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TikTok, sous pression en Europe, va construire un deuxième centre de données en Finlande

8 avril 2026 à 10:19
Tiktok Vidéos Piégées

Le réseau social, qui a été contraint de céder sa filiale américaine à des fonds américains aux Etats-Unis, continue d'appliquer son plan Clover sur le Vieux continent. Ce projet est destiné à rassurer les Européens sur leurs craintes d'ingérence et de manipulation.

TikTok, sous pression en Europe, va construire un deuxième centre de données en Finlande

8 avril 2026 à 10:19
Tiktok Vidéos Piégées

Le réseau social, qui a été contraint de céder sa filiale américaine à des fonds américains aux Etats-Unis, continue d'appliquer son plan Clover sur le Vieux continent. Ce projet est destiné à rassurer les Européens sur leurs craintes d'ingérence et de manipulation.

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : le Sénat propose une liste noire et la fin des portables au lycée

1 avril 2026 à 07:50
Smartphone Enfant

Le Sénat a adopté mardi 31 mars dans la soirée sa version de la proposition de loi qui veut interdire Snapchat, TikTok et Instagram aux moins de 15 ans. Il propose de mettre en place une « liste noire » des réseaux sociaux interdits qui serait définie par l'Arcom, et acte l'interdiction des portables au lycée.

Meta et Google condamnés aux États-Unis pour le caractère addictif de leurs algorithmes

Instagram et YouTube sont des drogues dures. C’est en substance la conclusion que tire la justice californienne du procès intenté par une jeune utilisatrice en détresse, accusant Meta et Google d’avoir conçu leurs applications pour retenir les internautes captifs et captives de leurs algorithmes. Les deux entreprises repartent avec une petite tape sur les doigts (6 millions de dollars de dommages à reverser à la plaignante – autant dire la monnaie du pain pour ces mastodontes), mais le procès crée un précédent historique pour la responsabilité des réseaux sociaux en matière de santé mentale.

L’addiction dès le plus jeune âge

D’après Kaley G.M., qui attaquait donc les éditeurs d’Instagram et de YouTube en justice en Californie, ces réseaux ont activement aggravé son état dépressif, ses pensées suicidaires et ses troubles de l’apparence, rapporte Le Monde. La jeune femme dit avoir développé une addiction à YouTube dès l’âge de 6 ans, et à Instagram à 9 ans, après s’y être inscrite en cachette depuis le smartphone de sa mère.

« Chaque fois que j’essayais de me fixer des limites, cela ne fonctionnait pas, et je n’arrivais tout simplement pas à décrocher, raconte Kaley G.M. au tribunal. Je ressentais le besoin d’y être en permanence et, si je n’y étais pas, j’avais le sentiment de passer à côté de quelque chose. »

Une fragilité mentale sur laquelle les avocats de Meta et Google ont évidemment tenté de jouer, sans succès. Les juges ont été réceptifs à l’histoire de la plaignante, qui se déroule dans un contexte de défiance de plus en plus exacerbée envers les plateformes sociales, accusées par de nombreux groupes partout dans le monde d’être conçues de façon à créer des mécanismes d’addiction chez les internautes.

Si Meta et Google ont la ferme intention de faire appel du verdict, Joseph VanZandt, l’un des avocats de la jeune femme, se félicite de l’issue du procès. « C’est la première fois dans l’histoire qu’un jury entend les témoignages de dirigeants et prend connaissance de documents internes qui, selon nous, prouvent que ces entreprises ont privilégié les profits au détriment des enfants », a-t-il déclaré. « La santé mentale des adolescents est profondément complexe et ne peut être imputée à une seule application », réagit pour sa part un porte-parole de Meta. Pour son homologue de Google, « cette affaire témoigne d’une méconnaissance de YouTube, qui est une plateforme de streaming conçue de manière responsable, et non un réseau social ».

Les revers se multiplient pour les géants du Web

Quelle que soit l’issue de l’appel, une digue a définitivement sauté, et les internautes prennent peu à peu conscience du caractère profondément addictif des réseaux sociaux – surtout chez les plus jeunes.

