Vue normale

Reçu avant avant-hier

Mort d’Eric Dane : de « Grey’s Anatomy » à « Euphoria », la disparition tragique d’une icône pop

Par :import
20 février 2026 à 14:35

Quelques jours après la tragique disparition de James Van Der Beek, héros magnifique de Dawson, c’est une autre figure du monde sériel qui disparaît précocément. L’acteur Eric Dane, connu du grand public pour son rôle du Dr Mark Sloan alias Dr Glamour (ou « McSteamy » en VO) dans Grey’s Anatomy, est décédé ce 19 février 2026 à l’âge de 53 ans, après avoir mené un combat contre la sclérose latérale amyotrophique (SLA), aussi appelée maladie de Charcot ou maladie de Lou Gehrig.

Cette maladie neurologique dégénérative, pour laquelle il n’existe aujourd’hui aucun traitement curatif, avait été rendue publique par l’acteur en avril 2025, moins d’un an avant sa disparition. À l’époque, il avait expliqué les premiers signes – une faiblesse progressive de ses membres – avant que la maladie ne s’aggrave rapidement.

Même face à cette réalité implacable, Dane avait voulu rester visible et actif, partageant des messages sur son combat et continuant à travailler – notamment sur la série Euphoria – pour autant que sa santé le lui permettait.

eric-dane-greys-anatomy

Ellen Pompeo et Eric Dane dans Grey’s Anatomy

Des blocs opératoires à la noirceur

Né à San Francisco en 1972, Eric Dane avait commencé sa carrière à la télévision dans les années 1990, multipliant les apparitions dans des séries. Avant d’enfiler la blouse de chirurgien, Eric Dane a fait ses armes là où battait le cœur des ados des années 90 et 2000. On l’a aperçu dans Sauvés par le gong ou Mariés, deux enfants, mais c’est son rôle de Jason Dean dans Charmed qui a commencé à faire parler de lui. Il y incarnait le patron (et petit ami) d’Alyssa Milano et y faisait déjà forte impression.

Pour toute une génération, Eric Dane restera à jamais le « Dr Glamour ». Apparu dans la saison 2 de Grey’s Anatomy, il ne devait être qu’un passage éclair. Pourtant, son charisme et son humanité ont transformé ce chirurgien plastique arrogant en l’un des personnages les plus aimés de la série. Et il restera dans la série jusqu’à la saison 9. Son duo avec Jackson Avery (Jesse Williams) et sa romance déchirante avec Lexie Grey (Chyler Leigh) ont fait battre le cœur de millions de fans. 

En 2019, Eric Dane choisissait de briser son image flamboyante. Dans la série choc Euphoria, il incarnait Cal Jacobs (le père de Nate, interprété par Jacob Elordi), un personnage torturé par ses secrets et une masculinité toxique. Loin des blocs opératoires aseptisés, il y livrait une prestation brute, presque brutale, explorant les zones d’ombre de l’âme humaine.

Le combat contre la SLA, une bataille publique

La révélation de sa maladie avait surpris beaucoup de fans : la SLA est une affection rare qui attaque les neurones moteurs, entraînant une paralysie progressive des muscles, jusqu’à affecter la respiration. Les messages d’Eric Dane, souvent poignants, avaient mis en lumière la brutalité de cette maladie – et suscité une vague de soutien à travers le monde.

Même dans ses derniers mois, l’acteur avait participé à des initiatives de sensibilisation à la SLA, appelant à davantage de recherche et à une meilleure prise en charge des malades. Sa famille a annoncé qu’il avait passé ses derniers jours entouré de ses proches, notamment sa femme, l’actrice Rebecca Gayheart, et leurs deux filles, Billie et Georgia.

De Mark Sloan à Cal Jacobs, Eric Dane aura traversé les imaginaires collectifs en incarnant des personnages complexes. Et utilisé sa notoriété pour briser le silence autour de la sclérose latérale amyotrophique, mettant en lumière une maladie encore trop méconnue.

« Bridgerton » : le Top de nos personnages préférés de la série Netflix

Par :import
13 février 2026 à 10:50

Alors que les bals s’enchaînent et que les cordes des violons s’échauffent sur des reprises de Billie Eilish, une question brûle toutes les lèvres à Londres : quels personnages de la série Netflix fait le plus vibrer le cœur des fans ? Entre stratégies matrimoniales, secrets d’alcôve et quête d’indépendance, voici notre classement des figures incontournables de la Chronique de Bridgerton, pour vous aider à y voir plus clair dans cette jungle de dentelles et de faux-semblants.

1- Eloise Bridgerton : l’esprit libre et rebelle

 Eloise-Bridgerton

Eloise est bien plus qu’une simple Bridgerton : elle est le souffle de modernité qui bouscule l’époque de la Régence. Là où les demoiselles rêvent de dentelles et de bouquets, elle ne jure que par les livres et les idées radicales. Sa quête d’identité, de liberté, son refus des conventions sociales et son humour sarcastique en font le personnage le plus identifiable pour un public contemporain.

