L’une des plus célèbres actrices de l’histoire du cinéma a droit à une nouvelle exposition (quatre ans après la précédente) à la Cinémathèque française. Marilyn Monroe, icône parmi les icônes, est en effet au cœur d’une grande rétrospective, à retrouver pour quelques semaines seulement, du 8 avril au 26 juillet 2026.
Cette exposition, sobrement intitulé Marilyn Monroe : 100 ans, revient sur le parcours de l’actrice et chanteuse aux États-Unis, entre les succès, les échecs et la place qu’elle a eu dans l’inconscient collectif.
La Cinémathèque française pose également ce paradoxe : malgré ses dizaines de films à succès, pourquoi Marilyn Monroe n’a pas toujours été considérée comme une actrice légitime, par la presse ou le public ? Entre les documents, les photographies, les archives et les textes descriptifs, l’exposition revient sur le parcours de l’actrice et sur ses rôles les plus marquants.
Pour accompagner cette exposition, une grande rétrospective a lieu à la Cinémathèque française, avec la diffusion de 23 films marquants de la filmographie de Marilyn Monroe, dont Certains l’aiment chaud (1959), Comment épouser un millionnaire (1953), Ève (1950), Les hommes préfèrent les blondes (1953), Le milliardaire (1960), Niagara (1953), ou encore Rivière sans retour (1954) et Sept ans de réflexion (1955).
Également au programme, quelques rencontres et conférences pour questionner la carrière de Marilyn Monroe et revenir à son travail en tant qu’actrice essentielle du siècle dernier, plus que son rôle d’icône.
Que disent les avis ?
L’exposition à la Cinémathèque française s’intéresse donc avant tout à la carrière de l’actrice et non pas à la vie privée de la femme. Une volonté assumée, qui évite les écueils et les répétitions. Libération parle ainsi d’une « grande rétrospective consacrée à l’icône […] piégée par une notoriété délirante et victime de l’abus des studios. »BFM TV. évoque une « relecture post-MeToo », autour d’une actrice « hyper-sexualisée » qui n’a pas toujours été célébrée pour les bonnes raisons. Les Échos salue « une promenade érudite et agréable sur la construction de l’un des plus grands mythes du XXe siècle » tandis que France Info vante également l’approche « artistique et féministe » voulue par l’exposition, qui détache Marilyn Monroe « au-delà de son image de sex-symbol ».
La Cinémathèque française semble proposer une rétrospective dense et complète autour de Marilyn Monroe, et se différencie des nombreuses autres expositions ou célébrations qui ont déjà eu lieu autour de l’icône. Une façon de redécouvrir l’actrice avant tout et de voir comment ses films ont impacté Hollywood en quelques années seulement.
Du 2 avril au 1er novembre, Video Games & Music : la musique dont vous êtes le héros, à la Philharmonie de Paris, explore la place de la musique dans l’expérience vidéoludique. Cocommissariée par la musicologue Fanny Rebillard et le journaliste Jean Zeid, avec une scénographie de l’agence La Sagna & Racine, l’exposition retrace près de 50 ans d’histoire sonore du jeu vidéo.
Des premiers signaux électroniques aux compositions orchestrales, le parcours met en évidence l’évolution des techniques et des usages. La musique y apparaît progressivement comme un élément structurant, capable d’influencer la narration, le rythme et l’interaction.
À quoi ressemble ce parcours ?
Le dispositif adopte une forme non linéaire, inspirée des jeux en monde ouvert. Le visiteur circule librement entre plusieurs espaces immersifs. L’exposition articule objets, archives et expériences interactives : anciennes consoles, partitions, documents de création et œuvres visuelles côtoient près d’une trentaine de jeux accessibles, de Pong à Just Dance, en passant par Tetris ou Rez.
Exposition Video Games & Music, Philharmonie de Paris.
