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Reçu aujourd’hui — 12 avril 2026

Obsidian - Prenez vos notes sans dépendre de personne

Par :Korben
12 avril 2026 à 07:34

Y'a des outils tellement évidents qu'on oublie d'en parler. Obsidian , j'en ai mentionné l'écosystème plusieurs fois sur le blog, le CLI , le TUI Basalt ... mais j'ai jamais pris le temps de vous le présenter correctement. Alors aujourd'hui, je vais réparer ça.

Obsidiant, c'est donc un éditeur de notes en markdown qui tourne en local sur votre machine. Pas de compte obligatoire, pas de cloud par défaut, vos fichiers sont des .md tout bêtes stockés dans un dossier sur votre disque, genre ~/Documents/MesNotes/ (l'app appelle ça un "vault"). Du coup, vous pouvez les ouvrir avec VS Code, les versionner avec git, ou les copier sur une clé USB en 3 secondes. Vos notes vous appartiennent, quoi...

L'interface d'Obsidian avec un vault ouvert, vue classique à trois panneaux

L'app est dispo sur Windows, macOS, Linux, iOS et Android, et c'est gratuit, y compris pour un usage pro ! Pas de période d'essai, pas de features bridées et si vous voulez la synchro chiffrée de bout en bout entre vos appareils, y'a Obsidian Sync à partir de 4 dollars par mois (soit 48 dollars l'année). Et pour publier vos notes en ligne sous forme de wiki, Publish coûte 8 dollars par mois et par site.

Dans le cadre de mon taf, je suis en train de m'y mettre un peu pour gérer mes notes parce que tout le monde hurle que c'est génial. J'aime bien même si y'a une petite courbe d'apprentissage quand même, faut pas se mentir.

Un exemple de site wiki généré avec Obsidian Publish

Mais le vrai kiff, c'est l'écosystème de plugins. Y'en a des milliers, développés par la communauté, et qui transforment l'éditeur en couteau suisse. Synchro via git ? Y'a un plugin. Kanban ? Pareil. Calendrier, Dataview pour faire des requêtes dans vos notes, Templater pour automatiser la création... la liste est dingue !

D'ailleurs, le graph view intégré qui permet de visualiser les connexions entre toutes vos notes, c'est un bon truc pour capter la façon dont notre cerveau fonctionne (ou pas pour certains ^^). avec les associations thématiques Et y'a aussi Canvas, un espace infini pour poser vos idées façon tableau blanc comme dans les Experts.

Canvas, l'espace infini d'Obsidian pour organiser ses idées facon tableau blanc

Côté navigateur, le Web Clipper est franchement pratique. Vous tombez sur un article, un clic et hop, c'est en markdown dans votre coffre. Pas besoin de copier-coller comme un sauvage !

Obsidian Sync pour partager un vault chiffré de bout en bout entre plusieurs appareils

Au début, un outil proprio qui prône l'ouverture, ça m'a fait tiquer mais en fait, ce qui compte c'est que le format est ouvert, même si le code, lui est fermé. L'équipe (une petite vingtaine de personnes, lancé en 2020 par Shida Li et Erica Xu) est financée à 100% par ses utilisateurs, sans investisseurs, et vos données restent sur votre machine, dans un format ouvert, ce qui fait que vous pouvez partir quand vous voulez avec tous vos fichiers sous le bras.

Après y'a pas non plus de collaboration temps réel comme sur Notion ou Google Docs, et attention, les plugins communautaires c'est du code tiers pas sandboxé par l'app, donc faut faire un minimum gaffe à ce que vous installez. L'app mobile a aussi longtemps traîné la patte côté perfs, surtout sur Android avec des vaults de plus de 500 notes, même si ça s'est bien amélioré depuis.

Je pense que si TriliumNext vous tente mais que vous voulez pas gérer un serveur, ou si Notion vous saoule avec son cloud obligatoire, Obsidian fera bien le job. C'est gratuit pour tout le monde (même pour les entreprise), et il y a même 40% de réduc pour les étudiants et enseignants sur Sync et Publish.

Bref, allez voir ça. Et merci à Fredix qui m'a rappelé que j'avais jamais présenté le truc !

Reçu hier — 11 avril 2026

Allformusic - Écoutez YouTube écran éteint (et c'est gratuit)

Par :Korben
11 avril 2026 à 07:00

Google déteste que vous écoutiez YouTube gratuitement en arrière-plan. C'est comme ça depuis des années, et ça empire... Par exemple, vous verrouillez l'écran 2 secondes et pouf, plus de son.

YouTube Premium coûte dans les 13 balles par mois pour débloquer ça, ce qui fait quand même plus de 150 euros l'année juste pour écouter de la musique écran éteint. Heureusement, un dev français a trouvé une parade avec Allformusic , un site qui contourne le problème en utilisant l'API officielle de YouTube.

Le principe c'est que Allformusic est une sorte de jukebox géant qui tape directement dans le catalogue YouTube. Vous cherchez un artiste, un album, un genre... et ça lance la musique. Sans compte, sans pub et gratos ! Du coup, si vous voulez vous taper l'intégrale de Daft Punk un dimanche après-midi, vous tapez leur nom et c'est parti.

Et là où c'est malin, c'est que sur mobile, comme YouTube coupe le son dès que vous verrouillez l'écran (merci Google...), y'a une astuce simple à connaitre avec Alloformusic.

Vous lancez votre musique, vous verrouillez le téléphone, le son se coupe... normal. Sauf que le mini-lecteur natif du navigateur apparaît dans vos notifications. Appuyez alors sur Play depuis l'écran de verrouillage, et hop, la musique reprend en arrière-plan !

Par contre, attention si votre navigateur a un mode économie d'énergie agressif, ça peut couper au bout de 10-15 min. Dans ce cas, désactivez l'optimisation batterie pour Chrome dans les paramètres Android.

Le site fonctionne comme une PWA, une Progressive Web App, ce qui veut dire que vous pouvez l'ajouter sur votre smartphone comme une appli classique. Sur Android, direction le menu Chrome puis "Ajouter à l'écran d'accueil". Sur iPhone, c'est via Safari, le bouton partage, puis "Sur l'écran d'accueil".

Bruno, le créateur du site, confirme que ça tourne nickel sur Android. Côté iOS, c'est moins testé... perso, j'aurais tendance à dire que ça dépend de la version de Safari et de comment Apple gère la MediaSession API. À vérifier de votre côté.

D'ailleurs si vous aviez lu mon article sur le blocage de la lecture YouTube en arrière-plan , vous saviez que Google serre la vis sur les navigateurs tiers. Les méthodes à base de about:flags tombent les unes après les autres.

Allformusic a l'avantage de passer par l'API officielle, du coup en théorie c'est moins susceptible de se faire dégager du jour au lendemain... mais bon, avec Google, on n'est jamais à l'abri.

Après, la qualité audio dépend de ce que YouTube balance, et sur certains titres c'est du 128 kbps donc clairement pas du FLAC hi-fi. Si vous êtes du genre à entendre la différence entre un MP3 et un vinyl, passez donc votre chemin. Mais si vous êtes comme et que c'est juste pour se mettre un fond sonore en cuisinant ou dans les transports, ça fait largement le taf.

Y'a pas non plus de mode hors-ligne, donc sans connexion c'est mort. Et vu que ça streame du YouTube, comptez une cinquantaine de Mo par heure en audio seul... à garder en tête si vous avez un forfait serré.

Le site propose aussi des sélections thématiques... Top du moment, Top soirée, et même un "Top Johnny" pour les fans du Taulier ^^. C'est un projet perso fait par un lecteur du blog passionné de code et de musique, donc ça mérite bien un petit coup de projecteur !

Bref, merci à Bruno pour le partage et encore bravo ! Si vous cherchez un moyen d'écouter de la musique en streaming sans prise de tête, allformusic.fr ça vaut le détour.

Reçu avant avant-hier

xAI attaque le Colorado en justice pour bloquer sa loi anti-discrimination sur l'IA

Par :Korben
10 avril 2026 à 13:08

xAI vient de déposer plainte devant un tribunal fédéral du Colorado pour faire annuler le SB 24-205, une loi qui doit entrer en vigueur le 30 juin prochain. Ce texte impose aux développeurs de systèmes d'IA "à haut risque" de mettre en place des garde-fous contre les discriminations algorithmiques.

Sont concernés les outils utilisés pour prendre des décisions dans l'emploi, le logement, l'éducation, la santé et les services financiers. En clair, si votre IA aide à trier des CV ou à accorder un prêt, elle doit prouver qu'elle ne discrimine personne.

Le problème pour xAI, c'est que Grok, son modèle phare, tomberait pile dans cette catégorie. L'entreprise d'Elon Musk estime que la loi l'obligerait à modifier le fonctionnement de son IA pour "refléter les opinions de l'État du Colorado sur la diversité et la discrimination" plutôt que de rester objective.

