Mythos : le "super-hacker" d'Anthropic met l'Europe au défi

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Microsoft va profiter d’une mise à jour de Windows 11 pour corriger un paramètre inchangé depuis 1994. La limite de taille 32 Go pour les partitions FAT32 dans Windows va officiellement passer à 2 To. Un petit air de déjà-vu ? C'est tout à fait normal.
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Dans une note publiée le 13 avril 2026, l'agence américaine de cybersécurité (CISA) lance l'alerte : des cybercriminels s'appuient encore aujourd'hui sur des failles dans des logiciels Microsoft, dont certaines ont pourtant été corrigées il y a plus d'une décennie.
Lors d’une conférence de presse organisée à Berlin par IONOS et Nextcloud, une coalition d’entreprises et d’organisations communautaires européennes a officiellement dévoilé Euro-Office, une suite bureautique souveraine capable de traiter documents, feuilles de calcul et présentations. Le projet réunit plus d’une douzaine d’organisations, parmi lesquelles figurent IONOS, Nextcloud, Eurostack, XWiki, OpenProject, Soverin, Abilian et bTactic. L’ambition clairement affichée étant d’offrir au Vieux Continent une alternative souveraine crédible à Microsoft 365.
Une préversion technique publique est d’ores et déjà disponible sur GitHub et une première version stable est annoncée pour l’été. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le calendrier se veut serré.
L’un des principaux arguments avancés par la coalition tient à la compatibilité avec les formats de fichiers les plus répandus, c’est-à-dire ceux de Microsoft. La suite est en effet conçue pour gérer facilement les documents Word, les feuilles de calcul Excel et les présentations PowerPoint, tout en proposant une interface que ses promoteurs décrivent comme « extrêmement familière ». L’objectif affiché est de minimiser les besoins de formation et les difficultés de migration pour les organisations qui souhaiteraient abandonner les outils de Redmond.
Le contexte géopolitique actuel, avec des tensions transatlantiques et des questionnements sur la dépendance technologique vis-à-vis des États-Unis, donne un écho particulier à cette initiative.
L’intégralité du code source est publiée sous une licence entièrement open source, libre de toute contrainte de marque. Le développement s’effectue selon un processus transparent, ouvert à l’examen et à la contribution du public, dans le cadre d’une gouvernance partagée entre les membres fondateurs. La licence exacte utilisée n’a toutefois pas été précisée.

Frank Karlitschek, PDG de Nextcloud, replace l’initiative dans une perspective plus large : « L’Europe dispose des briques technologiques nécessaires depuis des années. Ce qui manquait jusqu’à présent, c’était une initiative pour les rassembler en une solution cohérente et complète. » Selon lui, Euro-Office ne part pas de zéro, mais prend « la responsabilité d’un élément essentiel de l’infrastructure numérique ».
La formule est habile, mais elle soulève aussi des questions. Sur quelle base de code le projet s’appuie-t-il exactement ? LibreOffice, OnlyOffice, un autre socle ? Aucune précision n’a été communiquée à ce stade. De même, les modalités d’hébergement (cloud, on-premise, hybride) restent floues, tout comme le modèle économique envisagé. Autant de zones d’ombre qu’il faudra éclaircir avant de pouvoir juger de la viabilité à long terme du projet.
Ce n’est toutefois pas la première fois qu’on voit émerger une tentative européenne de s’affranchir de la domination de Microsoft sur le terrain bureautique. Néanmoins, qu’il s’agisse de migrations vers LibreOffice dans certaines administrations ou de projets collaboratifs open source, les tentatives précédentes ont quasi systématiquement buté sur des problèmes de compatibilité, de financement ou tout simplement d’adoption par les utilisateurs.
Euro-Office peut néanmoins s’appuyer sur la diversité de sa coalition pour espérer réussir, car le fait de réunir sous un même toit un hébergeur de la taille d’IONOS, un spécialiste du cloud collaboratif comme Nextcloud et des acteurs du logiciel libre tels que XWiki ou OpenProject donne au projet une assise industrielle qu’aucune initiative similaire n’a pu revendiquer par le passé. Reste à transformer cette promesse en produit abouti.