Le parcours met en lumière les interactions entre création musicale et développement vidéoludique. Les premières sections reviennent sur les contraintes techniques des machines, tandis que d’autres espaces montrent l’élargissement des palettes sonores. Certaines installations proposent des analyses, comme celle des bruitages de Super Mario Bros., d’autres explorent des formes plus expérimentales, à l’image de Wipeout 2097 ou Electroplankton.
Qu’en pensent les médias ?
Plusieurs médias soulignent la richesse de l’exposition tout en pointant quelques limites. Libération évoque une « frénésie parfois étourdissante », liée à la densité des installations et à la liberté de circulation.
France Inter souligne, pour sa part, l’intérêt de la mise en perspective historique. « Écouter, regarder… mais surtout toucher » : Le Monde insiste sur la dimension sensorielle de l’expérience. « Quelques notes pixelisées, et tout un pan de mémoire resurgit », conclut Voltage, mettant en avant la portée nostalgique du parcours.
Le centenaire de la disparition de Claude Monet donne lieu, en 2026, à une programmation d’envergure entre Paris et la Normandie. Pour inaugurer cette séquence, le musée des impressionnismes de Giverny présente l’exposition Avant les nymphéas. Monet découvre Giverny, 1883-1890, proposant de revenir aux années d’installation du peintre, à un moment encore incertain de sa trajectoire.
La bande-annonce de l’exposition Avant les nymphéas. Monet découvre Giverny. 1883-1890.
Que raconte cette exposition inaugurale ?
Le parcours se concentre donc sur cette période, de l’arrivée de Monet à Giverny jusqu’à l’achat de sa maison, moment qui lui permettra de concevoir son jardin. À travers une trentaine d’œuvres, l’exposition documente l’exploration d’un territoire : berges de l’Epte et de la Seine, coteaux, champs de coquelicots ou peupliers, qui deviendront les motifs de son travail.
Ce choix permet de mettre en lumière une phase moins connue, marquée par des hésitations et une recherche active. « (…) On découvre (…) un Monet très humain dans cette exposition, un Monet qui doute quand il arrive à Giverny », souligne Marie Delbarre, assistante de recherche au musée des impressionnismes, au média Ici.
L’un des partis pris réside dans l’ancrage géographique de l’exposition : « Ces œuvres sont exposées là même où elles ont été peintes », souligne le magazine Géo, qui évoque « une manière concrète et immersive de redécouvrir le maître impressionniste. »
Que pense la critique de l’exposition sur Monet ?
Connaissance des artsdécrit une exposition « courte (vingt-cinq tableaux), pédagogique et bien structurée », qui éclaire « comment l’artiste choisit ses points de vue » et amorce ses séries. « Monet découvre Giverny rassemble une trentaine d’œuvres rarement exposées » et donne à voir « un Monet inédit, travailleur, qui cherche », souligne de son côté Géo.
Ouest-Franceinsiste de son côté sur « des années fondatrices » durant lesquelles l’artiste « explore son nouvel environnement, toute une topographie façonnée par la pluie et le brouillard, le soleil et les nuages ».
L’absence des Nymphéas et des images les plus iconiques peut dérouter une partie du public. Mais ce parti pris confère à l’exposition une fonction spécifique : celle d’un prologue. Elle prépare les grandes rétrospectives à venir tout en replaçant Giverny au centre du processus créatif.
Quelques semaines seulement après sa disparition, le Jeu de Paume rend hommage à Martin Parr, photographe du quotidien et de l’absurdité de la vie. Au mois de janvier 2026, le musée parisien présente une large rétrospective de son travail à la fois en couleur mais aussi en noir et blanc à l’aube des plus grands changements mondiaux de ces dernières décennies, à commencer par le réchauffement climatique. Grâce à un style singulier, drôle et engagé, Martin Parr a indiscutablement marqué l’ère moderne de la photographie.
Martin Parr, Global Warning, du 30 janvier au 24 mai 2026, au Jeu de Paume, à Paris.