Si Meta et Google ont tenté de prouver que leurs plateformes étaient, au contraire, de formidables outils pour que les personnes isolées se connectent au monde, la justice a décidé de prêter une oreille plus attentive à l’histoire de Kaley G.M., accordant de fait encore plus de crédit à un autre revers subi une semaine plus tôt par Meta au Nouveau-Mexique. L’entreprise de Mark Zuckerberg vient en effet d’être condamnée à 375 millions de dollars de dommages et intérêts pour avoir délibérément mis en danger les enfants en les exposant à des contenus dangereux, voire à des prédateurs sexuels.

Ce procès, comparé par la presse spécialisée à celui des cigarettiers dans les années 1990, condamnés pour avoir délibérément masqué les effets nocifs de leurs produits sur la santé des consommateurs, pourrait ouvrir la voie à de nombreux autres, partout dans le pays et dans le monde. « C’est le canari dans la mine de charbon. La situation rappelle celle de l’industrie du tabac, marquant le point de départ vers des milliers de procès similaires », explique David McCuan, professeur de sciences politiques à l’université de Sonoma, cité par Le Monde.

Meta et Google condamnés aux États-Unis pour le caractère addictif de leurs algorithmes

27 mars 2026 à 11:00

Instagram et YouTube sont des drogues dures. C’est en substance la conclusion que tire la justice californienne du procès intenté par une jeune utilisatrice en détresse, accusant Meta et Google d’avoir conçu leurs applications pour retenir les internautes captifs et captives de leurs algorithmes. Les deux entreprises repartent avec une petite tape sur les doigts (6 millions de dollars de dommages à reverser à la plaignante – autant dire la monnaie du pain pour ces mastodontes), mais le procès crée un précédent historique pour la responsabilité des réseaux sociaux en matière de santé mentale.

L’addiction dès le plus jeune âge

D’après Kaley G.M., qui attaquait donc les éditeurs d’Instagram et de YouTube en justice en Californie, ces réseaux ont activement aggravé son état dépressif, ses pensées suicidaires et ses troubles de l’apparence, rapporte Le Monde. La jeune femme dit avoir développé une addiction à YouTube dès l’âge de 6 ans, et à Instagram à 9 ans, après s’y être inscrite en cachette depuis le smartphone de sa mère.

« Chaque fois que j’essayais de me fixer des limites, cela ne fonctionnait pas, et je n’arrivais tout simplement pas à décrocher, raconte Kaley G.M. au tribunal. Je ressentais le besoin d’y être en permanence et, si je n’y étais pas, j’avais le sentiment de passer à côté de quelque chose. »

Une fragilité mentale sur laquelle les avocats de Meta et Google ont évidemment tenté de jouer, sans succès. Les juges ont été réceptifs à l’histoire de la plaignante, qui se déroule dans un contexte de défiance de plus en plus exacerbée envers les plateformes sociales, accusées par de nombreux groupes partout dans le monde d’être conçues de façon à créer des mécanismes d’addiction chez les internautes.

Si Meta et Google ont la ferme intention de faire appel du verdict, Joseph VanZandt, l’un des avocats de la jeune femme, se félicite de l’issue du procès. « C’est la première fois dans l’histoire qu’un jury entend les témoignages de dirigeants et prend connaissance de documents internes qui, selon nous, prouvent que ces entreprises ont privilégié les profits au détriment des enfants », a-t-il déclaré. « La santé mentale des adolescents est profondément complexe et ne peut être imputée à une seule application », réagit pour sa part un porte-parole de Meta. Pour son homologue de Google, « cette affaire témoigne d’une méconnaissance de YouTube, qui est une plateforme de streaming conçue de manière responsable, et non un réseau social ».

Les revers se multiplient pour les géants du Web

Quelle que soit l’issue de l’appel, une digue a définitivement sauté, et les internautes prennent peu à peu conscience du caractère profondément addictif des réseaux sociaux – surtout chez les plus jeunes.