Le premier amendement comme bouclier

L'argument principal de xAI tient en un mot : liberté d'expression. Dans sa plainte, l'entreprise affirme que la loi du Colorado viole le premier amendement de la Constitution américaine.

Elle reproche au texte d'interdire aux développeurs de créer des systèmes d'IA qui produisent "un discours que l'État du Colorado n'aime pas", tout en les forçant à aligner leur travail sur les préférences de l'État.

C'est un angle juridique assez audacieux. Considérer qu'un modèle d'IA produit du "discours" protégé par la Constitution, ça revient à dire que le code et les réponses générées par une machine sont une forme d'expression. xAI demande au tribunal de déclarer la loi inconstitutionnelle et d'empêcher son application.

Washington contre les États

Derrière cette plainte, il y a un bras de fer plus large entre régulation fédérale et régulation locale. xAI cite des décrets de la Maison Blanche qui critiquent la multiplication des lois étatiques sur l'IA.

L'administration Trump pousse pour un cadre national unique, estimant qu'un patchwork de réglementations état par état freinerait la compétitivité américaine et poserait des problèmes de sécurité nationale.

Le Colorado fait figure de pionnier sur le sujet. Le SB 24-205 est l'une des lois les plus complètes du pays en matière de régulation de l'IA. Elle oblige les développeurs à fournir une documentation détaillée sur les risques de leurs systèmes, à publier un site web résumant leurs pratiques, et à signaler toute discrimination algorithmique découverte au procureur général dans les 90 jours.

xAI, qui a récemment fusionné avec SpaceX, attaque moins de trois mois avant l'entrée en vigueur du texte. Si le tribunal donne raison à Musk, ça pourrait décourager d'autres États de légiférer sur le sujet. À l'inverse, un rejet de la plainte renforcerait la légitimité de ce type de régulation locale.

En tout cas, utiliser le premier amendement pour protéger une IA de toute obligation anti-discrimination, c'est un précédent que beaucoup de juristes vont suivre de près.

Source : Bloomberg Law

Des hackers iraniens s'attaquent aux usines et stations d'eau américaines

Par :Korben
10 avril 2026 à 09:57

Le FBI, la CISA, la NSA, l'EPA, le département de l'Énergie et le Cyber Command américain ont publié un avis conjoint qui ne laisse pas beaucoup de place au doute. Des hackers affiliés à l'Iran ciblent activement les automates programmables connectés à internet sur le sol américain.

Plus précisément, ce sont les contrôleurs Rockwell Automation / Allen-Bradley qui sont visés, et si vous ne comprenez pas de quoi on parle, ce sont en fait les petits ordinateurs industriels qui pilotent des vannes, des pompes ou des turbines dans les usines.

Le groupe en question, déjà connu sous le nom de CyberAv3ngers et lié au Corps des Gardiens de la révolution islamique, scanne le web à la recherche de PLC exposés sur plusieurs ports (44818, 2222, 102, 502).

Une fois en place, les attaquants peuvent manipuler les interfaces homme-machine et les écrans SCADA, modifier des fichiers de projet et, dans certains cas, tenter de déployer des malwares de type "wiper" pour effacer les données des systèmes compromis.

Eau, énergie, collectivités locales, la totale

Les secteurs touchés sont ceux qu'on redoute le plus dans ce genre de scénario : stations de traitement d'eau, installations énergétiques (centrales, raffineries), et même des collectivités locales. Plusieurs victimes ont subi des arrêts de production forcés, avec un basculement en mode manuel et des pertes financières que le FBI n'a pas voulu chiffrer publiquement.

Ce n'est pas la première fois que ce groupe fait parler de lui. Fin 2023, CyberAv3ngers avait déjà piraté des automates Unitronics dans une station d'eau en Pennsylvanie, tout simplement en exploitant des mots de passe par défaut.

Dès 2024, ils sont passés à la vitesse supérieure avec du malware sur mesure contre des systèmes d'eau et de carburant. La campagne actuelle, qui est active depuis mars 2026, marque un nouveau cran dans l'escalade.

Même s'il baisse un peu en intensité depuis quelques heures, le conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran a débuté le 28 février 2026 avec des frappes aériennes. Depuis, les opérations cyber iraniennes se sont accélérées, aussi bien contre des cibles américaines qu'israéliennes.

"Les acteurs iraniens bougent plus vite, plus largement, et ciblent désormais à la fois les infrastructures IT et OT", a résumé Sergey Shykevich, chercheur chez Check Point.

Côté recommandations, les agences américaines demandent aux opérateurs de déconnecter immédiatement tous les équipements industriels d'internet, d'appliquer les correctifs Rockwell, d'activer l'authentification multifacteur et de surveiller le trafic entrant sur les ports concernés. Le b.a.-ba donc, mais visiblement pas encore appliqué partout.

En tous cas, six agences fédérales qui publient un avis commun, ça donne une idée de la gravité du truc. Le fait que des hackers puissent encore trouver des automates industriels directement accessibles depuis internet en 2026, c'est quand même assez idiot. Surtout quand ils contrôlent des stations d'eau ou des centrales énergétiques.

Source : CNN

Surfshark VPN : ce que l'outil fait vraiment, et ce qu'il ne fait pas

Par :Korben
10 avril 2026 à 09:36
-- Article en partenariat avec Surfshark --

On voit passer beaucoup d'affirmations sur les VPN. Certains promettent l'anonymat total. D'autres vendent l'idée qu'un simple clic suffit pour devenir invisible. La réalité est plus nuancée, et c'est tant mieux : comprendre les limites d'un outil, c'est déjà mieux l'utiliser.

Surfshark VPN est un bon exemple de service sérieux qui ne surpromet pas. Il fait très bien certaines choses, moins bien d'autres, et c'est important de savoir lesquelles avant de l'intégrer à votre setup ( mon setup ici si vous êtes curieux).

Ce qu'un VPN ne peut pas bloquer

Commençons par ce qui fâche : un VPN, seul, ne vous protège pas contre toutes les formes de traçage en ligne.

Le canvas fingerprinting, par exemple, exploite les particularités de rendu graphique de votre navigateur pour générer un identifiant unique. Cette technique ne dépend pas de votre adresse IP, mais de votre configuration matérielle et logicielle. Changer d'IP via un VPN n'y change rien.

Il y a aussi le fingerprinting navigateur, qui combine des dizaines de paramètres (polices installées, résolution d'écran, plugins, fuseau horaire) pour créer une empreinte statistiquement unique. Là encore, le VPN n'agit pas directement sur ces vecteurs.

Même constat pour les fuites WebRTC. Si votre navigateur expose votre adresse IP locale via cette API, un VPN mal configuré peut laisser filtrer cette information. Heureusement, Surfshark intègre une protection native contre ce type de fuite, mais cela reste une limite technique à connaître.

Cela ne rend pas l'outil inutile. Cela signifie simplement qu'il faut le considérer comme une pièce d'un puzzle plus large, pas comme une solution autonome.

Ce qu'un VPN fait bien : casser la corrélation par IP

Là où un bon VPN excelle, c'est dans la rupture de la corrélation inter-sessions par adresse IP.

Sans VPN, chaque requête que vous envoyez vers un site web transporte votre adresse IP publique. Cette adresse permet de relier vos différentes sessions de navigation, même en navigation privée. Les régies publicitaires, les analytics et certains trackers utilisent cette persistance pour construire des profils comportementaux. Profils qui finissent chez des data brokers qui vont à leur tour les vendre aux plus offrants. Vous connaissez le topo, j'en ai déjà parlé plusieurs fois.

En routant votre trafic via un serveur VPN, vous remplacez votre IP réelle par celle d'un serveur du parc Surfshark qui en compte plus de 4500. Chaque nouvelle connexion peut utiliser une IP différente (surtout avec l'IP Rotator), ce qui complique sérieusement la tâche des systèmes qui tentent de vous suivre dans le temps.

Ce n'est pas de l'invisibilité. C'est une réduction de la surface d'attaque. Et en sécurité, c'est souvent suffisant pour décourager l'adversaire moyen.

Les fonctionnalités de Surfshark qui comptent sur ce plan

Plusieurs options du VPN aux dents aiguisées méritent d'être activées si votre objectif est de limiter le traçage au maximum :

  • CleanWeb bloque les domaines connus pour héberger des trackers, des pubs et des scripts malveillants. Ce qui réduit le nombre de requêtes sortantes vers des serveurs tiers, diminuant d'autant les opportunités de fingerprinting.
  • La rotation d'IP automatique change régulièrement l'adresse IP de sortie pendant votre session. Utile contre les systèmes qui tentent de corréler vos activités sur la base d'une IP stable.
  • Le mode camouflage rend votre trafic VPN indiscernable d'un trafic HTTPS classique. Ça n'empêche pas le fingerprinting, mais cela évite que votre usage d'un VPN ne devienne lui-même un signal identifiable.
  • Le Kill Switch en mode strict coupe toute connexion internet si le tunnel VPN tombe. Il prévient les fuites accidentelles d'IP qui pourraient briser l'anonymat de session.
  • Il y a aussi le MultiHop qui fait transiter votre trafic par deux serveurs successifs. Ce qui va ajouter une couche de complexité pour quiconque tenterait de remonter la piste, même si cela impacte légèrement les performances.

