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Le CMF Phone 3 Pro sort bientôt et il veut monter en gamme

10 avril 2026 à 09:12

Les premières caractéristiques du CMF Phone 3 Pro viennent de fuiter. Au programme : un passage chez Qualcomm pour le processeur, une batterie plus généreuse et l'adoption d'un cadre en métal pour plus de robustesse.
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Prise en main du Nothing Phone (4a) : toujours original, toujours séduisant

Notre prise en main détaillée

On ne présente plus la marque Nothing qui, malgré son jeune âge (elle est née en 2020), s’est désormais inscrite durablement dans le paysage des smartphones. Pour cela, la marque dispose d’un argument massue : ses produits affichent un design unique, fortement différenciant, qui leur permet d’être reconnus au premier regard.

Pour son nouveau mobile, le Phone (4a), la même recette est appliquée. Le Nothing Phone (4a) est un milieu de gamme qui reprend le dos pseudo-transparent des précédentes générations avec, évidemment, quelques ajustements stylistiques et techniques. Il existe en quatre coloris, dont un rose très réussi qui fait déjà tourner bien des têtes. Pour notre prise en main, la marque nous a fourni un exemplaire blanc plus classique, mais diablement séduisant tout de même. Le smartphone est proposé également en noir et en bleu. Du point de vue technique, trois configurations de mémoire sont au programme : 8/128 Go, 8/256 Go et 12/256 Go. Les prix s’échelonnent de 369 € à 449 €, ce qui place le Nothing Phone (4a) au cœur d’un segment fortement concurrentiel, dirigé par la série REDMI Note de Xiaomi.

Nothing Phone (4a)

Design et prise en main

Comme nous l’avons évoqué un peu plus haut, les smartphones Nothing se distinguent nettement du reste de la production. En effet, on retrouve sur le Nothing Phone (4a) une partie arrière transparente en verre. Elle suggère, plus qu’elle ne montre vraiment, l’architecture interne du mobile, et rend possible la présence du Glyph. Pour rappel, il s’agit d’une interaction basée sur des LED qui s’allument ou s’éteignent pour signaler l’arrivée de certaines notifications essentiellement. Sur la précédente génération, le système s’appuyait sur des arcs de cercle de LED blanches, mais ce n’est pas le cas ici.

Nothing Phone (4a)

Les designers de Nothing ont opté ici pour une barre verticale de LED blanches et rouges composant de petits carrés. Comme précédemment, l’illumination de la Glyph bar est personnalisable. Elle permet un certain nombre d’interactions, comme la visualisation du niveau du volume, le décompte d’un compte à rebours et, bien entendu, les notifications habituelles. Est-ce que tout cela en fait une fonction vraiment indispensable ? Non, bien entendu ; mais avouons que l’effet est sympathique et fortement différenciant. Pour le reste, le dos du smartphone aligne horizontalement ses trois caméras, comme l’année dernière. Bien entendu, les finitions sont parfaites.

Nothing Phone (4a)
Voici une manière originale de visualiser le niveau de volume de son smartphone !

Les flancs du Nothing Phone (4a) sont en plastique et accueillent désormais, à gauche, le bouton Essential Key, une autre particularité des mobiles de la marque. Cette touche permet de capturer en un clic ce qui se passe sur votre écran. Une solution pratique pour ne rien oublier, puisque tout s’enregistre alors dans une application qui bénéficie de fonctionnalités régies par l’intelligence artificielle pour gagner encore en efficacité.

Nothing Phone (4a)

De l’autre côté, nous trouvons le bouton de mise sous tension et les touches pour régler le volume. Ces commandes ne sont pas trop hautes et offrent ainsi un bon confort d’utilisation. Sans surprise, le tour du propriétaire s’achève avec une prise USB-C et la trappe qui peut accueillir deux nanoSIM. Le smartphone répond à la norme IP64, ce qui est plutôt décevant, car la concurrence propose pour des prix similaires des modèles IP68 véritablement étanches et non simplement résistants aux projections d’eau.

Nothing Phone (4a)

Tout n’est pas perdu, cependant, puisque le Nothing Phone (4a) survivrait, selon des tests réalisés par la marque, à une immersion de 20 minutes à une profondeur de 25 cm. Le Nothing Phone (4a) est un grand smartphone dont la largeur importante – 77,6 mm, exactement comme le Samsung Galaxy S25 Ultra – peut être un frein pour les personnes qui ont de petites mains. Son poids est de 204,5 g ; respectable, donc.

