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Les meilleurs livres de Rébecca Dautremer

Par :import
31 mars 2026 à 15:40

Revisiter des œuvres littéraires, classiques comme contemporaines

Pendant les années 1990, alors que Rébecca Dautremer termine sa formation à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, dans un cursus orienté vers le design et le graphisme, elle réalise ses premières illustrations sur commande de l’éditeur Deux Coqs d’Or. Un peu plus tard, elle décide, non plus de mettre en image des textes imposés, mais bien des récits de son choix : des incontournables de la littérature dont la renommée traverse les siècles, comme des ouvrages plus récents.

Cyrano (Gautier-Languereau)

En 2005, elle revisite la plus fameuse des pièces d’Edmond Rostand avec son mari Taï-Marc Le Thanh : elle a déjà collaboré avec lui deux ans auparavant pour une adaptation du célèbre mythe slave de la Baba Yaga. Dans Cyrano, le couple reprend l’intrigue du tragique triangle amoureux et on retrouve ainsi le personnage éponyme à la grande éloquence et au nez proéminent. Mais aussi, à l’inverse, le beau Christian, qui rencontre bien des difficultés pour s’exprimer. Ainsi que la charmante Roxane, dont tous deux sont amoureux. Bien que l’intrigue soit simplifiée afin de ne garder que la trame essentielle, l’humour y est exacerbé, et les dessins nous emmènent dans un pays inventé, avec des traits au style japonisant.

Alice au pays des merveilles (Gautier-Languereau)

Après la pièce d’un dramaturge français, c’est le roman d’un écrivain anglais que reprend Rébecca Dautremer avec les codes de son propre univers, cette fois avec l’aide de Sophie Koechlin, qui adapte le texte. L’occasion alors de (re)découvrir Alice au pays des merveilles grâce à de sublimes dessins, dont les angles et les prises de vues sont très travaillés par l’illustratrice, afin de faire ressortir la dimension fantastique du récit. De même pour les couleurs, alternant entre le vif et le plus pâle, afin de symboliser les différents univers traversés par la fillette ainsi que les divers personnages rencontrés. Même sans suivre de lapin, nous vous invitons vivement à plonger dans le monde proposé par cette reprise graphique. Et pour les plus grands fans de Lewis Carroll, Benjamin Lacombe, autre illustrateur français de talent, propose sa propre vision du roman.

Soie (Tishina)

Connaissez-vous Soie, œuvre de l’écrivain italien Alessandro Baricco ? Ce livre relate le périple d’Hervé Joncour, acheteur et revendeur de vers à soie au XIXe siècle, contraint de se rendre au Japon à quatre reprises afin de trouver des œufs sains, non porteurs de la pébrine, maladie du ver à soie menaçant son activité. Tout en restant extrêmement fidèle au texte source, Rébecca Dautremer le sublime, met en valeur ses détails. Les merveilleuses illustrations sont emplies de poésie et de mystère, du non-dit introduit par Baricco lui-même. Soie édition illustrée est un véritable bijou pour lequel vous prendrez le temps de « dé-fils-er » les pages.

Des souris et des hommes (Tishina)

Rébecca Dautremer collabore une nouvelle fois avec les éditions Tishina, afin de livrer, près d’un siècle après la parution du roman Des souris et des hommes, une reprise de ce monument de la littérature mondiale. Adapter le texte de l’américain John Steinbeck, beaucoup l’ont fait, nous pensons par exemple à Karine Giebel et son thriller Glen affric, mais ce n’est pas un remake que propose ici l’illustratrice française, il s’agit véritablement de mettre en image le texte original complet, sans rien changer. Après des mois d’un travail colossal, paraissent plus de 400 pages illustrant à la perfection la soif de liberté qui anime les personnages de George et Lennie dans l’air aride de la Californie des années 1930. Dans ce roman graphique, il y a tout : le rêve tournant au cauchemar, les espoirs réduits à néant dans la poussière des exploitations agricoles, les déceptions d’un homme qui n’aspirait qu’au bonheur, la critique sociale, le tragique et la beauté de l’histoire. Afin que cette magie fonctionne, Rébecca Dautremer varie les formats, les cadrages et les coloris de ses images. Certaines illustrations emplissent l’espace, d’autres se résument à des traits de crayons. En s’inspirant de photographies d’époque afin d’être au plus proche de la réalité, la dessinatrice anime le récit, révèle l’implicite. Un bel ouvrage qui vous procurera sûrement des sourires et des larmes.