Aucune de ces fonctionnalités n'est magique. Combinées, elles forment un ensemble cohérent qui rend le traçage passif plus difficile, sans exiger de compétences techniques particulières.

Le vol d'identité synthétique : une menace sous-estimée

Pendant qu'on parle de protection des données, un sujet mérite qu'on s'y arrête : le vol d'identité synthétique. Contrairement au vol d'identité classique, où un criminel utilise vos informations personnelles pour se faire passer pour vous, l'identité synthétique mélange des données réelles et fausses pour créer un profil fictif. Par exemple : un numéro de sécurité sociale valide (issu d'une fuite de données) associé à un nom existant, mais avec une date de naissance et une adresse inventées.

Ce profil hybride n'appartient à personne en particulier, ce qui le rend plus difficile à détecter. Les fraudeurs l'utilisent pour ouvrir des crédits, souscrire à des services ou blanchir de l'argent. Comme il n'y a pas de victime immédiate qui reçoit des relevés suspects, l'arnaque peut durer des mois avant d'être identifiée.

Les personnes les plus exposées sont celles qui partagent fréquemment des informations personnelles sur des sites peu fiables, réutilisent les mêmes détails sur de multiples plateformes, ou publient des données identifiables sur les réseaux sociaux.

Comment réduire les risques

La prévention repose sur des gestes simples. Sauf qu'ils doivent être constants, et c'est là toute la difficulté.

Ne partagez que le strict nécessaire lors des inscriptions en ligne. Si un service ne vérifie pas votre identité réelle, il n'a pas besoin de votre nom complet, de votre date de naissance ou de votre adresse physique.

Pensez à séparer vos identifiants. Utilisez des adresses email et numéros de téléphone dédiés pour les services secondaires. Cela limite la corrélation entre vos différentes activités en ligne.

Des outils comme Alternative ID , proposé par Surfshark, permettent de générer des profils secondaires (nom, email, adresse) pour les inscriptions à faible enjeu. Cela ne bloque pas le vol d'identité synthétique, mais cela réduit la quantité de données réelles en circulation, compliquant la tâche des fraudeurs.

Mon avis sur l'approche

Ce qui me plaît chez Surfshark, c'est l'honnêteté technique. Le service ne vend pas de l'anonymat absolu. Il propose des outils qui rendent le traçage plus coûteux, plus complexe, moins rentable pour ceux qui s'y livrent.

C'est une philosophie pragmatique. En sécurité, on ne cherche pas forcément toujours la perfection, on cherche à augmenter le coût de l'attaque au-delà de ce que l'adversaire est prêt à investir.

Si vous avez déjà un gestionnaire de mots de passe , activé la 2FA et sécurisé vos appareils, ajouter Surfshark complète efficacement ce dispositif. Ce n'est pas la fin du parcours, mais c'est une étape pertinente. Un VPN n'est pas une baguette magique. Il ne rend pas invisible, ne bloque pas toutes les formes de traçage, et ne remplace pas une hygiène numérique globale. Mais il fait très bien ce pour quoi il est conçu, c'est à dire rompre le lien entre votre identité réseau et vos activités en ligne. Dans une stratégie de défense en profondeur, c'est exactement le rôle qu'on attend de lui.

L'offre du moment

Surfshark propose toujours un engagement 24 mois à 2,26€ TTC par mois, avec en bonus 3 mois offerts et une garantie satisfait ou remboursé de 30 jours. L'abonnement couvre un nombre illimité d'appareils et de connexions simultanées. Un seul abo et vous protégez tout le monde à la maison (du laptop au PC de bureau en passant par la console, la TV intelligente et les téléphones portables).

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Note : ce lien est affilié. Cela ne change rien pour vous, mais cela me permet de continuer à produire ce type de contenu sans vous saouler de blocs de pubs partout.

Mais pourquoi l'Electronic Frontier Foundation quitte X ?

Par :Korben
10 avril 2026 à 08:55

L'Electronic Frontier Foundation, la plus grosse association américaine de défense des droits numériques, a annoncé qu'elle quittait X. Après presque vingt ans sur la plateforme, l'organisation estime que le réseau ne remplit plus son rôle. Le départ a été officialisé le 9 avril.

Les chiffres sont assez parlants. En 2018, les publications de l'EFF généraient entre 50 et 100 millions d'impressions par mois. En 2024, pour 2 500 publications, ils en étaient à 2 millions d'impressions mensuelles.

Et en 2025, les 1 500 publications de l'année ont cumulé 13 millions d'impressions au total. Un post sur X aujourd'hui touche moins de 3 % de l'audience qu'un tweet atteignait il y a sept ans.

Ce que l'EFF reproche à Musk

L'association avait posé ses conditions dès le rachat de Twitter par Elon Musk en 2022 : une modération plus claire, du chiffrement de bout en bout pour les messages privés, et un meilleur contrôle pour les utilisateurs. Rien de tout ça n'est arrivé.

A la place, Musk a viré l'ensemble de l'équipe droits humains de la plateforme et réduit les effectifs dans les pays où l'entreprise résistait aux demandes de censure de régimes autoritaires.

L'EFF reste quand même sur Facebook, Instagram et TikTok, malgré les problèmes bien connus de ces plateformes.

L'association explique que ces réseaux hébergent encore des communautés actives, des groupes d'entraide et servent de relais pour l'organisation politique et l'expression culturelle de populations marginalisées.

Où retrouver l'EFF maintenant ?

L'organisation se concentre désormais sur Bluesky, Mastodon, LinkedIn, et continue de publier sur son site eff.org. Elle reste aussi présente sur Instagram, TikTok, Facebook et YouTube. Le départ de l'EFF s'ajoute à une longue liste d'organisations, de médias et de personnalités qui ont quitté X ces derniers mois.

En tout cas, quand une association qui défend la liberté d'expression depuis 1990 décide de quitter une plateforme qui se revendique comme le bastion de la parole libre, ça pose quand même un drôle de constat.

Source : EFF

Loi Sûre - Le FNAEG veut puiser dans l'ADN récréatif américain

Par :Korben
10 avril 2026 à 08:50

Gérald Darmanin veut que la France aille puiser dans les ADN stockés chez les sociétés américaines de tests récréatifs pour faire tourner le FNAEG. Rien que ça !! Ces tests sont pourtant interdits dans l'Hexagone depuis belle lurette, et la fiabilité de ces boîtes est tellement douteuse qu'elles ont déjà validé des échantillons d'ADN de chien comme des résultats humains parfaitement cohérents. Franchement, y a de quoi hurler.

Bienvenue dans la Loi Sûre !

Le garde des sceaux a annoncé la couleur le 20 octobre dernier depuis le pôle cold cases du tribunal judiciaire de Nanterre. Le projet de loi SURE (pour Sanction Utile, Rapide et Effective) est arrivé en Conseil des ministres le 18 mars de cette année, avec passage au Sénat cette semaine du 13 avril et débat à l'Assemblée Nationale prévu pour juin. Au menu, la généalogie génétique autorisée sous contrôle du juge, réservée aux crimes les plus graves comme les meurtres, viols, et autres enlèvements. Selon Darmanin, une trentaine d'affaires non élucidées trouveraient ainsi une réponse, et les 50 000 traces du FNAEG qu'il mentionnait sans correspondance connaîtraient peut-être enfin leur propriétaire. Vous vous souvenez peut-être de Bruno L., surnommé le "prédateur des bois" ? C'est déjà comme ça qu'il a été coincé fin 2022, avec un coup de main du FBI. C'était une première en France.

Alors sur le papier, ça sonne plutôt bien. Sauf que le problème c'est que la technique repose sur un truc vraiment gênant : comparer l'ADN d'une scène de crime avec les bases américaines remplies de millions d'échantillons envoyés volontairement par des particuliers curieux de leurs origines.

En fait, ces tests ADN récréatifs sont interdits en France depuis des années. L'article 16-10 du Code civil limite l'examen génétique à des fins médicales ou scientifiques, et le Code pénal (article 226-28-1) prévoit 3 750 euros d'amende.

En 2019, le député Jean-François Eliaou déposait d'ailleurs la question (question parlementaire n°15638 pour ceux qui la veulent) pour rappeler que ces pratiques constituent une "atteinte à la personne humaine". Sauf qu'en pratique, rien n'a jamais empêché les curieux de balancer leur crachat dans une enveloppe direction le Texas ou Israël. Alors pour rattraper le coup, plutôt que d'assumer ce vide juridique, le Garde des Sceaux préfère aller exploiter les données qu'on aurait jamais dû laisser partir. Certes la loi sera encadrée par un juge, mais ça ne change rien à l'origine bancale des échantillons.