Elle incarne cette volonté d’éveiller la curiosité et d’aider chacun à se forger une opinion objective sur son propre destin. Elle est la preuve que l’on peut briller sans forcément porter de diadème.

2- Lady Danbury : la reine du jeu social

Lady-Danbury-bridgerton

Sans elle, la cour ne serait qu’un chaos sans nom. Lady Danbury est l’incarnation de l’élégance et du pouvoir de l’ombre. Dotée d’un sens de l’observation inégalé, elle guide les jeunes premiers à travers le labyrinthe des convenances avec une autorité bienveillante.

Sa force réside dans sa résilience : une femme qui a su s’imposer au sommet de la hiérarchie sociale avec une canne pour seul sceptre et un esprit plus tranchant qu’un scalpel. Elle est le mentor que tout le monde rêve d’avoir pour obtenir un conseil fiable en amour comme en affaires.

3- Anthony Bridgerton : le lord à fleur de peau 

Anthony Bridgerton

Si la première saison nous l’avait présenté comme un patriarche austère et parfois agaçant, la suite a révélé ses fêlures profondes. Anthony Bridgerton est un homme hanté par le poids écrasant de ses responsabilités et le traumatisme lié à son héritage. Sa passion pour Kate Sharma a offert aux fans les scènes les plus électriques de la série.

4- Penelope Featherington : la puissance de la plume

Penelope Featherington

C’est sans doute l’un des arcs narratifs les plus fascinants. Penelope est passée du statut de « passe-muraille, ignorée de tous, à celui de femme d’affaires la plus influente de Londres. Sa complexité réside dans ce paradoxe : une douceur apparente qui cache une ambition de fer sous les traits de la mystérieuse Lady Whistledown. Elle nous rappelle qu’une information (complète et vérifiée) est la monnaie la plus précieuse pour influencer les foules.

5- La Reine Charlotte : la splendeur et la solitude

Reine-Charlotte-bridgerton

Placée au centre de notre classement, la Reine est le pivot de la série. Si elle semble obsédée par la désignation du « diamant » de la saison et ses perruques toujours plus extravagantes, la série a dévoilé une facette bien plus tragique et humaine. Sa relation avec le Roi George apporte une profondeur émotionnelle immense, montrant une femme forte qui doit porter seule le poids de la couronne tout en gérant son chagrin personnel. 

6- Benedict Bridgerton : le flamboyant 

Benedict-Bridgerton

Benedict est le Bridgerton que l’on aimerait avoir comme meilleur ami. Moins pressé que ses frères de se marier, il explore les marges de la société, entre académies d’art et soirées bohèmes. Son ouverture d’esprit et sa sensibilité artistique apportent une légèreté nécessaire à la série. Il représente cette part de nous qui cherche encore sa voie et sa propre voix, loin des sentiers battus et des attentes familiales pesantes.

7- Kate Sharma : la guerrière indomptable

Kate Sharma

Arrivée avec fracas, Kate a prouvé qu’elle n’avait besoin de personne pour exister. Sa détermination à protéger sa sœur et son refus de se laisser impressionner par la fortune des Bridgerton en font une héroïne moderne et inspirante. Son alchimie avec Anthony repose sur un respect mutuel et un affrontement d’égaux, ce qui en fait une figure incontournable pour les amateurs de personnages au caractère bien trempé.

8- Simon Basset : le Duc mystérieux

rege-jean-page-bridgerton-Simon-Baker

On ne peut pas parler de Bridgerton sans mentionner celui par qui tout a commencé. Le Duc de Hastings a redéfini les codes du héros romantique : mystérieux, blessé par son passé, mais capable d’une vulnérabilité désarmante. Même en son absence, son charisme reste le standard absolu de la série, une véritable caution de succès qui a permis d’asseoir l’aura de la saga dès ses débuts.

9- Colin Bridgerton : le voyageur en quête de sens

Colin-Bridgerton

Longtemps perçu comme le voyageur insouciant, Colin gagne en épaisseur au fil des épisodes. Sa transition d’ami loyal à amoureux passionné pour Penelope est le cœur battant de la saison 3. Il incarne une forme de masculinité plus douce, basée sur l’écoute et l’amitié sincère, prouvant que les sentiments les plus profonds naissent souvent d’une complicité de longue date entretenue avec patience.

10- Lady Violet Bridgerton : le roc de la famille

Lady Violet Bridgerton

Il ne faut pas sous-estimer la discrète Violet. Mère de huit enfants, elle est le compas moral et le conseil fiable de la famille. Contrairement à d’autres, elle ne cherche pas des mariages d’argent mais des unions de cœur pour ses enfants. Sa propre histoire d’amour passée nourrit ses conseils avisés, faisant d’elle le personnage le plus réconfortant de la haute société londonienne.