Fables de jean de la Fontaine (Réunion Des Musées Nationaux)

Après les souris, nous passons au loup, à la cigale, au renard, à la fourmi… Mais oui, ce sont bien sûr les illustrations des Fables de Jean de la Fontaine que nous propose Rébecca Dautremer à l’occasion du 400e anniversaire de la naissance du fabuliste. Nous retrouvons les célèbres animaux personnifiés, sur fond blanc, auxquels l’illustratrice accorde un détail particulier : les costumes sont travaillés, les caractéristiques physiques également. Le noir, le rouge vif, le bleu ou encore le jaune sont très utilisés. Le tout permet une interprétation moderne des courts récits didactiques dont les morales ne prennent pas une ride.

Inventer son propre personnage : Jacominus Gainsborough

Parmi tous les animaux précédemment cités, retrouvons à nouveau un autre lagomorphe ! Enfin oui, un lapin…  En effet, regardez qui pointe le bout de son nez… C’est bien sûr Jacominus Gainsborough, de son nom complet Jacominus Stan Marlow Lewis Gainsborough, un brin compliqué pour un personnage menant au contraire une vie très simple, car c’est véritablement cela que Rébecca Dautremer souhaite raconter. Jacominus, au comportement plus humain qu’animal, à la différence d’autres célèbres lapins littéraires comme ceux de Beatrix Potter, expérimente les joies et les peines de notre passage sur Terre, celles que tout un chacun peut éprouver, et dans lesquelles on se reconnaît.

Les Riches Heures de Jacominus Gainsborough (Sarbacane)

C’est en 2018 que naît Jacominus, sous le pinceau, mais également sous la plume de Rébecca Dautremer. Dans Les Riches Heures de Jacominus Gainsborough, on fait la connaissance de ce lapin vraiment pas grand, à la jambe handicapée à la suite d’un accident il y a longtemps, lors de l’enfance. C’est d’ailleurs l’enfance, comme d’autres âges de la vie de Jacominus, qui nous sont contés. Le tout avec énormément de tendresse et de justesse, de détails dans les dessins, de paroles choisies avec grand soin qui raisonnent ainsi en nous. Sont dépeints les bonheurs du quotidien de Jacominus : ses amis, sa famille, ces petits riens qui font tout. Des instants importants qu’il est important de croquer à pleines dents.

Midi Pile (Sarbacane)

À ce qui ne devait être qu’un album de littérature jeunesse unique, s’ajoute par la suite le livre Midi Pile. Après toute la vie de Jacominus, on s’attarde à présent sur un temps précis : un rendez-vous. Jacominus aime Douce en secret, il la retrouve à midi pile pour tout lui avouer, mais plus l’heure fatidique approche, plus il est stressé. Avec habileté, Rébecca Dautremer nous fait nous aussi patienter jusqu’à la fameuse mi-journée, où tout pourrait basculer. Grâce à un ouvrage très élaboré, aux pages intérieures découpées, nous accédons à l’intériorité de Jacominus, nous suivons les pas de Douce, nous traversons véritablement le papier. Suspense, surprise, le cœur tambourine au fil des pages : quand est-ce que Douce sera dans les parages ? Ne perdez pas une minute de plus avant de découvrir ce beau livre, mais ne soyez tout de même pas trop pressés, et prenez le temps de bien l’observer.