Et puis y'a la fiabilité de ces boîtes. Vous allez voir, c'est dingue. Gizmodo avait documenté le cas d'une société de tests qui avait analysé sans sourciller un échantillon d'ADN de labrador en lui crachant un beau résultat de généalogie humaine. Des journalistes ont aussi obtenu des rapports cohérents avec des échantillons bidons. J'en parlais déjà en 2018 dans un vieil article , et rien n'a vraiment bougé depuis. Ces sociétés vendent du rêve sur de la flotte, parce que leur modèle économique repose sur le divertissement, pas sur la rigueur forensique.

Et c'est avec ce genre de base qu'on veut bâtir des enquêtes criminelles françaises ??? Serieux ?

Attendez, y'a pire ! Bah oui, n'importe qui peut s'inscrire avec le nom qu'il veut et envoyer l'ADN de son voisin. Ou de son ex. Ou de la personne qu'il rêve de coincer pour un règlement de compte. Aucune vérification d'identité sérieuse, aucune authentification du donneur. Donc autant dire qu'un type un peu motivé peut polluer une base entière avec des échantillons bidons, et regarder ensuite le FNAEG avaler des correspondances pourries sans broncher. C'est du grand art.

Bienvenue dans le consentement éclairé à la sauce marketing.

Et pendant ce temps, le Comité Consultatif National d'Éthique, qui devrait normalement être saisi sur un texte qui légalise l'exploitation de données génétiques obtenues hors cadre légal français, n'a pas été consulté par le gouvernement sur cette Loi SURE.

Voilà, voilà. Encore de la grande démocratie bien exécutée, comme à leur habitude...

Bref, petit rappel, les amis, si vous avez déjà envoyé votre ADN à ce genre de boîte, foncez dans vos paramètres pour vous "opter out". Ça ne retirera pas l'échantillon des bases, mais vous sortirez des listes de matches accessibles aux enquêteurs.

C'est toujours ça de pris.

Source : Le Monde

La Corée du Sud impose un accès mobile universel à ses opérateurs

Par :Korben
10 avril 2026 à 07:30

Le ministère sud-coréen des Sciences vient d'annoncer un programme d'accès mobile universel. Le principe : une fois votre forfait data épuisé, vous ne tombez plus dans le néant. Les trois opérateurs du pays (SK Telecom, KT et LG Uplus) devront fournir un débit illimité à 400 kbps à tous leurs abonnés, sans frais supplémentaires. Plus de 7 millions de personnes sont concernées par la mesure.

400 kbps, ça ne fait rêver personne. Mais c'est assez pour envoyer des messages, consulter ses mails, utiliser une appli de navigation ou passer un appel en VoIP. Dans le faits, il n'est pas question ici de remplacer un véritable forfait avec du bon débit, mais de s'assurer que personne ne se retrouve vraiment coupé du réseau, et c'est loin d'être bête.

Des forfaits 5G à moins de 10 euros

Les opérateurs se sont aussi engagés à lancer des forfaits 5G à 20 000 wons maximum, soit environ 13,50 dollars. Pour un pays où la 5G est omniprésente depuis des années, c'est un signal fort : le gouvernement veut que tout le monde puisse y accéder, pas seulement ceux qui peuvent se payer les offres premium.

Ce programme va d'ailleurs plus loin, puisqu'il prévoit aussi des enveloppes data et des appels offerts pour les personnes âgées, et un meilleur Wi-Fi dans les métro et les trains. L'idée là est vraiment d'attaquer tous les angles de la fracture numérique, et c'est assez fou, quand on sait à quel point le pays est pourtant déjà avancé sur ces sujets.

Pourquoi maintenant ?

Le timing n'a rien d'anodin. Les trois opérateurs sud-coréens sortent d'une série de scandales qui a sérieusement entamé la confiance du public. On parle par exemple de SK Telecom, qui a subi une grosse fuite de données l'année dernière, avec 23 millions de données SIM qui se sont retrouvées dans la nature, et plusieurs failles qui ont permis plusieurs intrusions depuis 2021.

L'opérateur a écopé d'une amende record de 97 millions de dollars et a perdu près de 800 000 clients en un mois. LG Uplus a eu droit à son propre épisode avec 3 To de données clients retrouvées sur le dark web. Et KT n'a pas été épargné non plus, entre des failles sur ses femtocells et des accusations de distribution de malware.

Le vice-Premier ministre Bae Kyunghoon a été assez direct : il ne suffit plus de promettre que ça ne se reproduira pas. Les opérateurs doivent montrer de "l'innovation et une contribution" que les citoyens puissent "percevoir concrètement". Fini les excuses donc.

Un modèle à suivre ?

La Corée du Sud traite ici l'accès au réseau mobile comme un droit fondamental. C'est un virage que peu de pays ont pris aussi franchement. En Europe, on parle beaucoup de service universel, mais ça reste souvent cantonné au fixe ou au très haut débit filaire.

L'approche coréenne a le mérite d'être pragmatique. Plutôt que de légiférer dans le vide, le gouvernement s'appuie sur les scandales récents pour forcer la main aux opérateurs. Du donnant-donnant : vous avez perdu la confiance du public, vous la regagnez en offrant un service minimum garanti. Reste à voir si 400 kbps en 2026, ça tient la route au quotidien.

Source : The Register

TriliumNext Notes - Vos notes, votre serveur, zéro cloud

Par :Korben
9 avril 2026 à 15:30

Entre Notion qui vous enferme dans son cloud, Obsidian qui facture la synchro dans son cloud 48 dollars par an et Evernote qui est devenu l'ombre de lui-même... trouver un outil de notes qui tourne chez vous sans dépendre de personne, c'est devenu la quête du Graal. Mais heureusement, TriliumNext Notes coche à peu près toutes les cases.

C'est une appli de prise de notes hiérarchique, open source (AGPL-3.0), qui tourne en local ou sur votre serveur. Imaginez une arborescence de dossiers, sauf qu'au lieu de copier un fichier dans 3 endroits différents, vous le clonez. C'est juste un lien ce qui fait que votre doc "Setup Proxmox" existe à la fois dans "Homelab" et dans "Tutos Linux" sans bouffer un octet de plus.

L'interface de TriliumNext Notes avec son arborescence de notes

Côté fonctionnalités, accrochez-vous puisque ça embarque un éditeur WYSIWYG avec support Markdown, des notes de code avec coloration syntaxique, un canvas Excalidraw pour griffonner des schémas, des diagrammes Mermaid, mind maps, et même des cartes géo avec traces GPX ! Y'a aussi un calendrier, un Kanban, des tableaux, un Web Clipper pour capturer des pages web d'un clic, et un moteur de recherche full-text qui fouille dans toutes vos notes. Franchement, pour un truc gratuit, vous en avez pour votre argent (euuh ?).

Le premier réflexe, ce serait de se dire "encore un clone de Notion". Sauf que que nenni les rabats joie ! Car LE truc qui fait vraiment la diff par rapport à un Anytype ou un Notion, c'est la synchronisation maison. Vous posez une instance serveur sur votre NAS, votre Proxmox, ou même un Raspberry Pi (ça tourne dessus sans broncher), et hop, toutes vos machines se synchronisent via votre réseau.

Pour l'installer, vous avez l'embarras du choix. En desktop classique, un brew install --cask trilium-notes sur Mac, un winget install TriliumNext.Notes sur Windows, ou un Flatpak / .deb / .rpm sur Linux et c'est plié.

Mais le vrai kif, c'est de le poser sur un serveur pour synchroniser toutes vos machines. Avec Docker, ça donne :

docker run -d -p 8080:8080 -v ~/trilium-data:/home/node/trilium-data triliumnext/trilium

Le -v c'est important : ça persiste vos notes en dehors du conteneur. Sans ça, un docker rm et tout disparaît. Une fois lancé, vous allez sur http://votre-ip:8080, vous créez votre mot de passe, et c'est parti. Sur le desktop, vous ajoutez l'adresse du serveur dans les réglages de synchro et toutes vos notes se retrouvent partout. Et si vous voulez y accéder depuis l'extérieur, un petit Tailscale par-dessus et c'est réglé.

Sous le capot, une base SQLite, soit un seul fichier document.db dans ~/.local/share/trilium-data/, qu'on peut copier sur une clé USB en 2 secondes. Pas de PostgreSQL à configurer, pas de Redis à maintenir. La doc officielle annonce 100 000 notes sans problème de perf (ils utilisent better-sqlite3, le driver synchrone le plus rapide de Node.js).