(2) Video Games & Music, à la Philharmonie de Paris
Après le Métal et le Disco, c’est au tour des jeux-vidéo d’être à l’honneur au cœur de la Philharmonie de Paris. En effet, au printemps prochain, le musée parisien dédié à la musique accueillera l’exposition Video Games& Music, l’occasion de revenir sur les plus grands hymnes vidéoludiques. De Pac Man à Mario en passant par Zelda, la Philharmonie retrace l’émergence de ce phénomène artistique de son évolution à son imposition comme un genre à part entière en passant par les innovations qui ont accompagné son émergence. Une exposition passionnante qui permettra très certainement d‘appréhender différemment l’univers des jeux-vidéo.
Video Games & Music, du 2 avril au 1er novembre 2026, à la Philharmonie de Paris.
(3) Lee Miller, au musée d’art moderne
Alors qu’un film avec Kate Winslet lui était récemment dédiée en 2024, c’est au musée d’art moderne que l’œuvre de Lee Miller s’apprête à être célébrée. Dès le printemps prochain, le musée propose de revenir sur la carrière d’une des plus grandes photographes du XXe siècle. Au total, 250 clichés seront réunis dans cette exposition événement retraçant ses débuts à New York, son travail sur le front européen pendant la Seconde Guerre mondiale, son voyage en Égypte ou encore sa vie à Londres. Une exposition attendue sur l’une des figures essentielles de l’avant-garde britannique.
La bande-annonce de Lee Miller avec Kate Winslet.
Lee Miller, du 3 avril au 26 juillet 2026, au musée d’art moderne de Paris.
(4) Drôles de vols, au musée de l’Air et de l’Espace
L’été prochain, le musée de l’Air et de l’Espace propose Drôles de vols. Dans cette exposition, les visiteurs pourront découvrir l’histoire des ballons et avions à travers le regard espiègle, humoristique et satirique de plusieurs dessinateurs et caricaturistes. Depuis la fin du XVIIIe siècle, la conquête du ciel n’a pas cessé de passionner. Des premiers essais en ballons aux vols solaires, les airs ont toujours été un objet de fantasme ; un acte de bravoure et d’héroïsme.
En 2026, le musée de l’Air et de l’Espace a choisi de l’étudier à travers le prisme de la parodie, sans pour autant s’enfermer dans le duel de la raillerie face à l’éloge mais afin de montrer comment ces dessins ont élevé les aviateurs, favorisé une forme de propagande nationaliste et encouragé le tourisme de masse.
Drôles de vols, du 27 juin 2026 au 3 janvier 2027, au musée de l’Air et de l’Espace, au Bourget.
(5) Licornes !, au musée de Cluny
Objet de fascination élevée au rang de légende depuis notre époque moderne, la licorne est au cœur d’une exposition au musée de Cluny, dans le 5e arrondissement de Paris, à partir du 13 mars 2026. Cet animal fantastique a laissé des marques importantes à travers l’histoire et l’art. C’est pourquoi le musée de Cluny qui abrite La Dame à la licorne a choisi de revenir sur les divers symboles et significations qu’emporte ce personnage mythique. Du Moyen-Âge à Niki de Saint-Phalle, Licornes ! retrace l’histoire de cet animal à travers l’art. Passionnant !
Licornes !, du 13 mars au 12 juillet 2026, au musée de Cluny, à Paris.
(6) Renoir et l’amour – La modernité heureuse, au musée d’Orsay
Le musée d’Orsay propose de revenir sur l’œuvre de Pierre-Auguste Renoir surnommé « le peintre du bonheur ». Ainsi à travers son iconographie en couleur des guinguettes et bals parisiens, le musée rend hommage au peintre qui entre modernité et émotion n’a jamais cessé de peindre la joie.
À l’occasion des 150 ans du Bal du moulin de la Galette (1876), chef-d’œuvre des collections impressionnistes du musée d’Orsay, cette exposition réunit pour la première fois ce corpus majeur de scènes de la vie moderne – tableaux à plusieurs figures représentant des sujets contemporains (distincts des portraits et des paysages) – réalisés par Renoir au cours des 20 premières années de sa carrière.
