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Avant les nymphéas, Monet découvre Giverny : les célébrations du centenaire débutent

30 mars 2026 à 09:00

Le centenaire de la disparition de Claude Monet donne lieu, en 2026, à une programmation d’envergure entre Paris et la Normandie. Pour inaugurer cette séquence, le musée des impressionnismes de Giverny présente l’exposition Avant les nymphéas. Monet découvre Giverny, 1883-1890, proposant de revenir aux années d’installation du peintre, à un moment encore incertain de sa trajectoire.

La bande-annonce de l’exposition Avant les nymphéas. Monet découvre Giverny. 1883-1890.

Que raconte cette exposition inaugurale ?

Le parcours se concentre donc sur cette période, de l’arrivée de Monet à Giverny jusqu’à l’achat de sa maison, moment qui lui permettra de concevoir son jardin. À travers une trentaine d’œuvres, l’exposition documente l’exploration d’un territoire : berges de l’Epte et de la Seine, coteaux, champs de coquelicots ou peupliers, qui deviendront les motifs de son travail.

Ce choix permet de mettre en lumière une phase moins connue, marquée par des hésitations et une recherche active. « (…) On découvre (…) un Monet très humain dans cette exposition, un Monet qui doute quand il arrive à Giverny », souligne Marie Delbarre, assistante de recherche au musée des impressionnismes, au média Ici.

L’un des partis pris réside dans l’ancrage géographique de l’exposition : « Ces œuvres sont exposées là même où elles ont été peintes », souligne le magazine Géo, qui évoque « une manière concrète et immersive de redécouvrir le maître impressionniste. »

Que pense la critique de l’exposition sur Monet ?

Connaissance des arts décrit une exposition « courte (vingt-cinq tableaux), pédagogique et bien structurée », qui éclaire « comment l’artiste choisit ses points de vue » et amorce ses séries. « Monet découvre Giverny rassemble une trentaine d’œuvres rarement exposées » et donne à voir « un Monet inédit, travailleur, qui cherche », souligne de son côté Géo.

Ouest-France insiste de son côté sur « des années fondatrices » durant lesquelles l’artiste « explore son nouvel environnement, toute une topographie façonnée par la pluie et le brouillard, le soleil et les nuages ».

L’absence des Nymphéas et des images les plus iconiques peut dérouter une partie du public. Mais ce parti pris confère à l’exposition une fonction spécifique : celle d’un prologue. Elle prépare les grandes rétrospectives à venir tout en replaçant Giverny au centre du processus créatif.

Les expositions les plus attendues de l’année 2026

30 mars 2026 à 07:15

(1) Martin Parr, Global Warning, au Jeu de Paume 

Quelques semaines seulement après sa disparition, le Jeu de Paume rend hommage à Martin Parr, photographe du quotidien et de l’absurdité de la vie. Au mois de janvier 2026, le musée parisien présente une large rétrospective de son travail à la fois en couleur mais aussi en noir et blanc à l’aube des plus grands changements mondiaux de ces dernières décennies, à commencer par le réchauffement climatique. Grâce à un style singulier, drôle et engagé, Martin Parr a indiscutablement marqué l’ère moderne de la photographie

Martin Parr, Global Warning, du 30 janvier au 24 mai 2026, au Jeu de Paume, à Paris. 

(2) Video Games & Music, à la Philharmonie de Paris 

Après le Métal et le Disco, c’est au tour des jeux-vidéo d’être à l’honneur au cœur de la Philharmonie de Paris. En effet, au printemps prochain, le musée parisien dédié à la musique accueillera l’exposition Video Games & Music, l’occasion de revenir sur les plus grands hymnes vidéoludiques. De Pac Man à Mario en passant par Zelda, la Philharmonie retrace l’émergence de ce phénomène artistique de son évolution à son imposition comme un genre à part entière en passant par les innovations qui ont accompagné son émergence. Une exposition passionnante qui permettra très certainement d‘appréhender différemment l’univers des jeux-vidéo. 

Video Games & Music, du 2 avril au 1er novembre 2026, à la Philharmonie de Paris.

(3) Lee Miller, au musée d’art moderne 

Alors qu’un film avec Kate Winslet lui était récemment dédiée en 2024, c’est au musée d’art moderne que l’œuvre de Lee Miller s’apprête à être célébrée. Dès le printemps prochain, le musée propose de revenir sur la carrière d’une des plus grandes photographes du XXe siècle. Au total, 250 clichés seront réunis dans cette exposition événement retraçant ses débuts à New York, son travail sur le front européen pendant la Seconde Guerre mondiale, son voyage en Égypte ou encore sa vie à Londres. Une exposition attendue sur l’une des figures essentielles de l’avant-garde britannique. 