L’écran

La dalle est basée sur la technologie AMOLED et offre une définition de 1 224×2 720 pixels, pour une densité de 447 ppp. C’est un peu mieux que sur la précédente génération et cela permet de profiter d’un maximum de détails. Nothing ne propose pas la possibilité de réduire la définition pour économiser la batterie. La fréquence de rafraîchissement est fixée à 120 Hz, la norme aujourd’hui, mais, faute de technologie LTPO, l’écran ne pourra pas descendre en deçà des 60 Hz pour réduire sa consommation électrique. S’offriront alors à l’utilisateur les possibilités classiques : un mode Dynamique pour passer de 60 Hz à 120 Hz, et vice-versa, et les modes fixes 60 Hz ou 120 Hz. Nothing suit, pour une fois, la tendance et booste la luminosité de l’écran. En pic, elle passe de 3 000 à 4 500 nits, et en HBM de 1 300 à 1 600 nits.

Nothing Phone (4a)

Le Nothing Phone (4a) sera soumis aux sondes du Labo Fnac pour des mesures précises de la qualité de son écran. Dans tous les cas, il s’est montré très satisfaisant à l’usage. Les couleurs retranscrites semblent précises et naturelles, tandis que sa luminosité élevée permet une utilisation en extérieur très agréable. De quoi profiter en toute circonstance de contenu multimédia premium, puisque la dalle est certifiée HDR10+.

Nothing Phone (4a)

Les deux haut-parleurs ne sont pas les plus puissants du moment, mais cela reste suffisant pour suivre un podcast dans un environnement calme. L’accent est mis sur les médiums, comme c’est souvent le cas sur les smartphones. Celui-ci se passe de la technologie Dolby Atmos ou d’un équivalent.

Communications

Le Nothing Phone (4a) dispose de composants radio signés Qualcomm. Au programme, une compatibilité des plus classiques, avec de la 5G, du wifi 6 et du Bluetooth 5.4, sans oublier le NFC. Sans surprise, l’ensemble fonctionne bien : nous captons sans difficulté le réseau mobile, y compris dans des zones rurales, et nous avons utilisé nos écouteurs Bluetooth habituels sans constater de problèmes. Les mesures des experts du Labo permettront évidemment d’obtenir des données plus précises. Si le smartphone accepte bien deux SIM, il ne propose malheureusement pas la technologie eSIM, qui connaît un engouement – justifié à nos yeux – chez les voyageurs.

Nothing Phone (4a)

Performances et interface

Le Nothing Phone (4a) est animé par le nouveau processeur de milieu de gamme Qualcomm Snapdragon 7s Gen 4. Cette puce est gravée en 4 nm et intègre huit cœurs pour une fréquence maximale de 2,7 GHz. La partie graphique est composée d’une puce Adreno 810 et l’ensemble bénéficie, sur notre exemplaire, de 12 Go de RAM. Le Nothing Phone (3a) s’était montré convaincant face au protocole de test du Labo, obtenant d’excellentes notes.

Nothing Phone (4a)

Le smartphone se montre très fluide et propose une expérience agréable, sans latence ni temps de lancement trop long. Évidemment, cette mécanique marque le pas par rapport à ses homologues plus haut de gamme face à des jeux vidéo très exigeants ou à des applications particulièrement gourmandes. Cependant, elle est vraiment vaillante, avec en prime une bonne gestion de la chauffe. Le smartphone conserve longtemps un niveau de performances optimal.

Nothing Phone (4a)
La fonction Tiroir d’applications intelligent.

La surcouche maison, NothingOS 4.1, prend place sur Android 16. Il est possible d’opter pour un design monochrome esthétiquement original, mais, si c’est votre premier smartphone Nothing, il vous faudra quelques heures pour la maîtriser totalement. Ce duo logiciel ne bénéficie pas d’une impressionnante politique de mises à jour : il faudra se cantonner à trois années pour la version d’Android et à six pour les correctifs de sécurité. Bien traduite et stable, la surcouche Nothing est complète et homogène. Les possibilités de personnalisation ne sont pas exceptionnelles au-delà de l’aspect esthétique. L’intelligence artificielle n’est pas particulièrement développée en dehors de la présence native de Gemini et d’Essential Space. Par exemple, elle n’intervient pas pour l’optimisation des photos ou pour traduire automatiquement du texte.

Nothing Phone (4a)

Photo

La partie photo du Nothing Phone (4a) est complète, avec trois modules. La caméra principale est un grand-angle repris de la précédente génération. Au programme, un capteur de 50 mégapixels couplé à une optique ƒ/1,9 correspondant à un 24 mm argentique. L’ultra grand-angle est également repris du Nothing Phone (3a). Il conserve donc son capteur de huit mégapixels et son optique ƒ/2,2 affichant un champ de vision de 120°. Le troisième module est nouveau, enfin pas tout à fait, car le Nothing Phone (4a) hérite du téléobjectif périscopique du Nothing Phone (3a) Pro. Le grossissement proposé passe donc de x2 à x3,5 pour correspondre à un 80 mm. Là aussi, c’est un capteur de 50 mégapixels qui officie.

