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Une fille en or : faut-il voir cette comédie romantique avec Pauline Clément ?

Attendu le 15 avril dans les salles obscures françaises, Une fille en or suit Clémence (Pauline Clément, de la Comédie-Française). Un jour, elle prend conscience que personne ne l’a jamais admirée. Alors, comment retrouver la confiance en soi ? Bercée par les illusions d’une enfance chaotique et alors que son père vient de mourir, Clémence décide de prendre sa vie en main. Au même moment, elle fait la rencontre de Paul (Arthur Dupont), un patron autoritaire que personne n’impressionne. À son contact, Clémence comprend qu’elle vaut plus que ce qu’elle croit.

Pauline Clément de la Comédie-Française et Arthur Dupont dans Une fille en or.

Une comédie peu surprenante

Avec Une fille en or, le réalisateur Jean-Luc Gaget (J’ai tué Clémence Acéra, L’effet aquatique…) offre une comédie romantique dont la démonstration est loin d’être surprenante. Ici, les opposés s’attirent. Une dichotomie qui fonde la base humoristique et émotionnelle du long-métrage ainsi que la dynamique des personnages.

Toutefois, malgré les possibilités du ressort, le film nous laisse sans arrêt en dehors de ces idées. La faute à une écriture sensible, mais attendue, parfois même absurde, qui a du mal à convaincre pour que le spectateur s’investisse réellement. Sur fond de dissection du couple et analyse de la confiance en soi, Une fille en or apparaît ainsi plus émouvant que drôle.

Pauline Clément de la Comédie-Française et Arthur Dupont dans Une fille en or.

Un casting en or ?

En effet, quelques scènes attendrissantes nourrissent un récit qui reste souvent plat. On retiendra ainsi l’obsession attachante de Bianca (superbe Émilie Caen) pour Karine Viard, sa voisine ; les efforts de son mari, Bernard, pour sauver son couple ; l’admirateur de Clémence ; ou encore l’envie d’Arthur Dupont de proposer un chef d’entreprise spécialisé dans la vidéosurveillance trop pragmatique, sauf quand il s’agit d’aller voir un voyant.

Dans cette galerie de personnages plaisante, Pauline Clément surnage, capable du plus drôle comme du plus charmant. Si l’histoire et l’écriture ne sont pas à la hauteur de son talent comique, l’actrice incarne avec naïveté et tendresse cette jeune femme en mal d’amour, bien décidée à reprendre sa vie en main.

La bande-annonce de Une fille en or.

Ceci étant dit, et malgré la justesse de son casting, Une fille en or a du mal à convaincre à cause de sa mise en scène. Les quelques lignes de dialogues bien senties ne parviendront jamais à sauver le film de Jean-Luc Gaget, qui s’embourbe dans un rythme bien trop lent par rapport à sa promesse « humoristique ». Le long-métrage oscille sans arrêt entre une drôlerie qui ne repousse jamais les limites et une proposition cinématographique délicate, mais peu convaincante. Reste donc sa comédienne en or, Pauline Clément, que l’on retrouvera prochainement à l’affiche de la comédie de Bertrand Usclat, De la Comédie-Française, récompensée cette année à l’Alpe d’Huez.

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