La bande-annonce de Lee Miller avec Kate Winslet.

Lee Miller, du 3 avril au 26 juillet 2026, au musée d’art moderne de Paris. 

(4) Drôles de vols, au musée de l’Air et de l’Espace 

L’été prochain, le musée de l’Air et de l’Espace propose Drôles de vols. Dans cette exposition, les visiteurs pourront découvrir l’histoire des ballons et avions à travers le regard espiègle, humoristique et satirique de plusieurs dessinateurs et caricaturistes. Depuis la fin du XVIIIe siècle, la conquête du ciel n’a pas cessé de passionner. Des premiers essais en ballons aux vols solaires, les airs ont toujours été un objet de fantasme ; un acte de bravoure et d’héroïsme.

En 2026, le musée de l’Air et de l’Espace a choisi de l’étudier à travers le prisme de la parodie, sans pour autant s’enfermer dans le duel de la raillerie face à l’éloge mais afin de montrer comment ces dessins ont élevé les aviateurs, favorisé une forme de propagande nationaliste et encouragé le tourisme de masse. 

 Drôles de vols, du 27 juin 2026 au 3 janvier 2027, au musée de l’Air et de l’Espace, au Bourget.

(5) Licornes !, au musée de Cluny

Objet de fascination élevée au rang de légende depuis notre époque moderne, la licorne est au cœur d’une exposition au musée de Cluny, dans le 5e arrondissement de Paris, à partir du 13 mars 2026. Cet animal fantastique a laissé des marques importantes à travers l’histoire et l’art. C’est pourquoi le musée de Cluny qui abrite La Dame à la licorne a choisi de revenir sur les divers symboles et significations qu’emporte ce personnage mythique. Du Moyen-Âge à Niki de Saint-Phalle, Licornes ! retrace l’histoire de cet animal à travers l’art. Passionnant ! 

Licornes !, du 13 mars au 12 juillet 2026, au musée de Cluny, à Paris. 

(6) Renoir et l’amour La modernité heureuse, au musée d’Orsay 

Le musée d’Orsay propose de revenir sur l’œuvre de Pierre-Auguste Renoir surnommé « le peintre du bonheur ». Ainsi à travers son iconographie en couleur des guinguettes et bals parisiens, le musée rend hommage au peintre qui entre modernité et émotion n’a jamais cessé de peindre la joie. 

À l’occasion des 150 ans du Bal du moulin de la Galette (1876), chef-d’œuvre des collections impressionnistes du musée d’Orsay, cette exposition réunit pour la première fois ce corpus majeur de scènes de la vie moderne – tableaux à plusieurs figures représentant des sujets contemporains (distincts des portraits et des paysages) – réalisés par Renoir au cours des 20 premières années de sa carrière. 

Renoir et l’amour La modernité heureuse, du 17 mars au 19 juillet 2026, au musée d’Orsay, à Paris. 

(7) Matisse, 1941-1954, au Grand Palais 

En mars prochain, le Grand Palais consacre une large rétrospective à Matisse. Plus exactement, le musée parisien reviendra sur les dernières années de création de l’artiste de 1941 à 1954. Une époque à travers laquelle le peintre s’est réinventé en imaginant un nouveau langage : celui des formes découpées et de la couleur pure. Au total, 230 œuvres (peintures, dessins, livres illustrés, textiles ou encore vitraux) seront présentées au public afin d’inviter ces derniers à plonger dans “le jardin florissant de Matisse salle après salle”

Matisse, 1941-1954, du 24 mars au 26 juillet, au Grand Palais, à Paris. 

(8) Henri Rousseau, L’ambition de la peinture, au musée de l’Orangerie 

Un autre grand peintre sera mis en avant en 2026 : Henri Rousseau. En effet, le musée de l’Orangerie lui consacre dès mars une exposition entière afin de découvrir le travail pictural du peintre ainsi que ses ambitions professionnelles. À travers un parcours thématique, l’exposition propose de revenir sur le parcours artistique consacré à la matérialité de celui que l’on surnommait le Douanier Rousseau. 

Henri Rousseau, L’ambition de la peinture, du 25 mars au 20 juillet 2026, au musée de l’Orangerie, à Paris. 