Renoir et l’amour – La modernité heureuse, du 17 mars au 19 juillet 2026, au musée d’Orsay, à Paris.
(7) Matisse, 1941-1954, au Grand Palais
En mars prochain, le Grand Palais consacre une large rétrospective à Matisse. Plus exactement, le musée parisien reviendra sur les dernières années de création de l’artiste de 1941 à 1954. Une époque à travers laquelle le peintre s’est réinventé en imaginant un nouveau langage : celui des formes découpées et de la couleur pure. Au total, 230 œuvres (peintures, dessins, livres illustrés, textiles ou encore vitraux) seront présentées au public afin d’inviter ces derniers à plonger dans “le jardin florissant de Matisse salle après salle”.
Matisse, 1941-1954, du 24 mars au 26 juillet, au Grand Palais, à Paris.
(8) Henri Rousseau, L’ambition de la peinture, au musée de l’Orangerie
Un autre grand peintre sera mis en avant en 2026 : Henri Rousseau. En effet, le musée de l’Orangerie lui consacre dès mars une exposition entière afin de découvrir le travail pictural du peintre ainsi que ses ambitions professionnelles. À travers un parcours thématique, l’exposition propose de revenir sur le parcours artistique consacré à la matérialité de celui que l’on surnommait le Douanier Rousseau.
Henri Rousseau, L’ambition de la peinture, du 25 mars au 20 juillet 2026, au musée de l’Orangerie, à Paris.
(9) Paris 1913-1923, l’esprit du temps, au musée du Quai Branly
Avec cette exposition, le musée du Quai Branly célèbre les arts d’Afrique et d’Océanie. Les visiteurs pourront découvrir les objets extra-européens et les œuvres avant-gardistes venus de ces deux continents ainsi que la manière dont ils ont intégré les collections des musées à partir du XXe siècle.
À travers des documents d’archives, des photographies et des sculptures d’Afrique et d’Océanie, 1913-1923 : l’esprit du temps met en lumière des expositions emblématiques et permet de mieux comprendre comment ces œuvres et objets se sont imposés sur le marché de l’art européen et français, grâce à de nombreux artistes.
Paris 1913-1923, l’esprit du temps, du 17 mars au 20 septembre 2026, au musée du Quai Branly, à Paris.
(10) Dana Lixenberg, American Images, à la MEP
En 2026, la MEP présente le travail de Dana Lixenberg, photographe néerlandaise, qui durant sa carrière a capturé l’Amérique contemporaine. Un travail de plus de 30 ans où se croisent inconnus et célébrités et qui offre un regard lucide sur l’Amérique moderne. Ayant toujours à cœur de représenter ses sujets avec dignité, Dana Lixenberg donne à voir des portraits où la lenteur et l’écoute sont de mise afin de tirer un portrait fort en émotions.
Dana Lixenberg, American Images, du 11 février au 24 mai 2026, à la MEP, à Paris.
(11) Marylin Monroe, à la Cinémathèque Française
Après James Cameron et Wes Anderson, la Cinémathèque Française s’apprête à accueillir en son sein une rétrospective passionnante sur l’une des actrices les plus iconiques d’Hollywood. Marylin Monroe sera, en effet, à l’honneur à partir du 8 avril et ce jusqu’au 24 mai 2026 dans l’un des temples parisiens du cinéma.
Cette nouvelle exposition sera l’occasion de revenir sur les débuts de la comédienne mais aussi sur ses plus grands films. À côté de l’exposition, les visiteurs pourront redécouvrir les longs-métrages qui ont marqué sa carrière : une façon selon la Cinémathèque Française de mettre en avant son travail en tant que comédienne ; de redécouvrir finalement l’artiste derrière l’icône.