Une toute petite seconde (Sarbacane)

Le rapport au temps est une notion très importante pour Rébecca Dautremer et elle nous le prouve une nouvelle fois avec Une toute petite seconde, troisième ouvrage où elle met en scène Jacominus. Cette fois, le temps ne défile plus, il est suspendu. Cette fois, il ne faut plus tourner les pages, mais en déplier une seule qui fait plus de deux mètres. Il ne s’agit plus seulement du lapin et de sa bien-aimée, mais d’une multitude d’animaux sur une fresque monumentale. Cette illustration géante nous conte la même seconde partagée par une centaine de personnages, ce même instant pouvant être vécu de mille manières différentes. C’est ce qui est relaté dans un livret composé de cent petites fictions correspondant aux scènes dessinées : à vous de les lier !

Une chose formidable (Sarbacane)

Et parce que l’illustratrice ne s’arrête pas en si bon chemin, elle imagine Une chose formidable en 2023. Jacominus termine sa sieste à l’ombre d’un arbre dans son jardin lorsque son ami Policarpe lui rend visite. En dormant, le lapin s’est remémoré un fabuleux souvenir et il souhaite le partager à son compagnon au réveil. Problème ? Il est incapable de le faire, sa réminiscence s’est envolée. Policarpe va alors l’aider à se rafraîchir la mémoire afin de connaître l’histoire. Ensemble, ils vont voyager de beaux souvenirs en beaux souvenirs, jusqu’à trouver ce dont parlait Jacominus, un évènement à la source-même de leur amitié. Je trouve que ce livre jeunesse porte excellement bien son titre : il est merveilleux et possède un dénouement bouleversant. Il invite, avec beaucoup d’humour et de douceur, à chérir chaque instant du quotidien. Pour écouter l’histoire en plus de la lire, un CD accompagne le livre, avec la voix de Rébecca Dautremer qui nous berce et nous transporte.  

Jacomini (Sarbacane)

Ce qui est génial avec Jacominus c’est que, en plus d’explorer des thématiques qui lui sont chères, Rébecca Dautremer joue avec tous les formats. Elle jongle entre le livre jeunesse plutôt classique, le livre découpé, le livre CD, le livret et même le livre pour les tout-petits. Voici donc Jacomini, un album pour les 0 à 3 ans. Un concentré de mignonnerie dans lequel Jacominus apparaît bébé, entouré de ses fidèles compagnons. Des illustrations amusantes, avec peu de texte, mais beaucoup de tendresse.

Sans cesse enrichir son œuvre et se diversifier

On se doute que, comme nous, vous vous êtes attachés à Jacominus et sa mignonne petite frimousse. Parce que oui, une fois que l’on entre dans le bel univers de Rébecca Dautremer, il est difficile de s’en défaire. Voilà donc d’autres recommandation qui vous raviront !

Le petit théâtre de Rébecca (Gautier-Languereau)

Et si pendant quelques instants encore, nous mettions Rébecca Dautremer sur le devant de la scène ? C’est chose faite avec Le petit théâtre de Rébecca. Cet album pour les 6 à 9 ans est un bel objet, tout en papier découpé, dans lequel prend vie près d’une centaine de personnage. Et psst, vous pouvez même découvrir les coulisses des créations de l’illustratrice avec un carnet de croquis inclus dans cette chouette édition. Mesdames et Messieurs, un tonnerre d’applaudissements !

Yéti (Gautier-Languereau)

Nous quittons le théâtre pour partir à l’aventure, pour suivre les pas du Yéti. Une expédition guidée par les mots de Taï-Marc Le Thanh et les dessins de Rébecca Dautremer. Une autre collaboration du couple offrant un sublime voyage littéraire comme graphique. Un album qui regorge de mystère et de sensibilité, au cœur des montagnes de l’Himalaya.