Par contre, attention : les pièces jointes en synchro sont limitées à 1 Go par fichier. Au-delà, ça passe pas. Les notes sensibles, elles, peuvent être chiffrées individuellement en AES-128 avec une session protégée par mot de passe.

Et pour les bidouilleurs, y'a aussi une API REST sur le port 37740 et un système de scripting côté serveur. Vous pouvez créer des widgets custom, automatiser des exports, ou même vous bricoler un mini-dashboard de démarrage. Par contre, faut pas avoir peur de mettre les mains dans le JavaScript.

Et si vous comptez migrer depuis Joplin ou Evernote, y'a également un import natif ENEX + Markdown, donc pas besoin de convertisseur tiers.

Voilà et j'en profite pour vous raconter un peu l'histoire de ce logiciel... Pour votre confiture générale ^^. En fait Trilium a été créé en 2017 par un dev solo et quand il a décidé de raccrocher les gants, la communauté a repris le flambeau sous le nom TriliumNext en publiant des releases régulières mais aussi une traduction dans une dizaine de langues dont le français, et du support OpenID + TOTP pour sécuriser les accès. C'est beau le pouvoir de la communauté !!

Côté mobile par contre, pas d'app officielle. C'est dommage mais TriliumDroid fait bien le job sur Android (dispo sur IzzyOnDroid) et l'interface web passe aussi en PWA (Progressive Web App, tu connais...). Attention quand même, la synchro entre TriliumDroid et le serveur impose que les deux soient sur la même version. Si vous mettez à jour l'un sans l'autre, ça coince comme mon dos en ce moment.

Non, vraiment le seul vrai bémol, comme souvent avec les logiciels libres, c'est que l'interface a un petit côté 2015. C'est pas Notion niveau polish, je ne vais pas vous mentir. Donc si vous êtes du genre à juger un outil à sa typo et ses animations, passez votre chemin. Mais pour un truc gratuit qui gère aussi bien les notes que les mind maps, les Kanban et le scripting... ça se pardonne vite. D'ailleurs si vous aimez les applis de notes self-hosted, je vous avais aussi parlé de Blinko à l'époque qui rajoute de l'IA par-dessus vos notes. Pensez-y !

Bref, allez voir ça, c'est le genre de projet qui mérite le détour.

Et big merci à Rudy pour le lien !

Redox OS, le système d'exploitation écrit en Rust, interdit le code généré par IA

Par :Korben
9 avril 2026 à 13:41

Redox OS vient de publier son dernier rapport d'avancement et il y a du nouveau. En plus des progrès sur les pilotes graphiques et le bureau COSMIC, le projet open source a adopté une politique stricte : toute contribution générée par une intelligence artificielle sera refusée et son auteur banni. Carrément.

Du code IA ? Dehors.

Redox OS ne veut pas de code écrit par ChatGPT, Copilot ou tout autre modèle de langage. La règle est inscrite dans les directives de contribution du projet : toute soumission identifiée comme générée par un LLM (issues, merge requests, descriptions) sera immédiatement fermée. Et quiconque tente de contourner la règle se fait bannir du projet. Le tout est présenté comme non négociable.

Redox OS rejoint d'autres projets open source qui ont pris la même direction ces derniers mois, comme Fedora, Gentoo, le projet Rust lui-même ou LLVM, qui ont tous eu à gérer des vagues de contributions de mauvaise qualité générées par IA.

COSMIC, GPU et nouveau scheduler

En parallèle, le mois de mars a été productif côté technique. La démo libcosmic tourne désormais dans le compositeur COSMIC sur Redox, ce qui veut dire qu'on se rapproche d'un vrai bureau utilisable. Les pilotes graphiques ont aussi avancé : support du mapping mémoire GPU sur le pilote Intel, mise en place de shadow buffers pour améliorer les performances, et du travail sur l'API DRM.

Le noyau a aussi reçu un nouveau planificateur de tâches (Deficit Weighted Round Robin) et une meilleure détection des deadlocks. Côté paquets, CPython, PHP, Nano et Vim ont été mis à jour avec le support Unicode via ncursesw.

Un OS ecrit en Rust, pour quoi faire ?

Pour ceux qui ne connaissent pas, Redox OS est un système d'exploitation open source entièrement écrit en Rust, avec une architecture microkernel. Le projet existe depuis 2015 et cherche à proposer une alternative à Linux et BSD, avec la sécurité mémoire de Rust comme argument principal.

Il est porté par Jeremy Soller, qui travaille aussi chez System76 sur Pop!_OS. Redox n'est pas encore prêt pour un usage quotidien, mais chaque mois le rapproche un peu plus d'un système fonctionnel, et l'arrivée du bureau COSMIC est un gros morceau.

Interdire le code IA dans un projet open source en 2026, c'est quand même une prise de position forte. On peut comprendre la démarche : quand on construit un noyau de système d'exploitation, la qualité du code compte, et les contributions générées par IA ont tendance à créer plus de travail qu'elles n'en économisent pour les mainteneurs.

Mais bon, la politique reconnaît elle-même qu'il est impossible de détecter du code IA non étiqueté, ce qui pose la question de l'efficacité réelle de la mesure. Côté technique, voir COSMIC tourner sur Redox est une bonne nouvelle pour tous ceux qui suivent le projet de près. Après dix ans de développement, l'OS en Rust commence à ressembler à quelque chose.

Source : Phoronix

Tasket++ - Automatisez vos clics sans écrire une ligne

Par :Korben
9 avril 2026 à 13:30

Simuler des clics, des frappes clavier, planifier l'extinction du PC ou prendre des screenshots en boucle, tout ça sans écrire une seule ligne de code... c'est ce que propose Tasket++ , un petit outil open source développé par un dev français.

En gros, c'est un planificateur d'actions utilisateur pour Windows 10 et plus. Vous définissez une liste d'actions (clic ici, tape ça, attends 5 secondes, ouvre ce fichier.exe), vous programmez le tout et hop, ça tourne en boucle sans que vous leviez le petit doigt. Le truc se lance au démarrage via une entrée dans la base de registre, ou via un raccourci .lnk sur le bureau et côté actions disponibles, c'est assez complet pour un outil qui pèse à peine 30 Mo.

Vous avez les séquences de touches avec gestion des délais entre chaque touche (pas mal pour simuler une frappe humaine plutôt qu'un copier-coller robotique), les déplacements de curseur pixel par pixel, le collage de texte, et surtout toute une batterie de commandes système : éteindre le PC via shutdown -s, redémarrer, tuer un processus avec taskkill, ouvrir un fichier ou une URL, créer ou supprimer des dossiers, et même prendre des captures d'écran automatiques en .png.

D'ailleurs, le coup des screenshots planifiés au démarrage, c'est un use case assez malin pour surveiller l'activité d'une machine ou pour fabriquer un timelapse de votre bureau !

Et sinon OUAIS, ça peut aussi simuler votre présence devant le PC. Des mouvements de souris, des clics, des frappes clavier... du coup si votre logiciel de monitoring corporate vous casse les pieds pendant la pause café, bon bah, vous savez ce qu'il vous reste à faire (j'ai rien dit ^^). Attention par contre, si votre boîte utilise un vrai EDR ou un agent qui checke les processus actifs, ça risque de pas suffire. Ce genre de monitoring va malheureusement souvent au-delà du simple mouvement de souris.

Cet outil c'est l'œuvre d'Amir Hammoutene, ingénieur dev basé en région parisienne, qui bosse dessus depuis février 2024. Pour les curieux qui connaissent Actiona , c'est dans la même veine, sauf que Actiona c'est plus complet mais faut toucher à du scripting, alors que Tasket++ c'est 100% GUI, y'a qu'à cliquer.

L'interface ne paie pas de mine (on est sur du Qt classique, pas du Material Design), mais bon, elle fait le taf ! Vous créez vos tâches dans des onglets, vous empilez vos actions dans l'ordre, et vous lancez sur votre machine.

Les fichiers de tâches sont alors sauvegardés en .scht dans un dossier saved_tasks/. Ce qui manque le plus je trouve c'est les raccourcis globaux pour déclencher une tâche depuis n'importe quelle appli, genre pendant un jeu. Mais c'est justement prévu dans les prochaines versions, avec aussi des alertes sonores et un portage Linux. Par contre, pour le moment c'est Windows only, et sauf si vous compilez le code source vous-même avec Qt Creator, pas moyen de le faire tourner sur autre chose.

C'est dispo gratuitement sur le Microsoft Store , ou en version portable (un .zip de 30 Mo à décompresser dans mon dossier, pas d'install).

Bref, si vous cherchez un truc simple pour automatiser vos actions quotidiennes sans vous farcir du scripting, allez jeter un oeil. Merci à Amir pour le lien !