(12) Michel Ange Rodin, Corps vivants, au musée du Louvre
Le musée du Louvre propose de découvrir dans une rencontre inédite le travail de Michel Ange et de Rodin, deux sculpteurs qui ont dialogué à travers les siècles. Avec force et profondeur, leurs œuvres ont traversé l’histoire et présentent à travers le bronze, le plâtre ou encore la terre cuite l’énergie du corps.
Ainsi dans un parcours thématique en cinq étapes, l’exposition propose de découvrir le regard de ces artistes sur ces corps, mais aussi de comprendre les enjeux conceptuels et formels de cette méthode. Entre continuités et ruptures, Michel Ange Rodin, Corps vivants est une invitation dans l’univers de deux génies dont les œuvres apparaissent aujourd’hui comme des vestiges artistiques mais aussi le témoignage d’innovations incroyables.
Michel Ange Rodin, Corps vivants, du 15 avril au 20 juillet 2026, au musée du Louvre, à Paris.
(13) Alexander Calder. Rêver en équilibre, à la Fondation Louis Vuitton
La Fondation Louis Vuitton célèbre ce printemps le centenaire de l’arrivée en France d’Alexander Calder ainsi que les 50 ans de sa disparition à travers une grande rétrospective parisienne. Présentée du 15 avril au 16 août 2026, l’exposition revient sur l’ensemble de son œuvre, de ses débuts dans les années 1920 jusqu’à ses monumentales sculptures des années 1960-1970.
Organisé de manière chronologique, le parcours permet de découvrir les célèbres « mobiles » et « stabiles » de l’artiste, mais aussi ses portraits en fil de fer, ses sculptures en bois, ses peintures, ses dessins et même ses bijoux. Près de 300 œuvres sont ainsi réunies pour retracer le parcours artistique d’Alexander Calder, entre jeu de lumière, mouvement, usage de matériaux modestes et dimension performative.
(1) Robert Capa : Photographe de guerre, au Musée de la Libération de Paris
Une exposition exceptionnelle consacrée au photographe emblématique Robert Capa. En proposant 160 pièces, Robert Capa : photographe de guerre revient à la fois sur le travail de l’artiste, mais aussi sur sa vie.
Entre les tirages de presse de l’époque et les objets personnels, cette exposition permet de mieux saisir le travail de Robert Capa tout en évoquant son enfance, son parcours et sa méthode méticuleuse de travail, ayant offert au monde certains des clichés de guerre les plus importants de l’histoire.
Robert Capa : Photographe de guerre, du 18 février au 20 décembre 2026, au Musée de la Libération de Paris.
(2) Face au ciel, au musée de La Vie Romantique
Le musée de La Vie Romantique rouvre ses portes après plus d’un an et demi de travaux afin d’accueillir l’exposition consacrée à Paul Huet, Face au ciel. Le peintre français précurseur du paysage romantique est à l’honneur, l’occasion d’admirer certaines de ses plus belles peintures de plein air. À travers cinq sections différentes, le parcours de Face au ciel revient sur la carrière du peintre et l’évolution de son travail, allant du romantique au pré-impressionniste, pour un artiste qui a sans aucun doute révolutionné la nature vivante.
Face au ciel, du 14 février au 30 août 2026, au musée de La Vie Romantique, à Paris.
(3) Passion Japon, à la Villette
Allant de Kyoto à Tokyo, l’exposition Passion Japon invite à découvrir le pays sans « quitter Paris », à travers une exposition immersive et complète à La Villette à Paris. Entre les décors grandeur nature, la retranscription de l’ambiance et de la culture japonaise, les objets authentiques et toute la création artistique entourant l’exposition, les visiteurs sont plongés dans une découverte sensible du Japon d’aujourd’hui, qui fait le lien avec son histoire et son passé.
D’une durée d’1h30, Passion Japon est un voyage qui devrait convenir à plusieurs publics, des plus petits aux plus grands.