Nothing Phone (4a)

Les spécialistes photo Labo Fnac vont soumettre le Nothing Phone (4a) à leur protocole de test complet. Un verdict que nous attendons avec impatience, car le smartphone nous a plutôt impressionnés et que la précédente génération s’était montrée à l’aise lors de son passage au Labo Fnac.

Nothing Phone (4a)

La caméra principale nous a en effet permis de réaliser de très belles photos en journée. Elles présentent un beau piqué, des couleurs chatoyantes sans être caricaturales et une netteté solide. La nuit, c’est un moins convaincant, puisque le bruit numérique débarque et les couleurs peuvent sembler un peu fantaisistes.

L’ultra grand-angle est moins convaincant, surtout en basse luminosité. Enfin, le nouveau téléobjectif est maîtrisé, en journée tout du moins, y compris en mode hybride x7. Le niveau de détails est pleinement satisfaisant, tout comme la pertinence de l’autofocus. La nuit, il est plus difficile d’obtenir une netteté parfaite sur toute la surface, mais cette caméra se montre au-dessus de la concurrence dans cette gamme de prix.

Nothing Phone (4a)

La caméra frontale de 32 mégapixels permet de réaliser des selfies de qualité, mais avec des couleurs un peu ternes comparées à celles obtenues avec la caméra principale. Le Nothing Phone (4a) filme en 4K à 30 FPS ou en 1080P à 60 FPS. Les résultats sont plutôt satisfaisants.

Autonomie

Le Nothing Phone (4a) embarque une batterie de 5 080 mAh, contre 5 000 mAh pour son prédécesseur, qui avait plutôt assuré face au protocole du Labo avec une durée de fonctionnement de 14 h 46. Son successeur fera-t-il encore mieux ? En tout cas, c’est la promesse de la marque, mais il faudra un peu de patience pour en avoir le cœur net. Pour notre part, nous avons pu utiliser le Nothing Phone (4a) sans le recharger pendant une journée et demi, un temps très convenable.

Nothing Phone (4a)

Pour la charge, point de bloc fourni. Le mobile accepte une puissance en entrée de 50 W. Nothing annonce un temps de charge de 64 minutes, mais il nous a fallu une dizaine de plus pour atteindre les 100 %. Pour rappel, la précédente génération, toujours à 50 W max, avait réclamé 1 h 45 pour pleinement se recharger. Une performance très moyenne, donc. Mais là aussi, il faudra patienter pour avoir une mesure précise.

Le patron de Nothing prédit la fin des applications mobiles au profit des agents IA

19 mars 2026 à 09:00

Et si l’ère des applications touchait à sa fin ? Carl Pei, cofondateur et PDG de Nothing, n’hésite pas à l’affirmer haut et fort. Lors du festival SXSW à Austin, il a dressé un tableau radical du futur des smartphones : des appareils pilotés par des agents d’intelligence artificielle, capables d’anticiper les besoins des utilisateurs ... Lire plus

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Prise en main du Nothing Headphone (a) : que vaut le premier casque milieu de gamme de la marque ?

Notre prise en main détaillée

Lancé en 2025, le Headphone (1) marquait l’entrée remarquée de Nothing sur le marché des casques Bluetooth (notre prise en main est juste là). Un premier essai plutôt concluant, qui parvenait à apporter son lot d’innovations en matière de design et d’ergonomie face aux cadors du secteur que sont le Sony WH-1000XM6, le Bose QC Ultra 2nd Gen  ou encore le Sonos Ace, pour ne citer qu’eux. Le tout à un tarif déjà plus accessible que ces références haut de gamme.

Pour 2026, Nothing remet le couvert avec un Headphone (a) proposé au tarif de 159 €, dans des coloris noir, blanc, jaune et rose. Cette fois, la marque londonienne vise un segment encore plus disputé, celui des casques Bluetooth à moins de 200 €.

Un terrain déjà bien occupé par des références comme le Sony ULT Wear, le Sennheiser Accentum Plus, le JBL Live 770NC, ou encore le Marshall Major V, passés entre les mains du Labo Fnac.

Pour espérer se faire une place au soleil, Nothing reprend la recette de son premier casque. Un design immédiatement reconnaissable, une ergonomie originale et une connectique complète, le tout accompagné d’une promesse d’autonomie particulièrement ambitieuse, annoncée jusqu’à 135 heures d’écoute. Nous avons pu utiliser ce casque pendant environ un mois, voici nos premières impressions.