Cavale (Didier Jeunesse)

Avec Stéphane Servant dans Cavale, Rébecca Dautremer nous propose encore un autre style, les maîtrisant véritablement tous. C’est avec du beige, du noir, du gris, et du rouge qu’elle met en image l’histoire de Cavale, celui qui ne s’arrête jamais. Il est sans cesse en mouvement car il craint d’être rattrapé par Fin : le temps passant inlassablement. Mais un jour, alors qu’il court toujours, il se heurte à Montagne, elle aussi est effrayé par Fin, mais pour lutter elle décide de ne rien dire et de ne pas bouger. Une rencontre surprenante, pensée comme une histoire allégorique et philosophique, que les illustrations subliment. Courrez-vous le procurer !

Le mot de la fin

Vous l’aurez compris, nous vous conseillons tous les ouvrages de Rébecca Dautremer tant l’illustratrice sait se diversifier, mais aussi décliner son propre style et sa palette de couleurs à l’infini. Ses créations, visuelles comme textuelles, émerveillent petits et grands, car oui, on n’est jamais trop vieux pour s’intéresser à la littérature jeunesse. Et comme l’illustratrice tend à le montrer, tous les âges de la vie doivent être célébrés et nous devons profiter de chaque instant de l’existence. Et si vous avez tendance à l’oublier, un petit lapin saura vous le rappeler, car bien que son prénom finisse par « minus », c’est un géant !

Tout savoir sur la romance coréenne : webtoons, K-dramas et romans

Par :import
31 mars 2026 à 05:55

En un clin d’œil, cet article propose de :

  • Comprendre les formats narratifs coréens : la romance se décline en webtoon, webnovel, lightnovel, manwha, k-drama et, plus récemment, en roman.
  • Décrypter la Hallyu : ce phénomène de diffusion massive de la culture sud-coréenne depuis les années 1990, propulsé mondialement par des plateformes comme Netflix.
  • Découvrir une sélection de 8 romans coréens de romance : de la romantasy de Under The Oak Tree à la résilience sur glace de Fire On Ice.

Webtoon, manhwa, K-drama : le lexique pour s’y retrouver

Avant de se consacrer à la romance, il est essentiel de comprendre les différents formats narratifs coréens :

Format Définition Caractéristiques
Webtoon BD conçue pour mobile Lecture verticale (adaptée au scroll) et en couleurs.
Webnovel Roman numérique Publié chapitre par chapitre pour susciter l’interaction avec les lecteurs.
Lightnovel Roman illustré numérique/papier Entre-deux entre le livre et la BD, avec des chapitres courts et visuels.
Manwha BD papier coréenne Équivalent coréen du manga, se lit lui de gauche à droite.
K-drama Série télévisée coréenne Adaptation ou une histoire originale filmée, souvent disponible sur Netflix.

À noter : il existe une véritable porosité entre les supports. Une intrigue, qu’elle soit sentimentale ou autre, peut naître sous forme de texte, s’épanouir en images sur smartphone, avant de s’imposer sur nos écrans de télévision ou d’ordinateur, et même de rejoindre les étagères de nos bibliothèques.

Le saviez-vous ?

  • Bien qu’ils aient aujourd’hui conquis la planète, le webtoon et le webnovel sont nés en Corée du Sud. Aujourd’hui nos rayons accueillent aussi bien des créations coréennes qu’internationales utilisant les mêmes codes. Cependant, les k-dramas restent eux 100% coréens.
  • Bien qu’on puisse parler de light novel, ce terme est davantage japonais que coréen.

Comment la culture sud-coréenne a conquis le monde ?

La vague Hallyu

Depuis les années 1990, la diffusion de la culture sud-coréenne s’étend massivement à l’international. La Corée du Sud fascine par sa modernité et ses codes esthétiques ultra-soignés. Ce phénomène d’expansion se nomme hallyu – traduisez vague coréenne – et concerne tous les domaines : la musique avec la fameuse K-Pop, le cinéma, la gastronomie, la mode, la cosmétique et même l’électronique ou l’électroménager avec des marques comme Samsung.