(4) Kourtney Roy: All Inclusive, à la Citée de l’Économie
La photographe canadienne Kourtney Roy est à l’honneur de Kourtney Roy: All Inclusive, une exposition à découvrir à la Citée de l’Économie à partir du 20 février et jusqu’au 20 septembre 2026. 30 œuvres de l’artiste sont ainsi exposées, issues de trois séries différentes (In Between/Entre deux mondes, The Tourist et Sorry, No Vacancy), permettant de mieux comprendre le regard de Kourtney Roy sur le monde qui l’entoure.
En traitant principalement de thématiques liées au tourisme mondialisé et à ses paradoxes, la photographe mêle l’approche artistique et l’interrogation scientifique et sociale, plus actuelle que jamais.
Kourtney Roy: All Inclusive, du 20 février au 20 septembre 2026, à la Citée de l’Économie, à Paris.
(5) Hugo décorateur, à la Maison de Victor Hugo
Cette exposition à découvrir directement dans La maison de Victor Hugo revient sur une facette méconnue de l’auteur des Misérables (1862) et montre comment l’écrivain transformait ses intérieurs en œuvres d’art. La décoration devient une œuvre, entre les murs, les objets, les peintures et les meubles.
Sur deux étages, l’exposition invite à découvrir l’imagination graphique et l’obsession des formes de Victor Hugo, offrant de nouvelles pistes de réflexion sur son génie créatif, qui dépasse largement le cadre de la littérature. Une exposition immersive et complète, à découvrir jusqu’au 26 avril 2026.
Hugo décorateur, du 13 novembre 2025 au 26 avril 2026, à La Maison de Victor Hugo, à Paris.
(6) Couleurs de Corée, au Centre Culturel Coréen
À l’occasion du 140e anniversaire des relations diplomatiques entre la Corée et la France, le Centre Culturel Coréen propose de découvrir Couleurs de Corée, lumière sur l’art contemporain de Corée. Du 24 octobre 2025 au 29 août 2026, le musée propose de découvrir les travaux d’artistes coréens majeurs et émergents pour une dialogue entre tradition, modernité et création contemporaine. Imaginée comme un parcours immersif, l’exposition propose un voyage chromatique et sensoriel, et permet de questionner la couleur comme aspect esthétique, mais aussi vecteur de valeur mémorielle.
Couleurs de Corée, lumière sur l’art contemporain de Corée, au Centre Culturel Coréen du 24 octobre 2025 au 29 août 2026, à Paris.
(7) L’exposition générale, à la Fondation Cartier
Le 25 octobre 2025, la Fondation Cartier pour l’art contemporain a investi de nouveaux quartiers à Paris, place du Palais-Royal. À cette occasion, les visiteurs pourront découvrir L’exposition générale qui se déroulera au cœur de l’institution jusqu’au 23 août 2026. Elle retracera 40 ans d’art contemporain entre axes fondateurs et fragments d’anciennes expositions choisies depuis 1984 par la Fondation Cartier.
Le trailer de L’exposition générale de la Fondation Cartier.
Imaginée comme un best-of du travail de cette dernière autour de l’art contemporain L’exposition générale s’articule autour de quatre lignes de force entre laboratoire architectural (Machine d’architecture), la conservation des écosystèmes (Être nature), la création en tant qu’espace d’expérimentation (Making Things) ainsi que le lien entre l’art et la technologie (Un monde réel).
L’exposition générale, à la Fondation Cartier, du 25 octobre 2025 au 23 août 2026, à Paris.
(8) Tisser, broder, sublimer, au Palais Galliera
Cet hiver, le Palais Galliera proposede mettre en avant le savoir-faire de l’ornementation entre tissages, impressions, broderies ou encore fleurs artificielles. L’occasion de plonger dans une pratique qui consiste à décorer des vêtements, mais surtout à les rendre plus nobles. Au total, 350 œuvres sont présentées dans cette exposition dont le fil conducteur est la fleur, motif incontournable de l’art textile depuis le XVIIIe siècle.
