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Big Mistakes : que vaut vraiment la nouvelle série de Netflix ?

Portée par Dan Levy (Schitt’s Creek) et Rachel Sennott (I Love LA), la série Big Mistakes s’incruste dans la liste des comédies hybrides mêlant humour et récit criminel. Disponible sur Netflix depuis le 9 avril, elle se compose de huit épisodes d’environ 30 minutes. Levy y incarne Nicky, aux côtés de Taylor Ortega (Ghosts) et Laurie Metcalf (Lady Bird), dans une fiction centrée sur les liens familiaux et les trajectoires contrariées.

De quoi parle la série ?

L’intrigue prend place dans une petite ville du New Jersey. Nicky et Morgan, frère et sœur, se retrouvent embarqués malgré eux dans une affaire de crime organisé après avoir volé un collier dont ils ignorent la valeur. S’ensuit une succession de menaces et de missions illégales. La série repose sur un contraste marqué entre un quotidien ordinaire et la violence du milieu criminel.

Big Mistakes

Plusieurs critiques saluent la finesse de l’écriture. Télérama évoque« des formidables moments burlesques » et une série « subtilement intime », capable de révéler « les dynamiques complexes entre ces êtres névrosés ». Time insiste également sur cet aspect et décrit « une solide base d’amour et de dysfonctionnements familiaux » et une relation centrale « dont la dimension conflictuelle, mais loyale, donne à la série sa force émotionnelle ».

Que reproche-t-on à la série ?

Le casting fait l’objet de retours élogieux.« Le casting est excellent », synthétise The Guardian tandis que Decider met en avant « l’alchimie indéniable » entre les interprètes principaux. Variety évoque également un « casting exceptionnel » et des personnages « délicieusement excentriques », capables de maintenir l’intérêt même lorsque l’intrigue s’égare.

Big Mistakes

Or, c’est précisément sur cette construction narrative que les critiques se montrent plus réservées. Time évoque de « nombreuses incohérences [dans le] scénario » et une intrigue criminelle « fragilement construite ». « Trop d’éléments maladroits et invraisemblables », juge The Guardian de son côté, et des antagonistes « plus ennuyeux qu’effrayants ».

Time regrette également que certains arcs narratifs plus prometteurs soient relégués au second plan, estimant que « toutes les histoires n’ont pas besoin d’une bonne dose de sang ». The Guardian résume cette tension en suggérant que la série fonctionne davantage lorsqu’elle se concentre sur ses personnages.

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Cocorico 2 : que vaut la suite de la comédie avec Christian Clavier et Didier Bourdon ? 

En réunissant près de 2 millions de spectateurs en 2024, Cocorico de Julien Hervé, est devenu l’un des succès surprises de l’année. La suite, rapidement officialisée, sort sur les écrans français ce 8 avril 2026 et s’inscrit dans la continuité du précédent film.

Cocorico partait d’un postulat propice à la comédie : deux familles fières d’être des français de souche depuis plusieurs générations se prêtent au jeu du test ADN et réalisent qu’ils n’ont pas les origines escomptées, au grand dam des personnages incarnés par Christian Clavier et Didier Bourdon.

La bande-annonce de Cocorico 2.

Dans Cocorico 2, les Bouvier-Sauvage et les Martin ont accepté les résultats surprenants des test ADN et organisent le mariage de leurs enfants. Quand un cousin éloigné fait irruption, les deux familles réalisent que les tests sont erronés. La recherche des ancêtres reprend, avec son lot de surprises et de déconvenues pour les protagonistes.

Faut-il voir Cocorico 2 ?

Lors de la sortie de Cocorico, deux écoles de critiques s’affrontaient : les convaincus et les plus sceptiques. Si le postulat semblait plaire, le scénario — trop léger — manquait de rythme malgré quelques blagues bien senties et un casting impeccable.

Cocorico 2 (qui n’a pas vraiment été montré avant sa sortie), prend le même chemin. Pour Ouest France, en collaboration avec Première, la comédie est « plus réussie que l’originale », malgré les « lourdeurs » et le « manque de finesse de l’écriture ». Comme pour le premier, tout repose sur le duo de choc formé par Christian Clavier et Didier Bourdon alors que le film dose « mieux ses effets », avec un « rythme plus fluide et des situations moins étirées ».

Pour AlloCiné, la suite puise dans plusieurs références de la comédie, et s’inspire parfois des Tuche (2011), des Visiteurs (1993), ou bien de Qu’est ce qu’on a fait au bon Dieu ? (2014). Qui dit suite dit forcément comparaison avec l’original. Le réalisateur Julien Hervé en a bien conscience et revient sur le challenge d’un second film pour Le Parisien. Sans réinventer le genre, Cocorico 2 s’inscrit visiblement dans le même ADN que le premier : une comédie cynique à prendre au second-degré, pas forcément toujours bien subtile.

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Mauvaise pioche : faut-il voir le film de Gérard Jugnot ? 

Alors même que les rumeurs entourant Xavier Dupont de Ligonnès reviennent régulièrement en une de l’actualité, c’est le cinéma qui s’empare de cette affaire hors-norme avec Mauvaise pioche, la nouvelle comédie de et avec Gérard Jugnot. Dans ce long-métrage à voir en salle depuis le 1er avril 2026, le comédien part du mystère entourant Dupont de Ligonnès et développe une histoire fictive sur une erreur judiciaire et la responsabilité des médias.

Dans Mauvaise pioche, la police arrête Serge Martin, un retraité sans histoire à la frontière italienne, persuadée d’avoir enfin mis la main sur l’homme le plus recherché de France, en cavale depuis des années. Quand ils réalisent leur erreur, le mal est fait, la vie de Serge Martin est bouleversée et détruite à jamais.

La bande-annonce de Mauvaise pioche.

Gérard Jugnot s’inspire de l’affaire Guy Joao confondu avec Xavier Dupont de Ligonnès en 2011 et arrêté par la police. Outre le postulat de départ autour de l’erreur judiciaire, le réalisateur et acteur développe plusieurs thématiques concernant la façon dont les médias traitent les informations.

Entre la course au buzz, la désinformation et le manquement déontologique, le film va bien plus loin que son idée de départ. Au point de se perdre totalement ?

Entre humour débridé et séquence gênante ?

Treizième long-métrage réalisé par Gérard Jugnot, Mauvaise pioche est un film hybride, entre la comédie d’action déjantée et la parodie absurde, qui a du mal à tenir un seul cap et finit par s’écrouler. Si le cinéaste réunit à ses cotés Thierry Lhermitte, Philippe Lacheau ou encore Jean-Pierre Darroussin, le film s’embourbe dans ses différentes idées, avec des moments qui frôlent le ridicule. Passée la première partie — qui fonctionne grâce au postulat de base —, la comédie choisit une direction surprenante et ratée, entre la romance et le film pénitencier.

Un constat partagé par Télérama, qui voit dans Mauvaise pioche « un film franchement embarrassant ». Le Parisien aussi n’est pas convaincu et qualifie le long-métrage de « caricatural et lourdingue ». Le Figaro y voit un film « bon enfant » avec une « bonne brochette d’acteurs », qui fait « parfois sourire », mais sans plus. Nouvel Obs enfin, trouve que « Gérard Jugnot semble avoir perdu sa veine comique dans cette comédie poussive ».

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