de comédien. Avant même Midnight, des joueurs avaient constaté l’absence de doublage sur du contenu de la mise à jour 11.2.7 de The War Within, ce qui avait déjà alimenté les inquiétudes quant à la stratégie audio de l’éditeur.

C’est toutefois un témoignage qui a mis le feu aux réseaux sociaux. En septembre dernier, Corinne Wellong, voix française du personnage Talanji, annonçait publiquement qu’elle ne reprendrait pas son rôle dans Midnight. Elle refuse en effet de signer certaines clauses contractuelles liées à l’intelligence artificielle proposées par Microsoft et Blizzard.

Si vous suivez régulièrement l’actualité du marché du jeu vidéo, vous savez déjà que la dimension du problème est d’ailleurs internationale et que son cas est loin d’être isolé. Des changements de voix ont aussi été signalés en Espagne et en Allemagne. Au moment où la polémique battait son plein, Blizzard n’avait fourni aucune communication officielle claire sur le sujet, toujours selon BlizzSpirit. Ce silence a contribué à nourrir la méfiance d’une partie de la communauté.

Voilà pour les faits. Mais sur cet aspect précis, la prudence reste de mise. Car aucune déclaration officielle de Blizzard ne s’est étendue sur le sujet. Il serait donc un brin hasardeux d’en tirer des conclusions définitives sur la stratégie de l’éditeur en matière d’IA et de doublage. Ce qui est certain, en revanche, c’est que cette controverse a jeté une ombre sur le lancement de Midnight dans l’Hexagone et touche à un sujet sociétal qui dépasse largement le cadre du jeu vidéo.

Confort : ce qui change au quotidien pour les joueurs

En marge du gameplay pur, Midnight propose également quelques améliorations ergonomiques qui méritent d’être mentionnées. Blizzard a ainsi intégré des damage meters directement dans l’interface de base. Les boss alerts sont elles aussi désormais natives. Deux ajouts qui, s’ils ne révolutionnent rien pour les joueurs aguerris, abaissent la barrière d’entrée pour les nouveaux venus.

World of Warcraft Midnight

Le système de transmog a également été revu, avec la possibilité de sauvegarder des apparences par emplacement et de stocker des tenues complètes. Une fonctionnalité que la communauté réclamait depuis longtemps et qui participe de cet axe « personnalisation » que Blizzard semble vouloir pousser de plus en plus fort. Des mises à jour d’interface complètent le tableau, même si leur portée reste modeste comparée aux ajouts de contenu.

Un verdict encore en suspens

Vous l’aurez compris, dresser un bilan définitif de Midnight au bout de 30 jours relève presque de l’exercice impossible. Et pour cause : une partie du contenu endgame n’est même pas encore entièrement déployée. Le troisième raid n’ouvre en LFR qu’à compter du 7 avril. Les hotfixes continuent de pleuvoir. L’extension, au sens strict, est encore en train de se mettre en place.

World of Warcraft Midnight
Le généreux contenu du pack collector.

Ce que l’on peut dire, en revanche, c’est que Midnight ne manque ni d’ambition, ni de matière. Entre les quatre zones, huit donjons, trois raids, un système de Logis, une nouvelle race, une spécialisation inédite, la densité de contenu est clairement au rendez-vous. La sensation de renouveau après The War Within est palpable pour beaucoup de joueurs, qui apprécient de retrouver l’air libre et un cadre narratif fort autour de Quel’Thalas.

Midnight est au final une extension copieuse, ambitieuse, mais encore en rodage, et dont le véritable bilan ne pourra être dressé qu’une fois l’ensemble du contenu pleinement accessible. Rendez-vous dans quelques mois, donc, pour y voir plus clair. Mais si Azeroth vous manque et que vous avez bien en tête les quelques limites actuelles, vous pouvez foncer les yeux fermés.

Samsung préinstalle WEBTOON sur ses nouveaux Galaxy A37 et A57

3 avril 2026 à 12:48

Samsung et WEBTOON viennent d’annoncer un partenariat autour des Galaxy A37 5G et Galaxy A57 5G, les deux derniers-nés de la série Galaxy A du constructeur sud-coréen. Concrètement, l’application WEBTOON sera préinstallée sur ces deux modèles. Les acheteurs pourront donc accéder au catalogue de la plateforme de webcomics dès le premier allumage de leur smartphone, sans passer par le Google Play Store.

L’association de deux géants coréens

Pour rappel, WEBTOON revendique plus de 160 millions d’utilisateurs actifs par mois à travers le monde. La plateforme, qui propose plus d’un millier d’histoires originales couvrant des genres aussi variés que la romance, le thriller, la fantasy ou la comédie, a la particularité de miser sur un format de lecture en défilement vertical, pensé dès l’origine pour les écrans de smartphones. Plusieurs de ses séries ont d’ailleurs été adaptées en animation ou en live-action, à l’image de Tower of God, All of Us Are Dead ou encore Marry My Husband.

Des smartphones abordables, mais capables

Du côté des smartphones, les Galaxy A37 et A57 partagent une diagonale d’écran de 6,7 pouces et embarquent tous deux une dalle Super AMOLED avec un taux de rafraîchissement pouvant monter jusqu’à 120 Hz. Samsung met aussi en avant sa technologie Vision Booster, qui ajuste la luminosité de l’écran en fonction des conditions d’éclairage ambiantes. Des caractéristiques que le constructeur juge particulièrement adaptées à la lecture de bandes dessinées numériques, où le rendu des couleurs et la fluidité du défilement comptent.

Samsung Galaxy A37 et Galaxy A57
Le Samsung Galaxy A57.

Samsung n’a toutefois pas précisé si ce partenariat avec WEBTOON s’étendrait à d’autres modèles de sa gamme à l’avenir. Les tarifs et dates de disponibilité des Galaxy A37 5G et Galaxy A57 5G en France n’ont pas non plus été communiqués à ce stade.

La France, championne du manga

Ce type de partenariat n’est pas nouveau dans l’industrie du smartphone. Les fabricants préinstallent régulièrement des applications tierces sur leurs appareils, que ce soit dans le cadre d’accords commerciaux ou pour enrichir l’expérience logicielle proposée à l’acheteur. En revanche, l’association d’un constructeur avec une plateforme de webcomics spécifiquement reste assez inhabituelle et illustre bien la place grandissante qu’occupe ce format de divertissement, en particulier en France. Car, même s’il connaît un ralentissement ces derniers temps après des années de croissance explosive, le marché du manga reste un pilier majeur de l’édition BD hexagonale. Ainsi, en 2024, il a représenté environ la moitié des ventes de bandes dessinées, avec des volumes conséquents malgré une baisse donc. La France est même le 2e consommateur mondial après le Japon.

Interface web Webtoon
L’interface d’accueil de la version web de WEBTOON.

Le boom des manhwas

Pour être tout à fait complet, notez tout de même que WEBTOON ne propose pas de manga japonais. C’est plutôt leurs équivalents coréens que l’on retrouve ici, à savoir les manhwas. Cette sous-catégorie profite à plein de l’invasion mondiale de la pop culture du Pays du matin calme. Leur représentant le plus connu chez nous est Solo Leveling, bien qu’il ne soit plus disponible sur WEBTOON. Le service propose tout de même quelques pépites du même genre, comme Lecteur omniscient, High School Mercenary, The Stellar Swordmaster et bien d’autres.

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