Outre son histoire, l’ornementation est également présentée à travers ses créateurs et ses artisans ; des acteurs et métiers qui travaillent souvent dans l’ombre de grandes maisons pour donner vie à un vêtement unique. Entre création et patrimoine, Tisser, broder, sublimer au Palais Galliera offre une nouvelle vision de la mode.
Tisser, broder, sublimer, du 13 décembre au 18 octobre 2026, au Palais Galliera, à Paris.
(9) Martin Parr, Global Warning, au Jeu de Paume
Quelques semaines seulement après sa disparition, le Jeu de Paume rend hommage à Martin Parr. Photographe britannique iconique, le musée parisien lui consacre une rétrospective passionnante. Depuis la fin des années, 1970, l’artiste n’a cessé de capter, avec acuité et force symbolique, les travers de nos sociétés contemporaines. À une époque où la crise écologique atteint un niveau sans précédent, l’œuvre de Martin Parr résonne avec une intensité particulière. Tourisme de masse, dépendance aux technologies, domination de l’automobile, consumérisme glaçant : autant de thèmes centraux de son travail. Par son regard singulier et décalé, il propose une lecture du monde à la fois satirique et profondément lucide.
Du noir et blanc à la couleur, de la poésie à un cynisme typiquement britannique, Martin Parr, Global Warning retrace le parcours de l’un des photographes les plus emblématiques de notre ère moderne.
Martin Parr, Global Warning, du 30 janvier au 24 mai 2026, au Jeu de Paume, à Paris.
(10) Momies, au musée de l’Homme
Le musée de l’Homme propose une exposition unique sur les momies. Associée à l’Égypte Antique, et source de nombreux récits légendaires, la momification va cependant plus loin. En analysant l’importance et la diversité de cette pratique à travers le monde, l’exposition revient également sur des individus momifiés – certains bien avant l’Égypte Antique – afin de mieux comprendre cette pratique aussi fascinante qu’intriguante.
Momies, du 19 novembre 2025 au 25 mai 2026 au musée de l’Homme, à Paris.
(11) Matisse 1941-1954, au Grand Palais
C’est l’une des expositions incontournables du printemps. Matisse débarque au Grand Palais. À cette occasion, l’enceinte propose — en partenariat avec le Centre George Pompidou et aux côtés de nombreuses institutions artistiques — une rétrospective de 300 œuvres. Peintures, gouaches, dessins, livres illustrés… Les visiteurs pourront découvrir l’univers du peintre français durant les 13 dernières années de sa vie. Considérée comme l’ère du renouveau voire comme « une seconde vie » pour certains, cette période est au cœur de l’exposition et offre un nouveau regard sur l’œuvre de Henri Matisse.
À partir d’avril, le musée d’Art Moderne de Paris propose de découvrir une rétrospective du travail de Lee Miller. Tout en présentant un nouveau regard sur l’œuvre de la photographe, cette exposition réunit près de 250 tirages anciens comme modernes — dont plusieurs inédits. Reconnue comme l’une des grandes artistes du XXe siècle, Lee Miller a voyagé aux quatre coins du monde et témoigne à travers son objectif d’un parcours dense.
L’exposition Clair-obscur de la Collection Pinault réunit une centaine d’œuvres autour de cette technique picturale basée sur les contrastes entre lumière et ombre. Présentée à la Bourse de Commerce, elle retrace l’évolution du clair-obscur dans la peinture à travers les siècles et rassemble ainsi les travaux de 26 artistes majeurs, anciens et contemporains.
La présentation de Clair-obscur à la Bourse de Commerce.
Au-delà de l’aspect esthétique, l’exposition propose une réflexion philosophique et poétique sur le temps qui passe. Le clair-obscur y est exploré comme un lien entre passé, présent et futur.
Clair obscur, du 4 mars au 24 août 2026, à la Bourse de Commerce, à Paris.