Un développeur a réussi à faire tourner Mac OS X sur une Nintendo Wii

Par :Korben
9 avril 2026 à 13:14

Bryan Keller vient de publier le résultat d'un projet un peu fou : il a porté Mac OS X 10.0 Cheetah sur la Nintendo Wii. La console de 2006 démarre sur le bureau Aqua avec clavier et souris USB. C'est lent, c'est limité, mais ça marche.

Pourquoi c'est possible

La Wii utilise un processeur PowerPC 750CL, un descendant direct du PowerPC 750CXe qui équipait les iBook G3 et certains iMac G3 au début des années 2000. C'est la même famille de processeurs, ce qui rend le portage techniquement envisageable.

La Wii dispose de 88 Mo de RAM (24 Mo de SRAM rapide et 64 Mo de GDDR3), ce qui est juste suffisant pour Mac OS X 10.0, dont les exigences minimales étaient de 128 Mo. Il a fallu jongler un peu.

Le noyau de Mac OS X, XNU, est open source via le projet Darwin. C'est ce qui a rendu le portage possible : sans accès au code source du noyau et du modèle de drivers IOKit, le projet n'aurait pas pu aboutir.

Comment il a fait

Keller a écrit un bootloader sur mesure qui charge le noyau depuis une carte SD et crée un "device tree" qui décrit le matériel de la Wii au système. Il a aussi patché le noyau pour l'adapter au hardware spécifique de la console, avec des corrections sur la gestion de la mémoire et le framebuffer.

Côté drivers, il a développé un driver pour le SoC Hollywood de la Wii, un driver de carte SD (qui communique avec le coprocesseur ARM Starlet de la console), un driver d'affichage qui convertit le signal RGB en YUV pour la sortie vidéo, et un driver USB pour le clavier et la souris. Le projet, baptisé "wiiMac", est disponible sur GitHub.

Ce qui marche et ce qui ne marche pas

Mac OS X démarre jusqu'au bureau Aqua. On peut installer le système et l'utiliser avec un clavier et une souris USB. La carte SD est accessible. Par contre, il n'y a ni Wi-Fi, ni Bluetooth, et le GPU de la Wii n'est pas exploité.

Les performances sont très limitées. Le projet avait démarré en 2013, mais Keller l'a repris sérieusement en 2025 après avoir vu le portage de Windows NT sur Wii.

Mac OS X sur une Wii, ça n'a aucune utilité pratique. Mais c'est quand même un joli tour de force technique. 

Source : Bryan Keller

Ce fabricant de tracteurs accepte de payer 99 millions de dollars pour le droit à la réparation

Par :Korben
9 avril 2026 à 12:48

Le fabricant de tracteurs John Deere vient de signer un accord à 99 millions de dollars pour régler un recours collectif lié au droit à la réparation. L'entreprise devra aussi fournir pendant dix ans les outils logiciels permettant aux agriculteurs de réparer leurs machines eux-mêmes. Un dossier qui fait écho aux combats menés contre Apple et d'autres constructeurs tech.

Des tracteurs verrouillés par le logiciel

Le procès remonte à 2022. Des agriculteurs américains ont attaqué John Deere en l'accusant de verrouiller ses tracteurs, moissonneuses et autres engins agricoles par le logiciel, et de forcer ses clients à passer par des concessionnaires agréés pour la moindre réparation.

Le problème est le même que celui qu'on connaît dans le monde des smartphones ou des ordinateurs portables : le constructeur contrôle les outils de diagnostic et refuse de les partager avec des réparateurs indépendants ou avec les propriétaires des machines.

Certains agriculteurs en étaient arrivés à pirater le logiciel de leurs propres tracteurs pour pouvoir les réparer. John Deere avait signé un accord préliminaire en 2023 pour donner un accès limité aux outils de diagnostic, mais ça n'avait pas suffi à calmer les choses.

99 millions et 10 ans d'outils de réparation

L'accord prévoit un fonds de 99 millions de dollars pour indemniser les agriculteurs qui ont payé des réparations chez des concessionnaires agréés entre janvier 2018 et la date d'approbation de l'accord. Les plaignants devraient récupérer entre 26 et 53% des surcoûts facturés, ce qui est bien au-dessus de la moyenne habituelle dans ce type de recours (entre 5 et 15% en général).

John Deere s'engage aussi à fournir pendant dix ans les outils numériques nécessaires à la maintenance, au diagnostic et à la réparation de ses machines.

L'accord doit encore être validé par le tribunal fédéral de l'Illinois. John Deere continue de nier toute faute, mais accepte quand même de payer. Et l'entreprise fait en plus l'objet d'une plainte séparée de la FTC, la commission fédérale du commerce, qui l'accuse de verrouiller abusivement ses processus de réparation.

Un signal pour toute l'industrie tech

Ce dossier dépasse le monde agricole. Le droit à la réparation est un sujet qui concerne aussi Apple, Samsung, et à peu près tous les fabricants d'appareils électroniques. En Europe, la législation avance sur le sujet, et aux Etats-Unis, plusieurs Etats ont déjà voté des lois pour obliger les constructeurs à partager leurs outils de diagnostic et leurs pièces détachées.

L'accord Deere est un des plus gros règlements financiers dans ce domaine, et il pourrait servir de référence pour d'autres procédures similaires dans l'automobile ou l'électronique grand public.

99 millions de dollars et dix ans d'engagement, c'est quand même un gros signal. Quand un fabricant de tracteurs est contraint de lâcher ses outils de diagnostic sous pression juridique, on imagine bien que les fabricants de smartphones et de PC prennent des notes.

Le parallèle avec Apple est direct : la marque a longtemps freiné la réparation indépendante avant de faire des concessions sous la pression des législateurs. En tout cas, c'est une bonne nouvelle pour les consommateurs, et pas que les agriculteurs.

Source : Reuters

DARPA investit dans une batterie radioactive capable d'alimenter un PC portable pendant des mois

Par :Korben
9 avril 2026 à 09:48

La DARPA vient de confier 5,2 millions de dollars à la startup Avalanche Energy pour développer une batterie à base de particules alpha. L'objectif : créer une source d'énergie compacte de quelques kilos, capable d'alimenter un ordinateur pendant des mois, destinée aux missions spatiales et militaires. Et la startup a une idée derrière la tête.

5,2 millions de dollars pour une pile nucléaire

Avalanche Energy, une jeune entreprise basée dans l'État de Washington, vient de décrocher un contrat de 5,2 millions de dollars auprès de la DARPA, l'agence de recherche du Pentagone. Le programme s'appelle "Rads to Watts" et il va durer 30 mois.

L'idée, c'est de fabriquer des cellules solides miniaturisées capables de convertir les particules alpha émises par des radio-isotopes en électricité. On appelle ça une batterie "alphavoltaïque", un cousin éloigné des piles bêtavoltaïques qu'on trouve dans certains pacemakers.

La différence, c'est que les particules alpha transportent beaucoup plus d'énergie. Avalanche ne travaille pas seule : l'équipe comprend l'Université de l'Utah, Caltech, le laboratoire national de Los Alamos et McQuaide Microsystems.

Plus de 10 watts par kilo

Côté performances, la DARPA vise un objectif précis : dépasser les 10 watts par kilogramme. Pour donner un ordre de grandeur, les générateurs thermoélectriques à radio-isotopes utilisés sur les rovers martiens Perseverance et Curiosity produisent environ 2,5 watts par kilo pour une masse d'à peu près 45 kilos. Les batteries bêtavoltaïques actuelles, elles, plafonnent dans la gamme des microwatts.

Avec cette nouvelle technologie, quelques kilos de batterie suffiraient à alimenter un système de la taille d'un PC portable pendant des mois. Le principal défi technique est connu : les particules alpha endommagent les semi-conducteurs très rapidement, parfois en quelques heures. Avalanche travaille donc sur des puces résistantes à la dégradation, capables d'encaisser ce bombardement sur la durée.

La fusion n'est jamais très loin

Robin Langtry, le cofondateur d'Avalanche Energy, ne cache pas que ce contrat sert aussi un objectif plus ambitieux. L'entreprise développe en parallèle l'Orbitron, un réacteur à fusion compacte de la taille d'un bureau, prévu pour produire entre 1 et 100 kilowatts électriques.

Les puces conçues pour la batterie alphavoltaïque pourront servir dans ce réacteur, puisque la fusion génère aussi des particules alpha à haute énergie. Avalanche a déjà levé 29 millions de dollars en février 2026 et obtenu un contrat de 1,25 million auprès de l'AFWERX, la branche innovation de l'armée de l'air américaine. L'entreprise a construit et testé des démonstrateurs en interne ces deux dernières années, mais personne n'a encore produit de gain net d'énergie.

Le volet batterie radioactive est le plus crédible du projet. Produire 10 watts par kilo à partir de particules alpha, c'est ambitieux mais faisable avec les bons matériaux et un peu de patience. Par contre, le réacteur à fusion de bureau, on va dire que c'est un autre sujet.