Le rôle de Netflix

Si ce soft-power sud-coréen est dû à plusieurs facteurs, la plateforme de streaming Netflix a agi ces dernières années comme un puissant accélérateur de diffusion mondiale. En proposant des séries coréennes de 12 à 20 épisodes à la structure narrative complète, appelées K-dramas, la plateforme a rendu ces récits accessibles au plus grand nombre et les a surtout démocratisés.

Un exemple frappant reste le phénomène Squid Game. Diffusée pour la première fois en 2021, cette série a marqué un tournant en devenant la première production sud-coréenne à se hisser à la meilleure place du Top 10 mondial de la plateforme. Elle a également réalisé le plus gros démarrage depuis la création de Netflix avec 111 millions de visionnages en seulement 27 jours. Un record détrôné par… la seconde saison de ce tv-show. Chapeau !

Mais, outre le thriller, tous les genres de K-dramas se côtoient dans le catalogue du géant du streaming. Et un s’y impose particulièrement : la romance.

Les codes des K-dramas romantiques

Mais pourquoi les séries d’amour coréennes connaissent-elles un engouement massif ? Sûrement car elles proposent :

  • une narration efficace : basée sur la rencontre entre deux personnages, le développement de leur relation, les obstacles auxquels ils sont confrontés puis leur résolution lors d’un dénouement final
  • une immersion émotionnelle forte
  • des thématiques universelles variées : les récits sont modernes, inclusifs et ancrés dans des problématiques contemporaines que tout un chacun peut expérimenter
  • une grande qualité technique : qu’il s’agisse des décors, des costumes ou plus globalement de la réalisation, l’esthétique est toujours au rendez-vous.

Contrairement aux romances occidentales, parfois très passionnées, la K-romance prend le temps de se déployer : la tension amoureuse se construit sur la durée. L’art du slow burn se traduit par des tendres regards et des mains qui s’effleurent. Une pudeur magnétique qui (re)donne la place centrale aux sentiments purs et à la psychologie des personnages.

 Les meilleures séries coréennes de romance à voir dans sa vie

  • Crash Landing on You : l’incontournable. Une romance épique et impossible entre une riche héritière sud-coréenne et un capitaine d’armée nord-coréen.
  • Hometown Cha-Cha-Cha : la pépite feel-good. Une dentiste citadine s’installe dans un village de pêcheurs et rencontre ses habitants, dont un certain Hong Du-sik.
  • What’s Wrong with Secretary Kim : la comédie de bureau par excellence. Un vice-président narcissique et ambitieux voit son monde s’écrouler quand sa parfaite secrétaire décide de démissionner.
  • Goblin : pour les amoureux du fantastique. Un général de guerre condamné à mort a été transformé en gobelin immortel 900 ans auparavant et cherche désespérément une prêtresse humaine capable de le délivrer.

Quand la romance coréenne débarque en roman

Mais que faire après avoir dévoré webtoons, manhwas et autres épisodes sentimentaux venus du pays du matin calme ? Eh bien, courez dans les rayon roman ! En effet, la romance coréenne a depuis peu investi un nouveau format. Et à cette occasion, voilà une sélection de 8 titres à découvrir.

Under The Oak Tree, Tome 1 – Suji Kim (Ono Midnight Love)

Phénomène de la romantasy, Under The Oak Tree est la première histoire coréenne à être classée comme best-seller par le New York Times. Le tome initial nous présente Maximilienne, noble bégayante mariée de force au chevalier Riftan. Séparés dès leurs noces, ils se retrouvent trois ans plus tard alors que Riftan revient en héros de guerre. Entre slow burn intense et reconstruction de soi, ce roman tant attendu fait suite au succès du manhwa éponyme afin d’offrir une version encore plus complète. Attention tout de même, cette fantasy médiévale s’adresse à un public averti !