Design et confort

Comme dans sa gamme de smartphones, l’apposition de la lettre (a) chez Nothing traduit une philosophie assez simple : proposer une expérience proche du modèle principal, mais à un coût plus contenu. Sans surprise, le Headphone (a) reprend donc l’essentiel de l’esthétique de son aîné.

On retrouve ainsi cette allure rétrofuturiste avec de larges coques rectangulaires surmontées d’un cercle. Sur ce modèle, la transparence, signature visuelle de la marque, se fait toutefois plus discrète. Elle migre de l’intérieur vers l’extérieur de l’oreillette, ce qui rend l’ensemble un peu moins spectaculaire visuellement. Dans notre version de test noire, le rendu apparaît donc un peu plus sobre, mais le Headphone (a) ne trahit pas pour autant sa lignée.

Autre différence, plus pragmatique cette fois, la construction. Pour contenir le prix, Nothing fait davantage appel à un plastique dense, là où le Headphone (1) utilisait plus d’aluminium. Le rembourrage de l’arceau abandonne également son revêtement en similicuir au profit d’un caoutchouc. 

Malgré ces ajustements, l’ensemble reste plutôt sérieux. Les assemblages sont propres, les bras du casque paraissent robustes et ne présentent pas de jeu particulier. Dommage que le réglage de l’arceau soit toujours un tantinet trop ferme. Les oreillettes enveloppent bien les oreilles et l’arceau ne grince pas. L’ensemble inspire confiance pour une utilisation dans la durée.

Ce recours au plastique dense permet-il de corriger l’un des défauts du premier modèle, son poids (329 g) ? Seulement en partie. Le Headphone (a) affiche 310 grammes sur la balance, un chiffre qui reste dans la moyenne très haute de sa catégorie. À titre de comparaison, le Sennheiser Accentum se contente d’environ 222 grammes. Le casque de Nothing perd donc un peu de poids, sans pour autant se transformer en un modèle particulièrement léger.

Sans surprise, le casque reste également non pliable. En soi, ce n’est pas vraiment un problème, car peu de casques sous les 200 € le sont. Toutefois, économies obligent, Nothing ne fournit plus de housse de transport. Il faudra donc veiller à lui en trouver une pour le transporter en toute sécurité. 

Côté confort, le rembourrage de l’arceau nous a semblé, comme sur le premier modèle, un peu fin et court. Ainsi, sur certaines petites morphologies de tête, le Headphone (a) peut exercer un léger effet de pincement, surtout lors des longues sessions d’écoute. Rien de rédhibitoire toutefois, car, dans l’ensemble, le confort reste dans une bonne moyenne. Le port avec des lunettes ne pose pas de problème particulier. Il faudra simplement prévoir quelques pauses toutes les heures, lors d’une journée de télétravail.

Enfin, le Headphone (a) bénéficie, tout comme son aîné, d’une certification IP52, ce qui signifie qu’il résiste aux éclaboussures et à la poussière. Un niveau de résistance assez inédit pour ce prix.

Ergonomie et connectivité

C’était l’un des vents de fraîcheur du premier casque Nothing. Une ergonomie novatrice reposant sur trois commandes physiques bien distinctes. Le Headphone (a) reprend cette approche presque à l’identique, et c’est tant mieux.

On retrouve ainsi le « Roller », un petit rouleau cranté placé sur l’oreillette. Il permet d’ajuster le volume en le faisant simplement glisser vers la droite ou vers la gauche. Une pression sur ce rouleau met la lecture en pause ou la relance. Un appui prolongé permet quant à lui de basculer entre les différents modes d’écoute.

Juste à côté, un petit levier baptisé « Paddle » sert à naviguer dans les morceaux. Une impulsion vers la droite passe au titre suivant, et vers la gauche revient au précédent. En maintenant la commande, il est également possible d’avancer ou de reculer rapidement dans une piste.

Enfin, un troisième bouton personnalisable complète l’ensemble. Selon les réglages choisis dans l’application Nothing X, il peut servir à activer l’assistant vocal du smartphone, déclencher l’appareil photo ou encore activer certaines fonctions propres à l’écosystème Nothing, comme l’accès vocal à ChatGPT ou au coffre-fort numérique Essential Space. Une partie de ces commandes peut d’ailleurs être personnalisée dans l’application.

Dans la pratique, le retour mécanique est très net et s’accompagne d’un léger clic sonore. L’ensemble se montre intuitif et tombe naturellement sous les doigts. Comme son aîné, de ce point de vue, le Headphone (a) est un vrai régal au quotidien. Seul petit changement à signaler, le bouton dédié à l’appairage Bluetooth a été légèrement déplacé sur ce modèle. Rien de vraiment perturbant dans les faits.