(9) Paris 1913-1923, l’esprit du temps, au musée du Quai Branly 

Avec cette exposition, le musée du Quai Branly célèbre les arts d’Afrique et d’Océanie. Les visiteurs pourront découvrir les objets extra-européens et les œuvres avant-gardistes venus de ces deux continents ainsi que la manière dont ils ont intégré les collections des musées à partir du XXe siècle. 

À travers des documents d’archives, des photographies et des sculptures d’Afrique et d’Océanie, 1913-1923 : l’esprit du temps met en lumière des expositions emblématiques et permet de mieux comprendre comment ces œuvres et objets se sont imposés sur le marché de l’art européen et français, grâce à de nombreux artistes. 

Paris 1913-1923, l’esprit du temps, du 17 mars au 20 septembre 2026, au musée du Quai Branly, à Paris. 

(10) Dana Lixenberg, American Images, à la MEP

En 2026, la MEP présente le travail de Dana Lixenberg, photographe néerlandaise, qui durant sa carrière a capturé l’Amérique contemporaine. Un travail de plus de 30 ans où se croisent inconnus et célébrités et qui offre un regard lucide sur l’Amérique moderne. Ayant toujours à cœur de représenter ses sujets avec dignité, Dana Lixenberg donne à voir des portraits où la lenteur et l’écoute sont de mise afin de tirer un portrait fort en émotions. 

Dana Lixenberg, American Images, du 11 février au 24 mai 2026, à la MEP, à Paris.

(11) Marylin Monroe, à la Cinémathèque Française

Après James Cameron et Wes Anderson, la Cinémathèque Française s’apprête à accueillir en son sein une rétrospective passionnante sur l’une des actrices les plus iconiques d’Hollywood. Marylin Monroe sera, en effet, à l’honneur à partir du 8 avril et ce jusqu’au 24 mai 2026 dans l’un des temples parisiens du cinéma.

Cette nouvelle exposition sera l’occasion de revenir sur les débuts de la comédienne mais aussi sur ses plus grands films. À côté de l’exposition, les visiteurs pourront redécouvrir les longs-métrages qui ont marqué sa carrière : une façon selon la Cinémathèque Française de mettre en avant son travail en tant que comédienne ; de redécouvrir finalement l’artiste derrière l’icône.

Marylin Monroe, du 8 avril au 24 mai 2026, à la Cinémathèque Française, à Paris.

(12) Michel Ange Rodin, Corps vivants, au musée du Louvre

Le musée du Louvre propose de découvrir dans une rencontre inédite le travail de Michel Ange et de Rodin, deux sculpteurs qui ont dialogué à travers les siècles. Avec force et profondeur, leurs œuvres ont traversé l’histoire et présentent à travers le bronze, le plâtre ou encore la terre cuite l’énergie du corps.

Ainsi dans un parcours thématique en cinq étapes, l’exposition propose de découvrir le regard de ces artistes sur ces corps, mais aussi de comprendre les enjeux conceptuels et formels de cette méthode. Entre continuités et ruptures, Michel Ange Rodin, Corps vivants est une invitation dans l’univers de deux génies dont les œuvres apparaissent aujourd’hui comme des vestiges artistiques mais aussi le témoignage d’innovations incroyables.

Michel Ange Rodin, Corps vivants, du 15 avril au 20 juillet 2026, au musée du Louvre, à Paris.

(13) Alexander Calder. Rêver en équilibre, à la Fondation Louis Vuitton

La Fondation Louis Vuitton célèbre ce printemps le centenaire de l’arrivée en France d’Alexander Calder ainsi que les 50 ans de sa disparition à travers une grande rétrospective parisienne. Présentée du 15 avril au 16 août 2026, l’exposition revient sur l’ensemble de son œuvre, de ses débuts dans les années 1920 jusqu’à ses monumentales sculptures des années 1960-1970.

Organisé de manière chronologique, le parcours permet de découvrir les célèbres « mobiles » et « stabiles » de l’artiste, mais aussi ses portraits en fil de fer, ses sculptures en bois, ses peintures, ses dessins et même ses bijoux. Près de 300 œuvres sont ainsi réunies pour retracer le parcours artistique d’Alexander Calder, entre jeu de lumière, mouvement, usage de matériaux modestes et dimension performative.

Alexander Calder. Rêver en équilibre, du 15 avril au 16 août 2026, à la Fondation Louis Vuitton, à Paris.

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