Les spécialistes estiment qu'un prototype fonctionnel ne verra pas le jour avant une trentaine d'années. Avalanche a le mérite de financer sa recherche fusion avec des applications concrètes à court terme, et la DARPA ne donne pas 5 millions à n'importe qui. Maintenant, entre une pile qui tient des mois et un réacteur à fusion portatif, il y a quand même un petit gap.

Source : The Register

Votre pipeline CI/CD GitLab a-t-il des fuites

Par :Korben
9 avril 2026 à 09:30

Si vous bossez avec le CI/CD de GitLab, y'a un angle mort que vous n'avez probablement jamais vérifié : La config de votre pipeline elle-même. Celle qui décide quelles images faire tourner et quels secrets exposer sans oublier les jobs à lancer. Et ça personne ne la scanne !

C'est d'ailleurs exactement cet angle d'attaque qu'ont choisi les pirates derrière l'attaque tj-actions en mars 2025, qui a touché plus de 23 000 organisations en modifiant simplement des tags de version. Ou encore l'attaque sur Trivy , où un scanner de sécurité s'est retrouvé lui-même vérolé. Le schéma est toujours le même : on s'infiltre comme Mario, par la tuyauterie et pas par la porte d'entrée.

Plumber que je vous présente aujourd'hui, est un outil open source en Go qui scanne votre .gitlab-ci.yml et les réglages de votre repo pour détecter les failles de configuration. Vous l'installez via Homebrew (brew tap getplumber/plumber && brew install plumber), vous lancez plumber analyze à la racine de votre projet, et il vous sort un rapport de conformité. 2 minutes chrono, même pas besoin de toucher à votre CI.

Plumber embarque 14 contrôles de sécurité qui couvrent les erreurs de configuration les plus courantes. Ça détecte les images Docker taguées latest (le classique qui traîne dans 80% des projets), les branches pas protégées, les curl | bash sans vérification, et même les jobs de sécurité qu'on a désactivés en douce avec un petit allow_failure: true. Vous savez, le réglage foireux qui fait que votre pipeline affiche tout vert... alors qu'il ne scanne plus rien du tout !

Côté output, Plumber génère une sorte de liste d'ingrédients de votre pipeline, un peu comme l'étiquette sur un paquet de bouffe mais pour votre chaîne de déploiement. Ça vous dit exactement quelles images, quels scripts et quelles dépendances tournent dans vos jobs. Le tout dans un format standard que d'autres outils de sécu peuvent digérer.

Pour l'intégrer directement dans votre pipeline GitLab, c'est 2 lignes :

include:
 - component: gitlab.com/getplumber/plumber/plumber@v0.1.30

Ça tourne à chaque push et chaque merge request. Y'a même un mode qui poste un commentaire de conformité directement dans la MR. Seul piège : il faut un token GitLab avec des droits Maintainer, sinon certains checks tournent dans le vide sans rien remonter. Une fois le token bien configuré, ça roule.

Après c'est GitLab only pour l'instant donc si vous êtes full GitHub, c'est pas pour vous (pour le moment). Et le projet est encore jeune donc faut pas s'attendre à une couverture totale non plus. Quoi qu'il en soit, ça va bien plus loin que Checkov sur la partie pipeline. Les 2 sont assez complémentaires d'ailleurs.

Pour en savoir plus c'est par ici : Plumber

Amazon coupe l'accès à la boutique Kindle sur certaines de ces liseuses

Par :Korben
9 avril 2026 à 07:53
- Contient des liens affiliés Amazon -

Amazon va mettre fin au support de ses liseuses Kindle et tablettes Kindle Fire sorties en 2012 ou avant. A partir du 20 mai, ces appareils ne pourront plus acheter, emprunter ou télécharger de nouveaux livres. Seuls les ouvrages déjà présents sur l'appareil resteront lisibles.

Les modèles concernés

La liste est assez longue et remonte à la toute première Kindle de 2007 avec son clavier et sa molette. Sont concernées la Kindle 1ere et 2e génération, la Kindle DX et DX Graphite, la Kindle Keyboard, la Kindle 4, la Kindle Touch, la Kindle 5 et la Kindle Paperwhite première génération.

Les tablettes Kindle Fire de première génération sont aussi touchées, même si elles garderont l'accès aux autres applications et services Amazon. Après le 20 mai, si vous réinitialisez un de ces appareils ou si vous le désassociez de votre compte Amazon, il ne pourra plus être réenregistré.

Ce qui change et ce qui reste

Les livres déjà téléchargés sur l'appareil restent accessibles, donc vous pouvez toujours lire ce que vous avez. Par contre, impossible d'acheter quoi que ce soit de nouveau depuis la boutique Kindle, et pas moyen non plus d'emprunter ou de télécharger des livres, même ceux que vous avez déjà achetés sur un autre appareil.

Pour ceux qui veulent quand même continuer à utiliser leur vieille liseuse, il reste la solution du transfert par USB. Avec un logiciel comme Calibre , on peut convertir des fichiers ePub en format compatible Kindle et les charger manuellement. D'ailleurs c'est aussi valable si vous avez une Kindle récente !

Amazon indique que cette mesure ne concerne qu'environ 3% de ses utilisateurs actuels. On va dire que c'est l'occasion de vous équiper avec une Kindle un peu plus récente ! À titre personne j'utilise désormais une Kindle Paperwhite Signature Edition , et je l'adore vraiment, je la préfère même à la Colorsoft qui est moins bien contrastée sur la lecture de romans. Et en liseuse secondaire, j'ai toujours ma Kobo que j'ai testée ici .

Quoi qu'il en soit, c'est le genre de décision qui rappelle que quand on achète du contenu numérique, on achète surtout un accès, pas une propriété. Ces liseuses ont entre 13 et 19 ans, donc on peut comprendre qu'Amazon arrête le support technique. Mais couper l'accès à la boutique alors que l'appareil fonctionne encore, c'est quand même un peu sec.

Source : Engadget

AIDGE - Du deep learning sur vos microcontrôleurs

Par :Korben
9 avril 2026 à 07:30

L'IA embarquée, c'est pas juste un buzzword de salon type CES. C'est vraiment ce qui fait que votre voiture freine toute seule, que votre drone évite les arbres et que votre prothèse auditive filtre le bruit en temps réel. Sauf que pour déployer un réseau de neurones sur un microcontrôleur de 256 Ko de RAM... bah on dépend quasi exclusivement de frameworks américains ou chinois.

Un peu gênant, non ?

Du coup, le CEA (oui, le Commissariat à l'énergie atomique, celui de Palaiseau) a décidé de s'y coller avec AIDGE , un framework open source dédié à l'IA embarquée qui est hébergé par la fondation Eclipse. En gros, vous prenez votre modèle de deep learning entraîné sous PyTorch ou importé en ONNX, et AIDGE se charge de l'optimiser puis de générer du code C/C++ standalone prêt à tourner sur votre cible matérielle. Pas du pseudo-code donc mais du vrai C++ compilable.

Et quand je vous dis "cible matérielle", y'a bien sûr pour les GPU et les CPU mais également pour des microcontrôleurs, des DSP, des FPGA (ces puces reprogrammables), des NPU (processeurs spécialisés IA) et même d'ASIC custom. Le framework du CEA supporte les architectures CNN, RNN, GAN et Transformers, avec tout l'arsenal d'optimisation qui va bien tels que quantification post-entraînement, pruning, compression, et même du Quantization Aware Training basé sur les méthodes SAT et LSQ. Bon ok, ça fait beaucoup d'acronymes, on ne comprend pas tout ^^, mais en résumé c'est ce qui permet de réduire la taille d'un modèle de plusieurs gigas à quelques centaines de Mo sans trop perdre en précision.

en fait, au lieu de réécrire tout pour chaque puce, AIDGE utilise un système de graphes pour manipuler et transformer vos modèles indépendamment du hardware cible. Comme ça si vous changez de puce, vous regénérez le code, et c'est reparti. Pas besoin de réécrire votre pipeline de déploiement à chaque fois (et ça, si vous avez déjà bossé dans l'embarqué, vous savez que c'est pas rien). Bon par contre, faut pas s'attendre à un pip install aidge qui marchera du premier coup... ce serait trop simple ;-). Faudra quand même compiler quelques dépendances C++ avant d'en profiter.

AIDGE est porté par deux gros programmes : DeepGreen côté français avec 18 partenaires (Airbus, Thales, Dassault Aviation, EDF, MBDA, Inria dans la boucle) et Neurokit2E financé par Horizon Europe qui réunit 25 partenaires dans 5 pays (STMicroelectronics, Infineon, Fraunhofer entre autres). Et le projet embarque même un design de chip dédié qui s'appelle NeuroCorgi (oui, comme le chien de la reine d'Angleterre ^^).