Pour la connectivité, le casque se montre particulièrement complet. Il embarque du Bluetooth 5.4 et prend en charge les codecs SBC, AAC et LDAC. La connexion multipoint est également de la partie, tout comme la possibilité de fonctionner en filaire grâce à une prise jack 3,5 mm ou un port USB-C. Nothing propose également un mode faible latence qui se révèle appréciable pour jouer occasionnellement sur mobile.

Enfin, l’application Nothing X permet d’aller plus loin dans les réglages. On peut notamment y accéder au son Spatial, mais sans suivi des mouvements de tête, ou encore ajuster la signature sonore grâce à un égaliseur à huit bandes particulièrement complet.

On regrettera en revanche l’absence de capteur de détection de port. Le casque ne met donc pas automatiquement la musique en pause lorsqu’on le retire. C’est finalement le seul petit faux pas de cette ergonomie très réussie.

Expérience d’écoute et réduction de bruit

Avant d’entrer dans le détail, précisons que les performances audio complètes du Headphone (a) sont en cours d’évaluation par les experts du Labo Fnac. Les mesures approfondies concernant la réponse en fréquence, la distorsion, la sensibilité, l’efficacité de l’isolation ainsi que la qualité des appels feront l’objet d’un test spécifique.

Première évolution notable sur ce modèle, Nothing ne fait plus appel au constructeur hi-fi britannique KEF pour la mise au point de sa signature sonore. Le tuning audio est cette fois entièrement assuré en interne. Sur le plan technique, le casque repose sur des transducteurs de 40 mm et la marque promet un rendu plus polyvalent.

À l’écoute, cette promesse semble tenue selon nos premières impressions. Là où le premier Headphone proposait un rendu très neutre et jamais agressif, avec une écoute presque reposante, le Headphone (a) semble chercher un équilibre légèrement différent. Les basses gagnent en présence et en linéarité, ce qui apporte davantage de rondeur.

Toutefois, cet ajustement se fait au détriment de hauts médiums légèrement plus en retrait. Les voix peuvent ainsi perdre un peu en texture, notamment sur certains mixages complexes. L’aigu évolue également, avec un rendu un peu plus oscillant et parfois plus mis en avant selon les morceaux.

Ce choix peut parfois atténuer légèrement l’épaisseur de certains titres très chargés dans les graves. Néanmoins, l’équilibre général reste cohérent. La signature sonore apparaît plus accessible que celle du premier modèle. 

Concernant la réduction de bruit, le système repose sur deux microphones placés à l’extérieur de chaque oreillette. Nothing annonce une atténuation pouvant dépasser les 40 dB. Dans les faits, nous n’avons jamais réellement ressenti un tel niveau. L’efficacité reste correcte face aux bruits continus, comme le bruit du métro ou le bourdonnement de la circulation à un feu rouge, mais on est encore loin d’une véritable bulle de silence.

Dans un open space, les hauts médiums, notamment les voix ou les conversations proches, restent également perceptibles. Un défaut assez fréquent sur les casques de cette gamme de prix. En revanche, le Headphone (a) bénéficie d’une bonne isolation passive, qui aide à contenir une partie des bruits les plus soudains et les plus aigus, comme un claquement de porte ou le cliquetis d’un trousseau de clés.

Même constat pour la qualité des appels, qui se révèle tout à fait correcte dans des environnements calmes ou modérément bruyants. Là encore, ces premières impressions seront très bientôt complétées et chiffrées par les mesures du Labo Fnac.

Autonomie

C’est sans doute sur ce point que le Headphone (a) se distingue le plus nettement de son aîné, mais aussi de la concurrence. Nothing annonce en effet une autonomie pouvant atteindre 135 heures d’écoute en codec AAC sans réduction de bruit active, et environ 80 heures avec la réduction de bruit activée. Des chiffres particulièrement élevés pour un casque de cette catégorie.

Sur ce terrain, peu de concurrents jouent réellement dans la même cour. La marque Marshall fait partie des rares exceptions avec son Monitor III ANC, annoncé autour de 70 heures avec réduction de bruit active, et son Major V, capable de grimper jusqu’à 100 heures d’écoute sans ANC.

D’après notre utilisation prolongée, cette promesse d’autonomie XXL semble en tout cas tout à fait crédible. Après environ quatre semaines d’usage, à raison d’environ deux heures par jour en usage mixte, le casque affichait encore un peu plus de 21 % de batterie. 

Pour la recharge, Nothing annonce qu’environ dix à quinze minutes permettent de récupérer jusqu’à sept heures d’écoute. Des données qui sont elles aussi en cours de vérification au Labo Fnac.