Coup de cœur libraire expert : « Un premier tome prometteur. Ne vous fiez pas à ses débuts sulfureux, ce roman propose bien plus qu’une romance pleine de passion. C’est avant tout l’histoire de l’épanouissement de la jeune Maxi qui, après une enfance pleine de violence et d’abus, découvre la confiance en elle et envers les autres. Une pépite à suivre ! » Victoria, libraire Fnac Chambourcy.

Marry My Husband, Tome 1 – Sung Sojak (Ono Midnight Love)

Trahie par son époux qui la trompe avec sa meilleure amie, Jiwon meurt tragiquement avant de se réveiller dix ans plus tôt. Forte de cette seconde chance, elle orchestre une vengeance méthodique : faire en sorte que ses bourreaux se marient ensemble. Après le triomphe en manwha comme sur Netflix, Marry My Husband, cette histoire de résilience et de sororité, où l’héroïne réapprend à s’ouvrir aux autres, est enfin disponible en roman. Un titre addictif et profondément jouissif, idéal pour les fans de romances modernes et de justice !

Coup de cœur libraire expert : « Enfin en France. Inspiration directe du webtoon, le tome 1 de Marry my Husband est enfin disponible en France ! Ji-won, atteinte d’un cancer, meurt subitement après avoir découvert que son copain la trompait avec sa meilleure amie. Retournée dans le passé, elle cherchera à se venger… avec un patron étrangement aux petits soins avec elle ! » Éloïse, libraire Fnac Annecy.

Business Proposal – Haehwa (Ono Midnight Love)

Le plan était simple : se faire passer pour sa meilleure amie lors d’un rendez-vous arrangé, jouer les cinglées et empocher le chèque. Mais pour Hari, tout déraille quand son prétendant s’avère être son impitoyable patron, Kang Taemu… et qu’il la demande en mariage dès le lendemain ! Adapté du K-drama culte, Business Proposal manie l’art du quiproquo avec brio. Une comédie de bureau romantique, drôle et terriblement rafraîchissante, bien qu’un brin épicé.

À un clic de toi – Eva Kim (Les Livres du Dragon d’Or)

Hae-rin mène une double vie : étudiante modèle le jour, elle se réfugie chaque soir dans le cybercafé tenu par son oncle pour créer ses propres webtoons et s’échapper de son quotidien monotone. Sa passion secrète pour l’univers numérique vacille quand Young-jae, un garçon mystérieux de son université, croise sa route. Entre sessions de jeux vidéo et secrets partagés, ces deux profils que tout oppose vont devoir faire équipe. Une cosy romance moderne et ultra-connectée qui explore les coulisses de la création digitale et les rencontres inattendues. À un clic de toi constitue un vrai régal pour les fans de pop culture coréenne !

L’avis d’un lecteur : « Une super découverte. J’ai découvert récemment cette autrice avec son précédent livre Le complexe de cupidon qui avait été un véritable coup de cœur, et bien après avoir lu À un clic de toi je pense que je vais suivre tout ce qu’elle publie car lui aussi a été un vrai coup de cœur, la plume est vraiment très belle et efficace, l’histoire était prenante, aucune longueur. Tout était fluide j’ai dévoré ce livre en 1 fois. » (Sairina).

Séoul Drama – Maud Parent (Hachette)

Juliette rêve de devenir scénariste à Séoul, mais elle n’est pour le moment qu’accessoiriste sur les plateaux. Qu’importe, cette optimiste – voire idéaliste – souhaite atteindre son but, et ce n’est pas l’arrogant acteur Jaemin qui va l’en dissuader. Alors, quand une célèbre comédienne disparaît mystérieusement, elle y voit la chance de sa vie et mène sa propre enquête dans les coulisses. Entre suspense et tension amoureuse, Séoul Drama brille par son réalisme de l’univers des K-dramas, mais aussi par son inclusivité et ses personnages secondaires LGBTQ+. Un livre young adult emplit de rebondissements.

