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La France veut son Twilight

Le Fantôme De Lopéra Twilight1

M6 veut un nouveau phénomène adolescent au cinéma. Plus d'une décennie après la sortie de Twilight, que SND avait distribué, c'est avec Le Fantôme de l'opéra que le studio espère faire vibrer les jeunes spectateurs et spectatrices. Une riche idée ?

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Maudits : c’est quoi ce téléfilm fantastique avec Pierre Arditi ?

Plus d’un an après sa diffusion en Belgique, le téléfilm Maudits arrive sur les écrans en France avec sa diffusion prévue le 24 février 2026 sur France 3. Dans ce thriller mettant en scène Constance Gay et Pierre Arditi, une femme enceinte, Lucile, découvre que sa grand-mère paternelle — qu’elle pensait disparue — est vivante et vit dans le Morvan, la terre de ses ancêtres. Malgré les mises en garde de son entourage, elle décide de s’y rendre pour rencontrer et connaître son aïeule. Sur place, la vieille femme lui parle de la malédiction qui touche les garçons de leur famille et la menace qui plane sur l’enfant à venir de Lucile.

Bien décidée à découvrir la vérité qui se cache derrière ces paroles et accompagnée par son grand-père, la jeune femme commence son enquête. Maudits joue avec le surnaturel, le mystère, et le folklore du Morvan, tout en s’inscrivant dans la lignée des thrillers diffusés sur France Télévisions.

Que pense la presse de Maudits ?

Avec son ambiance crépusculaire proche de l’horreur, Maudits propose une histoire surprenante. Télé 7 Jours évoque notamment l’intensité du jeu de « Pierre Arditi et Constance Gay », dans un téléfilm qui parvient à « nous faire frissonner », malgré le manque de crédibilité.

Ciné-Télé Revue parle d’une « histoire à la fois familiale et un brin fantastique » située dans une région qui « se prête bien aux récits des anciennes croyances ».

Si Maudits peut donc attirer pour son aspect fantastique, la présence de Pierre Arditi au casting du film est assurément l’un des points les plus intriguants du thriller. L’acteur et comédien de 81 ans continue de jouer sur scène et à la télévision, près de 60 ans après le début de sa carrière.

Si sa présence sur scène, en 2023, a fait craindre pour sa santé — après deux malaises lors de la représentation de la pièce Lapin —, le comédien est revenu au théâtre en 2025 avec Le prix et Je me souviendrai de presque tout, lié à ses mémoires intitulées Le souvenir de presque tout (Cherche-Midi), publiées fin 2025. À la télévision, il est surtout présent dans des téléfilms ou des mini-séries, avec récemment Citoyens clandestins, Panique au 31, Maudits et, à venir dans le courant de l’année, Un petit air de bonheur.

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La passe-miroir : la bande dessinée événement est-elle fidèle au roman ? Vanyda répond

En quelques jours seulement, la bande dessinée La passe-miroir : les fiancés de l’hiver (Gallimard) s’est hissée dans le Top des BD les plus vendues de ces dernières semaines. Véritable sortie événementielle de ce début d’année, La passe-miroir offre un nouveau regard sur une saga à succès publiée entre 2013 et 2019, écrite par la romancière française Christelle Dabos.

L’artiste Vanyda s’attaque au difficile travail d’adaptation et parvient à rester fidèle à l’essence de l’œuvre originale, tout en apportant sa propre touche à l’histoire.

La passe-miroir : une adaptation fidèle ?

Comme dans le roman La passe-miroir, l’adaptation de Vanyda suit le destin d’Ophélie dans un monde fantastique. Fiancée par sa famille à Thorn, membre du puissant clan des Dragons, la jeune fille dotée de certaines capacités magiques découvre le monde de la Citacielle et s’initie aux jeux de pouvoirs et aux nombreuses conspirations.

Les fiancés de l’hiver transpose le premier roman de la saga (qui en compte quatre) et constitue une adaptation particulièrement fidèle des écrits de Christelle Dabos. La BD parvient à recréer la sensation de découverte d’un autre monde, tout en posant les bases de l’une des relations les plus fascinantes de la fantaisie contemporaine, entre Ophélie et Thorn.

Vanyda évoque son travail

Lors d’un long échange avec L’Éclaireur, Vanyda est revenue sur ces questions de fidélité vis-à-vis de l’œuvre originale et sur sa façon de travailler pour arriver à la création d’un album de bande dessinée de moins de 300 pages, malgré la longueur du roman et les nombreux événements qui s’y passent.

Outre le travail de conception des personnages et des décors, il a fallu découper le livre pour avoir une structure propre à la BD. « J’ai commencé par prendre tous les chapitres du roman et par noter tout ce qu’on apprenait d’important dans chacun d’eux. J’espérais tomber sur des chapitres inutiles que je pourrais sauter, mais il n’y en avait aucun ! J’ai donc condensé certaines scènes. Par exemple au tout début, Thorn annonce qu’il repart au Pôle le lendemain matin au petit-déjeuner, j’ai enlevé la scène, et il le dit simplement la veille ».

Se livrant à un véritable travail d’adaptation — avec la liberté et les contraintes offertes par le média de la bande dessinée — Vanyda a apporté sa propre version à l’histoire. « Je me suis permise, à certains moments de changer de point de vue, en suivant d’autres personnages par rapport aux romans » explique-t-elle. « Je considère l’œuvre comme une sorte de pâte à modeler, qu’il faut malaxer pour que ça corresponde au format BD. C’est l’une des parties les plus intéressantes à faire ».

Elle mentionne aussi l’importance d’avoir en tête l’intégralité des quatre tomes lors de l’adaptation du premier. Vanyda pose ainsi des indices et des pistes pour la suite, que les lecteurs les plus fidèles remarqueront sans mal. « Cela avait une grande importance pour moi, et pour Christelle aussi, d’ailleurs. Elle ne voulait pas que son œuvre soit adaptée en BD avant la sortie du quatrième tome. J’ai mis des choses dans ce premier album qui me resserviront plus tard… ».

L’autrice a également évoqué la suite, car les trois prochains tomes seront aussi adaptés en BD. Elle partage notamment son amour du deuxième livre : « Sur le premier roman, je trouvais qu’il y avait quelques longueurs que je pouvais raccourcir. Sur le deuxième tome, j’ai beaucoup plus de mal, je le trouve parfait ! C’est bien plus compliqué de couper. Je n’ai pas encore terminé le storyboard, je ne sais pas si cela va entrer dans le nombre de pages, les scènes y seront quasiment toutes. »

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