Samsung pourrait vous laisser créer vos propres apps

Le « vibe coding » vous est-il familier ? Cette pratique, intrinsèquement liée à l’intelligence artificielle, consiste à dicter à une IA les grandes lignes d’un projet de développement, en langage naturel, et de laisser le modèle de langage (LLM) faire le boulot à votre place. Après tout, qui de mieux qu’un robot pour écrire du code ? Cette pratique qui, depuis l’émergence des chatbots, a essaimé de nombreuses applications et sites web sans aucun code rédigé par des humains, pourrait bientôt s’inviter au sein des smartphones Samsung. Dans un entretien avec Tech Radar, le responsable de la division Mobile Experience de la marque s’est exprimé sur le vibe coding et sur les expérimentations de son entreprise en la matière.

Créer sa propre application en quelques mots

Bientôt un nouvel app store uniquement dédié aux créations de la communauté ? En tout cas, le champ des possibles est plutôt alléchant. Concrètement, Samsung étudie la possibilité de laisser ses utilisateurs et utilisatrices décrire à Galaxy AI leur appli de rêve. Forcément, il devra d’abord s’agir de créations simples, ne nécessitant pas l’appel à des API protégées ou difficiles d’accès, mais on peut imaginer un outil automatisant l’envoi d’un petit bulletin d’informations locales lorsque vous êtes dans une nouvelle ville, un suivi de votre nombre de pas au jour le jour, avec des statistiques à l’appui et des encouragements ciblés sur vos progrès, etc.

Le processus se ferait de façon totalement transparente pour les utilisateurs et utilisatrices, qui n’auraient qu’à discuter et étaler leur vision du projet à l’IA. On ignore si le code sera modifiable directement d’une façon ou d’une autre, mais l’idée est de toute façon de permettre au plus grand nombre de trouver, ou plutôt de concevoir, l’appli qui manque aujourd’hui à leur quotidien, fût-elle aussi simpliste qu’une fonction de reconnaissance textuelle.

On notera que Samsung n’a pas confirmé ou infirmé que cette fonction arriverait bel et bien sur ses smartphones. L’option est simplement étudiée.

Déjà une réalité chez la concurrence

La jeune marque Nothing, qui vient tout juste de lancer ses ambitieux Phone (4a) et Phone (4a) Pro, est pionnière en la matière. En 2025, elle lançait en version alpha une fonction baptisée Essential Apps qui, justement, permet à la communauté de vibe coder ses propres applications, et même de les partager sur un store particulier. Il est consultable librement à cette adresse pour découvrir les créations des clients Nothing.

On y trouve beaucoup de widgets, certains à visée esthétique uniquement, d’autres un peu plus poussés (comme ce minijeu inspiré de Pokémon). C’est encore un peu sage, un peu balbutiant, mais cela reste une utilisation originale de l’intelligence artificielle et des outils qu’elle peut donner à des personnes n’ayant pas les clés du développement d’applications.

Create apps shaped exactly around your specific needs and context.

That's what Essential Apps are.

You describe what you need. AI builds it. It appears on your phone's home screen, ready to use.

One billion apps for one billion people.

Beta starts today on Nothing Playground. pic.twitter.com/tgqi0aq64r

— Essential (@essential) February 10, 2026

Test Nothing Headphone (a) : ce casque Bluetooth s’impose comme la référence abordable

7 mars 2026 à 08:00
Nothing Headphone (a) 6

À 159 euros, le Nothing Headphone (a) s'attaque au marché des casques sans fil de milieu de gamme avec une proposition sérieuse : reprendre l'essentiel du Headphone (1) à prix réduit. Autonomie record, ergonomie exemplaire et son engageant, mais quelques concessions sont au programme.

MWC 2026 : Nothing décline son casque best-seller dans une version abordable, le Headphone (a)

Nothing a frappé très fort l’an dernier avec son Headphone (1), et veut naturellement surfer la vague le plus longtemps possible. Sur le modèle de ses écouteurs sans fil, mais aussi de ses smartphones (les Nothing Phone (4a) et (4a) Pro ont été présentés hier), la marque anglaise lance ainsi le Headphone (a) : un casque très similaire à son modèle d’origine, avec un tarif (presque) divisé par deux.

Un casque plus coloré

Ciblant une audience plus jeune et moins fortunée, Nothing décline son Headphone (a) en blanc, noir, jaune et rose. Le design du casque lancé en 2025 reste globalement inchangé, et toujours aussi extravagant, avec ses écouteurs rectangulaires aux formes très marquées. Mais qu’en est-il du son ?