Semantic Error – J. Soori (MxM Bookmark)

Chu Sang Woo est un étudiant en informatique rigide, obsédé par l’ordre et les règles. En retirant les noms de ses camarades inactifs d’un projet commun, il compromet malencontreusement les ambitions de diplôme et d’études à l’étranger du senior Jang Jae Young. Pour se venger, cet artiste charismatique multiplie les provocations afin de briser l’organisation parfaite de Sang Woo. Contraints de travailler ensemble à nouveau, ce duo que tout oppose voit une tension électrique s’installer. Et le enemies to lovers se dessine dès le premier tome de Semantic Error

Dis-le à la mer – Solène Merono (Les Livres du Dragon d’Or)

Junho, jeune rockeur audacieux, débarque sur l’île de Jeju pour des vacances avec son meilleur ami. Il y rencontre une bande de jeunes soudés, dont le doux Sam. Alors que son amitié évolue en sentiment amoureux, Junho découvre que leur temps est compté : Sam est atteint d’une sclérose latérale amyotrophique. Dis-le à la mer explore le deuil, le handicap et la force de la found family. Un récit LGBTQ+ vibrant d’humanité qui interroge notre vision de la vie et de l’amour face à la maladie.

Coup de cœur libraire expert : « Quand l’amour rend plus fort. Junho voit sa vie bousculée lorsqu’il rencontre, sur l’île de Jeju, Jian et Sam. S’en suit des allers-retours entre sa ville de naissance et ce qui devient son nouveau chez lui. Un groupe d’amis, d’amants, d’ennemis se forme et traverse les années, souvent bercées par les blessures, sentimentales et physiques de chacun. » Léa, libraire Fnac Paris Ternes.

Fire On Ice – Solène Merono (Les Livres du Dragon d’Or)

Anéanti par un drame, Jaehyun emménage à Séoul pour tenter de se reconstruire, mais sa dépression persiste et il tente de survivre entre l’université et son job de serveur. Lorsqu’une collègue l’entraîne à la patinoire, il accepte de confronter son passé et y rencontre un garçon fascinant. Ce lien inattendu lui redonne peu à peu le goût d’une vie qu’il ne voulait plus. Adapté d’un succès Wattpad aux 320 000 lecteurs, ce Boy’s Love (MxM) mêle sport, K-culture et résilience. Une balade romantique sur la glace où l’amour offre une seconde chance face aux démons qui nous hantent. Après Dis-le à la mer, Solène Merono nous gâte avec Fire On Ice, une série qui démontre, encore une fois, son talent pour écrire des romans young adults coréens.  

L’avis d’un lecteur : « Un brin de douceur sur la glace. Une histoire découverte directement en format papier et sans aucun regret d’achat. L’histoire s’installe petit à petit, sans trop se précipiter, nous laissant ainsi profiter du décor et du passé des personnages. Le patinage rend l’histoire plus intéressante encore, car intègre une notion palpitante au développement des protagonistes. Les souffrances de ces derniers sont d’ailleurs très bien décrites, les rendant de ce fait réalistes. Hâte du tome 2 ! » (Marjorie M.)

FAQ

  • Quelle est la différence entre un manhwa et un manga ? Le manhwa est la bande dessinée coréenne. Contrairement au manga japonais qui se lit de droite à gauche et souvent en noir et blanc, le manhwa papier se lit de gauche à droite et est fréquemment publié en couleurs, car il est souvent l’adaptation d’un webtoon numérique.
  • C’est quoi un K-drama ? Un K-drama est une série télévisée produite en Corée du Sud. Contrairement aux séries occidentales qui s’étalent sur plusieurs saisons, les K-dramas proposent généralement une intrigue complète en une saison unique de 12 à 20 épisodes.
  • Pourquoi le slow burn est-il indissociable des K-dramas romantiques ? L’art du slow burn (soit combustion lente) est typique des récits coréens. Au lieu d’une passion immédiate, la tension amoureuse se construit sur la durée à travers des regards, des effleurages de mains et une grande pudeur psychologique.

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