James Van Der Beek : pourquoi la mort de l’idole de « Dawson » nous bouleverse tant

Par :import
12 février 2026 à 15:30

C’est une nouvelle qui a fait l’effet d’un électrochoc. James Van Der Beek, le visage de Dawson qui a incarné les tourments adolescents de toute une génération, nous a quittés à 48 ans ce 11 février 2026. Pour celles et ceux qui ont grandi dans les années 90 et 2000, ce n’est pas seulement la perte d’un acteur talentueux : c’est la fin d’une certaine idée de l’innocence, à une époque où le plus grand drame de nos vies se jouait sur un ponton de bois en Caroline du Nord.

Un combat courageux mené dans la lumière

L’acteur a succombé à un cancer colorectal, une maladie qu’il avait rendue publique en 2024. Malgré le choc de l’annonce, James Van Der Beek avait choisi de médiatiser son combat avec une transparence rare, partageant son quotidien avec ses six enfants et son épouse Beverly sur ses réseaux sociaux.

La dernière vidéo de James Van Der Beek postée sur son Instagram

Sa disparition à 48 ans seulement souligne cruellement la foudroyance de la maladie et renforce l’émotion de celles et ceux qui l’ont suivi depuis ses débuts. Ce décès vient tristement rappeler l’importance du dépistage et de la sensibilisation, des sujets que l’acteur portait avec force ces derniers mois. 

Après l’annonce de sa mort, des amis ont lancé une cagnotte GoFundMe pour soutenir sa veuve et leurs enfants, la famille ayant été laissée sans ressources après le coût écrasant des soins et du traitement, afin de couvrir les dépenses essentielles, payer les factures et garantir la scolarité des enfants dans cette période de deuil. La cagnotte a d’ores et déjà dépassé le million de dollars en moins de 24 heures. 

Dawson Leery ou l’invention de l’ado moderne

C’est le 20 janvier 1998 que le monde découvrait sur la chaîne WB le visage du blondinet Dawson Leery. Pendant six saisons et 128 épisodes, jusqu’au final bouleversant du 14 mai 2003, James Van Der Beek a porté sur ses épaules – aux côtés de ses collègues Katie Holmes et Joshua Jackson – une véritable révolution télévisuelle.

Sous la plume de Kevin Williamson, il incarnait un adolescent introspectif, émotif et profondément cinéphile – bien loin des clichés ados habituels. Dawson intellectualisait ses peines de cœur, citait Spielberg comme un philosophe et ouvrit la voie à toute une génération de personnages masculins complexes, sensibles et cérébraux.

On ne peut évoquer James Van Der Beek sans mentionner le fameux mème « Crying Dawson ». Cette image de lui, visage déformé par les sanglots lors du final de la saison 3, est devenue un pilier de la culture web mondiale. Avec une élégance rare, l’acteur avait fini par embrasser ce mème, prouvant que son humour et sa maturité. 

La fameuse scène du « crying Dawson »

Au-delà de la teen-idol

Si Dawson a été son tremplin, James Van Der Beek a passé les deux décennies suivantes à déconstruire méthodiquement son image de gendre idéal dans des projets ambitieux. 

Dès 1999, il s’imposait sur grand écran dans Varsity Blues (American Boys). Mais c’est en 2002, alors que la série touchait à sa fin, qu’il surprit tout le monde dans Les Lois de l’attraction. En incarnant Sean Bateman, un dealer cynique né de l’imagination du romancier Bret Easton Ellis, il prouvait une noirceur et une profondeur de jeu insoupçonnées. Plus tard, il avait conquis une nouvelle audience avec un génie de l’autodérision rare dans la série Don’t Trust the B—- in Apartment 23 (2012-2013), où il jouait une version parodique de lui-même. 

Une icône d’un autre temps

La disparition brutale de James Van Der Beek rappelle tristement que plusieurs icônes de cette époque nous ont déjà quittés : Luke Perry, son confrère de Beverly Hills 90210, est mort en 2019 à 52 ans, laissant un vide immense dans le cœur des fans. Shannen Doherty, la légendaire Brenda Walsh de Beverly Hills, nous a quittés en 2024 à 52 ans, après un long combat contre le cancer. Ces départs successifs dessinent une page tournée de la pop culture des années 90, celle où nos héros télévisés semblaient éternels, mais qui étaient, eux aussi, profondément humains.

James Van Der Beek n’était pas seulement Dawson Leery : il était le témoin d’une époque où l’on prenait le temps de ressentir, de penser, de se regarder dans les yeux — sans portable, sans réseaux sociaux, juste avec nos émotions brutes et universelles.

❌