Le Headphone (a) embarque deux transducteurs dynamiques de 40 mm. Les mêmes que sur le (1), ce qui est déjà bon signe. Le casque propose évidemment de la réduction de bruit active (ANC), jusqu’à 40 dB. Un algorithme de détection du bruit environnant ajuste l’intensité de l’annulation de bruit de façon dynamique, mais l’utilisateur ou l’utilisatrice peut aussi naviguer entre plusieurs modes manuels pour l’ajuster à sa préférence. Comme sur le Headphone (1), ce nouveau venu intègre plusieurs préréglages pour la spatialisation audio (comme Cinéma ou Concert).

Mais alors, qu’est-ce qui change au juste ? La différence majeure tient en trois lettres : KEF. Le spécialiste du son, partenaire de Nothing sur le Headphone (1), n’est pas de la partie ici. Nothing n’a donc pas fait calibrer son casque par un tiers. Il devrait donc offrir une signature sonore un peu moins enthousiasmante que celle de son grand frère. Les consommateurs feront-ils vraiment la différence ?

Un casque de milieu de gamme bien positionné

Lancé à 299 €, le Headphone (1) ambitionnait de chatouiller les constructeurs du haut de gamme : Sony, Bose, Apple… dont les casques concurrents coûtent plus de 400 €. C’est un peu le même principe ici. Attendu pour le 13 mars prochain, le Nothing Headphone (a) sera proposé à 159 €. Un prix quasiment divisé par deux, on le disait, et qui s’insère dans un marché de milieu de gamme assez peu représenté dans les étals. On peut citer JBL ou Jabra, et quelques références de chez Sony.

Un casque qui, malgré tout, s’oppose aussi au CMF Headphone Pro, lancé fin 2025 à 99 € seulement. La marque ne se fait-elle pas concurrence toute seule avec ce nouveau produit ? En tout cas, le Headphone (a) a quelques atouts pour lui, comme l’appairage instantané Fast Pair, le multipoint et la lecture en USB-C ou jack 3,5 mm.

Enfin, et c’est un avantage indéniable : Nothing se targue de proposer le casque sans fil avec la plus grosse autonomie du marché. Le fabricant annonce jusqu’à 135 heures d’écoute sans ANC, et 75 heures avec la réduction de bruit.

MWC 2026 : Nothing perturbe à nouveau le milieu de gamme avec ses Phone (4a) et Phone (4a) Pro

Une nouvelle génération qui présente une fois encore deux smartphones distincts et qui, malgré l’état du marché des composants informatiques, conserve des tarifs très proches de ceux de l’an dernier. Voici les Nothing Phone (4a) et Nothing Phone (4a) Pro, lancés conjointement avec le nouveau casque abordable de la marque, le Nothing Headphones (a).

Une montée en gamme sensible

Commençons avec le Phone (4a). Reprenant le flambeau de son excellent aîné le (3a), ce nouveau modèle subit une petite hausse de prix de 20 €. On passe de 349 € à 369 € pour le modèle embarquant 8 Go de RAM pour 128 Go de stockage. Acceptable, d’après nous, lorsqu’on se penche sur toutes les améliorations apportées par Nothing à son produit.

Le smartphone est toujours équipé d’un écran OLED 6,78”, dont la définition grimpe en flèche (450 ppp) et offre une luminosité accrue, jusqu’à 4 500 nits. La fréquence reste variable entre 60 et 120 Hz pour plus de fluidité. Sous le capot, on retrouve la nouvelle puce Snapdragon 7s Gen 4, qui s’inscrit dans la lignée de celle qui était aux manettes de la génération précédente. Aucun changement côté batterie : 5 080 mAh au compteur et recharge filaire à 50 W au programme.

La plus grosse nouveauté du Phone (4a) consiste en l’arrivée d’un nouveau téléobjectif périscopique. Autant l’écrire : il s’agit du même que celui du Nothing Phone (3), le smartphone haut de gamme lancé par la marque anglaise l’été dernier. Un zoom x3,5 de 50 mégapixels, de belle taille et ouvrant à ƒ/2,88, qui promet de très jolies choses en matière d’imagerie. Le reste de la configuration photo est identique à l’an dernier : un grand-angle 50 Mpx et un ultra grand-angle de 8 mégapixels, auxquels on ajoute un module à selfies de 32 mégapixels à l’avant.

Enfin, le système d’éclairage Glyph évolue, et prend aujourd’hui l’apparence d’une barre. Constituée de 63 miniLED réparties sur sept « cubes », elle agit comme une barre de progression pour différents usages, et l’utilisateur peut définir des schémas d’activation particuliers dans les réglages du téléphone. La touche Essential Key est toujours de la partie (désormais sur la tranche gauche), et permet d’enregistrer tout un tas de souvenirs et de rappels dans l’Essential Space, l’espace sécurisé et dopé à l’IA de NothingOS. On ajoute que le smartphone est certifié IP64, et qu’il est protégé d’un verre Gorilla Glass 7i.