Si Meta et Google ont tenté de prouver que leurs plateformes étaient, au contraire, de formidables outils pour que les personnes isolées se connectent au monde, la justice a décidé de prêter une oreille plus attentive à l’histoire de Kaley G.M., accordant de fait encore plus de crédit à un autre revers subi une semaine plus tôt par Meta au Nouveau-Mexique. L’entreprise de Mark Zuckerberg vient en effet d’être condamnée à 375 millions de dollars de dommages et intérêts pour avoir délibérément mis en danger les enfants en les exposant à des contenus dangereux, voire à des prédateurs sexuels.

Ce procès, comparé par la presse spécialisée à celui des cigarettiers dans les années 1990, condamnés pour avoir délibérément masqué les effets nocifs de leurs produits sur la santé des consommateurs, pourrait ouvrir la voie à de nombreux autres, partout dans le pays et dans le monde. « C’est le canari dans la mine de charbon. La situation rappelle celle de l’industrie du tabac, marquant le point de départ vers des milliers de procès similaires », explique David McCuan, professeur de sciences politiques à l’université de Sonoma, cité par Le Monde.

Instagram va alerter les parents d’adolescents se renseignant sur ces sujets sensibles

Alors que les pays du monde entier s’accordent à durcir l’accès des adolescents au Web, Meta déploie une fonctionnalité essentielle, attendue de longue date. Dès cette semaine, mais seulement aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie et au Canada (d’autres pays suivront dans l’année), la fonction de supervision parentale va s’enrichir de notifications visant à donner l’alerte si des recherches concernant des sujets comme le suicide et l’automutilation sont effectuées par le compte supervisé.

Des notifications pour donner l’alerte

Meta détaille dans son billet de blog le fonctionnement de cette nouvelle fonctionnalité. Lorsqu’elle sera disponible, d’ici la fin de semaine, le compte des parents comme celui des ados recevra une notification expliquant la nouveauté.

Pour le parent, il est inscrit qu’une notification d’alerte leur sera envoyée (par courriel, SMS, WhatsApp ou Instagram) si leur ado consulte, dans un court laps de temps, des « sujets qui pourraient soulever des inquiétudes à propos de leur sécurité ». Encourageant les parents à avoir une discussion avec leur enfant, la notification renvoie également vers des ressources en ligne permettant de les accompagner dans leur démarche.

Du côté des comptes supervisés, même chose. Au prochain lancement de l’application, une notification les avertira que, désormais, leurs recherches sur le suicide ou l’automutilation peuvent mener à l’envoi d’une notification à leurs parents ou tuteurs.

Instagram alerte safety
Parents comme enfants reçoivent une notification les informant de la nouvelle fonctionnalité.

Des faux positifs ne sont pas à exclure

Après l’introduction des comptes pour adolescents, restreignant l’accès à certaines fonctionnalités d’Instagram (comme les messages privés, « DM ») en 2024, cette nouvelle mesure est plus que bienvenue pour les parents inquiets du temps passé par leur progéniture sur le réseau de Meta.

L’entreprise américaine reconnaît d’ailleurs avoir poussé la sensibilité de son outil de détection un peu loin et qu’il existe un risque de faux positifs. « Nous pourrions parfois notifier des parents sans qu’il y ait de réel motif d’inquiétude, indique le billet de blog, mais nous estimons, et les experts sont d’accord, qu’il s’agit d’un bon point de départ. »

Les réseaux sociaux, comme les intelligences artificielles, sont, ces derniers mois, sous le feu des critiques, accusés par certains parents d’encourager les personnes souffrant de troubles mentaux à s’enfoncer toujours plus loin dans leur mal-être à cause de leurs algorithmes très perfectionnés. À Los Angeles, Meta et Google sont d’ailleurs attaqués en justice par une jeune femme reprochant aux entreprises le caractère addictif de leurs applications, visant, selon elle, à rendre les jeunes dépendants.

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