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ASUS, ASRock, Gigabyte et MSI ont déployé des correctifs BIOS après une faille UEFI permettant des attaques DMA avant le chargement complet de Windows.
Cet article Des millions de cartes mères sont concernées : pourquoi il faut-il vérifier votre BIOS ? a été publié en premier par GinjFo.


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Microsoft va profiter d’une mise à jour de Windows 11 pour corriger un paramètre inchangé depuis 1994. La limite de taille 32 Go pour les partitions FAT32 dans Windows va officiellement passer à 2 To. Un petit air de déjà-vu ? C'est tout à fait normal.
Lors d’une conférence de presse organisée à Berlin par IONOS et Nextcloud, une coalition d’entreprises et d’organisations communautaires européennes a officiellement dévoilé Euro-Office, une suite bureautique souveraine capable de traiter documents, feuilles de calcul et présentations. Le projet réunit plus d’une douzaine d’organisations, parmi lesquelles figurent IONOS, Nextcloud, Eurostack, XWiki, OpenProject, Soverin, Abilian et bTactic. L’ambition clairement affichée étant d’offrir au Vieux Continent une alternative souveraine crédible à Microsoft 365.
Une préversion technique publique est d’ores et déjà disponible sur GitHub et une première version stable est annoncée pour l’été. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le calendrier se veut serré.
L’un des principaux arguments avancés par la coalition tient à la compatibilité avec les formats de fichiers les plus répandus, c’est-à-dire ceux de Microsoft. La suite est en effet conçue pour gérer facilement les documents Word, les feuilles de calcul Excel et les présentations PowerPoint, tout en proposant une interface que ses promoteurs décrivent comme « extrêmement familière ». L’objectif affiché est de minimiser les besoins de formation et les difficultés de migration pour les organisations qui souhaiteraient abandonner les outils de Redmond.
Le contexte géopolitique actuel, avec des tensions transatlantiques et des questionnements sur la dépendance technologique vis-à-vis des États-Unis, donne un écho particulier à cette initiative.
L’intégralité du code source est publiée sous une licence entièrement open source, libre de toute contrainte de marque. Le développement s’effectue selon un processus transparent, ouvert à l’examen et à la contribution du public, dans le cadre d’une gouvernance partagée entre les membres fondateurs. La licence exacte utilisée n’a toutefois pas été précisée.

Frank Karlitschek, PDG de Nextcloud, replace l’initiative dans une perspective plus large : « L’Europe dispose des briques technologiques nécessaires depuis des années. Ce qui manquait jusqu’à présent, c’était une initiative pour les rassembler en une solution cohérente et complète. » Selon lui, Euro-Office ne part pas de zéro, mais prend « la responsabilité d’un élément essentiel de l’infrastructure numérique ».
La formule est habile, mais elle soulève aussi des questions. Sur quelle base de code le projet s’appuie-t-il exactement ? LibreOffice, OnlyOffice, un autre socle ? Aucune précision n’a été communiquée à ce stade. De même, les modalités d’hébergement (cloud, on-premise, hybride) restent floues, tout comme le modèle économique envisagé. Autant de zones d’ombre qu’il faudra éclaircir avant de pouvoir juger de la viabilité à long terme du projet.
Ce n’est toutefois pas la première fois qu’on voit émerger une tentative européenne de s’affranchir de la domination de Microsoft sur le terrain bureautique. Néanmoins, qu’il s’agisse de migrations vers LibreOffice dans certaines administrations ou de projets collaboratifs open source, les tentatives précédentes ont quasi systématiquement buté sur des problèmes de compatibilité, de financement ou tout simplement d’adoption par les utilisateurs.
Euro-Office peut néanmoins s’appuyer sur la diversité de sa coalition pour espérer réussir, car le fait de réunir sous un même toit un hébergeur de la taille d’IONOS, un spécialiste du cloud collaboratif comme Nextcloud et des acteurs du logiciel libre tels que XWiki ou OpenProject donne au projet une assise industrielle qu’aucune initiative similaire n’a pu revendiquer par le passé. Reste à transformer cette promesse en produit abouti.

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