Un modèle Pro qui veut en mettre plein la vue

Le Nothing Phone (4a) Pro évolue plus largement encore. Son design n’a plus grand-chose à voir avec le Phone (3a) Pro, et encore moins avec le (4a), d’ailleurs. Plus fin (7,95 mm), il est certifié IP65 et affiche un écran à la diagonale plus généreuse (6,83”), notamment grâce à des bordures plus fines. La luminosité plafonne désormais à 5 000 nits.

Pour l’essentiel, la configuration photo reste identique au (4a). Au détail près que ce modèle se paie les services d’un capteur principal grand-angle de meilleure facture, beaucoup plus lumineux, et à l’autofocus plus rapide, promet la marque. On troque aussi la puce pour un modèle Snapdragon 7 Gen 4, plus véloce et premium que la déclinaison « s » du petit frère. Pour la RAM et la batterie, rien ne change.

Pour finir, encore un détour du côté de Glyph. Nothing s’inspire ici du système du Phone (3) ; un écran rond constitué de 137 diodes (contre 489 sur le Phone (3)) qui peut afficher différentes informations ou images animées. Décidément, Nothing se cherche, avec son système d’éclairage LED.

Pour finir, nouvelle rassurante également du côté du prix. Le Nothing Phone (4a) Pro prend, lui aussi, 20 € à configuration égale, soit un prix d’entrée à 499 € au lieu de 479 € l’année dernière. Le Nothing Phone (4a) sera commercialisé le 13 mars prochain, et il faudra patienter jusqu’au 27 mars pour découvrir le Phone (4a) Pro.

Nothing Phone (4a) Pro
Le Nothing Phone (4a) Pro.

Nothing n’a pas su attendre et nous montre déjà son Phone (4a)

Pas toujours besoin des leakers pour se faire une idée d’un smartphone avant son annonce. Parfois, ce sont carrément les marques qui ont les doigts qui brûlent et nous montrent, en avant-première, ce qu’elles nous réservent. Alors que Nothing nous donne rendez-vous le 5 mars prochain pour le lancement de sa nouvelle série Phone (4a), la marque publie sur ses réseaux quelques photos et informations au sujet de son futur milieu de gamme ambitieux.

Ce qui va changer sur le Nothing Phone (4a)

Dans un simple post rappelant la date de son événement la semaine prochaine, Nothing partage sans crier gare une photo de la face arrière de son futur smartphone abordable. Conformément à ses habitudes, on repart avec un dos transparent, qui laisse (faussement) entrevoir les composants du smartphone. Le changement le plus notable, par rapport au Phone (3a), se trouve au niveau des modules photo.

On retrouve un découpage qui évoque presque les codes esthétiques de Google sur ses smartphones Pixels. Les trois modules sont placés au centre, et semblent élevés sur un îlot cerclé de blanc. L’autre nouveauté nous a été présentée il y a quelques jours par Nothing et se situe sur la droite à l’image : la Glyph Bar.

Vous le savez si vous suivez l’actualité de la jeune pousse londonienne : elle se cherche, avec son système de LED Glyph. Il prend une nouvelle fois une forme différente cette année, sous les atours d’une sorte de barre verticale qui porte plusieurs niveaux de progression. Elle est composée de neuf miniLED contrôlables individuellement, 40 % plus lumineuses que sur la génération précédente, et servira à la fois de flash, d’indicateur de notifications et bien d’autres choses, promet la marque.

Built different.
Phone (4a). 5 March, 10:30 GMT. pic.twitter.com/n3ZtbTmYIv

— Nothing (@nothing) February 23, 2026

Nothing parviendra-t-il à conserver des prix abordables ?

On sait déjà que Nothing change de stratégie, en 2026. L’année dernière, la marque s’est senti pousser des ailes et a lancé le Nothing Phone (3), son premier smartphone haut de gamme. Visiblement, la réception a été plutôt tiède, puisqu’aucun successeur n’est prévu cette année. Nothing veut se recentrer sur ce qui l’a fait connaître, et ce qui fonctionne : le milieu de gamme abordable.

En l’occurrence, les Nothing Phone (3a) et (3a) Pro ont rencontré un franc succès l’année dernière. Carl Pei, PDG de Nothing, a déjà affirmé vouloir faire en sorte que leurs successeurs aillent plus loin et proposent une expérience proche de celle des modèles haut de gamme, pour une fraction de leur prix. Faut-il s’attendre, voire craindre une hausse sensible des prix cette année ? Le doute demeure.

D’autant que, vous le savez, l’industrie de la tech est mise à rude épreuve cette année, alors que la pénurie de composants ne devrait guère trouver d’accalmie avant, au mieux, 2028. Réponse la semaine prochaine !

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