D'ailleurs, les cas d'usage vont du classique à des choses plus inattendues : détection d'objets pour l'ADAS automobile (genre, freiner avant le piéton), maintenance prédictive en usine, ou encore amélioration audio temps réel pour les prothèses auditives. Le tout sous licence Eclipse Public License 2.0, donc libre et gratuit.

Bon après, la doc a encore du mal à suivre (comme souvent avec les projets de recherche) et j'aurais aimé des benchmarks comparatifs clairs face à TensorFlow Lite ou ONNX Runtime, histoire de voir concrètement combien de millisecondes on gagne sur un STM32 par rapport aux alternatives. Mais le fait d'avoir une chaîne complète design-optimisation-déploiement qui soit européenne, open source et hardware-agnostique... ça mérite quand même qu'on s'y intéresse. Surtout quand on voit la dépendance actuelle à PyTorch qui est, faut bien le dire, piloté par Meta.

Bref, si vous bossez dans l'embarqué ou que vous kiffez bidouiller du deep learning sur des petites puces, allez jeter un oeil .

Merci à Fabrice pour le lien !

Google Chrome adopte enfin les onglets verticaux

Par :Korben
8 avril 2026 à 15:18

Google vient d'annoncer l'arrivée des onglets verticaux dans Chrome sur ordinateur. Une fonction que des navigateurs comme Edge ou Arc proposaient depuis des années, et qui arrive avec un mode lecture plein écran revu.

Comment ça marche

L'option est désactivée par défaut. Pour l'activer, il suffit de faire un clic droit sur la barre d'onglets et de choisir "Afficher les onglets verticalement". Les onglets passent alors dans une barre latérale sur le côté de la fenêtre, avec le nom complet de chaque page affiché en clair. La gestion des groupes d'onglets est aussi plus lisible dans ce mode, ce qui est quand même pratique quand on commence à dépasser la dizaine d'onglets ouverts.

Et une fois activée, l'option reste en place tant que vous ne revenez pas manuellement à l'affichage classique.

Google a aussi profité de cette mise à jour pour revoir le mode lecture. Jusqu'à présent, il s'affichait dans un panneau latéral, ce qui n'était pas toujours très confortable. La nouvelle version propose un affichage plein écran qui supprime les distractions. Un clic droit sur une page, puis "Ouvrir en mode lecture", et c'est parti.

Mieux vaut tard que jamais

Les deux fonctions sont en cours de déploiement sur la version bureau de Chrome. Google ne précise pas de numéro de version, mais indique que tous les utilisateurs devraient y avoir accès dans les prochaines semaines.

Pour le contexte, Microsoft Edge propose les onglets verticaux depuis 2021, Firefox les a ajoutés l'an dernier, et des navigateurs comme Arc ou Vivaldi en avaient fait un argument de vente depuis le début. Chrome arrive donc bon dernier sur ce coup-là.

C'est une bonne nouvelle pour les utilisateurs de Chrome qui jonglent avec des dizaines d'onglets au quotidien. Les onglets verticaux, c'est un vrai gain de lisibilité sur les écrans larges, et on se demandait depuis un moment pourquoi Google trainait autant pour le proposer. 

Source : 9to5Google

Un ransomware frappe le logiciel de dossiers patients de 80 % des hôpitaux néerlandais

Par :Korben
8 avril 2026 à 15:11

ChipSoft, l'éditeur qui fournit le logiciel de dossiers médicaux à environ 80 % des hôpitaux aux Pays-Bas, vient d'être touché par un ransomware. Le site de l'entreprise est hors ligne depuis le 7 avril, et on ne sait pas encore si des données de patients ont été volées.

Ce qu'il s'est passé

L'attaque a été confirmée le 7 avril par Z-CERT, l'agence néerlandaise qui surveille la sécurité informatique dans le secteur de la santé. ChipSoft développe le logiciel HiX, qui gère les dossiers médicaux de patients dans la grande majorité des hôpitaux du pays. Le site web de l'entreprise est tombé dans la journée et reste inaccessible.

Z-CERT a envoyé un mémo confidentiel aux clients de ChipSoft pour leur demander de couper leur connexion VPN vers les systèmes de l'éditeur. Onze hôpitaux ont déconnecté leurs systèmes par précaution. Les autres ont indiqué que leurs données patients étaient en sécurité et que leurs services continuaient de fonctionner.

Des données patients potentiellement compromises

ChipSoft a confirmé qu'il y avait eu un "incident de données" avec un "possible accès non autorisé". L'entreprise ne peut pas garantir que des données de patients n'ont pas été consultées ou copiées. Le groupe de hackers derrière l'attaque n'a pas été identifié, et aucun montant de rançon n'a été rendu public.

Plusieurs hôpitaux, dont le Rijnstate Hospital, l'Antoni van Leeuwenhoek (spécialisé en cancérologie) et le Franciscus Hospital ont déclaré ne pas être affectés. Mais la portée réelle de l'attaque reste floue.

Le secteur de la santé toujours en première ligne

Z-CERT classe les ransomwares et l'extorsion comme les menaces principales pour les organisations de santé néerlandaises dans son rapport annuel.

Le secteur reste une cible privilégiée parce que les données médicales ont une valeur élevée sur le marché noir, et que les hôpitaux ne peuvent pas se permettre de rester longtemps sans accès à leurs systèmes.

Quand un seul éditeur gère les dossiers médicaux de 80 % des hôpitaux d'un pays, une attaque sur cet éditeur prend une dimension un peu inquiétante.

Pour l'instant les dégâts semblent contenus, mais le fait que ChipSoft ne puisse pas exclure un vol de données, c'est quand même un gros point d'interrogation. Et ça rappelle qu'un système de santé aussi centralisé, ça peut vite devenir une faiblesse.

Source : NL Times

Test de la Yoto Mini : le baladeur sans ecran qui sauve les trajets en voiture avec vos gosses

Par :Korben
8 avril 2026 à 14:14
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Après le test du Yoto Player Gen 3 , on a voulu voir ce que valait la version portable. La Yoto Mini coûte environ 70 euros, tient dans une poche et promet 20 heures d'autonomie. On l'a confiée au même testeur de 4 ans, le fils d'une amie. Et on a été plutôt convaincus.

Un petit bloc qui encaisse

La Yoto Mini fait 7 cm de côté. C'est un petit bloc dense, qui a l'air de pouvoir survivre à peu près à tout, surtout avec sa protection en silicone : chute sur le bitume, fond de sac à dos, mains d'un enfant de 4 ans. On retrouve les deux gros boutons rotatifs orange pour le volume et la navigation, pas d'écran tactile, pas de lumière bleue. Juste de la mécanique simple que notre cobaye a prise en main tout de suite.

Elle se recharge en USB-C et affiche une autonomie d'environ 20 heures, de quoi traverser la France sans trop de stress. Et point important : la Mini fonctionne toute seule. Pas besoin d'avoir le gros modèle pour l'utiliser, c'est un appareil indépendant. Pour les parents qui hésitent à mettre 100 euros dans le cube de salon, c'est une bonne entrée en matière à 70 euros.

La prise jack et les cartes personnalisables

La vraie différence avec le modèle de salon, c'est la prise jack. On branche un casque, et l'enfant écoute ses histoires sans imposer le générique de ses dessins animés à tout le wagon. La qualité audio est très bonne pour un si petit appareil, on n'est pas sur un jouet qui crachote. Et en Bluetooth, la Mini peut tout à fait servir de petite enceinte une fois arrivé à destination.

Côté contenu, on retrouve le système de cartes physiques Yoto. Les cartes vierges "Make Your Own" sont d'ailleurs le vrai bon plan : en quelques clics sur l'application, on peut y lier un flux RSS de podcast ou des MP3, et l'enfant se balade avec sa propre bibliothèque. Un peu comme nos baladeurs cassettes dans les années 90.

Les cartes ne contiennent pas les données audio, elles servent de clés. Pour écouter en avion, en train ou en rase campagne, il faut juste que le contenu ait été téléchargé dans la mémoire de la Mini avant de partir.

Rien de compliqué : on la laisse sur le Wi-Fi à la maison la veille du départ, et c'est réglé. L'application mobile gère tout le reste : bridage du volume (indispensable sous un casque pour un enfant), état des téléchargements, et le Yoto Daily, un petit podcast matinal gratuit qui est devenu un rituel chez notre testeur.

Pour 70 euros, la Yoto Mini fait le job et elle le fait bien. Solide, simple à utiliser, 20 heures d'autonomie et une vraie qualité audio pour sa taille. Le système de cartes personnalisables est malin, et la prise jack résout le problème numéro un des trajets en famille : le bruit.

Que ce soit en complément du gros cube ou comme premier appareil Yoto, c'est franchement difficile de trouver mieux dans cette catégorie. Un achat qu'on ne regrette pas, pour peu que vous ayez un enfant bien sûr. Disponible par ici sur Amazon !

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