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Instagram permet enfin de modifier vos commentaires après leur publication, mettant fin à l'obligation de supprimer et de reposter si vous voulez éditer votre message.
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Après trois ans, c’est la reculade. Inaugurés en 2022, les DM (direct messages) chiffrés de bout en bout, c’est-à-dire illisibles par quiconque en dehors de l’expéditeur et du récepteur, vont déjà être conduits à la benne. Dans un communiqué envoyé au média américain The Verge, Meta motive sa décision par le fait que seul « un nombre très restreint » de personnes les utilisait. En effet, il s’agissait d’une option à activer et pas d’un chiffrement par défaut.
Instagram désactive sa messagerie chiffrée
À l’instar de Messenger, tous les messages privés (DM) que vous envoyez sur Instagram peuvent, techniquement, être lus par Meta ou quiconque obtiendrait un accès privilégié à votre compte. Ce n’est pas le cas pour les messages chiffrés de bout en bout : chaque interlocuteur dispose d’une clé de déchiffrage unique, faisant que lui seul est en mesure de lire le contenu des messages. Une clé stockée localement sur le smartphone de l’utilisateur, qui renforce de fait grandement la sécurité et la confidentialité des échanges. En bref, une fonction plutôt commode pour les échanges les plus sensibles.
Pourtant, tout cela sera de l’histoire ancienne dans un peu moins de deux mois. Meta a mis à jour sa page support correspondante, qui indique maintenant clairement que « les messages chiffrés de bout en bout sur Instagram ne seront plus pris en charge à compter du 8 mai 2026 ».
Les utilisateurs et utilisatrices concerné·es par ce changement sont invité·es à télécharger au plus vite leurs échanges chiffrés afin d’en garder une trace. En effet, avec la disparition de cette fonction, ce sont toutes vos conversations chiffrées qui iront également aux oubliettes. Meta indique : « Si ce changement affecte certaines de vos conversations, des instructions dans la discussion vous indiqueront comment télécharger tous les contenus multimédias ou messages que vous pourriez vouloir garder. »
La véritable raison de la disparition du chiffrement sur Instagram
Si Instagram maquille la disparition de cette feature par un supposé manque d’intérêt de la part des utilisateurs et utilisatrices, il faut dézoomer un peu pour comprendre ce qui se joue en réalité.
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, les autorités en ont après le chiffrement, qu’elles voient comme une menace pour la sécurité nationale, qui empêche même les entreprises qui fournissent ces services de les aider dans d’éventuelles enquêtes. On l’a dit : seuls les interlocuteurs d’une discussion possèdent les clés de déchiffrage. Même en cas de demande expresse du FBI, par exemple, Meta n’est techniquement pas en mesure de dévoiler le contenu d’une conversation chiffrée sur Instagram.
Il est effectivement probable que le chiffrement de bout en bout soit utilisé par une frange très réduite des quelque 1,5 milliard d’utilisateurs et d’utilisatrices sur Instagram. Mais Meta voit surtout ici une occasion de brosser les autorités dans le sens du poil et de s’éviter l’ire du gouvernement américain. En attendant, Meta indique que les personnes qui souhaitent continuer à échanger de façon confidentielle avec leurs contacts « peuvent faire ça facilement sur WhatsApp ». Une autre appli de messagerie appartenant, elle aussi, à Meta, et qui a la particularité de chiffrer les échanges de bout en bout par défaut. Jusqu’à quand ?
Alors que les pays du monde entier s’accordent à durcir l’accès des adolescents au Web, Meta déploie une fonctionnalité essentielle, attendue de longue date. Dès cette semaine, mais seulement aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie et au Canada (d’autres pays suivront dans l’année), la fonction de supervision parentale va s’enrichir de notifications visant à donner l’alerte si des recherches concernant des sujets comme le suicide et l’automutilation sont effectuées par le compte supervisé.
Des notifications pour donner l’alerte
Meta détaille dans son billet de blog le fonctionnement de cette nouvelle fonctionnalité. Lorsqu’elle sera disponible, d’ici la fin de semaine, le compte des parents comme celui des ados recevra une notification expliquant la nouveauté.
Pour le parent, il est inscrit qu’une notification d’alerte leur sera envoyée (par courriel, SMS, WhatsApp ou Instagram) si leur ado consulte, dans un court laps de temps, des « sujets qui pourraient soulever des inquiétudes à propos de leur sécurité ». Encourageant les parents à avoir une discussion avec leur enfant, la notification renvoie également vers des ressources en ligne permettant de les accompagner dans leur démarche.
Du côté des comptes supervisés, même chose. Au prochain lancement de l’application, une notification les avertira que, désormais, leurs recherches sur le suicide ou l’automutilation peuvent mener à l’envoi d’une notification à leurs parents ou tuteurs.
Parents comme enfants reçoivent une notification les informant de la nouvelle fonctionnalité.
Des faux positifs ne sont pas à exclure
Après l’introduction des comptes pour adolescents, restreignant l’accès à certaines fonctionnalités d’Instagram (comme les messages privés, « DM ») en 2024, cette nouvelle mesure est plus que bienvenue pour les parents inquiets du temps passé par leur progéniture sur le réseau de Meta.
L’entreprise américaine reconnaît d’ailleurs avoir poussé la sensibilité de son outil de détection un peu loin et qu’il existe un risque de faux positifs. « Nous pourrions parfois notifier des parents sans qu’il y ait de réel motif d’inquiétude, indique le billet de blog, mais nous estimons, et les experts sont d’accord, qu’il s’agit d’un bon point de départ. »
Les réseaux sociaux, comme les intelligences artificielles, sont, ces derniers mois, sous le feu des critiques, accusés par certains parents d’encourager les personnes souffrant de troubles mentaux à s’enfoncer toujours plus loin dans leur mal-être à cause de leurs algorithmes très perfectionnés. À Los Angeles, Meta et Google sont d’ailleurs attaqués en justice par une jeune femme reprochant aux entreprises le caractère addictif de leurs applications, visant, selon elle, à rendre les jeunes dépendants.